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Insignes peints
sur les fuselages

Insigne peint sur le fuselage des avions Salmson 2A2 en 1918 - Dessin Albin Denis

Insignes métalliques
de l'escadrille SAL 10

 

Pas d'insigne connu pour l'instant
Qui peut m'aider ?

Symbolique

En 1918, l'escadrille 10 adopte comme insigne un fanion rouge ou orange portant un porc-épic noir sur un ovale blanc. L'animal a été choisi pour illustrer la devise "qui s'y frotte, s'y pique", utilisée par les équipages de l'escadrille, ayant remportés plusieurs victoires contre les avions ennemis, au cours de missions de reconnaissance.

Historique succinct

L'escadrille BL 10 est constituée au cours de l'année 1913 par dédoublement de l'escadrille BL 3. Les deux unités, équipées de Blériot XI, sont stationnées sur le terrain du champ de Mars de Belfort. Quand débuta la guerre, cette escadrille, qui s'est distinguée lors de manoeuvres de 1913, compte dans ses rangs des pilotes qui vont devenir célébres comme Sadi-Lecointe et Thoret. Ce dernier sera le pilote qui effectuera le dernier combat aérien du front occidental mais sans toutefois abattre son adversaire.
Commandée par le capitaine Zaparoff, la BL 10 fut mise à disposition de la IXème Armée du Général Foch en septembre 1915. Elle prend part à la bataille de la Marne, après avoir participé aux combats menés en Alsace par l'armée du général Dubail.
Equipée successivement de Caudron G 3, G 4 et G 6 à partir du mois d'avril 1915, cette unité devient l'escadrille organique du 35ème Corps d'armée au début de cette même année.


Rebaptisée C 10 en même temps qu'elle passe sous le commandement du capitaine Mercier, cette formation prend part aux batailles livrées sur l'Aisne, en Champagne, en Artois et en Picardie. Elle va d'ailleurs se distinguer en juin 1918, trois mois après avoir perçu les Salmson 2A2, sous les ordres du capitaine Pène, en accomplissant de nombreuses liaisons d'infanterie dans des conditions atmosphériques difficiles et face à une chasse adverse très mordante.
Quand arrive l'armistice de 1918, la SAL 10 se trouve dans le secteur d'opérations de la IIIème Armée, sous le commandement du lieutenant Saulnier. Plus tard, la 12ème escadrille de la 31ème RAO reprendra ses traditions.

Insignes métalliques des unités
détentrices des traditions

Insigne métallique de la 12ème escadrille du 31ème RAO - Il est valable pour la période allant du 1er août 1920 au 1er octobre 1932 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille du groupe d’observation 1/31 - Insigne valable du 1er octobre 1932 au 1er avril 1937 - Fabrication Arthus Bertrand Paris Déposé - Dos lisse - Insigne collection William Chesneau que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille du GB I/31 du 1er avril 1937 au 15 avril 1940 - Cette unité a été dissoute en 1942 - Photo Albin Denis.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SAL 10

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne peint sur le fuselage - Epoque 12ème escadrille du 31 RAO - Dessin Albin Denis

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Rattachements de l'escadrille

L'escadrille 10 a été rattachée au 35ème Corps d'armée en juillet 1915.

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 10

L'escadrille 10 a successivement été affectée aux 1ère, 9ème, 6ème Armées, pour finalement être liée, en juillet 1915, au 35ème Corps d'armée.

Unités rattachées au 35ème Corps d'armée

Nota : ce tableau ne donne que les unités principales (Di et Dc)
Di : division d'infanterie - Dc : division de cavalerie.
Les unités et dates sont données pour le début des événements ou des batailles - Les changements en cours d'opérations n'ont pas été étudiés pour ne pas compliquer le récit.

 

 

 

 

Commandants

Personnels connus

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

Décorations

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10 : "Escadrille de corps d'armée de premier ordre. S'est dépensée sans compter pendant la bataille de la Somme et la retraite allemande en mars 1917. Entrainée à fond par l'exemple de son chef, le capitaine Pène, a su prendre sur l'ennemi, dans son secteur, durant les derniers mois, une supériorité nettement marquée, grâce à son ardeur combattive, provoquant l'admiration des troupes amies. Acceptant toujours le combat, a abattu en moins de six semaines, au cours de ses missions, quatre avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10, en date du 19 juillet 1918 : "Unité d'élite. Sous le commandement du Capitaine Péne, a exécuté journellement des reconnaissances de l'arrière-front et rapporté des renseignements précieux sur les indices d'attaques. Pendant les attaques des ..., a exécuté de nombreuses liaisons d'infanterie à basse altitude malgré des circonstances atmosphériques difficiles, malgré les pertes survenues du fait du tir de l'ennemi et d'une aviation de chasse adverse, momentanément très supérieure."

 

Charles et Henri de Guibert - pilotes de la C 10

Terrain de Haute-Fontaine :

Cette partie a été rédigée à partir du journal et des carnets d'enregistrement des heures de vol d'Henri de Guibert, affecté à la C 10 du 27 mars 1915 au 15 janvier 1916. Si vous voulez connaître l'histoire de ces deux aviateurs, cliquez sur ce lien.

Le 27 mars 1915,  il est muté à l'escadrille C 10 commandée par le capitaine Léon Mercier. Cette unité, stationnée sur le terrain de de Haute Fontaine entre Compiègne, Soissons et Crépy-en-Valois (Oise), est entièrement équipées d'avions Caudron G 3. Elle appartient à la section aéronautique de la VI ème armée.
Engagée sur le front de l'Aisne, la mission de la C 6 est l'observation, le réglage d'artillerie et quelques fois le bombardement. Les Caudron G 3 n'étant pas armés, mis à part un mousqueton de cavalerie emporté par certains équipages, sont protégés lors de leurs missions par les Morane Saulnier type L de l'escadrille MS3 commandée par le capitaine Antonin Brocard. Pendant cette période (et jusqu'au 24 janvier 1917), la C 10 ne perdra pas de membre d'équipage. Au contact direct de ces grands pilotes, Henri réalisera une série de portraits d'aviateurs qui vont devenir célèbres comme Brocard, Védrines, Houssemand. Nous le découvrirons au fil de ces lignes.

L'adjudant François Battesti de la C 10, pilote et camarade d'Henri, se rappelle d'une anecdote qu'il a vécut un matin du 9 juin 1915. Il a vu atterrir à Haute Fontaine un Morane Parasol "et de découvrir au poste de pilotage, le tout jeune élève pilote, Georges Guynemer, qu’il avait laissé à l’école de Pau il y a à peine cinq mois. Bien sur nous fêtons cette heureuse retrouvaille et d’autant plus que venait d’être affecté à la C10, un de ses grands amis, Henri de Guibert."

Henri de Guibert photographié alors qu'il appartenait au 2ème groupe du CRP en 1914 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Henri a un frère ainé qui s'est engagé avant la guerre au sein du 12ème régiment de cuirassiers. En ce début de 1915, l'armée recrute des pilotes surtout dans la cavalerie pour leur expérience des reconnaissances et dans l'artillerie pour les réglages de tir. Les forces en présence se sont peu à peu enterrées et cette forme de guerre de position ne corresponds plus aux attentes de cet officier dynamique. Il demande son transfert pour l'aviation comme élève pilote. Sa demande étant acceptée le 30 mars 1915, il est envoyé à l'école d'aviation de Chartres où il sera formé sur avions Farman (MF 7 et 11). Après 5 semaines intensives, il reussit ses examens pratiques et théoriques et reçoit le brevet de pilote militaire n° 899 en date du 5 mai 1915.

Activité quotidienne d’Henri de Guibert à la C 10 d’après son carnet de vol :

  • Le 31 mars 1915  : Départ avec le Sgt Albert Queste, son mécanicien, à bord du G 3 n° C 210 pour Clermont-sur-Oise. L'atterrissage se passe mal et l'avion est endommagé. Il devra être démonté et rentrer par le train. Queste reste sur place pour assurer le convoyage.
  • Le 2 avril : Henri convoie le Caudron G 3 n° C 233 du capitaine Mercier du Bourget au terrain de Haute-Fontaine.
  • Le 6 avril : Henri perçoit un nouveau G 3, le n° 223 à moteur Le Rhône (n° 488).
  • A partir du 11 avril : début des vols de reconnaissance et prise de photossur la ligne de front en compagnie d'observateurs de cavalerie ou d'artillerie, selon la mission. Ces officiers expérimentés, étaient détachés par leurs régiments respectifs au sein des escadrilles qui en avaient besoin. Pour réaliser ces missions, Henri de Guibert va utiliser principalement deux Caudron G 3, les C 223 qui lui est affecté et le C 233 du capitaine Mercier.
  • Le 11 avril : il effectue deux missions sur l'axe Pierrefonds, l'Aisne, d'abord avec le lieutenant Louis Le Voyer puis le capitaine Bourdy, artilleur.
  • Le 15 avril : La mission de reconnaissance prévue, avec le Ltt Rousselet, est arrêtée en raison de ratés du moteur.
  • Le 16 avril : Deux missions avec le Ltt Rousselet, d'abord sur Carlepont - la ferme des loges où ils prennent des photos à la verticale de Ourscamp-Carlepont puis sur Noyon, Morlincourt. Encore une fois et c'est pourtant un autre appareil, le moteur est victime de ratés qui font écourter rapidement la mission.
  • Le 18 avril : Baptême du feu - Premiers coups de canons lors d'une mission sur Ourscamp - Carlepont avec le MdL Henri Jacquelin, photographe de l'escadrille qui prend des photos au-dessus de l'axe Belle-Fontaine - Les Cloyes.
  • Le 19 avril : Même mission que la veille avec le MdL Jacquelin qui prend des photos de la route d’Ourscamp - les Cloyes - Bellourde. Un second vol au-dessus de Pierrefonds, est effectué en compagnie du Ltt Isaac pour tester une magnéto Bosch.
  • Le 20 avril : Sortie photos avec le MdL Henri Jacquelin.
  • Le 26 avril : Sortie photos avec le Ltt Morin.
  • Le 28 avril : sortie photos avec le photographe Jacquelin, le matin et l'après-midi, un vol qui longe l'Aisne pour faire connaître la zone du front au Ltt Rossi, nouvellement affecté à la C 10.
  • Le 30 avril : deux vols avec d'abord une mission de reconnaissance sur Noyon - Chauny avec le Ltt Rousselet puis une reconnaissance du front, en compagnie du Ltt Robert, pour repérer une batterie qui tire sur le Caudron de l'Adj Battesti posé en panne.
  • Le 1er mai : mission photos sur Quennevières avec Jacquelin.

Le 9 mai 1915, il est nommé sergent.

  • Le 11 mai 1915  : deux sorties avec d'abord, avec Jacquelin des tests photos dans les environs de Pierrefonds - Haute Fontaine puis un vol d'essai pour vérifier le réglage de la queue.
  • Le 12 mai : nouvelle mission photo avec Jacquelin sur Audignicourt - Nampal.
  • Le 16 mai : Sortie avec Jacquelin sur Audignicourt et le Tiolet. Pendant la mission, ils sont fortement canonnés par l'artillerie contre-avions allemande. (Caudron G 3 n° C 233)
  • Le 22 mai : 1er essai de TSF par Henri.
  • Le 22 mai 

Avant l'utilisation de la TSF au sein de la C 10, les réglages étaient effectués par des manoeuvres avion. L'adjudant François Battesti nous en livre les secrets :

  • Tir trop long : l’avion fait demi tour aussitôt avec balancement d’ailes sur l’objectif.
  • Tir trop court : l’avion continue en avant avec balancement d’ailes sur l’objectif.
  • Tir à droite : l’avion vire à gauche avec balancement d’ailes sur l’objectif .
  • Tir à gauche : l’avion vire à droite avec balancement d’ailes sur l’objectif.
  • Tir au but : l’avion fait un looping ou plongeon sur l’objectif.

Charles de Guibert a été breveté pilote sur Maurice Farman à Chartres et a reçu le brevet n° 899 en date du 5 mai 1915. Il quitte Chartres, le 12 mai pour rejoindre la RGAé division Caudron qui l'envoie rapidement à l'escadrille C 10. Ils vont désormais rester côte à côte.

  • Le 25 mai 1915  : Sortie avec Ltt Rousselet sur l'axe Soissons - Chauny - Noyon - Carlepont avec le Caudron C 233.
  • Le 26 mai : 1ère sortie avec le MdL Jacquelin photographe (Caudron G 3 n° C 233) sur le secteur Quennevières - le bois Saint Marc. Seconde sortie sur le Caudron G 3 n° C 1002, appareil affecté à son frère pour l’essayer avec lui. 3ème vol, en inversant les rôles, Henri devient passager pour la première fois.
  • Le 1er juin : Essai du Caudron G 3 n° C 234 affecté du capitaine Audrain en compagnie du Ltt Rossi.. Second vol pour tester son Caudron ( C 223) avec un mécanicien.
  • Le 3 juin : Mission photo avec Jacquelin sur le C 233.
  • Le 5 juin : 2 missions : d'abord une sortie reco du front avec le capitaine Mercier puis un vol d'observation du champ de bataille, avec le Ltt Rossi.
  • Le 6 juin : Observation de champ de bataille avec le Ltt Marie Champetier de Ribes puis tests du C 223 avec le mécanicien Astoux.
  • Le 7 juin : Observation champ de bataille avec le Ltt Le Voyer puis sur Quennevières avec le Ltt Rossi.
  • Le 8 juin : Observation du champ de bataille sur Quennevières avec le Ltt Rozier.
  • Le 9 juin : Mêmemission que la veille mais avec le Ltt Rossi.
  • Le 12 juin : Essai de lancement de bombes sur le Caudron G 3 n° C 233 mais les bombes restent coincées.
  • Le 13 juin : 3 vols : d'abord une mission photo avec le Ltt Rossi - puis un vol d'essai seul à bord pour tester le C 223 à qui on a échancré le plan inférieur (pour dégager le champ de vision vers le bas). Un 3ème vol, cette fois avec le mécanicien Charlot pour vérifier le réglage.
  • Le 14 juin : Sortie photos avec le Ltt Rossi sur Quennevières puis observation du champ de bataille. Henri teste le gauchissement avant de prêter mon avion à son frère.
  • Le 15 juin : 2 missions au-dessus du champ de bataille avec le lieutenant Le Voyer.
  • Le 16 juin : Il prend en photo l'avion piloté par le MdL Renaux accompagné du Ltt Rossi - Pendant la même mission, il aperçoivent de loin un appareil allemand dans les environs de Noyon. Puis test du C 233 auquel on a changé le moteur. Départ du Caudron du capitaine Gérard pour repérer des hangars d'aviation dans les environs de Noyon.
  • Les 17 et 19 juin : Tests du C 223 avec le Ltt Rousselet.
  • Le 21 juin : mission de reconnaissance sur les tranchées de Carlepont avec le Ltt Le Voyer.
  • Le 22 juin : Convoyage du C 223 vers Le Bourget en compagnie du Ltt Rousselet. Perception du Caudron G 3 n° C 967 qi devient l'appareil attribué à Henri.
  • Le 25 juin : Retour au front avec le Ltt Robert. Le Ltt Le Voyer rentre avec le capitaine Audrain.
  • Le 26 juin : Un vol avec le Ltt Pénico sur le C 223 pour un baptême de l’air et quelques acrobaties. Résultat : 8 jours d’arrêts pour imprudence en vol.

Terrain de Pierrefonds :

  • Le 28 juin 1915  : L'escadrille déménage pour Pierrefonds, entre Soissons et Compiègne, à seulement 5 km à l'ouest de Haute-Fontaine - 1er convoyage avec appareil du capitaine Gérard puis un second avec le Caudron C 967.
  • Le 3 juillet - Mission photo sur le C 233 avec le Ltt Rossi - puis une sortie sur le front comme passager de son frère sur le C 1002 - Vol d'essai avec Callebas sur le C 967 pour les tests en vol du moteur qui vient d'être changé.
  • Le 5 juillet : Henri donne sa première leçon au lieutenant Rousselet avec un changement de place en vol, malgré que l'appareil ne soit pas équipé de doubles commandes.
  • Les 9 et 11 juillet : Vols avec le Ltt Rousselet et essais du C 967.
  • Le 12 juillet : 2 vols avec le C 1004, d'abord seul puis avec le Ltt Rossi.
  • Le 18 juillet : Première sortie avec le C 223 qui est équipé de doubles commandes.

