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Insignes de l'escadrille 22
peints sur les fuselages

Insigne de la MF 22 utilisé par la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille MF 22 / F 22 en 1915 - 1916 - Dessin Pierre Sautour transmise par Thierry Michon que je remercie pour son aide.



Variante du premier insigne peint sur le Farman F 40 de l'escadrille F 22.
Dessin Albin Denis



Seconde variante du premier insigne peint sur le Farman F 40 de l'escadrille F 22.
Dessin Albin Denis

Statue de la louve du Capitol, emblème de Rome.
Cette sculture servit de modèle au dessin adopté par l'escadrille SAL 22.
Photo : Encyclopédie Wikipédia



Insigne définitif adopté en 1918 pendant le séjour en Italie.
Dessin : Albin Denis

Insignes métalliques
de l'escadrille SAL 22

Insigne 14-18 de l'escadrille SAL 22 en 1918. Insigne extrait du livre de Philippe Bartlett "Les insignes de l'aéronautique militaire française jusqu'en 1918. Livre que je recommande tout particulièrement.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille SAL 22

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Lors de sa résurrection comme 12ème escadrille du 38ème RAM, le 1er juin 1924, le personnel navigant ne reprend pas le dessin de la louve romaine. Ce n'est pas un cas isolé, car on observe cette pratique au 35ème RAM de Lyon-Bron. Si les quatres escadrilles de chasse conservent leurs traditions et leurs insignes, il n'en est pas de même pour les unités de reconnaissance et d'observation. Il est donc nécessaire de replacer ces unités dans le bon ordre et surtout de donner les insignes qui changent pendant cette période. Carte postale collection de Roland Brach que je remercie pour son aide.


Le 38eme RAM de Thionville-Basse-Yutz est alors composé de 8 escadrilles :
* 1er groupe de reconnaissance doté de 2 escadrilles équipées de Bréguet XIV :
- 1ère escadrille héritière des traditions de la SAL 51 qui adopte la tête de Napoléon.
- 2ème escadrille héritière des traditions de la SPAbi 54 qui adopte la tête de gaulois.
* 2ème groupe de chasse doté de 4 escadrilles équipées de Nieuport-Delage NiD 29 :
- 5ème escadrille héritière des traditions de la SPA 95 qui conserve son martinet.
- 6ème escadrille héritière des traditions de la SPA 153 qui conserve son gypaethe.
- 7 ème escadrille héritière des traditions de la SPA 62 qui conserve son coq de combat.
- 8 ème escadrille héritière des traditions de la SPA 73 qui conserve sa cigogne.
* 3ème groupe de d'observation doté de 2 escadrilles équipées de Bréguet XIV :
- 11ème escadrille héritière des traditions de la BR 260 qui adopte un perroquet.
- 12ème escadrille héritière des traditions de la SAL 22 qui adopte une flamant rose dans son nid. Cette période transitoire pour les insignes d'escadrilles ne durera pas, et toutes les unités reprendront tôt ou tard leurs emblèmes d'origine.

Si un insigne métallique a été adopté pendant le séjour de la 22 à Thionville-Basse-Yutz, on devrait trouver un flamant rose dans son nid. Pour l'instant, je n'ai pas encore trouvé cet insigne dans mes recherches.

Insigne de la 4ème escadrille du GB II / 38 - Cette escadrille volait sur Amiot 143 à partir de 1937 et passa sur Lioré-et-Olivier Léo 45 à partir de mai 1941 - Cette unité a été dissoute, le 30 novembre 1942 - Fabrication A. Augis Lyon - Photo Albin Denis.

Insigne du GB II/38 - Cette unité possédait les traditions des escadrilles SPAbi 54 et SAL 22 héritées de la Grande Guerre. Elles étaient respectivement 3ème et 4ème escadrille de la 38ème escadre de bombardement. Le GB I/38, quand à lui, possédait les traditions des escadrilles SAL 51 et BR 260 héritées de la Grande Guerre. Elles étaient respectivement 1ère et 2ème escadrille du 38ème escadre de bombardement. Insigne de la collection de M. Patrice Gout que je remercie pour son aide.

Escadron de ravitaillement en vol 4/91 "Landes" de Mont-de-Marsan - Insigne homologué par le SHAA sous le numéro A 904, le 9 décembre 1964 - Insigne Drago Paris - Photo Albin Denis

Escadron de ravitaillement en vol 4/91 "Landes" de Mont-de-Marsan - Variante de l'Insigne homologué par le SHAA sous le numéro A 904, le 9 décembre 1964 - Photo Albin Denis.

 

 

Symbolique

En 1916, l'escadrille adopte le nombre "22" dans un disque de couleur. Plus tard, en 1918, à l'occasion de leur déploiement en Italie, les personnels de l'escadrille choisirent un autre insigne, une représentation de la louve du capitol, emblème de Rome. Le dessin montre la louve allaitant les deux jumeaux Romulus et Rémus, laissés par leur mère mourante Rheia Silvia et leur père, le dieu Mars, au bord du Tibre par leur grand-oncle Amulius et qui avait peur que les jumeaux lui reprennent son royaume, le tout placé au milieu d'un cercle rouge.

Historique succinct

Créée en juin 1914, l'escadrille blindée Dorand met en ligne 6 avions Dorand DO 1 sous les ordres du Cne Paul Leclerc. Le 4 août 1914 à Villacoublay, elle prend l'appelation de DO 22. Elle fait mouvement sur Stenay pour se mettre sous les ordres de la IVème armée. Elle est maintenant sous les ordres directs du commandant Barès, chef de l'aéronautique. C'est ce même officier qui deviendra directeur de l'aéronautique au quartier général des Armées de l'est, poste qu'il occupera jusqu'en 1917.
Les équipages de la 22 sont engagés dans la bataille des frontières, sur les Ardennes le 22 et 23 août, puis sur la Meuse, le 27 et 28 août 1914. Repoussée par l'avancée allemande, la 22 va se replier progressivement sur Rethel, puis Suippes et Brienne-le-Château. Elle participe alors à la bataille de la Marne, du 6 au 10 septembre 1914. les combats sont violents dans la région de Sompuis. Elle gagne finalement Chalons-sur-Marne, le 7 octobre et restera stationné sur ce terrain jusqu'au 31 avril 1915.

Le 1er novembre 1914, l'escadrille perçoit des Maurice Farman MF 11 est devient la MF 22. De décembre 1914 à mars 1915, ses équipages sont engagés dans la 1ère bataille de Champagne et participent aux offensives et contre-offensives dans la zone de Perthes-les-Hurlus et Souain. Le 25 septembre 1915, elle participe à la 3ème bataille d'Artois en effectuant des reconnaissances et des réglages d'artillerie sur Ecurie, Thelus et Neuveille-Saint-Vaast.

En juillet 1915, l'escadrille MF 22 devient escadrille organique du 12ème corps d'armée. Elle restera liée à cette grande unité jusqu'à la fin de la guerre. A la mi-1916, elle perçoit des Farman F 40 et F 43 et devient la F 22. Elle participe ensuite à la bataille de Verdun du 8 avril au 22 juin 1916 en couvrant les environs de Douaumont, la côte de Poivre, Charny et Marre. En juillet 1917, nouveau changement d'avion. L'escadrille touche des Dorand AR 1 et devient l'escadrille AR 22.

Le 12ème CA occupe ensuite plusieurs secteurs entre Soupir et Pernant du 9 juillet au 23 septembre 1916, puis sur Cléry-sur-Somme et Belloy-en-Santerre, du 13 novembre 1916 au 16 janvier 1917 et finalement sur maisons de Champagne du 20 janvier au 11 octobre 1917. L'AR 22 est alors stationnée principalement sur Saint-Dizier, Avesne-le-Conte et la Cheppe. Au début de mai 1917, l'AR 22 participe à la bataille des Monts et reconnait le nord de Souain et la région d'Auberive-sur-Suippes.

A partir de la fin octobre 1917, la Xème armée est affectée en urgence au front d'Italie. En effet, les forces autrichiennes et allemandes ont enfoncé les lignes et battu les italiens à Caporetto. L'armée italienne a été obligée de se replier et de laisser le terrain. La Xème armée va intervenir avec les 31ème CA (escadrille organique AR 44) et 12ème CA (escadrille organique AR 22).

L'Ar 22 s'installe sur le terrain de Ghedi en Lombardie, à partir du 21 novembre 1917. Après une période d'instruction et d'observation dans la région de Castelnuovo, puis de Vicenze, le 12ème CA occupe un secteur au nord d'Asolo, à partir du 9 février 1918. L'AR 22 s'est intallée à Castello-di-Godega. Elle y restera jusqu'au 13 mars, où elle bougera vers Nove-di-Bassano.

En mars 1918, le 12ème CA français est mis à la disposition de la 12ème armée italienne. Le CA continue toutefois à dépendre de la Xème armée. Le 31 mars 1918, le général Graziani, chef du 12ème CA, prend le commandement des forces françaises en Italie.

Le 18 mai 1918, l'escadrille AR 22 perçoit enfin des Salmson 2A2, un avion spécialement conçu pour l'aviation de corps d'armée. Elle devient alors la SAL 22. Toujours stationnée à Nove-di-Bassano, ses équipages sont envoyés en reconnaissance des forces ennemies en avant du plateau d'Asiago que le 12ème CA occupe. Le 15 juin 1918, une importante offensive autrichienne est repoussée sur le Capitello-Pennar et le Cinna-Echar.

La SAL 22 participe aux bombardements des gares et des installations ennemies, tout en continuant sa mission principale de reconnaissances photo. La 12ème armée italienne passe à l'offensive sur le Piave du 25 octobre au 4 novembre 1918. Cette offensive, notamment menée par la 23ème division d'infanterie, devait marquer la défaite des forces austro-hongroises sur le front italien. Le 11 novembre 1918, l'armistice avec l'armée autrichienne est promulgué. Les éléments du 12ème CA occupent alors la région d'Asolo.

L'escadrille SAL 22 rentre en France, le 18 mars 1919 et sera dissoute le 4 avril de la même année. Il faudra attendre le 1er juin 1924 pour voir une nouvelle unité détentrice des traditions de la SAL 22 de la Grande Guerre.

Reprenant d'abord ses traditions mais pas son insigne à la louve, la 12ème escadrille du 38ème RAM de Thionville-basse-Yutz adoptera l'emblème d'une cigogne dans son nid. On peut observer que cette pratique est courante dans les nouvelles escadrilles d'observation / reconnaissance des régiments d'aviation des années 20/24. Ces escadrilles reprennant le glorieux passé des unités mais adopte un autre insigne. Il faudra quelques années pour que les dessins originaux reprennent leurs places.

 

Historique détaillé de la période DO 22

Synthèse de la revue Icare n° 199 consacrée à l'aéronautique des IVème et IXème armée en août et septembre 1914 par Stéphane Nicolaou chargé de recherche au Musée de l'Air et de l'Espace. Toute cette série d'Icare consacrée aux escadrilles de 1914 est remarquable tant du point de vue rédactionnel que du point de vue iconographique. Je la recommande à tous. (n° 193 - 195 - 197 - 199 - 201)

L'escadrille DO 22 est constituée, lors de sa création, de 6 avions Dorand DO 1 à moteur Anzani. Les pilotes de cette unité étaient le capitaine Paul Leclerc, chef de la DO 22, l'adjudant de Saint-André, les caporaux Marcel Brindejonc-des-Moulinais, Edmond Gastinger et Asa Robillot.

En juillet 1914, Edmond Gastinger pilote de la DO 22 et le mécanicien Lafontaine effectuent un vol d'entraînement. Arrivé à une altitude de 1000 mètres, l'avion commence à vibrer de manière inhabituelle. Le pilote réduit les gaz, demande à son mécanicien s'il s'est rendu compte de quelque chose. Rassuré suite sa réponse négative, il remet les gaz. Aussitôt l'hélice avec un morceau du vilebrequin s'arrache et heurte un montant de la cellule. Heureusement pour eux, l'avion venait de passer au-dessus du terrain de Buc, le pilote pu sagement atterrir sans autre dégat.

A la déclaration de guerre, la IVème Armée ne dispose que des escadrilles V 14 (future escadrille 101) et V 21 (future escadrille 219), toutes les deux équipées d'avions Voisin type L de 1913. Le 10 août 1914, la IVème armée reçoit en renfort une troisième escadrille, la escadrille C 11 qui vient d'être transférée de la Vème Armée.
La quatrième escadrille, celle qui nous intéresse, va être mise en place avec beaucoup plus de difficultés. Comme le signale Stéphane Nicolaou, après un imbroglio typiquement français, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, on s'aperçoit que l'escadrille Dorand n'a pas d'existance officielle, donc impossible de lui affecter les moyens du temps de querre. (avions et personnels)
De plus, pour corser le tout, son statut d'escadrille expérimentale, lui interdit d'aller au front. On se retrouve avec 6 avions cloués au sol alors qu'ils seraient certainement plus utiles en reconnaissance.

Il faudra attendre le 12 août 1914 pour qu'elle soit constituée par donation ministérielle !
Mais après, tout va aller très vite, avec commandes immédiates des pièces détachées aux 1ère réserve du camp de Chalons et 2ème réserve de Saint-Cyr. L'escadrille quitte Villacoublay le 16 août pour rejoindre Montmirail. L'itinèraire suivi est le suivant : Villacoublay, Meaux, La Ferté-sous-Jouarre, Montmirail, Epernay, Reims, Pontfaverger, Mazagran, Buzancy et finalement Stenay. Un des Dorand DO 1, pilote par le sergent Aimé Grasset, est endommagé à l'atterrissage. Victime d'une panne d'essence, Grasset a dû atterrir dans un champ mais beaucoup trop court pour sa course d'attrissage. L'avion termine dans un fossé et n'est pas réparable sur place. Les mécaniciens devront le démonter et le charger sur une remorque d'aviation. Premier jour d'opérations et déjà un avion fortement endommagé !

Nous avons le détail des modèles équipant cette escadrille aux début des opérations : cinq Dorand DO 1 à moteur Anzani de 85 ch et un 6ème exemplaire à moteur de la même marque mais de 120 ch.

Le 17 août 1914, le caporal Marcel Brindejonc des Moulinais part reconnaître la région de Stenay à Bastogne en compagnie d'un observateur d'état-major. La mission devra faire demi-tour en raison des conditions météorologiques contraires. Le soir, une autre mission est assignée à l'escadrille. L'adjudant de Saint-André, avec l'observateur qui lui a été assigné, voit Montmédy en flammes ainsi que de nombreux villages aux alentours. Aucune troupe importante n'est repérée sur l'axe Florenville, Neufchâteau, Saint-Hubert, Rochefort, Liblin, Recogne et Saupont.
Le 18 août, les pilotes de la DO 22 accomplissement deux nouvelles missions en utilisant l'avion en monoplace pour bénéficier du rayon d'action maximal et de la plus grande autonomie possible, c'est à dire 2h30. La première est réalisée par l'adjudant de Saint André sur Etalle, Arlon, Bastogne, Houffalize et Stenay. Il repère d'abord un convoi de 4 km de long, près de la gare d'Arlon, en mouvement vers Attert, puis sur Houffalize, son avion est pris à parti par l'artillerie ennemie qui lui expédit 6 obus, sans faire heureusement de dommage. La seconde par le Caporal Marcel Brindejonc des Moulinais qui est envoyé sur Neufchâteau, Witry, Fauvilliers, Clervaux, Bastogne. Après un début de mission calme, arrivé au nord de Wiltz, il constate très vite que tous les villages sont invertis par les troupes allemandes et que la partie nord du Luxembourg est envahie par l'ennemi. Sur Lentxweiller, il repère six hangars d'avions. Son avion devient la cible des artilleurs et des fantassins du secteur. Il rentrera avec son Dorand DO 1 perçé de 5 balles. Il est le premier pilote a revenir avec ce genre de trophées. Il ne sera malheureusement pas le dernier. Les autres reconnaissances menées par les escadrilles V 21 et V 14 montrent la progression d'au moins un régiment de Arlon vers Attert et l'avancée vers l'ouest de la 4ème armée allemande.

Citation à l'ordre de l'armée du Caporal Marcel Brindejonc des Moulinais pilote de l'escadrille DO 22 en date du 25 août 1914 : "A exécuté plusieurs reconnaissances au cours desquelles son appareil a été atteint par des projectiles."

Mais, il faudra attendre le 20 août pour confirmer que les forces allemandes sont en train de se masser en nombre. Deux missions sont alors assignées aux personnels de la Do 22. D'abord, le caporal Marcel Brindejonc des Moulinais est envoyé sur la Lesse, au nord de Saint-Hubert. Il y repère trois colonnes de 2,5 km à Villiers-sur-Lesse, une autre de 10 km à proximitè de Rochefort et une dernière, de 5 à 8 km sur Giney. Ensuite par l'équipage composé du caporal Edmond Gastinger et du capitaine Bertrand Pujo qui est chargé de reconnaitre la même zone. Après avoir découvert une concentration de cavalerie sur Habay-la-Neuve, leur avion est cannonné par l'artillerie contre avion allemande. Malgré une altitude de vol de 1500 mètres, le caporal Gastinger, pilote est blessé d'un éclat d'obus dans l'épaule. Malgré la douleur et aidé par son observateur qui ne sait pas piloter, il va réussir à rentrer sur le terrain de Stenay, atterrir normalement et finalement s'évanouir en raison du sang perdu. Heureusement, il se remettra de sa blessure et sera décoré de la médaille militaire pour cette action. Le Capitaine Pujo recevra une citation à l'ordre de l'armée. Edmond Gastinger est le premier blessé de l'escadrille 22.

