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Insignes peints
sur les fuselages

Insigne peint sur le fuselage des avions Salmson 2A2 en 1918 - Dessin Albin Denis

Insignes métalliques
de l'escadrille SAL 10

 

Pas d'insigne connu pour l'instant
Qui peut m'aider ?

Symbolique

En 1918, l'escadrille 10 adopte comme insigne un fanion rouge ou orange portant un porc-épic noir sur un ovale blanc. L'animal a été choisi pour illustrer la devise "qui s'y frotte, s'y pique", utilisée par les équipages de l'escadrille, ayant remportés plusieurs victoires contre les avions ennemis, au cours de missions de reconnaissance.

Historique succinct

L'escadrille BL 10 est constituée au cours de l'année 1913 par dédoublement de l'escadrille BL 3. Les deux unités, équipées de Blériot XI, sont stationnées sur le terrain du champ de Mars de Belfort. Quand débuta la guerre, cette escadrille, qui s'est distinguée lors de manoeuvres de 1913, compte dans ses rangs des pilotes qui vont devenir célébres comme Sadi-Lecointe et Thoret. Ce dernier sera le pilote qui effectuera le dernier combat aérien du front occidental mais sans toutefois abattre son adversaire.
Commandée par le capitaine Zaparoff, la BL 10 fut mise à disposition de la IXème Armée du Général Foch en septembre 1915. Elle prend part à la bataille de la Marne, après avoir participé aux combats menés en Alsace par l'armée du général Dubail.
Equipée successivement de Caudron G 3, G 4 et G 6 à partir du mois d'avril 1915, cette unité devient l'escadrille organique du 35ème Corps d'armée au début de cette même année.


Rebaptisée C 10 en même temps qu'elle passe sous le commandement du capitaine Mercier, cette formation prend part aux batailles livrées sur l'Aisne, en Champagne, en Artois et en Picardie. Elle va d'ailleurs se distinguer en juin 1918, trois mois après avoir perçu les Salmson 2A2, sous les ordres du capitaine Pène, en accomplissant de nombreuses liaisons d'infanterie dans des conditions atmosphériques difficiles et face à une chasse adverse très mordante.
Quand arrive l'armistice de 1918, la SAL 10 se trouve dans le secteur d'opérations de la IIIème Armée, sous le commandement du lieutenant Saulnier. Plus tard, la 12ème escadrille de la 31ème RAO reprendra ses traditions.

Insignes métalliques des unités
détentrices des traditions

Insigne métallique de la 12ème escadrille du 31ème RAO - Il est valable pour la période allant du 1er août 1920 au 1er octobre 1932 - Insigne collection Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille du groupe d’observation 1/31 - Insigne valable du 1er octobre 1932 au 1er avril 1937 - Fabrication Arthus Bertrand Paris Déposé - Dos lisse - Insigne collection William Chesneau que je remercie pour son aide.

Insigne de la 2ème escadrille du GB I/31 du 1er avril 1937 au 15 avril 1940 - Cette unité a été dissoute en 1942 - Photo Albin Denis.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SAL 10

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne peint sur le fuselage - Epoque 12ème escadrille du 31 RAO - Dessin Albin Denis

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Rattachements de l'escadrille

L'escadrille 10 a été rattachée au 35ème Corps d'armée en juillet 1915.

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 10

L'escadrille 10 a successivement été affectée aux 1ère, 9ème, 6ème Armées, pour finalement être liée, en juillet 1915, au 35ème Corps d'armée.

Unités rattachées au 35ème Corps d'armée

Nota : ce tableau ne donne que les unités principales (Di et Dc)
Di : division d'infanterie - Dc : division de cavalerie.
Les unités et dates sont données pour le début des événements ou des batailles - Les changements en cours d'opérations n'ont pas été étudiés pour ne pas compliquer le récit.

 

 

 

 

Commandants

Personnels connus

Avions utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

Décorations

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10 : "Escadrille de corps d'armée de premier ordre. S'est dépensée sans compter pendant la bataille de la Somme et la retraite allemande en mars 1917. Entrainée à fond par l'exemple de son chef, le capitaine Pène, a su prendre sur l'ennemi, dans son secteur, durant les derniers mois, une supériorité nettement marquée, grâce à son ardeur combattive, provoquant l'admiration des troupes amies. Acceptant toujours le combat, a abattu en moins de six semaines, au cours de ses missions, quatre avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10, en date du 19 juillet 1918 : "Unité d'élite. Sous le commandement du Capitaine Péne, a exécuté journellement des reconnaissances de l'arrière-front et rapporté des renseignements précieux sur les indices d'attaques. Pendant les attaques des ..., a exécuté de nombreuses liaisons d'infanterie à basse altitude malgré des circonstances atmosphériques difficiles, malgré les pertes survenues du fait du tir de l'ennemi et d'une aviation de chasse adverse, momentanément très supérieure."

 

Charles et Henri de Guibert - pilotes de la C 10

Terrain de Haute-Fontaine :

Cette partie a été rédigée à partir du journal et des carnets d'enregistrement des heures de vol d'Henri de Guibert, affecté à la C 10 du 27 mars 1915 au 15 janvier 1916. Si vous voulez connaître l'histoire de ces deux aviateurs, cliquez sur ce lien.

Le 27 mars 1915,  il est muté à l'escadrille C 10 commandée par le capitaine Léon Mercier. Cette unité, stationnée sur le terrain de de Haute Fontaine entre Compiègne, Soissons et Crépy-en-Valois (Oise), est entièrement équipées d'avions Caudron G 3. Elle appartient à la section aéronautique de la VI ème armée.
Engagée sur le front de l'Aisne, la mission de la C 6 est l'observation, le réglage d'artillerie et quelques fois le bombardement. Les Caudron G 3 n'étant pas armés, mis à part un mousqueton de cavalerie emporté par certains équipages, sont protégés lors de leurs missions par les Morane Saulnier type L de l'escadrille MS3 commandée par le capitaine Antonin Brocard. Pendant cette période (et jusqu'au 24 janvier 1917), la C 10 ne perdra pas de membre d'équipage. Au contact direct de ces grands pilotes, Henri réalisera une série de portraits d'aviateurs qui vont devenir célèbres comme Brocard, Védrines, Houssemand. Nous le découvrirons au fil de ces lignes.

L'adjudant François Battesti de la C 10, pilote et camarade d'Henri, se rappelle d'une anecdote qu'il a vécut un matin du 9 juin 1915. Il a vu atterrir à Haute Fontaine un Morane Parasol "et de découvrir au poste de pilotage, le tout jeune élève pilote, Georges Guynemer, qu’il avait laissé à l’école de Pau il y a à peine cinq mois. Bien sur nous fêtons cette heureuse retrouvaille et d’autant plus que venait d’être affecté à la C10, un de ses grands amis, Henri de Guibert."

Henri de Guibert photographié alors qu'il appartenait au 2ème groupe du CRP en 1914 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Henri a un frère ainé qui s'est engagé avant la guerre au sein du 12ème régiment de cuirassiers. En ce début de 1915, l'armée recrute des pilotes surtout dans la cavalerie pour leur expérience des reconnaissances et dans l'artillerie pour les réglages de tir. Les forces en présence se sont peu à peu enterrées et cette forme de guerre de position ne corresponds plus aux attentes de cet officier dynamique. Il demande son transfert pour l'aviation comme élève pilote. Sa demande étant acceptée le 30 mars 1915, il est envoyé à l'école d'aviation de Chartres où il sera formé sur avions Farman (MF 7 et 11). Après 5 semaines intensives, il reussit ses examens pratiques et théoriques et reçoit le brevet de pilote militaire n° 899 en date du 5 mai 1915.

Activité quotidienne d’Henri de Guibert à la C 10 d’après son carnet de vol :

  • Le 31 mars 1915  : Départ avec le Sgt Albert Queste, son mécanicien, à bord du G 3 n° C 210 pour Clermont-sur-Oise. L'atterrissage se passe mal et l'avion est endommagé. Il devra être démonté et rentrer par le train. Queste reste sur place pour assurer le convoyage.
  • Le 2 avril : Henri convoie le Caudron G 3 n° C 233 du capitaine Mercier du Bourget au terrain de Haute-Fontaine.
  • Le 6 avril : Henri perçoit un nouveau G 3, le n° 223 à moteur Le Rhône (n° 488).
  • A partir du 11 avril : début des vols de reconnaissance et prise de photossur la ligne de front en compagnie d'observateurs de cavalerie ou d'artillerie, selon la mission. Ces officiers expérimentés, étaient détachés par leurs régiments respectifs au sein des escadrilles qui en avaient besoin. Pour réaliser ces missions, Henri de Guibert va utiliser principalement deux Caudron G 3, les C 223 qui lui est affecté et le C 233 du capitaine Mercier.
  • Le 11 avril : il effectue deux missions sur l'axe Pierrefonds, l'Aisne, d'abord avec le lieutenant Louis Le Voyer puis le capitaine Bourdy, artilleur.
  • Le 15 avril : La mission de reconnaissance prévue, avec le Ltt Rousselet, est arrêtée en raison de ratés du moteur.
  • Le 16 avril : Deux missions avec le Ltt Rousselet, d'abord sur Carlepont - la ferme des loges où ils prennent des photos à la verticale de Ourscamp-Carlepont puis sur Noyon, Morlincourt. Encore une fois et c'est pourtant un autre appareil, le moteur est victime de ratés qui font écourter rapidement la mission.
  • Le 18 avril : Baptême du feu - Premiers coups de canons lors d'une mission sur Ourscamp - Carlepont avec le MdL Henri Jacquelin, photographe de l'escadrille qui prend des photos au-dessus de l'axe Belle-Fontaine - Les Cloyes.
  • Le 19 avril : Même mission que la veille avec le MdL Jacquelin qui prend des photos de la route d’Ourscamp - les Cloyes - Bellourde. Un second vol au-dessus de Pierrefonds, est effectué en compagnie du Ltt Isaac pour tester une magnéto Bosch.
  • Le 20 avril : Sortie photos avec le MdL Henri Jacquelin.
  • Le 26 avril : Sortie photos avec le Ltt Morin.
  • Le 28 avril : sortie photos avec le photographe Jacquelin, le matin et l'après-midi, un vol qui longe l'Aisne pour faire connaître la zone du front au Ltt Rossi, nouvellement affecté à la C 10.
  • Le 30 avril : deux vols avec d'abord une mission de reconnaissance sur Noyon - Chauny avec le Ltt Rousselet puis une reconnaissance du front, en compagnie du Ltt Robert, pour repérer une batterie qui tire sur le Caudron de l'Adj Battesti posé en panne.
  • Le 1er mai : mission photos sur Quennevières avec Jacquelin.