Le 19 juillet 1915, Henri signale pour la première fois une tentative de combat aérien. Son G3 n’étant pas armé, il emporte un mousqueton de cavalerie fixé sur le coté extérieur de la carlingue. (Voir le photo)

  • Le 19 juillet : tests photos sur le C 1004 avec Jacquelin - puis course poursuite pour intercepter au mousqueton un avion allemand alors qu'il est seul à bord - L'appareil ennemi ne demande pas son reste et fuit courageusement - Troisième vol de la journée avec des tests photos toujours avec Jacquelin.

A partir du 20 juillet, Henri de Guibert vole presque quotidiennement sur le Caudron G 3 n° C 1004, ou le C 1002 de son frère Charles, et y fait des essais de TSF. En plus de ses missions de guerre, il va assurer les cours de pilotage de plusieurs camarades comme le Ltt Rousselet, le Slt Robert, le Sgt Jacquelin, le Slt Le Voyer, le Ltt Isaac et le Ltt Bayle.

  • Le 24 juillet , Henri photographie un Albatros allemand qui s’était posé par erreur dans les lignes françaises. Cet avion sera récupéré par la MS 3. Jules Védrines vient le convoyer pour l’emmener sur le terrain de Breuil-le-Sec, terrain de stationnement de l'escadrille 3.

Transformation sur Caudron G 4 :

  • Du 16 au 21 septembre 1915, Henri est transformé sur Caudron G4 au Bourget. Il touche le G 4 n° 1073 et rentre à Pierrefonds, le 21. Son frère prend en compte le G 4 n° 1052 et lui donne le surnom : 'L'Aiglon".

De retour à Pierrefonds, il continue à donner des leçons de pilotage avec le G 3 n° 748 et commence ses reconnaissances avec le G 4 n°1073. Il ajoute alors à son activité les bombardements, notamment les 28 septembre, 2 et 3 octobre.

  • Le 2 octobre 1915, il participe au bombardement des voies ferrées et des gares de Saint Quentin - Vermand - Roissel - Ham - Chauny - Appilly - Noyon en action conjointe avec tous les avions de la MF 62 basés alors à Tricot, un Farman de la MF 19 et deux autres G 4 de la C 10.
  • Le 12 octobre 1915  : Un vol solo avec un Maurice Farman MF 11 à moteur 80 HP.

A cette époque, il vole aussi bien sur Caudron G 3 monomoteur que sur G 4 bimoteur. Ce dernier, armé d’une mitrailleuse avant peut se défendre ou attaquer un avion ennemi. Il va vite prendre en main ce nouvel appareil et découvre les loopings.

  • Le 20 novembre 1915  : Vol d'essai des nouvelles hélices du C 1073 en compagnie du Ltt Perreau - Puis tests du C 1002 en solo - et enfin une reconnaissance du front avec le capitaine à bord du C 1073. pendant cette mission, ils font un looping complet.
  • Le 24 novembre : plusieurs vol qui donnent à chaque fois l'occasion de faire des loopings. D'abord avec le C 1052 et le Ltt Bevilliard pour 2 loopings - puis avec Bayle pour 3 loopings - puis Charles pour 2 loopings - la dernière mission de la journée, plus sérieuse est une reconnaissance du front en compagnie du Ltt Lafille (105 kg) à bord du C 797.
  • Le 26 novembre : Tests du C 1002 après changement de sa queue puis vol d'agrément avec Plessier pour faire 2 loopings avec le C 1052.
  • Le 27 novembre : 4 vols : d'abord une reconnaissance du front avec le Ltt Lafille sur le C 1052 - Un vol avec le Slt Treff  avec 1 looping - Test du C 749 du sergent Ducloux - Reconnaissance avec le C 748 pour trouver un terrain d'atterrissage pour le lieutenant Rousselet.
  • Le 28 novembre : Mission avec le but de se frotter aux avions allemands à bord du C 1052 en compagnie du lieutenant Rousselet puis reconnaissance du front avec le lieutenant Magnus.
  • Le 30 novembre : Un vol sur Carlepont avec un observateur stagiaire, le Ltt Moreau à bord du C 1052.
  • Le 5 décembre : Mission de chasse avec le Ltt Jouffroy à bord du C 1073 - puis reconnaissance du front avec le Slt Fischer - puis deux vols d'essais à bord des C 1002 et C 1004.
  • Le 8 décembre : Vol de contrôle suite au réglage de gauchissement du C 1004 - puis reconnaissance du front avec le Slt Bernard à bord du C 1073.
  • Le 10 décembre : vol école avec le Ltt Rousselet à bord du C 1002.
  • Le 11 décembre : Reconnaissance du front avec le Slt Millet (C 1073).
  • Le 12 décembre 1915  : vols école pour préparer le brevet militaire du Ltt Rousselet (C 1002) - puis reconnaissance du front avec le Slt Desvignes (C 1073).

Carnet d'emploi du temps d'Henri de Guibert en date d'octobre 1915
Il s'agit en fait d'un carnet d'enregistrement des heures de vol.
On peut voir le tampon et la signature de contrôle du Cne Mercier, chef de la C 10.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Accident grave de Henri de Guibert :

  • Le 13 décembre 1915  : reconnaissance avec le Ltt Bayle (C 1073)- ratés du moteur droit (tempèratire -22°) - puis vol avec le G 4 n° C 1019 de Roy - Le bimoteur chute de 100 mètres - le moteur droit s’arrête au départ à une hauteur de 80 mètres environ, le vent est de 15 à 20 mètres, il évite un arbre et part en perte de vitesse. L'avion est en vent arrière et rien à faire pour redresser l'avion qui s'écrase.

Le certificat de visite de l’ambulance 10/4 en date du 17 décembre 1915 conclut : "Commotion cérébrale et contusions multiples à l’abdomen consécutives à une chute en aéroplane ; 1 mois de convalescence."

Certificat de contre-visite en date du 17 décembre 1915, à Pierrefonds du médecin- major de la 1ère armée Joseph Masson : "Congé de convalescence de trois mois."

Citation à l'ordre du 35ème Corps d'Armée :

Citation à l’ordre du 35ème corps d'Armée en date du 15 décembre 1915 n° 978.6/A du 1er bureau n° 141 : "Le sergent de Guibert Henri, pilote à l’escadrille C10 : très brillant pilote ayant déjà effectué plus de cent heures de vol au-dessus et en arrière des lignes ennemies sous le feu toujours intense des batteries allemandes, descendant parfois à portée du tir de mousqueterie pour assurer plus efficacement le succès des missions photographiques dont il était particulièrement chargé. Vient d’être victime d’un très grave accident dans l’essai d’un appareil avec lequel il allait partir pour une mission de reconnaissance."

Remise de la Croix de Guerre :

  • Le 17 décembre il reçoit la Croix de Guerre au cours d’une prise d’armes devant l’escadrille, à Pierrefonds, des mains du capitaine Léon Mercier, commandant l’escadrille C10. Il totalise alors 197h et 40 minutes de vol.

Le 17 décembre1915, Henri reçoit la Croix de Guerre au cours d’une prise d’armes devant l’escadrille, à Pierrefonds, des mains du capitaine Léon Mercier, cdmt l’escadrille C10 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

  • Le 1er janvier 1916  : Henri est en convalescence suite à son accident, il doit rejoindre la division Caudron, le 24 janvier au Bourget.
  • Le 15 janvier 1916  : Henri va à Rambouillet avec Charles, dans un taxi de la Compagnie Générale dont le chauffeur ne savait pas conduire; Henri conduit presque tout le voyage.

Charles est muté à l'escadrille N 3 :

Charles est affecté à l'escadrille N 3 du capitaine Brocard. Dès lors, Henri va tout faire pour obtenir, lui aussi, son passage dans la chasse et rejoindre son frère.

Escadrille C 10

Laissez-passer de Henri de Guibert à l'escadrille C 10 en date du 15 août 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Caudron G 3 de l'escadrille C 10 utilisé par Henri de Guibert - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

La seule arme des Caudron G 3 de l'escadrille C 10, un mouqueton de cavalerie - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Logement d'Henri pour la période d'avril à juin 1915 à Haute-Fontaine - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Les Caudron G 4 de l'escadrille C 10 sur le terrain de Marcelcave (Somme) en juin 1915.

Parc d'offemont - Barraque servant de logment à Henri de Guibert en juin 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Terrain de Pierrefonds en juillet 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Villa où étaient logés les frères de Guibert et le Ltt Rousselet à Pierrefonds en août 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Caudron G 3 n° 1002 du Sgt Henri de Guibert en septembre 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Henri posant devant le G 4 n° 1073 qu'il vient de percevoir, le 21 septembre 1915.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Henri à bord du G 4 n° 1073 qui lui a été affecté, le 21 septembre 1915.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Caudron G 3 n° 967, ancien appareil d'Henri de Guibert
cassé à l'atterrissage à Pierrefonds, en septembre 1915.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Charles posant devant son G 4 n° 1052 qu'il a abptisé "L'Aiglon", le 27 novembre 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Charles de Guibert décolle avec le Caudron G 4 n° 1052 du terrain de Pierrefonds - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Pilotes et observateurs de l'escadrille C 10 en octobre 1915 : Slt Bernier - Slt Roulleau - Ltt Bayle - Ltt Charles de Guibert - Ltt d'Avitaya - Ltt Isaac - Slt Robert - Slt Le Voyer - Cne Mercier - Cne Audrain - Ltt Jouffroy et kim le chien - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Escadrille C 10 à Pierrefonds, le 24 novembre 1915 : Sgt Ducloux - Slt Bernier - Caporal Girard-Varet - Cne X - MdL Gervais - Cne Collard - Sgt Pradeau - Colonel Mairon - Slt Perreau - Cne Baligaut - Sgt Jacquelin - Slt X - Ltt Charles de Guibert - Slt X - Slt X - Sgt Henri de Guibert - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Personnel navigant de l'escadrille C 10 à Pierrefonds, le 3 décembre 1915 - Slt X, Ltt Sayn, Ltt X, Cne Py, Ltt X, Slt Leduc, Ltt Magnus, Cdt Laplace, Ltt Charles de Guibert, Ltt Clément, Cne Baligaud, Ltt Jouffroy, Ltt Bayle, Ltt Rouleau - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

 

Les hommes

Personnels navigants de l'escadrille C 10 - A l'extrème droite, le Slt François Battesti - 4ème à droite Ltt Jean Thirion - Au centre, le Cne Charles Labouchère, commandant de l'escadrille - Photo probablement prise sur le terrain de Morlancourt pendant l'automne 1917 - Battesti a été nommé sous-lieutenant, le 16 août 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Cne Charles Labouchère, commandant de l'escadrille C 10 du 1er mai 1916 au 24 mars 1917, aux commandes d'un Caudron G 4 - Remarquez la plaque de blindage qui protège le dos du pilote - Photo collection Battesti transmise par Jean Caillou que je remercie pour son aide.

Cne Léon Marie Antoine Mercier - Né le 17 janvier 1878 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) - Fils de Julien Mercier et de Martine Verboux - Marié avec Marthe Valentine Guyon - Domiciliés Villa Bouchet, rue Marquisats à Annecy (Haute-Savoie) - Classe 1773 - Recrutement d'Annecy sous le matricule n° 1898 - Affecté au 2ème régiment étranger - Chevalier de l'ordre de Nichan-El-Anouar - Affecté au 145ème régiment d'infanterie - Brevet de pilote militaire n° 253 obtenu le 24 avril 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 20 novembre 1914 - Affecté au Quartier Général de la 6ème armée jusqu'au 3 avril 1915 - Commandant l'escadrille C 10 du 3 avril 1915 au 1er avril 1916 - En déplacement au RGA du Bourget du 9 au 10 mai 1915 - Nommé Chef d'escadron, le 1er décembre 1915 - Affecté à l'inspection du matériel de l'aviation aux armées - Décédé à l'hôpital mixte d'Annecy (Haute-Savoie) des suites d'une maladie d'origine coloniale, le 16 septembre 1916 - Sources : Pam - LO - MpF - Bulletin de décés - Dernière mise à jour : 27 juillet 2015 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Sgt Joseph Sadi Lecointe - Ne le 11 juillet 1891 à Saint-Germain-sur-Bresle (Somme) - Mécanicien soudeur - Sans expérience du vol, ni licence, il décolle, aux commandes du Zénith, du terrain d'Issy-les-Moulineaux, le 30 janvier 1910 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 431 en date du 10 février 1911 - Pilote du motoriste Anzani - Effectue de nombreuses démontrations en vol aux commandes d'un Blériot XI - Service militaire au 1er régiment de Génie de Versailles à compter du 8 octobre 1912 - Mécanicien de l'escadrille BL 3 - Brevet de pilote militaire n° 375 obtenu le 20 septembre 1913 - Nommé Sergent, le 6 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille BL 10 du 1er août 1914 au 6 mars 1915 - Pilote de la RGA du 6 mars au 12 avril 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 12 avril au 23 novembre 1915 - Nommé Adjudant, le 17 avril 1915 - Moniteur sur avions Nieuport de l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 novembre 1915 au 17 septembre 1917 - Nommé sous-lieutenant en octobre 1916 - Pilote d'essais de Blériot-SPAD à compter du 17 septembre 1917 - Teste les SPAD VII et XIII - Croix de Guerre 1914-1918 avec citation à l'ordre de l'armée - Pilote d'essai de Nieuport en fin 1919 - Nombreux record du monde de vitesse et d'altitude - Remporte plusieurs coupes Deutsch de la Meurthe, Gordon-Bennett, Beaumont - Chevalier de la Légion d'Honneur en 1924 - Reprend du service pour la guerre du Riff au sein du 37ème régiment d'aviation de 1925 à 1927 - Mobilisé comme Lieutenant-colonel en septembre 1939, il est affecté à l'inspection générale des écoles - Après l'armistice, il est révoqué par Vichy - Emprisonné pour faits de résistance à Fresnes au printemps 1944 - Décédé le 15 juillet 1944 à Paris, juste après sa libération, certainement en raison des coups qu'il a reçu - Croix de guerre 1939-1945 - Médaille de la Résistance - Grande Médaille d'Or de l'Aéroclub de France - Commandeur de la Légion d'Honneur - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Comme pilote d'avion soumis le 8 août 1914 à une violente fusillade au cours d'une reconnaissance, et son observateur ayant été blessé, est parvenu à ramener celui-ci dans nos lignes. Grâce à son sang-froid n'a cessé, depuis lors, d'exécuter sur l'ennemi de nombreuses et brillantes reconnaissances."

