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Les hommes

Personnels navigants de l'escadrille MS 3 en 1915 - De gauche à droite : Adj Fernand Venson (pilote), Adj Charles Houssemand (pilote), Ltt de Bazelaire de Ruppière (obs), Adj Jules Bonnard (pilote), Cne Antonin Brocard (pilote), Ltt Georges Mailfert (pilote en visite), Ltt Veyrène de Lavalette (obs), Caporal Emile Devienne (pilote), Ltt Edmond Hugel (pilote), Sgt Jules Vedrines (pilote). Photo revue d'époque Le Miroir.

Cne Antonin Félix Brocard - Né le 14 novembre 1885 à Biol-le-Haut (Isère) - Fils d'Antoine Brocard et de Constance Marmonnier - Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1905 - Affecté comme sous-lieutenant, au 30ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1907 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1909 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 770 obtenu le 17 février 1911 - Ecole de Reims, le 20 mars 1912 - Brevet de pilote militaire n° 123 obtenu à l'école d'aviation de Pau, le 6 juillet 1912 - Moniteur du centre d'aviation de Maubeuge du 14 novembre 1912 au 17 février 1913 - Moniteur du centre d'aviation de Reims, du 17 février 1913 au 2 août 1914 - Réalise un tour de France aérien en 1913 en reliant la Tour-du-Pin (Isère) - Challes-les-Eaux (Savoie) - Annecy (Haute-Savoie) - Montélimar-Ancône (Drôme) - Détenteur du record du monde d'altitude avec 2 passagers, avec 2300 mètres, à bord d'un monoplan Deperdussin triplace, le 28 avril 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 3 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille D 6 du 2 août 1914 au 26 février 1915 - Nommé capitaine, le 22 mars 1915 - Pilote et commandant de l'escadrille MS 3 et N 3 du 21 mars 1915 au 10 juin 1916 - Une victoire aérienne homologuée, le 3 juillet 1915 - 2ème victoire homologuée, le 28 août 1915 - Blessé au cours d'un combat aérien d'une balle à la machoire, le 19 mars 1916 - Commandant du groupement d'escadrilles de Cachy (Somme) du 10 juin au 25 octobre 1916 - Nommé Chef de Bataillon (commandant) à titre temporaire, le 16 octobre 1916 - Officier de la Légion d'Honneur, le 18 février 1917 - Commandant du Groupe de Chasse 12 du 25 octobre 1916 au 13 septembre 1917 - Croix de Guerre 14-18 avec 6 palmes de bronze - 6 citations à l'ordre de l'armée : une à l'ordre de la 5ème armée, le 2 janvier 1915 - 4 à l'odre de la 6ème armée, le 28 août 1915, le 19 mars 1916, le 22 mars 1916, le 13 septembre 1916 - Une à l'ordre du Groupe d'armée du Nord (GAN), le 5 décembre 1916 - Chef de cabinet de M. Jacques-Louis Dumesnil, sous-secrétaire d'état à l'aviation du 13 septembre 1917 au 12 septembre 1919 - Commandant du 2ème régiment d'aviation à partir du 1er janvier 1920 - Nommé Chef de Bataillon (cdt) à titre définitif, le 15 juin 1921 - Mariage avec Mlle Paule Mathieu, le 12 septembre 1923 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1927 - Député de la 3ème circonscription de la Seine (Ivry-sur-Seine) groupe des Républicains de gauche du 11 mai 1924 au 31 mai 1928 puis groupe des députés indépendants du 29 avril 1928 au 31 mai 1932 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 20 décembre 1925 - Nommé Colonel, le 25 juin 1930 - Député de l'Isère (Grenoble) groupe des Indépendants du 20 novembre 1932 au 31 mai 1936 - Nommé Général de Brigade (réserve), le 21 janvier 1937 - Rappelé par décret de mobilisation, le 28 août 1939 - Commandant de l'école principale de pilotage d'Etampes du 2 septembre 1939 au 1er mai 1940 - Adjoint au Général Commandant la 2ème région aérienne du 1er au 25 mai 1940 - Commandant des organismes d'instruction des forces aériennes polonaises à Lyon du 25 mai au 1er juillet 1940 - Commandant de la base aérienne 745 d'Aulnat du 1er juillet au 30 juillet 1940 - Replacé dans la réserve (2ème section), le 30 juillet 1940 - Décédé dans le 16ème arrondissement de Paris, le 28 mai 1950 - Repose dans le Mémorial La Fayette de Marnes-la-Coquette - Carte postale d'époque.

Un autre portrait du Cne Antonin Brocard - Le texte au dos dit : "Taube abattu à Fleurines par le Capitaine Brocard, commandant l'escadrille de la 6ème armée. C'est le second taube qu'il abat depuis peu. Devant son ennemi à terre, le corps traversé par 2 balles, mis à nu par les flammes et dont les bras et les jambes étaient lamentablement calcinés; le capitaine lentement se découvrit." - Photo Collection Michel Delannoy que je remercie pour son aide.

Le Sgt Georges Guynemer, pilote aux quatre victoires homologuées et le Cne Antonin Brocard, commandant de l'escadrille N 3, posent ensemble sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 2 février 1916 - Le lendemain, Guynemer va remporter sa 5ème victoire et devenir un As - Il sera nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 4 mars 1916 - Photo de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Capitaine Antonin Brocard dans son Nieuport 17 à Cachy, le 15 juillet 1916 Commandant l'escadrille N 3 du 18 mars 1915 au 9 novembre 1916 - Photo famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Cdt Antonin Brocard - Brevet de pilote militaire n° 123 obtenu à l'école d'aviation de Pau, le 6 juillet 1912 - Moniteur du centre d'aviation de Maubeuge du 14 novembre 1912 au 17 février 1913 - Moniteur du centre d'aviation de Reims, du 17 février 1913 au 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille D 6 du 2 août 1914 au 26 février 1915 - Nommé capitaine, le 22 mars 1915 - Pilote et commandant de l'escadrille MS 3 et N 3 du 21 mars 1915 au 10 juin 1916 - Commandant du groupement d'escadrilles de Cachy (Somme) du 10 juin au 25 octobre 1916 - Nommé Chef de Bataillon (commandant) à titre temporaire, le 16 octobre 1916 - Commandant du Groupe de Chasse 12 du 25 octobre 1916 au 13 septembre 1917 - Croix de Guerre 14-18 avec 6 palmes de bronze - Photo Gallica - Grande Bibliothèque de France.

Cne Albert Louis Deullin - Né le 24 août 1890 à Epernay (51) - Fils de Paul Deullin et de Marthe Varlet - Classe 1910 - Recrutement de Châlons-sur-Marne (51) sous le n° matricule XXX - Engagé au 8ème régiment de Dragons de Lunéville (54), le 1er octobre 1910 - Mobilisé au 8ème régiment de Dragons de Lunéville (54), le 1er août 1914 - Nommé Sous-Lieutenant et affecté au 31ème régiment de Dragons, le 23 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 988 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 26 mai 1915 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 2078 sur Maurice Farman, le 14 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MF 62 du 1er juillet 1915 au 16 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille MS 3 / N 3 du 16 janvier 1916 du 22 février 1917 - Rentré à la RGA (convoyage avion), le 25 janvier 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 11 février 1916 - Détaché RGA pour convoyage avion, les 4 et 5 mars 1916 - Détaché à Roncourt du 12 mars au 18 mai 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 30 mars 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 4 juin 1916 - Détaché à Paris (75) du 6 au 8 juin 1916 - Nommé Lieutenant, le 5 juillet 1916 - Détaché à Verdun (55) du 14 décembre 1916 au 14 janvier 1917 - Pilote et commandant de l'escadrille N 73 / SPA 73 du 5 février 1917 au 14 février 1918 - Médaille d'or de l'Aéroclub de France en mars 1917 - En déplacement du 25 au 31 mars 1917 - En mission au RGA du Bourget du 3 au 8 avril 1917 - En mission au RGA du 26 avril au 1er mai 1917 - En mission à Buc du 18 au 21 mai 1917 - Blessé au combat au cours d'une patrouille, le 28 juillet 1917 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 1er septembre 1917 - Nommé capitaine à titre définitif, le 14 octobre 1917 - Commandant du GC 19 du 5 février 1918 à juin 1919 - Officier de la Légion d'Honneur, le 23 juin 1918 - Il a remporté 20 victoires homologuées pendant la Grande Guerre - Il a été blessé 3 fois - Croix de Guerre avec 13 palmes et une étoile (13 citations à l'ordre de l'armée et une à l'ordre du corps d'armée) - Affecté au 3ème régiment d'aviation, le 22 juin 1920 - Chef pilote de la Compagnie Franco-Roumaine de Navigation Aérienne (CFRNA) - Inaugure la ligne Paris-Strasbourg, le 20 septembre 1920, qu'il prolonge jusqu'à Prague, le 7 octobre 1920 - Il couvre la distance Paris-Prague en 4 h 55 - Il est alors accompagné du Ltt Pierre Claret de Fleurieu, directeur général de la CFRNA et ancien pilote de la SPA 95 - Arrivés à Prague, ils ont poursuivi leur périple jusqu'à Varsovie - En 1921, participe au Grand Prix de l'Aéroclub de France de 1921 aux commandes d'un Potez IX S à moteur Lorraine de 370 HP - Il fait équipe avec Gustave Douchy, un ancien pilote de la SPA 38 - Aux commandes d'un SPAD 46, il réalise les 507 km de la liaison Bucarest - Constantinople (Istanbul) en 3 heures avec 5 passagers à bord - Il se tue dans un accident aérien aux commandes d'un prototype de chasseur monoplace de Marcay SAECA type 4 C1 sur le terrain de Villacoublay (78), le 29 mai 1923 - Son corps a été transporté à l'hôpital militaire de Versailles puis à la chapelle de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, où ses obsèques ont été célébrées, le vendredi 1er juin à 11 heures - Le Cne Albert Deullin repose au cimetière d'Epernay.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 19 avril 1916 : "Au cours du mois de mars 1916, a livré plusieurs combats aériens dont quelques-uns particulièrement sévères. le 19 mars, a eu son avion atteint et son casque traversé par plusieurs balles. A continué cependant la lutte et a forcé l'avion ennemi à atterrir. Le 31 mars, a abattu un Fokker dans les lignes ennemies. le 2 avril, a été blessé au cours d'un combat aérien."

* Chevalier de la Légion d'honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Albert Deullin, pilote de l'escadrille N 3 en date du 4 juin 1916

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 5 septembre 1916 : "Pilote de chasse de premier ordre. le 24 août 1916 a abattu son cinquième avion, tombé dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 25 septembre 1916 : "Brillant pilote. Le 7 septembre 1916 a abattu son sixième avion ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 25 septembre 1916 : "Le 26 juin 1916, n'ayant pas réussi la destruction par torpille aérienne, d'un ballon captif allemand, l'a aussitôt attaqué à la mitrailleuse et est parvenu à l'incendier à bout portant."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 3 en date du 13 décembre 1916 : "Brillant pilote de chasse. Les 22 septembre, 9 et 23 novembre a abattu ses 8ème, 9ème et 10ème appareils ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 73 en date du 7 avril 1917 : "Brillant pilote de chasse. le 10 février et le 16 mars 1917, a abattu deux avions ennemis, qui se sont écrasés en flammes dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, pilote à l'escadrille N 73 en date du 30 juin 1917 : "Brillant pilote de combat, excellent chef d'escadrille. Les 15 et 22 avril, le 11 mai et le 4 juin 1917, a abattu quatre avions ennemis, qui se sont écrasés dans leurs lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Deullin, commandant l'escadrille N 73 en date du 12 août 1917 : "Brillant chef d'escadrille. Pilote de combat, admirable d'audace, de volonté et de sang-froid. Le 21 juillet 1917, a abattu son 17ème avion qui s'est écrasé dans ses lignes. Le 28 juillet, au cours d'un combat contre plusieurs adversaires, a été gravement blessé."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Albert Deullin, du 8ème régiment de dragons, commandant l'escadrille SPA 73 en date du 10 décembre 1917 : "Brillant officier et pilote de combat incomparable. A peine remis d'une blessure très grave, a repris le commandement actif de son escadrille, la conduisant chaque jour au combat : les 27 septembre et 8 novembre 1917, a abttu ses 18ème et 19ème avions ennemis."

* Officier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Cne Albert Louis Deullin au 8ème régiment de dragons, commandant un groupe de combat en date du 23 juin 1918 : "Merveilleux pilote de chasse, officier d'élite, modèle des plus hautes vertus militaires, dont la bravoure, l'élévation du caractère, l'intelligente activité sont devenues proverbiales dans l'aviation française. Trois fois blessé en combat aérien, a toujours repris avant d'être complétement guéri, sa place dans la bataille. A d'admirables qualités de combattant unit les plus rares mérites du chef. Par son exemple quotidien et son travail incessant a fait, en trois mois du groupe de combat qu'il a créé une unité d'élite. Dans les premiers jours de l'offensive allemande, a exécuté dans la pluie, au ras du sol, d'audacieuses reconnaissances qui ont valu au commandement des renseignements précieux. A abattu récemment son vingtième avion ennemi. Chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Douze citations."

Cne Alfred Marie Joseph Heurtaux - Né le 20 mai 1893 à Nantes - Fils d'Alfred Hertaux et de Denise Le Grand de la Leraye - Entré en service actif au 9ème régiment de Hussards de Chambéry, le 10 octobre 1913 - Ecole spéciale de St-Cyr - A la déclaration de guerre, sous-lieutenant du 9ème régiment de Hussards - Blessé au combat par un coup de lance en 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 1er décembre 1914 - Observateur à la MS 26 du 16 décembre 1914 au 29 janvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1001 en date du 29 mai 1915 - Pilote de l'escadrille MS 38 du 19 juin 1915 au 16 juin 1916 - Nommé Lieutenant, le 29 décembre 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur en juillet 1916 - Pilote de l' escadrille N 3 de 16 juin 1916 au 3 septembre 1917 - Nommé capitaine, le 18 février 1917 - Commandant de l'escadrille N 3 du 9 novembre 1916 au 6 mai 1917 - Blessé au combat, le 5 mai 1917 et 3 septembre 1917 - Mission franco-américaine - 21 victoires homologuées - 15 citations - Cabinet du Sous-secrétariat à l'Aéronautique jusqu'en 1919 - Député de Seine-et-Oise du 16 novembre 1919 au au 31 mai 1924 - Inspecteur de la chasse jusqu'en septembre 1940 - Résistant du réseau Hector - Arrêté le 3 novembre 1941 - Détenu dans plusieurs prisons - Déporté à Buchenwald, le 13 mars 1945 - Promu général de brigade aérienne en décembre 1945 - Compagnon de la Libération en juin 1945 - Grand Croix de la Légion d'Honneur, le 19 janvier 1956 - Décédé à Cires-lès-Mello, le 30 décembre 1985 - Il est inhumé au cimetière des Batignolles - Photo famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Cne Alfred Marie Joseph Heurtaux - A la déclaration de guerre, sous-lieutenant du 9ème régiment de Hussards - Blessé au combat par un coup de lance en 1914 - Passé à l'aviation comme observateur, le 1er décembre 1914 - Observateur à la MS 26 du 16 décembre 1914 au 29 janvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1001 en date du 29 mai 1915 - Pilote de l'escadrille MS 38 du 19 juin 1915 au 16 juin 1916 - Nommé Lieutenant, le 29 décembre 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur en juillet 1916 - Pilote de l' escadrille N 3 de 16 juin 1916 au 3 septembre 1917 - Nommé capitaine, le 18 février 1917 - Commandant de l'escadrille N 3 du 9 novembre 1916 au 6 mai 1917 - Blessé au combat, le 5 mai 1917 et 3 septembre 1917 - 21 victoires homologuées - 15 citations - Photo famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Ltt Alfred Heurtaux, pilote de l'escadrille N 3 photographié dans le cockpit de son Nieuport 16, le 15 juillet 1916 - Le biplan est équipé de deux mitrailleuses Lewis dont une à travers l'hélice avec un dispositif de synchronisation Alkan - Photo famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Sgt André Julien Chainat - Né le 27 juin 1892 à la Chapelle-St-Laurian (Indre) - Fils d'Antoine Alexis Chainat et de Marie Sarah Mandereau - Profession avant guerre Mécanicien ajusteur - Appelé au 6ème régiment d'artillerie à pied stationné à Toul, le 26 octobre 1913 - Passé au 2ème groupe d'aviation comme mécanicien avion au terrain d'aviation militaire de Reims, le 22 avril 1914 - Affecté comme Mécanicien avion de l'escadrille BLC 5, du 2 août au 7 juin 1915 - Elève pilote à la 31ème section de l'école d'aviation militaire d'Avord du 7 juin au 20 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1165 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 9 juillet 1915 - Nommé Caporal, le 17 juillet 1915 - RGA du 20 août au 13 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 63 du 13 septembre 1915 au 21 septembre 1915 - Accident d'avion au RGA, le 17 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 23 du 21 septembre au 1er novembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 38 du 1er novembre 1915 au 20 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 de 17 janvier 1916 au 14 février 1917 - Une citation à l'ordre du Corps d'armée en février 1916 - Nommé Sergent, le 21 février 1916 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 5 avril 1916 - Blessé à la tête lors d'un combat aérien, le 16 juin 1916 - Nommé Adjudant, le XX août 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 3 août 1916 - Blessé en combat aérien, aux commandes d'un SPAD VII, le 7 septembre 1916 - Croix de Guerre - Séjour à la maison de repos VR 75 de Viry-Chatillon du 14 février au 4 mars 1917 - Evacué à l'hôpital américain de Neuilly du 6 au 15 mars 1917 - Séjour à la maison de repos VR 75 de Viry-Chatillon du 15 mars au 3 avril 1917 - Evacué sur le centre spécial de réforme de Clignancourt, le 3 avril 1917 - Rayé des contrôle et envoyé à Lyon-Bron, le 23 décembre 1917 - 11 victoires homologuées pendant la Grande Guerre - 4438 heures de vol - 10 citations - Campagne du Maroc en 1925 - Affecté au 37ème régiment d'aviation - Affecté à l'école pratique d'aviation d'Avord - Offcier de la Légion d'Honneur, le 7 juillet 1933 - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 30 juin 1936 - Nommé Capitaine en 1939 - Adjoint au commandant du GC III/6 de Chartres - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 24 juin 1940 - Démobilisé à Alger, le 17 août 1940 - Rappelé en 1945 - Nommé Commandant en 1946 - Décédé à Cannes, le 6 novembre 1961 - Repose dans le cimetière du village de Sancoins (Cher) - Carte postale d'époque.