Le 9 mai 1915, il est nommé sergent.

  • Le 11 mai 1915  : deux sorties avec d'abord, avec Jacquelin des tests photos dans les environs de Pierrefonds - Haute Fontaine puis un vol d'essai pour vérifier le réglage de la queue.
  • Le 12 mai : nouvelle mission photo avec Jacquelin sur Audignicourt - Nampal.
  • Le 16 mai : Sortie avec Jacquelin sur Audignicourt et le Tiolet. Pendant la mission, ils sont fortement canonnés par l'artillerie contre-avions allemande. (Caudron G 3 n° C 233)
  • Le 22 mai : 1er essai de TSF par Henri.
  • Le 22 mai 

Avant l'utilisation de la TSF au sein de la C 10, les réglages étaient effectués par des manoeuvres avion. L'adjudant François Battesti nous en livre les secrets :

  • Tir trop long : l’avion fait demi tour aussitôt avec balancement d’ailes sur l’objectif.
  • Tir trop court : l’avion continue en avant avec balancement d’ailes sur l’objectif.
  • Tir à droite : l’avion vire à gauche avec balancement d’ailes sur l’objectif .
  • Tir à gauche : l’avion vire à droite avec balancement d’ailes sur l’objectif.
  • Tir au but : l’avion fait un looping ou plongeon sur l’objectif.

Charles de Guibert a été breveté pilote sur Maurice Farman à Chartres et a reçu le brevet n° 899 en date du 5 mai 1915. Il quitte Chartres, le 12 mai pour rejoindre la RGAé division Caudron qui l'envoie rapidement à l'escadrille C 10. Ils vont désormais rester côte à côte.

  • Le 25 mai 1915  : Sortie avec Ltt Rousselet sur l'axe Soissons - Chauny - Noyon - Carlepont avec le Caudron C 233.
  • Le 26 mai : 1ère sortie avec le MdL Jacquelin photographe (Caudron G 3 n° C 233) sur le secteur Quennevières - le bois Saint Marc. Seconde sortie sur le Caudron G 3 n° C 1002, appareil affecté à son frère pour l’essayer avec lui. 3ème vol, en inversant les rôles, Henri devient passager pour la première fois.
  • Le 1er juin : Essai du Caudron G 3 n° C 234 affecté du capitaine Audrain en compagnie du Ltt Rossi.. Second vol pour tester son Caudron ( C 223) avec un mécanicien.
  • Le 3 juin : Mission photo avec Jacquelin sur le C 233.
  • Le 5 juin : 2 missions : d'abord une sortie reco du front avec le capitaine Mercier puis un vol d'observation du champ de bataille, avec le Ltt Rossi.
  • Le 6 juin : Observation de champ de bataille avec le Ltt Marie Champetier de Ribes puis tests du C 223 avec le mécanicien Astoux.
  • Le 7 juin : Observation champ de bataille avec le Ltt Le Voyer puis sur Quennevières avec le Ltt Rossi.
  • Le 8 juin : Observation du champ de bataille sur Quennevières avec le Ltt Rozier.
  • Le 9 juin : Mêmemission que la veille mais avec le Ltt Rossi.
  • Le 12 juin : Essai de lancement de bombes sur le Caudron G 3 n° C 233 mais les bombes restent coincées.
  • Le 13 juin : 3 vols : d'abord une mission photo avec le Ltt Rossi - puis un vol d'essai seul à bord pour tester le C 223 à qui on a échancré le plan inférieur (pour dégager le champ de vision vers le bas). Un 3ème vol, cette fois avec le mécanicien Charlot pour vérifier le réglage.
  • Le 14 juin : Sortie photos avec le Ltt Rossi sur Quennevières puis observation du champ de bataille. Henri teste le gauchissement avant de prêter mon avion à son frère.
  • Le 15 juin : 2 missions au-dessus du champ de bataille avec le lieutenant Le Voyer.
  • Le 16 juin : Il prend en photo l'avion piloté par le MdL Renaux accompagné du Ltt Rossi - Pendant la même mission, il aperçoivent de loin un appareil allemand dans les environs de Noyon. Puis test du C 233 auquel on a changé le moteur. Départ du Caudron du capitaine Gérard pour repérer des hangars d'aviation dans les environs de Noyon.
  • Les 17 et 19 juin : Tests du C 223 avec le Ltt Rousselet.
  • Le 21 juin : mission de reconnaissance sur les tranchées de Carlepont avec le Ltt Le Voyer.
  • Le 22 juin : Convoyage du C 223 vers Le Bourget en compagnie du Ltt Rousselet. Perception du Caudron G 3 n° C 967 qi devient l'appareil attribué à Henri.
  • Le 25 juin : Retour au front avec le Ltt Robert. Le Ltt Le Voyer rentre avec le capitaine Audrain.
  • Le 26 juin : Un vol avec le Ltt Pénico sur le C 223 pour un baptême de l’air et quelques acrobaties. Résultat : 8 jours d’arrêts pour imprudence en vol.

Terrain de Pierrefonds :

  • Le 28 juin 1915  : L'escadrille déménage pour Pierrefonds, entre Soissons et Compiègne, à seulement 5 km à l'ouest de Haute-Fontaine - 1er convoyage avec appareil du capitaine Gérard puis un second avec le Caudron C 967.
  • Le 3 juillet - Mission photo sur le C 233 avec le Ltt Rossi - puis une sortie sur le front comme passager de son frère sur le C 1002 - Vol d'essai avec Callebas sur le C 967 pour les tests en vol du moteur qui vient d'être changé.
  • Le 5 juillet : Henri donne sa première leçon au lieutenant Rousselet avec un changement de place en vol, malgré que l'appareil ne soit pas équipé de doubles commandes.
  • Les 9 et 11 juillet : Vols avec le Ltt Rousselet et essais du C 967.
  • Le 12 juillet : 2 vols avec le C 1004, d'abord seul puis avec le Ltt Rossi.
  • Le 18 juillet : Première sortie avec le C 223 qui est équipé de doubles commandes.

Le 19 juillet 1915, Henri signale pour la première fois une tentative de combat aérien. Son G3 n’étant pas armé, il emporte un mousqueton de cavalerie fixé sur le coté extérieur de la carlingue. (Voir le photo)

  • Le 19 juillet : tests photos sur le C 1004 avec Jacquelin - puis course poursuite pour intercepter au mousqueton un avion allemand alors qu'il est seul à bord - L'appareil ennemi ne demande pas son reste et fuit courageusement - Troisième vol de la journée avec des tests photos toujours avec Jacquelin.

A partir du 20 juillet, Henri de Guibert vole presque quotidiennement sur le Caudron G 3 n° C 1004, ou le C 1002 de son frère Charles, et y fait des essais de TSF. En plus de ses missions de guerre, il va assurer les cours de pilotage de plusieurs camarades comme le Ltt Rousselet, le Slt Robert, le Sgt Jacquelin, le Slt Le Voyer, le Ltt Isaac et le Ltt Bayle.

  • Le 24 juillet , Henri photographie un Albatros allemand qui s’était posé par erreur dans les lignes françaises. Cet avion sera récupéré par la MS 3. Jules Védrines vient le convoyer pour l’emmener sur le terrain de Breuil-le-Sec, terrain de stationnement de l'escadrille 3.

Transformation sur Caudron G 4 :

  • Du 16 au 21 septembre 1915, Henri est transformé sur Caudron G4 au Bourget. Il touche le G 4 n° 1073 et rentre à Pierrefonds, le 21. Son frère prend en compte le G 4 n° 1052 et lui donne le surnom : 'L'Aiglon".

De retour à Pierrefonds, il continue à donner des leçons de pilotage avec le G 3 n° 748 et commence ses reconnaissances avec le G 4 n°1073. Il ajoute alors à son activité les bombardements, notamment les 28 septembre, 2 et 3 octobre.

