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Insignes peints
sur les fuselages

Premier insigne collectif de l'escadrille 29 - Le Cne Maurice Happe fit arborer une Croix de Guerre avec palme sur tous les avions de l'escadrille, pour marquer l'obtention par la 29, de la citation à l'ordre de l'armée, le 19 ocotbre 1915 - Dessin d'après photo Albin Denis.

Le second insigne collectif a été adopté par le Ltt le Barazer en mars 1917 - C'est une reprise du fanion qui ornait le voilier familial de son enfance, une manière de rendre hommage à son grand-père, marin accompli - La première version du fanion reprend le type d'appareil qui équipe l'unité (S pour Sopwith) et 29 (pour 29ème escadrille) - Dessin Albin Denis.

Troisième insigne collectif de l'escadrille 29 - Il reprend l'organisation de fanion précédent en l'adaptant à l'utilisation du Breguet 14 B2 que l'unité utilise désormais - Dessin Albin Denis.

Insigne métallique de
l'escadrille SOP 29

Insigne personnel du Ltt Georges Le Barazer, pilote de l'escadrille SOP 29 - Fabriqué par Kauffer à Nancy - Insigne collection Jean-Luc Gantlet que je remercie pour son aide.

Symbolique

Le premier insigne collectif de l'escadrille MF 29 a d'abord été la Croix de Guerre, peinte sur les avions de l'escadrille pour commémorer la première citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 septembre 1915. En mars 1917, un insigne, plus conventionnel, a été choisi par le Ltt Jean-François le Barazer, commandant l'unité à cette époque. Il s'agit de la reprise du fanion qui ornait le voilier de son grand-père, qui était un marin accompli. Au fanion, il ajouta "S 29" pour marquer l'utilisation des avions Sopwith par l'escadrille. Cette inscription sera modifiée en "BR 29" au cours de l'année 1918. Pendant cette dernière année de guerre, la BR 29 utilisa des lettres code de reconnaissance. Parmi celles-ci, on a pu voir le "C" comme avion du Cne Hubert Cauchy.

 

Fanions de
l'escadrille 29

Fanion de l'escadrille SOP 29 de 1917 - Il mesure 38 x 22 cm hors passants et présente de nombreuses traces d'utilisation - Ce fanion étant beaucoup plus petit que la taille réglementaire, il s'agit probablement d'un fanion d'avion car il a été fabriqué en très solide - Collection Jean-Laurent Truc que je remercie pour son aide précieuse.

Fanion de l'escadrille SOP 29 - Il mesure 46 x 27 cm hors passants, taille très proche des dimensions réglementaires - Il est beaucoup plus grand que le précédent - Etant en très bon état, quasiment neuf, il est peu probable que ce soit un fanion datant de la Grande Guerre - Plusieurs fanions d'escadrilles de la Grande Guerre ayant été refabriqués dans les années 30, il s'agit probablement de l'un d'eux - Il appartient à la collection de Vincent Riegel que je remercie pour son aide précieuse - Photo Vincent Riegel.

Comparaison des deux fanions - Le plus grand, issu de la collection Riegel, est conforme en taille aux fanions réglementaires, mais celui-ci a probablement été fabriqué dans les années 30 tandis que le plus petit est probablement un fanion d'avion - Photos Jean-Laurent Truc et Vincent Riegel que je remercie pour leur aide.

1er régiment de bombardement de jour
de Metz-Frescaty

Fanions des escadrilles formant le 1er régiment d'aviation de bombardement de jour stationné à Metz-Frescaty du 1er janvier au 1er août 1920 - Au centre, le portrait du Cdt Joseph Vuillemin, commandant du 1er RB - Au-dessus de son portrait, l'insigne de l'escadre de bombardement n° 12 généralement associé à une bombe - Dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant du haut à droite, les fanions des escadrilles BR 66 - R XI 239 - BR 111 - R XI 240 - BR 123 - BR 117 - BR 129 - BR 127 - BR 29 - BR 120 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Delcampe.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne de la 5ème escadrille du 11ème Régiment de bombardement - Valable pour la période allant du 1er août 1920 au 1er octobre 1932 - Photo Albin Denis.

Insigne de la 1ère escadrille du GB I/11 - Photo Albin Denis.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille BR 29

Insignes métalliques des unités
détentrices de ses traditions

Insigne du Groupe de Bombardement I/11 - Cette unité était détentrice des traditions des escadrilles BR 29 et BR 123 de la Grande Guerre - Photo Albin Denis.

 

Historique de l'escadrille 29

L'escadrille 29 est créée le 29 mai 1915 pour remplacer l'escadrille V 29 dissoute le 15 mai 1915. Elle devient l'escadrille de bombardement de Belfort. Cette unité est placée sous le commandement du Cne Maurice Happe, un des pionniers de l'aviation de bombardement en France.

Naissance de l'escadrille MF 29, le 4 juin 1915 :

L'escadrille reçoit l'appelation de MF 29, le 4 juin 1915. Ses personnels et le matériel roulant font la liaison entre Lyon-Bron et Belfort par chemin de fer. Il arrive sur place, le 4 juin 1915.
L'échelon volant est parti du Bourget entre 14h10 et 14h15, le 3 juillet 1915. Les premiers avions, six MF 11, arrivent le même jour entre 18h55 et 19h15. Les pilotes de ces avions sont respectivement le Cne Maurice Happe, Ltt Devin, Adj Vincent Almonacid, Sgt Cochet, Sgt Fencels, Caporal Sallès. Un 7ème MF 11, piloté par le Ltt Parent, se posa à Mailly en raison d'un mauvais réglage de l'incidence. Cet avion rejoindra finalement Belfort, le 4 juillet à 8h. Le 8ème et dernier appareil, piloté par le Caporal Lemaire atterrit à Mailly, puis à Brienne, lui auusi victime d'un mauvais réglage de l'incidence et des ailerons. Il rejoindra l'escadrille à Belfort, le 4 juillet à 19h. C'est donc un total de 8 MF 11 qui forment la dotation initiale de l'escadrille MF 29.

Dès le 5 juillet, le Cne Happe teste les vols en formation de 7 appareils. Cette mission, sur l'itinéraire Belfort - Luxeuil - Lure - Belfort, soit 77 km, a été réalisée en 2 heures de vol et a necessiter 210 l d'essence et 35 l d'huile. Il a fallu aux avions entre 45 mn et 1 heure pour monter à 2000 m. Du 8 au 12 juillet, les pilotes et la mécanique terminent la mise au point des avions et des moteurs. Le 16, l'Adj Almonacid, aux commandes du MF 11 n° 748, brise son appareil en heurtant le hangar lors de son atterrisage. L'aile droite, en bouillie, sera changée. Du 17 au 19 juillet, les pilotes s'entrainent au tir à la mitrailleuse.

Le 20 juillet 1915, première mission de bombardement :

Le 20 juillet, première mission opérationnelle de bombardement. Il s'agit d'empêcher les trains de débarquer des troupes en gare de Colmar pendant l'attaque de la division sur Münster. Six avions décollent et deux autres restent sur place, en panne.

Avions disponibles :

  • Cne Maurice Happe et soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 747 - Bombardier.
  • Sgt Maxime Cochet et Soldat Lucien Pauty - MF 11 n° 746 - Bombardier.
  • Sgt Roger Fénech et soldat René Péault - MF 11 n° 742 - Bombardier.
  • Cap Etienne Lemaire et sold Maurice Grenez - MF 11 n° 745 - Bomb.
  • Ltt Eugène Parent et soldat Louis Pauty - MF 11 n° 744 - Escorte.
  • Sgt Alexandre Sallès et Soldat Modeste Leclerc - MF 11 n° 740 - Escorte.

Avions indisponibles :

  • Ltt Charles Devin - MF 11 n° 741 - moteur cassé.
  • Adj Vincent Almonacid - MF 11 n° 748 - en panne.

On voit que déjà des avions sont prévus pour bombarder, et d'autres pour les protèger (n° 740 et 744). Le capitaine Happe a imposé des formations pour le vol en formation et pour le bombardement. Voila une présentation générale de ces dispositifs.

Formation de vol adoptée par le Cne Maurice Happe.
Quatre MF 11 de bombardement et deux MF 11 de protection avec mitrailleuse. Les bombardiers croisent entre 2100 et 2400 m et les avions de protection entre 2600 et 2700 m, de manière à profiter de l'avantage de l'altitude en cas d'attaque. Dessin Albin Denis d'après archives.

Formation de bombardement adoptée par le Cne Maurice Happe.
Les MF 11 de bombardement passent en ligne et les deux MF 11 de protection en position avant et arrière, de manière à couvrir les différents secteurs. Dessin Albin Denis d'après archives.

L'itinéraire choisit pour arriver sur zone a été le suivant : Belfort - Saint-Amarin - Gebweiler - Colmar. Chaque avion emporte 2 obus de 155 mm et 2 obus de 90 mm. Les résultats de tir sont les suivants : un obus de 155 explose sur les rails de la gare de marchandises, un autre tombe sur la grande gare et finalement 4 obus de 90 mm tombent sur les rails de la gare de marchandises où étaient stationnés les trains. Tous les autres projectiles ont ratés leur cible mais n'ont pas touché la ville. Le retour se fait par le même itinéraire.

Le soir du même jour, une autre mission est réalisée contre la gare de Colmar et ses environs immédiats. La mécanique ayant bien travaillée, c'est cette fois huit MF 11 qui vont être engagés dans cette mission.

Liste des équipages engagés :

  • Sgt Maxime Cochet et soldat Lucien Pauly - MF 11 n° 746 - Bomb.
  • Adj Vincent Almonacid et soldat Georges Friès - MF 11 sans nmr - Bomb.
  • Sgt Roger Fénech et soldat René Péault - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Etienne Lemaire et soldat Maurice Greniez - MF 11 n° 745 - Bomb
  • Cne Maurice Happe et soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 747 - Bomb.
  • Ltt Charles Devin et soldat Clément Vérité - MF 11 n° 741 - Bomb.
  • Ltt Eugène Parent et soldat Louis Pauly - MF n° 744 - Protection.
  • Sgt Alexandre Sallès et soldat Modeste Leclerc - MF 11 n° 740 - Protect.

Vue du dispositif de vol à 8 avions. Les 6 MF 11 assurent une formation serrée qui permet aux mitrailleurs de couvrir les zones d'attaque et de croiser leurs tirs. Les deux avions de protection, évoluant plus haut que leurs camarades, engagent l'adversaire en piquant pour bénéfier de l'avantage de la vitesse. Dessin Albin Denis d'après archives.

Premier mort de l'escadrille :

Les opérations ne se passent pas comme prévues. Seulement deux MF 11 bombardiers passent les lignes, les autres font demi-tour. Les deux MF 11 d'escorte perdent le convoi et rentrent. Malgré tous ces péripéties, les deux équipages restant larguent chacun 2 obus de 155 et deux autres de 90 sur les voies à proximité immédiate de la gare de Colmar. Au retour de la mission, deux Aviatik attaquent les deux MF 11 bombardiers du Cne Happe et du Sgt Fenech. Le MF 11 n° 742 de l'équipage Fenech et Péault est mitraillé. Le soldat René Péault est tué alors qu'il allait s'apprétait à riposter aux tirs ennemis. Il est le premier mort au combat de l'escadrille.

Le 28 juillet, le MF 11 n° 748 brisé par l'Adj Almonacid est réparé. Les pilotes et leurs mitrailleurs s'entrainent au tir à la mitrailleuse et au mousqueton (carabine courte de cavalerie) au champ de tir du Martinet.

Le 29 juillet, nouvelle mission importante pour l'escadrille. L'objectif est cette fois la fabrique de gaz asphyxiants Roessler. Un seul avion est engagé, le MF 11 n° 748 de l'équipage Adj Vincent Almonacid / Soldat Georges Friès qui largue sur l'objectif 2 obus de 155 et 2 de 90. En fait, plusieurs tomberont aussi sur l'usine Schaffer et Cie, spécialisée dans l'impression de tissus, voisine de la première.

Bombardement de Fribourg-en-Brisgau :

Le 30 juillet, les 8 avions de l'escadrilles sont engagés dans le bombardement de la gare de Fribourg-en-Brisgau.

  • Sgt Maxime Cochet et soldat Lucien Pauly - MF 11 n° 746 - Bomb.
  • Adj Vincent Almonacid et soldat Georges Friès - MF 11 n° 748 - Bomb.
  • Sgt Roger Fénech et soldat Modeste Leclerc - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Etienne Lemaire et soldat Maurice Grenez - MF 11 n° 745 - Bomb
  • Cne Maurice Happe et soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 747 - Bomb.
  • Ltt Charles Devin et soldat Clément Vérité - MF 11 n° 741 - Bomb.
  • Caporal Marius Chatain et soldat Carlo de Biagioni- MF n° 744 - Protect.
  • Sgt Alexandre Sallès et soldat Marcel Grélat - MF 11 n° 740 - Protection.

Après un décollage en pleine nuit (4h15), seulement 3 avions (Cne Happe - Ltt Devin - Sgt Cochet) atteignent Fribourg et bombardent comme prévu la gare et ses voies ferrées. Ils larguent un total de 6 obus de 155 et 6 de 90. Les avions ont été pris à parti par des batteries de DCA dans les environs de Cernay et de Fribourg. Le général commandant en chef adresse ses félicitations aux pilotes et bombardiers de l'escadrille pour l'expédition accomplie ce matin dans des circonstances difficiles.