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 5 avril 1916: "Pilote de grand talent et de grande bravoure. Le 26 mars 1916, il a attaqué et abattu un avion qui est tombé en flammes en face de nos lignes."

* Une citation à l'ordre de l'armée, le 25 juin 1916.

* Une citation à l'ordre de l'armée, le 27 juillet 1916 : "Pilote plein d'adresse et de bravoure. Le 26 mars 1916, a attaqué et abattu un avion qui est tombé en flammes devant nos lignes. Le 19 juin 1916, au cours d'un combat aérien, a été blessé par une balle qui lui a arraché le cuir chevelu. Le 22 juin, a attaqué deux avions allemands et abattu l'un d'eux en flammes dans nos lignes. Pilote de Chasse de premier ordre. A abattu, du 1er mars au 12 juillet 1916, six avions ennemis. A été blessé le 16 juin. Déjà quatre fois cité à l'ordre et médaillé militaire. Désigné personnellement dans les communiqués officiels pour avoir abattu, à ce jour, 9 avions."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 3 août 1916 : "Pilote de chasse de première classe. A abattu six avions ennemis entre le 26 mars et le 12 juillet 1916. Il a été blessé le 16 juin 1916. Déjà cité quatre fois, titulaire de la Médaille Militaire."

* Une citation à l'ordre de l'armée, le 24 août 1916.

Ltt André Chainat - Brevet de pilote militaire n° 1165 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 9 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 de 17 janvier 1916 au 14 février 1917 - Onze victoires homologuées pour 4438 heures de vol - Photo famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Sergent André Chainat devant son Nieuport 16 baptisé "Oiseau bleu" - La cigogne et l'inscription sont peints en bleu clair comme sur tous les avions de cet As aux 11 victoires - Terrain de Cachy, le 29 juillet 1916 - Photo SHD section Air de Vincennes - B 97 / 450 - Origine Perret.

Photo dédicacée d'André Chainat, le 19 mars 1918 - La photo date vraisemblablement de 1916/1917 car il pose à bord d'un Nieuport 17 - Il n'a plus volé après sa blessure du 7 septembre 1916 et a cumulé plusieurs séjours en hôpitaux militaires et au sein de la maison de repos VR 75 de Viry-Châtillon - Cet établissement était spécialisé dans le traitement des dépressions nerveuses et des syndromes post-traumatiques - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Le Slt Roger Guillaumot pose aux commandes de son Spad VII n° S 420 codé "13" et baptisé "Ma Renée" en 1917 - La cigogne peinte sur le fuselage est entièrement rouge - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

Slt Roger Louis Alphonse Guillaumot - Né le 14 juillet 1894 à Paris (75) - Fils de Paul François Guillaumot et de Gabrielle Marie Michelange Mougis - Profession avant guerre Dessinateur mécanicien - Engagé volontaire pour 3 ans au titre de la 1ère compagnie d'avaition du 1er régiment de Génie, le 29 décembre 1912 - Formation de mécanicien du 29 décembre 1912 au 7 mars 1913 - Affecté au centre d'aviation de Villacoublay comme mécanicien du 7 mars 1913 au 9 septembre 1914 - Elève pilote à l'école d'aviation militaire de Tours du 9 septembre au 10 novembre 1914 - Stage à l'école d'aviation militaire de Pau du 10 novembre 1914 au 15 janvier 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 15 janvier au 8 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 911 à l'école d'aviation militaire de Tours, le 8 mai 1915 - Pilote de l'escadrille F 1 du 4 juin 1915 au 20 septembre 1916 - Nommé Caporal, le 10 juillet 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en mai 1915 - Nommé Sergent, le 9 septembre 1915 - Une citation à l'ordre du Corps d'armée en octobre 1915 - Médaille Militaire, le 5 février 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée en juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 / SPA 3 du 20 septembre 1916 au 1er mars 1918 - Nommé Adjudant, le 19 décembre 1916 - Une citation à l'ordre du régiment en juillet 1917 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1918 - Affecté comme Instructeur de tir aérien à l'école de Cazaux du 1er mars 1918 au 7 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 91 du GC 17 du 7 mai au 24 novembre 1918 - Croix de Guerre 14-18 avec 2 palmes, 1 étoile de Vermeuil et 3 étoiles de bronze - Affecté au STA du 24 novembre 1918 au 6 mai 1919 - Affecté au CRA de Buc du 6 mai au 1er octobre 1919 - Affecté au commandement du CRA de Blanc-Mesnil et adjoint technique au commandant de l'annexe du ESHG du 1er octobre au 8 novembre 1919 - Désigné pour l'armée du Levant / Affecté au 1er régiment d'aviation d'observation du 8 novembre 1919 au 27 janvier 1922 - Marié avec Renée Berthe Henriette Peinturier à paris, le 9 décembre 1919 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1920 - Envoyé en mission à Constantinople comme adjoint au commandant du parc aéro de l'AFL du 1er avril au 1er août 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation de l'armée du levant du 1er août 1920 au 1er octobre 1920 - Désigné pour le commandement du groupe de SPAD de l'armée du Levant du 1er octobre 1920 au 27 janvier 1922 - Médaille Militaire, le 1er décembre 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation et mis à la disposition du Ministre des Colonies en vue du départ en Indochine du 27 janvier 1922 au 13 mai 1925 - Embarqué sur l'Amboise, le 27 janvier 1922 - Affecté à l'escadrille n° 2 commandant la section photo du 1er mars 1922 au 13 mai 1925 - Chevalier de la légion d'Honneur, le 9 juillet 1924 - Rentre en France par le Chili du 13 mai au 17 juin 1925 - Affecté au 2ème régiment d'aviation du 7 novembre 1925 au 8 décembre 1926 - Mis à la disposition du Ministre du Commerce et de l'Industrie du 8 décembre 1926 au 11 août 1927 - Décédé au cours d'un accident aérien à Le Chesnay (Seine et Oise), le 11 août 1927 -

Adj Paul Tarascon - Né le 8 décembre 1882 à le Thor (Vaucluse) - Fils d'Alfred Tarascon et de Claire Gaguou - Avant guerre Minotier - Se forme seul à l'aviation dès 1911 en achetant un Blériot - Titulaire du brevet de l'Aéroclub de France n° 1741 obtenu le 14 décembre 1914 - Victime d'un grave accident lors du crash de son Blériot à moteur Anzani consécutif à la rupture d'un câble de commande - Dix mois d'hôpital et amputation de son pied droit - Réformé à titre définitif, il s'engage au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 août 1914 - Muté comme moniteur de l'école d'aviation de Pau - Pilote de l'escadrille N 31 du 11 octobre 1915 au 21 avril 1916 - Nommé Adjudant, le 11 mars 1916 - Détaché à la RGA du 2 au 18 avril 1916 - Affecté comme pilote convoyeur de la RGA du 31 mars au 1er mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 4 au 25 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 puis SPA 62 du 25 mai 1916 à la fin de la Guerre - 12 victoires homologuées toutes remportées à l'escadrille 62 - Paul Tarascon est décédé le 11 juin 1977 - Il repose au cimetière de Châteauneuf-de-Gadane (Vaucluse) - Photo Jean de la Roche de Saint André transmise par son petit- fils Gilles que je remercie pour son aide.

MdL André Dubonnet - Né le 28 janvier 1897 à Paris - Fils de Marius Dubonnet et de Flore Leblanc - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 4ème régiment d'artillerie lourde, le 3 mars 1915 - Affecté au 103ème régiment d'artillerie lourde - Affecté au 117ème régiment d'artillerie lourde - Centre d'instruction Crapouillot à Bourges - Affecté au 41ème régiment d'artillerie - Affecté à la 66ème section d'aérosteurs - Passé à l'aviation, le 29 janvier 1917 - Présélection personnel navigant et cours théorique à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 5800 à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 29 mars 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille 561 de Venise - Nommé Brigadier en avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 3 / SPA 3 du 17 septembre au 16 octobre 1917 - Affecté au 41ème régiment d'artillerie à compter du 16 octobre 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 16 novembre 1917 - Hospitalisé à l'hôpital complémentaire n° 11 du Val de Grâce du 9 au 14 octobre 1918 - 6 victoires - 6 citations - 150 heures de vol - Photo collection Daniel Porret que je remercie pour son aide.

Cne Georges Marie Antoine Emile Raymond - Né le 19 juin 1887 à Lyon - Engagé au 7ème régiment de cuirassiers, le 20 novembre 1905 - Passé à l'aviation comme observateur, le 23 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2352 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 14 janvier 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 7 février au 18 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 / SPA 3 du 18 avril 1916 au 4 octobre 1918 - Détaché à l'escadrille N 73 du 2 août au 2 septembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 3 du 16 septembre 1917 au 4 octobre 1918 - Détaché à Verdun du 14 décembre 1917 au 14 janvier 1918 - 6 victoires homologuées - Décédé des suites d'une pneumonie à l'hôpital de Châlons-sur-Marne, le 4 octobre 1918 - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Slt Joseph Henri Guiguet - Né le 10 mars 1891 à Veyrins (Isère) - Fils de Joseph Guiguet et de Marie Moine - profession avant guerre Mécanicien - Appelé au 2ème groupe d'aviation de Reims en octobre 1912 - Mécanicien de l'escadrille HF 1 de 1913 au 15 février 1915 - Brevet de pilote militaire n° 968 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 24 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 94 (future escadrille 466) du camp ratranché de Paris du XX juin 1915 au 4ème trimestre 1915 - Nommé Adjudant, le 1er août 1915 - Une citation à l'ordre du groupe du CRP en septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 95 (future escadrille 461) du Camp Retranché de Paris du 1er trimestre 1916 au 16 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 / SPA 3 du 18 juin 1916 au 1er juin 1917 - Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée en date du 31 mai 1916 - Croix de Guerre 1914-1918 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 27 juillet 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 20 janvier 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 20 septembre 1917 - Nommé sous-lieutenant, le 30 novembre 1917 - 5 victoires - 5 citations - Photo : SHD section Air de Vincennes.


Ltt Benjamin Jean Bozon-Verduraz - Né le 29 mai 1889 à Saint Etienne de Cuines - Incorporé au 4° Régiment de Dragons en 1910 à Chambéry - Nommé au grade de Maréchal des Logis, le 25 septembre 1912 - Mobilisé le 3 août 1914 au 9ème Régiment de Hussards - Passe à l’aviation le 19 septembre 1915 en tant qu’élève-pilote - Ecole du Crotoy du 24 septembre 1915 au 5 janvier 1916 sur Caudron G 3 (25 heures de vol) - Breveté Pilote Militaire n° 2882 en date du 19 janvier 1916 - Brevet d’aéroclub de France n°293, le 4 février 1916 - Ecoles du Bourget et du Plessis-Belleville du 5 janvier au 10 mars 1916 - Ecole du Plessis-Belleville sur Nieuport en mai / juin 1917 - Escadrille SPA 3 du 21 juin 1917 au 6 juillet 1918 sur SPAD VII et XIII (266 heures de vol) - Ses avions : SPAD VII n° 2143 - SPAD XIII baptisé "Mon Lion" et codé "16" - Le 7 juillet 1917, 1er succès avec Guynemer (victoire NH pour Bozon-Verduraz) - Promu au grade de Sous-lieutenant le 11 juillet 1917 - Cité à l’ordre général le 6 novembre 1917 - Le 16 février 1918 : 1ère victoire homologuée (partagée avec de la Rochefordière à l'Est de Damloup) - Le 17 février 1918 : 2ème victoire homologuée (un biplace sur Montfaucon) - Le 20 février 1918 : 3ème victoire homologuée (partagée avec de la Rochefordière, un biplace au-dessus des Eparges) - Cité à l’ordre général le 9 mars 1918 - Cité à l’ordre de l’aéronautique de la 2° Armée le 27 mars 1918 - Chevalier de la Légion d’honneur, le 5 avril 1918 - Le 20 avril 1918 : 4ème victoire homologuée (un biplace sur Hangard-Thennes) - Le 21 avril 1918 : 5ème victoire homologuée (partagée avec Duret, Mion, Ouvrard de Limière contre un biplace sur Thory-Rouvrel) - Le 15 mai 1918 : 6ème victoire homologuée (partagée avec Molines, un biplace. sur Assainvillers) - Le 16 mai 1918 : 7ème victoire homologuée (partagée avec Molines, Risacher contre un biplace dans la région de Faverolles) - Le 29 mai 1918 : 8ème victoire homologuée (contre un biplace sur Faverolles-Etelfay) - Cité à l’ordre général de la 1ère armée, le 6 mai 1918 - Cité à l’ordre général de la 1 ère armée, le 29 mai 1918 - Cité à l’ordre général de la 1ère armée, le 14 juin 1918 - Promu au grade de Lieutenant le 18 juillet 1918 - Prend le commandement de l’escadrille SPA 94 du 3 juillet 1918 au 18 novembre 1918 sur SPAD VII et XIII (95 heures de vol) - Le 17 août 1918 : 9ème victoire homologuée (contre un biplace sur Roye) - Le 3 octobre 1918 : 10ème victoire homologuée contre unb avion - Le 9 octobre 1918 : 11ème victoire homologuée (partagée avec Ltt Laganne contre un biplace sur Bétheniville) - Fut nommé "As" par un communiqué des Armées, le 15 octobre 1918 - Evacué sur l’hôpital de Lyon, le 18 novembre 1918 - 11 citations à l’Armée et 3 au Corps d’Armée - Par la suite, il a dû porter un appareil orthopédique pendant des années - Officier de la légion d’honneur le juillet 1920 - Passé dans l’arme de l’Aéronautique le 20 juin 1923 - Promu au grade de Capitaine le 20 décembre 1925 - Entre 1927 et 1931, reprend de l’activité dans l’aviation dans l’organisation des clubs de la région des Alpes en créant les terrains de Chambéry et de Grenoble, et de nombreuses conférences et meetings - Refait des périodes militaires en 1929 et 1930. (Caudron 59) - Promu au grade de Commandant le décembre 1932.
A la mobilisation, le 1er décembre 1939, est affecté à l’École de l’air de Bordeaux, reconnu inapte pour le personnel navigant car trop âgé - Sa santé s’altère brusquement et il décède le 21 mai 1942 à Chambéry - L’As Bozon-Verduraz repose au cimetière de Saint Etienne de Cuines - Notice écrite par le capitaine Fabrice Rond, arrière petit neveu de Benjamin Bozon-Verduraz - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée aux Invalides de Paris mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Slt Henri Augustin Rabatel - Né le 14 août 1894 à Montagien (Isère) - Fils de Joseph Jean Rabatel et de Fidéline Euphroisine Chevallier - Engagé volontaire pour 3 ans au 3ème régiment de Cuirassiers, le 7 avril 1913 - Nommé Brigadier, le 2 mars 1914 - Détaché au 2ème groupe d'aviation de Reims, le 2 juin 1914 - Observateur de l'escadrille BL 4 du 2 août 1914 au 1er février 1915 - Nommé Maréchal des Logis, le 15 octobre 1914 - RGA (Réserve Générale d'Aviation) du 1er février au 13 mars 1915 - Affecté comme élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord du 13 mars au XX octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 985 ontenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 26 mai 1915 - Instructeur au GDE (groupement des Divisions d'entraînement) du XX octobre au 14 novembre 1915 - RGA du 14 novembre au 29 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille VC 111 du 30 décembre 1915 au 22 avril 1917 - Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 2 mars 1916 - Croix de Guerre 1914-1918 et citation à l'ordre de l'armée, le 2 mars 1916 - Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 2 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 22 avril au 16 août 1917 - Pilote le SPAD VII n° 1639 codé "10" nom de baptème "Dick" - Blessé par balle en combat aérien et fait prisonnier, aux commandes du SPAD VII n° 1639, dans les environs de Roullers (Belgique) le 16 août 1917 - Nerf ciatique coupé en partie à la hauteur de la hanche - Rapatrié d'Allemagne comme grand blessé à Lyon-Bron, le 8 juillet 1918 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 2 août 1918 - 4 victoires homologuées - Croix de Guerre belge - 2000 heures de vol - Affecté comme instructeur à l'école d'aviation militaire de Pau a compter du 25 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 12 décembre 1918 - Détaché à l'école d'aviation militaire d'Avord pour convoyage d'avions du 18 février 1919 au 15 avril 1919 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 9 mars 1919 - Détaché à l'organe de coordination Générale de l'Aéronautique du 31 juillet 1919 au 1er juin 1920 - Classé hors cadres aéronautique au sous-secrétariat de l'Aéronautique et des transports aériens du 1er juin au 1er septembre 1920 - Désigné pour un stage d'essai à la section d'expériences de navigation aérienne de l'annexe de Villacoublay du 22 septembre au 6 décembre 1920 - Affecté au service technique de l'aéronautique à compter du 6 décembre 1920 - Démissionnaire de l'armée d'active, le 12 mars 1926 - Nommé Capitaine de Réserve, le 25 juin 1931 - Officier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1934 - Attaché à la direction de la société Hispano-Suiza - Décédé au 8 avenue Foch à Paris 16ème arrondissement, le 18 juillet 1973 - Photo Louis Dubuis transmis par sa famille, via M. Laurent Kloepfer.