  • Le 2 octobre 1915, il participe au bombardement des voies ferrées et des gares de Saint Quentin - Vermand - Roissel - Ham - Chauny - Appilly - Noyon en action conjointe avec tous les avions de la MF 62 basés alors à Tricot, un Farman de la MF 19 et deux autres G 4 de la C 10.
  • Le 12 octobre 1915  : Un vol solo avec un Maurice Farman MF 11 à moteur 80 HP.

A cette époque, il vole aussi bien sur Caudron G 3 monomoteur que sur G 4 bimoteur. Ce dernier, armé d’une mitrailleuse avant peut se défendre ou attaquer un avion ennemi. Il va vite prendre en main ce nouvel appareil et découvre les loopings.

  • Le 20 novembre 1915  : Vol d'essai des nouvelles hélices du C 1073 en compagnie du Ltt Perreau - Puis tests du C 1002 en solo - et enfin une reconnaissance du front avec le capitaine à bord du C 1073. pendant cette mission, ils font un looping complet.
  • Le 24 novembre : plusieurs vol qui donnent à chaque fois l'occasion de faire des loopings. D'abord avec le C 1052 et le Ltt Bevilliard pour 2 loopings - puis avec Bayle pour 3 loopings - puis Charles pour 2 loopings - la dernière mission de la journée, plus sérieuse est une reconnaissance du front en compagnie du Ltt Lafille (105 kg) à bord du C 797.
  • Le 26 novembre : Tests du C 1002 après changement de sa queue puis vol d'agrément avec Plessier pour faire 2 loopings avec le C 1052.
  • Le 27 novembre : 4 vols : d'abord une reconnaissance du front avec le Ltt Lafille sur le C 1052 - Un vol avec le Slt Treff  avec 1 looping - Test du C 749 du sergent Ducloux - Reconnaissance avec le C 748 pour trouver un terrain d'atterrissage pour le lieutenant Rousselet.
  • Le 28 novembre : Mission avec le but de se frotter aux avions allemands à bord du C 1052 en compagnie du lieutenant Rousselet puis reconnaissance du front avec le lieutenant Magnus.
  • Le 30 novembre : Un vol sur Carlepont avec un observateur stagiaire, le Ltt Moreau à bord du C 1052.
  • Le 5 décembre : Mission de chasse avec le Ltt Jouffroy à bord du C 1073 - puis reconnaissance du front avec le Slt Fischer - puis deux vols d'essais à bord des C 1002 et C 1004.
  • Le 8 décembre : Vol de contrôle suite au réglage de gauchissement du C 1004 - puis reconnaissance du front avec le Slt Bernard à bord du C 1073.
  • Le 10 décembre : vol école avec le Ltt Rousselet à bord du C 1002.
  • Le 11 décembre : Reconnaissance du front avec le Slt Millet (C 1073).
  • Le 12 décembre 1915  : vols école pour préparer le brevet militaire du Ltt Rousselet (C 1002) - puis reconnaissance du front avec le Slt Desvignes (C 1073).

Carnet d'emploi du temps d'Henri de Guibert en date d'octobre 1915
Il s'agit en fait d'un carnet d'enregistrement des heures de vol.
On peut voir le tampon et la signature de contrôle du Cne Mercier, chef de la C 10.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Accident grave de Henri de Guibert :

  • Le 13 décembre 1915  : reconnaissance avec le Ltt Bayle (C 1073)- ratés du moteur droit (tempèratire -22°) - puis vol avec le G 4 n° C 1019 de Roy - Le bimoteur chute de 100 mètres - le moteur droit s’arrête au départ à une hauteur de 80 mètres environ, le vent est de 15 à 20 mètres, il évite un arbre et part en perte de vitesse. L'avion est en vent arrière et rien à faire pour redresser l'avion qui s'écrase.

Le certificat de visite de l’ambulance 10/4 en date du 17 décembre 1915 conclut : "Commotion cérébrale et contusions multiples à l’abdomen consécutives à une chute en aéroplane ; 1 mois de convalescence."

Certificat de contre-visite en date du 17 décembre 1915, à Pierrefonds du médecin- major de la 1ère armée Joseph Masson : "Congé de convalescence de trois mois."

Citation à l'ordre du 35ème Corps d'Armée :

Citation à l’ordre du 35ème corps d'Armée en date du 15 décembre 1915 n° 978.6/A du 1er bureau n° 141 : "Le sergent de Guibert Henri, pilote à l’escadrille C10 : très brillant pilote ayant déjà effectué plus de cent heures de vol au-dessus et en arrière des lignes ennemies sous le feu toujours intense des batteries allemandes, descendant parfois à portée du tir de mousqueterie pour assurer plus efficacement le succès des missions photographiques dont il était particulièrement chargé. Vient d’être victime d’un très grave accident dans l’essai d’un appareil avec lequel il allait partir pour une mission de reconnaissance."

Remise de la Croix de Guerre :

  • Le 17 décembre il reçoit la Croix de Guerre au cours d’une prise d’armes devant l’escadrille, à Pierrefonds, des mains du capitaine Léon Mercier, commandant l’escadrille C10. Il totalise alors 197h et 40 minutes de vol.

Le 17 décembre1915, Henri reçoit la Croix de Guerre au cours d’une prise d’armes devant l’escadrille, à Pierrefonds, des mains du capitaine Léon Mercier, cdmt l’escadrille C10 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

  • Le 1er janvier 1916  : Henri est en convalescence suite à son accident, il doit rejoindre la division Caudron, le 24 janvier au Bourget.
  • Le 15 janvier 1916  : Henri va à Rambouillet avec Charles, dans un taxi de la Compagnie Générale dont le chauffeur ne savait pas conduire; Henri conduit presque tout le voyage.

Charles est muté à l'escadrille N 3 :

Charles est affecté à l'escadrille N 3 du capitaine Brocard. Dès lors, Henri va tout faire pour obtenir, lui aussi, son passage dans la chasse et rejoindre son frère.

Escadrille C 10

Laissez-passer de Henri de Guibert à l'escadrille C 10 en date du 15 août 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Caudron G 3 de l'escadrille C 10 utilisé par Henri de Guibert - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

La seule arme des Caudron G 3 de l'escadrille C 10, un mouqueton de cavalerie - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Logement d'Henri pour la période d'avril à juin 1915 à Haute-Fontaine - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Les Caudron G 4 de l'escadrille C 10 sur le terrain de Marcelcave (Somme) en juin 1915.

Parc d'offemont - Barraque servant de logment à Henri de Guibert en juin 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Terrain de Pierrefonds en juillet 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Villa où étaient logés les frères de Guibert et le Ltt Rousselet à Pierrefonds en août 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Caudron G 3 n° 1002 du Sgt Henri de Guibert en septembre 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Henri posant devant le G 4 n° 1073 qu'il vient de percevoir, le 21 septembre 1915.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Henri à bord du G 4 n° 1073 qui lui a été affecté, le 21 septembre 1915.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Caudron G 3 n° 967, ancien appareil d'Henri de Guibert
cassé à l'atterrissage à Pierrefonds, en septembre 1915.
Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Charles posant devant son G 4 n° 1052 qu'il a abptisé "L'Aiglon", le 27 novembre 1915 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Charles de Guibert décolle avec le Caudron G 4 n° 1052 du terrain de Pierrefonds - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Pilotes et observateurs de l'escadrille C 10 en octobre 1915 : Slt Bernier - Slt Roulleau - Ltt Bayle - Ltt Charles de Guibert - Ltt d'Avitaya - Ltt Isaac - Slt Robert - Slt Le Voyer - Cne Mercier - Cne Audrain - Ltt Jouffroy et kim le chien - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Escadrille C 10 à Pierrefonds, le 24 novembre 1915 : Sgt Ducloux - Slt Bernier - Caporal Girard-Varet - Cne X - MdL Gervais - Cne Collard - Sgt Pradeau - Colonel Mairon - Slt Perreau - Cne Baligaut - Sgt Jacquelin - Slt X - Ltt Charles de Guibert - Slt X - Slt X - Sgt Henri de Guibert - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Personnel navigant de l'escadrille C 10 à Pierrefonds, le 3 décembre 1915 - Slt X, Ltt Sayn, Ltt X, Cne Py, Ltt X, Slt Leduc, Ltt Magnus, Cdt Laplace, Ltt Charles de Guibert, Ltt Clément, Cne Baligaud, Ltt Jouffroy, Ltt Bayle, Ltt Rouleau - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

 

Les hommes

Personnels navigants de l'escadrille C 10 - A l'extrème droite, le Slt François Battesti - 4ème à droite Ltt Jean Thirion - Au centre, le Cne Charles Labouchère, commandant de l'escadrille - Photo probablement prise sur le terrain de Morlancourt pendant l'automne 1917 - Battesti a été nommé sous-lieutenant, le 16 août 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

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Cne Léon Marie Antoine Mercier - Né le 17 janvier 1878 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) - Fils de Julien Mercier et de Martine Verboux - Marié avec Marthe Valentine Guyon - Domiciliés Villa Bouchet, rue Marquisats à Annecy (Haute-Savoie) - Classe 1773 - Recrutement d'Annecy sous le matricule n° 1898 - Affecté au 2ème régiment étranger - Chevalier de l'ordre de Nichan-El-Anouar - Affecté au 145ème régiment d'infanterie - Brevet de pilote militaire n° 253 obtenu le 24 avril 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 20 novembre 1914 - Affecté au Quartier Général de la 6ème armée jusqu'au 3 avril 1915 - Commandant l'escadrille C 10 du 3 avril 1915 au 1er avril 1916 - En déplacement au RGA du Bourget du 9 au 10 mai 1915 - Nommé Chef d'escadron, le 1er décembre 1915 - Affecté à l'inspection du matériel de l'aviation aux armées - Décédé à l'hôpital mixte d'Annecy (Haute-Savoie) des suites d'une maladie d'origine coloniale, le 16 septembre 1916 - Sources : Pam - LO - MpF - Bulletin de décés - Dernière mise à jour : 27 juillet 2015 - Photo famille de Guibert transmis par Patrick Chevillotte.

