Menu
Cliquez sur la bande titre pour revenir sur le menu

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Insignes de l'escadrille 23
peints sur les fuselages



Premier dessin du fanion de l'escadrille N 23
Dessin Albin Denis

Autre variante du fanion de l'escadrille N 23
dessin Albin Denis

Représentation des ovales individuels peints sur les fuselages des Nieuport, Sopwith et Spad de l'escadrille en 1917 et 1918. Les couleurs sont données avec les précautions d'usage - La transposition des couleurs d'une photo noir et blanc vers un dessin couleur n'est pas une science absolue - Dessin : Albin Denis.

De haut en bas :
1 - Pilote inconnu pour l'instant.
2 - Pilote inconnu pour l'instant. Peut-être le même que 1.
3 - Adj André Mélin - sur un Spad VII.
4 - Adj Marcel Villars - sur un Spad XIII.
5 - Adj Georges Bertal - sur le Nieuport 17 n° 2243.
6 - Adj Jean Casale - sur un Nieuport 23.
7 - MdL Louis Morizot - sur un Spad XI en fin 1917 - début 1918.
8 - Ltt de Mortemart - sur un Spad VII - Son épouse se prénommait Marguerite.
9 - Ltt Jean Casale - sur un Spad VII.
10 - Slt Maurice Barbey - sur un Breguet XIV A2 en 1918.

Insignes personnels

Insigne personnel du Marcel Garet - Son insigne personnel n'est pas inclus dans la large bande rouge comme les autres avions de l'escadrille. Il a donc été classé à part - Dessin d'après photo : Albin Denis

Insignes métalliques
de l'escadrille 23

Pas d'insigne métallique pour l'escadrille 23.

Rappel de patte d'épaule du Ltt Jean Baumont, pilote de l'escadrille N 23 - Photo Agence Rol mise en ligne par le site Gallica de la bibliothèque Nationale de France.

Symbolique

L'escadrille 23 a d'abord adopté un fanion blanc coupé d'une bande horizontale rouge, une fourragère accrochée ou non à la hampe du fanion. Plus tard, vers 1917, les avions seront ornés d'un ovale peint sur une large bande horizontale rouge, reprenant l'organisation générale du fanion emblème. Le dessin contenu dans l'ovale est alors particulier à chaque pilote de l'escadrille. Vous trouverez dans la rubrique insignes peints, quelques variantes connues.

Historique succinct

L'escadrille 23 a été créée sur le terrain de Saint-Cyr, le 15 août 1914. Le capitaine François de Vergnette de Lamotte en reçoit le commandement, il restera à son poste jusqu'en mars 1915. La dotation initiale est de six Morane Saulnier type L, elle prend alors la dénomination d'escadrille MS 23. Son personnel navigant compte trois officiers pilotes, un sous-officier et deux caporaux pilotes.
Le même jour, elle fait mouvement dans l'est de la France, plus précisément à Villers-lès-Nancy dans la banlieue nancéenne. Elle y restera jusqu'au 14 septembre.
Elle perd un premier pilote, le 15 août 1914. Le Ltt Gaston Grandy se tue dans un accident aérien, à Villers-lès-Nancy.
La MS 23 est immédiatement rattachée à la 2ème armée qui est engagée successivement dans les batailles de Picardie, d'Artois et de Champagne. Ses équipages vont effectuer de nombreuses missions d'observation sur la Picardie et la Somme où elle se déplace en fonction des hostilités. Plusieurs pilotes vont se spécialiser dans les missions spéciales, qui consistaient à déposer des agents secrets derrière les lignes allemandes. Nous pouvons citer Armand Pinsard, Marc Pourpe l'auteur des raids sur l'Indochine et l'Egypte-Soudan, le Sgt André Bobba.
On trouve d'ailleurs dans cette unité, des grand noms de l'aviation d'avant guerre comme Eugène Gilbert, Marc Pourpe et Rolland Garros.

Le 2 novembre 1914, le Sgt Eugène Gilbert va remporter, en compagnie du Cne Marie de Vergnette de Lamotte, monté comme observateur, la première victoire homologuée de la 23. Gilbert renouvellera ses exploit, les 18 novembre, 17 décembre 1914 et 10 janvier 1915. Il recevra la Légion d'Honneur à l'unité pour ses faits d'armes.

Le 2 décembre 1914, la 23 va perdre un de ses aviateurs de prestige. Le soldat de 2ème classe Marc Pourpe qui s'est illustré à de nombreuses reprises avant la guerre, va se tuer sur le terrain de Villers-Bretonneux pendant le retour d'une mission de reconnaissance par très mauvais temps. Son avion, après la percée d'approche, pique et s'écrase en emportant Pourpe et Ltt Eugène Vauglin, l'observateur de la mission, dans une mort certaine. Ce ne seront malheureusement pas les derniers. Il faut observer que les trois pionniers cités précédemment n'ont pas survécus à la Grande Guerre.

Le 8 février 1915, le Ltt Armand Pinsard, qui s'était spécialisé dans la dépose d'agents secrets derrière les lignes ennemis, est fait prisonnier avec le Ltt Roger Amaudric du Chaffaut lors d'une mission de reconnaissance dans les environs de Péronne. Partis sur un Morane-Saulnier type L dont le moteur n'était pas sûr et par un fort vent d'Ouest qui ne leur a pas facilité la tâche, ils ont été contraint d'atterrir chez l'ennemi, le moteur rotatif de leur avion ayant rendu l'âme. Vers la moitié de l'année 1915, l'escadrille reçoit progressivement des Nieuport 10 qui remplacent efficacement les Morane Saulnier type L, LA dépassés. La 23 devient l'escadrille N 23, à partir du 20 septembre 1915.

Le 22 novembre 1915, l'escadrille perd un nouvel équipage. Les capitaines Maurice Schlumberger et Gaston Montézuma sont tués par l'infanterie allemande, après qu'ils aient posé leur Spad A 1 endommagé dans les lignes allemandes.

Le 8 décembre 1915, le Cne Louis Robert-de-Beauchamp prend le commandement de l'unité. Ce pilote très valeureux va s'illustrer à de nombreuses occasions. A la mi-1916, l'escadrille perçoit des Nieuport 11 / 16 et trois Sopwith 1A2 qui permettront la réalisation de missions hors du commun.
Tout d'abord, avec les Nieuport Ni 16 lors de la mission du 22 mai 1916, qui vise à aveugler l'artillerie allemande en détruisant en même temps tous les Drachen (ballons d'observation allemands) du secteur de Verdun à l'aide de fusées Le Prieur. Six ballons sont descendus, De Beauchamp s'étant chargé de celui qui culminait au-dessus de l'Est de Flabas.

Puis viennent les raids de bombardement à longue distance. Robert de Beauchamp bien conscient du grand rayon d'action des Sopwith qui viennent d'être affectés à son unité et leur grande vitesse pour l'époque, fait modifier ces avions en monoplaces afin de les alléger du poids d'un observateur et de l'armement embarqué. Après avoir effectué de rapides essais de bombardement, il s'envole en compagnie du Ltt Pierre Daucourt pour un raid de 700 kilomètres aller et retour vers les usines Krupp d'Essen, le 24 septembre 1916. N'étant pas attendus, les deux Sopwith rentrent sans dommage après avoir largué chacun 6 bombes.
Le 17 novembre, le capitaine va réaliser un nouvel exploit avec une mission solitaire sur Munich où il largue six bombes avant d'aller se poser en Italie après avoir traversé les Alpes, soit un vol de 700 kilomètres..

Un autre pionnier de l'aviation d'avant guerre est affecté à l'unité. Le Slt Marcel Brindejonc des Moulinais, qui s'est illustré en 1914 lors de ses reconnaissances à l'escadrille MF 22, va être tué au combat sur Vadelaincourt, le 18 août 1916. Quelques jours auparavant, le 30 juillet 1916, il venait de remporter une victoire homologuée.

En novembre 1916, la N 23 est affectée à la 2ème armée sur le front de Verdun. Ses Nieuport 11 et 16 ont fait place au Nieuport 17. A partir du 15 décembre 1916, elle participe à l'offensive française sur la rive droite de la Meuse. Les combats seront féroces et les pertes terribles car l'escadrille perd son As Maxime Lenoir (11 victoires homologuées), le 23 octobre puis son chef, le Cne Louis Robert-de-Beauchamp abattu sur le bois de Vaux, le 17 décembre.
Le Cne Pierre de Langle de Carry succède à Robert-de-Beauchamp. Au début de 1917, l'escadrille adopte la bande rouge ornée d'un ovale spécifique à chaque pilote. Cet emblème largement visible de loin, restera la marque distinctive de la 23 jusqu'à la fin de la guerre.

Le 29 et 30 juin 1917, la 2ème armée est engagée sur Avocourt et le Mort Homme. Du 20 août au 8 septembre 1917, nouvelle offensive sur Verdun avec prise de la côte 304, du Mort Homme. En janvier 1918, l'escadrille passe entièrement sur Spad VII et XIII et devient la SPA 23. En 1918, elle participe aux batailles de Saint-Mihiel puis de Montfaucon avec les troupes américaines. A la date du 11 novembre 1918, l'escadrille est stationnée sur le terrain de Souilly qu'elle a occupé du 6 décembre 1916 à fin janvier 1919, pour faire mouvement sur Habsheim.

Pendant le premier conflit mondial, ses pilotes, observateurs et mitrailleurs ont remporté 59 victoires homologuées et 23 non homologuées et ont eu à déplorer 23 morts, 12 blessés et 4 prisonniers. L'unité a été récompensée de 2 citations à l'ordre de l'armée et a été décorée de la Croix de Guerre 14-18 avec 2 palmes de bronze.

L'escadrille Spa 23 a été dissoute sur le terrain de Courban, le 10 août 1919. Ses traditions n'ont pas été reprises par une unité de l'aéronautique militaire ou de l'Armée de l'Air depuis cette date.

Insignes peints sur les fuselages
Photographies

Nieuport Ni 16 n° 965 baptisé "Alfred" du Sgt Marcel Garet - Cet avion a d'abord été utilisé par le Cne Louis Robert-de-Beauchamp, l'Adj Maxime Lenoir et finalement par le Sgt Marcel Garet. Son insigne personnel n'est pas inclus dans la large bande rouge comme les autres avions de l'escadrille. Photo : La guerre aérienne illustrée.

Insigne personnel de l'Adj Georges Bertal peint sur le Nieuport Ni 17 n° 2243 - Cet avion a été endommagé au combat, et posé dans les lignes allemandes, le 2 avril 1917. Le pilote a été fait prisonnier et l'avion capturé intact. Voir dans la partie "Avions" des photos de cet appareil et le dessin de la partie insignes peints sur les fuselages. Photo : La guerre aérienne illustrée.

Spad VII n° 116 de l'Adj Maxime Lenoir avec ses 2 marquages personnels : une tête de "noir" (avec une allusion à son nom : "Le noir" et la devise "Trompe la Mort III") - Si un des lecteurs possède des photos des avions de Maxime Lenoir "La trompe la Mort I et II" veuillez pendre contact avec moi - Photo SHD section Air n° B90 / 139 source Catillon.

Unités détentrices des traditions de l'escadrille SPA 23

 

 

Appellations successives

Lieux de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

Rattachements de l'escadrille

Unités aéronautiques rattachées
au Groupe de chasse 22 (GC 22)

 

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 23

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

Décorations

Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille SPA 23 : "Sous le commandement du Cne de Langle de Cary, puis du Cne Pinsard, l'escadrille Spa 23, toujours sur la brèche, est resté digne de son glorieux passé. Ni les conditions de la lutte devenue, en 1917, de plus en plus sévère, ni les pertes subies avec un ardent désir de vengeance n'ont pu influer sur son endurance et son mordant hors de pair. Ses pilotes et observateurs ont livrés journellement de durs combats, le plus souvent loin dans les lignes allemandes, abattu 23 avions depuis novembre 1916 et ont, par un très grand nombre de reconnaissances photographiques profondes, tenu le commandement au courant des projets de l'ennemi. Ils ont donné, en toutes circonstances, l'exemple d'un sentiment complet du devoir et d'un esprit de sacrifice absolu."

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus



 

Les hommes

Ltt Gaston Grandy - pilote MS 23 - Tué dans un accident aérien sur le terrain de Villers-les-Nancy, le 21 août 1914 - Photo La guerre aérienne illustrée.

Soldat de 2ème classe Marc Marie Edmond Armand Pourpe - Né le 17 mai 1887 à Lorient (Morbihan) - Brevet de pilote civil n° 560 du 28 juillet 1911 - Brevet de pilote militaire n° 432 du 24 avril 1914 - Pilote de l'escadrille MS 23 du XXX au 2 décembre 1914 - Tué dans un accident aérien avec le Ltt Vauglin à Villers-Bretonneux (80), le 2 décembre 1914.

Au début de l'aviation, il partit comme mécanicien en Australie au service d'un pilote britannique. Lorsqu'il avait terminé la mise au point du moteur Wright de l'avion, il n'hésitait pas à donner des explications sur le fonctionnement du propulseur aux spectateurs. Sa passion pour l'aviation prit un tournant quand son partenaire se maria et lui fit don de son avion. Il apprit seul à piloter et réussit à donner plusieurs meetings avant de casser son avion.
De retour en France, il fut employé comme chef pilote à Nice et au bout de deux ans, il put passer son brevet de pilote civil de l'Aéro-club qu'il ne possédait pas. Il obtint le brevet n° 560 en date du 28 juillet 1911.
Il commence alors une série de records dont celui du nombre de traversées aller-retour de la manche dans sa plus grande largeur. Il participe, entre autres, à l'exposition de Roubaix, aux meetings du Nord, à la coupe Pommery et réussit la liaison, Paris-Liège.
Ayant déjà passé treize années à Suez, il veut démontrer, par la pratique, que la véritable utilité de l'avion réside à son emploi dans les colonies. Il organise une tournée et part avec son Blériot aux Indes, puis en Indochine. Il effectue des liaisons sur l'Annam, la Cochinchine, le Tonkin et au Cambodge. C'est à Saigon qu'il fait connaissance de Lufbéry qui deviendra son mécanicien. Après la mort de Pourpe, le 2 décembre 1914, Lufbéry deviendra pilote et s'illustrera à l'escadrille américaine N 124.
Son Blériot, vraiment usé et ne présentant plus les gages suffisants de sécurité, Pourpe rentre en France et prépare un nouveau raid entre l'Egypte et le Soudan soit plus de 4500 km aller et retour. Du 4 au 12 janvier 1914, aux commandes d'un Morane-Saulnier type H, il relie Le Caire à Karthoum en 5 étapes, soit 2200 km qu'il réalise en 16 heures et 18 minutes. Du 19 janvier au 3 février, il accomplit le voyage retour en survolant la vallée des Rois. Le 12 février, il relie le Caire à Suez puis le 17, dans un vol d'une heure et 26 mn, la Mer Rouge à la Méditerranée en survolant dans sa totalité le canal de Suez.