* Une citation à l'ordre de l'armée en date du 2 mars 1916 comportant l'attribution de la Croix de Guerre avec palme : "Rabatel Henri, matricule 2.113, Maréchal des Logis pilote au 3ème groupe de bombardement, escadrille VC 111 : "Très bon pilote d'avion-canon d'une excellente tenue. le 6 février 1916, au cours d'une mission de surveillance sur les lignes s'est porté seul à l'attaque d'un Drachen ennemi, malgré un violent vent pouvant contrarier son retour et dans une region très fréquenté des avions ennemis. n'a pas craint de descendre de plusieurs centaines de mètres pour faciliter son attaque et a incendié le drachen après avoir tiré 10 projectiles. A été l'objet d'une violente cannonnade qui a entamé fortement un longeron et une commande, a pu néanmoins, grâce à son sang-froid et à son adresse, ramener jusqu'à nos lignes, son avion qui portait 14 atteintes, son pointeur ayant eu ses vêtements traversés par un éclat."

* Une citation à l'ordre de l'armée en date du 30 juin 1917 : "Jeune et bon pilote de combat. Le 25 mai 1917 a abattu son deuxième avion ennimi qui s'est écrasé dans ses lignes."

* Une citation à l'ordre de l'armée et attribution du grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 12 septembre 1918 : M. Rabatel, Henri, Augustin, sous-lieutenant au 2ème groupe d'aviation, pilote aviateur a été nommé dans l'ordre de la Légion d'Honneur au grade de Chevalier : "Pilote hors de pair qui, dans l'aviation de bombardement, puis dans l'aviation de chasse, a toujours fait preuve des plus belles qualités militaires et morales. Le 19 août 1917, n'a pas hésité à engager contre 5 avions ennemis un combat inégal, au cours duquel il tomba grièvement blessé dans les lignes allemandes. Médaille Militaire pour faits de guerre - Une citation - Légion d'Honneur pour prendre rang du 12 décembre 1918."

Adj Paul Tarascon pose devant son Nieuport 11 pendant son affectation à l'escadrille N 3 stationnée sur le terrain de Cachy - Né le 8 décembre 1882 à le Thor (Vaucluse) - Fils d'Alfred Tarascon et de Claire Gaguou - Avant guerre Minotier - Se forme seul à l'aviation dès 1911 en achetant un Blériot - Titulaire du brevet civil n° 1741 du 14 décembre 1914 - Victime d'un grave accident lors du crash de son Blériot à moteur Anzani consécutif à la rupture d'un câble de commande - Dix mois d'hôpital et amputation de son pied droit - Réformé à titre définitif, il s'engage au 4ème régiment d'infanterie coloniale, le 16 août 1914 - Muté comme moniteur de l'école d'aviation de Pau - Pilote de l'escadrille N 31 du 11 octobre 1915 au 21 avril 1916 - Nommé Adjudant, le 11 mars 1916 - Détaché à la RGA du 2 au 18 avril 1916 - Affecté comme pilote convoyeur de la RGA du 31 mars au 1er mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 4 au 25 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 puis SPA 62 du 25 mai 1916 à la fin de la Guerre - 12 victoires homologuées toutes remportées à l'escadrille 62 - Paul Tarascon est décédé le 11 juin 1977 - Il repose au cimetière de Châteauneuf-de-Gadane (Vaucluse) - Photo Jean de la Roche de Saint André transmise par son petit- fils Gilles que je remercie pour son aide.

Document transmis par M.Michel Julien que je remercie pour son aide.

Adj Jules Védrines - Né à la Plaine Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 21 décembre 1881 - Ouvrier puis metteur au point des usines Gnôme qui fabriquent des moteurs rotatifs d'aviation - Brevet de pilote de l'Aéroclub de France n° 312 obtenu à l'école de Pau, le 7 décembre 1910 - Pilote du constructeur Morane, il gagne la course Paris-Madrid aux commandes d'un Morane-saulnier A, le 26 mai 1911 - Il bat le record de vitesse pure avec 145 km/h aux commandes d'un Déperdussin, le 13 janvier 1912 - Du 20 novembre au 29 décembre 1913, il réalise la première liaison aérienne entre Nancy et le Caire, aux commandes d'un Blériot - Brevet de pilote militaire n° 478 en date du 28 juillet 1914 - A la mobilisation, il est affecté à l'escadrille MF 22 avec son Blériot blindé 160 ch - Ayant eu des rapports tendus avec ses supérieurs hiérarchiques et remporté la première victoire aérienne qui ne sera pas homologué, il est envoyé à l'arrière où il devient pour un temps pilote essayeur - Affecté à l'escadrille N 3 du Cne Antonin Brocard, il sera chargé de prendre en mains Georges Guynemer - Il se spécialisera dans les missions spéciales où il faut déposer et venir chercher un agent déposé derrière les lignes allemandes - Après guerre, il fera encore parler de lui en posant son Caudron G III sur les toits des Galeries Lafayettes, le 19 janvier 1919 - Il se tue, le 21 avril 1919, en compagnie de son mécanicien Guillain, lors de l'inauguration de la ligne Paris-Rome, à bord d’un Caudron C 23 - Il repose au cimetière de Pantin - Photo mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

* Une des citations de Jules Védrines à l'escadrille MS 3 : "Pilote adroit et courageux, ayant accompli 100 heures de vol depuis le début de la campagne. Toujours volontaire pour les opérations les plus périlleuses, a réussi en particulier, avec un plein succès, une mission particulièrement dangereuse et difficile. Depuis son arrivée à l'escadrille n'a cessé de réclamer pour lui l'honneur d'exécuter les vols les plus périlleux. A notamment en mai et juin 1915, rempli brillamment cinq missions spéciales particulièrement dangeureuses et difficiles. S'est particulièrement distingué aux opérations du 5 au 15 juin 1915."

Cne Maximilien Antoine Joseph Münch - Né le 23 mai 1885 à Auray (56) - Fils de Joseph Münch (receveur buraliste) et de Valentine Chéru - Classe 1905 - Recrutement de Lorient sous le matricule n° 208 - A échoué à l'entrée de l'école navale, concours à Lorient du 3 août 1903 - Engagé volontaire pour trois ans à Lorient pour le compte de l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 23 octobre 1904 - Arrivé à l'école de St-Cyr, le 26 octobre 1904 - Promotion Centenaire d'Austerlitz - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 66ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1906 - Affecté du 144ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, en juin 1912 - A effectué un vol de 3h 3/4 à bord du Zodiac (1600 m²) entre St-Cloud et Nesles (Somme), le 4 août 1912, soit une distance de 120 km - Pour ce vol, il était en compagnie de M. G. Blanchet, Ltt Porteau, Ltt Saxclareff, Ltt Samsarof - Brevet de pilote civil de l'Aéroclub de France n° 1086 obtenu sur Blériot, le 22 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 216 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 9 janvier 1913 - Chef pilote de l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille BL 3 du 19 août 1914 au 7 avril 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 octobre 1914 - Citation à l'ordre de l'armée en 5 novembre 1914 - Citation à l'ordre de l'armée en décembre 1914 - Nommé capitaine, le 25 décembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 avril 1915 - Commandant de la division d'instruction Caudron du Plessis-Belleville du 7 avril au 15 octobre 1915 - Commandant l'école de pilote militaire de Tours du 15 octobre 1915 au 2 septembre 1916 - Commandant de l'escadrille C 61 du 13 au 23 septembre 1916, date de sa mort - Tué au cours d'un combat aérien, aux commandes d'un Caudron G 4, dans les environs de Balschweiller (Haut-Rhin), le 23 septembre 1916 - Il faisait équipage avec le Slt Charles Marie Goursaud de Merlis, qui a également perdu la vie - Leur avion a été attaqué par l'arrière et est tombé en flammes - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 29 septembre 1916 - A reçu, à titre posthume, comme commandant d'école d'aviation militaire de Tours, une plaquette spéciale en argent offerte aux personnels enseignants navigants des écoles d'aviation militaire, morts pour la France par l'Aéroclub de France (décembre 1916) - Maximilien Münch repose dans le cimetière d'Etel dans le Morbihan (56) - Sources : Pam - LO - CCC escadrille C 61 - FM Morbihan - L'Aérophile - La Guerre Aérienne Illustrée - JORF - Dernière mise à jour : 21 février 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée des lieutenants Munch et de Serre à l'escadrille BL 3, en date du 2 octobre 1914 : "N'ont pas hésité à voler pour aller chercher un renseignement important dans des conditions atmosphériques qui les obligeaient à voler bas, rendant leur mission pénible et périlleuse."

* Citation à l'ordre de l'armée des lieutenants Munch et Hugel à l'escadrille BL 3, en date du 5 novembre 1914 : "L'appareil qu'ils montaient ayant été atteint par plusieurs éclats d'obus, d'ont l'un a gravement endommagé le stabilisateur, ils ont continué leur reconnaissance, malgré la violente connonade, et ne sont rentrés atterrir au point désigné qu'après avoir complétement rempli leur missions."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Maximilien Joseph Münch, au service aéronautique d'une armée, en date du 10 avril 1915 : "Très brillant officier, pilote très hardi et des plus expérimentés. Ancien chef pilote des écoles d'aviation de Pau et d'Avord. A effectué, depuis le début de la campagne, plus de 60 heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous un feu parfois extrêmement violent d'artillerie et d'infanterie. Le 5 novembre notamment, presque dès le début d'une reconnaissance, l'avion qu'il montait fut touché par des fragments d'un obus ayant éclaté sous la queue de l'appareil. Le stabilisateur fut gravement endommagé et une partie fut emportée par un éclat. Malgré le danger à poursuivre son vol avec d'aussi graves avaries, a continué sa reconnaissance et n'est revenu atterrir qu'après avoir achevé sa mission, donnant ainsi une preuve de ses brillantes qualités de pilote en même temps qu'un magnifique exemple de sang-froid, de courage et d'audacieuse résolution."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Maximilien Joseph Münch, commandant de l'escadrille C 61, en date du 29 septembre 1916 : "Chef d'escadrille remarquable par son énergie et ses qualités professionnelles, donnant à ses subordonnés l'exemple du dévouement le plus complet. Est tombé glorieusement, le 23 septembre, au cours d'un combat aérien."

Slt Jean Paul Peretti - Né le 5 octobre 1883 à Levie (Corse) - Entre en service actif au chasseurs à cheval, le 8 novembre 1903 - Brevet de pilote militaire n° 122 en date du 28 juin 1912 - Escadrille du Maroc du 22 décembre 1912 à 1914 - RGA du XX au 15 février 1915 - Pilote de l'escadrille MS 37 du 15 février au 4 juin 1915 - Nommé Sous-lieutenant, le 23 février 1915 - Pilote de l'escadrille MS 31 / N 31 du 4 juin au 30 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 du 3 janvier au 28 avril 1916 - Détaché à l'escadrille N 67 du 27 février au 21 mars 1916 - Grièvement blessé au combat dans les environs de Vadelaincourt (Meuse) par une balle dans le dos, le 28 avril 1916 - Malgré sa blessure, il a réussi à ramener son Nieuport 11 et a tenté d'atterrir - Après un virage à droite, son avion a touché une ligne de peupliers et s'est disloqué au sol - Perretti fut éjecté vers l'avant et se fractura le crâne - Médaille Militaire - Croix de Guerre - Médaille Coloniale.

* Une citation à l'ordre de l'armée : "Pilote-aviateur, a exécuté de nombreuses reconnaissances poussées loin en territoire ennemi et sans se laisser arrêter par des circonstances atmosphériques les plus défavorables. Pilote hors ligne, d'une habileté et d'une audace éprouvées. Depuis son arrivée au front, au début de septembre, a exécuté des reconnaissances hardies, se faisant remarquer par un sang-froid et une endurance à toutes épreuves. Le 11 décembre 1914, a eu son appareil atteint de plusieurs éclats d'obus et a été touché au bras par un éclat. A exécuté de nombreux vols de chasse contre des avions ennemis, en particulier le 13 avril où il a obligé un avion et, le 18 avril, deux avions à faire demi-tour. A executé de très nombreuses reconnaissances à longue portée qu'il a toujours réussi à mener à bien, malgré le feu des batteries spéciales et les avions ennemis. A eu fréquemment son appareil atteint par l'artillerie ennemie, en particulier le 10 septembre 1915 où il est rentré avec un avion percé de plus de 10 éclats ayant quand même accompli, jusqu'au bout, une reconnaissance à longue portée. Déjà cité à plusieurs reprises, décoré de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire, continue à faire preuve, en toutes circonstances, des plus grandes qualités d'audace et d'entrain. Le 11 mars 1916, au cours d'un combat au-dessus des lignes allemandes, a abattu un avion qui est tombé en flammes. Chef d'escadrille incomparable de brio et d'allant, militaire dans l'âme, et possédant au plus haut degré l'esprit du devoir; il conduisait, joyeusement, chaque jour, au combat, son escadrille dont il avait su obtenir un rendement remarquable."

* Slt Emile Devienne - Né le 13 novembre 1883 à Lyon (69) - Fils de Joseph Devienne et de Marie Elise Dulac - Domiciliés au n° 1, quai d'Occident à Lyon (69) - Classe 1903 - Recrutement du bureau central de Lyon sous le matricule n° 975 - Engagé pour trois ans comme Aspirant au doctorat en droit, le 14 novembre 1902 - Affecté pour une année de service militaire au 75ème régiment d'infanterie du 15 novembre 1902 au 22 septembre 1903 - Affecté au 159ème régiment d'infanterie - Une période d'exercice au 159ème régiment d'infanterie du 17 août au 13 septembre 1908 - Une période d'exercice au 159ème régiment d'infanterie du 14 septembre au 6 octobre 1911 - Affecté au 14ème escadron du Train des équipages militaires comme conducteur de la compagnie B - Profession avant guerre Aviateur civil - Mobilisé comme conducteur de la compagnie B du 14ème escadron de train des équipages militaires, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 6 août 1914 - Formation théorique de l'école d'aviation militaire de Dijon, à compter du 6 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 648 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 13 décembre 1914 - Affecté au centre d'aviation de Villacoublay - Pilote de l'escadrille MS 3 du 22 mars au 23 mai 1915 - Nommé Sergent, le 17 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MS 15 du 23 mai au 15 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juin 1915 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 juillet 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 15 juillet 1915 - Pilote de la RGA du 16 au 27 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 92 i du 13 août 1915 au 15 février 1916 - Pilote de la RGA du 15 au 29 février 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville du 29 février 1916 au XXX - Pilote de l'escadrille N 31 du (2ème trimestre) 1916 au 29 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 29 au 31 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 31 mai au 18 juin 1916 - Affecté au 15ème escadron de train des équipages militaires du 18 juin au 11 août 1916 - Détaché au centre automobile de Beauvais, le 11 août 1916 - Rayé du personnel navigant, le 5 mai 1917 - Affecté au 9ème escadron de Train des équipages militaires, le 11 mai 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 juillet 1917 - Démobilisé, le 20 mars 1919 - Affecté au 99ème régiment d'infanterie, le 8 novembre 1921 - Démission acceptée, le 9 septembre 1924 - Réaffecté au 99ème régiment d'infanterie, le 27 septembre 1924 - Profession après guerre Chimiste - Médaille d'Honneur en vermeil comme Chef de chaufferie à la société anonyme Hannart frères et Motte et Marquette Réunis à Hem (Nord), le 28 juillet 1933 - Sources : Pam - FM Lyon - Liste des brevets militaires - CCC escadrille MS 3 - CCC escadrille MS 15 - CCC escadrille N 92 i (future 561) - CCC escadrille N 31 - CCC escadrille N 57 - CCC escadrille N 67 - JORF - Dernière mise à jour : 2 février 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Emile Devienne, pilote de l'escadrille MS 15 et Soldat Lucien Dineaux, mitrailleur de l'escadrille MS 15, en date du 29 juin 1915 : "Ont engagé le combat avec un avion allemand à distance très rapprochée. le Soldat Dineaux ayant été blessé mortellement de deux balles à la tête, le sergent Devienne, avec un sang-froid remarquable, a ramené l'appareil criblé de balles à son terrain d'atterrissage."