Textes de leurs citations :
- Médaille militaire et citation du caporal Edmond Gastinger pilote de l'escadrille DO 22 :  "ayant été atteint au dos par un projectile, a réussi à ramener sans accident son appareil et l’officier observateur qu’il pilotait."
-
Citation à l’ordre de l’Armée du capitaine Bertrand Pugo observateur de la IVème armée : "A survolé presque chaque jour la région occupée par l’ennemi, a subi son feu à plusieurs reprises, en particulier le 20 août, où son pilote a reçu une balle dans l’épaule. Il n’en a pas moins poursuivi avec sang-froid l’exécution intégrale des missions qu’il avait reçues."

L'association des moyens aériens des cinq escadrilles de la IVème armée (DO 22 - C 11 - V 21 - V 14 - BLC 4) et des reconnaissances de cavalerie va permettre le certifier la présence de quatre divisions d'infanterie allemandes en train de se regrouper dans la région de Neufchâteau. Toutefois, les états-majors français et allemands ignorent sousvent la position de leur adversaire. les combats sont souvent improvisés et très violents. Pour couvrir les engagements des différents corps d'armées, les avions sont envoyés ponctuellement toujours en mission d'observation ou de reconnaissance derrière les lignes ennemies.

Citation à l'ordre de l'armée de l'adjudant Marcel Saint-André pilote de l'escadrille DO 22 : "A exécuté plusieurs reconnaissances à longue portée, pénétrant très en avant dans le territoire ennemi."

Le Caporal Marcel Brindejonc des Moulinais, associé au Capitaine Bertrand Pujo, utilisent maintenant le Maurice-Farman MF 11 n° 116 du commandant Barés, temporairement interdit de vol. Ils sont envoyés sur Belle-Fontaine, Rossignol et Sainte-Marie qu'ils trouvent en flammes.
C'est le seul avion réellement conçu pour ce type de mission, a être présent sur le front de la IVème armée. Il dispose à la fois d'un bon rayon d'action , permet l'emport d'un équipage de deux aviateurs dotés de l'ensemble des moyens nécessaire à une mission en profondeur. De leur coté, les Dorand DO 1 cumulent beaucoup de défaut avec en particulier l'impossibilité de monter à plus de 2000 mètres et d'emporter des projectiles.

Bataille des Ardennes suivie de la bataille de la Meuse :

Le 22 août, le Dorand piloté par le caporal Asa Robillot est déséquilibré par une forte rafale de vent. Le pilote remet les gaz mais n'arrive pas à éviter un sapin qu'il tranche à 100 km/h. Le biplan touche le pont du canal et termine sa course folle dans l'eau. Au sol, on pense au pire mais avec étonnement, on voit le pilote et l'observateur s'en tirer sans une égratignure. Ce n'était pas leur jour ! Le capitaine Leclerc, le chef de la 22, passe quand même un savon sévère au pilote alors qu'il n'était pas encore sorti de l'eau.

Le 24 août, le beau temps est de la partie et les avions peuvent reprendre leurs reconnaissances. Le caporal Brindejonc des Moulinais et le capitaine Pujo réalisent une mission très riche en renseignements sur l'axe Stenay, Avioth, Vance, Habaye-la-Neuve, suxy, Herbemont, Muno et le Chesne. Ils repèrent 3 divisions respectivement sur Huombois-Saint-Marie, Rossignol-Rulles et Izel-Florenville. Le 25, le sergent Aimé Grasset part avec son observateur sur Montmédy. Au retour, son moteur de son Dorand tombe en panne et il est obligé de se poser en camapgne près de Stenay. Malgré que les allemands soient proches de la Meuse, donc susceptibles de les surprendre, ils décident d'attendre l'équipe de dépannage le plus longtemps possible. Après une nuit à surveiller leur avion, ils décident de regagner leur unité. Ils brûlent leur avion pour qu'il ne tombe pas intact aux mains de l'ennemi. C'est le deuxième avion de la Do 22 a être détruit depuis le debut des hostilités.
Le soldat Bécassin, mécanicien affecté à l'adjudant de Saint André, réussit à récupérer le moteur de leur avion sous le feu de l'ennemi et gagnera à cette occasion une citation à l'ordre de l'armée.

Le 26 août 1914, les allemands franchissent la Meuse, à Donchery près de Sedan. Les 11eme et 17ème corps d'armée sont engagés dans la contre-attaque. Les moyens aériens de la Do 22 sont maintenant de quatre Dorand DO 1 équipés d'un moteur Anzani de 80 ch. Les deux Dorand DO 1 détruits les 22 et 25 août n'ont pas encore été remplacés.

Le 27, les allemands ont construits deux ponts de bateaux, à Villiers-devant-Mouzon et dans la boucle ouest de Martincourt. L'avance ennemie oblige les moyens aériens à déménager rapidement. La DO 22 quitte le terrain de Stenay pour s'installer au Chesne. le 9ème Corps d'armée fait retraite sur Signy-l'Abbaye tandis que le reste de la IXème armée tente de conserver la rive gauche de la Meuse. Le lendemain, pour éviter un mouvement tournant des forces allemandes, la IXème armée reçoit l'ordre de reculer alors qu'elle ne perdait pas de terrain.

L'état-major français, qui a longtemps négligé le rôle de l'aviation, va observer la manière qu'ont les allemands de se servir de leurs moyens aériens, en particulier lors des liaisons avec l'artillerie. Plusieurs décisions sont prises pour faciliter le travail conjoint des artilleurs avec les aviateurs. ceux-ci seront maintenant utilisés pour repèrer les objectifs susceptibles d'être pilonnés et devront donner aux batteries les renseignements nécessaires pour la destruction des pièces ennemies. Cette note relative à l'emploi de l'artillerie (n° 2563) marque officiellement la naissance de l'aviation d'artillerie. Heureusement, le commandant Barès, chef de l'aéronautique de la IVème armée avait anticipé ces mesures et faisait déjà voler des officiers artilleurs avec les pilotes des escadrilles sous son commandement. Le jour de la diffusion de cette note, les soldats Gavini du 49ème RA et Bienaimé du 49ème RA, détachés au service de l'aviation, ont déjà terminé leur mission d'information des personnels navigants au réglage d'artillerie.

Médaille militaire et citation de l'adjudant Marcel Saint-André pilote de l'escadrille DO 22 : "Nombreuses reconnaissances au-dessus de l’ennemi. Le 27 août 1914, ayant atterri auprès de l’artillerie lourde pour lui donner un renseignement, n’a pu repartir par suite de la rupture d’un essieu. Est resté sous le feu pour remonter son avion et a pu sauver son moteur en le chargeant dans une voiture de la compagnie des sapeurs d’arrière garde. Le 12 octobre 1914, poursuit un avion allemand et le ramène dans ses lignes."

Arrivée de Jules Védrines et de son Blériot blindé :

Le 28 août, pour renforcer les moyens aériens de la IVème armée, le soldat Jules Védrines et son Blériot blindé 160 ch sont affectés à l'escadrille DO 22. Cet avion, équipé d'un moteur Gnôme de 160 ch, est destiné à l'attaque des dirigeables et non aux missions de reconnaissance. L'emport d'une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm est prévue à partir de la place arrière, mais en position couchée par une trappe latérale située sous l'aile gauche. Pas du tout adaptée à l'affrontement aérien qui n'est pas encore de mise en 1914. Le caporal René Vicaire, à la fois mécanicien et mitrailleur, est associé à Védrines pour le service de cet avion. Ensemble, ils vont mener plusieurs reconnaissances avec l'envie de renconter des avions ennemis.

Le 9ème corps d'armée se replie sur Rethel. La cavalerie allemande, continuellement en pointe, oblige les aviateurs à changer plusieurs fois de terrains, ceux-ci étant beaucoup trop exposés à l'adversaire. De 29 août au 4 septembre, la DO 22 change 6 fois de terrains. Pas vraiment facile pour organiser la maintenance et l'organisation des missions.

Le 2 septembre, un Taube survole le terrain de la 22, Védrines saute dans son avion et hurle à son mitrailleur, qui était en train de nettoyer son arme, de la remonter vite fait et de le rejoindre. Le Blériot démarre avec difficultés et réussit à décoller. L'allemand, qui a vu l'avion français s'élancer, a fait demi-tour et regagne ses lignes. Le Blériot, plus rapide, rattrape facilement l'avion ennemi. A 80 mètres, le mitrailleur demande à Vedrines de s'approcher beaucoup plus, ce que le pilote refuse. Après avoir tiré 3 bandes de balles, sans enrayage ce qui est quand même rare, le Blériot blindé dépasse son adversaire qui pique vers le sol. Le mitrailleur René Vicaire voit nettement l'avion ennemi, suivi par des volutes de fumées, se poser dans les lignes françaises à la Grande Romanie, près de Suippes. C'est la première victoire aérienne du conflit malheureusement elle ne sera jamais confimée, certainement en raison de l'aversion notoire de nombreux officiers envers Jules Védrines, ce grand pilote. Il aurait été délicat pour eux, après l'avoir autant raillé, de reconnaître son courage et son audace. L'avion allemand, capturé par les troupes au sol, avait été touché au réservoir d'huile. L'huile, se répandant dans l'air, avait touché les tuyaux d'échappement et avaient provoqué la fumée vue par l'équipage français. Comme on ne parlait pas encore d'homologation et que Védrines n'était pas aimé par les militaires, il fut floué de cette juste victoire. Encore une injustice de l'histoire !

Quelques jours plus tard, le caporal Edmond Gastinger emmène René Vicaire en reconnaissance avec un Dorand DO 1. Comme il n'y a pas de place pour emporter la mitrailleuse Hothkiss, les deux hommes emporte un revolver pour le pilote et une carabine Browning à 5 coup pour le mécanicien/mitrailleur. Après une navigation dans une alternance d'éclaircies et de gros nuages, leur avion sort d'un nuage complètement incliné et tombe nez à nez avec un Taube, dont l'équipage est aussi surpris que les français. Nos deux hommes, après avoir redressé leur appareil, se jettent sur leur armement et s'apprêtent à en découdre. Mais comme les deux avions volent l'un vers l'autre, le croisement est très rapide, ne permet pas aux français de tirer et au pilote allemand de lever le bras, peut-être amicalement. Les français répondent au geste et perdre tout à coup leur envie de se battre. Il faut dire qu'à cette époque, les avions ne se tiraient pas encore dessus. Les deux équipages se sépareront sans autre effusion.

Finalement, l'ensemble des personnels de la 22 arrivent à Brienne-le-Château dans la journée du 4 septembre et y restera pendant toute la bataille de la Marne. Les Dorand DO 1 ne sont pas appréciés en raison de leur impossibilité chronique de monter en altitude, ce qui géne considérablement le travail des observateurs. Le parc de l'escadrille est maintenant réduit à 3 avions, auquel il faut ajouter l'avion de Védrines.

La bataille de la Marne :

Le 5 septembre, la IVème armée continue sa retraite sur Sompois et la trouée de Revigny et les escadrilles qui lui sont affectées sont chargées de repèrer les mouvements des forces ennemies. Le 8 septembre, au plus profond de la bataille et avec la menace des allemands de percer entre deux armées françaises (IXème et IVème armées), des avions des escadrilles DO 22 et V 21 sont mis à la disposition de la 9ème division de cavalerie et du 11ème corps d'armée. Aucune colonne importante n'est repérée.
L'adjudant de Saint-André part reconnaitre le circuit Saint-Rémy-en-Bouzemont, Thiéblemont-Farémont, Blesmes, Revigny, La Chaussée romaine, Châlons et retour à Brienne-le Château. Il repère successivement des batteries d'artillerie en action sur la rive droite de l'Ornain, des sections de cavalerie en monvement et finalement un convoi de 3 ou 4 km de long en position d'attente. Le caporal Marcel Brindejonc des Moulinais largue un total de 23 grenades Aasen à partir du MF 11 n° 116 qu'il pilote régulièrement (celui du Cdt Barès)

Comme les missions de réglages d'artillerie prennent la priorité sur les missions de reconnaissances, le directeur de l'avaition de la IVème armée, le Cdt Barès répartit ses moyens aériens dans les différentes grandes unités de l'armée. c'est ainsi que la DO 22 envoie deux détachements aux 21ème et 17ème Corps d'armées.

Védrines, son mitrailleur et son Blériot sont envoyés pour assurer une de ces mission au profit d'un corps d'armée. Posés à Brienne-le-Château, ils sont surpris par l'artillerie ennemie qui les oblige à se coucher dans des trous d'obus jusqu'à la fin de la salve. La nuit tombée, ils se présentent au commandant de l'artillerie qui leur demande aussitôt d'aller faire un tour ailleurs car leur avion a été repéré, ce qui n'arrange pas vraiment sa situation. Après avoir camouflé sommairement leur avion avec des draps, ils attendent le petit matin pout Moncey-l'Abbaye. En plein décollage, à 150 m d'altitude, un pigeon a la malencontreuse idée de percuter l'hélice du Blériot. Nos deux hommes sont forcés de faire demi-tour. En désespoir de cause, ne pouvant repartir de suite, faute d'hélice de rechange, ils vont s'intégrer aux artilleurs et les aider dans l'approvisionnement des canons de 75 mm.pendant les combats de la nuit du 7 au 8 septembre 1914. Deux jours plus tard, par hasard, le caporal Gastinger se pose à proximité. Il peut ramener René Vicaire sur le terrain de la 22. Queque jours plus tard, c'est au tour de Jules Védrines de rejoindre. Comme toujours, le capitaine Leclerc l'attends pour le sermoner, le commandant de l'escadrille n'ayant jamais apprécié Védrines.

Le 9 septembre, le caporal Brindejonc des Moulinais part en reconnaissance avec le capitaine Thiroux sur la zone de Sompuis, la Fère Champemoise et Vertus. Ils repèrent d'abord plus d'une dizaine de batteries d'artillerie, trois régiments d'infanterie et de cavalerie. En fin de mission, ils se posent à Saint-Ouen. En fin de journée, une autre mission est envoyée pour reconnaitre la région de Trouan et de Mailly où une division française se dirige. Les aviateurs ne repèrent auccune activité adverse.

Le 10, malgré le temps orageux qui limite les missions aériennes, Brindejonc des Moulinais, grâce au MF 11 qu'il utilise, peut effectuer 3 missions dans la même journée. D'abord avec le capitaine Bertrand Pugo puis avec le capitaine Thirion, ces trois missions ne répèrent aucune troupe ennemie. Le 11 septembre, l'offensive générale fait céder les troupes allemandes.
Le 20 septembre, la Do 22 ne comprend plus que deux Dorand DO 1 à moteur Anzani de 80 ch, le MF 11 n° 116 attribué à Brindejonc des Moulinais et le Blériot blindé de 160 ch de Védrines. Le 21 septembre, le lieutenant René Drouot remplace le Capitaine Leclerc à la tête de la DO 22.
Jules védrines est muté à la deuxième réserve de Tours. En opposition constante avec le capitaine Leclerc, le chef de la DO 22, et certainement jalousé par de nombreux officiers, il n'aura pu démontrer toutes ses qualités militaires. Il faudra attendre un peu pour qu'il devienne le meilleur pilote spécialiste des missions spéciales.

A la fin du mois, le parc de la DO 22 n'étant plus que de 3 avions, avec un seul réellement utilisable (le MF 11 n° 116), il devient urgent de remplacer ces avions. Il faudra quand même attendre le début de novembre 1914 pour voir arriver des Maurice Farman MF 11 neufs.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements


Carte des différents stationnements

Numéros des départements français

 

 

Unités rattachées au
12ème corps d'Armées

Unités aéronautiques rattachées
au 12ème Corps d'armée

Rattachements de l'escadrille

 

 

Batailles et missions importantes
de l'escadrille 22

 

Commandants de l'escadrille

Décorations

 

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

 

Morts: en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Marcel Brindejonc-des-Moulinais

Né au Légué à Plérin (22) le 8 février 1892 - Tué à Vadelaincourt (55), le 18 août 1916 - Brevet de pilote civil n° 448 obtenu à 19 ans, le 23 mars 1911.
En février 1913, il parcouru la distance Paris-Londres en 4h55 mn avec retour par Bruxelles - En avril, il relie Paris-Madrid et retour. Le 10 juin 1913, il accompli un tour d'Europe des Capitales. Il relie alors Villacoublay - Varsovie - Warme - Berlin, soit 1400 km - Puis il relie Berlin - Saint Pétersbourg - Stockholm - Copenhague - Hambourg - Villacoublay soit un total de 4800 km pour l'époque. Il reçut pour cet exploit la Légion d'Honneur, Les ordres de Sainte-Anne-de-Russie, de Wasa (Suède) et de Daneberg (Danemark).
En avril 1914, il participe au rallye aérien de Monaco et s'y classe second derrière Roland Garros. Après une affectation à la DO 22 où il va s'illustrer en effectuant des reconnaissances profondes lors des batailles de la Meuse et de la Marne, il est affecté à l'école de pilotage Morane-Saulnier du Bourget en raison de son état de santé qui s'est beaucoup dégradé. En 1916, il réussit à revenir en escadrille de chasse, la N 23. Il abat un Fokker E, le 30 juillet 1916 à Souilly-Etain - Pilote de l'escadrille DO 22 - Ecole Morane-Saulnier du Bourget - Pilote de l'escadrille N 23.

Retranscription des notes de
Marcel Brindejonc-des-Moulinais

Extrait et adapté de La Guerre Aérienne Illustrée
et du numéro199 de la revue Icare.