Il s'engage et passe son brevet de pilote militaire qu'il obtient sous le n° 432, le 24 avril 1914. Il est affecté à l'escadrille MS 23 commandée par le Cne de Vergnettes de Lamotte. Il y retrouve des aviateurs célèbres comme Roland Garros et Eugène Gilbert. Après avoir réalisé 78 heures de vol en missions de guerre, une trentaine de reconnaissances d'armée, obtenu une citation à l'ordre de l'armée pour avoir pris plusieurs éclats d'obus dans son avion et être blessé, il est toujours soldat à son grand désarroi. Malheureusement pour lui, la mort va le frapper avant que son passage de grade soit effectif et que les décorations qu'il mérite lui soient attribuées.
Le 2 décembre 1914, il va rencontrer son destin au retour d'une reconnaissance réalisée par un très mauvais temps. En sortant des nuages en direction du terrain, son Morane-Saulnier type L incline, pivote sur une aile et s'écrase au sol dans le potager du château de Daours, à 7 km du terrain de Villers-Bretonneux. Cette propriété appartient à la famille de Georges Raquet. Marc Pourpe et le Ltt Eugène Vauglin, l'observateur qui l'accompagnait pour cette mission, sont tués. Après la guerre, la mère de Marc Pourpe, Liane de Pougy, viendra se recueillir sur les lieux du décès de son fils.

Soldat de 2ème classe Marc Pourpe dans son uniforme des troupes d'aviation - Il est alors pilote de l'escadrille MS 23 - Photo La guerre Aerienne Illustrée

Slt Eugène Adrien Gilbert - Né à Riom (Puy-de-Dôme), le 19 juillet 1889 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 240 passé à l'école Blériot d'Etampes, le 4 octobre 1910 - Brevet de pilote militaire n° 160 en date du 2 septembre 1912 - Se distingue avant guerre lors des coupes Bennett, Pommery et Michelin (1914) aux commandes d'avions Sommer et Morane - A la mobilisation, il est affecté à l'escadfrille N 23 puis à l'escadrille n 49 - Il devient "As", le 15 janvier 1915 - Le 27 juin 1915, il est obligé d'atterrir en Suisse au retour d'un bombardement sur les hangars à Zeppelin de Friedrichshaffen et est fait prisonnier. Il s'évade le 25 mai 1916 mais doit se reconstituer prisonnier par les autorités françaises car il avait donné sa parole de soldat qu'il ne chercherait pas à s'évader. Le 3 juin 1916, il réussit sa seconde évasion. Affecté comme pilote testeur des avions neufs équipés d'un moteur Le Rhône, il se tue au cours d'un accident d'avion sur le terrain de Villacoublay, le 16 mai 1918. Un stabilisateur s'étant cassé lors d'un piqué, il ne peut redresser son avion qui s'écrase. Son corps a été déposé à l'hôpital Larrey de Versailles - Il était alors titulaire de la Légion d'Honneur (Chevalier), de la Médaille Militaire et la Croix de Guerre avec palmes - Il repose au cimetère d'Auteuil à Paris - Photo La guerre aérienne illustrée.

Autre portrait du Slt Eugène Adrien Gilbert - Carte postale d'époque.

Sgt Roland Adrien Georges Garros - Pilote de l'escadrille MS 23 du 2 août 1914 au 3 février 1915 - Photo la Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Roland Adrien Georges Garros - Né le 6 octobre 1888 à St-Denis (Ile de la Réunion) - Fils de Georges Garros et de Clara Faure - Achète son premier avion, une Demoiselle Santos-Dumont - Brevet de pilote n° 147 décerné par l'Aéroclub de France obtenu le 14 juillet 1910 - Record d'altitude avec 3950 m, le 4 septembre 1911 - Vainqueur du circuit d'Anjou, aux commandes d'un Blériot 50 HP, les 16 et 17 juin 1912 - Nouveaux records d'altitude, aux commandes d'un Morane-Saulnier type H avec 4950 m à Houlgate, puis 5610 m à Tunis en décembre 1912 - Raid Tunis - Carthage - Rome - Première traversée de la Méditerrannée de Fréjus - Bizerte - Tunis, le 23 septembre 1913 - Circuit international des lacs italiens des 5 au 7 octobre 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 15 octobre 1913 - Engagé pour la durée de la guerre, le 1er août 1914 - Pilote de l'escadrille MS 23 du 2 août 1914 au 3 février 1915 - Pilote de l'escadrille MS 26 du 3 février au 18 avril 1915 - Fait prisonnier suite à une panne de son MS, le 18 avril 1915 - S'évade, en compagnie du Ltt Anselme Marchal, le 15 février 1918 - Officier de la Légion d'Honneur, le 6 mars 1918 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 4 juin au 12 août 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 26 du 23 août au 5 octobre 1918 - Tué en combat aérien, aux commandes du SPAD XIII n° 15403, au cours d'un combat contre trois Fokker D VII, dans les environs de Vouziers (08), le 5 octobre 1918 - Photo Collection Ronan Furic que je remercie pour son aide.

* Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 15 octobre 1913 :  Lieutenant de réserve Anselme-Léon-Émile Marchal, au service des fabrications de l’aviation militaire. : "Pilote de premier rang. Après avoir donné sur le front des preuves éclatantes de sa valeur, s’est proposé pour une entreprise des plus hardies. Tombé aux mains de l’ennemi après avoir survolé plus de 1.300 kilomètres de terre allemande, est parvenu à s’évader dans des circonstances qui font ressortir une fois de plus ses hautes qualités militaires et morales."

* Officier de la Légion d'Honneur en date du 6 mars 1918 :  Lieutenant d'active Adrien-Roland-Georges Garros, au service des fabrications de l’aviation militaire : "Grand aviateur d’avant-guerre, dont le nom est un symbole de bravoure et de modestie; a mis au service de la patrie, dès le début des hostilités, ses admirables qualités d’intelligence, d’audace et d’habileté professionnelle. Tombé aux mains de l’ennemi, a gardé intactes sa confiance, son énergie et son indéfectible volonté. A échappé aux Allemands dans des conditions qui jettent un nouvel éclat sur son nom."

Cne Armand Pinsard - Né le 29 mai 1887 à Nercillac (Charente) - Fils de Alphonse Pinsard (cultivateur) et d'Amélie Guichard - Profession avant engagement Comptable - Classe 1907 - Recrutement d'Angoulème sous le matricule n° 1481 - Engagé pour trois ans au 2ème régiment de Spahis, le 19 février 1906 - Nommé Brigadier, le 9 septembre 1907 - Mis en disponibilité, le 25 septembre 1907 - Rengagé pour deux ans au 1er régiment de Chasseurs à cheval, le 2 décembre 1908 - Nommé Brigadier fourrier, le 24 novemebre 1909 - Rengagé pour un an, le 30 novembre 1909 - Nommé Maréchal de Logis, le 3 juillet 1910 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 24 septembre 1910 - Rengagé pour trois ans, le 8 février 1911 - Campagne d'Algérie du 23 février 1906 au 13 octobre 1907 - Campagne d'Oudja (Maroc) du 14 octobre 1907 au 20 juillet 1908 - Campagne des régions sahariennes du 24 juillet au 24 septembre 1908 - Médaille coloniale avec agrafes "Oudja" et "Haut Guier", le 24 juin 1910 - Détaché à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 23 mai 1912 - Blessé au poignet gauche, genou droit au cours d'une chute de moto à Tours, le 18 septembre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 210 obtenu le 15 février 1913 - Insigne de pilote militaire n° 467 - Licence FIA n° 1108 délivrée par l'aéroclub de France - Rengagé pour deux ans, le 17 février 1913 - Médaille Militaire en juillet 1913 - Pilote de l'escadrille MS 23 du 4 août 1914 au 8 février 1915 - Nommé Adjudant, le 4 septembre 1914 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 11 septembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 22 novembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 28 décembre 1914 - Fait prisonnier au cours d'une mission, le 8 février 1915 - Après plusieurs tentatives d'évasion et une année de captivité, il s'évade, en compagnie du Cne Ménard, en creusant un tunnel qui passe sous le mur de la prison et rentre, le 9 avril 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 8 mars 1916 - Pilote du GDE du Plessis-Belleville, le 1er mai au 5 juin 1916 - Stage à l'école de tir aérien de Cazaux du 5 juin au 14 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 26 du 15 juillet au 10 octobre 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 7 septembre 1916 - Une victoire aérienne à l'escadrille N 26 - Commandant de l'escadrille N 78 du 10 octobre 1916 au 12 juillet 1917 - Citation n° 401 à l'ordre de l'armée, le 17 octobre 1916 - Citation n° 60 à l'ordre de l'armée, le 12 novembre 1916 - Citation n° 757 à l'ordre de l'armée, le 9 mars 1917 - Citation n° 747 à l'ordre de l'armée, le 31 mars 1917 - Citation n° 773 à l'ordre de l'armée, le 23 avril 1917 - Citation n° 794 à l'ordre de l'armée, le 26 avril 1917 - Médaille de la valeur militaire en argent italienne, le 13 mai 1917 - Citation n° 884 à l'ordre de l'armée, le 6 juin 1917 - Citation n° 2 à l'ordre de l'armée, le 7 juillet 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, le 11 juillet 1917 - 15 victoires homologuées à l'escadrille N 78 - Blessé au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un SPAD VII, sur le terrain de la Noblette, le 12 juin 1917 - Traumatisme cranien avec fracture du nez - Hospitalisé et convalescence du 12 juin au 10 septembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 23 du 10 septembre 1917 au XX avril 1918 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 17 septembre 1917 - Citation n° 1118 à l'ordre de l'armée, le 9 mars 1918 - Citation n° 1133 à l'ordre de l'armée, le 22 mars 1918 - Croix militaire britannique, le 17 avril 1918 - Citation n° 1194 à l'ordre de l'armée, le 10 mai 1918 - Citation n° 1329 à l'ordre de la 2ème armée, le 10 juin 1918 - Citation n° 1329 à l'ordre de l'armée, le 5 septembre 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, le 31 août 1918 - 11 victoires homologuées à la SPA 23 - Termine la guerre avec 27 victoires homologuées - Croix de guerre à 19 palmes de bronze - Officier de la Légion d'Honneur, le 30 août 1918 - Marié avec Yvonne Léonie Belloc, le 1er octobre 1918 - Affecté au service du matériel volant des entrepôts généraux de l'aviation, le 6 octobre 1919 - Affecté à la section d'essais en vol de Villacoublay appartenant à l'organe de coordination générale de l'aéronautique (STA), le 11 novembre 1919 - Affecté à la division d'entrainement du Bourget du parc d'aviation n° 34, le 8 décembre 1921 - Nommé Chef de bataillon, le 25 mars 1925 - Nommé Commandeur de la Légion d'Honneur, le 22 décembre 1925 - Nommé Lieutenant-Colonel et affecté au 2ème régiment d'aviation, le 25 décembre 1929 - Affecté au 4ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 9 mars 1931 - Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 11 septembre 1932 - Affecté à la base aérienne n° 102, le 1er octobre 1932 - Cours d'officier supérieur de l'aéronautique au centre d'études de l'aéronautique de Paris du 6 février au 11 mars 1933 - Commandant de la base aérienne n° 112, directeur du parc et de la 7ème escadre de chasse de Dijon, à compter du 27 février 1934 - Commandant du 2ème bataillon de l'air et commandant en second de l'école de formation des sous-officiers du personnel navigant, le 12 octobre 1934 - Commandant du centre d'instruction et d'entrainement des réserves d'Orly, le 17 février 1935 - Nommé Colonel, le 15 mars 1936 - Commandant de l'instruction pré et post militaire de la 2ème région militaire, le 29 juin 1936 - Commandant, par intérim, de la 21ème brigade aérienne, le 15 septembre 1936 - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 23 décembre 1937 - Nommé Général de Brigade aérienne, le 5 février 1939 - Commandant, par intérim, de la 21ème brigade aérienne et de la 3ème subdivision aérienne, le 5 février 1939 - Commandant du Groupe de Chasse 21, le 28 août 1939 - Grièvement blessé au cours du bombardement du terrain de Gouvieux-Chantilly (Oise), le 6 juin 1940 - Amputé d'une jambe - Nommé Inspecteur général des oeuvres sociales de la Légion des volontaires français contre le Bolchévisme (LVF) - Condamné à la réclusion à perpétuité et à la confiscation de ses biens, le 6 novembre 1944 - Exclu de la Légion d'Honneur, le 6 novembre 1944 - Décédé le 10 mai 1953 à Ceyzériat (Ain) - Inhumé initialement dans le cimetière de Bourg-en-Bresse puis dans celui d'Arcachon (33) - Sources : Acte de naissance - Etats de services - CCC 78 - CCC 73 - CCC 26 - FM Charente - LO - JORF - Dernière mise à jour : 18 juillet 2015.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Ltt Armand Pinsard, pilote à l'escadrille N 26, en date du 7 septembre 1916 : "A fait preuve dans des circonstances particulièrement difficiles, d'une énergie et d'une tenacité exceptionnelles. Affecté sur sa demande, à une escadrille de chasse, a livré de nombreux combats au cours desquels son appareil a été criblé de balles. Le 7 août 1916, pendant une attaque d'infanterie, a attaqué six fois de suite, à la mitrailleuse, à deux cents mètres de haut, les réserves allemandes massées pour les contre-attaques. déjà deux fois cité à l'ordre de l'armée."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Armand Pinsard, pilote de l'escadrille N 26, en date du 12 novembre 1916 : "Brillant pilote, très consciencieux. Le 1er novembre 1916, a attaqué six avions ennemis qui se sont écrasés en feu dans nos lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Armand Pinsard, commandant de l'escadrille N 78, en date du 9 mars 1917 : "Officier d'un entrain et d'un courage exceptionnel, d'un bel exemple pour son escadrille qu'il conduit journellement au combat. Le 15 février 1917, après avoir dégagé un camarade grièvement atteint, a attaqué l'appareil ennemi et l'a abattu. Le 25 février, mitraillant à bout portant un avion allemand,a déterminé la chute de son quatrième adversaire."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Armand Pinsard, commandant de l'escadrille N 78, en date du 21 mars 1917 : "Chef d'escadrille de premier ordre. Pilote d'une bravoure et d'une audace exceptionnelles. Le 6 mars 1917, a abattu dans nos lignes, son 5ème avion."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Armand Pinsard, commandant de l'escadrille N 78, en date du 5 juillet 1917 : "Excellent pilote, toujouts aussi intrépide. Le 6 mai 1917 et le 20 mai, a abattu ses 12ème et 13ème avions ennemis."