Slt Henri Sigisbert Auguste Moutach - Né le 14 mai 1889 à Pierre-en-Bresse (Saône-et-Loire) - Fils d'Auguste Moutach et de Léopoldine Molard - Tuteur M. Edmund Moutach à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) - Classe 1909 - Recrutement de Nancy (Meurthe-et-Moselle) sous le matricule n° 91 - Engagé volontaire pour trois ans au 149ème régiment d'infanterie, à compter du 26 janvier 1909 - Nommé Caporal, le 26 septembre 1909 - Nommé Sergent, le 16 mai 1910 - Admis dans le personnel navigant et détaché au 1er groupe d'aviation comme élève pilote, le 18 novembre 1912 - Affecté comme élève pilote au centre d'aviation de Pau, le 3 janvier 1913 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 1279 obtenu sur Blériot à l'école d'aviation de Pau, le 28 mars 1913 - Affecté au 3ème groupe d'aviation, le 8 mai 1913 - Brevet de pilote militaire n° 334 obtenu à l'école d'aviation de Pau, en date du 10 août 1913 - Nommé Adjoint au chef pilote du centre d'aviation de Pau, le 24 novembre 1913 - Affecté au 1er groupe d'aviation de Dijon du 4 au 31 août 1914 - Pilote de l'escadrille BL 9 du 31 août au 5 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille BL 10 du 5 septembre 1914 au 9 mai 1915 - Mission à St-Cyr du 3 au 4 septembre 1914 - Nommé Adjudant, le 3 novembre 1914 - Pilote de l'escadrille N 26, le 9 mai 1915 au 8 avril 1916 - En mission à la RGA du Bourget du 14 au 17 juin 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 31 juillet 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 août 1915 - Parti en mission spéciale du 12 au 25 novembre 1915 - Convoyage d'un avion depuis la RGA du Bourget du 16 au 26 décembre 1915 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux, le 3 au 29 janvier 1916 - En mission du 3 au 6 mars 1916 - Convoyage avion depuis la RGA du 31 mars au 3 avril 1916 - En instance pour départ pour la Russie, le 8 avril 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 10 avril 1916 - Affecté à l'aviation russe du 21 avril 1916 au 2 avril 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er octobre 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 21 octobre 1917 - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 8 mai 1918 - Affecté à la mission française en Sibérie, le 10 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SOP 583 du 6 février 1919 au 8 avril 1920 - Nommé Capitaine à titre fictif, pendant la durée de sa mission, à compter du 10 juillet 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 8 avril 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation d'observation, le 6 mai 1920 - Affecté au magasin général d'aviation n° 1 de Rouilly-sur-Seine, le 23 septembre 1920 - Commandant du parc du centre d'instruction des spécialistes de l'aviation à Bordeaux (Gironde), le 7 janvier 1922 - Affecté, pour convenances personnelles, au magasin général d'aviation n° 3 de Romorantin, le 21 juin 1924 - Commandant de la 6ème compagnie du 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 25 juillet 1924 - Nommé Capitaine, le 25 juin 1925 - Commandant de la 8ème compagnie d'ouvriers d'aéronautique, le 23 février 1927 - Affecté au 32ème régiment d'aviation de Dijon-Longvic, le 9 juillet 1929 - Nommé second adjoint au commandant du parc d'aviation n° 32, le 22 février 1930 - Commandant le la 15ème escadrille du 32ème RA, le 22 mai 1931 - Affecté au parc de la base aérienne n° 2 de Dijon (2ème brigade aérienne), le 1er octobre 1932 - Officier de la Légion d'Honneur en 1934 - En retraite, le 9 décembre 1937 - Sources : Pam - Fiche matricule de Meurthe-et-Moselle - CCC escadrille BL 9 - CCC escadrille BL 10 - CCC escadrille N 26 - JORF - Dernière mise à jour : 28 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Henri Sigisbert Auguste Moutach, pilote à l'escadrille MS 26, en date du 31 juillet 1915 : "Pilote de haute valeur, joignant à un courage éprouvé le sentiment le plus élevé du devoir. Le 22 juillet, se trouvant au début d'une reconnaissance sous un feu violent d'artillerie et ayant été atteint à la tête d'un éclat d'obus, n'en a rien dit à son passager pour ne pas l'inquiéter et a poursuivi sa mission jusqu'au bout, bien que sa blessure fût extrêmement douloureuse."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Henri Sigisbert Auguste Moutach, pilote de l'escadrille MS 26, en date du 10 août 1915 : "Pilote d'élite qui compte depuis le début de la guerre plus de 200 heures de vol au-dessus de l'ennemi. Le 30 juillet 1915, a poursuivi à 25 kilomètres en mer un hydravion ennemi et l'a atteint par son feu assez sérieusement pour le forcer à amerrir."

Sgt François Marie Noël Battesti - Pilote de l'escadrille BL 10 / C 10 du 1er avril 1915 au 1er février 1917- Ce pilote est arrivé à l'unité au moment de sa transformation du Blériot XI-2 vers le Caudron G III - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Slt François Marie Noël Battesti - Né le 5 mai 1890 à Azzana (Corse du Sud) - Fils de Nicolas Battesti (notaire) et d'Angèle Antoinette Battesti - Profession avant guerre aviateur - Classe 1910 - Recrutement d'Ajaccio (Corse-du-Sud) sous le matricule n° 1259 - Engagé volontaire pour cinq ans, au titre du 108ème régiment d'infanterie, caserné à Bergerac (Dordogne), le 14 octobre 1908 - Nommé Caporal, le 28 septembre 1909 - Nommé Sergent, le 26 septembre 1910 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er juillet 1913 - Rengagé pour un an, au titre du 24ème régiment d'infanterie, à compter du 14 octobre 1913 - Affecté au 24ème régiment d'infanterie, caserné à Bernay (Eure) du 21 octobre au 3 décembre 1913 - Placé en position "Hors Cadre", au titre du 1er groupe d'aéronautique, le 3 décembre 1913 - Passé à l'aéronautique militaire, le 1er janvier 1914 - Brevet de pilote militaire n° 453 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 3 avril 1914 - Pilote de l'escadrille BL 18 de Dijon du XX avril au 4 août 1914 - Pilote de l'escadrille BL 3 du 4 au 10 août 1914 - Blessé à la face et fracture de la jambe droite lors d'un accident d'avion, le 10 août 1914 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 27 décembre 1914 - Stage à l'école d'aviation militaire de Pau du 6 au 25 janvier 1915 - Pilote du GDE du 25 janvier au 20 mars 1915 - Pilote de l'escadrille BL 10 / C 10 du 20 mars 1915 au 9 juillet 1916 - Nommé Adjudant, le 9 mai 1915 - En mission de convoyage avion depuis la RGAé du Bourget du 1er au 3 juin 1915 - En mission de convoyage avion depuis la RGAé du Bourget, le 30 septembre 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 décembre 1915 - Blessé à la face lors d'un accident d'avion (capotage), le 9 février 1916 - En mission de convoyage avion depuis la RGAé du Bourget du 22 au 28 février 1916 - Blessé, en compagnie du Slt Clément lors d'un accident aérien, le 8 juillet 1916 - Il est évacué avec une fracture de la clavicule droite - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 27 juillet 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, le 27 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du (avant le 1er octobre) 1916 au 1er février 1917 - Pilote de la GDE du 1er février au 12 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 73 du 12 mars 1917 au 1er janvier 1920 - En déplacement, le 25 mars 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 juin 1917 - Convoyage d'un SPAD VII depuis la RGAé du Bourget du 16 au 21 juin 1917 - Nommé Lieutenant, le 6 juillet 1917 - En déplacement du 10 au 12 juillet 1917 - Convoyage d'un SPAD VII depuis la RGAé du Bourget du 1er au 6 octobre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 décembre 1917 - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 décembre 1917 - Convoyage d'un SPAD VII depuis la RGAé du Bourget du 11 au 24 janvier 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 17 juillet 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 novembre 1918 - Termine la guerre avec 7 victoires homologuées et une non homologuée ou probable, toutes réalisées à l'escadrille SPA 73 - Détaché à l'état-major de l'escadre de combat n° 1 du 10 janvier au 24 décembre 1919 - En occupation des Pays Rhénans du 24 octobre au 31 décembre 1919 - Le 1er janvier 1920, l'escadrille SPA 73 devient la 107ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Commandant de la 108ème escadrille (traditions de la SPA 95 de la Grande Guerre) du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) du 1er janvier 1920 au 1er août 1920 - Commandant de la 8ème escadrille du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz, du 1er août 1920 au 18 mai 1921 - Affecté à l'aéronautique de l'armée du Levant, le 18 mai 1921 - Rapatrié pour raisons de santé (paludisme), le 30 octobre 1921 - Affecté au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux, le 8 décembre 1921 - Affecté au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron, le 1er octobre 1922 - Nommé Capitaine, le 25 juin 1924 - Maintenu en activité de service, proposé pour une pension d'invalidité de 25 % pour reliquat de fractures des os de la face, fracture du col du fémur droit, fracture de la clavicule droite, par la commission de réforme de Lyon, le 21 avril 1925 - Marié avec Mlle Gabrielle Guilminot, le 11 mars 1926 - Pension de 600 fr concédée, le 27 octobre 1926 - Maintien en activité avec pension de 65 % pour les mêmes raisons et reliquats de paludisme en Syrie par la commission de réforme de Lyon, le 29 novembre 1926 - Grade d'officier de la Légion d'Honneur, en date du 13 août 1927 - Proposé pour le maintien en activité de service, avec pension d'invalidité de 65 % pour reliquat de fractures des os de la face avec réduction de l'acuité visuelle, séquelles de fracture du col du fémur droit, fracture de la jambe droite, reliquat de paludisme, pas de séquelles de la fracture de la clavicule par la commission de réforme de Lyon, le 15 juin 1928 - Affecté au 39ème régiment d'aviation, le 10 avril 1931 - Embarqué à Marseille, le 29 septembre 1931 - Débarqué à Beyrouth (Liban), le 6 octobre 1931 - Nommé Adjoint au commandant du groupe d'Alep - Rapatrié du Levant et affecté à la 3ème escadre aérienne, le 17 mai 1934 - Débarqué à Marseille, le 30 mai 1934 - Affecté à l'école de formation des sous-officiers à Istres, le 12 septembre 1934 - Blessé d'une commotion lors d'un accident d'aviuon, le 5 avril 1935 - Demande de mise en congé définitif du personnel navigant, 15 juin 1935 - Change d'avis et réintégre le personnel navigant, le 3 février 1936 - Nommé Commandant, le 15 mars 1937 - Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 29 juin 1938 - Affecté à la base aérienne de Marrakech (Maroc) - Affecté à la base aérienne du Levant, le 15 décembre 1939 - A la déclaration de guerre, demande à servir dans une unité combattante - Affecté au Levant et débarque à Beyrouth, le 23 janvier 1940 - Commandant du groupe n° 3 du Levant, le 5 juin 1940 - Commandant de la base aérienne de Beyrouth, le 4 juillet 1940 - Atteint par le limet d'âge de son grade, il est radié des cadres de l'armée d'active et placé dans la réserve, le 30 septembre 1940 - Reste au Levant - S'installe ensuite à Marseille, puis à Aix-en-Provence - Adhère au Parti Populaire Français (PPF) de Jacques Doriot, un mouvement collaborationniste - Participe à la chasse aux réfractaires au STO dans sa région, à partir de l'été 1942 - Après le débarquement allié en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, il demande à reprendre du service - Ce qui est refusé par le Gal Jannekeyn, secrétaire d'état à l'air du gouvernement de Vichy - Adhère à la Milice ou à une organisation équivalente - Participe au pillage des plusieurs fermes dans la région de Charleval, au Nord-Ouest d'Aix-en-Provence, le 5 août 1944 - Le 15 août il s'enfuie en Allemagne, accompagné de sa femme et de sa bonne - Cette dernière sera tuée dans un bombardement - En Allemagne, suit une formation dans une école de renseignement et de sabotage - Arrêté à la fin des hostolités, il est inculpé d'atteinte à la sécurité esxtérieure de l'état et incarcéré à la prison des Beaumettes à Marseille - Le 6 février 1946, il est interné à l'hospice de la Timone, réservé aux aliénés mentaux, à la demande du médecin de la prison - La cour de justice des Bouches-du-Rhône le condamne à 20 ans de travaux forcés, 20 ans d'interdiction de séjour, à la dégradation nationale et à la confiscation de ses biens, le 17 juin 1947 - Radié des cadres de réserve de l'armée de l'Air, le lendemain - Son grade de Commandeur de la Légion d'Honneur lui est retiré - Interné ensuite au centre d'hygiène sociale de Marseille puis libéré sans avoir excécuté la totalité de sa peine - S'installe ensuite à Alger et devient le réprésentant local de l'association des Vieilles Tiges - Mais il restera interdit de toutes activités en rapport avec l'armée de l'Air et d'accès aux bases aériennes - A l'indépendance de l'Algérie, il rentre à Azzana (Corse), son village natal et y décède, le 24 août 1977 - Photo Collection Alain Vezin que je remercie pour son aide - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 6) de la commune d'Azzana (Corse-du-Sud) - Pam (2 fiches) - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Corse - CCC de l'escadrille BL 3 - CCC de l'escadrille C 10 - CCC de l'escadrille N 73 / SPA 73 - Dossier individuel d'officier conservé au SHD sous la cote 1P 30853/1 - JORF - Dernière mise à jour : 25 septembre 2021.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj François Marie Noël Battesti, pilote à l'escadrille C 10, le 27 juillet 1916 : "Excellent pilote d'un sang-froid et d'une énergie à toute épreuve, toujours prêt à remplir les missions les plus périlleuse ; a rendu les plus grands services au cours des 250 heures de vol qu'il a effectuées jusqu'à présent au-dessus de l'ennemi. Le 8 juillet, surpris par une panne de moteur alors qu'il volait à très faible altitude à l'intérieur des lignes ennemies sous un feu violent d'infanterie, ne put rentrer jusqu'au terrain de l'escadrille et fut sérieusement blessé en atterrissant."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt François Marie Noël Battesti, pilote à l'escadrille N 73, en date du 14 juin 1917 : "Bon pilote de combat. Plein d'entrain et d'audace, a livré de nombreux combats pendant toutes les attaques de Champagne. Le 24 avril 1917, a abattu un avion ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt François Marie Noël Battesti au 24ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 73,, en date du 10 décembre 1917 : "Combattant magnifique d'audace et d'allant. Après s'être distingué comme pilote de corps d'armée, est passé dans l'aviation de chasse sur sa demande; livre journellement de durs combats et fait preuve du plus bel esprit d'offensive. Le 12 novembre 1917, a abattu un avion ennemi dans ses lignes."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt François Marie Noël Battesti au 24ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 73, en date du 29 décembre 1917 : "Officier magnifique d'audace et d'allant. S'est distingué comme pilote de corps d'armée, exécutant sur les lignes allemandes de nombreux réglages à longue portée et des missions à très faible altitude, malgré les avions ennemis. Passé dans l'aviation de chasse sur sa demande, livre journellement de durs combats et fait preuve du plus bel esprit offensif. A abattu plusieurs appareils ennemis, qui se sont écrasés dans leurs lignes, notamment les 4 juillet et 12 novembre 1917. Trois blessures, trois citations (Croix de guerre)."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt François Marie Noël Battesti au 24ème régiment d'infanterie, pilote à l'escadrille SPA 73, en date du 13 juin 1918 : "Remarquable pilote de chasse. A attaquié un groupe d'appareils ennemis et a abattu l'un d'eux qui s'est écrasé dans ses lignes (4ème victoire). Trois blessures. Médaillé militaire et Chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Trois citations."

* Grade d'officier de la Légion d'Honneur du Cne François Marie Noël Battesti au 35ème régiment d'aviation, en date du 13 août 1927 : "18 ans de services, 6 campagnes, trois blessures, 6 citations, Chevalier du 29 décembre 1917."

* Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur du Cdt François Marie Noël Battesti de la 31ème brigade aérienne, en date du 29 juin 1938 : "29 ans de services, 9 campagnes, 24 ans de bonifications pour services aériens. A été blessé et cité. Officier de la Légion d'Honeur du 13 août 1927."

Sgt François Battesti, pilote de l'escadrille C 10, aux commandes d'un Caudron G III de son unité en 1915 - Il a été affecté à cette unité du 1er avril 1915 au 9 juillet 1916 - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Adj François Battesti, pilote de l'escadrille C 10 du 1er avril 1915 au 9 juillet 1916 - Il a terminé la guerre avec 7 victoires homologuées - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Cne Pierre Laborde - Né le 2 mai 1880 à Bordeaux (33) - Fils de Germain Laborde et de XXX - Profession avant guerre Sous-directeur de la compagnie Oliver - Engagé au 108ème régiment d'infanterie en juillet 1898 - Mobilisé au 30ème régiment territorial - Passé à l'aviation comme observateur en septembre 1914 - Observateur de l'escadrille VB 104 du 5 février 1915 au 3ème trimestre 1916 - Nommé capitaine, le 15 avril 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4817 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 22 octobre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Pilote de l'escadrille C 10 du 28 janvier 1917 au 4 mai 1917 - Commandant de l'escadrille C 10 du 24 mars 1917 au 4 mai 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre du groupe de bombardement - Une citation à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent observateur dont les qualités d'audace et de tenacité à accomplir les missions données ne se sont jamais démenties depuis un an qu'il appartient au 2ème groupe de bombardement. A pris part avec succès à 35 expéditions, effectuées par ce groupe, a été attaqué dix fois par des avions ennemis, et a eu, à onze reprises différentes, son appareil atteint par l'artillerie adverse."