Premiers prisonniers de l'escadrille :

Le 31 juillet 1915, les objectifs sont cette fois la gare de Fribourg et l'usine Aviatik. Sept avions décollent à 4h00 du matin. L'Adj Almonacid doit faire demi-tour car son avion n'arrive pas à monter à plus de 1400 m. L'équipage Sgt Cochet / Soldat Pizay doit atterrir, au retour de mission, entre Grissheim et Eshbach, suite à une panne moteur. Les deux hommes sont faits prisonniers après avoir brûlé leur avion et leurs papiers militaires. On apprendra plus tard, après réception d'une lettre envoyée par Cochet depuis le camp de prisonniers de Henberg, qu'un éclat d'obus a détruit l'hélice, une poutre de réunion et 2 commandes.

Changement des moteurs de Dion pour des Renault :

Le 2 août, la totalité des moteurs de Dion qui équipent les MF 11 de l'escadrille sont échangés contre des moteurs Renault de 80 HP. Plusieurs jours seront nécessaires pour effectuer les réglages des commandes et des capots des moteurs.

Accident du caporal Marcel Fafiotte :

Le 15 août, le caporal Marcel Fafiotte, chargé de ramener un avion neuf du RGAé (MF 11 n° 750), doit se poser à Brouvelieures en raison de la pluie et des nuages. Au moment de redécoller, son avion s'engage dans un fossé que le pilote n'avait pas remarqué. Les poutres de réunion, une semelle de patin sont cassés, ainsi que l'hélice. Deux camions sont immédiatement envoyés avec tout le matériel nécessaire pour démonter l'avion et le ramener à Belfort. Le lendemain, l'avion est chargé sur sa remorque et arrivera à Belfort, le 17 août. Le 16 août 1915, l'Adj Almonacid convoie du Bourget un MF 11 neuf (n° 751).

Le 21 août, après une longue période de tests d'avions, de séances de tir au stand du Martinet, une nouvelle mission de bombardement est affectée à la MF 29. A 4h, décollage des 7 avions suivants dans l'ordre donné :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 747 - Bombardier.
  • Sgt Roger Fenech / Soldat Clément Varnet - MF 11 n° 742 - Bombardier.
  • Sgt Etienne Lemaire / Soldat Maurice Grenez - MF 11 n° 745 - Bomb.
  • Adj Vincent Almonacid / Soldat Georges Priès - MF 11 n° 751 - Bomb.
  • Caporal Marcel Fafiotte / Soldat Carlo de Biagioni - MF 11 n° 744 - Escort
  • Caporal Rolland Longueteau / Sold Marcel Grélat - MF 11 n° 740 - Escort.
  • Ltt Charles Devin / Soldat Clément Vérité - MF 11 n° 741 - Bombardier.

Les objectifs sont l'usine Reichweiler et les trains sur la voie reliant Mulhouse à Lutterbach. Trois équipages rentrent prématurément, le 751 sur mauvais réglage, le 742 sur moteur défectueux et le 745 par peur de travers la mer de nuages. Deux obus de 90 sont largués sur l'usine, 2 obus de 155 n'ont pas dû éclater car leurs explosions n'a pas été observé. Six autres obus de 90 ont été lachés sur un train mais les résultats n'ont pu être observés en raison des nombreux nuages sur la zone d'attaque. Le Sgt Lemaire, qui a annulé deux fois ses missions en vol, est renvoyé à la RGAé pour complément de formation.

Bombardement de Cernay :

Le 24 août 1915, une mission avec pour objectif la ville de Cernay est effectué en testant un nouveau type de formation.

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 747 - Bombardier.
  • Caporal Marcel Fafiotte / Soldat Devilliers - MF 11 n° 749 - Bombardier.
  • Adj Vincent Almonacid / Soldat Georges Priès - MF 11 n° 751 - Bomb.
  • Caporal Rolland Longueteau / Sold Marcel Grélat - MF 11 n° 740 - Escort.

Dans cette formation, l'avion de protection se place à l'arrière du dispositif en se positionnant alternativement à droite ou à gauche, selon la menace qui se présente. Dessin Albin Denis d'après archives.

Six obus de 155 et 12 de 90 sont largués sur la ville de Cernay. Deux des projectiles manquent la ville et seulement 2 obus de 155 ont éclaté. l'Adj Almonacid, malgré les problèmes récurants de son MF 11 n° 751, a tenu à participer à la mission malgré que son biplan ne puisse monter à plus de 1600m. (les autres de 2000 à 2600 m)

Bombardement de la gare de Lorrach :

Le 25 août, l'équipage Ltt Charles Devin / soldat Clément Vérité décolle à 21 h avec pour objectif la gare de Lorrach. Ils larguent de nuit 5 obus hors de la ville et un seul sur la ville. Ces projectiles n'ont pas fait grand mal à l'objectif visé. Jamais les projecteurs de DCA de la ville d'Altkirch ne les ont pris dans leurs faisceaux. La MF 29 réalise une autre mission sur la ville de Cernay en engageant 5 avions.

  • Ltt Charles Devin et Soldat Clément Vérité - MF 11 n° 747 - Bomb.
  • Caporal Marcel Fafiotte / Soldat Devilliers - MF 11 n° 749 - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Clément Varnet - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745 - Bomb.
  • MdL Pierre de Gromard / Soldat Carlo de Biagioni - MF 11 n° 744 - Esc
  • Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat - MF 11 n° 740 - Esc.

Les résultats de tir sont directement observés par le Cne Happe et l'Adj Almonacid en place au poste d'observation en première ligne devant le Vieux Thann. Les aviateurs de la 29 larguent 8 obus de 90 directement sur le village et ratent les autres tirs qui tombent à coté (2 de 90 et 4 de 155). Seul l'avion du caporal Fafiotte n'a pas participé car n'ayant pu atteindre l'altitude de croisière. A l'atterrissage, le MF 11 n° 747 piloté par le Ltt Devin capote dans un fossé. Le Ltt Devin souffre d'une entorse légère et le soldat Vérité de blessures légères aux jambes et au nez.

Le 26 août, l'équipage Adj Almonacid / Soldat Friès sur le MF 11 n° 741 décolle à 20h45 pour bombarder une ville sur la rive droite du Rhin. Fortement géné par le brouillard, le pilote doit descendre en-dessous de 1000 m. Ne voyant la ville de Mulhouse qu'arrivé à sa verticale, les aviateurs jugent qu'il vaut mieux ne pas pousser plus loin. Ils larguent, à une altitude de 500 m, 6 obus de 90 sur l'usine de gaz asphyxiants Roessler à Doenach.

Bombardement de Müllheim :

Le 27 août, décollage au petit matin de 6 avions pour bombarder le transformateur de Müllheim. Participent à cette mission les équipages suivants :

  • Adj Vincent Almonacid / Soldat Georges Priès - MF 11 n° 741 - Bomb.
  • Caporal Marcel Fafiotte / Soldat Devilliers - MF 11 n° 749 - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Gallié - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745 - Bomb.
  • Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat - MF 11 n° 740 - Esc
  • MdL Pierre de Gromard / Soldat Carlo de Biagioni - MF 11 n° 744 - Esc.

Les avions larguent les projectiles suivants :

  • Un obus de 155 et 10 de 90 sur Müllheim.
  • Un obus de 155 tomé en dehors de la ville.
  • deux obus de 155 et 4 de 90 tombés dans les alentours de batteries.

L'équipage Vial / Nepveu, dont le moteur présentait des ratés, a largué ses obus sur 6 emplacements de pièces à l'Ouest de Mulhouse vers Niedermorschweiler. Un des obus de 155 n'a pas explosé. La mission permet de ramener des renseignements précieux sur les mouvements de trains et sur le terrain d'aviation de Niederweiler, à l'Est de Mulhouse. L'Adj Almonacid, qui a effectué la mission de nuit, bombarde la ville de Müllheim à moins de 1500 m pour être sûr de toucher sa cible.

Exercice de bombardement près de Belfort :

Le Cne Happe se rend compte qu'il est nécessaire d'entraîner ses équipages au bombardement, surtout ceux arrivant du RGAé et n'ayant jamais largués une bombe. Avec l'autorisation du général, commandant la région fortifiée de Belfort, il peut mettre en place un exercice de tir réel sur une zone dégagée à 15 km au Nord-Ouest de Belfort.

Liste des équipages participant à cet exercice :

  • Adj Vincent Almonacid / Soldat Georges Priès - MF 11 n° 741 - Bomb.
  • Caporal Marcel Fafiotte / Soldat Devilliers - MF 11 n° 749 - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Gallié - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745 - Bomb.

La direction et la porté sera donnée par l'avion du Cdt Dorand. Les munitions larguées seront 35 obus de 90 et 12 obus de 155. Les résultats observés sont les suivants :

  • Cercle des 100 mètres : 2 bombes
  • Cercle des 200 mètres : 10 bombes
  • Cercle des 300 mètres : 14 bombes.

Les viseurs de bombardement nécessitant des calculs en plein vol avec maniement de planchette semblent trop compliqués. La verticale est difficile à obtenir avec un niveau à bulle car la bulle se sépare en plusieurs plus petites lorsque l'avion est fortement secoué. Le champ de tir nécessaire pour un tel exercice doit au minimum mesurer 3 x 3 km. Trois obus de 155 mm, qui n'ont pas explosé, ont été retrouvé sans leur empennage. Il est demander de prêter une attention particulière à la fixation de ces élements sur les obus. Un des obus de 155 non explosé, a été retrouvé à plat avec son empennage.

Le 3 septembre, le Caporal Gaston Vial, seul à bord, teste le MF 11 n° 750 cassé par le Caporal Fafiotte, le 15 août. Le Cne Happe apprend que le MF 11 n° 748 destiné à son unité sera prêt à Saint-Cyr, le 8 septembre. A 9h30, l'escadrille assite aux obséques du Slt Adolphe Pégoud de l'escadrille MS 49 à Fontaine. Il a été tué au cours d'un combat aérien contre un Aviatik par une balle de mitrailleuse qui l'a touché à l'aorte.

L'escadrille expérimente un viseur de tir de bombardement mis au point par le Ltt Charles Denin. Des tests sur les obus de 155 sont réalisés pour améliorer leur fiabilité. Les ratés observés semblent venir de la trop faible charge de l'amorce qui ne permet pas de mettre à feu le bouchon porte-retard du détonateur. Trois grammes de poudre sont interposés entre l'amorce et le fond de la douille, le trou étant obsturé avec de la cire. Sur les 6 obus modifiés, 4 ont éclaté normalement, le 5ème est tombé non amorcé en raison de la rupture d'un crochet de suspension, la 6ème bombe n'a pas été larguée.
Dans la soirée, départ du Ltt Charles Devin et du Soldat Clément Vérité pour Saint-Cyr pour convoyer le MF 11 n° 748 destiné à l'escadrille.

Projet d'aide à l'atterrissage de nuit :

Le Ltt Charles Devin, suite à l'accident mortel du pilote britannique Lord après la destruction d'un Zeppelin, propose un système simple d'aide à l'atterrissage de nuit. Ce procédé consiste à définir, à l'aide de 4 lampes, la direction de l'atterrissage, la pente suivant laquelle l'avion doit descendre et la hauteur à laquelle on doit toucher le sol. En outre, il définit un couloir d'accés à la piste à l'aide de draps blancs.

Le caporal Marcel Fafiotte est rayé du personnel navigant :

Le 4 septembre, le caporal Marcel Fafiotte est rayé du personnel navigant car il était responsable de l'accident du MF 11 n° 750, le 15 août. Il n'avait pas fait de reconnaissance du terrain avant de décoller et avait causé la perte de son avion. De plus, deux fois engagé en mission de bombardement, il avait fait demi-tour en donnant de faux prétextes. Il ne mangeait plus, faisait des cauchemars. En fait, il n'était plus capable de maitriser sa peur. Il est muté au dépot du 171ème régiment d'infanterie de Belfort.

Bombardement de Fribourg-en-Brisgau :

Le 7 septembre, une mission de bombardement sur la ville de Fribourg-en-Brisgau est ordonnée par le général commandant en chef en représailles. Les équipages suivants ont participé à cette mission :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 749 - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745 - Bomba.
  • Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat - MF 11 n° 740 - Esc.
  • MdL Pierre de Gromard / Brig Carlo de Biagioni - MF 11 n° 744 - Esc.

Cinq obus de 155 et un de 90 tombent sur la ville. L'équipage MdL de Gromard / Brigadier Carlo de Biagioni tire 100 cartouches contre un Drachen. L'équipage Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat tire 100 cartouches sur un Aviatik. Le MF 11 de l'équipage Caporal Gaston Vial / Soldat Nepveu prend de l'altitude trop difficilement. Son équipage, pour gagner du poids, se déleste de 2 obus de 90.

Nouvel exercice de bombardement :

Le 8 septembre, nouvel exercice pratique de bombardement. Liste des équipages engagés :

  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet - MF 11 n° 742.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745.
  • Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat - MF 11 n° 750.
  • MdL Pierre de Gromard / Brigadier Carlo de Biagioni - MF 11 n° 751.