Sgt Joseph Sadi Lecointe - Ne le 11 juillet 1891 à Saint-Germain-sur-Bresle (Somme) - Mécanicien soudeur - Sans expérience du vol, ni licence, il décolle, aux commandes du Zénith, du terrain d'Issy-les-Moulineaux, le 30 janvier 1910 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 431 en date du 10 février 1911 - Pilote du motoriste Anzani - Effectue de nombreuses démontrations en vol aux commandes d'un Blériot XI - Service militaire au 1er régiment de Génie de Versailles à compter du 8 octobre 1912 - Mécanicien de l'escadrille BL 3 - Brevet de pilote militaire n° 375 obtenu le 20 septembre 1913 - Nommé Sergent, le 6 juillet 1914 - Pilote de l'escadrille BL 10 du 1er août 1914 au 6 mars 1915 - Pilote de la RGA du 6 mars au 12 avril 1915 - Pilote de l'escadrille N 48 du 12 avril au 23 novembre 1915 - Nommé Adjudant, le 17 avril 1915 - Moniteur sur avions Nieuport de l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 novembre 1915 au 17 septembre 1917 - Nommé sous-lieutenant en octobre 1916 - Pilote d'essais de Blériot-SPAD à compter du 17 septembre 1917 - Teste les SPAD VII et XIII - Croix de Guerre 1914-1918 avec citation à l'ordre de l'armée - Pilote d'essai de Nieuport en fin 1919 - Nombreux record du monde de vitesse et d'altitude - Remporte plusieurs coupes Deutsch de la Meurthe, Gordon-Bennett, Beaumont - Chevalier de la Légion d'Honneur en 1924 - Reprend du service pour la guerre du Riff au sein du 37ème régiment d'aviation de 1925 à 1927 - Mobilisé comme Lieutenant-colonel en septembre 1939, il est affecté à l'inspection générale des écoles - Après l'armistice, il est révoqué par Vichy - Emprisonné pour faits de résistance à Fresnes au printemps 1944 - Décédé le 15 juillet 1944 à Paris, juste après sa libération, certainement en raison des coups qu'il a reçu - Croix de guerre 1939-1945 - Médaille de la Résistance - Grande Médaille d'Or de l'Aéroclub de France - Commandeur de la Légion d'Honneur - Photo Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Comme pilote d'avion soumis le 8 août 1914 à une violente fusillade au cours d'une reconnaissance, et son observateur ayant été blessé, est parvenu à ramener celui-ci dans nos lignes. Grâce à son sang-froid n'a cessé, depuis lors, d'exécuter sur l'ennemi de nombreuses et brillantes reconnaissances."

Slt Henri Sigisbert Auguste Moutach - Né le 14 mai 1889 à Pierre-en-Bresse (Saône-et-Loire) - Fils d'Auguste Moutach et de Léopoldine Molard - Tuteur M. Edmund Moutach à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) - Classe 1909 - Recrutement de Nancy (Meurthe-et-Moselle) sous le matricule n° 91 - Engagé volontaire pour trois ans au 149ème régiment d'infanterie, à compter du 26 janvier 1909 - Nommé Caporal, le 26 septembre 1909 - Nommé Sergent, le 16 mai 1910 - Admis dans le personnel navigant et détaché au 1er groupe d'aviation comme élève pilote, le 18 novembre 1912 - Affecté comme élève pilote au centre d'aviation de Pau, le 3 janvier 1913 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 1279 obtenu sur Blériot à l'école d'aviation de Pau, le 28 mars 1913 - Affecté au 3ème groupe d'aviation, le 8 mai 1913 - Brevet de pilote militaire n° 334 obtenu à l'école d'aviation de Pau, en date du 10 août 1913 - Nommé Adjoint au chef pilote du centre d'aviation de Pau, le 24 novembre 1913 - Affecté au 1er groupe d'aviation de Dijon du 4 au 31 août 1914 - Pilote de l'escadrille BL 9 du 31 août au 5 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille BL 10 du 5 septembre 1914 au 9 mai 1915 - Mission à St-Cyr du 3 au 4 septembre 1914 - Nommé Adjudant, le 3 novembre 1914 - Pilote de l'escadrille N 26, le 9 mai 1915 au 8 avril 1916 - En mission à la RGA du Bourget du 14 au 17 juin 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 31 juillet 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 août 1915 - Parti en mission spéciale du 12 au 25 novembre 1915 - Convoyage d'un avion depuis la RGA du Bourget du 16 au 26 décembre 1915 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux, le 3 au 29 janvier 1916 - En mission du 3 au 6 mars 1916 - Convoyage avion depuis la RGA du 31 mars au 3 avril 1916 - En instance pour départ pour la Russie, le 8 avril 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 10 avril 1916 - Affecté à l'aviation russe du 21 avril 1916 au 2 avril 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er octobre 1917 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 21 octobre 1917 - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 8 mai 1918 - Affecté à la mission française en Sibérie, le 10 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SOP 583 du 6 février 1919 au 8 avril 1920 - Nommé Capitaine à titre fictif, pendant la durée de sa mission, à compter du 10 juillet 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 8 avril 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation d'observation, le 6 mai 1920 - Affecté au magasin général d'aviation n° 1 de Rouilly-sur-Seine, le 23 septembre 1920 - Commandant du parc du centre d'instruction des spécialistes de l'aviation à Bordeaux (Gironde), le 7 janvier 1922 - Affecté, pour convenances personnelles, au magasin général d'aviation n° 3 de Romorantin, le 21 juin 1924 - Commandant de la 6ème compagnie du 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 25 juillet 1924 - Nommé Capitaine, le 25 juin 1925 - Commandant de la 8ème compagnie d'ouvriers d'aéronautique, le 23 février 1927 - Affecté au 32ème régiment d'aviation de Dijon-Longvic, le 9 juillet 1929 - Nommé second adjoint au commandant du parc d'aviation n° 32, le 22 février 1930 - Commandant le la 15ème escadrille du 32ème RA, le 22 mai 1931 - Affecté au parc de la base aérienne n° 2 de Dijon (2ème brigade aérienne), le 1er octobre 1932 - Officier de la Légion d'Honneur en 1934 - En retraite, le 9 décembre 1937 - Sources : Pam - Fiche matricule de Meurthe-et-Moselle - CCC escadrille BL 9 - CCC escadrille BL 10 - CCC escadrille N 26 - JORF - Dernière mise à jour : 28 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Henri Sigisbert Auguste Moutach, pilote à l'escadrille MS 26, en date du 31 juillet 1915 : "Pilote de haute valeur, joignant à un courage éprouvé le sentiment le plus élevé du devoir. Le 22 juillet, se trouvant au début d'une reconnaissance sous un feu violent d'artillerie et ayant été atteint à la tête d'un éclat d'obus, n'en a rien dit à son passager pour ne pas l'inquiéter et a poursuivi sa mission jusqu'au bout, bien que sa blessure fût extrêmement douloureuse."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Henri Sigisbert Auguste Moutach, pilote de l'escadrille MS 26, en date du 10 août 1915 : "Pilote d'élite qui compte depuis le début de la guerre plus de 200 heures de vol au-dessus de l'ennemi. Le 30 juillet 1915, a poursuivi à 25 kilomètres en mer un hydravion ennemi et l'a atteint par son feu assez sérieusement pour le forcer à amerrir."

Sgt François Marie Noël Battesti - Pilote de l'escadrille BL 10 / C 10 du 1er avril 1915 au 1er février 1917- Ce pilote est arrivé à l'unité au moment de sa transformation du Blériot XI-2 vers le Caudron G III - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Slt François Marie Noël Battesti - Né le 5 mai 1890 à Azzana (Corse) - Fils de Nicolas Battesti et de Antoinette Battesti - Profession avant guerre aviateur - Engagé au 106ème régiment d'infanterie, le 14 octobre 1908 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 1er juillet 1913 - Brevet de pilote militaire n° 453 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 3 avril 1914 - Stage de Haute école à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 25 janvier 1915 - Pilote de l'escadrille BL 10 / C 10 du 1er avril 1915 au 1er février 1917 - Nommé Adjudant, le 9 mai 1915 - Mission au RGA du Bourget du 1er au 3 juin 1915 - Mission RGA du Bourget, le 30 septembre 1915 - Médaille Militaire, le 2 décembre 1915 - Mission RGA du 22 au 28 février 1916 - Blessé, en compagnie du Slt Clément lors d'un accident aérien, le 8 juillet 1916 - Hospitalisé - Une citation à l'ordre de l'armée, le 27 juillet 1916 - Nommé Sous-lieutenant, le 16 aout 1916 - Pilote de l'escadrille N 73 du 12 mars 1917 à la fin décembre 1919 - Mission au RGA du 16 au 21 juin 1917 - Nommé Lieutenant, le 6 juillet 1917 - En mission au RGA du 1er au 6 octobre 1917 - En mission RGA du 11 au 24 janvier 1918 - 7 victoires homologuées - Croix de Guerre - Détaché à l'escadre de combat n° 1 du 10 janvier au 1er octobre 1919 - Détaché à l'Etat-Major à compter du 1er octobre 1919 - Commandant de la SPA 95 à compter du 1er janvier 1920 - Photo Collection Alain Vezin que je remercie pour son aide.