Sgt Georges Clément Pradeau - Né le 10 avril 1884 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) - Fils de François Victor Pradeau et de Marie Scolastique Irma Lagardette - Domiciliés au 13, rue Voltaire à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) puis au 43, rue Thiers à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) - Classe 1904 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous le matricule n° 3167 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 104ème régiment d'infanterie, le 23 mars 1904 - Nommé Caporal, le 21 février 1905 - Nommé Sergent, le 21 août 1905 - Nommé Sergent-fourrier, le 16 octobre 1905 - Fin d'engagement et passage dans la réserve, le 23 mars 1907 - Domicilié au 11, rue de la Faulotte à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), à compter du 15 février 1910 - Domicilié au 17, rue de Montreuil à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), à compter du 31 octobre 1911 - A accompli une période d'exercices au 31ème régiment d'infanterie du 15 au 31 mai 1913 - Domicilié au 57, Grande Rue à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), à compter du 29 avril 1914 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale au 31ème régiment d'infanterie, le 4 août 1914 - Passé au 2ème groupe d'aviation de Lyon, le 18 jkanvier 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1236 obtenu le 20 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille C 10 du 13 août 1915 au 1er mai 1916 - Détaché à l'escadrille MF 19 du 18 au 30 septembre 1915 - En mission à la RGA du Bourget du 3 au 9 février 1916 - Blessé à la tête à l'atterrissage, au retour d'une mission pendant lequel le moteur de son avion a été touché par des éclats d'obus, le 27 février 1916 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 mars 1916 - Hospitalisation et convalescence, jusqu'au 20 juin 1916 - Affecté à la RGA à compter du 10 juillet 1916 - Blessé au cours d'un accident d'avion, le 27 octobre 1916 - Hospitalisation et convalescence du 28 octobre 1917 au XXX - Nommé Adjudant, le 2 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire et affecté au 2ème régiment d'infanterie, le 28 juin 1918 - Démobilisé, le 21 mars 1919 - Profession après guerre Architecte - Affecté, dans la réserve, au magasin général d'aviation n° 1, le 27 septembre 1920 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 20 novembre 1920 - Nommé Lieutenant de réserve, le 29 novembre 1924 - Affecté, dans la réserve, au 5ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 23 février 1925 - Vice président de la caisse des écoles à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) - Nommé Officier d'académie, le 15 février 1925 - Nommé officier de l'instruction publique pour services rendus aux oeuvres sociales, le 1er février 1931 - Affecté, dans la réserve, aux services techniques du 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 25 novembre 1931 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 23 décembre 1933 - Domicilié au 5, boulevard Galliéni à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) - Affecté à la 17ème compagnie de l'air, le 1er octobre 1934 - Nommé Capitaine de réserve, le 15 mars 1940 - Décédé au 6, rue Alphonse Ancellet à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), le 12 juin 1956 - Sources : Acte de naissance - Pam - Fiche matricule conservée aux archives départementale de Paris - JORF - Site internet Léonore - Avis de décès - Dernière mise à jour : 29 octobre 2019.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du Sgt Georges Pradeau, pilote de l'escadrille C 10, en date du 21 mars 1916 : "Pilote plein de courage, l'entrain et de sang-froid. Toujours volontaire pour les missions délicates ou périlleuses. depuis 5 mois à l'escadrille, a effectué au cours de la mauvaise saison, 40 heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous le feu toujours violent de l'artillerie allemande. le 27 février 1916, au retour d'une reconnaissance, a eu son avion atteint par un éclat d'obus qui, passant entre le passager et le pilote, a crevé le réservoir à essence et immobilisé le moteur à gauche. A réussi, malgré un vent contraire des plus violents, à franchir les lignes à très faible altitude, sous le feu de l'artillerie et de l'infanterie ennemies. A été très griévement blessé à l'atterrissage."

Ltt Jean Lucien Thirion - Né le 3 décembre 1889 à Mouzaïaville (Algérie) - Fils d'Emile Thirion et de Lucie Antoinette Novel - Domiciliés à Cassiglione (Algérie) - Profession avant guerre Cultivateur à Nancy (Meurthe-et-Moselle) - Classe 1909 - Recrutement d'Alger (Algérie) sous le matricule n° 263 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 8ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1908 - Nommé Brigadier, le 8 avril 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 25 septembre 1909 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 21 octobre 1910 - Rengagé pour un an, à compter du 1er octobre 1911 - Rengagé pour deux ans, à compter du 1er octobre 1912 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 28ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Observateur de l'escadrille C 10 du 21 janvier 1916 au 14 avril 1917 - Nommé Lieutenant et affecté au 113ème régiment d'artillerie lourde, le 4 avril 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 27 juillet 1916 - Mission au GDE du 26 février au 14 mars 1917 - Décédé des suites d'un accident d'avion à l'ambulance 4/11 de Jussy (Aisne), le 14 avril 1917 - Sources : CCC de l'escadrille C 10 - Fiche matricule présentée sur le site Anom des archives nationales - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 29 octobre 2019.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean Lucien Thirion, observateur à l'escadrille C 10, en date du 27 juillet 1916 : "Excellent observateur qui a rendu les plus grands services en effectuant journellement de nombreux réglages par les circonstances atmosphériques les plus défavorables et sous un feu très violent de l'infanterie et de l'artillerie ennemies. Officier d'un sang-froid et d'une énergie à toute épreuve. A continué, le 25 juin 1916, un réglage malgré un violent ouragan et n'est rentré à l'escadrille qu'aux prix des plus grandes difficultés."

Cne Louis Marie Joseph de Durand de Prémorel - Né le 3 mars 1882 à Arbois (Jura) - Fils de Raoul de Durand de Prémorel et de Donatie de Villeneuve - Engagé au 2ème régiment d'artillerie coloniale, le 9 octobre 1900 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 septembre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 371 en date du 15 septembre 1913 - Pilote de l'aviation du Maroc Occidental - Pilote de l'escadrille BL 10 d'août au 25 octobre 1914 - Pilote escadrille BL 30 du 25 octobre 1914 au 1er avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 44 du 1er avril 1915 au 10 août 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 mai 1915 - RGA pour stage Caudron G 4 et formation commandant d'escadrille du 10 au 28 août 1915 - Pilote et commandant de l'escadrille C 61 du 28 août 1915 au 11 septembre 1916 - Nommé capitaine à titre définitf, le25 décembre 1915 - Cdt du secteur aéronautique du 37ème CA / 6ème armée - Pilote et Commandant de l'escadrille C 220 / BR 220 du 19 août au 6 novembre 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 11 mai 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Rentrant de l'escadrille du Maroc Occidental, a effectué depuis le début de septembre de très nombreuses reconnaissances au-dessus de l'ennemi et s'est fait remarquer par son endurance et son entrain. A au plus haut degré le sentiment du devoir et n'hésite pas à survoler les lignes à faible altitude pour accomplir les missions dont il est chargé. A eu son appareil criblé de projectiles et gradement endommagé dans une reconnaissance effectuée, le 13 mai 1915."

Cal Julian Rudowski, pilote de l'escadrille C 10 du 11 avril 1916 au 24 janvier 1917, photographié aux commandes de son Caudron G 4 - Photo Julian Rudowski transmise par Luc Rudowski, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

 

Photo du Slt Charles de Saint-Savin

Slt Charles Marie Edmond comte de Saint-Savin - Né le 19 février 1892 à Saint-Barbant (Haute-Vienne) - Fils de Louis Charles Antoine Gaspard Eugène de Saint-Savin (propriétaire) et de Marie Louise Madeleine Arlin-Lacroix - Classe 1912 - Recrutement de Magnac-Laval (Haute-Vienne) sous le matricule n° 615 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 38ème régiment d'artillerie de campagne, le 9 mars 1910 - Nommé Brigadier, le 11 février 1911 - Affecté en Algérie du 5 mai au 8 novembre 1911 - Affecté au 1er régiment de Spahis, le 22 août 1911 - Nommé Spahi de 1ère classe, le 2 septembre 1911 - A pris part aux opérations militaires dans le Maroc occidental du 9 novembre 1911 au 18 mars 1912 -Affecté en Algérie du 19 mars 1912 au 7 mars 1913 - Nommé Brigadier, le 21 septembre 1912 - Fin d'engagement, le 9 mars 1913 - Domicilié à la ferme Duroux à Rouïba (Algérie), à compter du 1er mai 1913 - Passé dans la réserve de l'armée active, le 9 mars 1913 - Domicilié à la ferme Rivet à St-Jean (Algérie), à compter du 4 mai 1914 - Profession avant guerre publiciste - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, le 1er août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 18 octobre 1915 - Affecté au 21ème régiment de chasseurs à cheval, le 3 juillet 1916 - Brevet de pilote militaire n° 3415 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 16 mai 1916- Stage de perfectionnement à l'école de Châteauroux, jusqu'au 1er juillet 1916 - Pilote du GDE du 1er au 18 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du 20 juillet 1916 au 20 février 1918 - Nommé Maréchal des Logis, le 20 septembre 1916 - Citation n° 365 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 29 mars 1917 - En subsistance à l'escadrille F 218 du 26 mars au 4 avril 1917 - Nommé Adjudant, le 21 mai 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 26 janvier 1918 - Citation n° 555 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 12 février 1918 - Pilote de l'escadrille C 21 / SPAbi 21 du 20 février au 25 septembre 1918 - En stage au GDE du 26 février au 16 mars 1918 - Citation n° 563 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 11 mars 1918 - En stage SPAD XVI au GDE du 16 au 25 juin 1918 - Evacué sur la maison de santé de Viry-Chatillon, le 25 septembre 1918 - Croix de Guerre avec trois palmes et une étoile de vermeuil - Démobilisé, le 1er août 1919 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 24 octobre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 1er régiment de chasseurs, le 20 novembre 1919 - Chevalier de la Légion d'honneur, en date du 16 juin 1920 - Affecté, dans la réserve, au 34ème régiment d'aviation, en date du 30 août 1920 - Marié avec Mlle Solange de Dax d'Axat en mairie de Paris XVème, le 21 juin 1924 - Nommé Lieutenant de réserve, le 24 octobre 1924 - A accompli une période obligatoire de 21 jours à la base aérienne n° 4 du 10 au 30 avril 1933 - Affecté, dans la réserve, à la 17ème compagnie de l'air, le 26 décembre 1935 - Domicilié au 25, quai de Grenelle à Paris XVème, à compter du 7 janvier 1936 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 23 décembre 1937 - Nommé Capitaine de réserve, le 25 décembre 1937 - Rappelé à l'activité par ordre individuel, le 27 août 1939 - Affecté au bataillon de l'air du GQG aérien - Rejoint la zone des armées, le 27 août 1939 - Admis à l'hôpital militaire d'instruction Percy de Clamart du 12 février au 21 mars 1940 - Affecté au bataillon de l'air 144 sur la base aérienne du Bourget, le 3 avril 1940 - Profession après la 2ème guerre mondiale Magnétiseur guérisseur - Crée, avec le chiurgien Charles Claoué, le groupement national pour l'organisation des médecines alternatives (GNOMA) en 1950 - Auteur de plusieurs livres sur le magnétisme - Décédé à Paris XVIème, le 13 juin 1976 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 10 - CCC de l'escadrille C 21 / SPAbi 21 - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Haute-Vienne - JORF - Dernière mise à jour : 14 janvier 2021.

* Citation n° 365 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 29 mars 1917 : "Pilote d'un sang-froid et d'une énergie remarquable toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. A eu souvent son appareil atteint par le tir de l'artillerie et de l'infanterie ennemies, notamment le 25 janvier où il continua jusqu'au bout une reconnaissance photographique quique ses commandes de profondeur eussent été coupées par un éclat d'obus et réussit à atterrir normalement."

* Citation n° 555 à l'ordre de la 6ème armée de l'Adj Charles de Saint-Savin du 21ème régiment de chasseurs à cheval, pilote à l'escadrille C 10, en date du 12 février 1918 : "Excellent pilote qui n'a cessé de donner à ses camarades le plus bel exemple de courage tranquille et d'endurance. A toujours rempli, en dépit de toutes les difficultés, les missions les plus délicates qui lui ont été confiées. Le 25 mars 1917, a dispersé un convoi ennemi en le mitraillant à basse altitude. Les 22 mai, 30 octobre et (censuré) 1917, a livré combat à des avions ennemis et est rentré avec son appareil gravement endommagé. Le (censuré), voyant un de nos appareils attaqué par un avion de chasse, est alé lui porter secours et a réussi, après un combat très dur à mettre en fuite l'avion ennemi."

* Citation n° 563 à l'ordre de la 6ème armée de l'Adj Charles de Saint-Savin du 21ème régiment de chasseurs à cheval, pilote à l'escadrille C 10, en date du 11 mars 1918 : "Vieux pilote, toujours remarquable d'entrain et de courage. Remplit habilement toutes les missions grâce à sa longue expérience. Le (censuré), assurant avec un autre pilote, la protection d'une mission photographique, a vu son camarade contraint d'atterrir par l'attaque de deux avions ennemis. A abattu un avions allemands mettant l'autre en fuite. Continuant seul sa mission, a livré un dur combat à trois nouveaux adversaires. Les a mis en fuite et, restant maître de l'air, a permis à l'avion photo de remplir sa mission jusqu'au bout, accompagné à distance respectueuse par une patrouille ennemie accourue sur le lieu du combat."

* Chevalier de la Légion d'honneur du Slt Charles de Saint-Savin au 31ème régiment d'aviation, en date du 16 juin 1920 : "Pilote audacieux et énergique. Spécialiste de la liaison d'infanterie et de la protection des missions photographiques, a essuyé de nombreux combats très durs et est rentré souvent avec son appareil sérieusement endommagé. Quatre citations."

* Officier de la Légion d'Honneur du Ltt Charles de Saint-Savin, en date du 23 décembre 1937 : "A fait preuve de beaucoup d'énergie, de sang-froid et de mépris du danger au cours de nombreuses missions accomplies par de très mauvais temps sous un feu violent qui endommagea son appareil à différentes reprises."

 

Photo du Sgt Camille Vannier

Sgt Camille Vannier - Affecté au GDE jusqu'au 29 mai 1916 - Affecté à la section photo intégrée à l'escadrille C 10 du 29 mai 1916 au 17 février 1919 - Détaché à l'escadrille F 218 du 8 au 10 novembre 1916 - En subsistance à l'escadrille F 63 du 11 au 16 juin 1917 - En mission du 1er au 3 avril 1918 - Nommé Sergent, le 18 juin 1918 - Tué, lors d'un bombardement américain faisant suite au débarquement allié, à Périers (Manche), le 8 juin 1944 - Sources : CCC de l'escadrille C 10 - Familiales - Dernière mise à jour : 7 janvier 2018.

 

 

Les hommes

Cne Pierre Pène - Né le 8 octobre 1890 à Bordeaux (Gironde) - Fils de Sylvain Pène (instituteur public) et de Jeanne Irma Bachelier - Domiciliés 93, rue Dubourdin à Bordeaux (Gironde) - Profession avant engagement Elève instituteur à la Sauve Promotion 1907- 1910 - Instituteur à Coutras - Classe 1910 - Recrutement de Bordeaux sous le matricule n° 3185 - Service militaire au 144ème régiment d'infanterie, à compter du 7 octobre 1911 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au 12ème régiment d'infanterie, le 27 mars 1913 - Libéré de ses obligations militaires, le 8 novembre 1913 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale au 12ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Une blessure à Craonne, le 21 septembre 1914 - Une citation à l'ordre du 12ème régiment d'infanterie, en juin 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 20 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2571 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 30 janvier 1916 - Stage perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu - GDE - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du 7 mai 1916 au 12 juin 1918 - Une blessure par éclat d'obus dans les reins lors d'un réglage d'artillerie, le 27 juillet 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, le 15 août 1916 - Commandant de l'escadrille C 10 / SAL 10 du 4 mai 1917 au 12 juin 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée en juin 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 octobre 1917 - Stage sur avion Salmson 2A2 du 4 au 9 mars 1918 - Grièvement blessé au combat, à bord d'un Salmson 2A2, le 12 juin 1918 - Décédé des suites de ses blessures à l'ambulance Carrel de Litz (Oise), le même jour - Croix de Guerre - Photo La Guerre Aérienne Illustrée - Sources : FM Gironde - Pam - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 24 septembre 2015.

* Citation à l'ordre du 12ème régiment d'infanterie du Slt Pierre Pène, en date du XX juin 1915 : "Pendant le combat du 21 septembre, a montré de brillantes qualités militaires en maintenant sous le feu sa section soumise à un violent feu de mitrailleuses. A été blessé très grièvement dans cette affaire."