Le MF 11 de l'équipage Pigot / Varnet, dont le moteur arrête net, largue tous ses obus en une seule passe sur l'objectif indiqué par 5 draps dont un central. Il atterrit ensuite dans un champ. Les deux hommes découvrent que la cause de la panne est la magnéto, qu'ils peuvent réparer. Ils redécollent et peuvent se poser à Belfort sans autre problème.

Huit obus de 155 et 16 de 90 ont été largués, seulement 11 ont éclatés. Les résultats de tir sont les suivants : 3 obus dans le cercle des 100 mètres, 7 dans celui des 200 et 12 dans celui des 300 mètres.

Bombardements de Lutterbach et de Nonnenbruch :

Le 10 septembre 1915, six MF 11 sont envoyés pour bombarder la gare de Lutterbach et le bois de Nonnenbruch. Participent à cette mission, les équipages suivants :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 749 - bomb.
  • Adj Vincent Almonacid / Soldat Georges Priès - MF 11 n° 751 - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745 - Bomb.
  • Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat - MF 11 n° 740 - Esc.
  • MdL Pierre de Gromard / Brigadier Carlo de Biagioni - MF 11 n° 744 - Esc.

Deux avions n'arrivent pas au but, l'Adj Almonacid, malade avant de décoller, ne peux poursuivre, doit faire demi-tour après une demi-heure de vol et le MdL de Gromard, dont le moteur présentait des ratés, est obligé de faire demi-tour. Sur les 6 obus de 155 et les 6 de 90 largués, les équipages ont observé les résultats suivants :

  • Un obus de 155 a explosé près de la gare de Lutterbach. Après l'explosion du projectile, une grande flamme a été vue sortant d'un batiment annexe.
  • Un obus de 155 a explosé dans une usine à l'Est de Lutterbach.
  • Un obus de 155 a explosé dans une usine au Sud-Est de la même ville.
  • Deux obus de 90 ont éclaté sur les voies ferrées.

Le MF 11 n° 742 de l'équipage Pigot / Varnet a reçu 5 éclats d'obus dont un a brisé le longeron du plan rabattant gauche. Le 745 de Vial / Nepveu a été touché par 2 éclats et finalement le 740 de Longueteau / Grélat en a pris un.

Remise de décorations par le Lieutenant-colonel Barrès :

Le 10 septembre 1915, le LcL Barrès, chef du service aéronautique au GQG vient remettre la Médaille Militaire à l'Adj Vincent Almonacid et la Croix de Guerre au soldat Georges Priès. Voici les détails de leurs citations :

Ordre n° 1473 D - La Médaille Militaire est décernée à l'Adj Vicente Almonacid, pilote de l'escadrille MF 29 : "Officier de l'armée argentine a tenu à servir dans l'armée française comme simple soldat et à gagner successivement tous ses grades. Depuis le mois d'octobre, n'a cessé de montrer l'exemple de courage et d'esprit d'entreprise au cours de nombreuses expéditions de jour et du nuit faites dans les conditions les plus difficiles. Le 26 août 1915, a exécuté à 4 heures d'intervalle, deux bombardements à longue distance, dont l'un de nuit. La nomination ci-dessus comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme."

Ordre n° 1474 D - La Croix de Guerre est décernée au soldat Georges Priès, mécanicien bombardier de l'escadrille MF 29 : "A accompagné son pilote dans de nombreuses expéditions faites de jour et de nuit dans des circonstances difficiles, franchissant fréquemment les lignes à faible hauteur sans se soucier des atteintes de projectiles. A fait toujours preuve du plus grand sang-froid et d'une remarquable habileté dans le lancement des projectiles. Le 26 août 1915, a exécuté à 4 heures d'intervalle, deux bombardements à longue distance, dont un de nuit."

Le 11 septembre, nouvelle exercice pratique de bombardement dans les environs de Belfort.

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 749.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet - MF 11 n° 742.
  • Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat - MF 11 n° 751.
  • MdL Pierre de Gromard / Brigadier Carlo de Biagioni - MF 11 n° 741.

Les résultats des tirs donnent 15 obus, ayant explosés, sont tombés dans un rectangle de 600 sur 400 m. Sur un total de 6 obus de 155 et 18 de 90 lancés, un de 155 et huit de 90 n'ont pas explosés. Ce qui fait quand même une fort pourcentage d'échec de mise à feu.

Bombardement de Donasneschingen et mitraillage de trains :

Le 13 septembre, mission de bombardement de la gare de Donaneschingen. En outre, il est donné ordre aux mitrailleurs de tirer un rouleau de 200 cartouches sur un train à la plus faible altitude possible.

Equipages engagés dans cette mission :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet - Bomb.
  • Adj Vincent Almonacid / Soldat Georges Priès - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - Bomb.
  • Caporal Rolland Longueteau / Soldat Marcel Grélat - Prot.
  • MdL Pierre de Gromard / Brigadier Carlo de Biagioni - Prot.

Pour cette mission qui durera 4 heures, le chargement de bombes a été allégé. Chaque MF 11 emporte un obus de 155 et un de 90. Sur la ville, à défaut de la gare, les 8 obus sont largués et explosent sans incident. Trois colonnes de fumées sont visibles après le bombardement. La seconde phase de la mission est réalisée par les deux MF 11 d'escorte, plus particulièrement par leurs mitrailleurs, les soldats Grélat et de Biagioni. Les deux avions encadrent un train de voyageurs allant de Donaneschingen à Marbach par la droite et la gauche et tirent 350 cartouches à la hauteur des portières des wagons. Très vite, les voyageurs agitèrent leurs mouchoirs, sans doute pour faire cesser le feu. Certains passagers ont préfèré sauter en marche plutôt que de subir ces tirs venu du ciel. Quarante balles furent tirées sur la locomotive. Au départ des avions, le bras du conducteur de la locomotive pendait au dehors, l'homme ayant été certainement touché.

Deux avions n'ont pas atteint l'objectif en raison de pannes mécaniques. L'équipage Almonacid / Priès, avec un fil de bougie cassé, atterrit avant d'avoir passé les lignes allemandes. L'équipage Vial / Nepveu, à 120 km de Belfort, avec des ratés moteurs, passent les lignes près du Hartmannsweiler et se pose à proximité sans savoir s'il était de coté français ou allemand. heureusement pour eux, le soldat Nepveu trouve un fil de bougie cassé, le répare. Ils peuvent redécoller sans dommage et regagner Belfort.

Suite du texte colonne de droite

Explosion d'un obus de 90 au sol - 5 morts - 1 blessé grave - 3 légers :

Le 14 septembre, un nouvel exercice pratique de bombardement a été organisé par le Cne Happe. A 5h30, les mécaniciens s'activaient aux montages des obus sur les avions. Le MF 11 n° 741 affecté au Ltt Devin absent, devait être monté par l'équipage Caporal Longueteau / MdL Grélat. Avant de sortir le biplan du hangar, les mécaniciens Léon Dits, Georges Gallié, Louis Pauly et Modeste Leclerc mettaient en place les 6 obs de 90 sur le lance-bombes du Ltt Very, que seul cet appareil possédait. Cette étape était délicate car il fallait ôter la sécurité d'origine des percuteurs pour en mettre une plus petite. C'est à ce moment qu'un obus a échappé à l'un des opérateurs, est venu frappé le sol et a explosé. Les quatres mécaniciens ont été tués sur le coup, deux ont été complétement déchiquetés. L'avion a presque été entièrement détruit. De plus, le Caporal Rolland Longueteau, qui attendait à proximité que l'avion soit disponible, a été grièvement blessé. Les docteurs seront obligés de l'amputer d'une jambe. Un autre blessé grave est à déplorer, le Caporal Albert Deux, mécanicien très compétant, observait la manoeuvre de chargement et était placé à l'avant de l'avion. Il a été soufflé par l'explosion et a été très grièvement blessé aux deux jambes que les chirurgiens seront obligés d'amputer. Trois autres mécaniciens, les soldats Alexandre Charlaisse, Auguste Dalbéra et Jules Dupouy, ont reçu des éclats qui ont occasionné des blessures légères. Deux autres militaires ont eu beaucoup de chance, le MdL Marcel Grélat qui n'a pas été touché grâce à une caisse de bidons d'essence qui l'a protégé et l'Adj Vincent Almonacid, qui a été soufllé par l'explosion, mais n'a été touché par aucun éclat. Les autres avions, qui se trouvaient, soit dans le hangar, soit à proximité, sont tous plus ou moins endommagés. Cette maladresse coûte à l'escadrille 4 morts, 2 blessés graves, 3 blessés lègers, un avion détruit, un difficilement réparable et plusieurs autres détériorés.

Sur son lit d'hôpital, le Cne Happe remet la Croix de Guerre au Caporal Albert Deux, par ordre du lieutenant-colonel, chef du service aéronautique au GQG. Etaient présents à cette petite cérémonie, le Caporal Henry Dieterlen mécanicien, le Caporal Henri Pigot pilote, le Brigadier Carlo de Biagioni mitrailleur et le soldat Sartous mécanicien.

Choix de la Croix de Guerre comme insigne d'unité :

A 17 h, le capitaine Happe rassemble l'escadrille dans un hangar et s'adresse à ses hommes dans ces termes :

"Escadrille MF 29, je lis de peur que l'émotion, signe de ma faiblesse momentanée, n'influe sur les paroles que je veux vous dire. Voilà 12 heures que nous pleurons, c'est assez. Je salue, dans ce hangar où ils sont tombés les 4 mécaniciens Leclerc, Pauly, Dits et Gallié. Pensons à eux toujours, pour nous rappeler qu'au poste de danger, nul n'a faibli jamais. Ne parlons jamais d'eux, de peur que nos paroles, sur des coeurs moins trempés, n'émoussent le courage.
Je salue les blessés, le sergent Longueteau, médaillé militaire, amputé d'une jambe, dont l'héroïsme d'hier ne s'est pas démenti un instant ce matin. Je salue le caporal Deux, décoré de la Croix de Guerre, amputé des 2 jambes, dont le travail et le caractère furent une xemple pour nous tous.
Et après avoir salué très bas, je relève la tête.

Escadrille MF 29, voilà 12 heures que nous pleurons, c'est assez. Dans quelques jours, sur tous les appareils, à l'avant des capots, la Croix de Guerre sera peinte. Je donne l'ordre que sur toutes les portes des casernements, que sur tous les tracteurs, que sur tous les camions, la Croix de Guerre figure.

Escadrille MF 29, le Lieutenant-Colonel Barès, au nom du général commandant en chef, vous décore de la Croix de Guerre. Vous tous qui fûtes à la peine : pilote qui m'avez donné tout votre dévouement, mitrailleurs et bombardiers, grâce auxquels l'effort des pilotes fut fructueux. Mécaniciens, dont le rôle parassait moins dangereux mais dont le deuil d'aujourd'hui nous a révélé la tâche périlleuse. Conducteurs et divers, vous qui nous aidez à tout instant et qui contoyez les mêmes dangers. gradés et hommes de l'échelon de ravitaillement et de la division d'escadrille qui ne ménagez pas votre peine dans les cas nombreux où vous nous êtes indispensables.

Vous tous qui fûtes à la peine. Vous pourrez dire aujourd'hui que nous sommes tous égaux devant la peine comme devant l'honneur. Escadrille MF 29 - Citée à l'ordre de l'Armée - Décorée de la Croix de Guerre - Je vous salue."

En fin de soirée, le Ltt Devin, en compagnie de son mécanicien / mitrailleur Vérité, se pose sous une pluie battante, aux commandes du MF 11 n° 748, en provenance de Saint-Cyr. A 23 heures, le caporal Albert Deux décéde des suites de ses blessures à l'hôpital militaire.

Le 15 septembre, le MF 11 à moteur 80 HP promis par le GQG est en fait un MF 11 équipé d'un moteur Mercédès, incompatible avec une utilisation à l'escadrille MF 29. Le 16 septembre, obséques des 5 victimes de l'accident du 14 septembre. Après la cérénomie religieuse, les 5 cercueils sont placés sur une remorque décorée par l'escadrille et emmenés au cimetière devant les familles et les nombreux militaires venu honorer une dernière fois ces hommes morts pour leur pays. Parmi eux, le général de brigade, commandant le noyau central de Belfort, le Cne Voisin, chef du service aéronautique de la 7ème armée et des représentants de toutes les escadrilles du secteur.

L'escadrille MF 29 propose de nouveaux équipements :

Le 21 septembre, le Cne Happe expédie au GQG les plans des équipements suivants :

  • un support avant pour mitrailleuse Colt à monter sur MF 11.
  • un support arrière pour mitrailleuse Colt à monter sur MF 11.
  • un chariot servant à manoeuvrer les MF 11 au sol.
  • un lance-bombes pour obus de 90 et 155 à monter sur MF 11.

Bombardement de nuit sur la gare de Lorrach :

A 21h, l'équipage Ltt Charles Devin / Soldat Clément Vérité effectue un bombardement de nuit, à bord du MF 11 n° 750, sur la gare de Lorrach. Les deux hommes larguent 2 obus de 155 et un obus de 90. Aucun éclairage n'était visible sur la ville. A cette date, le Ltt Devin cumule 281h55 de vol dont 178h au front.