* Cne Carl Marie François Vicomte de Vergnette de Lamotte - Né le 17 septembre 1877 à Montpellier (Hérault) - Fils de Charles Victor Constantin Jacques Antoine Vicomte de Vergnette de Lamotte (propriétaire) et de Marie Pulchérie Berthe de Ginestous - Classe 1897 - Engagé volontaire au titre de l'école militaire spéciale de St-Cyr, à compter du 25 octobre 1898 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 11ème régiment de chasseurs à cheval, le 1er octobre 1900 - Affecté à l'école de Saumur, le 1er octobre 1901 - Nommé Lieutenant et affecté au 11ème régiment de chasseurs à cheval, le 1er octobre 1902 - Citation à l'ordre de l'armée à l'occasion des manoeuvres de 1905 - Cours de Lieutenant à l'école de Saumur, le 1er octobre 1908 - Affecté au 11ème régiment de chasseurs à cheval, le 1er octobre 1909 - Détaché au sein de l'aéronautique militaire en septembre 1911 - Nommé Chef du centre aéronautique de Châteaufort, le 24 septembre 1912 - Nommé Capitaine, le 22 mai 1913 - Gravement blessé au cours d'un accident d'avion, le 19 octobre 1913 - Arrivant de Versailles aux commandes d'un monoplan, il passait à la verticale de la route nationale de Troyes, au niveau du village d'Aix. Soudain, alors qu'il était encore à 700 mètres altitude, le moteur tomba en panne - L'appareil piqua du nez et s'écrasa au milieu des champs, près de la ferme de Changey - L'avion a été retrouvé, retourné, avec le pilote coincé en dessous - Il souffrait de blessures à la tête et se plaignait de douleurs aux oreilles, aux bras et aux jambes - Le capitaine fut transporté à la ferme de Changey, où les docteurs Lamblin et Chauvenet lui apportèrent les premiers soins - Malgré ses multiples blessures, l'officier se remettra de ses blessures - Commandant de l'escadrille MS 23 du 2 août 1914 au 28 mars 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, le 24 octobre 1914 - Citation à l'ordre de l'armée, le 5 novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 3 décembre 1914 - Nommé Chef du service aéronautique au Détachement d'Armées de Lorraine (DAL), le 28 mars 1915 - Nommé Chef d'escadron de cavalerie, le 26 avril 1916 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 août 1917 - Nommé Lieutenant-colonel, le 23 décembre 1921 - Commandant du 32ème régiment d'aviation - Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 12 juillet 1923 - Commandant du 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique et chef du service du ravaitaillement en matériel en matérile d'aviation - Chef du service général du ravitaillement en matériel d'aviation, le 8 septembre 1924 - Nommé Colonel - Nommé Général de brigade aérienne - Commandant de la 3ème brigade d'aéronautique à Paris, le 21 décembre 1929 - Commandant de la 1ère brigade d'aéronautique - Commandant de la base aérienne du Bourget-Dugny, le 1er juillet 1932 - Commandant de la 12ème brigade aérienne à Chartres - Nommé Général de Division aérienne, le 15 mai 1933 - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 18 décembre 1934 - Décédé, le 4 juin 1953 - François de Vergnette de Lamotte repose dans le cimetière de Vignolles (Côte d'Or) - Sources : Bulletin de naissance - LO - JORF - Dernière mise à jour : 5 novembre 2015 - Cette photo le montre Général de division aérienne et sera remplacée quand je pourrais le présenter pendant sa période de commandement de l'escadrille MS 23 - Photo transmise par Hugues de Lambilly, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée pendant les grandes manoeuvres de 1905 : "A retiré dans la Meurthe une personne qui se noyait."

* Officier de la Légion d'Honneur du chef d'escadron Carl Marie François de Vergnette de Lamotte, en date du 30 août 1917 : "N'a cessé de faire preuve, au cours de la campagne, des plus belles qualités d'intelligence, d'énergie et de bravoure. Dirige, avec une compétence et une ardeur remarquable, l'aéronautique de l'armée roumaine, donnant en outre l'exemple en payant souvent de sa personne. A su, malgré l'imperfection du matériel, obtenir un excellent rendement des escadrilles roumaines, qui ont joué un rôle important dans les dernières opérations et ont contribué, pour une large part, au succès de l'offensive du 24 juillet (Croix de Guerre)."

Slt François Marie Laurent Viturien de Rochechouart, Marquis de Mortemart, Prince de Tonnay-Charente - Né le 22 mars 1881 à Paris - Fils d'Arthur Casimir Victurnien de Rochechouart et de Hélène Géraldine Sophie d'Hunolstein - Appelé au 7ème régiment de Dragons en novembre 1902 - Profession avant guerre Physico-chimiste - Mobilisé au 19ème escadron de train des équipages, service autos - 7ème régiment de Dragons - 7ème régiment de Chasseurs à Cheval - Passé à l'aviation comme observateur en septembre 1915 - Observateur du GB 1 - Une citation à l'ordre du GB 1, le 25 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3778 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 25 juin 1916 - Stage de Haute-école à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux - Nommé sous-lieutenant, le 7 septembre 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 10 décembre 1916 au 16 mars 1918 date de sa mort - Tué en combat aérien, aux commande du SPAD XIII n° 2167, dans les environs de Forges (55), sur la commune de Liny-sur-Dun, le 16 mars 1918 - Son adversaire était probablement le Ltn Arno Benzler du Jasta 65 (3ème victoire) - François de Rochechouart repose toujours à Liny-sur-Dun - Voir le monument en bas de page - Photo mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Slt Jean Vie Hyacinthe Paul Jérome Casale Marquis de Monferato - Né le 24 septembre 1893 à Olmeta di Tuda (Corse) - Fils d'Albert Casale et de Rose Vinciguerra - Entré en service actif au 8ème régiment de chasseurs à cheval en octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 837 du 20 avril 1915 à l'école de Chartres - Ecole d'aviation militaire d'Avord - Pilote de l'escadrille MF 8 du 5 mai au 8 décembre 1915 - Nommé Caporal, le 5 mai 1915 - Nommé Sergent, le 21 août 1915 - Stage à l'école d'aviation militaire d'Avord du 27 août au 9 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 23 du 8 décembre 1915 au 19 janvier 1916 - Pilote de l'escadrille N 67 du 19 janvier au 1er mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 1er mars 1916 au 1er juin 1918 - Nommé Adjudant, le 16 août 1916 - Pilote de l'escadrille SPA 38 du 1er juin 1918 au 6 mars 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 152 du 6 mars au 6 avril 1919 - CIACB à partir du 6 avril 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 7 mars 1917 - Médaille Militaire, le 10 mai 1916 - Croix de Guerre - Termine la guerre avec 12 victoires homologuées - Après guerre, pilote d'essai du constructeur Blériot, bat de nombreux records du monde d'altitude (9125, 9250, 8520 mètres) et de vitesse (282 km/h) - Tué aux commandes d'un Blériot 115 quadrimoteur à Dameraucourt (Oise), le 23 juin 1923 - Photo : La vie aérienne illustrée.

Ltt Jacques Marie Goüin - Né le 18 août 1887 à Saint-Fiacre-sur-Maine (Loire-Atlantique) - Fils d'Alexandre Goüin et de Marie Estelle Suzanne Lagarde - Profession avant guerre Banquier - Unité d'origine 24ème régiment de Dragons - Observateur de l'escadrille N 23 du 1er juin 1915 au 23 avril 1917 - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 8 au 15 février 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 2 avril 1916 - A bord d'un Sopwith 1A2, après avoir abattu un avion piloté par le VFW Arno Schramm du Jasta 17 sur Montfaucon, il est grièvement blessé de plusieurs balles lors d'un combat contre un 2ème avion, le 23 avril 1917 - Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital de Souilly, le même jour - Les trois balles l'ont touché à une jambe, un bras et aux poumons - Il faisait équipage avec le Sgt Louis Morizot qui n'a pas été blessé - Jacques Goüin repose à la Nécopole Nationale de Verdun - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Sgt André Aristide Bobba - Né le 9 février 1893 à Paris (75) -Fils de César Bobba et d'Emilia Tourtelot - Brevet de pilote civil délivré par l'Aéroclub de France n° 309 décerné, le 7 décembre 1910 - Profession avant guerre aviateur professionnel - Service militaire dans l'aéronautique militaire à compter du 27 novembre 1913 - N'a pas passé le brevet de pilote militaire - Pilote de l'escadrille N 23 d'août 1914 au 1er décembre 1915 - Médaille Militaire - 2 citations à l'ordre de l'armée - En mission du 6 au 9 août 1915 - En mission du 7 au 12 octobre 1915 - En subsistance à l'escadrille V 110 du 18 au 29 octobre 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre avec palme, le 29 octobre 1915 - RGA du 1er au 11 décembre 1915 - Stage avions rapides à l'école d'aviation militaire d'Avord du 11 décembre 1915 au 23 janvier 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 23 janvier au 7 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 7 au 11 avril 1916 - Tué au combat dans les lignes ennemies dans les environs de Maucourt (55), le 11 avril 1916 - Photo Gallica mis en ligne par la Grande Bibliothèque de France.

Le Ltt Antoine Laplace alors qu'il était observateur de l'escadrille N 15, sur le terrain de Lemmes entre le 6 au 11 avril 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.
* Ltt Antoine Laplace - Né le 6 mai 1888 à Chambéry - Fils de Paul Laplace et de Claudine Janin - Service militaire au 14ème régiment de Chasseurs à Cheval à compter 6 mai 1906 - Profession avant guerre Chef de bureau d'un établissement de crédit - Mobilisé au 13ème régiment de Chasseurs à cheval - Passé à l'aviation comme observateur, le 10 mai 1915 - RGA du 10 mai au 21 décembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1915 - Observateur de l'escadrille N 15 du 21 décembre 1915 au 18 mai 1916 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 23 décembre 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en février 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4316 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 24 août 1916 - Stage de transformation et Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau jusqu'au 6 février 1917 - Pilote de l'escadrille N 23 du 14 février au 16 juin 1917 - Tué au combat, aux commandes d'un SPAD VII dans les environs de Commercy (55), le 16 juin 1917 - Son adversaire était probablement l'Uffz Rosler du SchSt 10.