Slt Gabriel Paul Foucault - Né le 1er juillet 1879 au Mans (72) - Classe 1899 - Recrutement du Mans sous le n° matricule XXX - Service militaire au 75ème régiment d'infanterie à compter de novembre 1900 - Profession avant guerre Avocat - Brevet de pilote militaire n° 844 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 21 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 55 du 4 mai au 18 juillet 1915 - Malade, affecté à la RGA, le 18 juillet 1915 - En convalescence jusqu'au 22 septembre 1915 - Affecté à la division Nieuport de la RGA, le 22 septembre 1915 - Formation sur avion Nieuport à l'école d'aviation militaire d'Avord du 28 octobre au 26 décembre 1915 - GDE du Plessis-Belleville à compter du 7 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 2 au 16 mai 1916 - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Nieuport 10, sur le terrain de Cachy, le 16 mai 1916 - Il faisait équipage avec le soldat Paul Soreau, qui a également perdu la vie - Une citation à l'ordre de l'armée à titre posthume, en date du 18 mai 1916 - Photo Gabriel Foucault transmise par Béatrice Biras, sa petite nièce, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée à titre posthume du Ltt Gabriel Foucault, pilote de l'escadrille N 3, en date du 18 mai 1916 : "Dans l'aviation depuis le début de la guerre. A fait preuve comme observateur et pilote de qualités de sang-froid, de bravoure et de dévouement. A trouvé une mort glorieuse, le 16 mai 1916, au cours d'une mission aérienne."

Cne Nicolas François Charles Marie Moineville - Né le 9 juillet 1894 à Vigen (Haute-Vienne) - Fils de Léonce Charles Marie Moineville (militaire) et de Catherine Marie Suzanne Henri - Domiciliés au 4, rue Jules Noriac à Limoges (Haute-Vienne) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1911 (engagement) / 1914 (normale) - Recrutement de Limoges (Haute-Vienne) sous le matricule n° 90 puis recrutement du bureau Central de Lyon sous le matricule n° 1872, le 29 avril 1914 - Engagé volontaire pour 3 ans au titre du 20ème régiment de Dragons, à compter du 2 octobre 1912 - Nommé Brigadier, le 1er avril 1913 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er octobre 1913 - Admis à l'école militaire spéciale de St-Cyr comme Aspirant, le 11 octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant, le 5 août 1914 - Retour au 20ème régiment de Dragons, le 12 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur de la 6ème armée, à compter du 3 septembre 1915 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1915 - Titularisé (décision n° 14.236) observateur en avion à l'escadrille N 3, le 25 octobre 1915 - Observateur de l'escadrille C 43 du 30 mars au 7 décembre 1916 - Citation n° 373 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 27 juillet 1916 - Citation n° 128 à l'ordre de la 7ème corps d'armée, en date du 21 août 1916 - Passé au GDE pour passer son brevet de pilote militaire, le 7 décembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5695 obtenu au GDE, le 25 mars 1917 - Pilote de l'escadrille C 43 du 23 avril au 18 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille C 51 / SOP 51 / SAL 51 du 18 décembre 1917 au 4 mars 1919 - Citation n° 1291 à l'ordre de la 4ème armée, en date du 12 juin 1918 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 15 mai 1918 - Blessé au cours de la chute de son avion, après un combat aérien, à Fismes, le 29 mai 1918 - Citation n° 81 à l'ordre de la 1er corps d'armée colonial, en date du 18 décembre 1918 - Commandant de l'aéronautique du 30ème corps d'armée, en date du 4 mars 1919 - Commandant du groupe d'escadrilles d'observation 129 (escadrille SAL 19), le 26 avril 1919 - Commandant du groupe d'escadrilles d'observation 131 (Armée du Rhin), le 1er mai 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 1er juin 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 16 juin 1920 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Passé à l'arme du Génie, à compter du 1er septembre 1921 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 25 septembre 1921 - Affecté au 34ème régiment d'aviation pour mission militaire en Pologne, le 24 novembre 1921 - Arrivé à Varsovie (Pologne) et nommé Adjoint au directeur de l'aéronautique de la mission militaire française en Pologne, le 17 décembre 1921 - Insigne de pilote militaire polonais n° 490 remis le 4 octobre 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 9 décembre 1922 - Rentré de Pologne, le 28 décembre 1922 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 25 janvier 1923 - Affecté à la mission française d'aviation à Rio de Janeiro (Brésil) du 17 décembre 1923 au 1er novembre 1924 - Affecté au 31ème régiment d'aviation, le 22 janvier 1925 - Affecté à l'état-major du général commandant le 9ème corps d'armée du 6 juin 1926 au 6 avril 1927 - Elève de l'école supérieure de guerre, à compter du 6 avril 1927 - Affecté au Magasin général d'aviation d'Orly de 1928 à 1930 - Breveté d'état-major, en date du 1er novembre 1929 - Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1931 - Affecté à la 55ème escadre de renseignements comme commandant de groupe, le 9 mai 1933 - Affecté à l'état-major de la 4ème région aérienne, le 1er avril 1935 - Affecté à l'état-major de l'armée de l'Air à Paris, le 11 avril 1935 - Affecté à l'état-major du général inspecteur de la défense anti-aérienne, le 29 juin 1936 - Officier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 30 juin 1937 - Nommé Lieutenant-colonel en 1938 - Citation à l'ordre de la 6ème armée, en date du 30 juillet 1940 - Nommé Colonel, au titre de la Résistance, en date du 20 août 1947 - Profession après la 2ème guerre mondiale, fonctionnaire de la Banque de France - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1958 - Compte à cette date 1487h55 de vol - Domicilié au 105, rue Jouffroy à Paris 17ème (75) - Décédé au 105, rue de Jouffroy Paris 17ème (75), le 22 septembre 1965 - Sources : Pam (2 fiches) - Liste des brevets militaires - Livret matricule d'officier - Fiche matricule du département de la Haute-Vienne - Fiche matricule du département du Rhône - LO - JORF - Avis de décès - Dernière mise à jour : 1er juin 2017.

* Citation n° 373 à l'ordre de la 6ème armée du Ltt François Moineville, observateur à l'escadrille C 43, en date du 27 juillet 1916 : "Observateur de premier ordre, autant pour l'intelligence qu'il apporte dans l'exécution des missions qui lui sont confiées que par ses qualités d'entrain, d'allant et de dévouement. A exécuté de nombreuses reconnaissances éloignées au cours desquelles il a toujours manifesté un mépris absolu du danger, ne se laissant jamais détourner de sa route, ni par les feux de l'artillerie les plus violents, ni par les attaques d'avions ennemis."

* Citation n° 128 à l'ordre de la 7ème corps d'armée du Ltt François Moineville, observateur à l'escadrille C 43, en date du 21 août 1916 : "Officier d'élite, remarquable par son allant et son sang-froid. S'est signalé comme observateur d'infanterie pendant la période des attaques volant constamment à très faible altitude sous un feu nourri d'infanterie et rapportant toujours des renseignements précis et utiles pour la conduite des opérations. Le 9 août 1916, a eu son appareil sérieusement atteint et endommagé par les balles ennemies. Obligé d'atterrir à proximité des lignes, s'est préoccupé aussitôt de faire parvenir au commandement les renseignements qu'il avait recueillis faisant ainsi preuve de beaucoup de calme et d'énergie."

* Citation n° 1291 à l'ordre de la 4ème armée du Cne Nicolas François Charles Moineville au 20ème régiment de Dragons, détaché à l'escadrille SAL 51, en date du 12 juin 1918 : "Chef d'escadrille donnant à son unité un magnifique exemple de courage et d'énergie. Après avoir exécuté lui-même de nombreises missions photographiques lointaines, s'est particulièrement distingué dans la bataille du (censuré), où il a livré seul un violent combat à basse altitude dans les lignes allemandes contre quatre avions ennemis. En a mis un hors de combat et s'est dégagé avec un appareil criblé de balles. A été alors abattu par des balles d'infanterie et a pu toucher terre entre les batteries françaises."

* Citation n° 81 à l'ordre de la 1er corps d'armée colonial, en date du 18 décembre 1918 : "A commandé avec allant l'escadrille du 1er corps d'armée depuis janvier 1918. A su maintenir à cette unité les plus belles qualités de courage et de dévouement qui en avait fait depuis longtemps la réputation. S'est particulièrement distingué dans les dernières affaires où a été engagé le 1er corps d'armée, notamment le 15 juillet en battant, avec deux autres de ses appareils, contre 15 avions ennemis dont l'un fut mis hors de combat, les 27 et 29 juillet, ainsi que les 7 et 18 octobre où il revint de missions particulièrement dangereuses, avec son appreil criblé de balles. Croix de Guerre, deux palmes, deux étoiles de Vermeuil."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne François Charles Marie Moineville au 33ème régiment d'aviation, en date du 16 juin 1920 : "Officier possédant de brillantes qualités d'allant et de sentiments du devoir. Une blessure. Quatre citations."

* Officier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cdt Nicolas François Charles Marie Moineville, en date du 30 juin 1937 : "23 ans de services, 9 campagnes, une blessure, 2 citations, 7 ans de bonifications pour services aériennes. Chevalier de la Légion d'Honneur du 16 juin 1920."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée, en date du 30 juillet 1940 : "Commandant les forces aériennes d'un corps d'armée, a donné une énergique impulsion à l'escadrille du corps d'armée par son calme, son mépris du danger au cours des attaques de mai. Donnant lui-même l'exemple, a assuré plusieurs reconnaissances et malgré de fortes pertes subies par l'escadrille au cours de reconnaissances à basse altitude, a assuré d'une façon parfaite le renseignement sur la progression des forces ennemies."

Une partie des mécaniciens de l'escadrille N 3 sur le terrain de Cachy à l'été 1916 - Ces hommes vous présente une palette de leur travail au sein de l'unité, à savoir des fusées le Prieur anti-Drachen, une cellule d'avion Nieuport (16 si on se rapporte aux fusées Le prieur), une hélice, un moteur rotatif le Rhône, un réservoir. Le soldat Charles Guerder, mitrailleur de Georges Guynemer lors de sa première victoire, porte la découpe en forme de cigogne. Il s'agit en fait d'un pochoir destiné à peindre de manière uniforme l'emblème de l'unité sur les avions. La cigogne a été imposée par le Cne Antonin Brocard, commandant de l'escadrille N 3, malgré le choix de ses personnels pour un coq gaulois. Ce coq, qui faisait presque l'unanimité au sein des hommes, a été repris par l'escadrille N 62, également stationnée à Cachy. Cliquez sur l'image pour l'agrandir. Photo collection Dany Staudt que je remercie pour son aide.

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Les hommes

En haut de gauche à droite : l'Adj Jean-Marie Hénin - Ltt Gustave Lagache - Ltt Benoit - Cne Heurtaux (21 victoires) - Cdt Antonin Brocard (3 victoires) - Cne Georges Guynemer (53 victoires) - Cne Albert Auger (7 victoires) - Cne Georges Raymond (6 victoires) - Ltt Henri Rabatel (3 victoires) - En bas : Slt Louis Bucquet - Slt Joseph Guiguet (5 victoires) - Cne Mathieu Tenant-de-la-Tour (9 victoires) - Slt René Dorme (23 victoires) - Cne Albert Deullin (20 victoires) - Adj Célestin Sanglier (4 victoires) - Adj Roger Guillaumot - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo La guerre aérienne illustrée.

Cne Georges Marie Ludovic Jules Guynemer - Né le 24 décembre 1894 à Paris (75) - Fils de Paul Guynemer et de Julie Noémie Doynel de Saint-Quentin - Profession avant guerre Etudiant - Engagé volontaire pour la durée de la guerre dans l'aéronautique comme élève mécanicien à l'école d'aviation militaire de Pau, le 22 novembre 1914 - Passe élève pilote, le 21 janvier 1915 - Brevet de l'Aéroclub de France en date du 11 mars 1915 - Brevet de pilote militaire n° 853 à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 26 avril 1915 - Ecole d'aviation militaire d'Avord, jusqu'au 24 mai 1915 - Nommé caporal, le 8 mai 1915 - Pilote de l'escadrille MS 3 / N 3 / SPA 3 du 9 juin 1915 au 11 septembre 1917 - Nommé sergent, le 20 juillet 1915 - Médaille Militaire, le 21 juillet 1915 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 4 mars 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 12 avril 1916 - Nommé Lieutenant, le 31 décembre 1916 - Nommé Capitaine, le 18 février 1917 - Officier de la Légion d'Honneur, le 11 juin 1917 - Tué en combat aérien dans la région de Poelkapelle (Belgique), le 11 septembre 1917 - 53 victoires homologuées - 26 citations à l'ordre de l'armée - Carte postale d'époque.

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 30 septembre 1915 : "A fait preuve de vaillance, d'énergie et de sang-froid en accomplissant comme volontaire une mission spéciale importante et difficile par un temps d'orage."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 12 décembre 1915 : "Ne cesse de donner les plus beaux exemples de hardiesse, de courage et de sang-froid en remplissant avec succès les missions les plus périlleuses. Vient en outre pour la deuxième fois de descendre, le 8 décembre 1915, un avion ennemi, dont les passagers ont été tués."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée en date du 24 décembre 1915 : "Pilote de grande valeur, modèle de dévouement et de courage. A rempli depuis six mois deux missions spéciales exigeant le plus bel esprit de sacrifice, et livré treize combats aériens dont deux se sont terminés par l'incendie et la chute des avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 9 février 1916 : "Pilote de chasse d'une audace et d'une énergie à toute épreuve. Le 3 février, a contraint successivement trois avions ennemis à atterrir précipitamment dans leurs lignes. Le 5 février, a attaqué un avion LVG et l'a abattu en flammes dans les lignes allemandes."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 28 mars 1916 : "Le 6 mars 1916, a livré à un avion allemand un combat au cours duquel son avion, ses vêtements et ceux de son observateur ont été criblés de balles. Le 12 mars 1916, a attaqué un avion allemand biplace, et l'a abattu en flammes dans les lignes françaises. 21 combats aériens depuis huit mois, huit avions allemands abattus, dont sept à l'intérieur ou à proximité des lignes françaises."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 23 mai 1916 : "Désigné pour rejoindre l'armée de Verdun, a abattu un avion ennemi en cours de route. A peine arrivé, a livré successivement cinq combats aériens, au cours du dernier, aux prises avec deux avions ennemis, a eu le bras gauche traversé de deux balles. A peine guéri a repris son service sur le front."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 25 juin 1916 : "Le 22 juin 1916, a livré trois combats aériens au cours de l'un d'eux a abattu un avion allemand après avoir eu son appareil atteint par les projectiles ennemis."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 27 juillet 1916 : "Le 16 juillet 1916, a abattu son dixième avion ennemi qui est tombé en flammes, dans les lignes ennemies."

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée en date du 21 juillet 1916 : "Pilote plein d'entrain et d'audace, volontaire pour les missions les plus périlleuses. Après une poursuite acharnée, a livré à un avion allemand un combat qui s'est terminé par l'incendie et l'écrasement de ce dernier."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 24 août 1916 : "Le 28 juillet 1916, a abattu son onzième avion ennemi."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 27 août 1916 : "Le 3 août 1916, a abattu son douzième avion ennemi."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 3 septembre 1916 : "Les 17 et 18 août, a abattu deux avions ennemis devant les tranchées françaises."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 28 septembre 1916 : "Le 4 et le 16 septembre 1916, a abattu ses quinzième et seizième avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 28 octobre 1916 : "Le 23 septembre 1916, apercevant un groupe de trois avions ennemis soumis au feu de notre artillerie spéciale, leur a résolument livré combat, a abattu deux de ces avions et a mis le troisième en fuite; a reçu à ce moment, dans son avion, un obus de plein fouet et n'a pu qu'au prix de prodiges d'adresse regagner nos lignes, où il a capoté et s'est légèrement blessé. (Dix-septième et dix-huitième avions allemands abattus)."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 13 décembre 1916 : "Brillant pilote de chasse. Les 23 et 24 janvier 1917, Le capitaine Georges Guynemer. a abattu ses vingt-septième et vingt-huitième avions ennemis."

* Citation à l'ordre de l'armée en date du 26 décembre 1916 : "Poursuivant toujours avec la même belle ardeur le combat contre les avions ennemis, a abattu, les 16 et 22 novembre 1916, ses vingt et unième et vingt-deuxième avions allemands qui sont tombés en flammes."

* Citation à l'ordre de la 5ème armée en date du 12 février 1917 : "Brillant pilote de chasse. Les 27 décembre 1916 et 23 janvier 1917, a abattu ses, vingt-cinquième et vingt-sixième avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 8ème armée en date du 13 février 1917 : "Brillant pilote de chasse. Les 23 et 24 janvier 1917, Le capitaine Georges Guynemer. a abattu ses vingt-septième et vingt-huitième avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 8ème armée en date du 14 février 1917 : "Brillant pilote de chasse. Les 25 et 26 janvier 1917, a abattu ses vingt-neuvième et trentième avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 8ème armée en date du 26 mars 1917 : "Les 8 février, 16 et 17 mars 1917, a abattu cinq avions ennemis dans nos lignes."

* Officier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée en date du 11 juin 1917 : "Officier d'élite, pilote de combat aussi habile qu'audacieux. A rendu au pays d'éclatants services, tant par le nombre de ses victoires que par l'exemple quotidien de son ardeur toujours égale et de sa maîtrise toujours plus grande. Insouciant du danger, est devenu pour l'ennemi, par la sûreté de ses méthodes et la précision de ses manœuvres, l'adversaire redoutable entre tous. A accompli, le 25 mai 1917, un de ses plus brillants exploits en abattant en une seule minute deux avions ennemis et en remportant dans la même journée deux nouvelles victoires. Par tous ces exploits, contribue à exalter le courage et l'enthousiasme de ceux qui, des tranchées, sont les témoins de ses triomphes. Quarante-cinq avions abattus, vingt citations, deux blessures."