Du 2 au 15 août 1914, l'escadrille DO 22, qui n'avait pas d'existance officielle, ne peut être intégrée aux forces de combat. Il faudra attendre, le 12 août, pour qu'elle soit constituée par une dotation ministérielle. Le 15, pour rejoindre le terrain de Stenay, le capitaine Paul Leclerc doit se démener et réquisionne les camions du journal "Le Matin". Arrivé sur le terrain de Stenay, où est implanté l'état-major de la 4ème armée, commandée par le général de Langle de Cary, l'escadrille DO 22 partage son espace avec deux escadrilles équipées de Voisin (V 14 et V 21) et un Maurice Farman MF 11 (l'avion du Cne Barès).
Le 17 août, Brindejonc effectue sa première mission de reconnaissance sur la Belgique. Il n'a pas vu l'ennemi pendant tout le vol. Ce ne sera plus le cas le lendemain, car cette fois, il peut observer des patrouilles ennemies en mouvement.

Du 19 au 21 août, plusieurs reconnaissances sur la Belgique et le Luxembourg. Pour la première fois, son avion est touché par les six projectiles quand il survole Clervaux. Il essuie aussi quelques coups de canons qui restent éloignés. Au cours de ces vols, il repère avec précision le déplacement d'un corps d'armée précédée d'unités de pose de ponts qui se dirigent vers le Nord-Ouest. Une autre concentration, équivalente à un autre corps d'armée, se dirige vers l'Ouest.
Le 22 août, les forces ennemies repérées hier, entrent au contact avec les avant-gardes françaises dans les environs de Neufchâteau. De toute la région s'élévent les fumées des maisons qui brûlent, des combats qui font râge dans les villages. Partout de longues files de véhicules chargés de troupes, des trains et des longues colonnes qui viennent alimenter l'offensive allemande. Brindejonc constate l'infériorité française au point de vue méthode et organisation. Il ne peux d'ailleurs s'empêcher d'en faire part à ses camarades et comptant alors sur la valeur des troupes engagées et de leurs chefs. Les 23 et 24 août, deux nouvelles missions, un troisième corps d'armée allemand s'engage vers Arlon et Virton où les troupes françaises sont repoussées. L'inquiétude grandit chez les aviateurs. L'état-major de la 4ème armée se replie jusqu'au Chesne, le 24 août.

Le 26 août, Brindejonc, qui avait réalisé toutes ses missions de reconnaissance, seul à bord, va maintenant effectuer des vols avec le capitaine Bertrand Pujo. C'est avec cet observateur de grande valeur qu'il va maintenant voler, jusqu'à son départ de l'escadrille. A partir du 20 août, il avait commencé les missions à bord du MF 11 du Cne Barès, chef de l'aéronautique de la 4ème armée, qui ne l'utilisait pas. Il faut préciser qu'à l'escadrille, les Dorand DO 1 étaient complétement inadaptés aux missions et qu'il y avait de nombreux jeunes pilotes. Le MF 11 de Barès et l'arrivée de Jules Védrines avec son Blériot blindé vont donner une bouffée d'oxygène à l'unité qui en a bien besoin. Les reconnaissances ont découvert trois corps d'armée de Vurton à Florenville, et 2 terrains d'aviation dans les environs de Carignan. Les Allemands sont au contact dans les faubourgs de Sedan. Les troupes ennemies, qui ne peuvent pas pénétrer, la contournent. L'armement de leur MF 11 consiste en des obus de 3 kg qui sont largués à travers un tube fixé le long du fuselage de l'appareil. La DCA ennemie, plus virulente qu'auparavent, leur expédie une cinquantaine de coups, heureusement non précis. Le 27, pendant une reconnaissance sur Bouillon et Sedan, Brindejonc largue des obus sur un camion qui semble touché.

Le 28 août, la mission doit voler très bas en raison des nuages et de la pluie qui tombe en abondance. Le capitaine Chasle est l'observateur qui l'accompagne. Comme ils volent bas, il voient et entendent l'artillerie en pleine action. Ils atterrissent près du PC du 11ème corps d'armée du général Eydoux. Il trouve les officiers très démoralisés et incapables d'empêcher les troupes allemandes de franchir la Meuse. Du ciel, ils voient une charge à la baïonnette. La deuxième mission de la journée permet de voir les troupes coloniales repousser l'ennemi qui a pris pied sur les rives de la Meuse. Le 29, trois missions au-dessus des positions françaises et allemandes. A nouveau, ils délivrent directement les observations qu'ils ont fait au PC du Corps d'armée. Encore une fois, les officiers présents n'y croient plus.
Le 30, une division de cavalerie allemande a contourné le dispositif français par la gauche et devient très menacant pour les avions qui sont stationnés à Rethel. Immédiatement, le camp est levé, les tentes démontées et toute la colonne terrestre fait mouvement sur Cauroy. Brindejonc quitte le dernier le terrain du Chesne et se pose d'abord à Rethel, sans trouver personne, puis à Machault et finalement Cauroy pour y retrouver les autres avions de la 22. Reconnaisance dans la foulée sur la bataille de Launois, près de Novion-Porcien et Signy-l'Abbaye. Leurs observations sont directement transmises au général Foch qui commande maintenant deux corps d'armées. Le 31, mission de reconnaissance sur Château-Porcien, Signy-l'Abbaye et Rumigny. Ils atterrissent près du PC du 11ème corps d'armée pour faire le rapport de leur mission. Cette fois, Brindejonc a le moral au beau fixe car le 11ème corps est constitué de troupes venant de Bretagne, sa province d'origine.

Le 1er septembre 1914, mission sur Château-Porcien et Signy-l'Abbaye. Le moteur du MF 11 présente des signes d'essouflement et va falloir le changer. Le capitaine Barès envoie Brindejonc à Mourmelon pour trouver un moteur. Il trouve sur place des militaires qui évacuent. Il parvient tout de même à faire démonter le propulseur de son avion par des mécaniciens et téléphone pour en obtenir un autre. Peine perdue, l'heure est à la retraite ! Il faut donc remonter le moteur défaillant et décolle pour Saint-Cyr où il trouve la base en plein déménagement pour Tours. Il réussit néanmoins à touver un moteur déjà chargé sur un wagon, le fait décharger et monter sur son avion qui en a bien besoin. Il regagne Châlons-sur-Marne le 3.

Le 4, mission sur l'axe Rethel-Reims avec un atterrissage à Tours-sur-Marne pour rendre compte directement au général Foch, puis à Heitz-le-Maurupt à l'état-major du général Langle-de-Cary. Il effectue une seconde mission sur de Somme-Storme à Cuperly en atterrissant à Saint-Dizier. Le 5, mission sur l'axe Saint-Dizier, Reims, Fismes, Bergères-lès-Vertus. Comme c'est la règle maintenant, ils atterrissent à Bergères-lès-Vertus pour rendre compte immédiatement de leurs observations au général Foch. Ils ont observés quatre corps d'armée allemands qui avançaient en ordre de bataille à travers le camp de Châlons et à proximité de Reims. Ils larguent deux obus sur un bivouac et observent les explosions. De bien maigres moyens offensifs qui ne peuvent influer dans la conduite des opérations. Ils atterrissent successivement à Saint-Rémy-en-Bouzemont, puis à Brienne-le-Château. Le lendemain, reconnaissance sur Brienne-le-Château, Châlons, Vertus avec atterrissage à Pagny pour le compte-rendu direct au général Foch. L'ennemi occupe maintenant Châlons et la région d'Ay. Le 7, mission sur Vitry et Châlons avec un second vol pour larguer des obus.

Le 8 septembre, leur mission est de surveiller l'arrivée de renforts allemands sur les routes qui joingnent Châlons. D'autres avions ont été envoyés, dans le même but, pour surveiller l'Est de Vitry-le-François. Seconde mission de la journée en embarquant 23 obus de 3 kg, ils en largent sur des batteries d'artillerie à l'Est de Vitry puis sur un échelon de ravitaillement d'un groupe d'artillerie. En dessous, c'est la panique, les troupes se dispersent dans tous les sens mais se reforment immédiatement après le départ de l'avion. Ils repèrent 80 canons à l'Ouest de Vitry. Le 9, il repère d'autres batteries d'artillerie sur Châlons et atterrit à Meix-Thiercelin près du PC du 17ème corps d'armée sous les ordres du général J.B Dumas. Seconde reconnaissance sur Mailly et Sommesous.
Le 10, Brindejonc-des-Moulinais et Pujo avaient repérés un trou dans le dispositif allemand, il n'y avait pas de troupes à gauche de la 4ème armée, vers le camp de Mailly. Un espace à exploiter entre deux armées allemandes. La division de cavalerie étant sur la zone du camp de Mailly, il était nécessaire de pousser dans l'intervalle une division ou un corps si possible. De manière à prendre les Allemands de coté et de bloquer leur progression sur Paris. Dans ce but, et pour surveiller les mouvements ennemis, nos aviateurs survolent Sompuis, Mailly, Sommesous, Lenharrée, Coole. Toujours pas de réserves allemandes en vue ! Seconde mission avec le capitaine Thiron. Ils atterrissent près du PC du 21ème corps et indiquent que les troupes françaises ne sont pas encore assez en avant, qu'il n'y a pas de troupes ennemies en face d'eux. N'arrivant pas à convaincre le général Dubois de l'absence d'ennemi devant ses troupes, ils redécollent. Ils voient une division d'infanterie qui avance lentement, couverte par de l'artillerie qui tire à limite de portée dans le vide, car il n'y a pas d'Allemands devant eux. Ils se reposent à Saint-Ouen, font immédiatement rapport au général. Trois grandes reconnaissances dans la journée avec retour à Brienne-le-Château à la nuit.

Le 11 septembre, reco sur Brienne-le-Château-Mailly-Châlons-sur-Marne. Il lance un obus de 90 mm sur un parc d'artillerie. Après quelques jours de mauvais temps où les vols sont impossibles, ils se rendent à Suippes où ils sont accueillis par de l'artillerie dès leur atterrissage. Vite fait, ils redécollent pour aller se poser à la Romanie. Le 16, mission sur Grandprè à Buzancy où ils observent les mouvements de l'armée allemande. A l'Est de Grandpré, les troupes ennemies creusent des tranchées et la pointe du dispositif adverse passe par le Nord de Vienne-la-Ville et Souain.

Le 21 septembre, le lieutenant René Drouot prend le commandement de l'escadrille. Il remplace le capitaine Paul Leclerc qui passe adjoint au commandant de l'aviation, le capitaine Roisin. Le capitaine Barès passé commandant devient le chef de l'aviation française. Le 25, après trois jours d'immobilisation en raison d'une fuite d'huile du moteur, ils partent sur Grandprè, Buzancy, Attigny, Sommepy. Ils repèrent six terains occupés par des avions. Ensuite ils partent sur Clermont-en-Argonne, Grandpré et Souain. Les troupes allemandes ont pris Varennes à l'est de l'Argonne. Le 27, reco sur l'Argonne où ils sont pris à parti par la DCA qui les canonnent à 2800 mètres. Brindejonc reçoit une seconde citation.

Le 4 octobre, deux Maurice Farman MF 11, pilotés par le Ltt Roger Vitrat et le soldat Pierre Gouguenheim, arrivent de Verdun pour être affectés à l'escadrille. Le moteur de rechange, qui arrivait en même temps, est installé sur l'avion de Brindejonc-des-Moulinais qui en cherchait un depuis le 28 septembre. Il en profite pour installer un nouveau tube lance-obus plus adapté.

Le 22 décembre 1914, Brindejonc part pour Paris pour convoyer un Morane Parasol type L. Le 25, le brouillard qui couvre toute la région empêche toute mission. Marcel décolle tout de même pour tester cet avion qu'il connaît mal. N'ayant plus piloté de monoplan depuis longtemps, il est pour le moins désappointé. Il est obligé écourter ses essais en raison du froid qui régne en altitude et ses vêtements pas du tout adaptés à la saison.

Le 25 décembre 1914, il est nommé sous-lieutenant.
Le 26, il décolle de Saint-Cyr pour relier Châlons, en compagnie de son mécanicien Jules Moreau. Le 1er janvier, pour fêter ses nouveaux galons, il invite ses camarades à diner à l'hotel de la Cloche. Il déjeune aussi pour la première fois à la popote des officiers qui lui réservent un accueil sympatique.
Le 18 janvier, les conditions météorologiques sont mauvaises avec un vent très violent qui balaie tout le secteur. Brindejonc tente de survoler les lignes, d'abord avec le MF 11 puis le Morane-Saulnier, peine perdue. Il aperçoit un avion allemand qui passe au loin et qui ne peut rentrer chez lui en raison des bourrasques. Il apprendra le lendemain que l'avion ennemi s'est posé à Bar-le-Duc.

Le 23 janvier 1916, Brindejonc-des-Moulinais réalise sa première mission de reconnaissance avec le Morane-Saulnier type L sur Souain, Saint-Soufflet et Manonvilliers. Croisant à 2000 mètres, son avion n'est pas inquiété par la DCA allemande. Le 28 janvier, nouvelle reconnaissance sur Cernay-en-Dormois, Tahure et Saint-Soufflet. Le lendemain, il explore les environs de Somme-Py, Semide et Beine par un froid très vif. Partout, les Français sont aussi nerveux que les Allemands et tirent sur tout ce qui vole. Le 3 février, une reconnaissance pour rien au-dessus des nuages près de Vouziers, puis le 4 sur Semide et Grateuil.

Le 6 février, l'escadrille MS 38 arrive sur le terrain de Châlons-sur-Marne. Brindejonc-des-Moulinais est à la limite de l'épuisement, il y a déjà longtemps qu'il ne digère plus ses repas. Le 8 février, il effectue une mission de reconnaissance en avant du corps colonial.
Le 12, il se rend à la côte 204 près de Perthes. Il déjeune avec le capitaine Lecompte qui commande une batterie de canons Rimailho. Il assiste à un tir de mortier de 220 mm sous la neige. Les talus des tranchées sont souvent faits de cadavres recouverts de terre. Il reste les pieds et les mains dehors.

Du 16 au 19 février, les 1er et 17ème corps d'armée attaquent. Le début de l'offensive commence bien avec 400 prisonniers. Des tranchées de premières lignes sont conquises. Le 19, il effectue une mission en avant du 12ème corps d'armée pour vérifier que les Allemands ne déplacent pas de troupes pour contrer l'attaque française. le lendemain, la même mission mais cette fois en survolant Pont-Faverger, Saint-Ellement à Suippes. Il ne repère rien. Le 25, mission en accompagnement de l'offensive sur Somme-Py et Bétheniville.
Le 26, l'attaque de la veille ayant échouée, Brindejonc est renvoyé dans la zone Est comprise entre Somme-Py et l'Argonne. Cette fois, son appareil est balotté par un fort vent du Nord et canonné à 3200 mètre d'altitude par une DCA plus précise que d'habitude.

Le 27 février, il décolle en compagnie du Capitaine Bertrand Pujo pour reconnaitre les environs de Monthois où l'on croit avoir vu des troupes. Les deux aviateurs découvrent des traces de bivouacs à Livry et près d'autres villages voisins, quelques petites colonnes. Mais pas de grosse troupe par conséquent. Du coté français, de longues files de fantassins et d'artillerie, les troupes du 4ème corps d'armée avancent. Le 16ème Corps se joint au bal avec musique, troupes d'actives, jeunes conscrits. En face, les Allemands semblent se ravitailler en munitions et renforcent toujours leurs installations de campagne, ce sera dur !

Le 3 mars, il va se promener en auto sur la montagne de Reims et se fait canonner dans un village. Des habitants, qui étaient rentrés chez eux, malgré la proximité immédiate du front (4 km), s'en tirent avec une grosse peur. Le 5, il rencontre le Sgt Marc Bonnier de l'escadrille VB 101 qui lui dit tout le bien qu'il pense de ces escadrilles de bombardement entièrement équipées d'avions Voisin. Huit escadrilles de ce type sont stationnées dans le secteur et participent activement aux opérations en cours. Le lendemain, l'adjudant Marcel Saint-André muté dans les Dardanelles offre un dîner d'adieu à ses camarades. Ce valeureux pilote, affecté à l'escadrille MF 98 se tuera, le 26 août 1915 lors de la chute de son avion en mer, près de Maudros (Dardanelles).

Le 9 mars, il effectue une mission en compagnie du capitaine Bouchet, observateur sur la vallée de la Py malgré les nuages de neige et le vent violent. Les prisonniers allemands, qui ont été interrogés, ont déclaré qu'une brigade de la Garde vient d'arriver dans le secteur. C'est celle que le capitaine Pujo et Brindejonc avaient signalé, le 27 février. Il est maintenant certain que plusieurs régiments ont été déplacés et amenés en avant de Perthes pour contrer l'offensive française. le 19 mars, nouvelle mission avec le Slt de la Rochefoucauld sur Dontrien, Semide, Monthois, Four de Paris. Ils rencontrent un Taube qui fuit courageusement et constatent une nette augmentation des troupes au sol. Le 21, mission avec le Cne Pujo pour repèrer une brigade allemande sur maure et des troupes sur Ardeuil et Séchault. Le 30, il engage le combat contre un avion ennemi sur Prosnes avec Tourtel comme mitrailleur. Seulement 3 balles sont tirées sans succès, l'adversaire préférant ne pas insister et s'enfuit vers ses lignes.