Cne Yves Charles Marie Rolland comte de Chambaudoin d'Erceville - Né le 22 février 1888 à Alençon (Orne) - Fils de Maurice Denis Elisabeth Rolland de Chambaudoin d'Erceville et de Louise Marie Thérèse Lechaudé d'Anisy - Domiciliés au 191, rue Ste Merri à Fontainebleau (Seine-et-Marne) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1908 - Recrutement de Fontainebleau sous le matricule n° 11 - Engagé volontaire pour trois ans au 7ème régiment de Dragons, le 7 octobre 1907 - Nommé Brigadier, le 2 février 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 29 septembre 1908 - Nommé MdL fourrier, le 30 septembre 1909 - Nommé Aspirant et admis à l'école d'application de cavalerie, le 1er octobre 1910 - A obtenu la mention "bien" et classé 47 / 92 en sortie de l'école d'application de cavalerie - Réengagé pour un an, le 30 septembre 1910 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 3ème régiment de Spahis, le 1er octobre 1911 - Prend part aux opérations militaires en Algérie du 30 septembre 1911 au 23 juin 1912 - Prend part aux opérations militaires du Maroc Occidental du 24 juin 1912 au 30 juin 1914 - Combats des Tedders, le 6 décembre 1912 - Combats de nuit d'El Hajel, les 18 et 25 mars 1913 - Combat de Tizera, le 24 mars 1913 - Participe à l'affaire de Tigrigra, le 2 avril 1913 - Participe à l'affaire d'Auras, le 18 avril 1913 - Participe à l'affaire de Souk-Auvras, le 3 août 1913 - Lettre de félicitation n° 3 à l'ordre général, à l'ordre du 7 septembre 1913 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1913 - Décoré de la médaille coloniale du Marocc avec agrafe "Maroc" - Médaille commémorative du Maroc - Officier du Ouissam Alaouite - Affecté au 31ème régiment de Dragons, le 9 juin 1914 - Citation à l'ordre du 31ème régiment de Dragons, en date du 27 juin 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur stagiaire, le 14 avril 1915 - Observateur de l'escadrille MS 48 / N 48 du 13 juillet 1915 au 4 juin 1916 - Brevet d'observateur, en date du 25 juillet 1915 - Citation à l'ordre de la 2ème division de cavalerie, en date du 20 octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2790 obtenu à l'escadrille MS 48, le 28 février 1916 - Citation n° 97 à l'ordre du DAL, en date du 28 mars 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 4 juin au 10 septembre 1916 - Citation n° 360 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 26 août 1916 - Commandant de l'escadrille N 15 du 10 septembre 1916 au 24 août 1917 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 septembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 8 au 20 novembre 1916 - Nommé Chef pilote de l'école d'aviation militaire d'Ambérieux, le 6 octobre 1917 - Nommé Chef pilote de l'école d'aviation militaire d'Istres, le 23 décembre 1917 - Nommé Adjoint au commandant du GC 18 (escadre 1), le 16 février 1918 - Nommé Adjoint du commandant de l'aéronautique du 16ème corps d'armée, le 3 mai 1918 - Nommé Adjoint au chef de l'aéronautique du Groupe d'armée Fayolle, le 19 décembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1918 - Citation n° 174 à l'ordre de la 3ème division de cavalerie (Général de Boisseau), en date du 24 mars 1919 - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique de Paris, le 3 juillet 1919 - Congé de deux ans sans solde, à compter du 22 avril 1920 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 22 avril 1920 - Administré par le 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Affecté au 2ème régiment d'aviation d'observation de Strasbourg, le 2 octobre 1920 - Admis en position de Réserve spéciale, le 8 février 1921 - Affecté au 11ème régiment d'aviation, le 25 mai 1921 - Affecté au 29ème régiment de Dragons, le 15 août 1921 et maintenu détaché aéronautique - Affecté définitivement à l'aéronautique militaire, le 20 juin 1923 - Nommé capitaine à titre définitif, le 28 août 1923 - A accompli une période obligatoire de cinq semaines du 21 janvier au 24 février 1924 - Classé en disponibilité, le 26 décembre 1925 - Administré par la 11ème escadre de bombardement, le 1er octobre 1932 - Administré par la 11ème escadre d'aviation lourde de défense, le 1er octobre 1933 - Administré par la base aérienne 111, le 1er janvier 1934 - Administré par la base aérienne 138, le 1er octobre 1934 - Admis à la retraite, le 7 octobre 1937 - Affecté dans la réserve au Bataillon de l'air n° 122 de Chartres, le 28 juillet 1938 - Date de cessation du service, le 31 décembre 1941 - Officier de la Légion d'Honneur, le 31 octobre 1961 - Décédé le 10 novembre 1963 - Sources : Pam - Liste PN - LO - CCC MS 48 / N 48 - CCC N 23 - CCC N 15 - Etats des services - FM Seine-et-Marne - Dernière mise à jour : 5 décembre 2015 - Photo transmise par Monique Gallais que je remercie pour son aide.

* Citation n° 38 à l'ordre général (fait au quartier de la résidence Rabat), en date du XX avril 1913 : "Fait au quartier de la résidence à Rabat pour avoir le 24 mars 1913 au combat de Tizera montré le plus grand courage en repliant sa troupe par bonds avec calme sous un feu des plus vifs. Le 2 avril à Tigrigra, s'est emparé avec trois pelotons, de troupeaux marocains dont il sabra les défenseurs."

* Lettre de félicitation n° 3 à l'ordre général, à l'ordre du 7 septembre 1913 : "Commandant un peloton à l'arrière garde pendant la marche rétrograde du 4 août 1913, est courageusement maintenu en position pour permettre aux (unités) d'infanterie de se décrocher, et bien que serré de près par un ennemi particulièrement mordant à, grâce à ses dispositions judicieuses, réussi à se dégager sans subir de pertes."

* Citation à l'ordre du 31ème régiment de Dragons, en date du 27 juin 1915 : "Les 22 et 23 juin 1915 chargé d'appuyer avec ses mitrailleuses une attaque sur les tranchées ennemies a fait preuve d'initiative se portant à un endrot avancé d'où il a pu battre efficacement les positions ennemies."

* Citation à l'ordre de la 2ème division de cavalerie, en date du 20 octobre 1915 : "A dirigé avec beaucoup d'énergie et d'entrain une reconnaissance le 13 août sur Réchicourt et Jutecourt au cours de laquelle il a eu son cheval tué sous lui et qui, le 22 août près d'Herméniel, a mené son peloton avec beaucoup de vigueur."

* Citation n° 97 à l'ordre du Détachement d'armées de Lorraine, en date du 28 mars 1916 : "Officier remarquable par sa bravoure et son dévouement. Recherche les missions les plus périlleuses et les entreprend avec un sang-froid et une énergie dignes de tous éloges. Au cours de 90 heures de vol qu'il a exécutées en arrière des lignes ennemies, a livré de nombreux combats particuièrement acharnés dans lesquels il a toujours affirmé sa supériorité."

* Citation n° 360 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 26 août 1916 : "Officier d'une consciences et d'un dévouement admirable et d'un courage à toute épreuve. Pilote exemplaire livrant des combats quotidiens et donnant le plus bel exemple à tous ses inférieurs. Le 27 juin 1916, attaque deux avions ennemis et rentre avec son réservoir percé et dix balles dans son appareil. Le 24 juillet, n'hésite pas à se mesurer avec trois appareils ennemis qu'il mit en fuite successivement. Le 12 août, mitraille à bout portant un avion allemand qui pique jusqu'au sol."

* Citation n° 174 à l'ordre de la 3ème division de cavalerie (Général de Boisseau), en date du 24 mars 1919 : "A parfaitement dirigé le service de son escadrille pendant les opérations des 19, 20, 21 mars 1917. A participé lui-même à ce service, volant très bas et donnant de très utiles renseignements sur l'évacuation par l'ennemi de plusieurs villages et la destruction de plusieurs ponts."

Des pilotes de l'escadrille N 23 en 1917 - De gauche à droite : Cépé - Caporal Julien Lacroix - MdL Louis Morizot - Sgt Maurice Legendre - Sgt Paul Fisch - Sgt René Fisch - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Sgt Théophile Ingold - pilote de l'escadrille MS 23 d'origine suisse - Grièvement blessé et décédé de ses blessures, le 19 juillet 1916 à Landrecourt en compagnie du Slt Jean Marie Baumont (à gauche) - Photo La guerre aérienne illustrée

Slt André Marcel Boyer - pilote - Né le 15 août 1886 à Montceau-les-Mines - Brevet de pilote militaire n° 486 du 30 juillet 1914 - Engagé le 5 août 1905 au 23 régiment d'infanterie coloniale - Différentes unités : N 38 - N 15 - N 23 - Tué dans un accident aérien à l'escadrille N 23 à Verdun, le 24 février 1916.

Ltt Antoine Charles Marie Jules Marquis de Touchet - Né le 3 février 1886 à Paris 7ème (75) - Fils de Gabriel Victor de Touchet (militaire) et d'Alexandrine Jules Anne Marie Hennecart - Domiciliés au 135, rue St-Jean à Caen (Calvados) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1905 (engagement) / 1906 (normale) - Recrutement de Caen sous le matricule n° 408 - Engagé volontaire pour quatre ans au titre de l'école militaire spéciale de St-Cyr, promotion 1906-1909 "du Centenaire de l'Ecole" - Affecté au 4ème régiment de chasseurs à cheval pour son année de service militaire, le 10 octobre 1906 - Nommé Brigadier, le 23 mars 1907 - Nommé Maréchal des Logis, le 19 septembre 1907 - Suit les cours de l'école spéciale de St-Cyr du 17 octobre 1907 au 1er octobre 1909 - Classé 206ème sur 261 élèves à l'issue de l'examen de sortie de l'école - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 19ème régiment de chasseurs, le 1er octobre 1909 - A sa sortie de l'école d'application de cavalerie, il est affecté au 3ème régiment de chasseurs à cheval, le 8 août 1910 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1910 - Affecté au 1er groupe, 1er escadron du 3ème régiment de chasseurs à cheval - Citation à l'ordre du 13ème corps d'armée, en date du 6 octobre 1914 - Passé à l'aéronautique militaire et détaché à la réserve d'aviation de St-Cyr, le 10 février 1915 - Formation d'observateur à St-Cyr - Observateur de l'escadrille MS 23 du XX février au 2 mars 1915 - Fait prisonnier au cours d'une mission dans les environs de Péronne, le 2 mars 1915 - Il faisait équipage avec le Cal Louis Mouthier qui a lui aussi été fait prisonnier - Interné à Halle-sur-Saale (Saxe) puis à Mayence (Rhénanie-Palatinat) - Transféré de Mayence à Friedberg (Hesse), le 24 avril 1916 - Interné chambre 97 Abteilung 2 à Freiburg - Nommé Capitaine, le 24 septembre 1918 - Rapatrié de captivité, le 7 janvier 1919 - Détaché à la commision de contrôle télégraphique de Paris, le 10 juillet 1919 - Rentré au dépôt du 3ème régiment de Chasseurs, le 3 septembre 1919 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 octobre 1919 - Désigné pour la mission britannique auprès du gouvernement français (au 4bis boulevard des Invalides à Paris), le 1er mai 1920 - Affecté au 6ème régiment de Dragons, le 5 juin 1920 - Affecté au 13ème régiment de Dragons, le 11 mai 1921 - Affecté au 5ème régiment de chasseurs d'Afrique, le 8 juin 1921 - Capagne au Levant du 16 juillet 1921 au 22 juin 1922 - Affecté au 12ème régiment de Spahis, le 23 octobre 1922 - Rapatrié du Levant (Syrie), passe au 24ème régiment de Dragons - Croix de Guerre des TOE avec étoile de bronze - Médaille commémorative de Syrie-Cilicie - Affecté au dépôt de remonte d'Alençon, le 21 décembre 1923 - Affecté au 3ème groupe de remonte, le 27 décembre 1923 - Affecté au 13ème groupe de remonte comme capitaine chargé du service régional de la 2ème région militaire, le 1er janvier 1925 - Marié avec Brigitte de Mac-Mahon à Paris 7ème, le 11 mars 1925 - Affecté au dépot de remonte d'Angers comme chef de service régional des remontes de la 5ème région militaire avec résidence à Orléans, le 9 novembre 1925 - Placé en disponibilité et rattaché au 7ème régiment de chasseurs à cheval, caserné à Evreux - Affecté comme capitaine acheteur au dépôt de remonte de Caen, le 23 février 1926 - Admis, sur sa demande, dans la situation de disponibilité pour une période de cinq ans, à compter du 10 décembre 1930 - Admis à la retraite, sur sa demande, le 1er novembre 1934 - Nommé Chef de bataillon de réserve, le 25 juin 1935 - Domicilié au 15, place Saint-Sauveur à Caen (Calvados) - Rappelé à l'activité comme Commandant du 2ème groupe de reconnaissance de corps d'armée, le 25 août 1939 - Démobilisé, le 22 août 1941 - Croix de guerre 39-40 avec palme - Appartenait à l'organisation de résistance de l'armée (ORA) et membre du réseau de renseignements militaires "Alliance" en 1941, comme information sur le secteur de Caen - Nommé Commandant en second de l'organisation de la résistance armée du Calvados - Arrêté par la Gestapo à Caen, le 28 avril 1944 - Emprisonné à la maison d'arrêt de Caen - Le jour du débarquement, il fut exécuté, en compagnie de plus de 60 résistants, dans une des cours de la prison - D'abord inhumés provisoirement dans la cour de la prison puis exhumés par les Allemands pour être enterrés ailleurs, juste avant la libération de la ville - Leurs corps n'ont jamais été retrouvés - Photo source familiale de 1940 - Sources : JMO du 3ème régiment de chasseurs à cheval - Fiche Matricule du département du Calvados - CICR - Geneanet - Le Maitron Fusillés 1940-1944 - JORF - Dernière mise à jour : 16 avril 2017.

* Citation à l'ordre du 13ème corps d'armée, en date du 6 octobre 1914 : "Depuis le début de la campagne, a fait preuve d'une activité exceptionnelle en reconnaissance chaque jour. S'est distingué dans les missions successives qui lui ont été confiées. Ayant eu son cheval tué sous lui, a continué sa reconnaissance."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 octobre 1919 : "Officier de reconnaissance d'une très grande valeur. Le 22 août 1914, a pénétré avec sa reconnaissance dans les lignes ennemies et a envoyé des renseignements très importants. Le 25 août, bien qu'ayant eu son cheval tué et que le cavalier qui l'accompagnait eut été blessé, réussit néanmoins à rapporter les renseignements demandés." Cette citation donne l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile de vermeil.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume : "Ancien officier des remontes en retraite, ayant fait dans la cavalerie et dans l'aviation les guerres de 1914-1918 et 1939-1940, est entré volontaire au service de renseignements "Alliance" en novembre 1941 pour y participer aux combats de la délivrance. Cumulant les fonctions d'agent de recherche du réseau et celles d'adjoint au chef départemental de l'armée secrète, s'est acquitté de cette double mission avec beaucoup de courage et de conscience. Arrêté par la Gestapo en mai 1944, a été fusillé à la prison de Caen, le 6 juin 1944, jour du débarquement. Par son sacrifice est un de ceux qui ont ouvert la route à la victoire."

 

Photo du Cne Maurice Schlumberger

* Cne Robert Maurice Schlumberger - Né le 10 novembre 1889 à Lyon 2ème arrondissement (Rhône) - Classe 1909 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 4843 - Admis au concours de l'école Polytechnique en 1908 en 39ème position - Affecté au 2ème régiment d'artillerie, pour sa première année de service - Brevet de pilote militaire n° 34 obtenu, le 18 août 1911 - Nommé sous-lieutenant de réserve, pour prendre rang du 1er octobre 1911 - Affecté au 1er régiment du Génie, compagnie 20/5 (aérostiers) pour y accomplir sa deuxième année de service, le 1er octobre 1911 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 22 septembre 1912 - Nommé Lieutenant de réserve, le 10 avril 1913 - Nommé Capitaine de réserve, le 15 juillet 1915 - Commandant de l'escadrille MS 23 / N 23 du 20 août au 22 novembre 1915 - En mission du 16 au 19 septembre 1915 - En mission du 17 au 27 octobre 1915 - Au cours d'une mission, il est  forcé d'atterrir dans les lignes allemandes, aux commandes du SPAD SA 1 n° 10, probablement touché, dans les environs d'Aure (Ardennes), le 22 novembre 1915 - Il faisait équipage avec le Cne Gaston Alexandre Joseph Montezuma (observateur) - Les deux aviateurs ont été tués au sol par des tirs d'infanterie - Sources : MpF - CCC MS 23 / N 23 - Liste PN - JORF - Dernière mise à jour : 29 août 2015.