* Citation n° 379 à l'ordre de la VIème armée du Ltt Pierre Pène, pilote de l'escadrille C 10, en date du 15 août 1916 : "Incomplétement remis d'une grave blessure, reçue comme chef de section dans l'infanterie, donne à tous, comme pilote, le plus bel exemple d'énergie, d'entrain et de mépris du danger, toujours prêt à remplir les missions les plus périlleuses : le 27 juillet 1916, frappé dans les reins par un éclats d'obus au début d'un réglage, n'est rentré, dominant sa souffrance, qu'une fois sa mission terminée."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée du Ltt Pierre Pène, du service aéronautique du 35ème corps d'armée, en date du 18 juin 1917 : "Officier pilote d'un courage et d'un sang-froid remarquables. Le 2 mars 1917, malgré l'approche d'un violent orage, parti pour assurer la liaison avec l'infanterie à 50 kilomètres du terrain d'atterrissage; a rempli sa mission jusqu'au bout au milieu de la temp^te, est sorti des nuages à 80 mètres de hauteur, son appareil complétementnretourné, et a atterri en terrain reconquis, après avoir fait preuve d'un mépris absolu du danger."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10 : "Escadrille de corps d'armée de premier ordre. S'est dépensée sans compter pendant la bataille de la Somme et la retraite allemande en mars 1917. Entrainée à fond par l'exemple de son chef, le capitaine Pène, a su prendre sur l'ennemi, dans son secteur, durant les derniers mois, une supériorité nettement marquée, grâce à son ardeur combattive, provoquant l'admiration des troupes amies. Acceptant toujours le combat, a abattu en moins de six semaines, au cours de ses missions, quatre avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10, en date du 19 juillet 1918 : "Unité d'élite. Sous le commandement du Capitaine Péne, a exécuté journellement des reconnaissances de l'arrière-front et rapporté des renseignements précieux sur les indices d'attaques. Pendant les attaques des 9, 10 et 11 juin 1918, a exécuté de nombreuses liaisons d'infanterie à basse altitude malgré des circonstances atmosphériques difficiles, malgré les pertes survenues du fait du tir de l'ennemi et d'une aviation de chasse adverse, momentanément très supérieure."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre des armées françaises de l'Est, à titre posthume, du Cne Pierre Pène, commandant de l'escadrille SAL 10, en date du 23 janvier 1920 : "Commandant d'escadrille d'élite, d'une bravoure ardente. A fait de son unité une armé redoutable qu'il aconduite au combat avec un entrain superbe, se réservant sans cesse les missions les plus périlleuses. Par son impulsion, par son exemple, a été un des artisans du succès des opérations des 9, 10, 11 juin 1918. Deux blessures, cinq citations. Tué en combat aérien, le 11 juin 1918, au cours d'une mission particulièrement dangereuse et délicate."

Ltt Robert Marie Brumauld des Allées - Né le 20 août 1892 à Ruffec (16) - Fils de Henri Brumault des Allées et de Isabelle Bonneau - Appelé au 21ème régiment de Chasseurs à cheval, le 8 octobre 1913 - Nommé Maréchal des Logis - Détaché au 295ème régiment territorial d'infanterie - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 3 novembre 1915 - Affecté au 205ème régiment d'infanterie, le 3 novembre 1915 - Passé à l'aviation comme observateur, le 21 février 1916 - Observateur de l'escadrille C 10 du 21 février 1916 au 19 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif de l'armée d'active, le 13 août 1916 - Blessé au combat, le 5 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'honneur, le 18 avril 1917 - Observateur de l'escadrille C 27 du 19 septembre 1917 au 7 janvier 1918 - Stage photo au parc 2 du 7 au 20 janvier 1918 - Observateur de l'escadrille SPA 62 du 20 janvier au 5 août 1918 - Tué au combat, en compagnie du MdL André Lebrun dans les environs de Chacrise et Muret Crouttes (02), le 5 août 1918 - Huit citations à l'ordre de l'armée dont une en octobre 1914 - avril 1916 - avril 1917 - 4 novembre 1917 - 23 août 1918 - Photo M. Rouget de Gourcez que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Robert Marie Brumauld des allées, observateur à l'escadrille N 62 en date du 4 novembre 1917 : "Observateur remarquable, possédant les plus hautes qualités morales, s'est distingué dans de nombreuses missions et particulièrement les 23 et 25 octobre 1917. A volé, ces deux jours, dans des conditions atmosphériques les plus dures, réunissant, grâce à son courage et à son sang-froid, à rapporter au commandement des renseignements de la plus haute importance."

* Citation n° 620 à l'ordre de l'armée du Ltt Robert Brumauld des Allées, à l'escadrille SPA 62, détaché du 21ème régiment de Chasseurs en date du 23 août 1918 : "Magnifique figure d'observateur d'armée. Légendaire dans l'aviation d'observation, a montré, pendant trois ans, en toutes circonstances, une bravoure froide jointe à un magnifique esprit de sacrifice. le 2 août, commandant par intérim son escadrille, a tenu à assurer la mission la plus délicate. Est tombé glorieusement au retour en tentant de regagner à tout prix nos lignes à faible altitude, avec un appareil gravement atteint à la suite de combats acharnés."

Cne Gaston Marie Eugène Baligant - Né le 6 février 1872 à Fourmies (59) - Fils de Armand Camille Alex Baligant et de Céline Constance Legay - Domiciliés à Fourmies (Nord) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1892 - Recrutement d'Avesnes (Nord) sous le matricule n° 2053 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 89ème régiment d'infanterie , le 22 mars 1890 - Nommé Caporal, le 26 septembre 1890 - Nommé Sergent, le 1er avril 1892 - Fin d'engagement et passé dans la disponibilité, le 8 décembre 1892 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au régiment d'infanterie, caserné à Avesnes (Nord), le 22 février 1902 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 5 au 19 septembre 1902 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 1er au 15 septembre 1903 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 31 août au 14 septembre 1904 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 30 septembre au 27 octobre 1905 - Passé dans la territoriale, le 22 mars 1906 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 22 août au 18 septembre 1908 - Nommé Lieutenant de réserve, le 19 février 1908 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 30 août au 21 septembre 1909 - Brevet de pilote civil n° 588 délivré par l'Aéroclub de France, le 22 août 1911 - A accompli une période d'exervices à l'établissement central du matériel aéronautique de Meudon-Chalais du 2 au 24 septembre 1912 - Dans la réserve, attaché au laboratoire de l'aéronautique militaire de Chalais-Meudon - Marié et domicilié au 132, Grande Rue à Garches (Seine-et-Oise) - Profession avant guerre Négociant Industriel - Mobilisé au 84ème régiment d'infanterie, suite à la mobilisation générale - Arrivé au 84ème RI, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 janvier 1915 - Envoyé à l'école d'aviation militaire de Pau, à la même date - Brevet de pilote militaire n° 914 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 9 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 56 du 16 mai au 1er juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, les 22 juin 1915 - Pilote de l'escadrille C 4 du 1er au 12 juillet 1915 - Blessé de contusion thoracique suite à un atterrissage brusque, le 12 juillet 1915 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 15 juillet 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 8 novembre 1915 - Soigné à l'ambulance d'armée 10/1 et convalescence jusqu'au 1er janvier 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du 1er au 4 janvier 1916 - Pilote de la RGA du 4 janvier au 8 février 1916 - Nommé chef pilote de l'école d'aviation militaire du Buc, du 8 février au 8 mars 1916 - Détaché à l'atelier de réparation de l'aviation de St-Cyr, à compter du 6 juillet 1916 - Démobilisé, le XXX - Affecté, dans la territoriale, au 127ème régiment d'infanterie, le 24 février 1920 - Domicilié à Rue de Mons à Avesnes, à compter du 10 août 1919 - Affecté, dans la territoriale, au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 20 avril 1921 - Nommé Commandant en 1922 - Passé à l'arme de l'aéronautique, le 20 juin 1923 - Profession fabricant d'huile et domicilié Villa "Mon Rêve" à Fourmies (Nord) en 1924 - Affecté, dans la territoriale, au 33ème régiment d'aviation - Affecté, dans la territoriale, au 3ème régiment d'aviation, le 9 juillet 1924 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 7 juillet 1927 - Président de l'Aéroclub de la Sambre en 1928 - Nommé Lieutenant-colonel, dans la territoriale, le 25 décembre 1929 - Mis en position d'officier honoraire, le 19 avril 1931 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - JORF - Fiche matricule du département du Nord - Revue l'Aérophile - Annuaire des pilotes aviateurs avant guerre - Revue Les Ailes - Dernière mise à jour : 13 novembre 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Marie Eugène Baligant, les 22 juin 1915 : "Pilote d'une très grande énergie. A, le 13 juin 1915, poursuivi l'exécution d'une mission importante, bien que son appareil fût fortement canonné et eût reçu un éclat d'obus qui traversa les deux plans et atteignit l'une des parties essentielles de l'appareil."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Marie Eugène Baligant de la réserve générale d'aviation, en date du 8 novembre 1915 : "A très bien commandé une compagnie au front. Rend de brillants services comme pilote d'aéroplane."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Gaston Marie Eugène Baligant, au 34ème régiment d'aviation, en date du 7 juillet 1919 : "37 ans de service, 5 campagnes. A été blessé et cité. Chevalier du 8 novembre 1915. A accompli quatre périodes d'entrainement aérien volontaire."

Ltt Pierre Chateauvieux - Né le 5 juillet 1891 à la Rochelle (Charente-Maritime) - Fils de Lucien Jérôme Chateauvieux et de Marie Emilie Mercier - Classe 1911 - Recrutement de la Rochelle (Charente-Maritime) sous le matricule n° 223 - Engagé volontaire pour cinq ans au titre du 20ème régiment d'artillerie, à compter du 22 septembre 1909 - Nommé Brigadier, le 21 février 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er octobre 1910 - Nommé Maréchal des logis fourrier, le 1er octobre 1912 - Chute de cheval avec luxation de l'épaule droite, le 2 mars 1913 - Admis comme aspirant à l'école militaire d'artillerie de Fontainebleau, le 1er octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 58ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Blessé avec écrasement du genou gauche par éclat d'obus en Lorraine, le 14 novembre 1914 - Détaché comme instructeur des sous-officiers de l'artillerie de campagne du détachement d'armée de Lorraine (DAL), le 29 octobre 1915 - Commandant, par intérim, de la 27ème batterie du 58ème régiment d'artillerie de campagne, le 16 février 1916 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 4 avril 1916 - Brulûres des yeux par obus à gaz pendant un séjour prolongé à un poste d'observation, violemment bombardé, le 20 mai 1916 - Il gardera comme séquelles une conjonctivité catarrhale avec légère blépharité - Citation n° 76 à l'ordre de la 68ème division, en date du 26 mai 1916 - Croix de Guerre et citation n° 81 à l'ordre de la 68ème division, en date du 18 juin 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote de l'école d'aviation militaire d'Ambérieu du 23 septembre 1916 au 22 janvier 1917 - Brevet de pilote militaire n° 5422 obtenu sur avion Voisin, à l'école d'aviation militaire d'Amberieu, le 5 janvier 1917 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° 1766 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 22 janvier au 1er mars 1917 - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Chateauroux du 1er au 8 mars 1917 - Pilote du GDE du 8 mars au 4 avril 1917 - Pilote de l'escadrille C 10 du 4 avril 1917 au 12 janvier 1918 - Citation n° 406 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 15 septembre 1917 - Fracture ouverte des os du nez avec déviation à gauche et plaie de la paupière droite après un accident d'avion, au retour d'une mission, par chute de l'appareil, le 16 septembre 1917 - Citation n° 311 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 30 septembre 1917 - Citation n° 55 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 6 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SOP 271 / BR 271 du 12 janvier 1918 au 22 février 1919 - Stage Sopwith 1A2 au GDE du 17 au 24 janvier 1918 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 14 mai 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de la 3ème armée, en date du 11 juillet 1918 - Citation n° 680 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 25 décembre 1918 - Chevalier de la couronne de Belgique, croix de guerre belge et citation à l'ordre de l'armée belge, en date du 29 janvier 1919 - Commandant de l'escadrille BR 201 du 22 février 1919 au 10 mars 1919 - Commandant, par intérim, du GR 106 du 10 au 21 mars 1919 - Commandant du GO 126 du 21 mars 1919 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 25 mars 1919 - Nommé Adjoint tactique au commandant du groupe aéronautique n° 2 et commandant en second, le 25 mars 1919 - Affecté au bataillon du l'ERA, le 30 juillet 1919 - Marié avec Madeleine Louise Ménard, le 17 décembre 1919 - Affecté à la division de l'aéronautique militaire, le 27 janvier 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 7 août 1920 - Affecté à la mission militaire en Tchécoslovaquie du 24 novembre 1921 au 21 juin 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 22 juin 1922 - En mission en Tchécoslovaquie du 22 juin 1922 au 9 octobre 1923 - Mis à la disposition de l'état-major de l'armée, le 24 novembre 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 8 décembre 1923 - Nommé Adjoint aéronautique de l'état-major du gouvernement militaire de Paris, le 30 janvier 1924 - Titularisé observateur en avion, le 11 juin 1924 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 22 décembre 1925 - Nommé Chef de bataillon (Cdt), le 25 décembre 1927 - En mission en Colombie du 21 novembre 1929 au 20 décembre 1931 - Affecté au 39ème régiment d'aviation et affecté au Levant - Embarqué à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 12 avril 1932, sur le S/S "Mtte Pacha" et débarqué à Beyrouth (Liban), le 19 avril 1932 - Nommé Commandant du 2ème groupe à Alep, le 1er mai 1932 - Commandant de la 6ème escadrille du même groupe, le 2 décembre 1932 - Rapatrié en métropole à bord du "Félix Monssel" du 6 au 19 septembre 1934 - Médaille d'Honneur de 2ème classe au Mérite Syrien, en date du 20 novembre 1934 - Domicilié au 3, rue Jardin à Paris 17ème (75) - Affecté à la base aérienne n° 104, le 15 janvier 1935 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 30 juin 1937 - Nommé Lieutenant-colonel - Nommé Colonel, en date du 15 juin 1939 - Commandant de la base aérienne du Bourget-Dugny, le 24 novembre 1939 - Affecté à Vichy puis à Aix-en-Provence - Domicilié au 42, rue Victor Leydet à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) - Décédé, le 31 octobre 1948 - Photo prise en 1910, pendant son affectation au 20ème régiment d'artillerie et transmise par Fabien Perdriaux, son petit-neveu - Sources : Pam - Etat des services - Fiche matricule du département de la Charente-Maritime - LO - JORF - Dernière mise à jour : 15 février 2017. Je cherche une photo de ce pilote pendant la Grande Guerre.

* Citation n° 76 à l'ordre de la 68ème division, en date du 26 mai 1916 : "La batterie de tir de la 27ème batterie du 58ème régiment d'artillerie sous les ordres du lieutenant Châteauvieux et de l'Adjudant Portou ...."

* Croix de Guerre et citation n° 81 à l'ordre de la 68ème division du Ltt Chateauvieux, commandant la 27ème batterie du 58ème régiment d'artillerie, en date du 18 juin 1916 : "Dans les combats autour de Verdun, a, par son ascendant moral obtenu de sa batterie un bel effort pour l'exécution correcte et rapide des tirs, malgré de fréquents bombardements de gros calibre qui causaient des pertes sensibles dans le personnel."

* Citation n° 406 à l'ordre du 35ème corps d'armée du Ltt Chateauvieux, pilote à l'escadrille C 10, en date du 15 septembre 1917 : "Officier courageux, énergique. Pilote brillant et audacieux. A exécuté d'importantes reconnaissances à basse altitude, notamment le 7 septembre 1917 où pour identfier certains points difficilement visibles, il escendit à 50 mètres au-dessus des deuxièmes lignes allemandes, mitraillant les occupants et rentra avec son appareil gravement atteint dans ses parties essentielles."

* Citation n° 311 à l'ordre de la 10ème armée du Ltt Chateauvieux, pilote à l'escadrille C 10, en date du 30 septembre 1917 : "Officier énergique et vaillant, montre comme pilote une ardeur inlassable. Les 1er, 2, 3, 4 et 7 septembre 1917, a survolé les tranchées ennemies à basse altitide, mitraillant les occupants; a ramené chaque fois son appareil atteint par les éclats d'obus et balles tirées de terre. Le 16 septembre 1917, a été grièvement blessé à la tête en rentrant d'un vol d'essai."