* Citation à l'ordre de la 6ème armée en date du 14 juin 1917 : "Pilote de chasse incomparable. Les 14 avril, 2 mai et 4 mai 1917, a abattu ses trente-sixième, trente-septième et trente-huitième avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 1ère armée en date du 12 août 1917 : "Pilote de combat incomparable. Les 6 et 7 juillet 1917, a abattu ses quarante-sixième, quarante-septième et quarante-huitième avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la 1ère armée en date du 30 août 1917 : "Les 27 et 28 juillet 1917, a abattu ses quarante-neuvième et cinquantième avions ennemis en flammes, le 17 août, a remporté ses cinquante et unième et cinquante-deuxième victoires."

* Citation posthume à l'ordre de l'armée en date du 16 octobre 1917 : "Mort au champ d'honneur, le 11 septembre 1917. Héros légendaire tombé en plein ciel de gloire après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race. Ténacité indomptable, énergie, farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exaltera l'esprit de sacrifice et les plus nobles émulations."

Photo la guerre aérienne illustrée.

Cne Georges Guynemer - 53 victoires - Le héros emblématique de l'aéronautique militaire
française de la Grande Guerre - Photographié après une de ses victoires en 1917 - Abattu en combat aérien, le 11 septembre de la même année, dans la région de Poelkapelle.

Georges Guynemer en escale sur le terrain de la C 3 avec le Nieuport 10 n° 328 - Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Slt Georges Guynemer pose vraisemblablement devant le Spad VII n° S 115 en septembre 1916. Cet avion porte le nom de baptème "Vieux Charles" (le 6ème) et le numéro d'identification dans l'escadrille "2".

Slt Georges Guynemer pose devant son SPAD VII n° S 115 "Vieux Charles" (le 6ème) à la mi-septembre 1916 - Il a perçu cet appareil, le 27 août 1916 qui sera détruit par un obus de DCA français, le 23 septembre de la même année - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Georges Guynemer pose en compagnie de son tout premier SPAD VII, le n° S 115, qu'il a perçu le 27 août 1916 - L'As a perçu un total de quatre SPAD VII, les numéros S 115 - S 132 - S 254 - S 413 entre le 27 août 1916 au juin 1917 - Il passera ensuite sur SPAD XII et XIII - Photo collection François Vincent que je remercie pour son aide.

Départ pour une mission de chasse de Georges Guynemer, aux commandes du SPAD VII n° S 115 qu'il a perçu le 27 août 1916 - Cet avion sera abattu par l'artillerie française, le 23 septembre de la même année - Guynemer a remporté quatre victoires homologuées à ses commandes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection François Vincent que je remercie pour son aide.

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Après avoir passé en revue les hommes et les avions des escadrilles SPA 3 et SPA 73, le général Louis Franchet d'Esperey, commandant du groupe d'armées du Nord, remet au Cne Georges Guynemer la rosette d'officier de la Légion d'Honneur sur le terrain de Bonne-Maison, le 5 juillet 1917 - Ils assistent ensuite au défilé de la 11ème compagnie du 82ème régiment d'infanterie - A arrière plan, on aperçoit les hommes et les SPAD des escadrilles alignés pour la parade - Cette photo est à associer avec celle montrant l'alignement des avions - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Gaston Rameau transmise par Laurence Denis, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Alignement des pilotes et mécaniciens des escadrilles SPA 3 et SPA 73 pour la revue du général Franchet d'Esperey, sur le terrain de Bonne-Maison, le 5 juillet 1917 - En avant des avions et des personnels des unités, deux groupes d'aviateurs qui vont être décorés par le général - Le Cne Georges Guynemer est dans le premier groupe, le 7ème à partir de la gauche - Il va recevoir la rosette d'officier de la Légion d'Honneur - Cette photo est à associer avec celle montrant l'alignement des avions - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Gaston Rameau transmise par Laurence Denis, sa petite fille, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

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Photo dédicacée par Georges Guynemer sur le terrain de Bergues-Bierne, le 11 août 1917 - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Une belle série montrant le départ en mission de Georges Guynemer aux commandes du Spad XIII n° 504 en août 1917 - C'est à bord de cet avion qu'il a remporté sa dernière victoire, la 53ème, le 20 août 1917 et qu'il sera abattu, le 11 septembre de la même année. Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Spad XIII n° S 504 du Cne Georges Guynemer en août 1917 - A cette époque, il est à la tête de 52 victoires homologuées et 29 non homologuées - Il sera mortellement blessé d'une balle à la gorge aux commandes de cet appareil, dans les environs de Poelcapelle, le 11 septembre 1917 - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Le Spad XIII de Georges Guynemer immortalisé avant le décollage - L'As, au sommet de sa gloire, attirait une foule considérable de curieux qui lui vouaient une culte quasi religieux - Cet avion porte des marquages inhabituels, comme un large "X" sur le milieu de l'aile supérieure, une bande d'identification de fuselage inclinée certainement bicolore ou tricolore - Photo collection Jean-Jacques Leclercq que je remercie pour son aide.

Slt René Dorme - pilote de l'escadrille N 3
Carte postale d'époque.


Slt René Gaston Dorme - Né le 30 janvier 1894 à Abaucourt-lès-Souppleville (Meuse) - Unité d'origine 7ème régiment d'artillerie de Bizerte (Tunisie) - Formé à l'école de Pau - Brevet de pilote militaire n° 1046 à l'école d'aviation militaire de Pau, le 5 juin 1915 - Pilote de l'escadrille 94 DCA (future escadrille 466) du XXX au 2 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 95 (future escadrille 461) du 2 mars au 11 juin 1916 - GDE du 11 au 27 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 de 27 juin 1916 au 26 mai 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 18 octobre 1916 - Tué au combat, le 26 mai 1917, dans le secteur des forts de la Pompelle - Nogent l'Abbesse - 23 victoires homologuées et 29 non homologuées - 17 citations à l'ordre de l'armée - Photo : SHD section Air de Vincennes.

Adjudant René Dorme devant son Spad VII numéro S 314 baptisé "Père Dorme IV" sur le terrain de Manoncourt-en-Vermois en mars 1917 - Cigogne noire à plumes blanches avec pattes et bec rouge - Photo SHD section Air de Vincennes- numéro B 87 / 282 - Origine Merilhou.

Le Slt René Dorne pose devant un SPAD VII de l'escadrille N 3 en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Bernard Lambert que je remercie pour son aide.

Cne Albert Victor Robert Auger - Né le 26 janvier 1889 à Constantine (Algérie) - Fils de Michel Armand Auger (Capitaine au 3ème régiment de Zouaves) et Antoinette Louise Jeanne Bremens - Domiciliés au 19, rue du temple à Bordeaux (Gironde) - Classe 1909 - Recrutement d'Amiens (Somme) sous le matricule n° 70 - Engagé volontaire pour 3 ans au 11ème régiment d'infanterie, le 24 octobre 1907 - Nommé Caporal, le 24 février 1908 - Nommé Sergent, le 26 septembre 1908 - Nommé Sergent-fourrier, le 14 avril 1909 - A suivi les cours de l'école de tir du camp de Ruchard (Indre-et-Loire) du 25 septembre au 9 novembre 1909 - Affecté au 8ème bataillon de Chasseurs à Pied, le 26 octobre 1909 - En formation à l'école militaire d'infanterie comme Aspirant, le 1er novembre 1911 - Affecté au 31ème régiment d'infanterie comme sous-lieutenant, le 1er octobre 1912 - Blessé d'une balle avec fracture du fémur de la cuisse droite à Fossé, le 31 août 1914 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 20 octobre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 25 janvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 928 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 11 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 11 du 11 mai au 29 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille N 31 du 9 septembre 1915 au 28 avril 1916 - Nommé Capitaine, le 28 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 du 25 octobre 1916 au 28 juillet 1917 - Commandant de l'escadrille N 3 du 6 mai 1917 au 28 juillet 1917, date de sa mort - Grièvement blessé au cours d'un combat aérien, aux commandes du SPAD VII n° S 1723, dans les environs de Boesinghe (Belgique), le 28 juillet 1917 - Son adversaire était probablement le Vfw Rudolph Francke du Jasta 8 qui a revendiqué une victoire à Bixschoote, à 3 km du Nord de Boesinghe - Décédé des suites de ses blessures au combat à l'hôpital militaire de Dunkerque (Nord), le 28 juillet 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 9 août 1917 - Titulaire de 7 victoires holomoguées - Croix de Guerre - 5 citations à l'ordre de l'armée - Photo collection Daniel Porret que je remercie pour son aide - Sources : Extrait de naissance - Pam - Etat des services - Fiche matricule du département de la Somme - LO - MpF - Acte de décès - JORF - Dernière mise à jour : 3 février 2017.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Albert Victor Robert Auger au 31ème régiment d'infanterie, en date du 20 octobre 1914 : "Est depuis le 22 août 1914 une compagnie de son régiment dont tous les officiers avaient été blessés, a en cette qualité brillamment conduit son unité, l'entrainant par son calme et sa froide bravoure jusqu'au moment où il est tombé grièvement blessé (3 balles dont une balle a brisé la cheville)"

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Albert Victor Robert Auger, du 31ème régiment d'infanterie, commandant l'escadrille N 3, en date du 9 août 1917 : "Brillant pilote de combat. Le 16 février, a attaqué seul quatre avions de chasse ennemis et grâce à son audace et son habileté exceptionnelle, leur a tenu tête jusqu'à ce qu'il ait été blessé. Le 22 avril, a abattu en flammes son quatrième avion allemand."

Photo du Cne Albert Auger, aux commandes de son SPAD VII, qu'il a envoyé à Mlle Gabrielle Perrivin, le 17 janvier 1917 - Elle comporte les signatures de l'officier pilote, ainsi que les grands AS de la N 3, à savoir Alfred Heurtaux, Mathieu Tenant De la Tour, Albert Deullin, René Dorme et Georges Guynemer - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide

Cne Georges Louis Auguste Bellemois - Né le 21 juin 1880 à Paris (75) - Fils de Georges Bellemois et de Marie Someley - Classe 1900 - Recrutement de la Seine sous le matricule n° XXX - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 5 octobre 1901 - Affecté à un régiment de Zouaves - Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1903 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1905 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 11 janvier 1911 - Brevet de pilote civil n° 546 délivré par l'Aéroclub de France - Brevet de pilote militaire n° 45 obtenu, le 5 septembre 1911 - Commandant de l'escadrille BL 3 du 1er août 1914 au 28 avril 1915 - Nommé Capitaine, le 1er novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, le XX avril 1915 - Entrainement sur avion Voisin au GDE du 28 avril au 4 mai 1915 - Affecté à la division Maurice Farman de la RGAé du Bourget puis à la division Caudron du RGAé du Bourget du 4 mai au 5 juin 1915 - Commandant de l'escadrille C 43 du 5 juin 1915 au 1er mars 1916 - Détaché à la RGAé du 1er au 7 janvier 1916 - Hospitalisé à partir du 5 février 1916, puis convalescence d'un mois - Rayé des comptes de la C 43, à compter du 1er mars 1916 - Affecté au SFA de Chalais-Meudon du XX mars au XX décembre 1916 - Commandant de l'escadrille 307 DCA / SPAbi 442 du XX décembre 1916 au 7 février 1918 - Commandant de l'aéronautique militaire du 2ème corps d'armée du 6 mars au 20 septembre 1918 - Sources : Pam - CCC BL 3 - CCC C 43 - Dernière mise à jour : 6 juillet 2015 - Photo extraite d'une carte postale d'époque

Slt Louis Risacher - Né le 14 juillet 1894 à Paris (75) - Fils de Emile Joseph Risacher et de Virginie Gathy - Mobilisé au 46ème régiment d'infanterie, le 17 décembre 1914 - Blessé par des éclats de grenade à Vaucroy en 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 25 juin 1916 - Présélection personnel navigant et cours théorique à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 4774 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 16 octobre 1916 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage du tir aérien à l'école de Cazaux - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille N 3 du 26 juin 1917 à 1er mars 1918 - Volera dans cette unité aux commandes du Nieuport 17 n° 1917 - SPAD VII n° 1759 - En subsistance au GC 12 du 20 juin au 25 septembre 1917 - Nommé Sergent, le 1er juillet 1917 - Moniteur de l'école d'aviation militaire de Pau du 1er mars au 1er avril 1918 - Nommé Sous-Lieutenant - Pilote de l'escadrille SPA 3 du 1er avril au 17 août 1918 - Vole pendant cette période sur le SPAD XIII n° 2842 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 1er septembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 159 du 20 août 1918 jusqu'au 2ème trimestre 1919 - 5 victoires homologuées - Croix de Guerre - 5 citations - Commandant le GC III/10 - Croix de Guerre 39-45 - Commandeur de la Légion d'Honneur - Décédé, le 10 juin 1986 - Repose au cimetière de Neuilly-sur-Seine - Photo collections SHD du château de Vincennes via David Méchin que je remercie pour son aide.

Sgt Franck Baylies - Né le 28 septembre 1895 à New-Bedford (Massachusetts) - D'abord affecté à l'armée d'Orient dans le service des ambulances américaines - Passe à l'aviation, le 1er juin 1917 - Brevet de pilote militaire n° 8718 en date du 20 septembre 1917 à Avord - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau - Pilote de l'escadrille SPA 73 du 19 novembre au 18 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 3 du 18 décembre 1917 au 17 juin 1918 - Nommé Sergent, le 18 mars 1918 - Tué au combat, aux commandes d'un SPAD XIII, dans les environs d'Arvillers, le 17 juin 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Wilhelm Leusch du Jasta 19 (sa 2ème victoire) - Titulaire de 12 victoires homologuées - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Slt Mathieu Marie Joseph Louis Antoine Tenant de la Tour - Né le 5 décembre 1883 à Paris - Entré en service actif au 5ème régiment de Hussards, le 28 novemebre 1902 - Une citation à l'ordre du régiment, le 27 septembre 1914 - Observateur d'armée - Brevet de pilote militaire n° 1029 à l'école d'aviation militaire de Pau, le 3 juin 1915 - Stage de perfectionnement à Avord - Pilote de l'escadrille MS 15 du 6 juillet au 25 août 1915 - Blessé au cours d'un accident aérien, le 30 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 57 par décision du GQG n° 2847 en date du 6 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 du 6 juin 1916 au 21 mars 1917 - Pilote et commandant de l'escadrille N 26 du 21 mars au 17 décembre 1917 - Décédé des suites d'un accident aérien au cours d'une exhibition d'acrobatie à Auchel (62), le 17 décembre 1917 - Neuf victoires - Sept citations (une cavalerie, 6 aéronautique) - Légion d'Honneur en 1916 - 3 blessures - Carte postale d'époque.

Slt Mathieu Marie Joseph Louis Antoine Tenant de la Tour - Né le 5 décembre 1883 à Paris - Entré en service actif au 5ème régiment de Hussards, le 28 novembre 1902 - Une citation à l'ordre du régiment, le 27 septembre 1914 - Observateur d'armée - Brevet de pilote militaire n° 1029 à l'école d'aviation militaire de Pau, le 3 juin 1915 - Stage de perfectionnement à Avord - Pilote de l'escadrille MS 15 du 6 juillet au 25 août 1915 - Blessé au cours d'un accident aérien, le 30 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 57 par décision du GQG n° 2847 en date du 6 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 3 du 6 juin 1916 au 21 mars 1917 - Pilote et commandant de l'escadrille N 26 du 21 mars au 17 décembre 1917 - Décédé des suites d'un accident aérien au cours d'une exhibition d'acrobatie à Auchel (62), le 17 décembre 1917 - Neuf victoires - Sept citations (une cavalerie, 6 aéronautique) - Légion d'Honneur en 1916 - 3 blessures - Collection Jean-Paul Borderelle que je remercie pour son aide.