Le 2 avril 1915, reconnaissance avec le Slt Jean-Marie de la Rochefoucauld de Reims à l'Argonne en passant par Monthois. La DCA allemande, abondante et précise, prend à parti notre équipage et gène considérablement leurs observations. Ils raméneront deux éclats dans l'appareil, dont l'un a touché le pare-brise. Le 3, plusieurs pilotes se rendent à Muizon où est stationné l'aviation de la 5ème armée. Il y rencontre l'adjudant Georges Pelletier d'Oisy et le lieutenant René Chambe de l'escadrille MS 12 qui ont forcé un Albatros C à se poser dans les lignes françaises, près de Vaudemange. Malheureusement, l'équipage allemand a réussi à incendier son appareil avant sa capture.

Le 9 avril 1915, l'escadrille MF 22 doit envoyer deux pilotes sur Verdun pour participer aux missions de reconnaissance sur les Eparges. Les pilotes jouent à l'écarté la désignation. C'est finalement Brindejonc-des-Moulinais et d'adjudant Boyer qui accompliront cette mission. Ils arrivent à verdun, le 11 avril. peu d'habitants sont restés. le Lcl Scherrer, chef d'état-major de l'armée, convoque Brindejonc pour lui apprendre que le 8ème régiment d'infanterie vient de prendre les Eparges. Le 12, reconnaissance sur Conflans et au Sud de Longuyon. Des mouvements de trains de troupes sont repèrés vers le Sud. Il arrive au moins une ou deux divisions. Il assiste au pilonnage des villages de Maizeray et Marcheville mais l'attaque rate en raison du manque de coordination entre l'infanterie ety l'artillerie. Les 16 et 17 avril, pendant les reconnaissances avec le capitaine Pujo, leur avion est canonné avec précision par les pièces contre-avions allemandes.

Le 19 avril, visite du Général Joffre et reconnaissance sur Conflans, Briey, Oudun-le-Roman et retour sur Châlons-sur-Marne. Ils signalent l'arrivée de renforts qui empéchent toute attaque surprise pour fermer la boucle de Saint-Mihiel. Le 20, le moteur de son avion a deux pipes d'admission en aluminium cassée, sans doute parce qu'ils n'avaient pas eu le temps de les régler à Verdun.
Le 27 avril, notre pilote effectue une mission de 2 heures pour empêcher les pénétrations d'avions ennemis à 3000 mètres. Il part pour Paris en pleine nuit pour convoyer un Morane Saulnier de chasse. Deux jours plus tard, il revient du Bourget avec un appareil neuf.

Le 4 mai 1915, mission de reconnaissance avec le Ltt Pierre Langle de Cary sur Vouziers. Au retour, changement du moteur. Le 6, les missions signalent des mouvements de trains. L'état-major suppose que des troupes d'actives sont envoyées dans le Nord et remplacées par des territoriaux. le 11, missions de reconnaissance et de barrage aux avions ennemis de réglage d'artillerie car la division de cavalerie de Prosnes quitte la zone d'opération.
Le 17 mai 1915, pendant une mission avec le capitaine Mallard, leur avion est entouré par les obus de DCA. Ils rentre au terrain avec 3 impacts dont l'un considérable qui a entamé le bord avant de l'aile jusqu'au longeron. Le Maurice Farman a pris une sacrée secousse lors de l'impact. Ce n'est encore pas passé loin! Changement d'avion, Brindejonc-des-Moulinais volait sur cet avion depuis le 25 décembre 1914.

Le 18 mai, Brindejonc va visiter l'ouvrage Pruneau, au Nord-Ouest de Ville-sur-Tourbe) en compagnie du Ltt Kersauson, du Slt Jean-Marie de la Rochefoucauld et du Ltt Pierre de Langle de Cary. Cette zone, couverte de tranchées, avait été prise par les Allemands puis reprise par nos troupes. Ils trouvent beaucoup de cadavres dans les zones nons encore nettoyées. L'horreur de la guerre directement sous les yeux et non plus à distance dans le ciel.
Le 25 mai, après 48 heures de permission, il repart en mission avec le capitaine Bertrand Pujo sur l'Argonne et Vouziers. Croisant à 3800 mètres, ils observent peu de choses qui donnent à penser que les Allemands ont dégarni cette zone. Le 29, même mission sur Vouziers.

Le 30 mai, sa condition physique ne lui permet plus de cacher son état réel. Il y a longtemps qu'il ne garde plus ce qu'il mange, qu'il est souvent déprimé. Il décide enfin de se faire examiner par un médecin qui lui diagnostique un problème au foie. Le 2 juin, il est décoré de la Croix de Guerre.
Le 3 juin, mission de protection d'un bombardement sur Stenay. Le 5, reconnaissance avec le capitaine Mallard du Nord de Vouziers à Vrizy. La pompe à huile rend l'âme et ils sont obligé de rentrer sur Châlons au ralenti pour ne pas surchauffer le moteur qui va fonctionner 40 minutes sans huile. A l'arrivée, le propulseur, qui grice et chauffe excessivement, les ramène tout de même à bon port. De la bonne mécanique ! Il faut quand même ajouter que l'avion était à 4000 mètres quand l'incident est arrivé. Les jours suivants verront le changement successif de 2 moteurs avant de trouver le bon.

Du 8 au 15 juin, Marcel Brindejonc-des-Moulinais est à bout de forces. Il est victime d'une crise de gastro-entérite aigue et d'un état de faiblesse généralisé. Il est évacué sur Nantes pour un mois. Après plusieurs prolongations, car son état de santé ne s'est vraiment pas amélioré, Marcel revient à la MF 22, le 20 août 1915. Comme il est encore trop maigre et pas encore totalement remis, il est muté provisoirement comme chef pilote de l'école Morane-Saulnier du Bourget.
Il est ensuite muté à l'escadrille N 23 - Voir ce lien pour suivre ses aventures.

Marcel Brindejonc-des-Moulinais

Marcel Brindejonc-des Moulinais au retour de son raid de 4860 km - Carte postale d'époque.

Marcel Brindejonc-des-Moulinais avant guerre - Carte postale d'époque.

Remplissage du réservoir d'essence du Morane de Marcel Brindejonc-des-Moulinais
pendant le meeting de Reims en septembre 1913 - Carte postale d'époque.

Autre vue de Brindejonc avec son Blériot à moteur Gnôme de 50 ch - Carte postale d'époque

Le caporal Marcel Brindejonc des Moulinais photographié devant un Dorand DO 1 de l'escadrille DO 22 - Carte postale d'époque.

Le caporal Marcel Brindejonc des Moulinais photographié avec son mécanicien, le soldat de 2ème classe Jules Moreau devant un Dorand DO 1 de l'escadrille DO 22. Photo Collection Jules Moreau transmise par sa petite-fille Francine Trachier que je remercie pour son aide.

Des pilotes de l'escadrille DO 22 en 1914 : caporal Marcel Brindejonc des Moulinais, caporal Gaston Gastinger, caporal Pierre Gouguenheim - Photo Agence Rol mise en ligne par la bibliothèque numérique Gallica de la BNF.

Le caporal Brindejonc-des-Moulinais effectua de nombreuses missions de reconnaissance avec le capitaine Bertrand Pujo pour le compte du détachement Foch. Pour cela, il utilisa le Maurice Farman MF 11 du Cdt Barès, directeur de l'aviation de la IVème armée car les Dorand Do 1 de la DO 22 étaient totalement inadaptés à cette mission - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

MF 11 du Cdt Barés, commandant l'aviation de la IVème armée utilisé par le Caporal Marcel Brindejonc-des-Moulinais et le capitaine Bertrand Pujo - Sous le nez de l'avion, on aperçoit le tube vertical lance-obus de 155 mm qui permettait à l'équipage de bombarder les troupes survolées - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Caporal Marcel Brindejonc-des-Moulinais posant devant le MF 11 du Cdt Barés qu'il utilisa en missions à de nombreuses reprises - Sous le nez de l'avion, l'arme de bord, un mousqueton de cavalerie Berthier Mle 1890 et son chargement offensif, cinq obus de 155 mm - Photo Agence Rol mis en ligne par la bibliothèque numérique Gallica de la BNF.

Le caporal Marcel Brindejonc-des-Moulinais en visite aux unités de 1ère ligne de la cote 204, près de Perthes en avril 1915 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

 

 

Jules Védrines

L'aviateur Jules Védrines photographié avant guerre - Carte postale d'époque.

Pilote de la société Morane, il gagne la course Paris-Madrid le 26 mai 1911 - Le 13 janvier 1912, il bat le record de vitesse pure en avion avec 145 km/h. Deux ans plus tard, du 20 novembre au 29 décembre 1913, il réalise la première liaison aérienne Nancy-Le Caire, avec escales, à bord de son monoplan Blériot.
Le 28 août 1914, le soldat Jules Védrines et son Blériot blindé 160 ch sont affectés à l'escadrille DO 22. Avec le mitrailleur qui lui est affecté, René Vicaire, ils sont les auteurs de la première victoire française. Bien que l'avion allemand se soit posé dans les lignes françaises et a été capturé, cette victoire ne sera pas comptablisée. Le soldat Jules Védrines était détesté par ses supérieurs hiérarchiques.
Pourtant, c'était bien une victoire à homologuer ! Heureusement, Jules Védrines après un renvoi à l'arrière ( DM 36), retrouvera une unité de premier ordre, la N 3 à partir d'avril 1915 et sera chargé de prendre en main Georges Guynemer. Après la guerre, il s'illustrera en posant son Caudron G III sur les toits des Galeries Lafayettes, le 19 janvier 1919. Il se tue le 21 avril 1919 en compagnie de son mécanicien Guillain, lors de l'inauguration de la ligne Paris-Rome, à bord d’un Caudron C 23. Il repose au cimetière de Pantin.

Blériot blindé 160 ch de Jules Védrines et de René Vicaire - Carte postale d'époque

 

 

 

 

Jules Védrines en compagnie de son chef, le capitaine Paul Leclerc. Malheureusement les deux hommes ne s'aimaient pas, cela coûtera à Védrines l'homologation de la première victoire de la guerre. Carte postale d'époque.

Caporal Jules Védrines aux commandes d'un Morane-Saulnier type N de l'escadrille MS 3 lors d'une présentation des moyens aériens de la 6ème armée sur le terrain de Moreuil, en juin 1915. Son appareil est équipé de déflecteurs d'hélice destinés à dévier les balles de la Hotchkiss de 8 mm qui pourraient la toucher. Photo Famille Moineville que je remercie pour son aide.

Jules Védrines s'illustre après guerre en posant son Caudron G 3 sur le toit des galeries Lafayette, le 19 janvier 1919 - Carte postale d'époque.

Jules Védrines posant avec son mécanicien, Guillain juste avant le décollage de Villacoublay vers Rome, le 21 avril 1919. A bord d'un Caudron C 23, les deux hommes comptaient faire la traversée des Alpes en survolant le Mont Blanc. Malheureusement, leur avion s'écrase à l'atterrissage à Saint Rambert d'Albon. - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

 

Les hommes

Personnels de l'escadrille DO 22 en août 1914 - Au centre, le caporal Marcel Brindejonc des Moulinais - Les militaires portant l'insigne des troupes de l'aéronautique sur la manche gauche sont des pilotes - Quand cet insigne était porté à droite, les hommes ne font pas partie du personnel navigant (pilote, observateur, mitrailleur) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Maurice Seneuze transmise par Mme Monique Champeaux sa fille que je remercie pour son aide.

Mécaniciens de l'escadrille 22 - Le soldat de 2ème classe Maurice Seneuze, mécanicien est au premier rang, le 3ème à partir de la droite - Il a appartenu à cette unité du 4ème trimestre 1914 au 23 septembre 1917 - J'ignore quand cette photo a été faite, je ne peux donc préciser la dénomination exacte de l'escadrille - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Maurice Seneuze transmise par Mme Monique Champeaux sa fille que je remercie pour son aide.

Laboratoire photo de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille F 22 sur le terrain d'Auve, le 25 mars 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Laboratoire photo de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille F 22 sur le terrain d'Auve, le 25 mars 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Laboratoire photo de la 51ème section de photos aériennes intégréeà l'escadrille F 22 sur le terrain d'Auve, le 25 mars 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Voiture photo n° 54851 de l'escadrille F 22 sur le terrain d'Auve, le 25 mars 1917 - Le Sgt Pierre Sautour, photographe, est à l'extrême droite - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Personnels de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille AR 22 - Photo prise sur le terrain de Nove-di-Bassano (Italie) pendant l'été 1918 - L'escadrille AR 22 / SAL 22 a stationné sur ce terrain du 13 mars 1918 au 18 mars 1919 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Cne Pierre Henri Louis Chrysostome Hadengue - Né le 24 janvier 1893 à Etalon (Somme) - Fils d'Albert Hadengue et de Madeleine Pluchet - Profession avant guerre Agriculteur - Engagé au 4ème régiment de cuirassiers, le XX octobre 1913 - Nommé Sous-lieutenant - Brevet de pilote militaire n° 2078 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 14 décembre 1915 - Présent à l'école militaire d'aviation de Chartres, jusqu'au 21 décembre 1915 - Pilote du GDE (Groupement des Division d'Entrainement) du 21 décembre 1915 au 8 février 1916 - Affecté à l'escadrille MF 22 par l'ordre d'affectation n° 18697 du GQG, en date du 2 février 1916 - Pilote de l'escadrille MF 22 / F 22 du 13 février 1916 au 3 octobre 1917 - Nommé Lieutenant, le 5 juillet 1916 (JO de la République française du 12 juillet 1916) - Commandant par Intérim de l'escadrille F 22 du 16 au XX novembre 1916 - Pilote de l'escadrille SOP 13 du 4 octobre 1917 au 16 février 1918 - Mission au RGA (convoyage d'un Sopwith 1A2) du 25 au 30 octobre 1917 -  Commandant de l'escadrille SOP 270 / SAL 270 du 16 février 1918 au 5 avril 1919 - Détaché pour l'entrainement sur Salmson 2A2 du 5 au 13 juillet 1918 - Nommé Capitaine de réserve, à titre temporaire, le 14 août 1918 - Evacué sur l'hôpital mixte de Rambervillers (88), le 19 mars 1919 - Le Slt Fernand Roussel, observateur, assure la permanence du commandement jusqu'au 5 avril 1919, date de la dissolution de l'escadrille - Affecté au 11ème régiment d'aviation - Nommé Capitaine à titre définitif, le 15 juillet 1925 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 novembre 1938 - Photo Pierre Hadengue transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils que je remercie pour son aide.

Slt Marcel de St-André - Né en 1884 - Pilote de l'escadrille DO 22 / MF 22 du (avant le 2 août 1914) au 7 mars 1915 - Nommé Sous-lieutenant, le 25 décembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 98 T du front d'Orient du 24 mars au 25 août 1915 - Tué au cours d'un accident d'avion dans les environs de Moudros, dans les Dardanelles, le 25 août 1915 - Photo Marcel de St-André - Collections des archives départementales de la Loire.

Slt Pierre Marcel Meunier - Né le 11 août 1888 à Flers (Orne) - Fils de Joseph François Meunier (négociant) et de Marie Léontine Mahelin - Domiciliés 15, rue de Marseille à Paris 10ème arrondissement (75) - Classe 1908 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 439 - Engagé volontaire pour 3 ans au 5ème régiment de Génie, le 8 octobre 1908 - Passé dans la réserve, le 1er octobre 1910 - Profession avant guerre Menuisier - Rappelé à l'activité et affecté à la 22ème section de commis ouvriers militaires d'administration, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote de l'école militaire d'aviation de Pau, le 15 novembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 859 obtenu à l'école de Pau, le 28 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 22 / F 22 du 1er juin 1915 au 16 janvier 1917 - Nommé Caporal, le 13 mai 1915 - Blessé au combat par deux balles de mitrailleuses, le 23 août 1915 - Médaille Militaire et citation n° 1411 à l'ordre de l'armée, en date du 28 août 1915 - En convalescence jusqu'au 17 février 1916 - Nommé Sergent, le 10 avril 1916 - Citation n° 22 à l'ordre de l'armée, en date du 10 juin 1916 - Blessé au cours d'un accident d'avion, le 2 août 1917 - Affecté à la mission militaire française d'aviation en Russie - Escadrille SOP 582 du 20 janvier 1917 au 1er avril 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Affecté au sous-secrétariat d'état à l'aéronautique militaire er maritime, le 1er avril 1918 - Pilote réceptionnaire à Villacoublay, le 1er juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée en date du 2 septembre 1918 - Affecté au Service des Fabrications de l'Aviation (SFA) - Affecté au dépot du 1er groupe d'aviation de Dijon - Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 6 juillet 1919 - Démobilisé, le 12 juillet 1919 - Affecté au Magasin Général d'Aviation n° 1 (MGA 1), le 27 décembre 1920 - Nommé sous-lieutenant à titre définitif, le 4 juin 1920 - Classé dans les cadres de l'aéronautique militaire, le 20 juin 1923 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 4 juin 1924 - Affecté au 5ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 23 janvier 1925 - Une période d'exercice obligatoire au 5ème GOA du 5 au 25 août 1929 - Affecté au 5ème bataillon de l'air (par changement de dénomination), le 1er août 1933 - Une période d'exercice obligatoire au 5ème BA du 1er au 21 avril 1935 - Passé dans la réserve à la base aérienne d'Avord, le 15 octobre 1936 - Nommé Lieutenant de réserve, le 15 octobre 1936 - Nommé Capitaine - Officier de la Légion d'Honneur, le 25 décembre 1940 - Domicilié au 7, rue Raffaelli à Paris 16ème arrondissement (75) - Décédé au 9, avenue Charles de Gaulle à Boulogne-Billancourt, le 19 septembre 1975 - Sources : Extrait de naissance - Etats de service - Pam - LO - Acte de décès - Dernière mise à jour : 14/12/2014.