Les hommes

Cne Louis Robert-de-Beauchamp entouré de quelques-uns des observateurs de la N 23, dont le Ltt Pierre Daucourt - A cette époque, l'unité comprenait des monoplaces de chasse Nieuport 11 et 16 et de biplaces de reconnaissance Nieuport 10 et Sopwith 1A2 - C'est avec un Sopwith 1A2 que le capitaire réalisera ses missions à longue distance - Photo agence Rol mis en ligne par le site Gallica de la Grande bibliothèque de France.

* Cne Louis Marie Maurice Georges Robert-de-Beauchamp - Né le 4 octobre 1887 à Senlis (Oise) - Fils du viconte Maurice de Beauchamps et de la vicomtesse Turquet Bravard de la Boisserie - Sa mère est décédée dans l'incendie du bazar de la Charité, en 1897 - Engagé au 138ème régiment d'infanterie, le 9 octobre 1908 - Promotion de la Moscowa de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr de 1910 à 1913 - Brevet de l'Aéroclub de France n° 1083 obtenu sur avion Savary, le 22 octobre 1912 - Brevet de pilote militaire n° 339 obtenu le 18 août 1913 - Pilote de l'escadrille MF 2 du 28 septembre 1914 au 19 mai 1915 - Nomme Lieutenant, le 1er octobre 1914 - Convoyage du MF 11 n° 194 de Dijon à Verdun du 19 au 29 janvier 1915 - RGA du 19 mai 23 juin 1915 - Pilote de l'escadrille N 37 du 23 juin au 9 décembre 1915 - Pilote de l'escadrille N 23 du 9 décembre 1915 au 17 décembre 1916 - Auteur des premières missions de bombardement à grandes distances, Essen (2 septembre 1916), Munich (17 novembre 1916) avec un atterrissage à Venise - Officier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre avec 7 palmes de bronze - Sept citations dont décembre 1914, janvier 1915, septembre 1915, juillet 1916 - Médaille Militaire italienne - A remporté 4 victoires homologuées, trois avions et un Drachen - Tué au cours d'un combat aérien contre 4 adversaires, aux commandes d'un SPAD VII, dans les environs de Damloup, bois de Vaux (Meuse), le 17 décembre 1916 - L'équipage, qui l'a abattu, était probablement le Ltn Edouard Dostler et Ltn Hans Boes du FlAbt 252.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Officier de la plus grande bravoure. Placé à la tête d’une escadrille d’armée, y a montré, pendant la bataille de Verdun, des qualités exceptionnelles d’allant, d’initiative et d’entrain. Dans les missions de reconnaissances comme dans celles de chasse, a donné sans cesse à ses pilotes les plus beaux exemples de courage réfléchi et de sentiment du devoir. A réussi le premier à organiser et à exécuter des bombardements à grande distance, montrant, dans l’accomplissement de ces missions, une énergie, une ténacité et une audace hors de pair."

Adj Maxime Lenoir

Texte adapté et corrigé de "Mes combats" paru dans la Guerre aérienne illustrée

Le caporal Guy Thurneyssen, du service technique de l'aviation, a conçu une arme étrange. Elle consiste en un grappin muni de pointes relié à un fil en corde à piano d'une longueur de 60 mètres. Une fois le contact établi, le choc brisait le grappin et déclenchait une charge de dynamite. Plusieurs pilotes, dont Bobba, Pulpe et Lenoir vont tester opérationnellement cette invention qui est séduisante sur le papier. La réalité sera toute autre ! Imaginez un avion traînant un câble de 60 mètres et qui essaye de rattraper un autre par le dessus. Les différents pilotes testeurs n'arriveront jamais à se mettre en position et à intercepter un appareil allemand. Nos testeurs auront tout de même mis tout leur coeur pour la réussite de cette mission, une manière de se dédouaner des mitrailleuses aux munitions si peu fiables, qui s'enrayeaient sans arrêt. Ils auront aussi à subir les quolibets de leurs camarades pour ces pêches au gros qui rentreront toujours bredouille.
La journée du 17 mars 1916 sera mouvementée. L'escadrille envoie trois Nieuport 12 escortés par quatre Nieuport 11 de chasse. Les pilotes sont les suivants : Cne Louis Robert-de-Beauchamp, Marcel Garet (et l'obs Jean Rimbault), Edwardés Pulpe, Maurice Deitz, Théophile Ingold, Jean Casale, Jean-Marie Beaumont et Maxime Lenoir. Pendant une quarantaine de minutes, une dizaine d'appareils ennemis tenta de stopper la progression de la mission. Entre 2500 et 2800 mètres, nos Nieuport vont affronter courageusement les Fokker, Aviatik et LVG. Finalement, les adversaires se séparent, l'avion de Lenoir est touché de deux balles, l'une dans son siège et l'autre qui passe très près de sa tête. Le Nieuport 12 de l'équipage Garet - Rimbault est sévérement touché, Marcel Garet prend une balle dans le pied et le Ltt Jean Rimbault une balle dans la jambe que l'on devra amputer. Lenoir et Pulpe se verront homologuer un Fokker E au-dessus de Dun-sur-Meuse.
Le 4 mai, Maxime Lenoir est accroché par trois avions de chasse qui essayent de l'encercler et l'obliger à descendre. Malgré la supériorité numérique de l'adversaire, Lenoir se défend comme un beau diable et arrive à repousser l'ennemi. Il prend quand même 2 balles qui percent son avion.
Le 29 mai 1916, parti avec Jean Casale, ils obligent un avion allemand à se poser près de Brieulles, dans ses lignes. Malheureusement pour eux, l'homologation ne leur sera pas accordée car ce fait d'arme s'est déroulé beaucoup trop loin chez l'ennemi, sans autre témoin que les aviateurs concernés.
Quelques jours plus tard, Maxime va vivre une expérience difficile. Effectuant une reconnaissance à 30 km à l'intérieur des lignes adverses près de Danvilliers, le moteur du Nieuport de Lenoir le lache et câle à 4000 mètres. Le seul moyen est de tenter de rentrer en vol plané. Après un vol bien long, son avion se rapproche dangeureusement du plancher des vaches. il commence à distinguer les tranchées, qui grossissent progressivement. Un avion ennemi apparait alors et mitraille au bout portant le Nieuport de Lenoir qui est dans l'impossibilité de riposter s'il veut garder une chance de regagner ses lignes.

Le 30 juillet 1916, Maxime Lenoir et Marcel Brindejonc-des-Moulinais décollent au crépuscule pour cueillir les retardataires qui ne seraient pas encore rentrés dans leurs lignes. Les deux hommes font une bonne équipe et se respectent mutuellement. De loin, ils aperçoivent un LVG et foncent immédiatement sur lui. Après un combat très bref, le biplan est abattu en deux phases, d'abord endommagé par Brindejonc puis achevé par Lenoir. Cependant le LVG tombe dans les premières lignes allemandes. Heureusement pour nos deux pilotes, la victoire est confirmée le lendemain par les observateurs au sol. C'est la 5ème victoire homologuée de Maxime Lenoir contre des avions. Comme les Drachen abattus comptent comme les avions, Lenoir est maintenant titulaire de 6 victoires homologuées, en comptant le ballon du 15 juin 1915. Il servait alors au sein de l'escadrille C 18.
Le 4 août, il obtient sa 7ème victoire homologuée après avoir longtemps combattu contre un adversaire qui rendait coup pour coup au-dessus de Moranville.

Le 8 août, la journée sera très éprouvante. Lenoir décolle en compagnie de Jean Casale. Les deux aviateurs en maraude repèrent une formation de 6 appareils ennemis et malgré le nombre foncent dans le tas. Ce sont les allemands qui sont les plus génés car ils doivent tirer en faisant attention à leurs camarades. Les adversaires se séparent sans perte de part et d'autre. Le Nieuport de Maxime Lenoir a quand même été touché par 4 balles. Le lendemain, les deux pilotes tombent sur un avion solitaire au Nord de Beaumont. Cette fois, en infériorité numérique, l'allemand est laissé complétement désemparé. Jean Casale voit passer la mort très près de lui car il est touché par des éclats de bois arraché par une balle qui passe à 10 cm de sa tête.

Le 12 août, nouveau combat contre un avion sur Gincrey. L'allemand se défend avec hargne et il faut 10 mn d'un combat total où les deux adversaires se font une guerre totale, essayant chacun à leur tour de se glisser dans la queue de l'autre et de l'abattre. L'aviateur ennemi place 5 balles dans le Nieuport de Maxime Lenoir mais sans le toucher. Celui-ci arrive enfin à se placer en bonne position et expédie une rafale qui touche l'autre. Une vrille subite et un avion qui s'écrase. Cet avion est sa 8ème victoire et son 100ème combat. Après coup, il se rend compte qu'il a été imprudent, trop désireux d'obtenir une nouvelle victoire qui aurait pu être la dernière.

Le 14 septembre, un autre combat très dur au Nord de Douaumont. L'adversaire cherchait à éviter les attaques en se cachant dans les nuages. L'Adj Lenoir le poursuivait, s'énervait progressivement. Après avoir plusieurs fois évité les passes de tir, l'avion allemand est touché de plein fouet et traverse les nuages vraisemblablement touché à mort. lenoir encore une fois pense que son adversaire ne sera pas homologué car sans témoin et il n'a pas pu visualiser le point de chute. Heureusement, les observateurs au sol voient tombar l'avion ennemi et confiment les dires de Maxime. Sa 9ème victoire !

Le 22 septembre, Lenoir décolle de nouveau avec Jean Casale. Ils surprennent totalement un avion qu'ils tirent par derrière et à bout portant. Une victoire de plus que Lenoir résumera de la sorte : "Il ne me résistait pas, je l'ai assassiné."

Le 25 septembre, l'adjudant Maxime Lenoir va avoir le frisson de la mort. Il repère un gros triplace armé de deux mitrailleuses mises en oeuvre par l'observateur et le mitrailleur placés à l'arrière. Ils tiraient ensemble, et c'est un vrai mur de feu qui monte vers le Nieuport de Lenoir. Une balle explosive passe à quelques centimètres de sa tête et laisse des traces sur les montants. Le Nieuport est percé de plusieurs balles et continue vaillamment sa course malgré deux cylindres touchés, une balle qui traverse le réservoir d'essence qui ne prend pas feu, une autre qui coupe un montant et deux câbles de haubans. Comme d'habitude, pour être sûr de toucher l'adversaire avec seulement 47 cartouches, Lenoir a tiré à bout portant. Les mécaniciens retrouveront du sang sur son avion alors qu'il n'a pas été touché !
Le gros triplace s'écrase près de Fromezey, les trois occupants ont été tués pendant le combat ou dans la chute de leur appareil. Sa 11ème victoire a bien failli être la dernière !

Adj Maxime Lenoir photographié devant son Nieuport 17 n° 1473 équipé d'un support de mitrailleuse Moreau pendant l'été 1916 - Photo collection Hervé Lecou que je remercie pour son aide

Adj Maxime Lenoir photographié avec ses mécaniciens devant son Nieuport 17 n° 1473 pendant l'été 1916 - Photo collection Hervé Lecou que je remercie pour son aide.

Sgt Maxime Lenoir photographié avec deux autres aviateurs devant son Nieuport 17 n° 1473 pendant l'été 1916 - Photo collection Hervé Lecou que je remercie pour son aide.

Adj Maxime Albert Lenoir - Né le 22 décembre 1888 à Chargé (Indre-et-Loire) - Entré en service en octobre 1909 au 7ème régiment de Hussards - Avant guerre aviateur civil - Brevet de pilote civil n° 1564 du 5 décembre 1913 sur Blériot - Brevet de pilote militaire n° 641 du 5 décembre 1914 - 11 victoires homologuées (1 à la C 18 et 10 à la N 23) - Légion d'honneur le 29 août 1916 - Médaille militaire 1er avril 1916 - CG - 9 citations à l'ordre de l'armée - Tué au combat avec un Spad VII dans le secteur de Hardaumont (55) , le 25 octobre 1916 - Photo agence Rol mis en ligne par le site Gallica de la Grande bibliothèque de France.

Les pilotes et observateurs de l'escadrille N 23 sur le terrain de Vadelaincourt (55) entre le 25 mai et le 2 juin 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Marc Vermot-Desroches que je remercie pour son aide.

Huit pilotes et observateurs de l'escadrille N 23 sur le terrain de Vadelaincourt (Meuse), le 9 octobre 1916 - De gauche à droite : X - X - Slt Jean Casale - Adj Maxime Lenoir - Ltt Jean Beaumont - X - X - X - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Annexe BDIC du Musée de l'Armée des Invalides de paris mis en ligne par le site "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France.

Slt Marcel Brindejonc-des-Moulinais

Cliquez sur ce lien pour lire le parcours de Marcel Brindejonc-des-Moulinais
au sein de l'escadrille MF 22

Affecté depuis le début de la guerre à l'escadrille MF 22, Brindejonc-des-Moulinais est victime d'une gastro-entérite aiguë et d'un état de faiblesse générale. Le 20 juin 1915, il est évacué sur Nantes pour un mois de convalescence. Ayant des difficultés à se rétablir, la convalescence est prolongée jusqu'au 20 août. A son terme, il rejoint la 22 encore en mauvais état et très maigre. Ne pouvant reprendre sa place et participer aux missions de guerre, il est affecté, le 28 août comme chef pilote de l'école Morane-Saulnier du Bourget.
Il s'installe au Blanc-Ménil et se met sous les ordres du capitaine Marcel Garde, le futur chef de la N 68. Le commandant précédent de l'école, le Cne Maurice Tabuteau a été mis à la disposition de la Compagnie des forges et aciéries de la Marine de Saint Chamond, à partir 8 juillet 1916.
Le 25 janvier 1916, il doit repartir vers son ancienne escadrille, la 22. Au cours d'une visite médicale, il s'évanouit en raison de la grippe et des névralgies intercostales. Il est de nouveau mis au repos.