* Citation n° 55 à l'ordre de la 6ème armée du Ltt Chateauvieux, pilote à l'escadrille C 10, en date du 6 janvier 1918 : "Officier pilote du plus bel allant et d'un remarquable courage. Remplit avec habileté toutes les missions qui lui sont confiées. Le 5 décembre 1917, au cours d'une protection de mission photographique, rencontrant un avion ennemi, l'a attaqué avec beaucoup de fougue et l'a abattu dans ses lignes."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de la 3ème armée du Cne Pierre Chateauvieux, au 58ème régiment d'artillerie, commandant l'escadrille BR 271, en date du 11 juillet 1918 : "Officier d'élite, possédant les plus belles qualités militaires. Chef remarquable, donnat à tous un exemple constant de dévouement et de courage. Vient de fournir une nouvelle preuve de son sang-froid et de son mépris du danger en soutenant seul, au cours d'une liaison d'infanterie par avion, un combat acharné contre six appareils ennemis. A réussi à ramener jusqu'au terrain de son escadrille son avion gravement endommagé. Trois blessures. Cinq citations."

* Citation n° 680 à l'ordre de la 6ème armée du Cne Chateauvieux, commandant de l'escadrille BR 271, en date du 25 décembre 1918 : "Chef d'escadrille de tout premier ordre, a, par ses qualités morales et militaires, obtenu un rendement parfait de son unité. Au cours des opérations du 14 octobre au 11 novembre, n' pas hésité à descendre souvent à moins de 50 mètres d'altitude pour jalonner la ligne et mitrailler les troupes ennemies. A notamment, le 23 octobre, forcé un biplace ennemi à abandonner le combat et a tenu tête à 7 monoplaces."

* Chevalier de la couronne de Belgique, Croix de guerre belge et citation à l'ordre de l'armée belge du Cne Chateauvieux, commandant de l'escadrille BR 271, en date du 29 janvier 1919 : "Merveilleux chef d'escadrille qui n'a cessé d'entrainer son unité par l'exemple éclatant de sa bravoure et de son énergie. Pendant toute la bataille des Flandres, a exécuté journellement des missions d'infanterie à très basse altitude, volant personnellement plus qu'un pilote de son escadrille."

* Commandeur de la Légion d'Honneur du Lieutenant-colonel Pierre Chateauvieux, commandant la base aérienne de Dugny, en date du 30 juin 1937 : "27 ans de services, 67 annuités, 10 campagnes, 4 citations à l'ordre de l'armée, 1 citation à l'ordre du corps d'armée, 2 citations à l'ordre de la division, 3 blessures de guerre, 11 ans de bonifications pour services aériens, un témoignage de satisfaction du ministre. Officier de la Légion d'Honneur du 22 décembre 1925."

Ltt Joseph Léon Péralda - Né le 21 février 1879 à Port-Villez (Yvelines) - Fils de Joseph Alexandre Péralda (officier d'administration) et de Victoire Marie Auffray - Domiciliés à St-Brieuc (Côtes-d'Armor) puis au 76, rue de Rennes à Paris 6ème (75) - Profession avant engagement Etudiant - Titulaire d'une bourse d'externat au lycée Louis-le-Grand de Paris (75), le 25 septembre 1895 - Remporte le 2ème prix d'histoire au lycée Louis-le-Grand Classe 1899 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1561 - Engagé volontaire pour quatre ans au titre du 12ème bataillon de chasseurs à pied, le 20 octobre 1897 - Nommé Caporal, le 30 avril 1898 - Nommé Caporal-fourrier, le 21 septembre 1898 - Nommé Sergent-fourrier, le 29 décembre 1898 - Nommé Sergent, le 12 janvier 1899 - Nommé Sergent-major, le 28 août 1899 - Nommé Sergent, le 10 avril 1901 - Passé élève officier à l'école militaire d'infanterie de Saint-Maixent, le 11 avril 1901 - Rengagé pour deux ans, à compter du 20 octobre 1901 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 103ème régiment d'infanterie caserné à Alençon (Orne), le 22 mars 1902 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1904 - A suivi les cours de l'école régionale de tir du Ruchard du 27 mai au 30 juin 1905 - A accompli une période d'exercices au 4ème escadron du train des équipages militaires à Chartres du 1er au 31 juillet 1905 - A reçu un diplôme d'honneur décerné par le ministre de l'instruction publique pour sa collaboration aux oeuvres complémentaires de l'école à la caserne, le 28 septembre 1907 - A suivi les cours de l'école normale de gymnastique de Joinville du 15 octobre 1908 au 15 janvier 1909 - Officier d'académie, en date du 16 février 1909 - Passé à l'aéronautique militaire, le 21 décembre 1910 - Affecté au 144ème régiment d'infanterie, le 9 février 1911 - Cours théoriques à Versailles( Yvelines) - Passé élève pilote à l'école du camp de Châlons-sur-Marne, le 5 janvier 1911 - Passé élève pilote à Douai sur Breguet muni d'une hélice 3 pales métalliques, le 2 février 1911 - Brevet civil n° 428 obtenu à Douai (Pas-de-Calais) et décerné par l'Aéroclub de France, le 3 mars 1911 - Marié avec Mlle Lefèvre et domiciliés à La Croix-St-Leufroy (Eure), le 6 avril 1911 - Victime d'un grave accident d'atterrissage en ballon à Vendôme, le 13 juillet 1911 - Blessé par contusion de la région dorso-lombaire et du thorax avec fracture de la11ème côte et entorse de l'articulation de la 10ème côte droite, le 13 juillet 1911 - Participe aux manoeuvres de l'est à Vesoul du 5 au 15 septembre 1911 - Pilote pour ces exercices, un avion Breguet et est engagé avec le 7ème corps d'armée - Pilote du 1er avion Caudron sans plan rabattant au Crotoy en janvier 1912 - Brevet de pilote militaire n° 88 obtenu le 7 mars 1912 - Affecté à l'état-major du Général Hirschauer, directeur de l'aéronautique militaire - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 juillet 1912 - Adjoint au Lieutenant-colonel Etienne, commandant de l'aviation de l'armée rouge engagée dans les grandes manoeuvres du Poitou du 9 au 18 septembre 1912 - Mis en position hors cadre au titre du service de l'aéronautique militaire, le 24 septembre 1912 - Affecté au 1er groupe aéronautique et détaché à l'inspection permanente de l'aéronautique, le 1er octobre 1912 - Lettre de félicitations ministérielle pour la rédaction du Guide pratique d'aviation, le 13 juin 1913 - Inspecteur du permis aéronautique militaire - Chef de la 12ème section à Douai, le 25 juin 1913 et affecté au centre militaire du Crotoy - Chef du centre d'aviation de Douai et commandant de l'escadrille C 11, le 10 août 1913 - Nommé Capitaine, le 23 septembre 1913 - Nommé Adjoint technique de la direction de l'aéronautique de l'armée d'Alsace, le 10 août 1914 - Chef de la 1ère réserve d'aviation n° 2, le 30 août 1914 - Pilote à l'escadrille C 10 (6ème armée), le 5 avril 1915 - Commandant de l'escadrille C 56 (10ème armée et Détachement d'armée de Lorraine) du 2 mai 1915 au 6 avril 1916 - Citation n° 99 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 22 août 1915 - Citation n° 206 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 6 mars 1916 - Victime d'une surdité partielle et de vertiges résultant d'une otite interne (labyrinthite) occassionnée par les vols en avion, le 20 mars 1916 - Citation n° 164 à l'ordre du 17ème corps d'armée, en date du 23 avril 1916 - Commandant de l'escadrille C 34 du 4 juillet au 14 octobre 1916 - Commandant du parc de groupe de combat n° 112 du 14 octobre 1916 au 25 septembre 1917 - Stage d'instruction au parc 103 du 21 octobre au 1er décembre 1916 - Citation n° 126 à l'ordre du 17ème corps d'armée, en date du 2 novembre 1916 - Commandant du parc aéronautique n° 8 du 25 septembre 1917 au 16 avril 1919 - Victime d'une entorse du genou droit avec rupture partielle du ligament latéral interne et léger chevauchement intra-articulaire, le 2 avril 1918 - Nommé Chef de Bataillon, à titre définitif, le 24 septembre 1918 - Chef de service au service des réparations de l'aviation, le 16 avril 1919 - Commandant de l'atelier de réparations de l'aviation n° 1 à St-Cyr, le 1er janvier 1920 - Commandant de l'entrepôt spécial d'aviation 3.MR à St-Cyr (réorganisation), le 1er avril 1920 - Commandant de groupe au 33ème régiment d'aviation, le 25 novembre 1920 - Affecté au 118ème régiment d'infanterie, le 22 décembre 1920 - Affecté au 36ème régiment d'infanterie, le 22 janvier 1921 - Désigné pour occuper un emploi dans le service de l'instruction physique à l'école normale de gymnastique et d'escrime de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), le 25 avril 1921 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1921 - Affecté au 103ème régiment d'infanterie et nommé instructeur au cadre fixe de l'école normale de gymnastique et d'escrime de Joinville-le-Pont, au commandement de la section des officiers, le 8 mai 1922 - Titulaire d'une pension temporaire de 30 % pour hypoacousie gauche, tympan déformé, hyperacousie labyrinthique, douleurs de la région lombaire à la palpation et à l'effort, névralgies, reliquat de congestion rénale par le 3ème commission spéciale de la Seine, le 8 décembre 1922 - Titulaire d'une pension temporaire de 30 % pour labyrinthite chronique gauche avec hyperacousie par la 2ème commission de réforme de la Seine, le 22 janvier 1924 - En retraite sur sa demande, le 20 décembre 1924 - Domicilié à Ecardenville-sur-Eure par la Croix-Saint-Leufroy, à compter du 20 décembre 1924 - Affecté, dans la réserve, au 123ème régiment d'infanterie, le 17 février 1925 - Titulaire d'une pension d'invalidité de 40 % pour diminution de l'audition de l'oreille gauche, algies de la fosse iliatique droite, constipation, arthrite du genou gauche et du poignet droity avec séquelles de fistule anale par la commission de réforme de Rouen (Seine-Maritime), le 17 septembre 1925 - Pension temporaire de 50 % pour hypoacousie gauche d'origine labyrinthique, tympan très déprimé, hypertrophie des cornets semblant augmenter, hypoacousie par catarche tubaire, présence d'une fistule anale douloureuse et polyarthrite aux deux genoux, au poignet gauche par la 5ème commission de la Seine, le 24 février 1927 - Pension temporaire de 50 % confirmé par la 2ème commission de la Seine, le 30 juillet 1927 - Décédé, le 9 juin 1949 - Photo Agence Rol en vente sur le site "past to Present" - Sources : Acte de naissance - Pam - Fiche matricule conservée aux archives départementales de Paris - Site Internet Léonore - Etat des services - JORF - Dernière mise à jour : 15 novembre 2019.

* Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt Joseph Léon Péralda au 144ème régiment d'infanterie, en date du 11 juillet 1912 : "16 ans de services, services exceptionnels rendus à l'aviation militaire."

* Citation n° 99 à l'ordre de la 10ème armée du Cne Joseph Léon Péralda, commandant l'escadrille C 56 d'un corps d'armée, en date du 22 août 1915 : "Excellent chef d'escadrille, a su par son exemple inculquer à ses pilotes un esprit de devoir tel qu'ils ont rendu les service les plus appréciés, en particulier dans le journée du 16 juin."

* Citation à l'ordre du 17ème corps d'armée de l'escadrille C 56 en date du XX septembre 1915 : "Pendant la préparation et l'exécution des attaques des 25, 26 et 27 septembre 1915, malgré un nombre restreint d'appareils et des conditions atmosphériques très pénibles, s'est acquitté, sous la direction du capitaine Péralda, des missions multiples de réglages d'une manière remarquable, de reconnaissances et de combat, qui exigeaient la présence permanente de plusieurs avions au-dessus des lignes. Après six journées de bataille, tous ses appareils étaient encore en état de voler, grâce à l'énergique volonté , à l'endurance et à la capacité de tout son personnel, pilotes, observateurs et mécaniciens."

* Citation n° 206 à l'ordre de la 10ème armée de l'escadrille C 56 en date du 6 mars 1916 : "Sous la direction du capitaine Peralda, chef d'escadrille, résultats remarquables et toujours en progrès obtenus remarquables et toujours en progrès obtenus, non seulement dans l'observation des tirs et la photographie, mais dans la chasse et le bombardement. Malgré un service incessant, des déplacements fréquents, est arrivé à maintenir ses appareil en forme parfaite."

Cal Julian Rudowski - Né le 29 novembre 1890 à Varsovie (Pologne) - Fils de Julian Ridowski et de Ladislava Zurawska - Elève de l'école des Mines en France - Termine ses études à Freibergue (Allemagne) pour obtenir son diplôme d'ingénieur des mines en 1914 - Interné par les Allemands au camp de Dresde - Après huit mois de captivité, passe en Suisse puis gagne la France - Classe 1913 (engagement) - Recrutement par le bureau central de la Seine sous le matricule n° 11.554 - Engagé volontaire pour la durée de la Guerre au régiment de marche de la Légion étrangère, pour le compte de l'aéronautique militaire, le 8 juin 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2658 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 7 février 1916 - Pilote du GDE du 25 février au 11 avril 1916 - Brevet de pilote civil FAI n° 3047 obtenu sur avion Caudron et délivré par l'Aéroclub de France, le 26 février 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du 11 avril 1916 au 24 janvier 1917 - Nommé Sergent, le 16 juillet 1916 - Croix de guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 27 juillet 1916 - Tué au cours d'un accident d'avion, au cours d'un essai en vol d'un Caudron G 4, le 24 janvier 1917 - Son corps a été déposé à l'hôpital temporaire n° 15 de Compiègne (Oise) - Inhumé au cimetière militaire de Compiègne - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre porthume, en date du 22 mai 1921 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 10 - L'Aérophile - JORF - Bulletin polonais littéraire - MpF - Dernière mise à jour : 14 mai 2017.

* Croix de guerre et citation à l'ordre de l'armée du Cal Julian Rudowski, pilote à l'escadrille C 10, en date du 27 juillet 1916 : "Engagé pour la durée de la guerre, pilote d'un sang-froid et d'une audace remarquables, toujours prêt à remplir les missions les plus périlleuses. Le 16 juillet, au cours d'un réglage, attaqué simultanément par deux avions ennemis, s'est porté vaillamment à leur rencontre et les a mis en fuite; son appareil atteint par plusieurs projectiles, un mat à demi sectionné, les commandes de direction n'agissant plus, a repris sa mission et n'est rentré qu'après l'avoir terminé."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre porthume, du Sgt Julien de Rudowski, pilote à l'escadrille C 10, en date du 22 mai 1921 : "Pilote remarquable par son énergie et son courage. Glorieusement tombé, le 24 janvier 1917. A été cité."