* Médaille Militaire et citation n° 1411 à l'ordre de l'armée, en date du 28 août 1915 : "Pilote plein de hardiesse et de sang-froid, s'offrant toujours pour les missions dangeureuses. Le 23 août 1915, blessé de deux balles au cours d'une reconnaissance en avion, a ramené néanmoins son appareil avec son observateur."

* Citation n° 22 à l'ordre de l'armée, en date du 10 juin 1916 : "Pilote de tout premier ordre rendant les meilleurs services. Les 21 et 22 mai 1916, a survolé longuement les lignes ennemies à moins de 200 mètres de hauteur pour assurer l'efficacité des observations de l'officier qui l'accompagnait. A, par son adresse et son intelligence permis à son observateur d'assister à l'assaut donné contre une position ennemie et de fournir immédiatement au commandement des renseignements précis et des photographies du plus haut intêret."

* Citation n° 22 à l'ordre de l'armée du Slt Pierre Meunier au sous-secrétariat d'état de l'aéronautique, en date du 2 septembre 1918 : "Officier aviateur de très haute valuer, d'un allant et d'un courage exceptionnels, a actuellement plus de 500 heures de vol au-dessus de l'ennemi, 2 blessures de guerre. Est titulaire de 2 citations à l'ordre de l'armée avec des motifs très élogieux, à fourni un très bon travail en Russie, dans des circonstances particulièrement périlleuses et difficiles. Le 1er aôut 1917, sur le front de la Galicie, a reçu une blessure de guerre."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, le 6 juillet 1919 : "Officier pilote d'un courage et d'un habileté remarquables. A rempli avec plein succès les missions les plus variées et rendu au commandement de précieux services."

Adj Firmin Hippolyte Thouéry - Né le 26 septembre 1891 à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) - Fils de Germain Pierre Dominique Thouéry et de Françoise Miramont - Domiciliés à Tonneins (Lot-et-Garonne) - Profession avant service militaire grossiste en denrées alimentaires - Classe 1911 - Recrutement de Marmande (Lot-et-Garonne) sous le matricule n° 662 - Service militaire au 126ème régiment d'infanterie, à compter du 1er octobre 1912 - Nommé Caporal, le 9 novembre 1913 - Nommé Sergent, le 21 avril 1914 - Affecté au 326ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Citation n° 150 à l'ordre du régiment, le 7 octobre 1915 - Passé au 1er groupe d'aviation de l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 16 mars 1916 - Affecté à l'école militaire d'aviation d'Etampes, le 4 juin 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4467 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Etampes, le 12 septembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux, du 14 septembre au 1er octobre 1916 - Pilote de l'escadrille F 22 / AR 22 / SAL 22 du 10 décembre 1916 au 25 mars 1919 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la division, le 15 mars 1917 - Hospitalisé et convalescence du 29 juillet au 17 novembre 1917 - Nommé Adjudant, le 31 mars 1918 - Détaché du 10 mai au 1er juin 1918 - Blessé au cours d'un accident d'avion, à bord d'un Salmson 2A2, le 21 mai 1918 - Hospitalisé jusqu'au 11 juin 1918 - Citation à l'ordre du 12ème corps d'armée, le (été) 1918 - Citation n° 405 à l'ordre du 12ème corps d'armée, le 22 novembre 1918 - A réalisé 174 missions de guerre - Médaille de la valeur militaire Italienne (Medaglia al Valore Militare) - Affecté à l'annexe du GDE de Romilly-sur-Seine, le 25 mars 1919 - Démobilisé, le 23 août 1919 - Médaille Militaire, le 13 novembre 1921 - Nommé Adjudant-chef de réserve - Affecté dans la réserve au 31ème régiment d'aviation - Affecté dans la réserve au 2ème groupe d'ouvriers d'aviation - Décédé, le 29 novembre 1993 - Sources : Pam - FM Lot-et-Garonne - Liste brevets - CCC escadrille 22 - Bailey/Cony - Mémoires de Guerre de Firmin Thouéry - Dernière mise à jour : 02/02/2015 - Photo Firmin Thouéry transmise par Quentin Thouéry que je remercie pour son aide.

* Citation n° 150 à l'ordre du régiment, le 7 octobre 1915 : "N'a cessé depuis le début de la campagne de faire preuve de courage et de sang-froid. A pris à l'attaque du 25 septembre le commandement de la section privée de son chef et l'a brillamment conduite à l'assaut des tranchées allemandes."

* Citation à l'ordre du 12ème corps d'armée, le (été) 1918 : "Pilote habile courageux malgré les aviations et l'artillerie ennemies. A pris de nombreuses photographies des organisations allemandes, fournissant au commandement de précieux renseignements, est rentré souvent avec son avion notamment le 22 juillet 1917."

* Citation n° 405 à l'ordre du 12ème corps d'armée, le 22 novembre 1918 : "Sous-officier pilote d'un dévouement et d'une conscience qui ne se démentent jamais. A exécuté plusieurs missions de longues distances dans les lignes ennemies, notamment le 6 novembre et le 22 octobre, au cours de l'offensive sur le Piave, a fait à très basse altitude plusieurs reconnaissances mitraillant des rassemblements ennemis.

Les hommes

Ltt Roger Vitrat - Né le 19 février 1885 à Libourne - Fils de François Barthélémy Vitrat et de Marguerite Masson - Domiciliés 7 rue de Noailles à Versailles - Engagé au 123ème régiment d'infanterie, le 3 mars 1903 - Nommé Sergent, le 18 septembre 1904 - Admis comme élève officier à l'école de St-Maixent, le 5 avril 1907 - Affecté au 9ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1908 - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er avril 1908 - Nommé Lieutenant, le 1er avril 1910 - Affecté au 144ème RI, le 10 juin 1911 - Placé en hors cadre au titre de l'aéronautique, le 24 septembre 1912 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 11 juin 1911 - Brevet de pilote militaire n° 96 obtenu à l'école d'aviation de St-Cyr, le 27 mars 1912 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 1er au 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille MF 22 du 30 septembre 1914 au 31 janvier 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 3 décembre 1914 - Affecté à la mission française en Serbie du 31 janvier 1915 au 11 octobre 1917 - Commandant de l'escadrille MF 99 de Serbie du 2 mars 1915 au XX juin 1916 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 février 1915 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 22 mars 1915 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée en octobre 1915 - Nommé Chef de Bataillon (Cdt) à titre temporaire, le 16 mai 1916 - Affecté à l'aéronautique de la 6ème armée à compter du 1er novembre 1917 - Stage de tir de 8 jours à l'école du tir aérien de Cazaux à compter du 19 décembre 1917 - Commandant le service aéronautique du 30ème corps d'armée à compter du 13 janvier 1918 - Chef de bataillon du 31ème régiment d'aviation - Officier de la Légion d'Honneur, le 5 janvier 1931 - Carte postale d'époque.

Ltt Marcel Hugues - Né le 5 janvier 1892 à Belfort - Engagé au 23ème RI de Belfort - Nommé caporal, le 25 avril 1911 - Nommé sergent, le 28 septembre 1912 - Nommé sergent-major, le 3 août 1914 - Affecté au 172ème RI, le 15 avril 1914 - Affecté au 407ème RI - Passé à l'aviation, le 22 septembre 1915 comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 2104 obtenu à l'école d'aviation d'Avord, le 15 octobre 1915 - GDE du Plessis- Belleville du 26 décembre 1915 au 10 février 1916 - Pilote de l'escadrille MF 22 du 10 février au 8 mai 1916 - Ecole de perfectionnement à l'école de Pau - Stage de tir à l'école du tir aérien de Cazaux du 17 juin au 8 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille N 77 du 23 septembre 1916 au 17 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 97 du 17 mars au 30 avril 1917 - Escadrille N 81 / SPA 81 du 30 avril 1917 au 6 mars 1918 - Nommé lieutenant, le 6 juillet 1917 - 10 victoires homologuées à la N 81 / SPA 81 - Croix de Guerre - Escadrille SPA 95 du 7 mars 1918 au 4 mai 1919 - Nommé Capitaine, le 28 juin 1918 - 2 victoires homologuées et 2 NH à la SPA 95 - Chevalier de la Légion d'Honneur - 12 victoires homologuées pendant la Grande Guerre - Commandant du Groupe de Chasse II / 5 "La Fayette" d'avril 1939 au 20 août 1940 - Décédé à l'hôpital de Fontainebleau, le 14 juillet 1982 - Repose dans le cimetière de Rougegoutte, territoire de Belfort - Photo Collection Daniel Porret que je remercie pour son aide.

Soldat Pierre Amédée Léon Sautour - Né le 1er octobre 1883 à Limoges (Haute-Vienne) - Fils de Léon Léonard Sautour et d'Anna Chabrol - Marié avec Marie Madeleine Michon, le 27 mars 1909 - Domiciliés à Limoges - Profession avant guerre Architecte dessinateur - Classe 1902 - Recrutement de Limoges sous le n° matricule 2542 - Engagé volontaire pour 4 ans au 1er régiment du Génie, le 5 mars 1903 - Passé dans la réserve, le 5 mars 1907 - Mobilisé au 7ème régiment de Génie, le 3 août 1914 - Affecté au 1er régiment de génie, le 1er octobre 1916 - Gazé à l'hypérite - Affecté à l'aéronautique militaire comme dessinateur, le 11 novembre 1916 - Dessinateur à la 51ème section de photographie aérienne intégrée à l’escadrille MF 22 / F 22 / AR 22 du 13 novembre 1916 au 25 février 1919 - En mission du 24 juillet au 8 août 1918 - Dirigé vers Milau pour démobilisation - Démobilisé, le 3 mars 1919 - Affecté dans la réserve au 32ème régiment d'aviation - Passé dans la réserve au 3ème régiment d'aviation, le 1er juillet 1924 - Après la guerre reprend son métier d'architecte - S'installe avec sa femme à Lubersac (Corrèze), à 60 km de Limoges - Il a réalisé, entre autre, la salle des fêtes de la commune - Souffrant d'angine de poitrine des suites de son gazage pendant la guerre - Il est décédé des suites de cette pathologie, à Lubersac, le 3 mai 1949 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

 

Photo du Sgt Jean-Baptiste Sautour

Sgt Jean Baptiste Justin Sautour - Né le 26 septembre 1873 à Magnac-Bourg (Haute-Vienne) - Fils de Léonard Sautour et d’Anne Chabrol - Profession avant guerre Dessinateur - Classe 1892 - Recrutement de Limoges sous le n° matricule 1559 - Engagé volontaire pour 3 ans au 63ème régiment d'infanterie, à compter du 13 octobre 1893 - Passé dans la réserve, à compter du 25 septembre 1894 - Une période de réserve au 108ème régiment d'infanterie du 24 août au 20 septembre 1896 - Une période de réserve au 108ème régiment d'infanterie du 27 août au 23 septembre 1900 - Une période de réserve au 63ème régiment d'infanterie du 2 au 29 mars 1908 - Marié et domicilié 7, rue d’Arsonval à Limoges - Mobilisé au 63ème régiment d'infanterie, le 14 décembre 1914 - Nommé Caporal - Affecté au 43ème régiment d'infanterie, le 21 février 1915 - Nommé Sergent, le 8 novembre 1915 - Affecté au bataillon mixte du 94ème régiment d’infanterie territoriale, le 28 novembre 1915 - Affecté à la 5ème compagnie d’ouvriers d’aviation jusqu’au 24 février 1916 - Affecté comme photographe à la 51ème section de photographie aérienne intégrée à l’escadrille MF 22 / F 22 / AR 22 du 24 février 1916 au 2 juin 1917 - Arme en compte, le Fusil Gras modèle 1874 n° F 27.669 - En mission du 11 au 20 février 1917 - En mission du 22 au 30 mars 1917 - Nommé Sous-lieutenant, le 17 juillet 1917 - Affecté au service des camps et cantonnements de la 5ème armée, le 22 août 1917 - Affecté au service des camps et cantonnements de la 6ème armée, le 8 mars 1918 - Démobilisé, le 11 février 1919 - Nommé officier d’administration de 3ème classe à titre définitif dans l’armée territoriale, le 7 décembre 1918 - Affecté à l'état-major particulier de la direction du Génie de Limoges, le 1er décembre 1920 - Nommé officier d'administration de 2ème classe, le 3 ocotbre 1922 - Nommé Lieutenant, le 3 octobre 1922 - Profession après guerre Architecte - Chevalier de la Légion d’Honneur, le 5 novembre 1931 - Décédé, le 29 novembre 1951.

Slt Lucien Baptiste Jean Bossoutrot - Né le 16 mai 1890 à Tulle - Fils d'Antonin Bossoutrot et d'Antoinette Nouailhac - Domicilés 42, rue de Barrière à Tulle - Service militaire au 28ème régiment d'infanterie à compter du 4 août 1911 - Nommé Adjudant - Brevet de pilote militaire n° 913 obtenu le 9 mai 1915 - Pilote de l'escadrille MF 22 / F 22 du (2ème trimestre 1915) au 3 juin 1917 - Convoyage avion à la RGA du 3 au 7 juillet 1915 - Convoyage avion au RGA du 1er au 5 août 1915 - Mission au RGA du 14 au 24 février 1916 - Nommé Sous-Lieutenant, le 10 mai 1916 - Deux citations à l'ordre du corps d'armée - Une citation à l'ordre de l'armée et Croix de Guerre avec palme - Pilote réceptionnaire de la société Farman du 6 juin 1917 au 11 août 1919 - Comme pilote d'essai, a effectué les essais en vol du Farman F 50 mis en service avant la fin de la Grande Guerre - Après guerre, pilote d'essai de la société Farman - Pilote d'essai de la Société Blériot - Auteur du permier vol commercial international avec 12 passagers entre Paris et Londres, aux commandes d'un Farman F 60 Goliath n° 60, en 8 février 1919 - Auteur de nombreux records du monde de vitesse, de durée et de distance - Auteur du raid Paris-Dakar avec TSF du 11 au 19 août 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 13 novembre 1920 - Coupe Zénith en 1923 - Grand Prix des avions de transport en 1922, 1923, 1924 - Participe aux 24 heures du Mans en 1925 - Officier de la Légion d'Honneur, le 23 août 1925 - Quitte ses fonctions de chef pilote à Air France et se lance dans la politique - Membre du parti Radical-socialiste - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 25 janvier 1934 - Député du 10ème arrondissement de Paris du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 - Siège à la commission du Commerce et de l'industrie de 1936 à 1939 - Fondateur de la Fédération Populaire des Sports Aériens - Président de la Commission de l'aéronautique à la chambre des députés - Il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, le 10 juillet 1940 - Passe rapidement dans l'opposition au régime et entre en résistance au sein du Groupe "Alexis" - Le premier parachutage d'armes a lieu en janvier 1943 - Il est interné à la prison d'Evaux-les-Bains (Creuse) du 27 mars 1943 au 8 juin 1944, date à laquelle il s'évade - A la libération, il sera rétabli dans ses droits par un jury d'honneur, le 24 avril 1945 - Il exerce alors le métier d'expert assureur en aéronautique - Décédé à Viry-Chatillon, le 1er septembre 1958 - Lucien Bossoutrot repose au cimetière des Batignolles dans le 17ème arrondissement de Paris (75) - Photo Marie-Hélène Halphen transmise par Richard Michaud que je remercie pour son aide.

Ltt Jean Albert Edouard Marie comte de Moustier - Né le 17 mars 1884 à Paris (75) - Fils d'Edouard Marie Théophile de Moustier et de Marie Octavie Antoinette Paul de Curel - Domiciliés 87, rue de Grenelle à Paris (75) - Classe 1904 - Recrutement du 2ème bureau de la Seine sous le matricule n° 265 - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 26 octobre 1905 - Promotion "La dernière du vieux bahut" (1905-1907) - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 14ème régiment de Hussards, le 1er octobre 1907 - Affecté au 3ème régiment de Chasseurs, le 18 août 1908 - Nommé Lieutenant, le XX août 1914 - Campagnes de Lorraine - Oise - Belgique en 1914 - Citation n° 3 à l'ordre du 3ème régiment de Chasseurs, en date du 1er septembre 1914 - Affecté à la RGA du Bourget du 16 au 30 mars 1915 - Observateur de l'escadrille MS 23 du 30 mars au 15 novembre 1915 - Croix de Guerre 14-18, le 8 avril 1915 - Citation n° 542 à l'ordre de la 2ème armée, en date 29 juillet 1915 - Campagnes d'Artois - Oise - Champagne en 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2630 obtenu à l'école militaire d'aviation de Chartres, le 5 février 1916 - Pilote au GDE du 12 février au 9 mai 1916 - Pilote de l'escadrille MF 22 du 9 mai du 24 juin 1916 - Détaché à l'escadrille MF 8 du 20 juin au 29 août 1916 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 25 juin 1916 - Commandant du SRE de l'aéronautique du 11ème corps d'armée à Verdun du 24 juin au 24 août 1916 - Campagnes de Verdun et de la Somme en 1916 - Commandant de l'escadrille F 32 du 24 août 1916 au 24 mars 1917 - En stage du 2 au 16 janvier 1917 - En stage du 6 au 24 février 1917 - En stage du 7 au 12 mars 1917 - En stage au centre d'instruction d'état-major du GQG de Senlis du 25 mars au 23 septembre 1917 - Adjoint tactique de l'aéronautique de la 7ème armée du 23 septembre 1917 au 15 mai 1918 - Campagnes de Montdidier et des Vosges en 1917 - Commandant de l'aéronautique du 33ème corps d'armée du 15 mai 1918 au 10 mars 1919 - Campagnes des Vosges et de Verdun en 1918 - Cumule 550 heures de vol sur l'ennemi - Adjoint au commandant de l'aéronautique de l'armée d'Orient à compter du 10 mars 1919 - Croix de guerre grecque - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 - Marié avec Yvonne Marie Louise de Contades, le 23 octobre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 20 mai 1920 - Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 23 septembre 1920 - Affecté dans la réserve au 11ème régiment de cuirassiers, le 30 juin 1922 - Nommé Chef de bataillon de réserve, le 25 décembre 1925 - En retraite, le 26 mars 1934 - Affecté dans la réserve à l'état-major de la 1ère région aérienne, le 12 octobre 1934 - Rappelé à l'activité, le 5 septembre 1939 - Affecté au bataillon de l'air 102, le 1er janvier 1938 - Affecté au bataillon de l'air 108, le 16 septembre 1939 à la dissolution du bataillon de l'air 102 - Affecté à l'air régional 7, le 8 janvier 1940 - Affecté au secteur de l'air n° 16, le 22 janvier 1940 - Affecté à l'état-major de la 4ème région aérienne, le 24 janvier 1940 - Renvoyé dans ses foyers, le 25 juin 1940 - Décédé à Crécy-la-Chapelle (77), le 23 juin 1968 - Sources : Etats de service - Pam - JORF - CCC escadrilles 22 - 23 - 32 - Dernière mise à jour : 04/12/2014 - Photo Jean de Moustier transmise par Antoine Peugeot, son arrière petit-fils, que je remercie pour son aide.