Sgt François Battesti, pilote de l'escadrille C 10, aux commandes d'un Caudron G III de son unité en 1915 - Il a été affecté à cette unité du 1er avril 1915 au 9 juillet 1916 - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Adj François Battesti, pilote de l'escadrille C 10 du 1er avril 1915 au 9 juillet 1916 - Il a terminé la guerre avec 7 victoires homologuées - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Cne Pierre Laborde - Né le 2 mai 1880 à Bordeaux (33) - Fils de Germain Laborde et de XXX - Profession avant guerre Sous-directeur de la compagnie Oliver - Engagé au 108ème régiment d'infanterie en juillet 1898 - Mobilisé au 30ème régiment territorial - Passé à l'aviation comme observateur en septembre 1914 - Observateur de l'escadrille VB 104 du 5 février 1915 au 3ème trimestre 1916 - Nommé capitaine, le 15 avril 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4817 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 22 octobre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux - Pilote de l'escadrille C 10 du 28 janvier 1917 au 4 mai 1917 - Commandant de l'escadrille C 10 du 24 mars 1917 au 4 mai 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre du groupe de bombardement - Une citation à l'ordre de l'armée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent observateur dont les qualités d'audace et de tenacité à accomplir les missions données ne se sont jamais démenties depuis un an qu'il appartient au 2ème groupe de bombardement. A pris part avec succès à 35 expéditions, effectuées par ce groupe, a été attaqué dix fois par des avions ennemis, et a eu, à onze reprises différentes, son appareil atteint par l'artillerie adverse."

Sgt Georges Pradeau - Né en 1883 - Brevet de pilote militaire n° 1236 en date du 20 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille C 10 du 13 août 1915 au 1er mai 1916 - Détaché à l'escadrille MF 19 du 18 au 30 septembre 1915 - RGA du 3 au 9 février 1916 - Blessé au cours d'un accident d'avion, le 27 octobre 1916 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 20 juin 1916 - RGA à compter fu 10 juillet 1916.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Pilote plein de courage, l'entrain et de sang-froid. Toujours volontaire pour les missions délicates ou périlleuses. depuis 5 mois à l'escadrille, a effectué au cours de la mauvaise saison, 40 heures de vol au-dessus des lignes ennemies, sous le feu toujours violent de l'artillerie allemande. le 27 février 1916, au retour d'une reconnaissance, a eu son avion atteint par un éclat d'obus qui, passant entre le passager et le pilote, a crevé le réservoir à essence et immobilisé le moteur à gauche ? A réussi, malgré un vent contraire des plus violents, à franchir les lignes à très faible altitude, sous le feu de l'artillerie et de l'infanterie ennemies. A été très griévement blessé à l'atterrissage."

Ltt Jean Lucien Thirion - Né le 3 décembre 1889 à Mouzaïaville (Algérie) - Unité d'origine 51ème régiment d'artillerie - Observateur de l'escadrille C 10 du 21 janvier 1916 au 14 avril 1917 - Nommé Lieutenant, le 5 avril 1916 - Mission au GDE du 26 février au 14 mars 1917 - Décédé des suites d'un accident d'avion à l'ambulance 4/11 de Jussy (02), le 14 avril 1917.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Excellent observateur qui a rendu les plus grands services en effectuant journellement de nombreux réglages par les circonstances atmosphériques les plus défavorables et sous un feu très violent de l'infanterie et de l'artillerie ennemies. Officier d'un sang-froid et d'une énergie à toute épreuve. A continué, le 25 juin 1916, un réglage malgré un violent ouragan et n'est rentré à l'escadrille qu'aux prix des plus grandes difficultés."

Les hommes

Cne Pierre Pène - Né le 8 octobre 1890 à Bordeaux (Gironde) - Fils de Sylvain Pène (instituteur public) et de Jeanne Irma Bachelier - Domiciliés 93, rue Dubourdin à Bordeaux (Gironde) - Profession avant engagement Elève instituteur à la Sauve Promotion 1907- 1910 - Instituteur à Coutras - Classe 1910 - Recrutement de Bordeaux sous le matricule n° 3185 - Service militaire au 144ème régiment d'infanterie, à compter du 7 octobre 1911 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au 12ème régiment d'infanterie, le 27 mars 1913 - Libéré de ses obligations militaires, le 8 novembre 1913 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale au 12ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Une blessure à Craonne, le 21 septembre 1914 - Une citation à l'ordre du 12ème régiment d'infanterie, en juin 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 20 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2571 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 30 janvier 1916 - Stage perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu - GDE - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 15 avril 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du 7 mai 1916 au 12 juin 1918 - Une blessure par éclat d'obus dans les reins lors d'un réglage d'artillerie, le 27 juillet 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, le 15 août 1916 - Commandant de l'escadrille C 10 / SAL 10 du 4 mai 1917 au 12 juin 1918 - Une citation à l'ordre de l'armée en juin 1917 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 octobre 1917 - Stage sur avion Salmson 2A2 du 4 au 9 mars 1918 - Grièvement blessé au combat, à bord d'un Salmson 2A2, le 12 juin 1918 - Décédé des suites de ses blessures à l'ambulance Carrel de Litz (Oise), le même jour - Croix de Guerre - Photo La Guerre Aérienne Illustrée - Sources : FM Gironde - Pam - MpF - JORF - Dernière mise à jour : 24 septembre 2015.

* Citation à l'ordre du 12ème régiment d'infanterie du Slt Pierre Pène, en date du XX juin 1915 : "Pendant le combat du 21 septembre, a montré de brillantes qualités militaires en maintenant sous le feu sa section soumise à un violent feu de mitrailleuses. A été blessé très grièvement dans cette affaire."

* Citation n° 379 à l'ordre de la VIème armée du Ltt Pierre Pène, pilote de l'escadrille C 10, en date du 15 août 1916 : "Incomplétement remis d'une grave blessure, reçue comme chef de section dans l'infanterie, donne à tous, comme pilote, le plus bel exemple d'énergie, d'entrain et de mépris du danger, toujours prêt à remplir les missions les plus périlleuses : le 27 juillet 1916, frappé dans les reins par un éclats d'obus au début d'un réglage, n'est rentré, dominant sa souffrance, qu'une fois sa mission terminée."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée du Ltt Pierre Pène, du service aéronautique du 35ème corps d'armée, en date du 18 juin 1917 : "Officier pilote d'un courage et d'un sang-froid remarquables. Le 2 mars 1917, malgré l'approche d'un violent orage, parti pour assurer la liaison avec l'infanterie à 50 kilomètres du terrain d'atterrissage; a rempli sa mission jusqu'au bout au milieu de la temp^te, est sorti des nuages à 80 mètres de hauteur, son appareil complétementnretourné, et a atterri en terrain reconquis, après avoir fait preuve d'un mépris absolu du danger."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10 : "Escadrille de corps d'armée de premier ordre. S'est dépensée sans compter pendant la bataille de la Somme et la retraite allemande en mars 1917. Entrainée à fond par l'exemple de son chef, le capitaine Pène, a su prendre sur l'ennemi, dans son secteur, durant les derniers mois, une supériorité nettement marquée, grâce à son ardeur combattive, provoquant l'admiration des troupes amies. Acceptant toujours le combat, a abattu en moins de six semaines, au cours de ses missions, quatre avions ennemis."

* Citation à l'ordre de la IIIème armée de l'escadrille SAL 10, en date du 19 juillet 1918 : "Unité d'élite. Sous le commandement du Capitaine Péne, a exécuté journellement des reconnaissances de l'arrière-front et rapporté des renseignements précieux sur les indices d'attaques. Pendant les attaques des 9, 10 et 11 juin 1918, a exécuté de nombreuses liaisons d'infanterie à basse altitude malgré des circonstances atmosphériques difficiles, malgré les pertes survenues du fait du tir de l'ennemi et d'une aviation de chasse adverse, momentanément très supérieure."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre des armées françaises de l'Est, à titre posthume, du Cne Pierre Pène, commandant de l'escadrille SAL 10, en date du 23 janvier 1920 : "Commandant d'escadrille d'élite, d'une bravoure ardente. A fait de son unité une armé redoutable qu'il aconduite au combat avec un entrain superbe, se réservant sans cesse les missions les plus périlleuses. Par son impulsion, par son exemple, a été un des artisans du succès des opérations des 9, 10, 11 juin 1918. Deux blessures, cinq citations. Tué en combat aérien, le 11 juin 1918, au cours d'une mission particulièrement dangereuse et délicate."