Le 29 mai 1916, après plusieurs mois de repos complet, il est affecté à l'escadrille N 23 stationnée à Vadelaincourt, près de Verdun. Elle est commandée par le capitaine Robert-de-Beauchamp. Le canon tonne sans cesse nuit et jour. Sur le terrain, une grande quantité d'avions et de pilotes ont été réunis, exactement pour Brindejonc, 253 pilotes dans les environs de Verdun. Les différents avions de chasse et de bombardement se relaient maintenant jour et nuit pour harceler l'ennemi. Notre pilote est logé dans une petite maison pleine de rats. Dès le 1er juin, il effectue des vols d'essai sur Nieuport Ni 11. Les avions allemands bombardent Bac-le-Duc.
Le 2 juin 1916, il va chercher un Nieuport Ni 16 à Bar-le-Duc. Le 4, mission à plusieurs avions au-dessus du fort de Chaulne d'où ils voient Verdun et les alentours. Brindejonc a fait installer un viseur Le Prieur sur son appareil qui est toujours armée d'une Lewis alimentée d'un chargeur camembert de 47 cartouches, un peu léger en comparaison des avions allemands qui disposent d'armes alimentées en bandes souples. Pour eux, pas besoin de compter les munitions !
Du 5 au 13 juin, il n'effectue qu'un seul vol au-dessus des lignes et partage son temps entre les vols d'essai, d'entraînement, d'acrobatie et de visée. Le 13, il participe à un combat simulé contre un Caudron R 4 pour déterminer ses points faibles. Après les différentes passes, il est décidé d'installer une mitrailleuse supplémentaire pour couvrir le secteur ventral non couvert.
Après toute cette série de tests, il fait démonter son viseur Le Prieur, qui demande beaucoup trop d'attention et de précision dans les mouvements d'approche, pour adopter un correcteur beaucoup plus simple.
Le 17 juin 1916, Brindejonc-des-Moulinais reçoit la mission de protéger ses équipiers. Pendant un combat contre deux avions ennemis qu'il repousse longtemps, il ne peux empêcher un autre Fokker de passer entre les mailles du filet et d'arroser copieusement le Nieuport d'Herceville qui est percé de plusieurs balles excplosives. Heureusement, son camarade n'est pas touché. Maxime Lenoir a plus de chance et descend un LVG qui atterrit près des tranchées allemandes. Le lendemain, trois avions allemands s'éloignent de lui rapidement en le voyant arriver. Il y a des jours où les hommes ne veulent pas se battre !

Le 19 juin, gros combats avec six avions de l'escadrille 23 contre 4 avions allemands. L'un des français rentre avec plusieurs impacts de balles explosives dans le stabilisateur. Le lendemain, encore un combat sans résultat de part et d'autre. Le 21, il tourne vainement autour d'un allemand sans réussir à trouver la bonne position de tir.

Le 22 juin, partis à trois, ils tombent sur une escadrille de bombardement et sont obligés de refluer devant le nombre. Par chance, les Nieuport de la N 65 se mêlent à la fête et c'est bientôt la grande pagaille dans le ciel. Partout les avions se pourchassent, se tirent dessus, l'enfer dans le ciel ! L'Adjudant Maxime Lenoir ajoute un avion à son tableau de chasse près de Douaumont et Charles Nungesser de la 65, deux Aviatik C sur Lamorville. Brindejonc pique et tire quelques balles sans résultat. Un peu plus tard, il livre un second combat au Nord de Douaumont en piquant verticalement sur son adversaire. La chance n'est pas encore au rendez-vous, enrayage de la mitrailleuse et passage à coté de sa cible en zigzaguant pour ne pas être touché par les tirs adverses. Ce n'est pas passé loin cette fois !
Le lendemain, Brindejonc reste 2h15 en vol à chercher vainement un adversaire. Le seul qu'il rencontre, ne demande pas son reste et fait immédiatement demi-tour.

Du 24 au 26 juin, deux sous-officiers de la 23 testent les fusées Le Prieur contre les Drachen (gros ballons d'observation allemand). Le 30 juin, une mission de reconnaissance sur Vaux, tous les adversaires rencontrés fuient le combat. Le 1er juillet, les escadrilles N 23 et N 57 montent une grosse mission anti Drachen mais les résultats sont mauvais. Un seul ballon est abattu par le Ltt Dubois de Gennes (Nieuport Ni 11 n° 1182 de la N 57) sur les rives de la Meuse. Son avion endommagé, il sera contraint de se poser dans les lignes allemandes. Il sera fait prisonnier après avoir incendié son avion. Le Sgt Jean Casale, qui a raté son objectif, fait recharger son avion et retourne le soir terminer le travail.

Le 2 juillet, Brindejonc-des-Moulinais attaque un Fokker et le manque parce qu'il a épuisé son chargeur et ne peux recharger à temps. Le sergent Marcel Garet, qui veux absolument toucher cette cible à bout portant, s'approche trop près et percute le Fokker du FlAbt 203 qu'il voulait abattre. Les deux avions s'enchevétrent et tombent de 2500 mètres sur les tranchées des lignes allemandes. Les deux hommes sont tués. Notre pilote, qui était aux premières lignes, est bouleversé et rentre au terrain en pleurant. Le même jour, un avion allemand vient descendre un ballon français de la 27ème compagnie avec des balles incendiaires sur Vadelaincourt. L'observateur, le Sgt Clément Volz, grièvement blessé, décédera de ses blessures, le 15 juillet.

Le 9 juillet, le Slt Marcel Brindejonc-des-Moulinais touche un Morane Saulnier type V à moteur 110 ch qui refuse de mettre en route. Il est obligé de repasser provisoirement sur Nieuport 16. Le 10, il récupére son MS V et teste son système de tir. Enrayage complet en raison de munitions de mauvaise qualité, les douilles cassent. Le pare-brise, pas assez haut, laisse passer trop de vent et notre pilote doit se battre contre les élèments. Le lendemain, la pièce est modifiée et rend le pilotage plus aisé. L'escadrille ne compte que 6 Vickers (armes de capot synchronisées), dont 3 sur Nieuport, 2 sur MS type P et une sur son avion, un MS type V. Le 12 juillet, il est encore victime de 2 enrayages pour le tir de 230 cartouches. Du 13 au 26 juillet, Brindejonc alterne les vols d'essai et les tirs d'entraînement. L'avion est rapide et très maniable. Maintenant qu'il n'est plus limité en munitions, Brindejonc est beaucoup plus confiant. Seuls quelques problèmes d'enrayage ou de ruptures de douilles, viennent encore bouleverser ses missions de combat.

Le 16 juillet, le Sgt Théophile Ingold est touché à la tête par un éclat d'obus au-dessus des lignes allemandes. Il décédera le 19 à l'höpital de Landrecourt. Il était dans une période noire où tous les élèments s'enchaînaient contre lui. D'abord le Nieuport 16, laissé par Brindejonc qui avait toujours bien fonctionné avec lui, est victime d'un enrayage puis le lendemain du capot qui se détache en vol en faisant des dégats en rebondissant sur la cellule. Brindejonc, vraiment ému par cette perte, étudie le moyen d'emporter à bord son casque d'infanterie, qui protégerait efficacement contre les balles explosives qui sont couramment utilisées.

Le 28 juillet, il réalise sa première mission avec son Morane-Saulnier au-dessus des lignes allemandes. De loin, il aperçoit un Albatros type C III qui est contraint, à l'atterrissage dans les lignes françaises près de Souilly, par deux pilotes de la N 57. Le 28, deux missions avec un combat seul contre deux ennemis. Les protagonistes s'arrosent méthodiquement et se séparent. L'un d'entre eux séloigne en piquant. Le 30, l'avion touché est confirmé et homologué à Brindejonc qu'il l'a touché et à Maxime Menoir, qui a réussi à le rattraper et l'a achevé. C'est la première victoire homologuée de notre pilote.

Le 31 juillet, nouveau combat contre un Fokker qui s'éloigne en piqué. Touché ou simplement faisant semblant de l'être ? L'apres-midi, Brindejonc-des-Moulinais convoie l'Albatros C III capturé le 28 vers Villacoublay. Il est escorté par un Nieuport 10 piloté par Lachmann et Maton comme passager, en fait les deux pilotes à l'origine de cette victoire. Le 5 août, combats contre plusieurs avions. Notre pilote manque à très courte distance un avion ennemi qui ne l'avait même pas vu venir, encore un enrayage en cours de passe !

Le 6 août, il teste un Morane Saulnier (V ou P) qui semble inspirer de la crainte, sur le terrain de Cachy, près d'Amiens. En effet, le pilote qui l'utilisait avant, a déclaré que l'avion s'était mis seul sur le dos à 4000 mètres et avait descendu ainsi en vrille jusqu'à 1400 mètres. Après les vérifications d'usage et un vol d'essai, l'avion est déclaré bon pour le service. Il obtient l'affectation du MS par le Colonel Barrès. Le 7, il revient à Vadelaincourt avec l'avion qu'il teste encore du 8 au 11 août pour améliorer le système de commande de la mitrailleuse synchronisée. Le 12 août, il observe en direct une nouvelle victoire de Maxime Lenoir, la 8ème, qu'il a remporté avec le Ltt Lachmann de la N 57.

Le 18 août 1916, L'avion du Slt Marcel Brindejonc-des-Moulinais s'écrase lors de la 2ème mission de la journée. Notre pilote, qui rêvait de paix, de ses abeilles qu'il avait laissé en bretagne et de ses parties d'échecs est tué dans les débris du Morane-Saulnier qu'il venait d'adopter. Encore un très grand pilote qui ne verra pas la victoire finale et qui a payé de sa vie la liberté de notre pays.

Le Sous-lieutenant Marcel Brindejonc des Moulinais - Né au Légué à Plérin (22) le 8 février 1892 - Brevet de pilote civil n° 448 obtenu à 19 ans, le 23 mars 1911 - En février 1913, il parcouru la distance Paris-Londres en 4h55 mn avec retour par Bruxelles - En avril, il relie Paris-Madrid et retour. Le 10 juin 1913, il accompli un tour d'Europe des Capitales. Il relie alors Villacoublay - Varsovie - Warme - Berlin, soit 1400 km. Puis il relie Berlin - Saint Pétersbourg - Stockholm - Copenhague - Hambourg - Villacoublay soit un total de 4800 km pour l'époque. Il reçut pour cet exploit la Légion d'Honneur, Les ordres de Sainte-Anne-de-Russie, de Wasa (Suède) et de Daneberg (Danemark) - En avril 1914, il participe au rallye aérien de Monaco et s'y classe second derrière Roland Garros - Brevet de pilote militaire n° 394 du 8 octobre 1913 - Après une affectation à la DO 22 où il va s'illustrer en effectuant des reconnaissances profondes lors des batailles de la Meuse et de la Marne, il est affecté au Bourget en raison de son état de santé qui s'est beaucoup dégradé. En 1916, il réussit à revenir en escadrille de chasse, la N 23. Il abat un Fokker E, le 30 juillet 1916 à Souilly-Etain. Différentes escadrilles : DO 22 - GDE du Bourget - N 23 - Tué au combat à Vadelaincourt (55), le 18 août 1916 - Photo : La guerre Aérienne illustrée.

Obsèque du Slt Marcel Brindejonc des Moulinais - Tué au combat à Vadelaincourt (55), le 18 août 1916 - Photo Agence Rol mis en ligne sur le site Gallica de la bibliothèque nationale de France.

Portrait du Ltt Maurice Barbey, pilote de l'escadrille BR 243 du 20 août 1918 au 16 octobre 1919 - Sur son uniforme d'officier d'artillerie, remarquez son képi aux couleurs du "33", les pattes de col aéronautique militaire, le chevron sur la manche droite marquant sa blessure du 20 janvier 1918 - l'insigne de pilote militaire, sa Croix de Guerre portant une palme pour une citation à l'ordre de l'armée, 3 étoiles pour deux citations à l'ordre du corps d'armée et une à l'ordre de la division, l'insigne de l'escadrille BR 243 (voir le chapitre insigne) et 6 chevrons de présence sur la manche gauche (1er chevron pour 1 an et les suivants pour 6 mois supplémentaires, soit 3 ans et demi)
Ltt Maurice Barbey - Né le 25 janvier 1895 à Nancy - Fils d'Adrien Barbey et d'Elisabeth Collenot demeurant rue Ste Catherine à Nancy - Engagé volontaire comme conducteur au 44ème régiment d'artillerie, le 5 août 1914 - Nommé au grade de Brigadier (caporal), le 1er septembre 1914 - Affecté au 33ème régiment d'artillerie, le 28 avril 1915 - Nommé Maréchal des Logis, le 21 octobre 1915 - Citation à l'ordre du 1er CAC (n° 397), en date du 26 octobre 1915 - Nommé sous-lieutenant, le 3 mai 1916 - Citation à l'ordre de la division (n° 116), en date du 31 juillet 1916 - Détaché au service aéronautique, le 15 septembre 1916 - Croix de Guerre 14-18 pour une citation à l'odre du Corps d'armée (1er CAC), le 1er novembre 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 17 novembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5596 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 11 mars 1917 - Insigne de pilote militaire n° 4196 - Stage de transformation à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas du 14 mars au 4 avril 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire de Châteauroux du 4 au 14 avril 1917 - GDE (Groupement des divisions d'entraînement) du Plessis-Belleville du 14 au 28 avril 1917 - Pilote de l'escadrille F 60 du 28 avril au 8 juin 1917 - Abattu par la DCA, aux commandes d'un Farman F 60, le 1er mai 1917 - GDE division Nieuport du 8 juin au 2 juillet 1917 - Pilote de l'escadrille N 23 / SPA 23 du 2 juillet 1917 au 20 août 1918 - Une blessure par balle au deltoïde gauche en combat aérien, le 20 janvier 1918 - Citation à l'ordre de la 2ème armée (n° 1088), en date du 6 février 1918 - Promu au grade de Lieutenant, le 3 mai 1918 - Citation à l'ordre du 17ème corps d'armée, en date du 4 septembre 1918 - Pilote de l'escadrille BR 243 du 20 août 1918 au 16 octobre 1919 - Mis en congé illimité de démobilisation, le 16 octobre 1919 - Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Mariage avec Madeleine de Gail, à Breuches, le 1er mars 1924 - Mobilisé, le 17 novembre 1939 - Démobilisé, le 7 décembre 1939 - Officier de la Légion d'Honneur, le 26 avril 1965 - Décédé à Breuches (70), le 16 novembre 1966 - Photo Maurice Barbey transmise par son fils Dominique Barbey que je remercie pour son aide.