Slt Roger Louis Alphonse Guillaumot - Né le 14 juillet 1894 à Paris (75) - Fils de Paul François Guillaumot et de Gabrielle Marie Michelange Mougis - Profession avant guerre Dessinateur mécanicien - Engagé volontaire pour 3 ans au titre de la 1ère compagnie d'avaition du 1er régiment de Génie, le 29 décembre 1912 - Formation de mécanicien du 29 décembre 1912 au 7 mars 1913 - Affecté au centre d'aviation de Villacoublay comme mécanicien du 7 mars 1913 au 9 septembre 1914 - Elève pilote à l'école d'aviation militaire de Tours du 9 septembre au 10 novembre 1914 - Stage à l'école d'aviation militaire de Pau du 10 novembre 1914 au 15 janvier 1915 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 15 janvier au 8 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 911 à l'école d'aviation militaire de Tours, le 8 mai 1915 - Pilote de l'escadrille F 1 du 4 juin 1915 au 20 septembre 1916 - Nommé Caporal, le 10 juillet 1915 - Une citation à l'ordre du régiment en mai 1915 - Nommé Sergent, le 9 septembre 1915 - Une citation à l'ordre du Corps d'armée en octobre 1915 - Médaille Militaire, le 3 février 1916 - Une citation à l'ordre du corps d'armée en juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 / SPA 3 du 20 septembre 1916 au 1er mars 1918 - Nommé Adjudant, le 19 décembre 1916 - Une citation à l'ordre du régiment en juillet 1917 - Nommé Sous-Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1918 - Affecté comme Instructeur de tir aérien à l'école de Cazaux du 1er mars 1918 au 7 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 91 du GC 17 du 7 mai au 24 novembre 1918 - Croix de Guerre 14-18 avec 2 palmes, 1 étoile de Vermeuil et 3 étoiles de bronze - Affecté au STA du 24 novembre 1918 au 6 mai 1919 - Affecté au CRA de Buc du 6 mai au 1er octobre 1919 - Affecté au commandement du CRA de Blanc-Mesnil et adjoint technique au commandant de l'annexe du ESHG du 1er octobre au 8 novembre 1919 - Désigné pour l'armée du Levant / Affecté au 1er régiment d'aviation d'observation du 8 novembre 1919 au 27 janvier 1922 - Marié avec Renée Berthe Henriette Peinturier à paris, le 9 décembre 1919 - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 25 janvier 1920 - Envoyé en mission à Constantinople comme adjoint au commandant du parc aéro de l'AFL du 1er avril au 1er août 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation de l'armée du levant du 1er août 1920 au 1er octobre 1920 - Désigné pour le commandement du groupe de SPAD de l'armée du Levant du 1er octobre 1920 au 27 janvier 1922 - Médaille Militaire, le 1er décembre 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation et mis à la disposition du Ministre des Colonies en vue du départ en Indochine du 27 janvier 1922 au 13 mai 1925 - Embarqué sur l'Amboise, le 27 janvier 1922 - Affecté à l'escadrille n° 2 commandant la section photo du 1er mars 1922 au 13 mai 1925 - Chevalier de la légion d'Honneur, le 9 juillet 1924 - Rentre en France par le Chili du 13 mai au 17 juin 1925 - Affecté au 2ème régiment d'aviation du 7 novembre 1925 au 8 décembre 1926 - Mis à la disposition du Ministre du Commerce et de l'Industrie du 8 décembre 1926 au 11 août 1927 - Décédé au cours d'un accident aérien à Le Chesnay (Seine et Oise), le 11 août 1927 - Photo mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

* Citation à l'ordre du régiment en date du 8 septembre 1915 : "Pilote de premier ordre accomplissant les missions de façon parfaite attaqué par un avion ennemi, le 11 août 1915, au cours d'un réglage de tir, lui a fait face et l'a poursuivi jusqu'à son terrain d'atterrissage, a eu son appareil atteint d'éclats d'obus et de balles de mitrailleuses."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée en date du 3 février 1916 : "Au cours d'un réglage de tir, le 17 janvier 1916, apris part hardiment à l'attaque d'une groupe de trois avions ennemis qui franchissaient nos lignes. devançant tous les poursuivants a réussi par son audace et son habileté à mettre hors de combat un de ses adversaires qui après une chute brutale fut obligé d'atterrir dans ses lignes, l'a poursuivi jusqu'au moment où une panne de moteur résultant du combat, l'a obligé à rentrer en franchissant les tranchées à 600 mètres. A pu, grâce à son habileté, atterrir sur un terrain difficile et a ramené son avion crIblé de balles."

* Citation à l'ordre du 33ème corps d'armée en date du 30 octobre 1915 : "A fait preuve des plus brillantes qualités en exécutant au cours des dernières attaques plusieurs reconnaissances par jour, malgré les circonstances atmosphériques les plus défavorables qui l'obligeaient à survoler les lignes très bas."

* Citation à l'ordre du régiment en date du 10 juillet 1917 : "Bon pilote de chasse ardent et audacieux. A forcé deux avions ennemis à descendre désemparés le 7 février et le 28 avril 1917. Livre depuis un an sans arrêt de nombreux et durs combats."

* Citation à l'ordre de la colonne d'Ain Tab en date du 2 mars 1921 : "Pilote de SPAD. Pendant le siège d'Ain Tab, a fait preuve d'un superbe mépris du danger en exécutant de nombreuses reconnaissances, survolant à basse altitude les rassemblements ennemis, signalant au commandement de la colonne, les mitraillant et les bombardant."

* Témoignage de satisfaction délivré par le Chef d'Escadron Denain, commandant l'Aéronautique de l'Armée du Levant, le 28 mars 1921 : "La Section SPAD de la 53ème escadrille sera constituée avec quatre nouveaux avions SPAD à prendre le plus tôt possible à Rayack. Cette section a incontestablement fourni depuis sept mois, un travail fort utile, son personnel navigant, et en particulier, le sous-lieutenant Guillaumot, qui n'a cessé de donner l'exemple , mérite d'en être félicité. Il y a donc lieu de maintenir cette unité qui a fait ses preuves. Toutefois, dans le but d'utiliser complétement l'énergie et l'habilité des pilotes auxquels les avions SPAD ne permettent pas dedonner tout ce qu'ils sont capables. Le commandant du Secteur Aéronautique fera entraîner sur Breguet (XIV) les pilotes de SPAD et les utilisera ausii bien sur monoplace que sur biplace. A cet égard, l'initiative du sous-lieutenant Guillaumot, prenant un Breguet pour le bombardement d'Hériha, a été apprécié."

* Citation à l'ordre de l'armée du Levant en date du 22 août 1921 : "Pilote doué de toutes les qualités de cran, d'adresse et de dévouement qui ont fait la gloire de notre aviation de chasse. A la tête d'une section autonome SPAD, payant d'exemple et d'ingéniosité, a su faire d'une unité plus destinée à la lutte aérienne qu'à la coopération aux troupes en colonne, une arme offensive et souple dont les liaisons, les reconnaissances, les mitraillages et les bombardements, ont été toujours très appréciés. A, en octobre 1920, en Cilicie, et en janvier 1921, aux environs d'Alep, rendu des services les plus brillants."

* Témoignage de satisfaction délivré par le Général de Division Andlaur, commandant supérieur des troupes du Groupe de l'Indochine, délivé le 4 mars 1925 : "A l'heure où vient de se terminer heureusement la magnifique randonnée aérienne entreprise par Monsieur le Résidant supérieur au Laos, je tiens à vous exprimer toute ma satisfaction pour la remarquable performance réalisée en cette circonstance par le personnel de l'Aéronautique, mis à la disposition de Monsieur Bosc. Triomphant de difficultés de toutes sortes, rivalisant d'habileté et d'énergie, portant nos couleurs en plein ciel jusque sur nos frontières les plus lointaines, pilotes et mécaniciens ont donné aux populations indigènes, un témoignage éclatant de la valeur française et puissamment contribué à l'oeuvre de propagande nationale. J'ai tout particuliérement admiré le courage et la tenacité du Lieutenant Guillaumot et de ses mécaniciens annamites accomplissant sans escale et dans le temps minimum le trajet Muongsing-Vientien sur un avion réparé avec des moyens de fortune, l'adresse et le sang-froid de l'Adjudant Lambert effectuant un atterrissage à Muongle dans les conditions les plus défavorables, je vous prie de leur transmettre à tous mes félicitations les plus chaleureuses."

* Témoignage de satisfaction délivré par le Général de Division Andlaur, commandant supérieur des troupes du Groupe de l'Indochine, délivé le 11 mars 1925 : "Au cours d'un voyage aérien au-dessus des régions montagneuses du Nord-Ouest de l'Indochine, a montré en sus des qualités de hardiesse et de sang-froid qui lui sont habituelles, une valeur technique exceptionnelle en démontant lui-même son moteur qui avait faibli et le révisant complétement, le remettant à même de continuer jusqu'à la fin dans de bonnes conditions, le survol de régions particulièrement inhospitalières. A ainsi pris une responsabilité que sa grande valeur technique, pouvait seule lui permettre de prendre, et a permis d'économiser les sommes considérables qu'il aurait fallu dépenser pour dépanner l'appareil, s'il n'avait pu repartir."

Ltt Vladislaw Sondermayer - Né le 12 octobre 1893 à Belgrade (Serbie) - Fils de Roman Sondermayer et de Stanislova Djouritch - Engagé au 1er régiment de cavalerie, le 12 octobre 1912 - Passé à l'aviation comme observateur, le 24 juin 1917 - Observateur de l'escadrille 521 de Salonique puis GQG de la 2ème armée serbe du 24 juin 1917 au début 1918 - Brevet de pilote militaire n° 8569 obtenu à l'armée d'Orient, le 12 septembre 1917 - Pilote détaché à l'escadrille SPA 3 - Photo Gaston Rameau transmise par Laurence Denis, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Ltt Vladislaw Sondermayer - Né le 12 octobre 1893 à Belgrade (Serbie) - Fils de Roman Sondermayer et de Stanislova Djouritch - Engagé au 1er régiment de cavalerie, le 12 octobre 1912 - Passé à l'aviation comme observateur, le 24 juin 1917 - Observateur de l'escadrille 521 de Salonique puis GQG de la 2ème armée serbe du 24 juin 1917 au début 1918 - Brevet de pilote militaire n° 8569 obtenu à l'armée d'Orient, le 12 septembre 1917 - Pilote détaché à l'escadrille SPA 3 - Photo Gaston Rameau transmise par Laurence Denis, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Groupe de pilotes des escadrilles SPA 3, SPA 26 et SPA 103 sur le terrain d'Hétomesnil, le 8 mai 1918 - Assis au premier plan : René Fonck (SPA 103) - Au second plan, de gauche à droite : X - X - Ltt Benjamin Bozon-Verduraz (SPA 3) - X - Ltt Joseph Battle (cdt SPA 103) - Cne Louis Bucquet (pilote SPA 3) - Cne de Sevin (Cdt SPA 26) - X - Cne Georges Raymond (cdt SPA 3) - Ltt Vladislaw Sondermayer (pilote serbe de la SPA 3) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides à Paris mis en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Officiers formant l'état-major du GC 12 posent en compagnie de pilotes des escadrilles SPA 3, SPA 26 et SPA 103 sur le terrain d'Hétomesnil, le 8 mai 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides à Paris mis en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

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Pilotes des escadrilles SPA 3, SPA 26 et SPA 103 sur le terrain d'Hétomesnil en août 1918 - Debouts, de gauche à droite : Slt Henri Rabatel (SPA 3), Schwetter, Cne de Sevin, Ltt Fonck, Puget, Lelduneau, Castex, Thouzellier - Assis de gauche à droite : Cardonnet - Ltt Battle - Dombray - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides à Paris mis en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

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MdL Célestin Eugène Jules Sanglier - Né le 30 mars 1889 à Paris - Fils de Célestin Sanglier et de Marie Bonmarchand - Profession avant guerre mécanicien d'aviation - Appelé au 7ème régiment de chasseurs à cheval stationné à Evreux, le 25 avril 1908 - Mobilisé au 7ème régiment de Chasseurs à cheval, le 2 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 881 en date du 1er mai 1915 - Pilote de l'escadrille MF 98 T des Dardanelles du 30 mai au 23 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille N 49 du 8 décembre 1915 au 23 janvier 1916 - Hospitalisé à l'hôpital de Belfort du 23 janvier au 8 mai 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 8 mai au 16 juin 1916 - Pilote de l'escadrille N 62 du 16 juin 1916 au 8 avril 1917 - 4 victoires homologuées et 7 probables à l'escadrille N 62 - Pilote de l'escadrille N3 du 8 avril au 10 mai 1917 - Tué au combat, aux commandes d'un Spad VII, dans les environs de Brimont et Juvincourt, le 10 mai 1917 - Son adversaire était probablement le Ltn Heinrich Gontermann du Jasta 15 (sa 18ème victoire) - Photo SHD de Vincennes.

Adj Paul Emile Hatin - Né le 15 décembre 1881 à Paris (75) - Observateur de l'escadrille BL 30 du XXX au 24 février 1915 - Observateur de l'escadrille MS 3 / N 3 du 24 février 1915 au 30 avril 1916 - Nommé Adjudant, le 9 mai 1915 - Stage à l'école du tir de Cazaux du 1er au 22 février 1916 - Tué au cours d'un combat aérien dans les environs de Noyon (Oise), le 30 avril 1916 - Il faisait équipage avec le caporal Antoine Chassin qui a également perdu la vie - Leur adversaire était probablement le Ltn Röhr du KekE (sa 1ère victoire homologuée).

* Citation à l'ordre de l'armée : "Observateur de premier ordre. A montré, depuis 15 mois, au cours de nombreux vols de l'ennemi, de belles qualités d'endurance, de courage et de sang-froid. A livré 6 combats aériens. Au cours d'une reconnaissance, le 6 mars 1915, a eu le visage gelé. A continué néanmoins sa mission jusqu'au bout. Observateur de tout premier ordre, ayant fait preuve des plus belles qualités militaires, d'un esprit de devoir et de sacrifice au-dessus de tout éloge. A effectué plus de 70 missions aériennes, de reconnaissance, de photographie, de réglages et de bombardements. Chargé le 30 avril 1916 d'une reconnaissance à longue portée, entreprise, dans des conditions exceptionnellement défavorables, est disparu à la suite d'un combat aérien dans les lignes allemandes."

Les pilotes du Jasta 14 posent en compagnie du Caporal Lucien Perot, pilote de la SPA 3, fait prisonnier, aux commandes du SPAD VII n° 265, le 29 mai 1917 - De gauche à droite : Vzfw. Bowski - Ltn. Breuer (avec la moustache et la cravate) - Cal. Lucien Perot - l'as Walter Höhndorf (en civil) - Ltn. Walter Kypke - Ltn. Joseph Klever (en haut à l'avant de la fenêtre) - Vzfw. Otto Gerbig (mains sur les hanches) et à l'extrême droite, le Vzfw. Paul Rothe - Cette photo présente un intérêt particulier car elle montre plusieurs découpes d'entoilages d'avions français abattus par les pilotes de cette unité : une cigogne de la N / SPA 73, le sanglier découpé sur le Caudron R 4 du Slt Desbordes de la F 35 et "S 265" découpé sur le SPAD VII de Perot - Photo collection Lance Bronnenkant transmise par Gregory VanWyngarden que je remercie tous deux pour leur aide.

* Caporal Lucien Pérot - Né le 22 septembre 1895 à Paris (75) - Fils de Charles Pierre Pérot et de Léopoldine Lumiche - Profession avant guerre Robinétier - Engagé au 89ème régiment d'infanterie, le 20 décembre 1914 - Affecté au 131ème régiment d'infanterie - Affecté au 405ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er octobre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5234 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 24 janvier 1917 - Nommé Caporal, le 10 février 1917 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 19 avril 1917 - Pilote de l'escadrille N 3 du 6 mai au 29 mai 1917 - Fait prisonnier après un combat contre le VfW Hans Bowski du Jasta 14 (sa 1ère victoire), le 29 mai 1917 - Ce jour, il pilotait le SPAD VII n° 265.

Adj Joseph Barouillet - Né le 24 janvier 1892 à Bordeaux (33) - Profession avant guerre Domestique - Service militaire au 1er groupe de Chasseurs cyclistes, à compter du 1er octobre 1913 - Groupe cycliste de la 10ème division de Cavalerie, à compter du 2 août 1914 - Nommé Caporal, le 15 octobre 1914 - Nommé Sergent, le 27 novembre 1914 - Affecté au 12ème régiment de Cuirassiers - Une citation à l'ordre de la division, le 20 février 1915 - Une citation à l'ordre de la division en avril 1915 - Nommé Adjudant, le 1er juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Médaille Militaire en juin 1915 - Une citation à l'odre de l'aéronautique, le 4 juillet 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 4 juillet 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme Mitrailleur, le 3 février 1917 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Brevet de pilote militaire n° 7666 obtenu à l'école d'aviation militaire de Juvisy, le 24 juillet 1917 - Stage "avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute-Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 13 octobre 1917 - Pilote de la mission Roumanie du 7 novembre au 19 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 3 (GC 12) du 1er mars au 26 avril 1918 - Détaché sur le terrain de Rarcy du 8 ai 10 avril 1918 - GDE du 26 avril au 10 mai 1918 - Pilote du CRP de Paris à compter du 10 mai 1918 - Photo mise en ligne par le site Internet "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

 