Bombardement de la gare d'Offenbourg :

Le 23 septembre, une mission de bombardement de la gare d'Offenbourg est réalisée par les équipages suivants :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 749 - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745 - Bomb.

Ils larguent 6 obus de 155 et 12 de 90. Onze éclatements sont distinctement vus, dont 5 obus de 155. Les avions rentrent au terrain au bout de 3h50. Au retour, l'équipage Caporal Gaston Vial / Soldat Nepveu est obligé d'atterrir près de Le Girmont, près de Rupt-de-Moselle, le moteur du 745 fonctionnant mal. Ils penvent rentrer sur Belfort en fin de soirée. Trois pilotes n'ont pu participer à cette mission, le Ltt Devin victime d'une entorse, Adj Almonacid qui a encore mal aux yeux depuis l'explosion du 14 septembre et le MdL de Gromard victime d'une dysenterie sévère.
L'escadrille MF 29 reçoit un lot de munitions en destination de la 2ème reserve :

  • 140 obus incendiaires (J.L) de 75 mm.
  • 120 obus incendiaires (J.L) de 90 mm.

Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille MF 29 :

Le général commandant en chef, cite à l'ordre de l'armée, l'escadrille MF 29 : "A exécuté sous la direction de son chef, le Cne Happe, de nombreux bombardements à longue distance au-dessus de l'ennemi, dans les circonstances les plus difficiles et les plus périlleuses, sans se laisser arrêter par les menaces de l'aviation ennemie qu'elle a toujours contrebattue victorieusement." Au Grand Quartier Général, le 20 septembre 1915 - Le général commandant en chef - Signé J. Joffre.

Deux tués et deux prisonniers :

Le 25 septembre, une mission de bombardement est effectuée sur la poudrerie de Rottweil. Les équipages suivants participaient à cette mission :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 749 - Bomb.

    Ltt Charles Devin et Soldat Clément Vérité - MF 11 n° 750 - Bomb.
  • Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet - MF 11 n° 742 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 745 - Bomb.

L'équipage Caporal Gaston Vial / Soldat Nepveu n'a pû participer normalement à la mission car leur avion n'a pu monter qu'à 1300 m. En désespoir de cause, il largue 2 obus de 155 sur la gare de Lutterbach et 4 obus de 75 mm (à la panclastite) sur la bifurcation de Riegel, à l'Ouest d'Emmendingen. Le caporal Vial a été légèrement blessé à la main par un éclat d'obus.

L'équipage Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat larguent leurs 2 obus de 155 et 4 de 75 mm (à la panclastite) sur la poudrerie. Tous les projectiles tombent sur l'objectif. Une épaisse fumée noire, couvrant entièrement la zone, s'éléve après le bombardement. Les batteries de DCA du secteur ont bien tiré et ont été dangeureuses, nous le verrons plus tard. Au retour de la mission, les avions sont attaqués par un monoplan et un Aviatik dans les environs de Lorrach. Le mitrailleur Pautrat tire 150 balles. Les mécaniciens au retour trouveront un longeron, un mat, une nervure brisés par des balles, l'hélice traversée par un projectile, 7 impacts de balles sur les entoilages et deux éclats d'obus ont touché le capot moteur.

L'équipage Caporal Henri Pigot / Soldat Georges Varnet est attaqué par un monoplan entre Elzach et Triberg. Pigot descend en piqué, le mitrailleur ripostant en même temps, son arme dirigée en secteur arrière. Arrivé à basse altitude, le MF 11 tangea fortement, Pigot tenta un atterrissage en campagne qui se termina par le bris du train. Le mitrailleur a été tué par une balle mais le pilote est indemme. Après l'atterrissage en zone ennemie, il est fait prisonnier. L'avion de Happe les a couvert comme il a pu, son mitrailleur a d'ailleurs tiré 20 balles sur l'avion adverse.

L'équipage Ltt Charles Devin et Soldat Clément Vérité est lui aussi pris à parti par un avion qui les mitraille et les oblige à atterrir en zone ennemie. Le Ltt Devin est tué par l'attaque ennemie mais le soldat Vérité parvient à poser l'avion en zone ennemie et est fait prisonnier. Cette mission se solde par deux tués et deux prisonniers.

Arrêt de rigueur pour le MdL Pierre de Gromard :

Le matin à 5h00, avant de décoller, le MdL Pierre de Gromard a refusé de décoller. Seul pilote d'avion mitrailleur, il était important qu'il participe à cette mission et pourtant il a refusé. Le Cne Happe le met aux arrêts de rigueur dans l'attente d'une décision supérieure et demande son renvoi du personnel navigant. La décision du Lcl Barès arrivera la 10 octobre. Pierre de Gromard sera cassé de son grade, remis au grade de cavalier de 2ème classe et muté au service aéronautique du 36ème corps d'armée comme pilote.

Médaille Militaire et Croix de Guerre pour le Caporal Longueteau :

Le Caporal Rolland Longueteau reçoit la Médaille Militaire et la Croix de Guerre des mains du général Chatelain, commandant la place de Belfort.

Texte de sa citation accompagnant la Médaille Militaire - Ordre n° 1565 D - Caporal Rolland Longueteau, pilote de l'escadrille MF 29 : "Pilote de permier ordre. A exécuté plusieurs bombardements à longue distance au cours desquels il n'a pas hésité à descendre à très faible hauteur pour assurer la précision de son tir. A été blessé, le 14 septembre 1915, par l'explosion d'un obus, alors qu'il procédait au chargement de son avion. Amputé d'une jambe." La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

MdL Marcel Grélat est envoyé à l'escadrille C 61 :

Le 27 septembre, le MdL Marcel Grélat est envoyé d'urgence vers l'escadrille C 61 stationnée à Sommevesle avec le dispositif Roneth et boîte de mitrailleuse Colt pour réaliser la mise au point de ces armes sur les avions de cette unité. Il rentrera mission accomplie, le 2 octobre. Il établiera un rapport pour expliquer les enrayages de la mitrailleuse Colt de cette unité. Les cartouches sortent trop facilement de la bande dû à un manque de rigidité du dispositif, aux cartouches enfoncées trop profondément dans le maillon de la bande d'alimentation et par le dispositif porte-rouleau d'alimentation et boite à douilles qui est défectueux.
Il propose donc, pour remédier à ses problèmes les recommandations suivantes :

  • remplacer le dispositif porte-rouleau d'alimentation par un plus rigide.
  • rectifier l'appareil à charger les rouleaux de munitions pour que les cartouches soient enfoncées sur la bande toutes de la même manière (3 mm de cuivre doit dépasser)
  • consolider les attaches des porte-bandes d'alimentation et de la boite à douilles par l'adjonction de 2 boulons qui permettront d'atténuer les vibrations trop fortes.
  • ne plus utiliser les bandes qui ont déjà servi plusieurs fois. Les cartouches ne reprennant pas la bonne place.
  • ne pas trop graisser les armes car en altitude, la graisse gèle, ce qui provoque des enrayages.
  • ne pas trop serrer les flasques de la mitrailleuse avec le porte-rouleau et la boite à douilles, ce qui provoquerait à coup sûr un enrayage.

Il constate également que l'escadrille C 61 a mis au point une méthode très efficace qui permet d'actionner plus facilement le bouton servant à déclencher la bande. Beaucoup d'enrayages ont pu être corrigés par une simple traction sur le levier d'armement. Il ne faut pas oublier qu'il est très difficile de passer le bras en raison de passage à proximité des hélices. La mécanique de la C 61 étudie un système par câble pour actionner cette commande.

Citation à l'ordre de l'armée du Caporal Albert Deux :

Le 29 septembre 1915, le Caporal Albert Deux, mécanicien de l'escadrille MF 29 est cité à l'ordre de l'armée : "A donné des marques d'aptitude au commandement, de compétance et d'esprit militaire remarquable. Amputé des deux jambes à la suite de l'éclatement d'un obus, a montré une force de caractère et un sang-froid peu communs. Est mort de ses blessures."

Le même jour, l'Adj Vincent Almonacid et le soldat mécanicien Jean Sartous se déplacent à Corcieux pour rendre visite à l'escadrille MF 14 qui a conçu une installation de mitrailleuse sur avion. Ils rentrent déçus, trouvant que l'installation est mal conçue et qu'il n'y a rien à en tirer de bon.

Instructions des artilleurs en place dans les forts :

Le 30 septembre 1915, l'Adj Almonacid commence ses instructions techniques visant à reconnaitre les avions en vol. Il s'agit principalement d'éviter les méprises et que les MF 11 de l'escadrille ne soient plus pris pour cible à chaque fois qu'ils passent dans les parages d'une batterie contre les avions (DCA). Pour cette première série, ce sont les artilleurs des forts de Delle, de Mérizé, du Mont-Bart et de Lachaux qui sont concernés.

Le 1er octobre, les renforts en personnel, demandés après l'accident tragique du 14 septembre, arrivent enfin. Il s'agit d'un pilote, le caporal Louis Happe, de trois mécaniciens, les Caporaux Paul Belin et Louis Orgeval, du soldat Bernard Larrieu et de trois conducteurs, les soldats Georges Hennequin, Emile Chanlon et René Fèvre.

Le 2 octobre, l'Adj Almonacid continue ses instructions techniques pour faciliter la reconnaissance des avions en vol. Cette fois, il instruit les artilleurs des batteries de DCA des forts de Roppe, du Salbert, de Rondot, des Fougerais et de la Justice.

Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Charles Devin :

Le Ltt Gustave, Charles Devin, lieutenant du Génie et pilote de l'escadrille MF 29 disparu le 25 septembre 1915 a été nommé dans l'ordre de la Légion d'Honneur au grade de Chevalier : "Officier pilote d'une bravoure et d'un sang-froid au-dessus de tout éloge. A effectué de nombreux réglages d'artillerie et de reconnaissance au-dessus de l'ennemi. S'est également signalé par de nombreux bombardements de jour et de nuit et par sept combats contre des avions allemands. Vient d'exécuter un bombardement de nuit sur une gare ennemie, ce qui constitue une des plus longues opérations aériennes effectuée de nuit au-dessus du territoire ennemi." La présente nomination comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.

Etude comparative du MF 11 (80 HP) et du MF 11 bis (130 HP) :

Le 4 octobre, le Cne Happe établit un rapport comparatif entre les MF 11 type 1914 et les MF 11 bis.

  • MF 11 type 1914 à moteur Renault de 80 HP (surface alaire 18 m²)
    • poids à vide 450 kg
    • pilote + passager 150 kg
    • mitrailleuse et son support 28 kg
    • 2 fusils et les cartouches 8 kg.
    • carburant et poids de bombes pour une mission de 450 km / 6 h de vol :
      • essence 225 litres soit 158 kg.
      • huile 18 litres soit 18 kg.
      • munitions et bombes 88 kg.
    • carburant et poids de bombes pour une mission de 520 km / 7 h de vol :
      • essence 255 litres soit 179 kg.
      • huile 20 litres soit 20 kg.
      • munitions et bombes 65 kg.
  • MF 11 bis à moteur Renault de 130 HP (surface alaire 18 m²)
    • poids à vide 525 kg
    • pilote + passager 150 kg
    • mitrailleuse et son support 28 kg
    • 2 fusils et les cartouches 8 kg.
    • carburant et poids de bombes pour une mission de 470 km / 5 h de vol :
      • essence 360 litres soit 252 kg.
      • huile 27 litres soit 27 kg.
      • munitions et bombes 60 kg.

Pour Maurice Happe, qui a testé les deux apapreils, il s'avère que le modèle à moteur 80 Hp est plus intéressant pour son unité que le modèle de moteur 130 HP qui est beaucoup plus gourmand en carburant et en huile. Le MF 11 bis plus récent emporte en finale moins de bombes sur la même distance que le MF 11 modèle 1914.

Un moyen existerait pour augmenter le rayon d'action trop faible du MF 11 bis serait d'agrandir ses reservoirs d'essence et d'huile, mais cela se ferait au détriment de sa charge en bombe qui est déjà inférieure à l'autre modèle. Pour couronner le tout, le MF 11 à moteur 80 HP, avec son rayon d'action de 300 km, peut remplir plusieurs autres missions que le bombardement à grande distance, comme le mitraillage des trains. Il peut atterrir facilement en territoire ennemi et redécoller de la même façon, ce que ne peut pas faire le MF 11 bis. Le Capitaine propose d'augmenter le réservoir d'huile du modèle MF 11 de 1914 en passant celui-ci de 16 litres à 30 litres. Il conclut que le modèle MF 11 à moteur de 80 HP est plus approprié mais pour avoir un rendement optimal, il lui faudrait 20 avions de ce type et 20 pilotes, ce qu'il n'a malheureusement pas.

Le principal danger du MF 11 (80 HP) est sa vitesse au niveau du sol, pendant les phases de décollage et d'atterrissage, qui est seulement de 105 km/h. Il demande donc que des avions plus rapides soient en mesure de les escorter pendant ces phases délicates. Le MF 11 bis (130 HP) est plus adapté pour la simplicité des rechanges et beaucoup plus rapide pendant les phases critiques, soit 135 km/h. Il demande donc 5 appareils de ce type et 5 pilotes capables de les piloter.