MdL Adrien Delhumeau photographié devant un Nieuport 10 du GDE du Plessis-Belleville en mars 1916 - Né le 1er mai 1888 à Cholet - Fils de François Delhumeau et de Marie Bonheur - Service militaire au 25ème régiment de Dragons stationné à Angers, à compter d'octobre 1909 - Mobilisé au 25ème régiment de Dragons, le 2 août 1914 - Nommé Maréchal des Logis en septembre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 20 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2614 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 3 février 1916 - GDE du Plessis-Belleville du 21 février au 20 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 23 du 20 mai au 2 juin 1916 - Blessé au cours d'un accident aérien, le 2 juin 1916 - Hospitalisé et convalescence du 2 juin au 15 novembre 1916 - Photo Jean Amigues transmise par Jean-Pierre Amigues, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Ltt Jean Albert Edouard Marie comte de Moustier - Né le 17 mars 1884 à Paris (75) - Fils d'Edouard Marie Théophile de Moustier et de Marie Octavie Antoinette Paul de Curel - Domiciliés 87, rue de Grenelle à Paris (75) - Classe 1904 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 265 - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 26 octobre 1905 - Promotion "La dernière du vieux bahut" (1905-1907) - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 14ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1907 - Affecté au 3ème régiment de Chasseurs, le 18 août 1908 - Nommé Lieutenant, le XX août 1914 - Campagnes de Lorraine - Oise - Belgique en 1914 - Citation n° 3 à l'ordre du 3ème régiment de Chasseurs, en date du 1er septembre 1914 - Affecté à la RGA du Bourget du 16 au 30 mars 1915 - Observateur de l'escadrille MS 23 du 30 mars au 15 novembre 1915 - Croix de Guerre 14-18, le 8 avril 1915 - Citation n° 542 à l'ordre de la 2ème armée, en date 29 juillet 1915 - Campagnes d'Artois - Oise - Champagne en 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2630 obtenu à l'école militaire d'aviation de Chartres, le 5 février 1916 - Pilote au GDE du 12 février au 9 mai 1916 - Pilote de l'escadrille MF 22 du 9 mai du 24 juin 1916 - Détaché à l'escadrille MF 8 du 20 juin au 29 août 1916 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 25 juin 1916 - Commandant du SRE de l'aéronautique du 11ème corps d'armée à Verdun du 24 juin au 24 août 1916 - Campagnes de Verdun et de la Somme en 1916 - Commandant de l'escadrille F 32 du 24 août 1916 au 24 mars 1917 - En stage du 2 au 16 janvier 1917 - En stage du 6 au 24 février 1917 - En stage du 7 au 12 mars 1917 - En stage au centre d'instruction d'état-major du GQG de Senlis du 25 mars au 23 septembre 1917 - Adjoint tactique de l'aéronautique de la 7ème armée du 23 septembre 1917 au 15 mai 1918 - Campagnes de Montdidier et des Vosges en 1917 - Commandant de l'aéronautique du 33ème corps d'armée du 15 mai 1918 au 10 mars 1919 - Campagnes des Vosges et de Verdun en 1918 - Cumule 550 heures de vol sur l'ennemi - Adjoint au commandant de l'aéronautique de l'armée d'Orient à compter du 10 mars 1919 - Croix de guerre grecque - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 - Marié avec Yvonne Marie Louise de Contades, le 23 octobre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 20 mai 1920 - Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 23 septembre 1920 - Affecté dans la réserve au 11ème régiment de cuirassiers, le 30 juin 1922 - Nommé Chef de bataillon de réserve, le 25 décembre 1925 - En retraite, le 26 mars 1934 - Affecté dans la réserve à l'état-major de la 1ère région aérienne, le 12 octobre 1934 - Rappelé à l'activité, le 5 septembre 1939 - Affecté au bataillon de l'air 102, le 1er janvier 1938 - Affecté au bataillon de l'air 108, le 16 septembre 1939 à la dissolution du bataillon de l'air 102 - Affecté à l'air régional 7, le 8 janvier 1940 - Affecté au secteur de l'air n° 16, le 22 janvier 1940 - Affecté à l'état-major de la 4ème région aérienne, le 24 janvier 1940 - Renvoyé dans ses foyers, le 25 juin 1940 - Décédé à Crécy-la-Chapelle (77), le 23 juin 1968 - Sources : Etats de service - Pam - JORF - CCC escadrilles 22 - 23 - 32 - Dernière mise à jour : 04/12/2014 - Photo Jean de Moustier transmise par Antoine Peugeot, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

* Citation n° 3 à l'ordre du 3ème régiment de Chasseurs, en date du 1er septembre 1914 : "A montré beaucoup de sang-froid dans des reconnaissances qui ont pénétré dans les lignes ennemies."

* Citation n° 542 à l'ordre de la 2ème armée, en date 29 juillet 1915 : "Officier de grande valeur, plein de courage et de sang-froid. Attaqué le 19 juillet au cours d'une reconnaissance par un avion allemand plus rapide que le sien et armé d'une mitrailleuse, s'est défendu pendant près d'une demi-heure à l'aide de sa carabine, empêchant l'avion ennemi de s'approcher de trop près et trouvant moyen entre temps de soutenir par ses encouragements le moral de son pilote blessé."

* Citation à l'ordre du 11ème corps d'armée, en date XX août 1916 : "Pilote excellent, chargé de l'aviation de commandement et du SRT aéronautique du groupement, a pu, grâce à ses qualités professionnelles et à sa grande bravoure, renseigner à chaque instant le commandement d'une façon parfaite, allant lui-même chercher les renseignements demandés en volant très bas sur les lignes ennemies. A eu, au cours de ses nombreuses sorties, son avion souvent atteint par les balles d'infanterie."

* Chevalier de la légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Jean de Moustier, commandant de l'aéronautique du 33ème corps d'armée, en date du 6 juillet 1919 : "Officier n'ayant cessé de montrer pendant toute la campagne dans la cavalerie et dans l'aviation les plus belles qualités d'allant et de courage. A accompli en particulier dans la Somme plusieurs reconnaissances à longue portée dans les conditions les plus difficiles. S'est particulièrement distingué au cours des opérations de juillet à novembre sur le front Nord-Est comme commandant de l'aéronautique d'un corps d'armée. 550 heures de vol au-dessus de l'ennemi comme observateur et comme pilote. Trois fois cité."

Ltt Alphonse Elie Marcel Bros de Puechredon - Né le 14 août 1877 à la maison Tissié de l'enclos Tissié Sarrus à Montpellier (Hérault) - Fils d’Henri Frédéric Bros de Puechredon (officier instructeur du 11ème régiment de Dragons) et de Sophie Geneviève Levat - Domiciliés à Montauban (Tarn-et-Garonne) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1897 – Recrutement de Sens (Yonne) sous le matricule n° 108 - Engagé volontaire pour quatre ans à la mairie de Vesoul, le 7 aout 1896 - Affecté au 3ème régiment de Cuirassiers, le 9 août 1896 - Nommé Brigadier, le 10 février 1897 - Nommé Maréchal des Logis, le 3 novembre 1897 - Rengagé pour un an, le 7 août 1900 - Affecté au 21ème régiment de Chasseurs, à compter du 7 août 1900 - Rengagé pour trois ans, le 24 août 1901 - Affecté à l'escadron de Spahis Soudanais (AOF), le 28 septembre 1901 - Nommé Maréchal de logis fourrier, le 7 février 1902 - Affecté à l'escadron de Spahis Sénégalais, le 1er janvier 1903 - Affecté au 20ème régiment de Chasseurs comme élève officier, le 1er avril 1903 - A suivi les cours de l’école d’application de cavalerie, du 1er avril 1903 au 27 février 1904 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 30ème régiment de Dragons, le 1er avril 1904 - Marié avec Valentine Félicie Pauline Rouget à Alger (Algérie), le 6 mars 1905 - Elle est décédée en 1908 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1906 - Affecté au 11ème régiment de Hussards, le 24 juin 1906 - Placé en non-activité par retrait d'emploi, le 13 avril 1911 - Rappelé à l'activité, le 24 mars 1912 - Affecté au 17ème régiment de Dragons, le 24 mars 1912 - Marié avec Geneviève Bourgeois, en 1913 - Détaché dans l’aéronautique militaire comme observateur - Observateur de l’escadrille MS 23 du XXX au (1er trimestre) 1915 - Une victoire aérienne, en compagnie du Sgt Eugène Gilbert (pilote), le 10 janvier 1915 - Il abat, à coups de mousqueton de cavalerie, l’observateur du Rumpler B I n° 483/14 du FlAbt 23, le Hpmt Otto Karl von Falkenstein - Le pilote, le Ltn Franz Keller, qui a reçu 2 balles, réussit malgré tout à poser son avion et est fait prisonnier dans les environs de Villers-Bocage-Rainneville (80) - Citation à l’ordre de l’armée, le 12 janvier 1915 - Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée, le 16 janvier 1915 - Affecté au centre d’aviation d’Avord, jusqu’au 11 février 1916 - Observateur du centre GDE du Plessis-Belleville, le 11 février 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 3 mai 1916 - Affecté au 26ème Dragons, le 1er août 1916 - Affecté aux formations d'artillerie d'assaut Groupe AS.5 (chars Schneider) - Nommé Capitaine à titre définitif, le 4 avril 1917 - Blessé par un éclat d’obus à l’avant bras droit, au cours des combats autour de Juvincourt au sein du groupement 1 du groupe AS.6 (chars Schneider), le 16 avril 1917 - Citation à l’ordre de l’armée, en date du 31 juillet 1917 - Détaché à la section d’information du GQG - Affecté au 18ème régiment de chasseurs et détaché au 505ème RA du 12 septembre au 23 octobre 1919 - Profession après guerre Banquier - Divorcé avec Geneviève Bourgeois, en 1923 - Marié avec Alice Sizaire à Paris 17ème (75), le 19 août 1927 - Décédé en 1945 - Repose dans le cimetière protestant de Montpellier (34) - Sources : Registre des naissances - FM département de l'Yonne - Pam - JORF - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 21 février 2016.

* Citation à l’ordre de l’armée du Ltt Alphonse Elie Marcel Bros de Puechredon, observateur à l’escadrille MS 23, en date du 12 janvier 1915 : "Observateur en aéroplane, a pris en chasse un avion ennemi au retour d'une reconnaissance. En quatre balles de mousqueton, a tué le passager, blessé le pilote et perçé le radiateur, forçant ainsi l'appareil à atterrir dans les lignes françaises."

* Chevalier de la Légion d’Honneur et citation à l’ordre de l’armée du Ltt Alphonse Elie Marcel Bros de Puechredon, observateur à l’escadrille MS 23, en date du 16 janvier 1915 : "Au retour d’une reconnaissance, le pilote de l’appareil sur lequel il se trouvait ayant pris en chasse et attaqué un avion allemand, a pu en quatre balles de mousquetons tuer l’observateur, blesser le pilote et percer le radiateur, contraignant ainsi l’avion ennemi à atterrir dans les lignes françaises."

* Citation à l’ordre de la 5ème armée du Cne Alphonse Elie Marcel Bros de Puechredon du 1er groupe d’artillerie spéciale n° 6, en date du 31 juillet 1917 : "Officier très énergique ayant de beaux états de services. Au combat du 16 avril 1917, a été grièvement blessé d’un éclat d’obus à l’avant bras droit, alors qu’il surveillait sous un bombardement violent le dépannage de son char."

Sgt Marcel Louis Garet - pilote de l'escadrille N 23 - Né le 24janvier 1891 à Paris (75) - Brevet de pilote civil n° 1751 du 30 décembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 752 du 22 mars 1915 - 3 citations : 1 CA (6 août 1915) et 2 A (30 octobre 1915 et 1er avril 1916) - Médaille Militaire (1er avril 1916) - Croix de Guerre. - Différentes unités : MF 40 - N 67 - N 23 - Tué au combat à Vadelaincourt, le 2 juillet 1916 (55) - Collision avec son adversaire, le Ltn Werner Neuhaus du FlAbt 203.

Maréchal des Logis Maurice Deitz - pilote de l'escadrille MS 23 - Né le 5 août 1881 à Toulouse - Brevet de pilote militaire n° 1148 du 4 juillet 1915 - Engagé en novembre 1901 au 2ème régiment de chasseurs à cheval - Différentes unités : V 24 - MS 23 à partir du 30 août 1915 - Tué au combat à l'escadrille MS 23 à l'Est de Verry près du bois de Jagerfried..., le 27 avril 1916.