* Citation n° 3 à l'ordre du 3ème régiment de Chasseurs, en date du 1er septembre 1914 : "A montré beaucoup de sang-froid dans des reconnaissances qui ont pénétré dans les lignes ennemies."

* Citation n° 542 à l'ordre de la 2ème armée, en date 29 juillet 1915 : "Officier de grande valeur, plein de courage et de sang-froid. Attaqué le 19 juillet au cours d'une reconnaissance par un avion allemand plus rapide que le sien et armé d'une mitrailleuse, s'est défendu pendant près d'une demi-heure à l'aide de sa carabine, empêchant l'avion ennemi de s'approcher de trop près et trouvant moyen entre temps de soutenir par ses encouragements le moral de son pilote blessé."

* Citation à l'ordre du 11ème corps d'armée, en date XX août 1916 : "Pilote excellent, chargé de l'aviation de commandement et du SRT aéronautique du groupement, a pu, grâce à ses qualités professionnelles et à sa grande bravoure, renseigner à chaque instant le commandement d'une façon parfaite, allant lui-même chercher les renseignements demandés en volant très bas sur les lignes ennemies. A eu, au cours de ses nombreuses sorties, son avion souvent atteint par les balles d'infanterie."

* Chevalier de la légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Jean de Moustier, commandant de l'aéronautique du 33ème corps d'armée, en date du 6 juillet 1919 : "Officier n'ayant cessé de montrer pendant toute la campagne dans la cavalerie et dans l'aviation les plus belles qualités d'allant et de courage. A accompli en particulier dans la Somme plusieurs reconnaissances à longue portée dans les conditions les plus difficiles. S'est particulièrement distingué au cours des opérations de juillet à novembre sur le front Nord-Est comme commandant de l'aéronautique d'un corps d'armée. 550 heures de vol au-dessus de l'ennemi comme observateur et comme pilote. Trois fois cité."

Soldat de 1ère classe Henri Amédée Célestin Etienne - Né le 8 décembre 1881 à Charmes (88) - Fils d'Anatole Etienne et de Marie de Graffard - Domiciliés à 59, boulevard de la République à Noisy-le-Sec - Classe 1901 - Recrutement dau 1er bureau de la Seine sous le n° matricule 4 - Service militaire au 86ème régiment d'infanterie stationné au Puy, à compter du 16 novembre 1902 - Profession avant guerre Professeur de dessin - Mobilisé au 86ème régiment d'infanterie, le 13 août 1914 - Dans cette unité jusqu'au 3 octobre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire, comme dessinateur photographe, le 5 novembre 1917 - Dessinateur-photographe de la 51ème section photo, intégrée à l'escadrille AR 22 / SAL 22 du 30 mars 1918 au 29 février 1919 - Il est l'auteur de toutes les caricatures présentées en bas de page - Dirigé sur Milan pour démobilisation - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Slt Joseph Jacques Roger Cavaignac - Né le 25 juillet 1885 à Larouquette (Aveyron) - Fils de Joseph Hippolyte Cavaignac (instituteur) et de Marie Charlotte Bosc - Ils ont eu six enfants - Domiciliés à Decazéville (Aveyron) - Classe 1905 - Recrutement de Rodez sous le matricule n° 1611 - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 81ème régiment d'infanterie caserné à Montpellier, le 5 octobre 1905 - Nommé Caporal et envoyé dans la disponibilité, le 18 septembre 1906 - Nommé Sergent, le 1er mai 1907 - Affecté, comme chef de section, au 81ème régiment d'infanterie, caservé à Montpellier, le 25 octobre 1907 - Profession avant guerre Instituteur - A accompli une période d'exercices au 81ème régiment d'infanterie du 17 août au 13 septembre 1908 - A accompli une période d'exercices au 81ème régiment d'infanterie du 23 août au 13 septembre 1910 - Rappelé à l'activité lors de la mobilisation générale, le 3 août 1914 - Nommé Adjudant, le 13 octobre 1915 - Croix de Guerre et citation à l'ordre du régiment, en date du 27 octobre 1915 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, à titre temporaire, le 30 mars 1916 - Affecté dans l'aéronautique militaire comme observateur - Observateur de l'escadrille F 22 / AR 22 du 15 août 1916 au 8 novembre 1917 - En stage du 30 juin au 27 juillet 1917 - Hospitalisé du 19 septembre au 9 octobre 1917 - Affecté au Service des Fabrication de l'aviation du 8 novembre 1917 au 21 mars 1919 - Nommé Lieutenant de réserve, à titre temporaire, le 30 mars 1918 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 30 juillet 1918 - Démobilisé, le 22 mars 1919 - Se retire à Villefranche-de-Rouergue - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 8 décembre 1921 - Placé en affectation spéciale, au titre de la 16ème région militaire, le 8 juin 1928 - Rayé de l'affectation spéciale, le 12 juin 1931 - Domicilié Ecole Sud, rue Lapeyrade à Villefranche, à compter du 17 octobre 1931 - A accompli une période d'exercices au 81ème régiment d'infanterie du 18 août au 11 septembre 1932 - Prix spécial d'enseignement agricole et horticole de 300 fr, le 16 décembre 1936 - Pension civile de l'Education nationale de 17.580 fr. accordée, le 1er octobre 1939 - Conseiller général radical-socialiste du canton de Villefranche de Rouergue de 1945 à 1955 - Décédé en 1981 - Photo Joseph Cavaignac transmise par François Cavaignac, son neveu, que je remercie pour son aide - Sources : Fiche Matricule du département de l'Aveyron - CCC de l'escadrille F 22 / AR 22 - JORF - Dernière mise à jour : 13 août 2016.

* Croix de Guerre et citation à l'ordre du régiment, en date du 27 octobre 1915 : "Le 8 octobre, a su, par un sang-froid ey son attitude de calme et résolue, maintenir sa section dans un ordre parfait sous un violent bombardement d'artillerie lourde."

* Pension civile de l'Education nationale de Joseph Jacques Roger Cavaignac, instituteur : "Services militaires 5 ans 6 mois 28 jours; Services civils 30 ans, 7 mois 8 jours; Campagnes 6 ans 11 mois - Pension avec jouissance du 1er octobre 1939 de 17.580 fr."

 

Photo de l'Adj Pierre Gouguenheim

Adj Pierre Gouguenheim - Né le 19 février 1892 à Paris (75) - Fils d'Albert Gouguenheim et de Léonie Lisbonne - Domiciliés à Etampes (Seine-et-Oise) - Marié avec Yvonne Mille et domiciliés rue St-Antoine à Etampes - Brevet de pilote civil n° 388 obtenu sur avion Henri Farman et délivré par l'Aéroclub de France, le 3 février 1911 - Chef pilote Maurice Farman du terrain d'Etampes-Aviation - Recordman du monde d'altitude  avec quatre passagers sur biplan Farman, le 10 février 1912 - Classe 1912 - Recrutement du 1er bureau de la Seine sous le matricule n° 395 - Service militaire au 1er groupe d'aviation, à compter du 18 décembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 538 obtenu le 30 août 1914 - Pilote de l'escadrille MF 25 du 28 au 30 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille DO 22 / MF 22 du 30 septembre 1914 au 15 juillet 1915  - Livre, avec le Ltt Roger Vitrat, deux Maurice Farman MF 11, à Verdun, le 4 octobre 1914 - Nommé Caporal, le 29 octobre 1914 - Nommé Sergent, le 15 janvier 1915 - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 15 juillet 1915 - Affecté comme pilote testeur et convoyeur d'un constructeur d'avions (lequel ?) du XXX au 23 mai 1918 - Affecté à l'annexe RGA d'Etampes, le 20 juillet 1918 - Achète le Farman F 392 n° 4 (Immatriculé F-ANMR et baptisé "Belma") et en prend possession, le 18 mars 1935 - Cet avion est le dernier F 392 fabriqué par ce constructeur - Concessionnaire automobile au 148, rue St-Jacques à Etampes - Concessionnaire Panhard et Ford de 1925 à 1936 - Concessionnaire Simca, Velosolex et Lambretta en 1958 - Décédé à Paris, le 10 décembre 1962 - Sources : Pam - Liste des brevets délivrés par l'Aéroclub de France avant août 1914 -  Liste des brevets militaires - Corpus Etampois - Dernière mise à jour : 11 mars 2017.

 

 

 

Slt Marcel Hugues
Ses missions à l'escadrille MF 22

Détail des missions effectuées par le Slt Marcel Hugues à l'escadrille MF 22
Période du 10 février au 7 mai 1916

  • 12 février - 3 vols d'entraînement - MF 11 n° 1314 - passager mécanicien Poussin puis mécanicien Fale - Altitude moyenne 350 m - temps de vol total 35 mn.
  • 13 février - un essai avion - MF 11 n° 1074 - passager mécanicien Seneuze - Altitude 250 m - temps de vol 10 mn.
  • 13 février - Une mission de surveillance - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Buisseau - Grande activité de l'artillerie ennemie sur le front du 33ème CA - Forte activité de l'aviation ennemie - Vu 28 ballons en action - Altitude 1200 m - temps de vol 1h.
  • 20 février - Essai de moteur - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Altitude 700 m - temps de vol 20 mn.
  • 20 février - reconnaissance photographique - MF 11 n° 1674 - Obs Ltt Saumande - Altitude 200 m - Temps de vol 1h50.
  • 20 février - reconnaissance d'infanterie - Autres données non visibles car JMO endommagé.
  • 21 février - Surveillance avec reconnaissance photographique - Prise de 24 clichés - MF 11 n° 1314 - Obs Ltt Péquin - Altitude 2000 m - Temps de vol 1h40.
  • 24 février - reconnaissance en vue de réglages d'artillerie - MF 11 n° 1314 - Obs Ltt Dollinger - Altitude 2000 m - Temps de vol 1h05.
  • 26 février - Reconnaissance photographique - Prise de 10 clichés - MF 11 n° 1314 - Obs Ltt Péquin - Altitude 1400 m - Temps de vol 45 mn.
  • 29 février - 2 vols pour essai de moteur - MF 11 n° 1314 - Passager un mécanicien - Altitude 400 m - temps de vol 15 mn.
  • 2 mars - Transport d'armesd à Villers-Châtel - MF 11 n° 1674 - passager un mécanicien - temps de vol 15 mn.
  • 5 mars - Essai d'avion - MF 11 n° 1674 - Passager un mécanicien - Altitude 300 m - temps de vol 10 mn.
  • 6 mars - Essai d'avion - Altitude 200 m - Autres données non visibles car JMO endommagé.
  • 7 mars - Deux essais de moteur - MF 11 n° 1674 - passager mécanicien Seneuze - Altitude 300 m - temps de vol total 20 mn.
  • 7 mars - Un essai moteur comme passager de Bossoutrot - Altitude 400 m - Temp de vol 10 mn.
  • 8 mars - Un vol de surveillance - MF 11 n° 1674 - Obs Slt de Bruc - Altitude 1400 m - temps de vol 1h15.
  • 8 mars - Un essai de moteur - MF 11 n° 1674 - Passager un mécanicien - Altitude 600 m - temps de vol 30 mn.
  • 12 mars - Une mission de barrage - MF 11 n° 1674 - Obs Slt de Bruc - Altitude 600 m - Temps de vol 55 mn.
  • 12 mars - Un essai moteur - MF 11 n° 1671 - Passager mécanicien Corolla - Altitide 400 m - temps de vol 10 mn.
  • 13 mars - Essai moteur - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Altitude 300 m - temps de vol 10 mn.
  • 14 mars - Transport de Villers-Châtel à Hunnières - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Autres données non visibles car JMO endommagé.
  • 15 mars - Transport de Hunnières à Tricot - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Temps de vol 1h45.
  • 17 et 19 mars - Essais avion - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Altitude moyenne 200 m - temps de vol total 40 mn.
  • 19 mars - Mission de reconnaissance - MF 11 n° 1674 - Obs Slt Saumande - Altitude 2800 m - temps de vol 1h25.
  • 20, 21 et 25 mars - 3 vols d'essais - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Altitude moyenne 300 m - temps de vol total 50 mn.
  • 27 mars - Une mission de barrage sur le front de la 10ème DIC - MF 11 n° 1674 - Obs Bouisseau - Altitude 1500 m - temps de vol 1h15.
  • 29 et 30 mars - 2 vols d'essai - MF 11 n° 1674 - avec mécanicien Seneuze et Ltt Kaplan du 21ème RA - Altitude moyenne 400 m - temps de vol total 55 mn.
  • 30 mars - Une mission de réglage de tir - MF 11 n° 1674 - Obs Slt Guirols - Altitude 1600 m - temps de vol 2h25.
  • 1er avril - Vol entre Tricot et Château-Thierry - Le moteur ne fonctionne pas normalement - Moteur changé - MF 11 n° 1674 - Altitude 1400 m - temps de vol 2h.
  • 2 avril - Vol entre Château-Thierry et Châlons - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Temps de vol 1h15 - Autres données non visibles car JMO endommagé.
  • 3 avril - Vol entre Châlons et Bar-le-Duc - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Temps de vol 55 mn.
  • 4 avril - Vol entre Bar-le-Duc et Vadelaincourt - MF 11 n° 1674 - Passager mécanicien Seneuze - Temps de vol 45 mn.
  • 7 avril - Reconnaissance du front - MF 11 n° 1674 - Obs Slt Saumande - Altitude 1200 m - Temps de vol 45 mn.
  • 9 avril - Surveillance du secteur - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Bouisseau - Altitude 1500 m - Temps de vol 1h20.
  • 10 avril - Surveillance du front du XIIème CA - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Cazeaux - Altitude 1400 m - Temps de vol 1h15.
  • 11 avril - Surveillance du front du XIIème CA - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Saumande - Altitude 1200 m - Temps de vol 45 mn.
  • 16 avril - Surveillance du front - MF 11 n° 1671 - Obs Ltt Dollinger - Altitude 1100 m - Temps de vol 45 mn.
  • 21 avril - Essai moteur - MF 11 n° 1673 - Passager un mécanicien - Altitude 500 m - Temps de vol 20 mn.
  • 24 avril - Réglages d'artillerie - MF 11 n° 1666 - Obs Slt Cazeaux - Altitude 1600 m - Temps de vol 1h55.
  • 25 avril - Essais TSF - L'antenne ne répond pas à l'appel - Aperçu 3 avions ennemis - MF 11 n° 1671 - Obs Slt Bouisseau - Altitude 1200 m - Temps de vol 55mn.
  • 25 avril - Réglages sur la batterie 6336 - Réglages réussis - Tirs de précision observés - MF 11 n° 1671 - Obs Slt Bouisseau - Altitude 1700 m - Temps de vol 2h05.
  • 26 avril - Mission de liaison avec l'infanterie - La troupe signale "Nous n'avons plus besoin de vous" - MF 11 n° 1314 - Obs Ltt Jouffroy de la MF 206 - Altitude 1600 m - Temps de vol 1h05.
  • 27 avril - Réglages sur les batteries AD 23 - N 8735 - R 156 sur 9339 - Réglages réussis - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Godinot - Altitude 1400 m - Temps de vol 3h10.
  • 27 avril - Essai de moteur - MF 11 n° 1314 - Passager un mécanicien - Altitude 300 m - Temps de vol 10 mn.
  • 28 avril - Réglages pour le groupe Coissac sur les points 8645 - 8237 - 8944 - 8738 - 4 Réglages réussis - MF 11 n° 1314 - Obs Ltt Jouffroy - Altitude 1400 m - Temps de vol 2h20.
  • 29 avril - Contrôles de tir demandés le matin - La batterie demande un réglage sur point 8934 - Le réglage demandé est réussi - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Picard - Altitude 1500 m - Temps de vol 1h35.
  • 30 avril - Réglages pour AD 23 sur 8422 - 8722 - 8823 - 8924 - Les 4 réglages sont réussis - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Godinot - Altitude 1600 m - Temps de vol 2h30.
  • 2 mai - Réglage pour l'AD 23 du XIIIème CA sur le point 8723 - Destruction - MF 11 n° 1666 - Obs Slt Godinot - Altitude 1200 m - Temps de vol 1h15.
  • 2 mai - Exercice avec l'infanterie - Avant que le travail ait pu être commencé, bielle passant au travers du carter, oblige l'avion à attendre à Franconville dans de bonnes conditions - MF 11 n° 1314 - Obs Slt Saumande - Altitude 1200 m - Temps de vol 1h15.
  • 3 mai - Transport de l'avion de Franconville à Vadelaincourt - MF 11 n° 1314 - Passager mécanicien Seneuze - Altitude 400 m - Temps de vol 10mn.
  • 4 mai - Réglage pour le groupe Laboisne sur le point 0740 - Le réglage est réussi malgré la lenteur dans le tir provoquée par la présence d'avions ennemis - MF 11 n° 1871 - Obs Slt Cazeaux - Altitude 1400 m - Temps de vol 2h45.
  • 5 mai - Exercice avec l'infanterie - Essai de réglages avec le groupe Laboisne - Pas de réponses aux demandes de réglages - MF 11 n° 1871 - Obs Slt Saumande - Altitude 1400 m - Temps de vol 1h45.
  • 7 mai - Essai de surveillance - Arrêté par le mauvais temps - Obs Slt Bouisseau - Autres données non visibles car JMO endommagé.