Le 7 octobre, la MF 29 expédie 20 plans du chariot de manutention au sol du MF 11 au GQG à destination des unités aériennes de la VIIème armée.

Mission contre un Drachen :

Le 8 octobre, l'équipage Sgt Gaston Vial / MdL Marcel Grélat décolle à 16 heures pour bombarder un Drachen. Pour cela, ils emportent 6 obus de 90. Arrivé sur zone, le ballon allemand a été redescendu et est invisible. Les obus sont lancés sur un cantonnement allemand à proximité du bois de Nonnenbruck. Le 17 octobre, des avions allemands bombardent Belfort.

Arrivées de nouveaux avions pour la MF 11 :

Du 16 à la fin du mois d'octobre 1915, les convoyages d'avions de la RGAé du Bourget vers Belfort vont se succéder. Il s'agit de remplacer les avions détruits le 14 septembre et d'amener du sang neuf dans les rangs de la 29. Deux modèles sont concernés, des MF 11 (80 HP) et des MF 11 bis (130 HP).

  • Le 19 octobre, l'équipage Caporal Happe / Lescadié pose le MF 11 bis (130 HP) n° 1087.
  • Le 20, l'équipage Gaston Vial / Marcel Nepveu pose le MF 11 (80 HP) n° 1088
  • Le 25, l'équipage Jean Louis Canivet / Henri Vauselle pose le MF 11 bis (130 HP) n° 1135.
  • Le 27, l'équipage Ltt Dutreuil / Vache avec le MF 11 (80 HP) n° 1090.
  • Le 27, l'équipage MdL Collin / Deragon avec le MF 11 bis (130 HP) n° 1124.
  • Le 27, l'équipage Caporal Leroy / Lande avec le MF bis (130 HP) n° 1130.

Le 18 octobre, l'équipage Faure / Devillers doivent atterrir à Quers, entre Lure et Luxeuil, victime d'une culasse fendue sur le MF 11 n° 743. Le lendemain, les mécaniciens Diéterlen et Dalbéra amènent une culasse neuve aisni que les segments et remettent en état le moteur. Faure et Devillers peuvent décoller et se posent sans problème à Belfort.

Accident du MF 11 sans numéro :

Les nouveaux pilotes mutés à l'escadrille doivent effectuer cinq à dix vols sur l'avion école de l'escadrille en compagnie du Slt Vincent Almonacid. En fait, il s'agit d'un MF 11 double commande qui n'a pas de numéro. A chaque fois que le capitaine Happe cite cet appareil, il écrit "l'avion sans numéro", ce qui est quand même étrange. Le 20 octobre, le pilote Mamy, pour son premier vol seul à bord, n'est pas maître de ses commandes et atterrit mal à Bas-Evette. Notre MF 11 mystère est endommagé. Il sera démonté le lendemain et renvoyé à l'arrière pour être réparé. Le MF 11 n° 740 remplacera l'avion sans numéro dans la tache d'avion école au sein de l'escadrille MF 29.

Liste de avions de l'escadrille MF 29 en octobre 1915 :

  • MF 11 à moteur 80 HP : 740 - 743 - 744 - 745 - 748 - 749 - 751 - 1088 - 1090.
  • MF 11 bis à moteur 130 HP : 1077 - 1087 - 1124 - 1130 - 1135.

Citations à l'ordre de l'armée des mitrailleurs Grélat et de Biagioni :

MdL Marcel Grélat et MdL Carlo de Biagioni, mitrailleurs de l'escadrille MF 29 : "Mitrailleurs en aéroplane, sont descendus à 4 mètres au niveau du sol pour mitrailler un train dans une région où les transports de troupes avaient été signalés."

Exercice de bombardement non concluant :

Le 30 octobre, l'escadrille organise un nouvel exercice de bombardement, principalement pour tester ses mouveaux équipages. Prennent part à cette exercice, les équipages et avions suivants :

  • MdL Collin / Vachet - MF 11 n° 743 puis MF 11 bis n° 1124.
  • Brig Leroy seul à bord - MF 11 n° 744 puis MF 11 bis n° 1130.
  • Adj Jean Louis Canivet / Mamy - MF 11 bis n° 1135.
  • Ltt Dutreuil / Noudet - MF 11 n° 749.
  • Sgt Vial / Nepveu - MF 11 n° 1088.
  • Caporal Happe / Lescadié - MF 11 n° 748.

Les résultats globaux ne sont pas terribles : 1 obus à moins de 100 m - 3 dans le cercle des 200 m - 5 dans celui des 300 m - 5 dans celui des 400 m - 4 dans celui des 500 m.

Demande pour des hangars et des baraques :

Le 31 octobre, le Cne Happe fait une demande pour trois hangars Bessonneau et deux barraques démontables Espitalier.

Arrivée de l'escadrille C 61 à Belfort et création du GBB :

Le 3 novembre 1915, l'échelon de ravitaillement de l'escadrille C 61, arrivant de Sommenesle, près de Châlons, arrive à Belfort. Cette unité devra former un groupe de bombardement qui passera sous les ordres du Cne Happe. Ce groupe sera dénommé "Groupe de Bombardement de Belfort" ou GBB.

Un avion de la MF 29 devant la commision d'Etude d'Armement :

Le 3 novembre, départ d'un MF 11 de la 29 équipé du lance-bombes mis au point à l'unité et armé d'une mitrailleuse Colt munie de son masque de levier d'armement et de sa boite à douilles. Ces matériels avaient été présentés au Cne Féquant et à l'Enseigne de Vaisseau Nepveu. L'avion et ses inovations techniques seront présentés et expliqués à la Commision d'Etude d'Armement. L'escadrille C 34 fera de même avec un de ses Caudron G 4.

Bombardement de l'usine Roessler de Dornach :

Le 4 novembre, une mission de bombardement va être effectuée par les escadrilles de la 7ème armée. Elle mettra en oeuvre des avions des escadrilles C 34 - MF 20 - MF 14 - N 49 - MF 29. Elle a pour objectif, les usines Roessler de Dornach.

L'aéronautique de la 7ème armée met en oeuvre les avions suivants :

  • trois Caudron G 4 de l'escadrille C 34.
  • un MF 11 bis (130 ch) et deux MF 11 (80 ch) de l'escadrille MF 14.
  • huit Nieuport de l'escadrille N 49.
  • Quatre MF 11 (80 ch) de l'escadrille MF 29.

Les avions sont chargés de :

  • 32 bombes Aasen pour les avions de la C 34 et MF 14
  • 8 obus de 155 et 16 de 90 pour les avions de la MF 29.

Les équipages de la MF 29 ayant participé à cette mission :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 bis n° 1087 - Bomb.

    Ltt Dutreuil et Soldat Bondet - MF 11 n° 1090 - Bomb.
  • Caporal Gaston Vial / Soldat Marcel Nepveu - MF 11 n° 1088 - Bomb.
  • Caporal Cellard / Soldat Mamy - MF 11 n° 745 - Bomb.

Les avions de la 29 larguent 4 obus de 90 et 4 obus de 155 sur les voies de la gare de marchandises, un de 155 près de l'usine. En réalité, les bombes ne sont pas tombées sur les établissements Roessler, la cible de l'attaque, mais sur l'usine Dollfus Mieg & Cie, située à 600 m au Sud.

Le 8 novembre, le Slt Almonacid et le mécanicien Friès livrent à Belfort, en provenance du RGAé du Bourget, le MF 11 (80 ch) n° 1089. Le lendemain, l'équipage Faure / Devillers termine son atterrissage en catastrophe à Quers, près de Lure. Le MF 11 n° 745, qu'ils montaient, est complétement détruit. Les deux hommes sont indemnes. Le 11, le 745, démonté par la mécanique, est ramené à Belfort.

Arrêts de rigueur pour le caporal Faure :

Suite à son atterrissage non justifié à Quers qui s'est terminé par la destruction du 745, le Caporal Faure écope de 8 jours d'arrêts de rigueur: "A atterri à 40 km de Belfort sans avoir demandé l'autorisation. A cassé complétement son appareil; a rendu compte qu'il avait seulement cassé son train d'atterrissage, nécessitant ainsi, un voyage inutile. Le soir, a découché dans autorisation. Le lendemain, ne s'est plus occupé de son appareil. En prison le 13 novembre au soir."

Remise des drapeaux de l'aviation et de l'aérostation :

Le 14 novembre, pour la remise des drapeaux de l'aviation et de l'aérostation sur le plateau de Malzéville, l'aviation de la 7ème armée détache le Cne Maurice Happe de la MF 29, le Ltt de Peyrecave de l'escadrille C 61, le Slt Vincent Almonacid pilote de la MF 29, le Sgt Vial pilote de la MF 29 et du MdL Grélat mitrailleur de la MF 29. Le 15 décembre, départ des MF 11 n° 1092 (Caporal Leroy) et 1093 (MdL Collin) du RGAé du Bourget.

Nouveau exercice de bombardement :

Le 16 novembre, un nouvel exercice de bombardement a lieu. Il met en oeuvre les équipages suivants :

  • Ltt Dutreuil / Soldat Bondet - MF 11 n° 749.
  • Caporal Cellard / Soldat Devilliers - MF 11 n° 748.
  • Caporal Auzanneau / Soldat Rivette - MF 11 n° 751.
  • Caporal Poznanski / Soldat Delecourt - MF 11 n° 749.

Les résultats sont les suivants :

  • 3 obus dans le cercle des 100 m.
  • 5 obus dans le cercle de 200 m.
  • 2 obus dans le cercle de 300 m.
  • 6 obus dans le cercle de 400 m.
  • 3 obus d ans le cercle de 500 m.
  • les autres dans le cercle de 600 m ou non éclatés.

L'équipage Cellard / Devilliers est victime d'une panne moteur, largue ses bombes en une seule passe et doit atterrir à Trétudans. Réparé, l'avion rejoindra normalement Belfort.

Visite d'une mission japonaise :

Le 17 novembre, une mission japonaise en provenance du GQG visite l'escadrille MF 29. Liste des militaires ayant participé à cette visite : Colonel Shozaburo Hoshens du Génie, LcL Heitaro Uéara de l'Infanterie, Cdt Shiro Husahari du Génie, Major Fadashi Sugiyama, LV Hideho Wada de la Marine, Cne Shiro Yamanonchi et accompagnés du Cne Pierrat du GQG. Le 19 novembre, arrivée à Belfort des MF 11 n° 1093 (MdL Collin) et MF 11 n° 1092 (Brig Leroy)

Activation d'une section météorologique :

Le 20 novembre, une section météo, commandée par le Ltt Grandpierre, et placée sous les ordres du Cne Happe, est activée à Belfort. Elle enverra ses prévisions du temps et sondages atmosphériques au GAE, à la 7ème armée, au DAL et à la RFB. Elle sera composée de l'officier commandant, un sergent, deux caporaux et 3 soldats. Le Caporal Happe, Lescalié son mécanicien, ainsi que le MF 11 (80 ch) n° 1094 regagnent le terrain de Belfort.

Viseurs de bombardement en expérimentation :

Le 21 novembre, le chef du service aéronautique du GQG demande à l'escadrille MF 29 d'expérimenter plusieurs viseurs de bombardement, le Bory, le Dorand et le Lafay. Ces équipements seront livrés par la 2ème réserve aéronautique de Versailles.

Bombardement du terrain d'Habsheim :

Le 28 novembre, la MF 29 envoit 10 avions pour bombarder les hangars d'avions du terrain d'Habsheim. Liste des équipages et des avions utilisés :

  • Cne Maurice Happe / Soldat Louis Pautrat - MF 11 n° 1087 - Bombardier.
  • Ltt Dutreuil / Soldat Bondet - MF 11 n° 1090 - Bombardier.
    Slt Almonacid / Soldat Mamy - MF 11 n° 1089 - Bombardier.
  • Sgt Vial / Soldat Nepveu - MF 11 n° 1088 - Bombardier.
  • Caporal Happe / Soldat Lescalié - MF 11 n° 748 - Bombardier.
  • Caporal Auzanneau / Soldat Pivette - MF 11 n° 1093 - Bombardier.
  • Caporal Faure / Soldat Rey - MF 11 n° 1091 - Bombardier.
  • Caporal Cellard / Soldat Goeury - MF 11 n° 1092 - Bombardier.
  • Adj Canivet / MdL Grelat - MF 11 n° 744 - Escorte.
  • Caporal Leroy / Cne Bacon - MF 11 n° 1130 - Escorte.
  • Ltt Bourgeat / Ltt Lhuillier - Nieuport 10 de l'escadrille N 49.
  • Sgt Max Bruyères - Nieuport 10 monoplace de l'escadrille N 49.
  • Sgt Marchal - Nieuport 10 monoplace de l'escadrille N 49.

Pendant la mission, trois avions sont victimes de pannes diverses et n'arriveront jusqu'au but. Les MF 11 n° 1089, 1091 et 1092 se posent après 10 mn et 30 mn de vol. Les autres survoleront comme prévu le terrain ennemi. Deux combats contre un Aviatik seront livrés. Les résultats de cette mission sont les suivants : 6 obus sont tombés à moins de 200 mètres des hangars, un Aviatik semble avoir été touché au sol. Quatre cartouches ont été tirées contre un Aviatik qui a immédiatement fait demi-tour. Un Fokker a tenté une montée pour les intercepter, mais vraisemblablement victime d'une panne moteur, a dû renoncer. Un autre Aviatk est vu en train de capoter dans un champ, près de Lutterbach.