Cne Charles Antoine Claudius Bernard Luguet - Né à Aix les Bains (Savoie), le 5 juin 1896 - Fils d'Eugène Claude Luguet et de Marie Magdelaine Dupasguier - Domiciliés au 19, avenue du Lac à Aix-les-Bains (Savoie) - Obtient son baccalauréat à 17 ans - Admis au lycée Sainte-Geneviève de Versailles, en septembre 1913, pour préparer en deux ans le concours de polytechnique de 1915 - Ce concours a été supprimé, par décision ministérielle du 5 janvier 1915 - Classe 1915 (engagement) / 1916 (normale) - Recrutement d'Aix-les-Bains (Savoie) sous le matricule n° 468 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au titre du 2ème régiment d'artillerie de campagne, caserné à Grenoble (Isère), le 7 janvier 1915 - Rejoint  deux jours plus tard l'école d'artillerie de Fontainebleau d'où il est sorti deuxième à l'été 1915 - Nommé Caporal, le 20 mai 1915 - Nommé Maréchal des Logis, avec le titre d'élève officier de réserve, le 26 mai 1915 - Nommé Aspirant, le 1er août 1915 - Affecté au 5ème régiment d'artillerie - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur - Observateur de l'escadrille C 10 du 15 janvier au 30 juin 1916 - Titularisé observateur en avion, le 14 mars 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 1er avril 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916 - Observateur en déplacement à l'escadrille C 51 du 30 juin au 7 juillet 1916 - Observateur à l'escadrille C 11 du 24 juillet au 7 novembre 1916 - Citation n° 231 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 2 octobre 1916 - Affecté à la direstion aéronautique de Verberie, le 7 novembre 1916 - Observateur de l'escadrille F 209 du 7 novembre 1916 au 8 février 1917 - Observateur de l'escadrille C 10 du 8 février au 14 mars 1917 - Observateur en subsistance à l'escadrille F 63 du 14 au 22 mars 1917 - Observateur en subsistance à l'escadrille F 218 du 22 mars au 9 avril 1917 - Observateur en subsistance à l'escadrille F 63 du 9 avril au 1er juillet 1917 - Citation n° 377 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 29 avril 1917 - Observateur de l'escadrille C 10 du 1er juillet au 7 novembre 1917 - Observateur de l'aviation d’Italie du 1er novembre au 14 décembre 1917 - Citation n° 411 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 13 novembre 1917 - Observateur de l'escadrille LET 206 du 15 au 25 décembre 1917 - Perfectionnement à Fontainebleau du 1er janvier au 26 février 1918 - Observateur de l'escadrille SAL 10 du 27 février 1918 au 15 juin 1918 - Blessé par balle, le 27 mars 1918 - Nommé Lieutenant, le 15 avril 1918 - Citation n° 571 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 20 avril 1918 - Blessé par balle au combat, le 11 juin 1918 - Evacué sur l'ambulance - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 8086 à l'ordre de l'armée, en date du 12 juin 1918 - Blessé au cours d'un accident d'avion à Noyon le 11 juillet 1918 - Observateur de l'escadrille SAL 10 du 29 novembre 1918 au 12 mars 1919 - Désigné pour suivre les cours de mathématiques spéciales, de physique et de chimie du cours militaire de Metz du 12 mars au 6 avril 1919 - Observateur de l'escadrille SAL 10, à compter du 6 avril 1919 - Commandant de l'escadrille SAL 10, le 28 avril 1919 - En déplacement du 20 au 22 août 1919 - Brevet de pilote militaire n° 18.325 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 16 février 1920 - Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 22 mars 1921 - Maintenu en activité et proposé pour une pension temporaire de 10 % pour fracture du maxiliaire supérieur actuellement consolidé, sauf en un point où une zone d'ostéite est entretenue par une dent inclinée, fracture consolidée du maxilaire inférieur avec perte de l'incisive latérale inférieure gauche, par la 1ère commission de réforme de la Seine, le 6 juillet 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 22 mars 1923 - Maintenu en activité et proposé pour une pension temporaire de 10 % pour séquelles d'une fracture du maxiliaire gauche, pas de gêne de mastication - Est porteur de 4 dents de remplacement, dépression au niveau de la fosse canine gauche sans trace actuelle d'ostéite par la commission de réforme de Mayence - Nommé Capitaine, le 26 mars 1926 - Désigné pour suivre le cours de perfectionnement de navigation aérienne à Chartres en 1927 - Maintenu en activité avec pension temporaire de 35 % pour ostéite chronique du maxilaire supérieur gauche consécutive à un traumatisme survenu en service, par la commission de réforme, le 29 septembre 1927 - Affecté au cadre de l'école d'application de l'artillerie de Fontainebleau, le 10 décembre 1929 - Maintenu en cativité avec pension permanente de 55 % par la commission de réforme de Fontainebleau, le 25 novembre 1930 - Admis au concours d'admission à l'école supérieure de guerre, le 31 octobre 1933 - Nommé Commandant, en date du 15 juin 1935 - Affecté à l'état-major de l'armée de l'Air, le 1er octobre 1938 - Détaché au 3ème bureau de l'état-major général de la Marine, en date du 17 août 1936 - Affecté au secrétariat général du conseil supérieur de la défense nationale, le 5 février 1937 - Rattaché au bataillon de l'air n° 117, le 12 mai 1937 - Affecté à la 54ème escadre aérienne, le 15 décembre 1937 - Nommé Lieutenant-colonel, le 15 juin 1938 - Affecté au bataillon de l'air n° 117 et conseil supérieur de la défense nationale, le 15 mars 1938 - Nommé attaché de l'air près de l'ambassade de France en URSS, avec résidence à Moscou, du 31 août 1938 au 30 juin 1941 - Reçoit l'ordre de rentrer en France après l'attaque allemande sur l'URSS - Rallie alors la France Libre en décembre 1941 - Prend une part importante dans la création du groupe de chasse n° 3 "Normandie" en URSS - Chef d'état-major des FAFL du 1er décembre 1941 au 13 avril 1942 - Nommé Général de brigade aérienne, en date du 25 septembre 1943 - Commandant des éléments de l'air français aux Etats-Unis - Nommé général de division aérienne, le 25 décembre 1944 - Décédé, le 14 décembre 1945 - Repose au cimetière d'Oakwood à Montgomery (Alabama) avec les cent militaires morts aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale - Sources : Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Savoie - CCC de l'escadrille C 10 / SAL 10 - CCC de l'escadrille C 51 - CCC de l'escadrille F 209 - CCC de l'escadrille F 63 - JMO - Revue Icare - Les Français libres - Dernière mise à jour : 14 septembre 2020.

* Citation n° 231 à l'ordre de la 10ème armée du Slt Charles Luguet, observateur à l'escadrille C 11, en date du 2 octobre 1916 : "Excellent observateur, qui s'est partoculièrement distingué pendant la bataille de (censuré), volant par tous les temps. Le 6 septembre 1916, au cours d'un réglage de tir, voyany un de ses camarades sous le feu de plusieurs avions de chasse ennemis, n'a pas hésité à se porter à leur rencontre et à les attaquer. Son pilote ayant été grièvement blessé au cours du combat, l'a dirigé pour lui permettre d'atterrir dans nos lignes."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 8086 à l'ordre de l'armée du Ltt Charles Antoine Luguet au 5ème régiment d'artillerie, observateur en avion, en date du 11 juin 1918 : "Officier d'élite, donnant à tous le plus bel exemple de courage et d'esprit de sacrifice. A exécuté récemment une liaison d'infanterie à basse altitude rentrant une première fois son appareil ayant été criblé de balles. Repartir en mission au cours de la journée, a soutenu un dur combat au cours duquel il a été grièvement blessé, ainsi que son pilote. Quatre citations."

 

Photo du Cne Jean Isaac

Cne André Marie Jean Isaac - Né à Oullins , canton de Saint-Genis-Laval ( Rhône), le 5 août 1884 - Fils d’Auguste Paul Louis Isaac (négociant) et de Camille Elisabeth Marie Amélie Dognin - Domiciliés au 13, chemin de Merlus à Oullins (Rhône) puis après guerre au 12, Quai des Brotteaux à Lyon 9ème (Rhône) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1904 - Recrutement du bureau central du Rhône sous le matricule n° 2213 - Engagé volontaire pour quatre ans pour l’arme de l’artillerie comme élève à l’école centrale des arts et manufactures, à compter du 1er octobre 1904 - Passage dans la disponibilité, le 18 septembre 1906 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au 6ème régiment d’artillerie caserné à Valence, le 1 er octobre 1907 - Renvoyé dans ses foyers et affecté, dans la réserve, au 6ème régiment d’artillerie de Valence, le 15 décembre 1908 - Nommé Lieutenant de réserve et affecté, dans la réserve, au 2ème régiment d’artillerie de campagne, le 1er octobre 1911 - Marié avec Mlle Julie Narcisse Marie Simonne Devèze en la mairie du 6ème arrondissement de Lyon (Rhône), le 2 juillet 1912 - Affecté, dans la réserve, au 5ème régiment d’artillerie lourde du 25 mai 1914 au 6 novembre 1915 - Rappelé à l’activité, par la mobilisation générale, au 5ème régiment d’artillerie lourde, le 2 août 1914 - Citation n° 86 à l’ordre du 35ème corps d’armée, en date du 13 mai 1915 - Détaché provisoirement comme observateur à l’escadrille C 10 du 31 août au 7 novembre 1915 - Observateur de la 53ème compagnie d’aérostiers du 7 novembre 1915 au 29 mars 1916 - Détaché au cours d’instruction d’artillerie lourde à Amiens (Somme), le 30 décembre 1915 au 13 janvier 1916 - Commandant de la 54ème compagnie d’aérostiers du 29 mars 1916 au 16 juin 1918 - A 18h10, un très fort coup de vent secoue le ballon d’observation qu’il occupait, le 5 mai 1916 - Le câble glisse et le treuil est trainé sur plusieurs mètres - Des tiraudes sont installées en vain - L’ensemble des câbles cèdent et le ballon part à la dérive, déchiré et à moitié dégonflé - Il atterrit à l’est de Vignéville, entre les cotes 237 et 253 et est trainé sur 400 mètres jusqu’à la cote 281 - A l’impact au sol, l’observateur est éjecté et trainé au sol juqu’à l’arrêt total du ballon - Il a été sérieusement blessé avec contusions multiples, excoriations superficielles du dos, de la main et de l’avant-bras gauche, entorse du tibia tarsienne droite - Evacué sur l’hôpital de Bar-le-Duc (Meuse), le 8 mai 1916 - Le ballon détruit de la compagnie ne sera remplacé que le 16 mai 1916 - Citation n° 1228 à l’ordre de l’aéronautique de la 2ème armée, en date du 18 mai 1916 - Nommé Capitaine de réserve, le 5 juillet 1916 - Hospitalisation et convalescence jusqu’au 14 juillet 1916 - Détaché au centre d’instruction de l’aérostation de Vadenay du 4 au 24 janvier 1917 - Détaché au centre d’instruction de l’aérostation de Vadenay du 9 novembre au 29 décembre 1917 - En mission à la mission française auprès du GQG américain du 13 au 15 janvier 1918 - Commandant de la 5ème batterie du 332ème régiment d’artillerie lourde, le 16 juin 1918 - Démobilisé, le 8 mars 1919 - Affecté, dans la réserve, au 84ème régiment d’artillerie, le 10 mars 1921 - Affecté, dans la réserve, au centre de mobilisation d’artillerie n° 314 - Rayé des cadres de l’armée, le 22 novembre 1933 - Profession après guerre Ingénieur - Domicilié au 58, rue Créqui à Lyon 6ème (Rhône), à compter du 4 janvier 1934 - Profession Manufacturier - Chevalier de la Légion d’Honneur , en date du 5 novembre 1931 - Domicilié au 10, boulevard Jules Fabre à Lyon 6eme (Rhône), à compter du 1er janvier 1964 - Décédé au 10, boulevard Jules Favre à Lyon 6ème (Rhône), le 8 novembre 1977 - Sources : Acte de naissance de la mairie d’Oullins (Rhône) - CCC de la 54ème compagnie d’aérostiers - CCC de la 53ème compagnie d’aérostiers - CCC de l’escadrille C 10 - JMO de la 54ème compagnie d’aérostiers - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Rhône - Site internet Léonore - Avis de décès - JORF - Dernière mise à jour : 28 octobre 2019.

* Citation n° 86 à l’ordre du 35 ème corps d’armée, en date du 13 mai 1915 : " Lors des attaques des 21 et 25 décembre 1914, étant en observation à 100 mètres du point d’attaque, n’a cessé malgré une grêle de projectiles, de transmettre à la batterie des renseignements précis. Le 18 avril, malgré un bombardement intense, dirigé dans les environs de l’observatoire, a continué le réglage du tir commencé. " 

* Citation n° 1228 à l’ordre de l’aéronautique de la 2 ème armée, en date du 18 mai 1916 : " Excellent observateur, a fait preuve de la plus grande énergie et du dévouement le plus absolu en remplissant sa mission dans des circonstances particulièrement dangereuses. Son ballon ayant été enlevé, le 5 mai 1916, par une bourrasque extrêmement violente qui le poussait vers les lignes allemandes, a conservé un sang-froid parfait, a détruit les documents du bord et a exécuté un atterrissage très périlleux après un trainage au cours duquel il a été sérieusement blessé."

 

Photo du Slt Jean Pierre Bigot

Slt Jean Pierre Bigot - Né le 1er mai 1889 à Libourne (Gironde) - Fils d'Elie Bigot et de Madeleine Hebrard - Domiciliés à Arveyrés (Gironde) - Profession avant guerre Employe de commerce - Classe 1906 (engegament) / 1909 (normale) - Recrutement de Libourne (Gironde) sous le matricule n° 513 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 4ème régiment de Hussards, le 30 août 1907 - Affecté au 15ème régiment de Dragons, le 12 mai 1908 - Affecté au 16ème régiment de Dragons, le 29 mars 1910 - Rengagé pour deux ans, à compter du 30 août 1910 - Nommé Brigadier, le 25 septembre 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 17 mai 1911 - Rengagé pour un an, à compter du 30 août 1913 - Affecté au 8ème escadron du Train des équipages militaires, le 2 août 1914 - Affecté à 18ème régiment de Dragons du 22 octobre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 20 février 1915 - Affecté au 57ème régiment d'infanterie, le 20 février 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote de l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 25 février 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6293 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 9 mai 1917 - Détaché à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, le 11 mai 1917 - Citation n° 29 à l'ordre du 57ème régiment d'infanterie, en date du 24 mai 1917 - Stage de perfectionnement l'école d'aviation militaire de Châteauroux, jusqu'au 21 juin 1917 - Pilote du GDE du 21 juin au 10 août 1917 - Pilote de l'escadrille C 10 du 10 août au 16 octobre 1917 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire, le 16 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille C 225 du 16 octobre 1917 au 4 août 1918 - Stage Salmson 2A2 au GDE du 16 au 27 octobre 1917 - En subsistance à l'escadrille C 10 du 11 au 13 janvier 1918 - Affecté au 16ème régiment de Dragons, le 30 mai 1918 - Citation n° 431 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 6 juillet 1918 - Détaché à l'escadrille C 575 à la fin août 1918 au 1er janvier 1920 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 8 août 1919 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, en date du 14 novembre 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 mai 1920 - Affecté à la 8ème escadrille du 1er régiment d'aviation d'observation (détachement du Levant), le 1er janvier 1920 - Cette unité hérite en lien direct des traditions de l'escadrille C 575 - Affecté à la 57ème escadrille de l'aéronautique du Levant dépendant du 5ème régiment d'aviation d'observation (détachement du Levant) du 1er août au 6 décembre 1920 - Cette unité est héritière des traditions de l'escadrille C 575 - Affecté au 33ème régiment d'aviation du 6 décembre 1920 au 25 avril 1921 - Affecté au centre d'instruction de l'aviation à Istres (Bouches-du-Rhône), le 25 avril 1921 - Affecté au 2ème groupe d'ouvriers d'aviation, le 1er juillet 1922 - Affecté à la 12ème section d'ouvriers d'aviation à Cazaux pour l'encadrement du 4ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 23 novembre 1923 - Nommé Capitaine, le 25 décembre 1923 - Affecté au 4ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 1er janvier 1924, suite à la dissolution de la 12ème section d'ouvriers d'aviation - Affecté à la 13ème compagnie d'ouvriers d'aviation, le 1er janvier 1931 - Pension de 50 % pour colite chronique avec insuffisance hépatique pychasténie post infectieuse par la commission de réforme de Bordeaux (Gironde), le 22 mars 1933 - En congé sans solde pour 5 ans - Admis à faire valoir ses droits à la retraite, le 15 janvier 1938 - Domicilié au 35, route St-Emillion à Libourne (Gironde) - Affecté, dans la réserve, au bataillon de l'air 113, le 1er mars 1938 - Convoqué au bataillon de l'air 113 pour effectuer une période de réserve obligatoire, à compter du 21 août 1939 - Maintenu en poste par la mobilisation générale, le 2 septembre 1939 - Rayé des cadres, le 26 décembre 1939 - Décédé, le 20 janvier 1965 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - LO - CCC de l'escadrille C 10 - CCC de l'escadrille C 225 / SAL 225 - JORF - Fiche matricule du département de la Gironde - JORF - Dernière mise jour : 10 septembre 2018.

* Citation n° 29 à l'ordre du 57ème régiment d'infanterie, en date du 24 mai 1917 : "Venu de la cavalerie dans l'infanterie sur sa demande. pendant les deux années qu'il a passées au 5ème régiment d'infanterie, s'y est montré plein d'allant et de dévouement. En mai 1916 devant Verdun, s'est fait remarquer par sa cranerie et son réel mépris du danger sur la Somme en janvier 1917 a organisé le service téléphonique du secteur avec une réelle compétance."

* Citation n° 416 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du XX janvier 1918 : "Officier d'un grand mérite, a fait deux ans de campagne dans l'infanterie, pilote adroit et courageux, toujours prêt à accomplir loin dans les lignes ennemies, une reconnaissance photographique particulièrement délicate. Grâce à sa hardiesse et son endurance, a rapporté une série de clichés qui ont fourni les plus précieux renseignements."