Ltt Robert Marie Brumauld des Allées - Né le 20 août 1892 à Ruffec (16) - Fils de Henri Brumault des Allées et de Isabelle Bonneau - Appelé au 21ème régiment de Chasseurs à cheval, le 8 octobre 1913 - Nommé Maréchal des Logis - Détaché au 295ème régiment territorial d'infanterie - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 3 novembre 1915 - Affecté au 205ème régiment d'infanterie, le 3 novembre 1915 - Passé à l'aviation comme observateur, le 21 février 1916 - Observateur de l'escadrille C 10 du 21 février 1916 au 19 septembre 1917 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif de l'armée d'active, le 13 août 1916 - Blessé au combat, le 5 avril 1917 - Chevalier de la Légion d'honneur, le 18 avril 1917 - Observateur de l'escadrille C 27 du 19 septembre 1917 au 7 janvier 1918 - Stage photo au parc 2 du 7 au 20 janvier 1918 - Observateur de l'escadrille SPA 62 du 20 janvier au 5 août 1918 - Tué au combat, en compagnie du MdL André Lebrun dans les environs de Chacrise et Muret Crouttes (02), le 5 août 1918 - Huit citations à l'ordre de l'armée dont une en octobre 1914 - avril 1916 - avril 1917 - 4 novembre 1917 - 23 août 1918 - Photo M. Rouget de Gourcez que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Robert Marie Brumauld des allées, observateur à l'escadrille N 62 en date du 4 novembre 1917 : "Observateur remarquable, possédant les plus hautes qualités morales, s'est distingué dans de nombreuses missions et particulièrement les 23 et 25 octobre 1917. A volé, ces deux jours, dans des conditions atmosphériques les plus dures, réunissant, grâce à son courage et à son sang-froid, à rapporter au commandement des renseignements de la plus haute importance."

* Citation n° 620 à l'ordre de l'armée du Ltt Robert Brumauld des Allées, à l'escadrille SPA 62, détaché du 21ème régiment de Chasseurs en date du 23 août 1918 : "Magnifique figure d'observateur d'armée. Légendaire dans l'aviation d'observation, a montré, pendant trois ans, en toutes circonstances, une bravoure froide jointe à un magnifique esprit de sacrifice. le 2 août, commandant par intérim son escadrille, a tenu à assurer la mission la plus délicate. Est tombé glorieusement au retour en tentant de regagner à tout prix nos lignes à faible altitude, avec un appareil gravement atteint à la suite de combats acharnés."

Cne Gaston Marie Eugène Baligant - Né le 6 février 1872 à Fourmies (59) - Fils de Armand Camille Alex Baligant et de Céline Constance Legay - Domiciliés à Fourmies (Nord) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1892 - Recrutement d'Avesnes (Nord) sous le matricule n° 2053 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 89ème régiment d'infanterie , le 22 mars 1890 - Nommé Caporal, le 26 septembre 1890 - Nommé Sergent, le 1er avril 1892 - Fin d'engagement et passé dans la disponibilité, le 8 décembre 1892 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au régiment d'infanterie, caserné à Avesnes (Nord), le 22 février 1902 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 5 au 19 septembre 1902 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 1er au 15 septembre 1903 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 31 août au 14 septembre 1904 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 30 septembre au 27 octobre 1905 - Passé dans la territoriale, le 22 mars 1906 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 22 août au 18 septembre 1908 - Nommé Lieutenant de réserve, le 19 février 1908 - A accompli une période d'exervices au 84ème régiment d'infanterie du 30 août au 21 septembre 1909 - Brevet de pilote civil n° 588 délivré par l'Aéroclub de France, le 22 août 1911 - A accompli une période d'exervices à l'établissement central du matériel aéronautique de Meudon-Chalais du 2 au 24 septembre 1912 - Dans la réserve, attaché au laboratoire de l'aéronautique militaire de Chalais-Meudon - Marié et domicilié au 132, Grande Rue à Garches (Seine-et-Oise) - Profession avant guerre Négociant Industriel - Mobilisé au 84ème régiment d'infanterie, suite à la mobilisation générale - Arrivé au 84ème RI, le 3 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 5 janvier 1915 - Envoyé à l'école d'aviation militaire de Pau, à la même date - Brevet de pilote militaire n° 914 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 9 mai 1915 - Pilote de l'escadrille C 56 du 16 mai au 1er juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, les 22 juin 1915 - Pilote de l'escadrille C 4 du 1er au 12 juillet 1915 - Blessé de contusion thoracique suite à un atterrissage brusque, le 12 juillet 1915 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 15 juillet 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 8 novembre 1915 - Soigné à l'ambulance d'armée 10/1 et convalescence jusqu'au 1er janvier 1916 - Pilote de l'escadrille C 10 du 1er au 4 janvier 1916 - Pilote de la RGA du 4 janvier au 8 février 1916 - Nommé chef pilote de l'école d'aviation militaire du Buc, du 8 février au 8 mars 1916 - Détaché à l'atelier de réparation de l'aviation de St-Cyr, à compter du 6 juillet 1916 - Démobilisé, le XXX - Affecté, dans la territoriale, au 127ème régiment d'infanterie, le 24 février 1920 - Domicilié à Rue de Mons à Avesnes, à compter du 10 août 1919 - Affecté, dans la territoriale, au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 20 avril 1921 - Nommé Commandant en 1922 - Passé à l'arme de l'aéronautique, le 20 juin 1923 - Profession fabricant d'huile et domicilié Villa "Mon Rêve" à Fourmies (Nord) en 1924 - Affecté, dans la territoriale, au 33ème régiment d'aviation - Affecté, dans la territoriale, au 3ème régiment d'aviation, le 9 juillet 1924 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 7 juillet 1927 - Président de l'Aéroclub de la Sambre en 1928 - Nommé Lieutenant-colonel, dans la territoriale, le 25 décembre 1929 - Mis en position d'officier honoraire, le 19 avril 1931 - Sources : Pam - Liste des brevets militaires - JORF - Fiche matricule du département du Nord - Revue l'Aérophile - Annuaire des pilotes aviateurs avant guerre - Revue Les Ailes - Dernière mise à jour : 13 novembre 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Marie Eugène Baligant, les 22 juin 1915 : "Pilote d'une très grande énergie. A, le 13 juin 1915, poursuivi l'exécution d'une mission importante, bien que son appareil fût fortement canonné et eût reçu un éclat d'obus qui traversa les deux plans et atteignit l'une des parties essentielles de l'appareil."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Gaston Marie Eugène Baligant de la réserve générale d'aviation, en date du 8 novembre 1915 : "A très bien commandé une compagnie au front. Rend de brillants services comme pilote d'aéroplane."

* Officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Gaston Marie Eugène Baligant, au 34ème régiment d'aviation, en date du 7 juillet 1919 : "37 ans de service, 5 campagnes. A été blessé et cité. Chevalier du 8 novembre 1915. A accompli quatre périodes d'entrainement aérien volontaire."