Lance-bombes révolver pour Caudron G 4 :

Le 29 novembre, le GQG avertit le Cne Happe, chef du GBB, que la 2ème réserve aéronautique possède des lance-bombes révolver pour Caudron G 4 et permettront d'équiper 10 avions de ce type destinés à l'escadrille C 61.

Le viseur de bombardement du Cdt Dorand :

Comme nous l'avons vu précédemment, la MF 29, et plus particulièrement ses bombardiers, teste les différents viseurs de bombardement mis à sa disposition par le GQG. Celui mis au point par le Cdt Dorand en forme de triangle avec un poids oscillant. Avec cet équipement, tous les projectiles, y compris ceux de réglage, tombent dans le carré des 200 m. 20 % des bombes tombent dans celui des 100 mètres. Ces résultats sont probants, il suffit de les comparer au dernier tir du 16 novembre.

Les mésaventures du Caporal Poznanski :

Le 28 novembre, le Caporal Poznanski décolle, à 14h00, de la RGAé du Bourget aux commandes du MF 11 n° 1097. Arrivé dans les environs de Provins, il doit atterrir en raison du mauvais temps. Sur place, il n'y a pas de hangar, seules des housses seront placées pour protéger le poste de pilotage et les moteurs. Le 30, après un essai concluant de ses moteurs, Poznanski redécolle. Peu de temps après, une forte explosion dûe à une rupture de bielle retentit. Le pilote a beaucoup de chance et réussit à atterrir à 200 m de la gare de Provins, dans un camp à 20 m de la route. A part le moteur et quelques éclats qui ont percé le carter, l'entoilage et touché l'hélice, l'avion est intact.
Durant la nuit du 30 novembre au 1er décembre, une tempête de vent a complétement soulevé le MF 11 n° 1907, qui était simplement maintenu au sol par des cordes et des piquets. Il était gardé par un brigadier et 4 hommes de troupe. Après démontage du MF 11, Poznanski reçoit l'ordre de repartir sur la RGAé du Bourget où sept MF 11 neufs sont disponibles.

Parc aéronautique de l'escadrille MF 29 :

Le 1er décembre 1915, l'escadrille MF 29 rend compte au QGQ de ses moyens aériens et humains. Ils sont les suivants :

  • huit MF 11 (80 ch) - voilure 18 m².
  • trois MF 11 (80 ch) destiné à l'entraînement - voilure 18 m².
  • trois MF 11 à réservoir de 290 litres d'essence, dont deux à double commande.
  • quatre MF 11 bis (130 ch)
  • sept MF 11 (80 ch) - voilure 18 m² - encore à la RGAé du Bourget.
  • 10 pilotes qualifiés MF 11 (80 ch)
  • 3 pilotes qualifiés MF 11 bis (130 ch)

Le Ltt Dutreuil prend le commandement de la MF 29 :

Le 4 décembre 1915, le Cne Maurice Happe, étant commandant du GBB (MF 29, C 61, MF 20 et C 34), passe le commandement de l'escadrille MF 29 au Ltt Dutreuil. Pendant la prise d'armes, le capitaire remet la Croix de guette aux MdL Grélat et de Biagioni.

En décembre 1915, ses MF 11 sont complétement dépassés. En janvier 1916, la MF 29 perçoit 5 MF 11 bis (moteur de 130 HP) qui sont immédiatement modifiés par l'adjonction d'un réservoir de carburant supplémentaires. Ces avions prendront la dénomination de "Farman type Happe". Le groupe de bombardement de Belfort change de dénommination et devient le GB 4. Celui est toujours sous les ordres du Cne Maurice Happe. A cette époque, le GB 4 est composé des escadrilles MF 29, C 61 et d'une section de chasse.

Le 5 février 1916, l'escadrille MF 29 donne naissance, par dédoublement, à l'escadrille MF 123. C'est à dire qu'une partie du personnel navigant et technique de l'unité la plus ancienne va grossir les rangs de l'unité nouvellement constituée. On amène ainsi des personnels expérimentés, déjà formés aux missions de guerre. L'unité devient opérationnelle beaucoup plus rapidement que s'il avait fallu former et aguerrir l'ensemble du personnel. Cette méthode sera utilisée par l'aviation française pendant toute la première guerre mondiale.

Successivement employée sur l'Allemagne et sur l'Alsace occupée, la MF 29 est envoyée à Luxeuil où étaient stationnés les escadrilles britanniques chargées de bombarder le territoire allemand. De très nombreuses missions sur l'Allemagne vont être réalisées mais les pertes seront vite insupportables avec 12 morts au combat. Deux équipages, complétement à la merci des chasseurs adverses, préfèreront entrer en collision volontaire avec leur adversaire et l'entrainer dans la mort, plutôt que de périr seul. Ces raids devenant trop coûteux en vies humaines sont remplacés par des missions exclusivement nocturnes.

En janvier 1917, les Farman F 42 et F 43 de l'unité sont exangues et sont remplacés par des Sopwith 1B1 et 1B2. La 29 prend la dénomination de SOP 29. Stationnée à Ochey, au Sud de Nancy, l'unité est engagée dans le bombardement des hauts fourneaux et des objectifs stratégiques situés en Alsace-Lorraine occupée. Le 14 avril 1917, le GB 4 au complet s'installe à Luxeuil d'où il va réaliser de nombreuses missions sur l'Alsace et l'Allemagne. Le reste de l'année 1917 sera consacré aux bombardements des terrains d'aviation, des gares, des dépots de matériels et tous objectifs concernés dans le ravitaillement des troupes allemandes.

Au début 1918, le GB 4, maintenant sous le commandement du Cne Willermoz, comprend six escadrilles toutes équipées de Sopwith 1B1 et 1B2. Ces escadrilles sont respectivement les SOP 29 - SOP 123 - SOP 129 - SOP 131 - SOP 132 - SOP 134 et étaient toutes stationnées à Luxeuil. Le 18 janvier 1918, les personnels de l'escadrille 29 sont transformés sur Breguet 14 B2 et l'unité prend alors, comme c'est l'usage, la dénomination de BR 29.

Le 1er avril 1918, les escadrilles BR 29, BR 123 et BR 129 forment le GB 9 à partir du terrain du Plessis-Belleville. Le GB 9 se joignant au GB 5 et GB 6, forment maintenant une grande unité spécialisée dans le bombardement, l'escadre de bombardement n° 12 (ou EB 12) placée sous le commandement du Chef d'escadron (Cdt) Joseph Vuillemin. Cet officier, 20 ans plus tard, deviendra chef d'état-major de l'armée de l'Air lors de la campagne de 1939-1940.

Maintenant intégrée à l'EB 12, la BR 29 participe à la série de bataille visant à stopper l'offensive allemande du 21 mars 1918 dans la région de Moreuil, Montdidier et Ressons. Le 16 mai 1918, une nouvelle étape est franchie avec la création de la 1ère division aérienne qui concentre une grande majorité des moyens aériens offensifs de l'aviation militaire française. Cette grande unité est placée sous le commandement du général Duval.

Suite à l'offensive allemande sur le Chemin des Dames, le 27 mai 1918, l'intégralité de la 1ère division aérienne est engagée pour faire tourner la balance qui n'est guère favorable pour les troupes alliées. Les combats aériens font faire rage et les pertes seront terribles avec les engagements de Villers-Cotterêts et de Lassigny au début du mois de juin 1918. Ensuite se seront les batailles du Matz et du Soissonnais, puis en juillet celle de Champagne. Les opérations aériennes se comtinueront lors de la contre-offensive française du 18 juillet et l'offensive franco-britannique du Santerre en août.

L'escadrille BR 29 était installé sur le terrain de Plivot (51) quand l'armistice fut signé. Ses équipages avaient remporté 15 victoires homologuées et 2 probables. Elle avait eu à déplorer la perte de 37 tués au combat, 12 par accident. De plus, elle a eu 11 blessés au combat et 12 par accident. Sept membres d'équipage ont été faits prisonniers pendant les opérations aériennes. L'escadrille 29 est l'une des unité de l'aéronautique militaire française de la Grande Guerre qui a subit le plus de pertes humaines. Pratiquement le triple des autres !

Le 1er août 1920, l'escadrille devient la 5ème escadrille du 1er régiment de bombardement. En 1933, la 1ère escadrille du GB I/11 devient détentrice des traditions de l'escadrille BR 29 de la Grande Guerre. C'est au sein de cette unité qu'elle participera à la campagne de 1939-1940.

 

Appellations successives

Lieux de stationnements

Carte des différents stationnements

 

Commandants

Personnels de l'escadrille 29

La liste sera donnée ultérieurement

Décorations

Citations

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille MF 29, en date du 17 septembre 1915 : "A exécuté, sous la direction de son chef, le Capitaine Happe, de nombreux bombardements à longue distance au-dessus de l'ennemi, dans les circonstances les plus difficiles et les plus périlleuses, sans se laisser arrêter par les menaces de l'aviation ennemies, qu'elle a toujours contrebattue victorieusement."

* Comprise dans la citation collective ci-après, l'escadre de bombardement de jour comprenant le GB 5 (escadrilles BR 117, BR 120, BR 127), le GB 6 (BR 66, BR 108, BR 111) et le GB 9 (BR 29, BR 123, BR 129) : "Entraînée par l'exemple magnifique de son commandant, le chef d'escadron Vuillemin, et de ses chefs de groupe, les capitaines Petit, de la Morlas, de la Vergne, constitue par son entrain et son audace une unité d'aviation redoutable. A maintes fois fait sentir à l'ennemi la valeur de son esprit offensif en le mitraillant et le bombardant près du sol. Du 27 mars au 27 mai, est intervenue dans la bataille de Picardie, lancant 132 tonnes de projectiles. Du 29 mai au 9 juin, a participé aux opérations entre Aisne et Marne, lançant plus de 191 tonnes de projectiles. S'est distingué particulièrement le 4 juin en arrêtant dans son germe une attaque allemande, par le bombardement en masse des troupes ennemies rassemblées en vue de l'action dans le ravin de la Savière. depuis le 15 juillet, a contribué pussamment à rendre très difficile à l'ennemi le passage de la Marne, lui coupant les passerelles par ses bombes; a vigoureusement poursuivi les troupes allemandes dans leur repli, lançant 147 tonnes de projectiles. Au cours de ces diverses opérations, a abattu 43 avions ennemis qui cherchaient à lui barrer la route de ses objectifs." (ordre du 19 septembre 1918)

 

Rattachements de l'escadrille

Avions Utilisés

Relevés quantitatifs et
numéros avions

 

 

 

 

 

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune


 

Les hommes

Adj Louis Arthur Happe - Né le 17 novembre 1896 à Vaucresson (Seine et Oise) - Fils d'Ernest Pierre Happe et de Louise Tiercelin - Profession avant guerre mécanicien ajusteur - Appelé au 129ème RI du Hâvre, le 12 avril 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote en juin 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1472 à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 31 août 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 du 29 septembre 1915 au 11 septembre 1916 - Pilote moniteur à l'école d'aviation militaire de Chartres - RGAé du Bourget, le 3 mars 1919 - Médaille Militaire en date du 21 août 1916 - Croix de Guerre - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 31 juillet 1916 et le 21 août 1916 - 1 citation à l'ordre du groupe de bombardement, le 7 juillet 1916 - Nommé adjudant, le 21 mai 1917 - Voir l'insigne en forme de rapace de fabrication "Fix" - En juillet 1921, il assure le convoyage de Breguet 14 vers le Maroc pour Latécoère avec Delrieu, Favreau, Paris (Grands Express Aériens) - Probablement Happe travaillait également pour les GEA qui se créaient et faisaient apparemment des vols de prestation de service - Ils se sont posés à Lasarte / Saint Sébastien le 13 juillet et le 14 ont fait un peu de spectacle et des baptêmes de l'air avant de repartir ver Madrid, Séville puis Casa - Happe a eu des ennuis de moteur en décollant pour un baptême de l'air avec son Breguet 14 n° 7749 et s'est posé en catastrophe, heurtant un arbre - Son passager a sauté, mais lui était encore dans l'appareil lorsque le réservoir a explosé - Il est décédé dans l'incendie - Il a été enterré sur place, mais sa dépouille a été rapatriée dans les années 30 - Photo mise en ligne par le site Gallica de la Grande Bibliothèque de France - Précisions sur la carrière après guerre de Louis Arthur Happe par Michel Barrière que je remercie pour son aide.