 

Les avions

Le fuselage et la queue de ce modèle Blériot ressemble comme deux gouttes d'eau au modèle blindé 160 ch qu'à utilisé Jules Védrines avant son arrivée à l'escadrille DO 22 - Ce n'est pas exactement le modèle décrit car sur cet exemplaire, l'aile est en position haute - Il s'agit d'une version à vision totale - Photo collection Jean Vaissade que je remercie pour son aide.

Terrain de Verdun (55) - L'escadrille MF 22 a stationné sur place du 31 mars au 1er juillet 1915 - Photo Roger Kissel transmis par Roland Kissel, son fils, que je remercie pour son aide.

MF 11 bis à moteur Renault de 130 Hp de l'escadrille MF 22 en 1915-1916 - L'avant de la cellule est encore classique - Comparer avec les avions suivants - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Farman F 43 n° 1883 (pas sûr) de l'escadrille F 22 - Le F 43 est l'association d'un fuselage de MF 11 bis avec des ailes et une queue de Farman 40 - Terrain de Baslieux-lès-Fismes, le 24 août 1916 - Photo Famille Rouanet que je remercie pour son aide.

Gros plan du nez du Farman F 43 de l'escadrille F 22 - Terrain de Baslieux-lès-Fismes, le 24 août 1916 - L'insigne porté par cet avion est le chiffre ""22" blanc représenté dans un cercle rouge bordé de blanc - Le nez vitré articulé a été équipé d'un appareil de 0,50 cm de focale que l'on voit dépasser sous le nez de l'avion - Derrière l'observateur debout dans la carlingue, on aperçoit l'arme de bord, très certainement une Lewis aviation - Photo Famille Rouanet que je remercie pour son aide

Ltt Victor Rouanet du 21ème régiment de chasseurs à cheval, observateur,  posant en combinaison de vol et son casque Rold - Cet officier effectuait dans l'escadrille un stage pour être formé aux techniques de liaison (TSF - Signaux- Messages lestés - mouvements d'avions) entre les avions de réglage et l'infanterie - Terrain de Baslieux-lès-Fismes, le 24 août 1916 - Photo Famille Rouanet que je remercie pour son aide

Ltt Pierre Hadengue, pilote de l'escadrille MF 22 photographié en vol par l'observateur, le Ltt Victor Rouanet du 21ème régiment de chasseurs à cheval, placé en place avant - Photo Famille Rouanet que je remercie pour son aide.

Retour de mission sur le terrain de Saint-Dizier du Slt Hubert Glaszmann, pilote de l'escadrille MF 22 sur Maurice Farman MF 11 bis - Terrain de Baslieux-lès-Fismes, le 24 août 1916 - Photo Famille Rouanet que je remercie pour son aide.

Ltt Pierre Hadengue, pilote de l'escadrille MF 22 posant devant un Maurice Farman MF 11 bis de l'escadrille - Terrain de Baslieux-lès-Fismes, le 24 août 1916 - Photo Famille Rouanet que je remercie pour son aide.

Soldat Pierre Sautour, photographe de la 51ème section de photographie aérienne intégrée à l’escadrille MF 22 / F 22 / AR 22 du 24 février 1916 au 2 juin 1917, pose à bord d'un Farman F 40 de son unité - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Farman F 40 de l'escadrille F 22 pendant l'automne 1916 - Photo collection Claude Chioccetta que je remercie pour son aide.

Farman F 43 appartenant à l'escadrille F 22 photographié en vol par une autre avion de cette unité en 1917 - Remarquez la cellule type MF 11 bis, équipée d'un masque amovible, doté de vitrages qui dégagent le bas du secteur avant - Juste derrière, on aperçoit l'extrémité de l'appareil de prise de vue de 1,20 m de focale - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photo du secteur de Biaches du 23 novembre 1916, légendée par un dessinateur de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille MF 22 / F 22 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Chambrée des photographes-dessinateurs de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille MF 22 / F 22 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Chambrée des photographes-dessinateurs de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille MF 22 / F 22 - La paradis artificiel des dessinateurs - A droite, Jean-Baptiste Sautour - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son neveu, que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 de l'escadrille AR 22 n° 1553 brûle après un atterrissage forcé sur le terrain de la Cheppe - Photo Collection Jean-Paul Bonora que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 de l'escadrille AR 22 n° 1553 brûle après un atterrissage forcé sur le terrain de la Cheppe.

Letord de l'escadrille AR 22 en 1917 - Voir à l'arrière plan, un autre Letord qui porte l'insigne de l'escadrille - Photo Site Delcampe.

Transfert des matériels techniques et administratifs des escadrilles françaises engagées en Italie en novembre 1917 - Le 21 novembre 1917, l'escadrille AR 22 s'installe à Ghedi - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Une escale en route pour permettre aux organismes de souffler, aux oreilles de faire une pause et aux hommes de marcher quelques instants - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Un des trains qui transporte les moyens techniques des escadrilles françaises engagées en Italie en novembre 1917 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 de l'escadrille AR 22 survolant la ville de Marostica (Vénétie / Italie) en 1917 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Theresina, une habitante de Castello-di-Bodego immortalisée en février 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Sgt Prosper Guillot de l'escadrille SAL 22 - Brevet de pilote militaire n° 7652 du 23 juillet 1917 - Affecté à l'escadrille 22 du 11 novembre 1917 au 22 mars 1919 - Différentes unités : 114ème RI - 353ème RI - Ecole de Dijon (formation militaire et théorique) - Ecole d'Etampes (Brevet de pilote militaire) - Ecole de Châteauroux (spécialisation) - Photo Luc Guillot petit-fils de Prosper que je remercie pour son aide.

 

Les avions

La voiture photo de l'escadrille AR 22 dans la cour du stationnement de l'escadrille à Nove-di-Bassano (Italie) en 1918 - De gauche à droite, soldat Henri Etienne, dessinateur photographe et professeur de dessin dans le civil, Pierre Sautour, dessinateur et architecte dans le civil - Le 3ème personnage de profil n'est pas identifié - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Cette voiture de l'escadrille AR 22 a voulu visiter le fond d'un fossé italien en 1918 - Heureusement, son équipage, de la 51ème section de photos aériennes, est sauf et attend des renforts pour relever l'engin - Pierre Sautour, dessinateur, est au premier plan - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Salle d'expédition des cartes de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille AR 22, sur le terrain de Nove-di-Bassano (Italie) - Elle avait installé ses différents locaux dans une maison située à proximité immédiate du terrain - L'escadrille AR 22 a stationné sur ce terrain du 13 mars 1918 au 18 mars 1919 - Le soldat Victor Foilleret, commis architecte dans le civil, et maintenant dessinateur, prépare l'envoi d'une série de cartes - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu - Cette photo appartient désormais à la collection de Lionel Luttenbacher que je remercie tous les deux pour leur aide.

Salle d'agrandissement de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille AR 22, sur le terrain de Nove-di-Bassano (Italie) - De gauche à droite : Sgt Henri Julliot, photographe et Ltt Henri Dauguet, chef de la section photo - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu - Cette photo appartient désormais à la collection de Lionel Luttenbacher que je remercie tous les deux pour leur aide.

Séchage des photos de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille AR 22, sur le terrain de Nove-di-Bassano (Italie) - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu - Cette photo appartient désormais à la collection de Lionel Luttenbacher que je remercie tous les deux pour leur aide.

Les cuisines de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille AR 22, sur le terrain de Nove-di-Bassano (Italie) pendant l'été 1918 - On est loin des installations de campagne - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Magasin des appareils de prise de vues de l'escadrille AR 22, sur le terrain de Nove-di-Bassano (Italie), pendant l'été 1918 - Au premier plan, les petits modèles sont des 0,25 et 0,26 m de focale et les deux plus grands de 0,50 m de focale - Au second plan, un appareil de 1,20 m de focale, les caisses de transport des appareils, les boites de films et plaques photo - Le Cal Victor Ruez, photographe, en assure l'entretien quotidien - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu - Cette photo appartient désormais à la collection de Lionel Luttenbacher que je remercie tous les deux pour leur aide.

Salle des dessinateurs de la 51ème section de photos aériennes intégrée à l'escadrille AR 22, sur le terrain de Nove-di-Bassano (Italie) - Ils étaient chargés de retranscrire par le dessin le détail des installations adverses, de réaliser des cartes en intégrant les modifications permanentes du front - Au premier plan, le soldat Pierre Sautour, dessinateur de cette unité - Derrière lui, le soldat Marius Bayol qui était dessinateur à l'arsenal de Toulon avant guerre et le soldat Henri Péchin, un élève des Beaux-Arts en architecture - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu - Cette photo appartient désormais à la collection de Lionel Luttenbacher que je remercie tous les deux pour leur aide.

Accident du Dorand AR 1 n° 879 de l'escadrille AR 22 qui a capoté dans un champ en Italie pendant l'hiver 1917-1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Accident du Dorand AR 1 n° 879 de l'escadrille AR 22 qui a capoté dans un champ en Italie pendant l'hiver 1917-1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 n° 392 de l'escadrille AR 22 en Italie pendant l'hiver 1917-1918 - L'escadrille AR 22 a été déployée en Italie du 21 novembre 1917 au 18 mars 1919 - L'insigne à la louve a fait son apparition sur les flancs du fuselage, ce qui permettrait de dater cette photo du début 1918 - Photo collection Luigino Caliaro que je remercie pour son aide.

Autre photo du Dorand AR 1 n° 392 de l'escadrille AR 22 en Italie pendant l'hiver 1917-1918 - Photo collection Luigino Caliaro que je remercie pour son aide.

Dorand AR 1 n° 205 de l'escadrille AR 22 en Italie en avril-mai 1918 - Photo collection Luigino Caliaro que je remercie pour son aide.

Salmson 2A2 n° 679 de l'escadrille SAL 22 en Italie en 1918 - Les deux soldats, qui posent sur la photo, sont des militaires italiens - Photo collection Luigino Caliaro que je remercie pour son aide.

Edward, prince de Galles et futur Edouard VIII, pose en compagnie des militaires français, le 16 mai 1918, probablement après une visite du terrain de Nove-di-Bassano (Vénétie) - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Edward, prince de Galles, à la fin de sa visite, le 16 mai 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Revue de la Brigata della Regina sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 2 juin 1918 - Les troupes sont présentées aux dames d'honneur de la reine du royaume d'Italie - Photo probablement prise par un Dorand AR 1 de l'escadrille AR 22 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Revue de la Brigata della Regina sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 2 juin 1918 - Les dames d'honneur de la reine du royaume d'Italie sont au centre de cette photo - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Présentation des troupes aux dames d'honneur de la reine du royaume d'Italie - Revue de la Brigata della Regina sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 2 juin 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Revue de la Brigata della Regina sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 2 juin 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Vue générale des troupes qui vont être présentées au roi d'Italie Victor Emmanuel III sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 4 juillet 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Le roi d'Italie Victor Emmanuel III passe en revue les troupes alliées sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 4 juillet 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Le roi d'Italie Victor Emmanuel III remet des décorations avant de passer en revue les troupes alliées sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 4 juillet 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Le roi d'Italie Victor Emmanuel III passe en revue les troupes alliées sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 4 juillet 1918 - Vue des tribunes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Défilé des troupes alliées devant le roi Victor Emmanuel III sur le terrain d'aviation de Nove-di-Bassano, le 4 juillet 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

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Inspection par le Prince de Galles (futur Edouard VIII), le Roi d'Italie Victor-Emmanuel et le généralissime italien Diaz sur le terrain d'aviation de Padoue (Italie), le 20 septembre 1918 - Les deux Salmson 2A2 portent un insigne rond qui devait comporter une louve - L'autre escadrille de Salmson présente sur le théâtre d'opérations n'avait pas un emblème en forme de rond, il y a donc fort à penser qu'il s'agit de Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Le commandant des troupes, qui vont participer au défilé de la Victoire, sur le terrain d'aviation de Castello-di-Godego, près de Trévise, le 6 décembre 1918, accueille le général Jean Graziani - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Gardes aux drapeaux des différentes unités qui vont participer au défilé de la victoire, sur le terrain d'aviation de Castello-di-Godego, le 6 décembre 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Les étendards des différentes unités et leurs gardes aux drapeaux sont présentés au général Jean Graziani, en préambule au défilé de la victoire, qui va se dérouler sur le terrain d'aviation de Castello-di-Godego, le 6 décembre 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.


Photos aériennes prises
par les équipages

Photo oblique du village de Mont St-Eloi, au Nord-Est d'Arras prise par un Farman F 40 de l'escadrille F 22, en 1916 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Cathédrale Notre-Dame de Brebières d'Albert (Somme) photographiée par un Farman F 40 de l'escadrille F 22 en 1916 - Construite de 1882 à 1913, sous la direction de l'architecte Edmond Duthoit, elle fut gravement endommagée pendant la 1ère guerre mondiale. En 1915, un obus toucha le dôme et souleva la statue de la Vierge dorée, qui resta accrochée en équilibre instable jusqu'à la fin de la guerre - Une légende naquit : "Quand la Vierge d'Albert tombera, la guerre finira." - La cathédrale fut reconstruite après guerre par Louis Duthoit, le fils de l'artichecte d'origine - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la cathédrale d'Albert (Somme) en 1916 - Le clocher culmine à 83 mètres - On aperçoit la statue de la Vierge dorée, d'une hauteur de 6 mètres, tombé avec son support mais resté accroché par miracle au sommet - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la ville de Verdun prise par un Farman F 40 de l'escadrille F 22, le 21 mai 1916 - L'escadrille F 22 a stationné sur le terrain de Vadelaincourt (55) du 4 avril au 23 juin 1916 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du fort de Douaumont (55) prise par un équipage de la MF 22, le 10 mai 1916 - Altitude de prise de vue 2400 mètres - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la ville de Verdun prise par un Farman F 40 de l'escadrille F 22, le 21 mai 1916 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale du Sud-Est de Biaches prise par un équipage de la MF 22, le 16 novembre 1916 - Altitude de prise de vue 2000 mètres - Juste en dessous, l'interprétation de cette photo par les observateurs et les dessinateurs de la section photo affectée au service de la MF 22 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

L'interprétation dessinée de la photo du Sud-Est de Biaches prise par un équipage de la MF 22, le 16 novembre 1916 - A comparer avec la photo juste en dessus - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide. Cliquez pour l'agrandir

Escadrille F 22 - Tranchée de Silésie, le 22 mars 1917 - Altitude de prise de vue 3000 m - Photo collection Albin Denis.

Escadrille F 22 - Front de la 12ème corps d'armée - Tranchée de Wissembourg - L'escadrille F 22 est stationnée sur le terrain de la Cheppe - Altitude de prise de vue 1400 m - Datée de 6 août 1917 - Photo collection Albin Denis.

Photo oblique prise en basse altitude par un Farman F 40 du village d'Auve (51) - L'escadrille F 22 a stationné sur le terrain juxtaposant ce village du 5 février au 5 avril 1917 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de l'hôpital du Mont Frenet, près de Cuperly, prise par un Dorand AR 1 de l'escadrille AR 22 pendant l'été 1917 - L'escadrille AR 22 était stationnée au Nord du terrain de la Cheppe (51) - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du village de l'Epine-en-Champagne (51) pendant l'été 1917 - Il se trouve au Sud du terrain de la Cheppe où a été stationné la F 22 du 5 avril au 18 ocotbre 1917 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du centre ville de Châlons-sur Marne (51) en 1918 - A la révolution française, la ville de Châlons-en-Champagne fut débaptisée car les révolutionnaires avaient supprimé les provinces - En 1850, la ville devient officiellement Châlons-sur-Marne - Elle reprendra son nom historique, de Châlons-en-Champagne, le 16 décembre 1997 - Au premier plan, à gauche, l'hôtel de ville et juste derrière la collégiale Notre-Dame-en-Vaux - Elle a été construite de 1157 à 1217 - L'escadrille DO 22 / MF 22 a stationné sur le terrain de cette ville du 7 octobre 1914 au 31 mars 1915 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo de la région de Piovene (Italie), le 12 mai 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique des ponts enjambant la rivière Piave (Vénétie / Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22, le 1er septembre 1918 - Les deux ponts sont détruits - Malgré plusieurs tentatives, les autrichiens ne sont jamais parvenus à franchir le fleuve - Altitude de prise de vue 1500 m - Focale F 50 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la ville d'Asiago (Vénétie / Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22, le 1er septembre 1918 - Altitude de prise de vue 1500 m - Focale F 50 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la ville non identifiée de Vénétie (Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

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Photographie oblique du Vatican à Rome (Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photographie verticale du Colisée de Rome (Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photos aériennes prises
par les équipages

Terrain de Bar-le-Duc - Béhonne - L'escadrille F 22 a stationné sur ce terrain, les 3 et 4 avril 1916 - Cette photo, d'origine allemande, est postérieure et date du 15 mai 1918 - Photo collection Dieter Gröschel que je remercie pour son aide.