Ltt Pierre Chateauvieux - Né le 5 juillet 1891 à la Rochelle (Charente-Maritime) - Fils de Lucien Jérôme Chateauvieux et de Marie Emilie Mercier - Classe 1911 - Recrutement de la Rochelle (Charente-Maritime) sous le matricule n° 223 - Engagé volontaire pour cinq ans au titre du 20ème régiment d'artillerie, à compter du 22 septembre 1909 - Nommé Brigadier, le 21 février 1910 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er octobre 1910 - Nommé Maréchal des logis fourrier, le 1er octobre 1912 - Chute de cheval avec luxation de l'épaule droite, le 2 mars 1913 - Admis comme aspirant à l'école militaire d'artillerie de Fontainebleau, le 1er octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 58ème régiment d'artillerie, le 2 août 1914 - Blessé avec écrasement du genou gauche par éclat d'obus en Lorraine, le 14 novembre 1914 - Détaché comme instructeur des sous-officiers de l'artillerie de campagne du détachement d'armée de Lorraine (DAL), le 29 octobre 1915 - Commandant, par intérim, de la 27ème batterie du 58ème régiment d'artillerie de campagne, le 16 février 1916 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 4 avril 1916 - Brulûres des yeux par obus à gaz pendant un séjour prolongé à un poste d'observation, violemment bombardé, le 20 mai 1916 - Il gardera comme séquelles une conjonctivité catarrhale avec légère blépharité - Citation n° 76 à l'ordre de la 68ème division, en date du 26 mai 1916 - Croix de Guerre et citation n° 81 à l'ordre de la 68ème division, en date du 18 juin 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote de l'école d'aviation militaire d'Ambérieu du 23 septembre 1916 au 22 janvier 1917 - Brevet de pilote militaire n° 5422 obtenu sur avion Voisin, à l'école d'aviation militaire d'Amberieu, le 5 janvier 1917 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° 1766 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 22 janvier au 1er mars 1917 - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Chateauroux du 1er au 8 mars 1917 - Pilote du GDE du 8 mars au 4 avril 1917 - Pilote de l'escadrille C 10 du 4 avril 1917 au 12 janvier 1918 - Citation n° 406 à l'ordre du 35ème corps d'armée, en date du 15 septembre 1917 - Fracture ouverte des os du nez avec déviation à gauche et plaie de la paupière droite après un accident d'avion, au retour d'une mission, par chute de l'appareil, le 16 septembre 1917 - Citation n° 311 à l'ordre de la 10ème armée, en date du 30 septembre 1917 - Citation n° 55 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 6 janvier 1918 - Commandant de l'escadrille SOP 271 / BR 271 du 12 janvier 1918 au 22 février 1919 - Stage Sopwith 1A2 au GDE du 17 au 24 janvier 1918 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 14 mai 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de la 3ème armée, en date du 11 juillet 1918 - Citation n° 680 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 25 décembre 1918 - Chevalier de la couronne de Belgique, croix de guerre belge et citation à l'ordre de l'armée belge, en date du 29 janvier 1919 - Commandant de l'escadrille BR 201 du 22 février 1919 au 10 mars 1919 - Commandant, par intérim, du GR 106 du 10 au 21 mars 1919 - Commandant du GO 126 du 21 mars 1919 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 25 mars 1919 - Nommé Adjoint tactique au commandant du groupe aéronautique n° 2 et commandant en second, le 25 mars 1919 - Affecté au bataillon du l'ERA, le 30 juillet 1919 - Marié avec Madeleine Louise Ménard, le 17 décembre 1919 - Affecté à la division de l'aéronautique militaire, le 27 janvier 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 7 août 1920 - Affecté à la mission militaire en Tchécoslovaquie du 24 novembre 1921 au 21 juin 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 22 juin 1922 - En mission en Tchécoslovaquie du 22 juin 1922 au 9 octobre 1923 - Mis à la disposition de l'état-major de l'armée, le 24 novembre 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 8 décembre 1923 - Nommé Adjoint aéronautique de l'état-major du gouvernement militaire de Paris, le 30 janvier 1924 - Titularisé observateur en avion, le 11 juin 1924 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 22 décembre 1925 - Nommé Chef de bataillon (Cdt), le 25 décembre 1927 - En mission en Colombie du 21 novembre 1929 au 20 décembre 1931 - Affecté au 39ème régiment d'aviation et affecté au Levant - Embarqué à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 12 avril 1932, sur le S/S "Mtte Pacha" et débarqué à Beyrouth (Liban), le 19 avril 1932 - Nommé Commandant du 2ème groupe à Alep, le 1er mai 1932 - Commandant de la 6ème escadrille du même groupe, le 2 décembre 1932 - Rapatrié en métropole à bord du "Félix Monssel" du 6 au 19 septembre 1934 - Médaille d'Honneur de 2ème classe au Mérite Syrien, en date du 20 novembre 1934 - Domicilié au 3, rue Jardin à Paris 17ème (75) - Affecté à la base aérienne n° 104, le 15 janvier 1935 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 30 juin 1937 - Nommé Lieutenant-colonel - Nommé Colonel, en date du 15 juin 1939 - Commandant de la base aérienne du Bourget-Dugny, le 24 novembre 1939 - Affecté à Vichy puis à Aix-en-Provence - Domicilié au 42, rue Victor Leydet à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) - Décédé, le 31 octobre 1948 - Photo prise en 1910, pendant son affectation au 20ème régiment d'artillerie et transmise par Fabien Perdriaux, son petit-neveu - Sources : Pam - Etat des services - Fiche matricule du département de la Charente-Maritime - LO - JORF - Dernière mise à jour : 15 février 2017.

* Citation n° 76 à l'ordre de la 68ème division, en date du 26 mai 1916 : "La batterie de tir de la 27ème batterie du 58ème régiment d'artillerie sous les ordres du lieutenant Châteauvieux et de l'Adjudant Portou ...."

* Croix de Guerre et citation n° 81 à l'ordre de la 68ème division du Ltt Chateauvieux, commandant la 27ème batterie du 58ème régiment d'artillerie, en date du 18 juin 1916 : "Dans les combats autour de Verdun, a, par son ascendant moral obtenu de sa batterie un bel effort pour l'exécution correcte et rapide des tirs, malgré de fréquents bombardements de gros calibre qui causaient des pertes sensibles dans le personnel."

* Citation n° 406 à l'ordre du 35ème corps d'armée du Ltt Chateauvieux, pilote à l'escadrille C 10, en date du 15 septembre 1917 : "Officier courageux, énergique. Pilote brillant et audacieux. A exécuté d'importantes reconnaissances à basse altitude, notamment le 7 septembre 1917 où pour identfier certains points difficilement visibles, il escendit à 50 mètres au-dessus des deuxièmes lignes allemandes, mitraillant les occupants et rentra avec son appareil gravement atteint dans ses parties essentielles."

* Citation n° 311 à l'ordre de la 10ème armée du Ltt Chateauvieux, pilote à l'escadrille C 10, en date du 30 septembre 1917 : "Officier énergique et vaillant, montre comme pilote une ardeur inlassable. Les 1er, 2, 3, 4 et 7 septembre 1917, a survolé les tranchées ennemies à basse altitide, mitraillant les occupants; a ramené chaque fois son appareil atteint par les éclats d'obus et balles tirées de terre. Le 16 septembre 1917, a été grièvement blessé à la tête en rentrant d'un vol d'essai."

* Citation n° 55 à l'ordre de la 6ème armée du Ltt Chateauvieux, pilote à l'escadrille C 10, en date du 6 janvier 1918 : "Officier pilote du plus bel allant et d'un remarquable courage. Remplit avec habileté toutes les missions qui lui sont confiées. Le 5 décembre 1917, au cours d'une protection de mission photographique, rencontrant un avion ennemi, l'a attaqué avec beaucoup de fougue et l'a abattu dans ses lignes."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de la 3ème armée du Cne Pierre Chateauvieux, au 58ème régiment d'artillerie, commandant l'escadrille BR 271, en date du 11 juillet 1918 : "Officier d'élite, possédant les plus belles qualités militaires. Chef remarquable, donnat à tous un exemple constant de dévouement et de courage. Vient de fournir une nouvelle preuve de son sang-froid et de son mépris du danger en soutenant seul, au cours d'une liaison d'infanterie par avion, un combat acharné contre six appareils ennemis. A réussi à ramener jusqu'au terrain de son escadrille son avion gravement endommagé. Trois blessures. Cinq citations."

* Citation n° 680 à l'ordre de la 6ème armée du Cne Chateauvieux, commandant de l'escadrille BR 271, en date du 25 décembre 1918 : "Chef d'escadrille de tout premier ordre, a, par ses qualités morales et militaires, obtenu un rendement parfait de son unité. Au cours des opérations du 14 octobre au 11 novembre, n' pas hésité à descendre souvent à moins de 50 mètres d'altitude pour jalonner la ligne et mitrailler les troupes ennemies. A notamment, le 23 octobre, forcé un biplace ennemi à abandonner le combat et a tenu tête à 7 monoplaces."

* Chevalier de la couronne de Belgique, Croix de guerre belge et citation à l'ordre de l'armée belge du Cne Chateauvieux, commandant de l'escadrille BR 271, en date du 29 janvier 1919 : "Merveilleux chef d'escadrille qui n'a cessé d'entrainer son unité par l'exemple éclatant de sa bravoure et de son énergie. Pendant toute la bataille des Flandres, a exécuté journellement des missions d'infanterie à très basse altitude, volant personnellement plus qu'un pilote de son escadrille."

* Commandeur de la Légion d'Honneur du Lieutenant-colonel Pierre Chateauvieux, commandant la base aérienne de Dugny, en date du 30 juin 1937 : "27 ans de services, 67 annuités, 10 campagnes, 4 citations à l'ordre de l'armée, 1 citation à l'ordre du corps d'armée, 2 citations à l'ordre de la division, 3 blessures de guerre, 11 ans de bonifications pour services aériens, un témoignage de satisfaction du ministre. Officier de la Légion d'Honneur du 22 décembre 1925."

Cne Louis Marie Joseph de Durand de Prémorel - Né le 3 mars 1882 à Arbois (Jura) - Fils de Raoul de Durand de Prémorel et de Donatie de Villeneuve - Engagé au 2ème régiment d'artillerie coloniale, le 9 octobre 1900 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 15 septembre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 371 en date du 15 septembre 1913 - Pilote de l'aviation du Maroc Occidental - Pilote de l'escadrille BL 10 d'août au 25 octobre 1914 - Pilote escadrille BL 30 du 25 octobre 1914 au 1er avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 44 du 1er avril 1915 au 10 août 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 mai 1915 - RGA pour stage Caudron G 4 et formation commandant d'escadrille du 10 au 28 août 1915 - Pilote et commandant de l'escadrille C 61 du 28 août 1915 au 11 septembre 1916 - Nommé capitaine à titre définitf, le25 décembre 1915 - Cdt du secteur aéronautique du 37ème CA / 6ème armée - Pilote et Commandant de l'escadrille C 220 / BR 220 du 19 août au 6 novembre 1917 - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de l'armée, le 11 mai 1915.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Rentrant de l'escadrille du Maroc Occidental, a effectué depuis le début de septembre de très nombreuses reconnaissances au-dessus de l'ennemi et s'est fait remarquer par son endurance et son entrain. A au plus haut degré le sentiment du devoir et n'hésite pas à survoler les lignes à faible altitude pour accomplir les missions dont il est chargé. A eu son appareil criblé de projectiles et gradement endommagé dans une reconnaissance effectuée, le 13 mai 1915."

 

 

 

Les avions

Blériot XI-2 des escadrilles BL 3 et BL 10 alignés sur le terrain d'aviation du Champ de Mars de Belfort avant guerre - La BL 10 est née du dédoublement de l'escadrille BL 3 - Carte postale d'époque.