 

Photo du Cal Louis Mouthier

Cal Louis Mouthier - Né le 31 décembre 1884 à Bourg-en-Bresse (Ain) - Fils d'Auguste Mouthier et de Marie Françoise Sylvanie Augustine Ley - Domiciliés place du Greffe à Bourg-en-Bresse (Ain) - Classe 1904 - Recrutement de Bourg-en-Bresse (Ain) sous le matricule n° 146 - Ajourné pour un an de service militaire pour faiblesse en 1905 - idem en 1906 - Bon pour service armé en 1907 - Incorporé au 12ème régiment d'infanterie, le 8 octobre 1907 - Placé dans la disponibilité, le 11 juillet 1908 - Proposé pour le service auxiliaire par la commision spéciale de Bourg-en-Bresse du 12 février 1910 pour fracture des deux clavicules - Classé dans le service auxiliaire, le 15 février 1910 - Victime d'un accident d'avion à Ambérieu, le 22 avril 1910 - Brevet de pilote civil délivré par l'Aéroclub de France et passé sur avion Jap à Ambérieu, le 24 juillet 1910 - Au meeting de Dijon du 22 au 26 septembre 1910, arrive 3ème au prix de vitesse sur monoplan, aux commandes d'un Blériot et 3ème au prix de la totalisation des temps, toujours sur avion Blériot - Brevet de pilote militaire n° 401 obtenu le 14 novembre 1913 - Rappelé à l'activité suite à la mobilisation générale à la 2ème réserve de Dijon du 1er groupe d'aviation, le 16 août 1914 - Nommé Caporal, le 8 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille MS 23 du 5 février au 2 mars 1915 - Fait prisonnier au cours d'une mission en compagnie du Ltt XX de Teucher, le 2 mars 1915 - Leur Morane-Saulnier a été victime de problèmes moteur obligeant le pilote à poser son appareil dans la région de Péronne (Somme) - Les deux membres d'équipage ont été faits prisonniers - Interné à Ingolstadt (Allemagne), à compter du 5 août 1916, puis sur Lechfeld (Allemagne), à compter du 17 novembre 1917 - Evadé, le 14 mai 1918 - Avec un compagnon d'évasion, il franchit les 240 km séparant Lechfeld à Schaffouse à pied en 10 nuits - Rentré en France, le 26 mai 1918 - Nommé Sergent, le 1er octobre 1918 - Affecté comme moniteur de pilotage en école d'aviation militaire - Citation n° 13.695 à l'ordre de l'armée, en date du 22 février 1919 - Démobilisé, le 25 mars 1919 - Domicilié à place du Greffe à Bourg-en-Bresse, à compter du 6 mai 1919 - Profession après guerre garagiste - Affecté, dans la réserve, à l'aéronautique de la 7ème armée, le 24 mai 1919 - Affecté, dans la réserve, au 22ème régiment d'aviation en juin 1920 - Affecté, dans la réserve, au 35ème régiment d'aviation, le 12 septembre 1923 - Affecté, dans la réserve, au 2ème groupe d'ouvriers d'aéronautique à Istres, le 30 mars 1926 - Décoré de la médaille des Evadés, le 6 mars 1928 - Chevalier de la Légion d'Honneur - Vice-président de l'Aéroclub de l'Ain - Sources : CCC de l'escadrille MS 23 - LO non communicable - CICR - Fiche matricule du département de l'Ain - Liste des brevets militaires - L'Aérophile - JORF - Dernière mise à jour : 14 avril 2017.

* Citation n° 13.695 à l'ordre de l'armée, en date du 22 février 1919 : "Fait prisonnier, le 2 mars 1915, a réussi après plusieurs tentatives d'évasion, à rentrer en France. A fait preuve en ces circonstances de cranerie, d'audace et de sang-froid. Réintégré dans le personnel navigant de l'aviation, occupe le poste de moniteur qu'il remplit avec zèle et dévouement."

 

Photo du Ltt Jean de Touchet

Ltt Jean François Marie Antoine Marquis de Touchet - Né le 31 octobre 1884 à Evreux (Eure) - Fils de Gabriel Victor de Touchet (militaire) et d'Alexandrine Jules Anne Marie Hennecart - Parents domiciliés au 135, rue St-Jean à Caen (Calvados) - Profession avant guerre Etudiant en droit - Classe 1904 - Recrutement de Caen (Calvados) sous le matricule n° 427 - Service militaire au 36ème régiment d'infanterie, à compter du 8 octobre 1905 - Envoyé en disponibilité, le 24 septembre 1906 - Nommé Caporal, le 26 septembre 1906 - Domicilié au 44 rue d'Arras à Paris 6ème (75), à compter du 6 mars 1907 - Nommé Sergent, le 28 mars 1907 - Domicilié à St-Aubin-sur-Seine, à compter du 19 août 1907 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 5 juillet 1909 - A accompli une période d'instruction au 36ème régiment d'infanterie du 6 au 25 juin 1914 - Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, le 3 août 1914 - Nommé Lieutenant de réserve, à titre définitif et affecté au 236ème régiment d'infanterie, le 10 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur et détaché au centre d'aviation de St-Cyr, le 24 décembre 1914 - Formation à l'école d'aviation militaire de Buc du 24 décembre 1914 au 31 janvier 1915 - Observateur de l'escadrille MF 1 du 31 janvier au 11 février 1915 - Observateur de l'escadrille VB 110 du 11 février au 21 mai 1915 - Observateur de l'escadrille MS 23 du 21 mai au 18 août 1915 - Hospitalisé, le 18 août 1915 - Retour au dépot du 236ème régiment d'infanterie, caserné à Caen, le 6 janvier 1917 - Entré au centre spécial de réforme à Bordeaux (Gironde), le 20 avril 1917 - Convalescence de 15 jours à compter du 23 avril 1917 - Deux prolongations sucessives de convalescence du 8 mai au 7 juin 1917 puis du 7 juin au 7 juillet 1917 - En absence illégale depuis le 7 juillet 1917, a été arrêté par la Gendarmerie de Paris (2ème section), le 22 février 1918 - Transféré à la prison militaire de Rouen - A bénéficié d'une ordonnance de non-lieu, le 1er mai 1918 - Rentré au dépôt du 36ème RI, le 7 mai 1918 - Dirigé sur le 36ème RI en campagne, le 27 septembre 1918 - Evacué, le 22 décembre 1918 - A rejoint le dépôt du 36ème RI après expiration d'une permission de 30 jours, le 1er février 1919 - Domicilié au 135, rue St-Jean à Caen (Calvados), à compter du 15 avril 1919 - Affecté au 23ème régiment d'infanterie territoriale, le 12 décembre 1919 - Démobilisé, le 29 mars 1919 - Marié avec Madeleine Marie Pauline de Lorgeril à Nantes (Loire-Atlantique), le 5 février 1921 - Domicilié à Bossaucourt, à compter du 2 novembre 1921 - Affecté, dans la réserve, au 109ème régiment d'infanterie, le 20 juin 1922 - Affecté, dans la réserve, au 20ème régiment de tirailleurs, le 12 juin 1923 - Affecté au service des chemins de fer et des étapes de la 8ème région, le 16 décembre 1929 - Affecté au service des chemins de fer de la 7ème région, le 5 juin 1931 - Affecté au service des chemins de fer de la 2ème région, le 13 mai 1935 - Domicilié à Saint-Mars-de-Coutais (Loire-Atlantique), à compter du 1er octobre 1936 - Nommé Capitaine de réserve, le 12 juillet 1937 - Démobilisé, le 16 août 1940 - Domicilié au Sainte-Marie-de-Montégu (Vendée) Sources : Pam - CCC de l'escadrille MF 1 - CCC de l'escadrille VB 110 - CCC de l'escadrille MS 23 - Bailey / Cony - Fiche matricule du département du Calvados - JORF - Dernière mise à jour : 14 avril 2017.

Photo du Slt Roger Amaudric du Chaffaut

Slt Roger Joseph Amaudric du Chaffaut - Né le 21 janvier 1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Fils de Melchior Marie Amaudric du Chaffaut et de Marie Valentine Raibaud-L'Ange - Domiciliés au 30 boulevard de la Liberté à Marseille - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1911 - Recrutement de Marseille sous le matricule n° 3417 - N'a pas rejoint à la date prévue car était au Canada - Affecté au 55ème régiment d'artillerie, le 18 janvier 1913 - A obtenu le titre l'élève officier de réserve, le 1er octobre 1913 - A suivi le cours spécial d'élève officier du 1er octobre 1913 au 31 mars 1914 - Nommé Sous-lieutenant de réserve et affecté au 4ème régiment d'artillerie, le 1er avril 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur - Observateur de l'escadrille MS 23 du XXX au 8 février 1915 - Au cours d'une mission, en compagnie du Slt Armand Pinsard, ils ont été contraints d'atterrir en zone occupée par les Allemands suite à une panne moteur, dans les environs de St-Quentin, le 8 février 1915 - Ils ont été faits prisonniers par l'ennemi - Citation n° 2815 à l'ordre de l'armée en date du 8 mars 1915 - Nommé Lieutenant de réserve, le 2 août 1916 - En captivité en Allemagne, il a été successivement transféré du Lager Friedberg sur Weilburg, le 25 août 1916, puis de Furstenberg vers Neeklembourg et finalement sur Hanovre, le 14 mai 1918 - Démobilisé, le 19 août 1919 - Domicilié au Mas de Figéras à Arles par Albaron, à compter du 21 janvier 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation d'observation, le 1er août 1920 - Marié avec Renée Marguerite Anne Marie des Isnards à Avignon (Vaucluse), le 22 octobre 1923 - Placé en position hors cadre comme employé à la société des produits chimiques de la Grande Paroisse, usine de Moutereau, le 13 janvier 1926 - Affecté à la base aérienne de Reims (marne), le 1er décembre 1936 - Radié du personnel navigant et classé dans les cadres sédentaires du corps des officiers de réserve de l'Air, le 26 octobre 1938 - Classé en affectation spéciale au titre de la 2ème région aérienne pour une durée de trois mois, le 14 mars 1939 - Décédé, le 31 juillet 1979 - Sources : CICR - JORF - Fiche matricule du département des Bouches-du-Rhône - Dernière mise à jour : 14 avril 2017.

* Citation n° 2815 à l'ordre de l'armée en date du 8 mars 1915 : "Montant un avion dont le moteur était peu sûr et malgré un vent d'Ouest extrêmement violent qui rendait la reconnaissance périlleuse, a tenu à assurer quand même la mission qui lui était confiée, donnant ainsi un bel exemple d'audace et de dévouement. Forcé d'atterrir par suite du mauvais fonctionnement du moteur, a lutté avec la dernière énergie, malheureusement sans succès, pour tenter de rejoindre les lignes françaises."

 

Remerciements :

- M. Hervé Lecou pour l'envoi des photos prises par son grand-père Joseph, mécanicien de l'escadrille MS 23..
- M. Ronan Furic
pour l'envoi des photos de sa collection sur la mission du 22 mai 1916
- M. Alain Fouillade
pour l'envoi des deux photos de Sopwith 1A2 de l'escadrille N 23.
- M. Jean-Luc Kaluzko pour l'envoi des photos de la tombe du Sous-lieutenant François de Rochechouart.
- M. Frédéric Radet pour l'envoi des photos de la tombe du Sous-lieutenant François de Rochechouart.
- M. Jean-Paul Bonara pour l'envoi de la carte postale des Spad VII de la 23.
- M. Bruno Couplez pour l'envoi de la photo de l'insigne personnel du Sgt Marcel Garet.
- M. Jean-Jacques Leclercq pour l'envoi des photos du Spad VII de Maxime Lenoir.
- M. Gregory H. VanWyngarden pour l'envoi de la photo du Nieuport Ni 17 de l'Adj Georges Bertal.
- M. Mikaël Embry pour l'envoi de la photo de la tombe du Slt André Boyer.
- M. Robin Denoyelle pour l'envoi des photos de la tombe du Cne Alexandre Gourlez.
- M. Bob Pearson pour l'envoi de ses profils couleurs.
- M. Samuel Pierrot, le neveu de l'As Maxime Lenoir, pour la communication de la photo du Slt Beaumont.
- M. Didier Lecoq pour la tranmission de la photo du Slt Beaumont.
- M. Olivier Baillon pour l'envoi des photos de reconnaissance de l'escadrille N 23.
- M. Dominique Barbey pour le prêt des photos de son père Maurice, pilote de l'escadrille N 23.
- M. Alain Nicotera pour l'envoi de la photo de la tombe du Slt Marcel Brindejonc des Moulinais.
- M. François-Xavier Bernard pour l'envoi de la photo de reconnaissance de l'escadrille N 23.
- M. Arnaud Saudax pour l'envoi de la photo du Nieuport 24 de l'escadrille N 23.
- M. Dominique Barbey pour le prêt des photos de son père Maurice, pilote de l'escadrille N 23.
- M. Christian Raquet pour ses précisions sur le lieu de l'accident de Marc Pourpe.
- M. Jean-Pierre Amigues pour la communication des archives de Jean Amigues, son grand-père.
- M. Alain Rey pour l'envoi des photos de la maison natale d'Eugène Gilbert.
- M. Daniel Gilberti pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Antoine Peugeot pour l'envoi des états de service de Jean de Moustier, son arrière grand-père.
- M. Hugues de Lambilly pour l'envoi du portrait de François de Vergnette de Lamotte, son arrière grand-père.
- Mme Monique Gallais pour l'envoi des états des services et photo du Cne Yves Rolland de Chambaudoin d'Erceville.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- René Dorme et Joseph Guiguet - La guerre aérienne de deux As par Marc Chassard publié aux éditions aux arts en 2002.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les As de la première guerre mondiale sur Spad VII par Jon Guttman publié par Osprey aviation en 2000.
- Les As de la première guerre mondiale sur Nieuport par Norman Franks publié par Osprey aviation en 2000.
- La guerre aerienne illustrée et la Revue aérienne illustrée par Jacques Mortane publié à partir de 1915.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Gallica" de la Grande Bibliothèque de France - Voir le lien
- Site Internet "Le Maitron Fusillés 1940-1944" - Voir le lien

 

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Escadrille 22 Escadrille 23 page 2

 

 

pas de fiche > 1918

Victoires Cliquez sur l'image pour l'agrandir