Photo du Cne Henri Le Cour Grandmaison

Cne Henri Adolphe Charles Le Cour Grandmaison - Né le 20 février 1889 à Nantes (Loire-Atlantique) - Fils de Henri Adolphe François Le Cour Grandmaison (propriétaire et conseiller général) et de Mathilde Anne Marie Halgan (propriétaire) - Domiciliés au 2, rue Bréa à Nantes - Bachelier es lettres et es-sciences - Classe 1909 - Recrutement de Nantes (Loire-Atlantique) sous le matricule n° 3594 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 3ème régiment de Dragons, le 27 octobre 1909 - Nommé Brigadier, le 27 février 1910 - Nommé Brigadier fourrier, le 14 juin 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 27 août 1910 - Admis à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, le 15 octobre 1910 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 25ème régiment de Dragons, en date du 1er octobre 1911 - Affecté au 26ème régiment de Dragons, le 5 septembre 1913 - Nommé Lieutenant, le 1 er octobre 1913 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote de l’école d’aviation militaire de Chartres, le 7 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1539 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 septembre 1915 - Insigne de pilote militaire n° 2285 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord jusqu'au 3 novembre 1915 - Blessé d’une côte cassée et paralysie du bras gauche au cours d’un accident d’avion, à la RGA du Bourget, le 15 octobre 1915 - Pilote de la RGA du 3 novembre 1915 au 7 février 1916 - Pilote du GDE du 7 février au 1er avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 3 du 22 avril au 25 mai 1916- Pilote de l'escadrille N 62 du 25 mai au XX septembre 1916 - Pilote de la RGA du XX septembre 1916 au 14 octobre 1916 - Pilote de l’escadrille F 14 du 14 octobre 1916 au 6 mai 1917 - En mission à l’annexe de la RGA du 3 au 9 décembre 1916 - Pilote de l’escadrille N 93 du 6 au 19 mai 1917 - Pilote de l’escadrille F 14 du 19 mai au 11 juin 1917 - Pilote de l’escadrille N 89 du 11 juin 1917 au 8 octobre 1917 - Commandant de la N 95 du 8 octobre 1917 au 23 mars 1918- Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 28 novembre 1917 - Citation n° 250 à l’ordre du 9ème corps d’armée, en date du 11 décembre 1917 - Détaché au GDE du 1 er au 15 mars 1918 - Stage SPAD XVI au GDE du 23 mars au 6 avril 1918 - Affecté à l'aéronautique du 36ème corps d’armée du 6 avril 1918 au 29 août 1918 - Marié avec Mlle Anne Marie Alphonsine Mathilde Walckenaer à Paris 7ème (75), le 29 avril 1918 - Mariage religieux en l’église Notre-Dame de Bon-Port à Nantes (Loire-Atlantique), le 1er mai 1918 - Affecté comme adjoint technique à la mission américaine, le 29 août 1918 au 21 août 1919 - Citation n° 146 à l’ordre du 36ème corps d’armée, en date du 7 février 1919 - Démissionnaire et affectation, dans la réserve, au 26ème régiment de Dragons, le 21 août 1919 - Affecté au 7ème régiment de Hussard, le 27 décembre 1920 - Maire de Campbon (Loire-Atlantique) du 10 décembre 1919 à 1952 et plus - Conseiller général du canton de Savenay de 1920 à 1952 et plus - Nommé Capitaine de réserve, à titre définitif, le 25 décembre 1924 - Chevalier de la Légion d’Honneur, en date du 28 décembre 1928 - Domicilié Château de Coislon à Campbon (Loire-Atlantique) - Affecté, dans la réserve, au service des remontes de la 11ème région militaire, le 14 mars 1930 - Rappelé à l’activité par la mobilisation générale, le 29 août 1939 - Démobilisé, le 1er janvier 1940 - Médaille d’Honneur départementale & communale (vermeil), le 14 juillet 1950 - Domicilié au 2, rue Mondésir à Nantes (Loire-Atlantique) - Officier de la Légion d’Honneur, en date du 9 février 1952 - Décédé à Nantes (Loire-Atlantique), le 31 décembre 1960 - Sources : Bulletin de naissance - Pam - LO - CCC de l’escadrille N 3 - CCC de l’escadrille N 62 - CCC de l’escadrille F 14 - CCC de l’escadrille N 89 - CCC de l’escadrille SPA 95 - Fiche matricule du département de la Loire Atlantique - JORF - Dernière mise à jour : 23 juin 2017.

* Citation n° 250 à l’ordre du 9ème corps d’armée du Cne Henri Adolphe Charles Le Cour Grandmaison, au 26ème régiment de Dragons, commandant de l'escadrille N 95, en date du 11 décembre 1917 : "Officier ayant le sentiment le plus élevé du devoir et remplissant scrupuleusement les missions qui lui sont confiées. A assuré la protection de nombreux réglage et missions photographiques en écartant les avions ennemis. A ainsi livré plusieurs combats, attaqués des Drachens et fait des reconnaissances à longue portée, notamment les 14 avril, 16 juin, 21 juillet et 3 septembre 1917."

* Citation n° 146 à l’ordre du 36ème corps d’armée, en date du 7 février 1919 : "Officier aviateur d’un allant remarquable ayant accompli 300 heures de vols sur l’ennemi dans des circonstances parfois très difficiles. A rendu de grands services au service aéronautique du 36ème corps d’armée par ses vols de protection pendant les opérations de juin à septembre 1918."

 

Photo du Sol Paul Soreau

Sol Paul François Rodolphe Soreau - Né le 30 octobre 1894 à Paris (75) - Classe 1914 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 893 - Mitrailleur de l'escadrille N 3 du 22 avril au 16 mai 1916 - Décédé au cours d'un accident aérien, à bord d'un Nieuport 12, sur le terrain de Cachy, le 16 mai 1916 - Il faisait équipage avec le Slt Gabriel Foucault (pilote) a également perdu la vie - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 18 mai 1916 - Paul Soreau repose dans le cimetière des Batignolles (Paris 17ème) - Sources : MpF - CCC escadrille N 3 - JORF - Dernière mise à jour : 10 mars 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Sol Paul Soreau, mitrailleur à l'escadrille N 3, en date du 18 mai 1916 : "Sur le front dans la cavalerie, depuis le début de la guerre, s'est fait remarquer de ses chefs par sa bravoure, son esprit du devoir et son dévouement. Versé dans les troupes d'aéronautique et occupant un poste à l'abri du danger, a été employé sur sa demande instante comme mitrailleur en avion. A trouvé une mort glorieuse, le 16 mai 1916, au cours d'une mission aérienne."

Les souverains belges, Albert 1er et Elisabeth se font présenter l'escadrille N 3 par le Cdt Antonin Brocard, commandant du groupe de combat n° 12 en 1917 - Photo collection Serge Chalvet que je remercie pour son aide.

 

 

 

 

 

Les avions

Revue de l'aviation militaire sur le terrain de Villacoublay, le 27 septembre 1912 - Sur cette photo, des Blériot XI-2 de l'escadrille BL 3 alignés devant leurs tentes abris - Photo collection Albin Denis.

Blériot XI-2 des escadrilles BL 3 et BL 10 alignés sur le terrain d'aviation du Champ de Mars de Belfort avant guerre - La BL 10 est née du dédoublement de l'escadrille BL 3 - Carte postale d'époque.

Blériot XI-2 n° 213 de l'escadrille BL 3 sur le terrain du Champ de Mars de Belfort avant guerre - Carte postale dépoque.

Morane-Saulnier type L de l'escadrille MS 3, le 22 avril 1915 - A cette date, l'escadrille 3 est stationnée à Vauciennes - Photo Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Morane Saulnier type L de l'escadrille MS 3 de l'équipage composé par le Caporal Georges Guynemer (pilote) et du caporal Charles Guerder (mitrailleur). C'est avec cet avion qu'ils ont remporté leur première victoire contre un Aviatik de la FlAbt 26, le 19 juillet 1915. Photo : SHD section Air de Vincennes.

Caporal Georges Guynemer (pilote) et soldat Charles Guerder (mitrailleur) posant devant leur Morane Saulnier type L de l'escadrille MS 3 C'est avec cet avion qu'ils ont remporté leur première victoire contre un Aviatik de la FA 26, le 19 juillet 1915. Photo : SHD section Air de Vincennes.

* Soldat de 2ème classe Charles Guerder - Né le 1er mars 1892 à Budling (57) - Fils de Jean Guerder (cultivateur / palefrenier) et de Catherine Hesse - En service actif au 25ème régiment d’Infanterie de Cherbourg, le 1er octobre 1913 . Au début de la guerre, il est affecté à l’escadrille MS 3 plus connue sous le nom de l’escadrille des Cigognes où il sera le mécanicien-mitrailleur de Georges Guynemer - Démobilisé le 26 juin 1918 - Titulaire de la M édaille Militaire, de la Croix de Guerre et d’une citation à l’ordre de l’Armée. Ouvre un atelier de mécanique à Paris puis à Aubervilliers où il décède, le 24 mars 1963, au 171 de la rue Danielle Casanova - Son atelier avait en façade le panneau : « Charles Guerder, mécanicien de Guynemer »

Morane Saulnier type L de l'escadrille N 3 photographié lors d'une présentation des avions en service dans les escadrilles de la 6ème Armée sur le terrain de Breuil-le-Sec en juin 1915 - Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

L'Adj Jules Védrines, pilote de l'escadrille MS 3, va installer aux commandes du Morane-Saulnier type N n° MS 390, sur le terrain de Breuil-le-Sec pendant l'automne 1915 - Cet avion est armé d'une mitrailleuse Hotchkiss tirant à travers l'hélice dont les pales ont été équipées de déflecteurs destinés à dévier les balles qui les frapperaient - Photo collection Librairy of Congress Washington USA

Morane-Saulnier type N n° MS 390 piloté par Jules Védrines de l'escadrille MS 3, photographié lors d'une présentation des avions en service dans les escadrilles de la 6ème Armée sur le terrain de Breuil-le-Sec en novembre 1915 - Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Jules Védrines de l'escadrille MS 3 présente son Morane Saulnier type N équipé des déflecteurs sur les pales d'hélice lors de la revue des moyens aéronautiques de la 6ème armée sur le terrain de Moreuil, en juin 1915. On aperçoit le chef de l'EM de la 68ème division d'infanterie monté sur un escabeau, derrière Védrines et devant l'hélice, le Cne Gérard chef de l'aéronautique de la 6ème armée et le Cne Bellemois chef de l'escadrille C 43.
Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 de l'escadrille N 3 photographié lors d'un passage sur le terrain occupé par l'escadrille C 43. Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Ltt Albert Louis Deullin, pilote de l'escadrille MS 3 / N 3 du 16 janvier 1916 du 22 février 1917, pose devant un Nieuport 10 de son escadrille sur le terrain de Cachy pendant l'été 1916 - Photo droits réservés.

Gros plan de l'avant d'un Morane-Saulnier type N, équipé de déflecteurs de pales d'hélice, appartenant à l'escadrille N 3 stationnée sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 2 février 1916 - L'arme de bord est une mitrailleuse Hotchkiss alimentée par bande rigide - Photo de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Vue d'ensemble du Morane-Saulnier type N, équipé de déflecteurs de pales d'hélice, de l'escadrille N 3 sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 2 février 1916 - L'entoilage de fuselage a déjà bien vécu - Photo de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Nieuport 11 de l'escadrille N 3 sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 2 février 1916 - Avec la perception de ces modèles qui remplacent les MS type L, l'escadrille est entièrement équipée d'avions Nieuport (10 et 11) et prend l'appellation de N 3 - L'arme de bord, une mitrailleuse Lewis, fixée sur l'aile supérieure, tire en dehors du champ de l'hélice - Les modèles 11 ont été livrés récemment et portent encore leur finition d'usine - Photo de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Présentation aux journalistes des moyens aériens de l'escadrille N 3 sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 2 février 1916 - Les deux exemplaires visibles sur cette photo sont les Nieuport 11 n° N 588 et Nieuport 10 n° N 460 - Le Cne Brocard, commandant de l'escadrille, est visble à l'arrière plan, à gauche - Les avions sont encore dans leur configuration de sortie d'usine, propres et neufs, ce qui laisse envisager une livraison très récente - Photo de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Alignement des avions des escadrilles N 3 et MF 62 sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 2 février 1916 - De droite à gauche : un Nieuport 12, deux Nieuport 11, un MS type N appartenant à l'escadrille N 3 - Six Maurice Farman MF 11 et MF 11 bis de l'escadrille MF 62 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo de l'annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de Paris mis en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Spad A2 n° S 18 de l'escadrille MS 3 sur le terrain de Breuil-le-Sec en mars 1916 - Equipage composé du Sgt Henri de Guibert (pilote) et de Hatin (observateur) - Photo : Famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Autre vue du Spad A2 n° S 18 de l'escadrille MS 3 sur le terrain de Breuil-le-Sec en mars 1916. Equipage composé du Sgt Henri de Guibert (pilote) et de Hatin (observateur). Photo : Famille de Guibert que je remercie pour son aide.

Sapd A 2 affecté à l'escadrille N 3 photographié lors d'une présentation des avions en service dans les escadrilles de la 6ème Armée sur le terrain de Moreuil en juin 1916. Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Visite d'officiers supérieurs russes à l'escadrille MS 3 devant un Spad A2 - Photo : Famille Blamoutier que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 n° N 320 de l'escadrille N 3 photographié lors d'une présentation des avions en service dans les escadrilles de la 6ème Armée sur le terrain de Moreuil en juin 1916. - Cet avion sera utilisé par l'As Georges Guynemer - Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Le Sgt Georges Guynemer explique le maniement de la mitrailleuse Lewis de son Nieuport 10 n° N 320 sur le terrain de Pierrefonds en janvier / février 1916 - Il s'agit vraisemblablement d'un biplace à moteur 80 HP transformé en monoplace à moteur Gnôme de 110 HP - Il a été baptisé "Vieux Charles - Esc N 3" - C'est le premier d'une longue série - Ce marquage n'était visible que du côté droit - Guynemer était venu rendre visite à ses camarades de l'escadrille C 10 - Cet appareil a été détruit lors d'un atterrissage sur le terrain de Breuil-le-Sec, le 5 mars 1916 - Photo collection Diego Valvatore que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 affecté à l'escadrille N 3 photographié lors d'une présentation des avions en service dans les escadrilles de la 6ème Armée sur le terrain de Breuil-le-Sec en novembre 1915. Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 de l'escadrille MS 3 utilisé par le Sergent Georges Guynemer à partir de décembre 1915. Les avions de l'escadrille ne portent pas encore de cigogne qui sera adoptée à la mi-1916. Photo : SHD section Air de Vincennes.

 

Nieuport 11 affecté à l'escadrille N 3 photographié lors d'une présentation des avions en service dans les escadrilles de la 6ème Armée sur le terrain de Moreuil en juin 1916. Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 B n° N 328 baptisé "Vieux Charles III" - Il s'agit d'un avion monoplace remotorisé avec un moteur Rhône 110 ch - Cet appareil est équipé d'un pare-brise, d'un rétroviseur et d'un appui-tête - On ne connait pas d'autre exemple sur Nieuport 10 français - Il arbore l'inscrition "Vieux Charles III" - Il n'a probablement pas dépassé le début juillet 1916 puisqu'il ne porte pas de cigogne, ni numéro individuel - Il pourrait avoir été abattu, le 6 juillet 1916 - Photo André Beaumard que je remercie pour son aide.

Nieuport 11 n° N 608 du Slt Jean Paul Peretti avant son remontage - A l'hélice, le soldat Cessens, mécanicien de l'unité et à la queue, le soldat Bouchez - Précédemment affecté aux escadrilles MS 37 et N 31, Peretti a été pilote de l'escadrille N 3 du 3 janvier au 28 avril 1916 - Il a été grièvement blessé pendant un combat aérien par une balle qui l'a touché dans le dos, dans la région de Vadelaincourt (Meuse), le 28 avril 1916 - Malgré sa blessure, il a réussi à ramener son Nieuport 11 et a tenté d'atterrir - Après un virage à droite, son avion a touché une ligne de peupliers et s'est disloqué au sol - Perretti fut éjecté vers l'avant et se fractura le crâne - L'officier ne pilotait pas cet avion le jour de sa mort - Quand la N 3 a fourni une partie de ses pilotes pour constituer le noyau chasse de la N 62, le Ltt le Cour Grandmaison y a été affecté, aux commandes du N 608, le 18 mai 1916 - Photo collection Pierre Olivier Boillet que je remercie pour son aide.

Nieuport 10 B n° N 328 baptisé "Vieux Charles III" du Sgt Georges Guynemer - Perçu pendant le 2ème trimestre 1916, cet avion a été remotorisé avec un Rhône 110 HP - Il est en outre équipé d'un pare-brise, d'un rétroviseur et d'un appui-tête - Le sort final de cet appareil n'est pas connu, il pourrait avoir été abattu, le 6 juillet 1916 - Photo collections SHD du Château de Vincennes via Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Nieuport 11 n° N 588 codé "9" piloté par Georges Raymond en juin-juillet 1916 de l'escadrille N 3 - C'est le dernier Nieuport 11 livré à l'escadrille N 3 - Photo Collection Jean-François Martin que je remercie pour son aide.

Le Nieuport 17 n° N 1531 codé "2" baptisé "Vieux Charles" (le n° 4) de Georges Guynemer vient d'être rapatrié sur le terrain sur une remorque d'aviation après un atterrissage en campagne près de Chipilly - Il avait perçu ce type 17 du deuxième modèle en juillet 1916 - Il a été gravement endommagé après la rupture d'une pale d'hélice, le 28 juillet 1916 - Derrière le fuselage, on aperçoit Georges Guynemer et Gaston Sevin, son mécanicien - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Gaston Sevin transmise par Marie-Claude Robinot, son arrière-petite-nièce, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Nieuport 16 n° N 1367 codé "5" piloté par Louis Bucquet pendant l'été 1916 - Photo famille Moineville que je remercie pour son aide.

Nieuport 17 de l'escadrille N 3 en 1916 - Il s'agit probablement de n° N1499 - La mitrailleuse Lewis tire en dehors du champs d'action de l'hélice. Photo SHD section Air de Vincennes.