Cne Vicente Almandos Almonacid - Né le 24 décembre 1881 à San Miguel de Anguinan province de la Rioja (Argentine) - Fils de Vicente Almonacid et de Esmeralda Castro - Profession avant guerre Ingénieur - Brevet de l'Aéroclub de France n° 1698 - Engagé au 1er régiment Etranger de la Légion etrangère au titre de l'aviation, le 10 août 1914 - Brevet de pilote militaire n° 620 obtenu à l'école de St-Cyr, le 9 septembre 1914 - Pilote de l'escadrille F 35 du 3ème trimestre 1914 au 2 juin 1915 - Nommé Sergent, le 31 décembre 1914 - Nommé Adjudant, le 4 mai 1915 - RGA du 2 au 3 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille F 29 / SOP 29 du 3 juillet 1915 au 30 novembre 1917 - En mission à la RGA du Bourget du 6 au 17 août 1915 - Médaille Militaire, le 1er septembre 1915 - Croix de Guerre - Nommé Lieutenant en mars 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée en septembre 1916 - En convalescence, jusqu'au 21 janvier 1918 - CIACB de Perthes à compter du 23 août 1918 - Première traversée des Andes en vol de nuit en mars 1920 - Participe à l'élaboration de la ligne Natal (Brésil) à Buenos Aires - Fondateur et directeur de l'Aeroposta Argentina SA en septembre 1927 - Représentant de l'Aéropastale en Argentine en 1938 - Directeur général de l'aéronautique du Paraguay en 1932 - Nommé Consul d'Argentine à Boulogne-sur-Mer en 1938 - Décédé à Buenos Aires, le 16 décembre 1953 - Photo Archivo general de la Nacion argentina via Bernard Bacqui que je remercie pour son aide.

Le 16 Mars 1917, le Sopwith 1A2 n° 1534 piloté par le Sgt Louis Pivette de la SOP 29 a été contraint à l'atterrissage en zone adverse par le Ltn Hugo Kämmel de la Jasta 23, au sud de Pagny - Louis Pivette a été légèrement blessé et a été fait prisonnier - Photo collection Bruno Schmaeling via Bruno Couplez que je remercie tous deux pour leur aide.

MdL Edouard Albert Joseph Leroy - Pilote de l'escadrille MF 29 - né le 20 mai 1890 à Saint-Omer (62) - Classe 1910 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 950 - Entré en service au 20ème escadron de Train des équipages en novembre 1911 - Avant guerre industriel - Ecoles d'aviation d'Ambérieu et d'Etampes - Brevet de pilote militaire n° 1487 en date du 3 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 - Tué au combat dans les environs de Mulhouse, le 18 mars 1916 - Il faisait équipe avec le Cne Victor Emile Ferdinand Bacon, observateur qui a également perdu la vie lors de ce combat contre le Vfw Ernst Udet du KekH (sa 1ère victoire) - Voir ses grades et insignes d'aviation.

* Citation à l'ordre de l'armée du MdL Edouard Albert Joseph pilote à l'escadrille MF 29, en date du 28 mars 1916 : "Excellent pilote mitrailleur, d'un courage et d'un sang-froid au-dessus de tout éloge, d'un dévouement remarquable. Tombé au cours d'un combat, avec un avion ennemi."

Soldat de 2ème classe Georges Fries - bombardier mitrailleur de la MF 29 - Né le 16 février 1893 à Puteau - Avant guerre Mécanicien - Entré en service, le 27 novembre 1913.

* Citation à l'ordre de l'armée : "A accompagné son pilote dans de nombreuses expéditions faites de jour et de nuit, dans des circonstances difficiles, franchissant fréquemment les lignes à faible hauteur sans se soucier des atteintes des projectiles. A fait toujours preuve du plus grand sang-froid et d'une remarquable habileté dans le lancement des projectiles. Le 26 août 1915, a exécuté, à 4 heures d'intervalle, deux bombardements à longue distance, dont l'un de nuit."

Ltt Cyrille Yves Marie Le Barbu - Né le 1er octobre 1891 à Plouézec (22) - Fils de François Maris Cyrille Le Barbu et de Marie Renée Nédellec - A obtenu son baccalauréant au lycée de St-Brieuc (22) - Classe 1911 - Recrutement de la Seine sous le matricule XXX - Elève de l'école polytechnique à partir de 1908 - S'engage pour quatre ans en octobre 1912 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 3ème régiment d'artillerie lourde - Citation à l'ordre du 5ème corps d'armée, en date du 28 septembre 1914 - Observateur de l'escadrille C 17 du 8 mars 1915 au 17 avril 1915 - Observateur de l'escadrille MF 44 du 17 avril 1915 au 10 février 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 juin 1915 - Stage d'un mois au 31ème corps d'armée du 15 novembre au 16 décembre 1915 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 2 au 21 février 1916 - En stage du 25 avril au 31 mai 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 juillet 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5349 obtenu au GQG, le 10 février 1917 - Stage au GDE du 25 février au 16 mars 1917 - Pilote de l'escadrille F 44 / AR 44 du 10 février 1917 au 23 mars 1918 - En mission à la IVème armée du 1er au 6 mai 1917 - Détaché à la direction de l'aéronautique de la 2ème armée, le 31 mai 1917 - Détaché à la direction de l'aéronautique de Souilly du 11 au 24 juin 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 1er janvier 1918 - Décoré de la Médaille d'argent de la valeur militaire Italienne - Pilote au GDE du 23 mars au 26 mai 1918 - Pilote et commandant l'escadrille BR 29 du 26 au 30 mai 1918 - Tué au combat, en compagnie du Sgt Victor Schwartz (mitrailleur), à bord d'un Breguet 14B2 dans les environs de Grisolles (02), le 30 mai 1918 - Son avion était décoré de l'image de Katy, son caniche - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 13 juin 1918 - Sources : MpF - JORF - CCC C 17 - MF 44 / F 44 / AR 44 - BR 29 - Article de presse écrit par Morgan Le Dez - Dernière mise à jour 13/11/2014 - Photos transmise par Morgan Le Dez que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre du 5ème corps d'armée du Slt Cyrille Le Barbu, au 3ème régiment d'artillerie lourde, en date du 28 septembre 1914 : "S'est offert spontanément pour aller chercher sous un feu terrible, au poste d'observation du commandant de groupe, le corps du chef d'escadron Latour qui venait d'y être tué, le 9 septembre. A réussi à ramener le corps de cet officier supérieur dans un village avec l'aide de deux canonniers et malgré une canonnade incessante."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Cyrille Yves Le Barbu, observateur à l'escadrille MF 44, en date du 21 juin 1915 : "Le 4 juin, a engagé résolument le combat avec deux appareils allemands, dont un armé d'une mitrailleuse et les a obligés à faire demi-tour. Au cours du combat avec le second, a eu son appareil atteint de 18 balles et a dû repasser les lignes à peine à 1.000 mètres d'altitude."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et une citation à l'ordre de l'armée du Ltt Cyrille Yves Marie Le Barbu, observateur d'artillerie à l'escadrille MF 44, en date du 30 juillet 1916 : "N'a cessé de faire preuve des plus belles qualités d'énergie et de ténacité. Déjà cité deux fois à l'ordre de l'armée. Se dépense sans compter, n'hésite jamais à livrer combat pour remplir jusqu'au bout les missions qui lui ont été confiées. Le 21 juillet 1916, a attaqué un avion ennemi et l'a abattu."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Cyrille Yves Marie Le Barbu, à la section aéronautique du ? ème corps d'armée, en date du 1er janvier 1918 : "Très ancien observateur qui s'était déjà signalé lors des attaques de Verdun : octobre 1916, janvier 1917. Pilote audacieux et brave, se réservant toujours les missions les plus difficiles. Le 17 décembre 1917, s'est acquitté brillamment d'une mission photographique, où, parti seul à l'intérieur des lignes ennemies, a mené à bin sa mission, malgré le tir de l'artillerie ennemies, et est rentré avec son appareil criblé d'éclats d'obus (146 éclats)."

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Ltt Cyrille Yves Marie Le Barbu, commandant 1'escadrille BR 29, en date du 13 juin 1918 : "Chef d'escadrille admirable, modèle de bravoure et d'énergie. Animé d'un esprit d'abnégation superbe, a été dernièrement grièvement atteint au cours d'un combat contre de nombreux avions ennemis, après avoir abattu l'un de ses adversaires. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Trois citations."

Sgt Frédéric Louis Pautrat - Né le 30 septembre 1896 à Loges-en-Josas (Yvelines) - Fils de Frédéric Noël Pautrat (Charron) et d'Aurélie Pauline Gadon (Blanchisseuse) - Profession avant guerre Mécanicien tourneur - Classe 1916 - Recrutement de Versailles (Yvelines) sous le matricule n° 985 - Mobilisé au 1er groupe d'aviation, le 12 avril 1915 - Bombardier/ mitrailleur de l'escadrille MF 29 du 13 juin 1915 au 16 février 1916 - Nommé Mécanicien en 1er, le 21 juillet 1915 - Faisait équipage avec le Cne Félix Happe, commandant la MF 29 - A participé à de nombreuses missions de bombardement avec son chef - En mission à la RGA du 3 au 12 août 1915 - Citation n° 2448 à l'ordre de l'armée, en date du 22 février 1916 - Nommé Caporal, le 21 mars 1916 - Citation n° 3183 à l'ordre de l'armée, en date du 3 juillet 1916 - Médaille militaire et citation n° 3717 à l'ordre de l'armée, en date du 21 août 1916 - Victime d'une commotion cérébrale au cours d'un accident d'avion, probablement en 1916 (je n'ai pas trouvé la date) - Sa commotion cérébrale lui laissera des séquelles importantes comme des absences, des cépahlées et des étourdissements - Mitrailleur de l'escadrille SOP 123 / BR 123 du 16 février 1917 au 28 septembre 1918 - Nommé Sergent, le 25 juin 1917 - Citation n° 24 à l'ordre de l'armée, en date du 22 août 1917 - Marié avec Angèle Victorine Chaignot à Vesoul, le 6 avril 1918 - Affecté au CIACB de Perthe, le 28 septembre 1918 - Démobilisé, le 22 septembre 1919 - Domiciliés au 6 rue de Beuvron aux-Loges-en-Josas (Yvelines), à compter du 14 février 1920 - Affecté, dans la réserve, au 3ème régiment de DCA - Affecté, dans la réserve, au 403ème régiment de DCA - Affecté dans la réserve au 155ème régiment d'artillerie à pied, le 16 décembre 1926 - Domicilié Grande Rue aux-Loges-en-Josas, à compter du 19 juillet 1931 - Décédé aux-Loges-en-Josas, le 17 septembre 1936 - Photo Frédéric Pautrat du 28 avril 1915 transmise par Jennifer Pautrat, son arrière-petite-fille, que je remercie pour son aide - Sources : CCC escadrille MF 29 - Certificat de mariage - FM départements des Yvelines - Dernière mise à jour : 25 février 2016.

* Citation n° 2448 à l'ordre de l'armée, en date du 22 février 1916 : "Bombardier mitrailleur qui a fait de nombreux bombardements à longue distance dans les conditions les plus dangeureuses et grâce à la précision de son tir, a obtenu des résultats très efficaces. A livré de nombreux combats contre des avions ennemis au cours desquels il a fait preuve d'un courage exemplaire. A eu, à plusieurs reprises, son apapreil sérieusement atteint par les éclats d'obus et les balles ennemies."

* Citation n° 3183 à l'ordre de l'armée, en date du 3 juillet 1916 : "A pris part à de nombreuses expéditions à grande distance. le 22 juin 1916, au retour d'un raid en territoire ennemi, a livré quatre combats au cours desquels un Fokker a piqué en vrille dans les lignes allemandes."

* Médaille militaire et citation n° 3717 à l'ordre de l'armée, en date du 21 août 1916 : "A toujours montré un sang-froid et un courage de premier ordre au cours des combats qu'il a livrés et des nombreux bombardements qu'il a effectués en pays ennemi, a obtenu chaque fois d'excellents résultats. Déjà deux fois cité à l'ordre de l'armée. Le 22 juin 1916, a livré quatre combats au cours d'un bombardement très important à longue distance et a réussi à abattre un avion ennemi."

* Citation n° 24 à l'ordre de l'armée, en date du 22 août 1917 : "Mitrailleur d'une audace remarquable. Blessé le 4 juin 1917 au passage des lignes, a poursuivi sa mission jusqu'au bout. Le 17 août 1917, a abattu un avion ennemi."