Blériot XI-2 de l'escadrille BL 10 photographié, avant guerre, juste avant le décollage sur le terrain d'aviation du Champ de Mars à Belfort - Carte postale d'époque.

Blériot XI-2 de l'escadrille BL 10 photographié, avant guerre, au décollage du Champ de Mars de Belfort - Le pilote est le Sgt Georges Caron - Carte postale d'époque.
* Sgt Georges Arthur Caron - Né le 24 septembre 1891 à Vic-sur-Aisne (02) - Unité d'origine 54ème régiment d'infanterie - Brevet de pilote militaire n° 209 obtenu, le 11 février 1913 - Pilote de l'escadrille BL 10 de la mi-1913 à la mi-1914 - RGA jusqu'au 4 mars 1915 - Pilote de l'escadrille VB 109 du 4 mars au 28 avril 1915 - Tué au combat dans les environs d'Altkirch, le 28 avril 1915 - Il faisait équipage avec le soldat Emile Crouzier, qui a également perdu ma vie.

Caudron G 4 baptisé "Petit Napoléon" de l'Adj Battesti, pilote de l'escadrille C 10 du 1er avril 1915 au 9 juillet 1916, pendant l'été 1916 - Ce pilote, qui deviendra As comme pilote de l'escadrille N 73 / SPA 73, était né à Azzana en Corse - Remarquez la face avant des capots moteur - Photo transmise par M. Jean Caillou, que je remercie pour son aide.

Les avions

Maurice Farman MF 7 - Cette photo sera remplacée quand je trouverais une photo adaptée à l'escadrille 10 - Carte postale d'époque.

Caudron G 6 - Cette photo sera remplacée quand je trouverais une photo adaptée à l'escadrille 10.

Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 10 pendant l'hiver 1918-1919 - Photo collection François Guérin, transmise par Jean-Eric Zobrist que je remercie pour leur aide.

Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 10 en 1918 - Voir le détail de l'insigne - Photo collection Serge Hoyet que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Photo verticale prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 3 juillet 1915 - Photo famille de Guibert transmise par M. Patrick Chevillotte que je remercie pour leur aide.

Photo verticale du Nord du bois Etoilé prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud du bois Touffu prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de l'Est du bois Touffu prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Nord-Est de Foucaucourt-en-Santerre (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo famille de Guibert transmise par M. Patrick Chevillotte que je remercie pour leur aide.

Photo verticale du Sud-Est de Foucancourt-en-Santerre (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 17 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud de Dompierre-Becquincourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du village de Soyécourt, prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes prises
par les équipages

Photo verticale du Nord de Soyécourt (Somme) prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

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Photo verticale de l'Ouest du village de Soyécourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 22 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du village de Soyécourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 26 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

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Photo verticale de l'Ouest du village de Dompierre-Becquincourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 26 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud du village d'Estrées-Deniécourt (Somme) prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 28 juillet 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud-Ouest d'Estrées-Deniécourt (Somme), prise par un équipage de l'escadrille C 10, le 29 juillet 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo famille de Guibert transmise par M. Patrick Chevillotte que je remercie pour leur aide.

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Le Bois Trink à Soyécourt (Somme) photographié par un équipage de l'escadrille C 10, le 8 août 1916 - L'escadrille est alors stationnée à Morlancourt jusqu'au 9 novembre 1916 - Détails de la prise de vue : focale 0,60 m - Photo : famille Tourangin que je remercie pour son aide.

Photo verticale de l'Est de Vermandovillers photographié le 25 août 1916 par l'escadrille C 10 - L'escadrille est alors stationnée à Morlancourt jusqu'au 9 novembre 1916 - Détails de prise de vue : focale de 0,60 m - Photo : Famille Tourangin que je remercie pour son aide.

Photo de reconnaissance allemande du terrain d'aviation de Morlancourt (80), le 12 septembre 1916 - L'escadrille C 10 a occupé ce terrain du 1er juillet au 9 novembre 1916 - Photo Ebay Allemagne.

Terrain de Villeselve (60) en novembre 1917 - L'escadrille C 10 a stationné sur ce terrain du 15 mai au 15 juin 1917 et du 26 juin au 30 juillet 1917 - Photo prise par le Slt Francis Paul, observateur de l'escadrille N 79 - Photo Marcel Thibon transmise par Françoise Rivemale, sa petite fille, que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de Sacy-le-Grand en juillet 1918 - L'escadrille SAL 10 a occupé ce terrain du 30 mars à la fin avril 1918 - Photo collections du Centre Régional de I'image de Nancy que je remercie pour leur aide.

 

Monuments commémoratifs
ou tombes

Adjudant René Gibaud – Pilote - Né le 18.06.1888 à Pouzanges (Vendée) – Appelé le 01.10.1909 au 7ème régiment de Hussards – Passé à l’aviation comme élève pilote – 2ème groupe d’aviation – Brevet de pilote militaire n° 2148 du 26.12.1915 – Différentes escadrilles : Ecole d’Avord jusqu’au 04.02.1916 - GDE – Escadrille C 10 - Tué au combat par la DCA allemande avec le Slt Auguste Le Mevel (observateur) sur un Caudron G 4 de l’escadrille C 10, le 09.03.1917 dans les environs du bois des Essarts, à l'est de Plémont (Oise) sur secteur tenu par la 3ème armée – Repose au cimetière de Thiescourt (80) - Photo Jean-Claude Poncet que je remercie pour son aide.

Monuments commémoratifs
ou tombes

Slt Auguste Le Mevel - observateur - Né le 23.02.1896 à Flers (Orne) – Avant guerre ingénieur des Arts et Métiers – Entré en service, le 12.04.1915 au 104ème RA – 2ème groupe d’aviation – Différentes unités : 104ème RA – 9ème RAC – GDE du Plessis-Belleville – Service aéronautique à Clermont (Oise) à partir du 15.02.1916 – Escadrille C 10 - Tué au combat par la DCA allemande avec l’adjudant René Gibaud, pilote, sur un Caudron G 4 de l’escadrille C 10, le 09.03.1917 dans les environs du bois des Essarts, à l’est de Plémont (Oise) sur secteur tenu par la 3ème armée – Repose au cimetière de Thiescourt (80) - Photo Jean-Claude Poncet que je remercie pour son aide.

Tombe du Sol Bernard Elie Justal - Né le 22 mars 1890 à Paris (75) - Fils de Bertrand Justal et d'Esther Léger - Classe 1910 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 711 - Service militaire au 42ème régiment d'infanterie, à compter d'octobre 1911 - Affecté au 1er régiment de Zouaves, le 2 août 1914 - Affecté au 9ème régiment de Zouaves - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur-bombardier, le 2 juin 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage à l'école d'aviation militaire d'Avord - Mitrailleur de la RGA du XXX au 23 octobre 1916 - Mitrailleur de l'escadrille F 123 du 25 octobre au 26 décembre 1916 - Mitrailleur de l'escadrille C 10 du 27 janvier au 22 avril 1917 - Tué par les éclats d'une bombe d'aviation allemande tombé sur le terrain d'aviation de Flavy-le-Martel, le 22 avril 1917 - Bernard Justal repose dans la nécropole nationale de Soupir (Aisne) - Sources : Pam - MpF - Dernière mise à jour : 23 octobre 2016 - Photo Yves Castelain que je remercie pour son aide.


Remerciements :

- M. Patrick Chevillotte pour la communication de l'ensemble des archives de la famille de Guibert.
- Famille Tourangin
pour le prêt de ses photos.
- M. Christian Talenton pour le prêt de ses photos.
- M. Jean-Claude Poncet pour les photos de tombes des aviateurs de la C 10.
- M. Rouget de Gourcez pour l'envoi de la photo du Ltt Robert Brumauld des Allées.
- M. Alain Vezin pour l'envoi de la photo de l'Adj Battesti.
- M. Patrice Gout pour l'envoi des photos d'insignes de sa collection.
- M. Serge Hoyet pour l'envoi de la photo du Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 10.
- M. François Guérin pour l'envoi de la photo du Salmson 2A2 de la SAL 10.
- M. Jean-Pierre Puton, chef de projet du Centre Régional de l'Image de la ville de Nancy.
- M. Blaise Aurora, chargé de documentation du Centre Régional de l'image de la ville de Nancy.
- Mme Françoise Rivemale pour l'envoi des archives de Marcel Thibon, son grand-père.
- M. Jean Caillou pour la transmission des archives du Cdt François Battesti.
- M. William Chesneau pour la transmission des photos de l'insigne de la 2ème escadrille du GB 1/31.
- M. Jacques Beilin pour l'envoi des archives de Georges Kohn, son arrière grand-oncle.
- M. Jean-Pierre Létang pour l'envoi des citations du Cne Pierre Pène.
- M. Fabien Perdriaux pour l'envoi de la photo de Pierre Châteauvieux , son grand-oncle.

Bibliographie :

- Carnets d'enregistrement des heures de vol et journal de guerre de Henri de Guibert communiqués par M. Patrick Chevillotte.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett publié par Indo Editions en 2002.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "La Bible des insignes de l'Armée de l'Air" de Yves Genty - Voir le lien

 

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Escadrille 9 Escadrille 11

 

 

pas de fiche > 1918

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