Guynemer pose devant le Nieuport 17 n° N 1530 codé "2" (le "Vieux Charles" n° 5) rapatrié sur le terrain sur une remorque d'aviation - Endommagé au cours d'un combat aérien, Guynemer l'avait posé dans les lignes, le 21 août 1916 - Il a été démonté de nuit à la hache - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Les avions

Nieuport 17 de l'escadrille N 3 pendant 1916 - Il s'agit vraisemblablement du N 1560 codé 10" du Slt Mathieu Tenant de la Tour - L'armement est maintenant synchronisé - Photo Collection Jacques Mutin

Nieuport 17 de l'escadrille N 3 en 1917 - Il s'agit du même avion que la photo ci-dessus
Photo SHD section Air de Vincennes



Slt René Dorme aux commandes du Nieuport 16 codé "2" sur le front de la Somme, le 21 juillet 1916 - Photo famille de Guibert que je remercie pour son aide

Slt René Dorme à bord du Nieuport 16 "Père Dorme II" - Photo datée du 2 octobre 1916
A l'escadrille 3 de 25 juin 1916 au 25 mai 1917 - 23 victoires homologuées et 29 non homologuées - Tué au combat, le 25 mai 1917, dans le secteur des forts de la Pompelle - Nogent l'Abbesse - Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

L'Adjudant Joseph Guiguet, pilote de l'escadrille N 3, pose en compagnie de ses mécaniciens, devant son Nieuport 17 n° N 2007 codé "8", baptisé "Ptit Jo II" en décembre 1916 - janvier 1917 sur le terrain de Cachy - De Gauche à droite : X - Adj Joseph Guiguet - Soldat Georges Barbier - Guiguet a utilisé cet avion à partir du 16 novembre 1916 au 16 janvier 1917 - C'est à ses commandes qu'il remportera ses 2ème et 3ème victoires - A cette époque, Georges Barbier était le mécanicien en 1er, affecté au service de l'Adj Guiguet - Il a été affecté à l'escadrille N 3 en même temps que son pilote - Le mécanicien coché "X" est probablement le mécanicien en second - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Gaston Rameau transmise par Laurence Denis, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

* Soldat Georges Louis Barbier - Né le 6 avril 1887 à Paris - Fils de Léopold barbier et de Joséphine Cagnart - Domiciliés 10 rue de Flandres dans le 19ème arrondissement de Paris - Profession avant guerre Mécanicien ajusteur - Exempté de service militaire - Mobilisé au 152ème régiment d'infanterie, le 20 février 1915 - Affecté dans l'aviation militaire comme Mécanicien - Mécanicien de l'escadrille N 3 (mécanicien en 1er de l'Adj Joseph Guiguet) du 18 juin 1916 au 23 avril 1918 - Détaché à la RGA du 9 au 14 mars 1917 - Détaché à Buc du 20 au 24 avril 1917 - Hospitalisé du 11 janvier au 28 avril 1918 - Affecté à la 16ème compagnie du CIACB de Perthes, le 13 mai 1918.

SPAD VII de l'escadrille N 3 sur le terrain de Cachy pendant l'été 1916 - Cet avion porte la cigogne blanche - Photo famille Detraz que je remercie pour son aide.

Slt Georges Guynemer de l'escadrille N 3 photographié devant son Spad VII n° 115 "Vieux Charles" - Photo SHD section Air de Vincennes

Adj Louis Bucquet à bord de son Spad VII n° S 117 baptisé "L'XXX Bleu 5" de la N 3 - Né le 19 juin 1894 à Laval - 3 citations à l'ordre de l'armée - Ingénieur aéronautique dans le civil - Escadrille N 3 du 24.09.1915 au 26.02.1917 - Il a été utilisé par ce pilote après la blessure de Chainat, le 7 septembre 1916 - Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Slt Joseph Guiguet posant à coté de son Spad VII "Petit Jo III" codé "8" - Arme d'origine : aviation à Reims en 1912 - Formation par l'école de Reims - Escadrilles C 94 - MF 1 - N 95 du CR Paris - N 3 - SPA 3 - 5 victoires - 5 citations - A l'escadrille 3 du 1er mars 1916 au 29 juillet 1918 - Photo Collection Paul Cottave-Claudet transmise par son Petit-fils Jean-Paul Milliand que je remercie pour son aide.

Spad XII "Vieux Charles" n° S 382 du Cne Georges Guynemer en 1917 - La bande de fuselage et la cigogne sont blanches - Photo Collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

Spad VII n° S 113 codé "11" du Ltt Alfred Heurtaux - Photo famille Colcomb que je remercie pour son aide.

Départ en mission de Georges Guynemer aux commandes du Spad 7 n° 254 en fin mai 1917. A chaque fois, l'As français attirait beaucoup de curieux. Il était alors l'idole d'un pays. Sa disparition sera vécue comme un drame national. Photo : René Colcomb transmise par son petit-fils François que je remercie pour son aide.

Georges Guynemer a perçu son premier Spad VII, le n° S 115 "Vieux Charles", le 27 août 1916 - La bande tricolore est destinée à reconnaitre l'avion auprès des artilleurs français qui avaient la faculté de tirer sur tout ce qui volait dans leur parage - Malgré ces précautions, cet avion sera détruit par un obus français de 75 mm, le 23 septembre de la même année - Photo collection Jean-François Martin que je remercie pour son aide.

Le soldat Gaston Sevin, mécanicien de Georges Guynemer, pose aux commandes de son premier SPAD VII, le n° S 115 - Cet avion a été perçu par l'As, le 27 août 1916 et a été détruit par un obus de DCA française, le 23 septembre de la même année - A gauche, Georges Guynemer - Remarquez la bande tricolore de fuselage et le triangle noir peint sur l'arête dorsale - Photo Gaston Sevin transmise par Marie-Claude Robinot, son arrière-petite-nièce, que je remercie pour son aide.

Spad VII n° S 132 "Vieux Charles" du Slt Georges Guynemer accidenté sur la terre gélée, le 24 janvier 1917 - L'avion, réparé, reviendra en unité, le 4 février 1917 - Photo collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Epave du Gotha G III du Kagohl 2 abattu dans la région de Bouconville par le Ltt Georges Guynemer (31ème victoire homologuée) et l'Adj André Chainat (11ème victoire homologuée), le 8 février 1917 - L'équipage allemand de 3 hommes a été fait prisonnier - Le bombardier Allemand est exposé sur la place Stanislas de Nancy - Carte postale d'époque.

Epave du Gotha G III du Kagohl 2 abattu dans la région de Bouconville par le Ltt Georges Guynemer (31ème victoire homologuée) et l'Adj André Chainat (11ème victoire homologuée), le 8 février 1917 - Le Kagohl 2 était stationné sur le terrain de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) - L'équipage allemand de 3 hommes a été fait prisonnier - Le bombardier Allemand a été exposé sur la place Stanislas de Nancy - Voir la photo de l'empennage de ce bombardier conservé au musée Lorrain de Nancy dans la partie "souvenirs en rapport" - Carte postale d'époque.

Spad VII n° S 314, ex avion de Dome, utilisé ensuite par Bucquet, Hénin et de Marcy en 1917 - La banderole cache l'ancienne inscription "Père Dorme IV" - Photo collection Philippe Bentresque que je remercie pour son aide.

Ce Roland D II du Jasta 32 a été abattu par Georges Guynemer, aux commandes du SPAD VII n° 254 baptisé "Vieux Charles VIII", le 16 mars 1917 - Le pilote, blessé pendant le combat, a fait un atterrissage en campagne, au Nord d'Hoéville - Visiblement, une roue est tombée dans un trou, l'avion est parti en pylône et a terminé sur le dos - Le pilote allemand, le Ltn Lothar von Hausen, est décédé des suites de ses blessures, le 15 juillet 1917 - Photo mise en ligne par le Site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Spad VII de l'escadrille SPA 3 photographié sur le terrain de Villeneuve-les-Vertus en 1917 - Photo collection Albin Denis

Slt René Dorme pose à côté de son SPAD VII n° S 392 à moteur surcomprimé Hispano 180 HP baptisé "Père Dorme" codé "12" - Il a essayé cet avion à Buc, le 28 mars 1917 - Il a utilisé cet avion en missions de guerre du 8 avril au 25 mai 1917, le jour de sa mort au combat - C'est à ses commandes qu'il a remporté ses six dernières victoires et qu'il a été tué dans les environs du fort de la Pompelle, près de Reims - Photo collection Serge Chalvet que je remercie pour son aide.

Spad VII n° S 1416 de l'escadrille N 3 - Il a d'abord été l'avion du Cne Auger puis du Sgt Georges Silberstein - L'avion du Sgt Silberstein était codé "6" - Le pilote s'est tué à ses commandes, lors d'un accident d'avion, à Chéry-Chartreux, le 6 juillet 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Terrain d'aviation du Mesnil-St-Georges - L'escadrille SPA 3 l'a utilisé du 24 au 28 mars 1918 - Comparez avec la photo actuelle - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Photo actuelle du village du Mesnil-St-Georges avec superposition des installations de l'aéronautique militaire de la période 1917/1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Google Earth - Montage Albin Denis.

Le Cdt Antonin Brocard faisant l'éloge funèbre de deux mécaniciens de l'escadrille N 3, les soldats mécaniciens Eugène Koch et Pierre Royal, tués au cours d'un bombardement nocture allemand du terrain de Bonne Maison, dans la nuit du 4 au 5 juin 1917 - La cérémonie s'est déroulée dans le cimetière de Saint-Gilles (51), le 6 juin 1917 - Elle a été l'occasion de mettre en terre les tués des escadrilles N 3 (Bonnemaison) et F 35 (Fismes-Ville-Savoye) - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Les avions des escadrilles SPA 3 et SPA 73 sont présentés pour la revue du Général Franchet d'Esperey, commandant le groupe d'armées du Nord, sur le terrain de Bonne-Maison, le 5 juillet 1917 - Elle sera suivie d'une remise de décorations et d'un défilé des troupes - Le Cne Georges Guynemer sera fait Officier de la Légion d'Honneur - Voir la photo de détail pour l'identification les avions présents - Cette photo est à associer aux deux présentant la revue du Général Franchet d'Esperey - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Gaston Rameau transmise par Laurence Denis, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Détail de l'alignement des SPAD des escadrilles SPA 3 et SPA 73 sur le terrain de Bonne-Maison, le 5 juillet 1917. Du premier plan vers l'arrière, on compte les avions suivants : Spad VII n° S 413 de Georges Guynemer puis les Spad VII n° S 1329, n° S 1416 (codé "6") du Cne Auger, n° S 1339 (codé7"), n° S 382 (codé "2") sans ailes de Georges Guynemer, n° S 1422 (codé "9") de Raymond, n° S 1639 (codé "10") de Rabatel, n° S 424, n° S 420 (codé "13") de Guillaumot - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Gaston Rameau transmise par Laurence Denis, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

SPAD VII codé "7" de l'escadrille SPA 3 sur le terrain de Villeneuve-les-Vertus (Marne) en 1917-1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Ebay France.

SPAD VII n° S 1639 codé "10" baptisé "Dick" du Slt Henri Rabatel, pilote de l'escadrille N 3 du 22 avril au 16 août 1917, capturé près de Roulers, le 16 août 1917 - Il a été blessé par balle au cours d'un combat aérien et a été fait prisonnier dans les environs de Roulers (Belgique) le 16 août 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide précieuse.

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Terrain d'aviation de Hétomesnil (60), le 8 mai 1918 - L'escadrille SPA 3 a occupé ce terrain à trois reprises du 9 avril au 6 juin 1918, du 8 juin au 17 juillet 1918 et du 29 juillet au 3 septembre 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides à Paris mis en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

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Terrain d'aviation de Sacy-le-Grand en juillet 1918 - L'escadrille SPA 3 a occupé ce terrain du 6 au 8 juin 1918 - Photo collections du Centre Régional de I'image de Nancy que je remercie pour leur aide.

Un pilote de la SPA 3, qu'il reste à identifier, pose devant son SPAD XIII en 1918, ou dans l'immédat après-guerre - Photo collection Gregory VanWyngarden que je remercie pour son aide.

SPAD XIII codé "17" de l'escadrille SPA 3 détruit dans des circonstances non connues, probablement au cours d'un accident juste après guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

Terrain de Neustadt - Lachen-Speyerdorf en allemagne - L'escadrille SPA 3 a occupé ce terrain du 15 décembre 1918 au 28 avril 1919 - Carte postale d'époque.

 

Equipages et avions
adverses

Cortège funéraire de l'équipage allemand abattu près de Serres (54), par le Cne Georges Guynemer de l'escadrille N 3 (sa 32ème victoire), le 16 mars 1917. Il s'agissait de l'Uffz August Reichenbach (pilote) et l'Obltn Wilfried Buchdrucker de la FLAbt 12. Leur avion, un Albatros type C, est tombé près de la ferme Foucrey (à l'Est du village). Ce 16 mars, Guynemer venait d'être nommé capitaine. La photo présentée a été prise le 18 mars. Le prêtre officiant était l'Adj Etienne de la CHR, père Franciscain. Le second cercueil est à peine visible sur la gauche de l'image. Les deux aviateurs ont été mis en terre contre le mur du cimetière du village. Photo Jérémie Raussin que je remercie pour son aide.

La même maison, le 28 décembre 2008. Elle se trouve à peine à 50 mètres du cimetière du village (à gauche sur le cliché). Le muret en face de la maison a disparu. Des maisons plus récentes, construites en face ne m'ont pas permis de réaliser une prise de vue avec l'angle de prise de vue de 1917. Les deux aviateurs allemands ne reposent plus à Serres. Leurs corps ont été repris par leurs familles ou ré-inhumés dans un cimetière militaire. Photo Albin Denis

Photos Passé - Présent

Sous-Lieutenant Georges Guynemer photographié devant le 21 rue de l'abbé Corson à Sacy-le-Grand. Il venait de rendre visite, avec sa Sygma, aux officiers de l'escadrille C 43 logés à cette adresse. On connait parfaitement cette photo mais moins celle présentée aujourd'hui qui montre l'autre coté et surtout le batiment qui est toujours debout de nos jours. Photo : Famille Moineville que je remercie pour son aide.

La photo prise en opposition de la précédente. Sur les autres photos qui seront présentées sur la page de la C 43, on aperçoit le Cne Albert Pastier, chef de l'escadrille entouré de ses officiers. Photo et recherches Eric Fardel que je remercie pour son aide.

Officiers de l'escadrille C 43 logés au 21, rue de l'abbé Corson à Sacy-le-Grand en mai 1916 - De gauche à droite : Ltt Henri Graff (pilote) - Cne Marion (obs) - Cne Albert Pastier pilote et chef C 43) - Ltt Paul Lartigue (pilote) - Ltt François Moineville (obs) - Ltt Jean de Fontenillat (pilote) - Photo François Moineville transmise par sa famille que je remercie.

La maison du 21, rue de l'abbé Corson à Sacy-le-Grand de nos jours. Rien n'a bougé, un vrai voyage dans le temps, on tourne la tête pour chercher Guynemer ! Photo et recherches Eric Fardel que je remercie pour son aide.

Remerciements à :

- M. Bernard Klaeylé pour ses corrections de la partie historique de cette étude.
- la Famille Blamoutier
pour le prêt de ses photos.
- la Famille Colcomb pour le prêt de ses photos.
- la Famille de Guibert pour le prêt de ses photos.
- la Famille Moineville pour le prêt de ses photos.
- M. Eric Fardel pour l'envoi de ses photos du monument de Breuil-le-Sec.
- M. Jérémie Raussin pour sa photo du cortége funéraire du 18 mars 1917.
- M. Jean-Paul Milliand pour la communication des archives de son grand-père Paul Cottave-Claudet.
- Mme Annie Malfoy pour ses photos du monument Guynemer.
- M. Fabrice Rond pour sa notice concernant sur son arrière grand oncle, l'As Benjamin Bozon-Verduraz.
- M. Géraud Guillerez pour la fiche du Sgt Jules Védrines et la photo du calot du Slt Louis Risacher.
- M. André Beaumard pour l'envoi des photos prises par son grand-père, pilote de l'escadrille VC 113.
- M. Frédéric Domblides pour l'envoi de la photo de l'entoilage conservé au MAE du Bourget.
- M. Bruno Couplez pour l'envoi des photos de Jos Gelissen (Pays-Bas).
- M. Jos Gelissen pour la communication de ses photos de la tombe du caporal Marcel Cornet.
- M. Philippe Guillermin pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. David Méchin pour l'envoi des profils couleur des avions de l'escadrille 3.
- M. Gregory VanWyngarden pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Gilles de la Roche de Saint André pour la communication des photos prises par son grand-père Jean.
- Mme Laurence Denis
pour la communication des photos prises par son grand-père Gaston Rameau.
- M. Michel Delannoy pour l'envoi de la photo du Cne Brocard.
- M. Diego Valvatore pour l'envoi de la photo du Nieuport 10 n° 320 de Georges Guynemer.
- M. Lance Bronnenkant pour l'envoi de la photo du Caporal Perot fait prisonnier.
- M. Jean-Pierre Puton, chef de projet du Centre Régional de l'Image de la ville de Nancy.
- M. Blaise Aurora, chargé de documentation du Centre Régional de l'image de la ville de Nancy.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Serge Chalvet pour l'envoi de la photo du Slt René Dorme posant avec son SPAD VII n° 392.
- M. Marc Chassard pour ses précisions sur les numéros des avions de l'escadrille.
- Mme Béatrice Biras pour l'envoi des photos de Gabriel Foucault, son grand oncle.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi des photos de sa collection.
- Mme Marie-Claude Robinot pour l'envoi des photos de Gaston Verdier, son arrière grand-oncle.
- M. Alain Octavie pour l'envoi des photos de la tombe du Cne Maximilien Münch.
- M. François Vincent pour l'envoi des deux photos de Georges Guynemer extraites de sa collection.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Guynemer - Les avions d'un As - par Bernard Klaeylé, Philippe Osché et Christophe Cony - publié par les éditions Lela Presse en novembre 1998.
- René Dorme et Joseph Guiguet - La guerre aérienne de deux As - par Marc Chassard publié aux Editions aux Arts en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet en hommage au Cne Albert Deullin par Patrick Deullin, son petit neveu - Voir le lien
- Site Internet "Les traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Forum "Pages 14-18" de Joel Huret.

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 3 page 1 Escadrille 3 page 3

 

 

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