* Citation n° 431 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 6 juillet 1918 : "Au cours des dernières opérations, a effectué un grand nombre de destructions de batteries ennemies, toujours menées à bien malgré que son appareil fut à plusieurs reprises atteint par le tir de l'artillerie ennemiers. Les ... (censuré), a exécuté journellement à faible altitude des missions de commandement rentrant chaque fois avec un appareil sérieusement atteint par les balles tirées de terre et permettant néanmoins à son observateur de rapporter les plus précieux renseignements."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean Pierre Bigot au 57ème régiment d'infanterie, détaché à l'aviation, en date du 23 mai 1920 : "Pilote d'une parfaite habileté, apportant dans l'exécution des missions qui lui sont confiées, une bravoure et une opiniâtreté inlassables. Vient au cours des opérations de Cilicie, d'accomplir une série de reconnaissances longues et périlleuses dans lesquelles son avion a été gravement atteint par le tir de l'infanterie ennemie. Trois citations."

 

Photo du Cal Georges Gaudry

Cal Pierre Paul Georges Gaudry - Né le 29 juin 1894 à Montmorency (Seine-et-Oise) - Fils de Joseph Charles Augustin Gaudry et de Marie Thérèse Labbé - Domiciliés au 177, rue St-Honoré à Paris 1er (75) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1914 - Recrutement de 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 128 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au titre du 19ème escadron de train des équipages militaires, compter du 12 août 1914 - Passé l'aéronautique militaire, comme élève pilote du 1er groupe d'aviation de Dijon, le 20 septembre 1915 - Formation théorique à l'école d'aviation de Dijon - Passé à l'école d'aviation militaire de Pau, le 14 décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 2696 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 16 février 1916 - Brevet de pilote FAI n° 3680 délivré par l'Aéroclub de France - Nommé Caporal, le 20 février 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation de Châteauroux puis moniteur de pilotage de la même école, jusqu'au 1er novembre 1916 - Pilote du GDE du 1er novembre 1916 au 2 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille C 10 du 2 janvier au 9 mars 1917 - Hospitalisé, le 14 février 1917 - Evacué sur l'hôpital Buffon - En convalescence jusqu'au 7 septembre 1917 - Stage Nieuport au GDE puis pilote du GDE du 7 septembre au 16 octobre 1917 - Lâché sur avions Nieuport, le 13 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 155 du 13 octobre 1917 au 21 juin 1918 - Convoyage avion depuis la RGA du Bourget-Dugny du 9 au 16 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SAL 47 du 27 juin au 17 octobre 1918 - Nommé Maréchal des Logis, le 15 août 1918 - Affecté au CIAO de Marigny-le-Châtel, le 17 octobre 1918 - Affecté à la 1ère compagnie d'ouvriers d'aviation, le 7 juin 1919 - Démobilisé, le 9 septembre 1919 - Domicilié au 41, rue Thomas Lemaitre à Nanterre (Hauts-de-Seine), à compter du 18 mars 1920 - Affecté, dans la réserve, au 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit du plateau de Malzéville (Meurthe-et-Moselle), le 1er août 1920 - Profession après guerre représentant en huiles puis Industriel - Domicilié rue principale à Puy-l'Evêque (Lot) à compter du 13 mai 1920 - Affecté, dans la réserve, au 34ème régiment d'aviation mixte caserné au Bourget (Seine-St-Denis), le 4 août 1923 - Domicilié à Trayssac (Lot), à compter du 7 janvier 1926 - Affecté, dans la réserve, au 2ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 25 mars 1926 - Domicilié à "La Masse" commune de Les Junies (Lot), à compter du 22 février 1927 - Domicilié au 103, rue de Javel à Paris 15ème (75), à compter du 16 septembre 1929 - Placé en position "sans affectation", le 11 mars 1931 - Rayé du personnel navigant, le 26 novembre 1931 - Domicilié chez M. Foulquié à Péchaurié-Lherm (Lot), à compter du 11 décembre 1934 - Domicilié au 29, boulevard Gambetta à Cahors (Lot), à compter du 7 septembre 1939 - Décédé en 1968 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille C 10 - CCC de l'escadrille N 155 - CCC de l'escadrille SAL 47 - Fiche matricule des archives départementales de Paris (ex-bureaux de la Seine) - Dernière mise jour : 10 octobre 2018.

 

Les avions

Blériot XI-2 des escadrilles BL 3 et BL 10 alignés sur le terrain d'aviation du Champ de Mars de Belfort avant guerre - La BL 10 est née du dédoublement de l'escadrille BL 3 - Carte postale d'époque.

Blériot XI-2 de l'escadrille BL 10 photographié, avant guerre, juste avant le décollage sur le terrain d'aviation du Champ de Mars à Belfort - Carte postale d'époque.

Blériot XI-2 de l'escadrille BL 10 photographié, avant guerre, au décollage du Champ de Mars de Belfort - Le pilote est le Sgt Georges Caron - Carte postale d'époque.

Sgt Georges Arthur Caron - Né le 24 septembre 1891 à Vic-sur-Aisne (02) - Unité d'origine 54ème régiment d'infanterie - Brevet de pilote militaire n° 209 obtenu, le 11 février 1913 - Pilote de l'escadrille BL 10 de la mi-1913 à la mi-1914 - RGA jusqu'au 4 mars 1915 - Pilote de l'escadrille VB 109 du 4 mars au 28 avril 1915 - Tué au combat dans les environs d'Altkirch, le 28 avril 1915 - Il faisait équipage avec le soldat Emile Crouzier, qui a également perdu ma vie.

Maurice Farman MF 7 - Cette photo sera remplacée quand je trouverais une photo adaptée à l'escadrille 10 - Carte postale d'époque.

Caudron G 4 baptisé "Petit Napoléon" de l'Adj Battesti, pilote de l'escadrille C 10 du 1er avril 1915 au 9 juillet 1916, pendant l'été 1916 - Ce pilote, qui deviendra As comme pilote de l'escadrille N 73 / SPA 73, était né à Azzana en Corse - Remarquez la face avant des capots moteur - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Les avions

Caudron G 4 du Cal Julian Rudowski, pilote de l'escadrille C 10 du 11 avril 1916 au 24 janvier 1917 - Il est né le 29 novembre 1890 à Varsovie (Pologne) - Remarquez son insigne personnel qui intégre l'aigle polonais - Photo Julian Rudowski transmise par Luc Rudowski, son petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Caudron G 6 - Cette photo sera remplacée quand je trouverais une photo adaptée à l'escadrille 10.

Pilote ou membre d'équipage de l'escadrille SAL 10 en 1918 - L'escadrille a perçu 10 Samson 2A2 à compter de mars 1918 - Elle comptait également trois Letord dans sa dotation - Photo collection Philippe Guillermin que je remercie pour son aide.

Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 10 pendant l'hiver 1918-1919 - Photo collection François Guérin, transmise par Jean-Eric Zobrist que je remercie pour leur aide.

Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 10 en 1918 - Voir le détail de l'insigne - Photo collection Serge Hoyet que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Photo verticale prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 3 juillet 1915 - Photo famille de Guibert transmise par M. Patrick Chevillotte que je remercie pour leur aide.

Photo verticale du Nord du bois Etoilé prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud du bois Touffu prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de l'Est du bois Touffu prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Nord-Est de Foucaucourt-en-Santerre (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo famille de Guibert transmise par M. Patrick Chevillotte que je remercie pour leur aide.

Photo verticale du Sud-Est de Foucancourt-en-Santerre (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud de Dompierre-Becquincourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du village de Soyécourt, prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Nord de Soyécourt (Somme) prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

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Photos aériennes prises
par les équipages

Photo verticale de l'Ouest du village de Soyécourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du village de Soyécourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 26 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

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Photo verticale de l'Ouest du village de Dompierre-Becquincourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 26 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud du village d'Estrées-Deniécourt (Somme) prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 28 juillet 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud-Ouest d'Estrées-Deniécourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 29 juillet 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo famille de Guibert transmise par M. Patrick Chevillotte que je remercie pour leur aide.

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Le Bois Trink à Soyécourt (Somme) photographié par un équipage de l'escadrille C 10, le 8 août 1916 - L'escadrille est alors stationnée à Morlancourt jusqu'au 9 novembre 1916 - Détails de la prise de vue : focale 0,60 m - Photo : famille Tourangin que je remercie pour son aide.

Photo verticale de l'Est de Vermandovillers photographié le 25 août 1916 par l'escadrille C 10 - L'escadrille est alors stationnée à Morlancourt jusqu'au 9 novembre 1916 - Détails de prise de vue : focale de 0,60 m - Photo : Famille Tourangin que je remercie pour son aide.

Photo de reconnaissance allemande du terrain d'aviation de Morlancourt (80), le 12 septembre 1916 - L'escadrille C 10 a occupé ce terrain du 1er juillet au 9 novembre 1916 - Photo Ebay Allemagne.

Terrain d'aviation du Mesnil-St-Georges - L'escadrille C 10 l'a utilisé du 30 juillet au 18 août 1917 - Comparez avec la photo actuelle - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Photo actuelle du village du Mesnil-St-Georges avec superposition des installations de l'aéronautique militaire de la période 1917/1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Google Earth - Montage Albin Denis.

Terrain de Villeselve (60) en novembre 1917 - L'escadrille C 10 a stationné sur ce terrain du 15 mai au 15 juin 1917 et du 26 juin au 30 juillet 1917 - Photo prise par le Slt Francis Paul, observateur de l'escadrille N 79 - Photo Marcel Thibon transmise par Françoise Rivemale, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de Sacy-le-Grand en juillet 1918 - L'escadrille SAL 10 a occupé ce terrain du 30 mars à la fin avril 1918 - Photo collections du Centre Régional de I'image de Nancy que je remercie pour leur aide.

 

Documents en rapport

 

Documents en rapport

Brevet FAI n° 3680 délivré sur sa demande par l'Aéroclub de France au Cal Georges Gaudry - Le brevet FAI était une équivalence civile du brevet de pilote militaire - Il a obtenu le brevet de pilote militaire n° 2696 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 16 février 1916 - Il a été pilote des escadrilles C 10, N 155 et SAL 47 - Photo Jean-Patrice Gaudry, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
ou tombes

Tombes initiales de l'Adj René Gibaud (pilote) et du Slt Auguste Le Mevel (observateur), dans le cimetière allemand du ravin de Le Plémont dans l'Oise - Leur Caudron G 4 a été abattu par la DCA allemande, le 9 mars 1917 - Cette photo a été prise après que des couronnes de fleurs aient été déposées par les personnels de l'escadrille C 10, le 3 avril 1917 - Photo fond Valois de l'annexe de la BDIC du musée de l'armée aux Invalides à Paris.

Adj René Marcel Gibaud - Né le 18 juin 1888 à Pouzanges (Vendée) - Fils de Marcel Gibaud et de Jeanne Robin Médard - Domiciliés à Pouzanges - Classe 1908 - Recrutement de Fontenay-le-Comte sous le matricule n° 1732 - Service militaire au 7ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1909 - Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 2148 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 26 décembre 1915 - Présent à l'école d’Avord jusqu’au 4 février 1916 - Pilote au GDE du 4 au 25 février 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du 8 avril 1916 au 9 mars 1917 - En déplacement du 25 mai au 6 juin 1916 - Tué au combat par la DCA allemande, aux commandes d'un Caudron G 4, en équipage avec le Slt Auguste Le Mevel (observateur) dans les environs du bois des Essarts, à l'est de Le Plémont (Oise), le 9 mars 1917 - René Gibaud repose au cimetière de Thiescourt (80) - Photo Jean-Claude Poncet que je remercie pour son aide - Sources : Pam - CCC de l'escadrille C 10 - MpF - Dernière mise à jour : 3 mars 2018.

Monuments commémoratifs
ou tombes

Slt Auguste Jean Le Mevel - Né le 23 février 1896 à Flers (Orne) - Fils de Rolland Le Mevel et de Jeanne Marie Mortellec - Domicilié au 2, rue du Lycée à St-Brieuc (Côtes d'Armor) - Profession avant guerre ingénieur des Arts et Métiers - Classe 1916 - Recrutement de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) sous le matricule n° 2450 - Entré en service au 104ème régiment d'artillerie, le 12 avril 1915 - Affecté au 9ème régiment d'artillerie de campagne - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 15 février 1916 - Observateur au GDE du Plessis-Belleville du 15 au 18 février 1916 - Affecté au service aéronautique à Clermont (Oise) du 18 au 21 février 1916 - Observateur stagiaire à l'escadrille C 10 du 21 février au 11 mars 1916 - Observateur de l'escadrille C 10 du 10 avril 1916 au 9 mars 1917 - En déplacement du 8 au 13 avril 1916 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 1er novembre 1916 - Tué au combat par la DCA allemande, à bord d'un Caudron G 4, en équipage avec l’adjudant René Gibaud (pilote) dans les environs du bois des Essarts, à l’est de Le Plémont (Oise), le 9 mars 1917 - Repose au cimetière de Thiescourt (80) - Photo Jean-Claude Poncet que je remercie pour son aide - Sources : Pam - CCC de l'escadrille C 10 - MpF - Dernière mise à jour : 3 mars 2018.

Tombe du Sol Bernard Elie Justal - Né le 22 mars 1890 à Paris (75) - Fils de Bertrand Justal et d'Esther Léger - Classe 1910 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 711 - Service militaire au 42ème régiment d'infanterie, à compter d'octobre 1911 - Affecté au 1er régiment de Zouaves, le 2 août 1914 - Affecté au 9ème régiment de Zouaves - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur-bombardier, le 2 juin 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage à l'école d'aviation militaire d'Avord - Mitrailleur de la RGA du XXX au 23 octobre 1916 - Mitrailleur de l'escadrille F 123 du 25 octobre au 26 décembre 1916 - Mitrailleur de l'escadrille C 10 du 27 janvier au 22 avril 1917 - Tué par les éclats d'une bombe d'aviation allemande tombé sur le terrain d'aviation de Flavy-le-Martel, le 22 avril 1917 - Bernard Justal repose dans la nécropole nationale de Soupir (Aisne) - Sources : Pam - MpF - Dernière mise à jour : 23 octobre 2016 - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.


Remerciements :

- M. Patrick Chevillotte pour la communication de l'ensemble des archives de la famille de Guibert.
- Famille Tourangin
pour le prêt de ses photos.
- M. Christian Talenton pour le prêt de ses photos.
- M. Jean-Claude Poncet pour les photos de tombes des aviateurs de la C 10.
- M. Rouget de Gourcez pour l'envoi de la photo du Ltt Robert Brumauld des Allées.
- M. Alain Vezin pour l'envoi de la photo de l'Adj Battesti.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos d'insignes de sa collection.
- M. Serge Hoyet pour l'envoi de la photo du Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 10.
- M. François Guérin pour l'envoi de la photo du Salmson 2A2 de la SAL 10.
- M. Jean-Pierre Puton, chef de projet du Centre Régional de l'Image de la ville de Nancy.
- M. Blaise Aurora, chargé de documentation du Centre Régional de l'image de la ville de Nancy.
- Mme Françoise Rivemale pour l'envoi des archives de Marcel Thibon, son grand-père.
- M. Jean Caillou pour la transmission des archives du Cdt François Battesti.
- M. William Chesneau pour la transmission des photos de l'insigne de la 2ème escadrille du GB 1/31.
- M. Jacques Beilin pour l'envoi des archives de Georges Kohn, son arrière grand-oncle.
- M. Jean-Pierre Létang pour l'envoi des citations du Cne Pierre Pène.
- M. Fabien Perdriaux pour l'envoi de la photo de Pierre Châteauvieux , son grand-oncle.
- M. Jean-Patrice Gaudry pour l'envoi de la photo de la licence FAI du MdL Georges Gaudry, son grand-père.
- M. Luc Rudowski pour l'envoi des photos de Julian Rudowski, son grand-oncle.
- M. Philippe Guillermin pour l'envoi des photos de sa collection.

Bibliographie :

- Carnets d'enregistrement des heures de vol et journal de guerre de Henri de Guibert communiqués par M. Patrick Chevillotte.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett publié par Indo Editions en 2002.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "La Bible des insignes de l'Armée de l'Air" de Yves Genty - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 9 Escadrille 11

 

 

pas de fiche > 1918

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