Tranchées de premières lignes allemandes dans le secteur de la Courtine du Poteau - Photographie datée du 2 septembre 1916 - On distingue parfaitement les positions de mitrailleuses (4 sur cette photo) en avant du dispositif ennemi. L'escadrille MF 22 est stationnée à Baslieux-les-Fismes - Altitude de prise de vue 1500 m - Photo Collection Albin Denis.

Photo oblique prise pendant l'attaque du 13 mars 1917 par un équipage de la F 22 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du village de Pontavert prise par un Farman F 40 de l'escadrille F 22, le 4 mai 1917 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du village de Pontavert, le 4 mai 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la zone de la ferme de Navarin prise par un équipage de l'escadrille F 22, le 5 mai 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de la Cheppe en 1917 - L'escadrille F 22 a stationné sur place du 5 avril au 18 octobre 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de la Cheppe en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Terrain d'aviation de la Cheppe en 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Vue panoramique sur le fortin 413 - Photo prise par un équipage de la F 22, le 13 avril 1917 - Altitude de 1100 mètres - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Hadengue, transmise par Olivier Demoinet, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la ville de Reims (51) en 1918 - Au centre, la cathédrale Notre-Dame de Reims - Construite à début du 13ème siècle, elle a été touchées à de nombreuses reprises par des obus lors de la Grande Guerre - En particulier, le 19 septembre 1914, quand un incendie se propage et détruit l'ensemble de la charpente - La restauration de ce bijou commencera en 1919 sous le direction d'Henri Deneux, architecte en chef des monuments historiques - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la ville de Reims en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo de la place royale de Reims en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo verticale de la ville de Reims en 1918 - Au centre, légérement sur la gauche, la cathédrale Notre-Dame - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

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Vue panoramique sur le Val Lavarda (Italie) prise par un équipage de l'escadrille AR 22, le 26 décembre 1917 - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 mètres - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Vue panoramique sur le Val Brutta (Italie) prise par un équipage de l'escadrille AR 22, le 26 décembre 1917 - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 mètres - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Vue panoramique sur Lore (Italie) prise par un équipage de l'escadrille AR 22, le 26 décembre 1917 - Focale de l'appareil de prise de vue 0,50 mètres - Photo Georges Kohn, transmise par Jacques Beilin, son arrière petit-neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique de la ville de Bassaro-del-Grappa (Vénétie / Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Ville de Marostica (Italie) photographiée par deux Dorand AR 1 de l'escadrille AR 22 en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photographie oblique de la ville de Venise (Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 en 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photographie oblique de la ville de Venise (Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 en 1918 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photographie oblique du Vatican à Rome (Italie) prise par un Salmson 2A2 de l'escadrille SAL 22 en 1918 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

 

Photos aériennes

Le beffroi d'Arras en 1918 - Le 21 octobre 1914, le beffroi est touché par des obus qui l'incendie en 50 mn - Le palais et la Cathédrale Saint-Vaast sont quand à eux pris pour cibles du 5 au 7 juillet 1915 - En deux jours, ils sont laissés à l'état de ruines - Ils avaient été reconstruits au 19ème siècle - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photo oblique du centre ville d'Arras et plus particulièrement de son beffroi complétement détruit en octobre 1914 - Cette photo, datant de la fin de la guerre, révèle les destructions irréversibles du centre ville historique - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Autre photo oblique détaillant les destructions de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast et du musée de la ville d'Arras à la fin de la Grande Guerre - L'édifice religieux a été construit sous la direction des architectes Jean-François Labbé et Pierre Contant d'Ivry, à partir de 1778 - Il a subit d'importants dégâts en 1915 et sera entièrement reconstruit de 1920 à 1934 sous la direction de Pierre Paquet, inspecteur des monuments historiques - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

 
 

Photos aériennes

Intérieur de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast d'Arras à la fin de la Grande Guerre - Il faut beaucoup d'imagination pour reconnaitre le bâtiment d'origine qui a beaucoup souffert - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Autre photographie de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast d'Arras à la fin de la Grande Guerre - La toiture s'est effondrée après l'impact des obus - L'ensemble des voutes et de la charpente sera reconstruit en béton armé mais sans changer l'apect intérieur de l'édifice - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

La même église presque 100 après - Elle a retrouvé toute sa splendeur - Photo site Patrimoines-Histoire.fr que je recommande tout particulièrement.

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Documents en rapport

Menu servi à la 51ème section de photographies aériennes, le 24 décembre 1916 - Il a été dessiné par André Delpey - Transmis par Thierry Michon que je remercie pour son aide.

Le soldat Henri Etienne, professeur de dessin dans le civil, affecté à la 51ème section photo, en plein travail - Il a signé cette caricature, réalisée sur le terrain de Nove-di-Bassano, le 29 janvier 1919 - Photo Pierre Sautour transmise par Thierry Michon, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

* Soldat de 1ère classe Henri Amédée Célestin Etienne - Né le 8 décembre 1881 à Charmes (88) - Fils d'Anatole Etienne et de Marie de Graffard - Domiciliés à 59, boulevard de la République à Noisy-le-Sec - Classe 1901 - Recrutement dau 1er bureau de la Seine sous le n° matricule 4 - Service militaire au 86ème régiment d'infanterie stationné au Puy, à compter du 16 novembre 1902 - Profession avant guerre Professeur de dessin - Mobilisé au 86ème régiment d'infanterie, le 13 août 1914 - Dans cette unité jusqu'au 3 octobre 1917 - Passé à l'aéronautique militaire, comme dessinateur photographe, le 5 novembre 1917 - Dessinateur-photographe de la 51ème section photo, intégrée à l'escadrille AR 22 / SAL 22 du 30 mars 1918 au 29 février 1919 - Il est l'auteur de toutes les caricatures présentées en bas de page - Dirigé sur Milan pour démobilisation.

Les personnels de la 51ème section photo, intégrée à l'escadrille SAL 22 sur le terrain de Nove-di-Bassano en 1918 - L'auteur de ce fantastique dessin est Henri Etienne - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Transmis par Thierry Michon que je remercie pour son aide.

Caricature d'un membre de la 51ème section de photos aérienne - Son identitée reste à préciser - Dessin réalisé par Henri Etienne, à Nove-di-Bassano, le 20 janvier 1919 - Transmis par Thierry Michon que je remercie pour son aide.

 

 

 

 

 

 

Documents en rapport

Caricature de Godard, le cuisinier de l'escadrille AR 22 / SAL 22 - Dessin réalisé par Henri Etienne, à Nove-di-Bassano, le 10 février 1919 - Transmis par Thierry Michon que je remercie pour son aide.

Caricature de Joublin, l'infirmier de l'escadrille AR 22 - Dessin réalisé par Henri Etienne, à Nove-di-Bassano, le 29 janvier 1919 - Transmis par Thierry Michon que je remercie pour son aide.

Caricature d'un membre de la 51ème section de photos aérienne - Son identitée reste à préciser - Dessin réalisé par Henri Etienne, à Nove-di-Bassano, le 4 février 1919 - Transmis par Thierry Michon que je remercie pour son aide.

Caricature d'un membre de la 51ème section de photos aérienne - Son identitée reste à préciser - Dessin réalisé par Henri Etienne, à Nove-di-Bassano, en février 1919 - Transmis par Thierry Michon que je remercie pour son aide.

 

Couleurs des avions

Blériot blindé 160 ch de Jules Védrines et de René Vicaire affecté à l'escadrille DO 22 - Dessin David Méchin.

Couleurs des avions

Dorand AR 2 de l'escadrille AR 22 pendant son séjour en Italie de novembre 1917 à mars 1918 - Dessin David Méchin.

 

Souvenirs en rapport

 

Souvenirs en rapport

Médaille en bronze de la Valeur Militaire Italienne (Medaglia al Valore Militare) attribuée au Ltt Esprit Garbe, observateur de l'escadrille AR 22 / SAL 22 du 16 novembre 1917 au 23 mars 1919 - Médaille appartenant à la collection de M. Marco Maria Ceriani que je remercie pour son aide.

Ltt Esprit Eugène Auguste Garbe - Né le 15 juillet 1897 à Antibes (06) - Parents domiciliés 12, cours Masséna à Antibes - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 115ème régiment d'artillerie lourde, le 19 février 1916 - Affecté au 38ème régiment d'artillerie - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 5 novembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 5 décembre 1916 - Observateur de l'escadrille AR 22 / SAL 22 du 16 novembre 1917 au 23 mars 1919 - Stage du 31 mars au 18 avril 1918 - Affecté au Parc n° 4 du 23 mars au 11 juin 1919 - Observateur de l'escadrille BR 127 au 11 juin au 13 octobre 1919 - Hospitalisé à partir du 28 juin 1919 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 1er juillet 1919 - Décédé des suites d'une maladie à Landau (Allemagne), le 13 octobre 1919 - Esprit Garbe repose dans le carré militaire du cimetière Rabiac d'Antibes.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du Ltt Esprit Eugène Auguste Garbe - Né le 15 juillet 1897 à Antibes (06) - Parents domiciliés 12, cours Masséna à Antibes - Profession avant guerre Etudiant - Engagé au 115ème régiment d'artillerie lourde, le 19 février 1916 - Affecté au 38ème régiment d'artillerie - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 5 novembre 1916 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux jusqu'au 5 décembre 1916 - Observateur de l'escadrille AR 22 / SAL 22 du 16 novembre 1917 au 23 mars 1919 - Stage du 31 mars au 18 avril 1918 - Affecté au Parc n° 4 du 23 mars au 11 juin 1919 - Observateur de l'escadrille BR 127 au 11 juin au 13 octobre 1919 - Hospitalisé à partir du 28 juin 1919 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 1er juillet 1919 - Décédé des suites d'une maladie à Landau (Allemagne), le 13 octobre 1919 - Esprit Garbe repose dans le carré militaire du cimetière Rabiac d'Antibes - Photo Claude Dannau que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Slt Lucien Baptiste Jean Bossoutrot - Né le 16 mai 1890 à Tulle - Fils d'Antonin Bossoutrot et d'Antoinette Nouailhac - Domicilés 42, rue de Barrière à Tulle - Service militaire au 28ème régiment d'infanterie à compter du 4 août 1911 - Nommé Adjudant - Brevet de pilote militaire n° 913 obtenu le 9 mai 1915 - Pilote de l'escadrille MF 22 / F 22 du (2ème trimestre 1915) au 3 juin 1917 - Convoyage avion à la RGA du 3 au 7 juillet 1915 - Convoyage avion au RGA du 1er au 5 août 1915 - Mission au RGA du 14 au 24 février 1916 - Nommé Sous-Lieutenant, le 10 mai 1916 - Deux citations à l'ordre du corps d'armée - Une citation à l'ordre de l'armée et Croix de Guerre avec palme - Pilote réceptionnaire de la société Farman du 6 juin 1917 au 11 août 1919 - Comme pilote d'essai, a effectué les essais en vol du Farman F 50 mis en service avant la fin de la Grande Guerre - Après guerre, pilote d'essai de la société Farman - Pilote d'essai de la Société Blériot - Auteur du permier vol commercial international avec 12 passagers entre Paris et Londres, aux commandes d'un Farman F 60 Goliath n° 60, en 8 février 1919 - Auteur de nombreux records du monde de vitesse, de durée et de distance - Auteur du raid Paris-Dakar avec TSF du 11 au 19 août 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 13 novembre 1920 - Coupe Zénith en 1923 - Grand Prix des avions de transport en 1922, 1923, 1924 - Participe aux 24 heures du Mans en 1925 - Officier de la Légion d'Honneur, le 23 août 1925 - Quitte ses fonctions de chef pilote à Air France et se lance dans la politique - Membre du parti Radical-socialiste - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 25 janvier 1934 - Député du 10ème arrondissement de Paris du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 - Siège à la commission du Commerce et de l'industrie de 1936 à 1939 - Fondateur de la Fédération Populaire des Sports Aériens - Président de la Commission de l'aéronautique à la chambre des députés - Il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, le 10 juillet 1940 - Passe rapidement dans l'opposition au régime et entre en résistance au sein du Groupe "Alexis" - Le premier parachutage d'armes a lieu en janvier 1943 - Il est interné à la prison d'Evaux-les-Bains (Creuse) du 27 mars 1943 au 8 juin 1944, date à laquelle il s'évade - A la libération, il sera rétabli dans ses droits par un jury d'honneur, le 24 avril 1945 - Il exerce alors le métier d'expert assureur en aéronautique - Décédé à Viry-Chatillon, le 1er septembre 1958 - Lucien Bossoutrot repose au cimetière des Batignolles dans le 17ème arrondissement de Paris (75) - Photo Alain Nicotera que je remercie pour son aide.

Détails de la tombe de Lucien Baptiste Jean Bossoutrot et de sa femme Marguerite, née Fleurisson - Photo Alain Octavie, transmise par Régis Biaux, que je remercie tous deux pour leur aide.

 

Remerciements :

- M. Jean-Paul Bonora pour l'envoi de sa photo d'un Dorand AR 1.
- M. Guy Rufray pour la copie d'une partie des "La Guerre Aérienne Illustrée" et "La Revue Aérienne Illustrée".
- Mme Aurélie-Agathe Bourasset, arrière petite-fille du Slt Marcel Hugues pour son relevé des numéros d'avions de l'escadrille MF 22.
- M. Jean-Michel Guhl pour la transmission des photos de la collection de Dominique Cavailhez.
- M. Dominique Cavailhez pour la mise à disposition des photos prises par le Ltt Victor Rouanet, du 21ème Régiment de Chasseurs à Cheval.
- Famille Rouanet pour la mise à disposition des photos prises par Victor Rouanet pendant son stage dans l'escadrille MF22.
- Mme Francine Trachier pour l'envoi des photos prises par son grand-père Jules Moreau, mécanicien des escadrilles DO 22 et SPA 38.
- M. Luc Prosper pour l'envoi de la photo du Sgt Prosper Guillot, son grand-père.
- Mme Monique Champeaux pour l'envoi de la photo de groupe prise par Maurice Seneuze, son père.
- M. Dieter Gröschel pour l'envoi de la photo du terrain de Bar-le-Duc - Béhonne.
- M. Claude Chioccetta pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Claude Dannau pour l'envoi de la photo de la tombe du Ltt Esprit Garbe.
- M. Thierry Michon pour la communication des archives de Pierre Sautour, son grand oncle.
- M. Nicolas Vasse pour l'envoi des archives de Pierre Sautour.
- M. Lionel Luttenbacher pour la communication des photos de Pierre Sautour.
- Mme Marie-Hélène Halphen pour la mise à disposition de la photo de Lucien Bossoutrot.
- M. Richard Michaud pour l'envoi de la photo de Lucien Bossoutrot.
- M. Luigino Caliaro pour l'envoi des photos du Dorand AR 1 de la AR 22.
- M. Olivier Demoinet pour l'envoi des archives de Pierre Hadengue, son grand-père.
- M. Roland Kissel pour l'envoi des archives de Roger Kissel, son père.
- M. Antoine Peugeot pour l'envoi des états de service de Jean de Moustier, son arrière grand-père.
- M. Quentin Thouéry pour la transmission de la fiche matricule de Firmin Thouéry.
- M. Marco Maria Ceriani pour l'envoi des photos de la médaille de la Valeur Militaire Italienne attribuée au Ltt Esprit Garbe.
- M. François Cavaignac pour l'envoi des archives de Joseph Cavaignac, son oncle.
- M. Jacques Beilin pour l'envoi des archives de Georges Kohn, son arrière grand-oncle.

Bibliographie et références :

- Carnets d'enregistrement des heures de vol de Marcel Hugues - Tranmis par la famille Bourasset-Hugues.
- Icare n° 199 - Les IV et IXème armée en août et septembre 1914 - Par Stéphane Nicolaou - publié en collaboration avec le MAE du Bourget en décembre 2006.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- Marcel Hugues - Du fantassin à l'As de la Grande Guerre - par Aurélie-Agathe Bourasset - Mémoire de Maîtrise de l'université de Montpellier III.
- Icare n° 109 - Journal de Bord de Brindejonc des Moulinais - Publié en collaboration avec le Musée de l'Air et de l'Espace en décembre 2006.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- La force aérienne tactique - 1965-1994 - pages 277 à 284 - publié par l'association Point Fixe en 1998.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Air actualités n° 387 de février 1986 - La 93ème escadre de ravitaillement en vol d'Istres.
- Air Actualités n° 432 de mai 1990 - La 93ème escadre de ravitaillement en vol d'Istres.
- Album photos du Slt Marcel de St-André - Mis en ligne par les archives départementales de la Loire - Voir le lien
- Site Internet "Past to present" - Vente par correspondance de cartes postales - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "La Bible des Insignes de l'armée de l'Air" de Yves Genty - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet de la Bibliothèque Numérique Gallica de la BNF - Voir le lien

 

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Escadrille 21 Escadrille 23

 

 

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