 

Photo du Sgt Alexandre Sallès

Sgt Alexandre Théophile Sallès - Né le 6 septembre 1879 à Vincennes (Val-de-Marne) - Fils de Louis Alexandre Sallès (ébéniste) et de Marie Aimée Prévost (modiste) - Domicilié au 41, rue de l'hotel de ville à Vincennes - Classe 1899 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous la matricule n° 2147 - Service militaire au 6ème régiment d'artillerie à pied, cantonné à Toul (Meurthe-et-Moselle), à compter du 14 novembre 1900 - Nommé Maitre-pointeur - Fin de service militaire en fin 1902 - Profession Ebéniste, d'abord à Lille (Nord) puis à Paris (75) - Marié avec Hélène Emma Baillard, le 21 février 1903 - Brevet de pilote civil n° 1029 obtenu sur avion Blériot, délivré par l'Aéroclub de France, le 6 septembre 1912 - Participe à plusieurs meetings, notamment à Valenciennes (Nord) et Dampierre à la fin 1912 - Déclare son ébénisterie en faillite, le 29 novembre 1912 - S'installe au Portugal et s'illustre par le survols de plusieurs villes portugaises et est le premier à sa poser à Amadora, aux commandes d'un Blériot XI à moteur Gnône de 50 ch - Il baptise ensuite son avion "Amadora" - Il effectue ensuite treize vols, à bord d'un Deperdussin pendant les fêtes de la ville de Lisbonne en juin 1913 - Mobilisé au 6ème régiment d'artillerie cantonné à Toul (Meurthe-et-Moselle), le 2 août 1914 - Observateur de l'escadrille BL 9 du 5 décembre 1914 au 30 janvier 1915 - Affecté à la 2ème réserve, le 30 janvier 1915 - Transféré en école d'aviation comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 764 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 31 mars 1915 - A Chartres jusqu'au 5 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 52 du 21 avril au 14 juin 1915 - Il effectue dans cette unité une formation avant son affectation à l'escadrille MF 29 du Cne Happe - Nommé Caporal, le 17 mai 1915 - Pilote de la RGA du 14 au 28 juin 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 du 28 juin au 13 août 1915 - En déplacement du 29 juin au 3 juillet 1915 - Nommé Sergent, le 4 juillet 1915 - Mis au repos à la maison de convalescence VR 75 de Viry-Chatillon, le 13 août 1915 - En convalescence jusqu'au 25 octobre 1915 - Pilote de la RGA du 25 octobre au 16 novembre 1915 - Mis à la disposition des ateliers Monge à Etampes comme chef d'atelier et pilote d'essai, à compter du 16 novembre 1915 - Marié avec Jeanne Bourden à Montreuil, le 3 janvier 1942 - Décédé à Nouzilly (Indre-et-Loire), le 1er décembre 1956 - Sources : Acte de naissance - L'Aérophile - Pam - Liste des brevets militaires - CCC escadrille BL 9 - CCC escadrille MF 52 - CCC escadrille MF 29 - Dernière mise à jour : 9 mars 2016.

 

Photo du Cal Abel Nidert

Cal Abel Edmond Nidert - Né le 13 août 1893 à Charmentray (Seine-et-Marne) - Fils d'Edmond Eugène Nidert et de Elise Marie Troisvallets - Domicilés à Charny - Profession avant guerre Comptable - Classe 1913 - Recrutement de Coulommiers (Seine-et-Marne) sous le matricule n° 542 - Déclassé pour faiblesse en 1913 et 1914 - Classé en service auxiliaire en raison d'une accuité visuelle insuffisante en 1914 - Mobilisé au 82ème régiment d'infanterie, le 4 mars 1915 - Maintenu en service auxiliaire par la commision des trois médecins à Montargis, le 25 juin 1915 - Déclaré apte à faire campagne par la commission de réforme de Montargis, le 23 janvier 1918 - Passé au 3ème groupe d'aviation de l'aéronautique militaire comme secrétaire, le 17 février 1918 - Nommé Caporal et affecté à l'annexe du 2ème groupe d'aviation de Bordeaux, le 3 au 5 mars 1918 - Affecté au Parc n° 104 à destination de l'escadrille BR 29 du 6 au 9 mars 1918 - Secrétaire de l'escadrille BR 29 du 9 mars 1918 au 10 mai 1919 - En mission, les 14 et 15 novembre 1918 - Décédé des suites d'une maladie contactée en service, à l'ambulance 1/61 de Landau (Allemagne), le 12 mai 1919 -   Abel Nidert repose dans le cimetière de la commune de Charmentray - Sources : Pam - MpF - CCC escadrille BR 29 - Fiche matricule département de Seine-et-Marne - Dernière mise à jour : 22 mars 2016.

Photo du Sgt André Terrés

Sgt André Alexandre Gustave Terrés - Mitrailleur de l'escadrille BR 29 - Deux victoires homologuées - Né le 15 avril 1891 à Orléans (Loiret) - Fils de Jean Harman Raoul Terrés et de Marie Madeleine Anne Boisseau - Appelé au 5ème compagnie du 6ème régiment d'infanterie, au 3 octobre 1912 - Mobilisé au 6ème régiment d'infanterie en août 1914 - Citation n° 13 à l'ordre de la 245ème brigade d'infanterie, en date du 5 juin 1916 - Citation n° 92 à l'ordre de 6ème régiment d'infanterie, en date du 7 juillet 1916 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 24 avril 1917 - Présélection PN à l'école d'aviation militaire de Dijon - Stage pour l'obtention du brevet de pilote militaire à l'école d'aviation militaire de Chartres - Echoue à l'école d'aviation militaire de Chartres - redirigé vers Dijon - Stage de Mitrailleur / bombardier à partir du 1er janvier 1918 d'abord à l'école du tir aérien de Cazaux puis à l'école du bombardement du Crotoy - Stage au centre d'instruction du bombardement, le 23 mars 1918 - Mitrailleur / bombardier de l'escadrille BR 29 à partir du 3 août 1918 - Croix de Guerre 14-18 - Citation n° 56 à l'ordre de l'escadre n° 12, en date du 5 octobre 1918 - Une première victoire homologuée - Citation n° 11.311 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 7 novembre 1918 - Une seconde victoire homologuée - Il s'agit d'une victoire contre un avion au-dessus de la Champagne - Victoire en collaboration pour 4 équipages : Asp Desmoulins / Soldat Terrés - MdL de Savy / Ltt Chardenot - MdL Bourrey / Asp Pesset - MdL Cesbron / Adj Besset - Citation n° 11.925 à l'ordre de l'armée, en date du 25 novembre 1918.

* Citation n° 13 à l'ordre de la 245ème brigade d'infanterie, en date du 5 juin 1916 : "Agent de liaison très courageux, très dévoué, a circulé pendant quatre heures sous un feu violent d’artillerie lourde pour orienter les différents groupes du Bataillon en dehors des zones plus fortement bombardées."

* Citation n° 92 à l'ordre de 6ème régiment d'infanterie, en date du 7 juillet 1916 : "Agent de liaison très courageux - Pendant 7 jours et pendant l’attaque très violente et malgré les plus furieux bombardements a assuré son service avec calme, le plus grand zèle et le plus grand dévouement. A été blessé grièvement."

* Citation n° 56 à l'ordre de l'escadre n° 12, en date du 5 octobre 1918 : "Terrés André soldat mitrailleur de l’escadrille BR 29 – Excellent mitrailleur allant et brave – Ayant eu le 2 octobre 1918 son pilote blessé (Asp Weil), l’a aidé à ramener son appareil dans nos lignes après avoir accompli sa mission."

Une première victoire homologuée - Citation n° 11.311 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 7 novembre 1918 : "Jeune mitrailleur qui a débuté brillamment à l’escadrille en abattant le 24 août dans un combat un avion en flammes - une blessure (4ème citation)."

* Citation n° 11.925 à l'ordre de l'armée, en date du 25 novembre 1918 : "Mitrailleur animé du plus bel allant et du plus grand courage. Le 9 octobre 1918 a abattu un avion ennemi (deuxième) - une blessure (5ème citation)."

Les hommes

Cne Félix Louis Maurice Happe - Né le 17 avril 1882 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) - Fils de Arthur Henri Happe (marchand de bois) et de Juliette Thoron - Domiciliés au 73 bis rue de Pologne à St-Germain-En-Laye - Classe 1902 - Recrutement de Versailles sous le matricule n° 2359 - Engagé à l'école spéciale de St-Cyr en octobre 1903 - Nommé sous-lieutenant et affecté au 82ème régiment d'infanterie en octobre 1906 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1908 - Affecté au 43ème régiment d'artillerie en novembre 1909 - Passé à l'aéronautique militaire, le 25 janvier 1912 - Brevet de pilote militaire n° 224 en date du 19 février 1913 - Nommé Capitaine en novembre 1914 - Pilote de l'escadrille DO 14 du 8 janvier 1915 au XXX - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 20 février 1915 - Remise à Belfort, le 6 mars 1915 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, le 28 mars 1915 - Citation à l'ordre de l'armée en avril 1915 - Croix de Sainte-Anne de Russie de 3ème classe, le 13 avril 1915 - Commandant de l'escadrille MF 29 du 4 juin au 4 décembre 1915 - Commandant le 4ème groupe de bombardement (GB 4) - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 juillet 1916 - Officier de la Légion d'Honneur, le 18 février 1917 - Nommé Chef de Bataillon à titre temporaire - Nommé inspecteur des écoles d'aviation en juin 1917 - Retourne dans l'infanterie - Commandant du 1er bataillon du 50ème régiment d’infanterie - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 19 août 1918 - Affecté au 24ème régiment d'infanterie et détachés dans l'armée polonaise, le 13 octobre 1919 - Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 30 juin 1921 - Admis à accomplir un stage au centre d'instruction des spécialistes de l'aviation militaire - Effectue son stage pratique au sein du 34ème régiment d'aviation, en mars 1923 - Stage au centre d'études de l'aéronautique de Versailles, à compter du 17 septembre 1923 - Détaché (pour plus de six mois) dans l'aéronautique militaire comme commandant de groupe du 12ème régiment d'aviation, à compter du 23 novembre 1923 - Passé à l'arme de l'aéronautique militaire, le 31 juillet 1925 - Stage d'information des officiers supérieurs à l'école normale de gymnastique et d'escrime de Joinville du 1er au 14 avril 1926 - Désigné pour suivre les cours du centre d'études tactiques d'artillerie de Metz (5, rue aux Ours), du 13 septembre au 16 octobre 1926 - En outre, il assistera aux tirs de démonstrations à Mailly en 1927 - Nommé Lieutenant-colonel, le 25 mars 1929 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 2 juillet 1929 - Décédé au cours d'un accident aérien dans la Marne (51), le 20 octobre 1930 - Photo droits réservés datant de sa période Chef de bataillon - Sources : Extrait de naissance - Pam - LO - FM département des Yvelines - JORF - Dernière mise à jour 18 mars 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Maurice Happe, pilote à l'escadrille DO 14, en date du 7 mars 1915 : "A exécuté avec un plein succès une mission de bombardement sur un obkjectif situé à grande distance à l'intérieur du pays ennemi."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Félix Louis Maurice Happe, du 43ème régiment d'artillerie, pilote, en date du 20 février 1915 : "Exécute chaque jour, souvent même à plusieurs reprises, les plus longues missions de reconnaissance et de bombardement à l'intérieur du territoire ennemi, faisant preuve des plus belles qualités d'audace et de mépris absolu du danger. Le 11 février, ayant été par deux fois violemment attaqué par un avion ennemi, armé d'une mitrailleuse, et son appareil ayant, au cours du combat dans lequel il eut l'avantage, subi de graves avaries qui en compromettaient très sérieusement la sécurité, n'a pas hésité néanmoins à accomplir jusqu'au bout la mission spéciale qui lui avait été confiée."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'escadrille MF 29, en date du 17 septembre 1915 : "A exécuté, sous la direction de son chef, le Capitaine Happe, de nombreux bombardements à longue distance au-dessus de l'ennemi, dans les circonstances les plus difficiles et les plus périlleuses, sans se laisser arrêter par les menaces de l'aviation ennemies, qu'elle a toujours contrebattue victorieusement."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Félix Louis Maurice Happe, commandant du 4ème groupe de bombardement, en date du 3 juillet 1916 : "Officier d'une énergie et d'une bravoure incomparables. A toujours réussi à exécuter les missions, malgré les efforts de l'aviation ennemie. Le 22 juin 1916, au cours d'une expédition sur la rive droite, a engagé un combat contre un Fokker que son mitrailleur a pu abattre."

* Citation à l'ordre du 4ème groupe de bombardement, en date du 20 mars 1916 : "A exécuté dans la journée du 18 mars 1916, sous le commandement de son chef, le capitaine Happe, un bombardement auquel ont pris part vingt-trois appareils. Au cours de l'expédition, le groupe a livré une série de combats ininterrompus à une forte escadrille d'aviation ennemie."

* Citation à l'ordre de l'armée du Chef d'escadron Félix Louis Maurice Happe, commandant le 1er bataillon du 50ème régiment d'infanterie, en date du 19 août 1918 : "Chargé de l'exécution d'un coup de main dans la nuit du (censuré) au (censuré), a brillamment rempli sa mission. A la tête de sa troupe, a nettoyé d'ennemis la zone qui lui avait été assignée, tuant de nombreux ennemis, capturant 247 prisonniers, dont 5 officiers, détruisant un canon de campagne et ramenant dans nos lignes 2 canons de tranchée et 5 mitrailleuses."

* Commandeur de la Légion d'Honneur du LCL Félix Paul Alexandre Happe du 12ème régiment d'aviation, en date du 2 juillet 1929 : "Officier du 26 mars 1917; 25 ans de services, 10 campagnes, 1 blessure, 6 citations."

Remise de la Croix de Ste-Anne de Russie au Cne Maurice Happe sur le terrain de Belfort - Elle lui a été décernée, le 13 avril 1915 et remise quelques jours plus tard - Il avait reçu la croix de chevalier de la Légion d'Honneur, le 20 février 1915 - Photo Alexandre Sallès conservée par Mme Huguette Sallès, sa petite-fille et transmise par Jonathan Leclerc que je remercie tous deux pour leur aide.

Sgt Rolland Longueteau - N é le 5 décembre 1892 - Avant guerre étudiant en droit - Entré en service actif au 10ème escadron de train des équipages, le 10 octobre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 1131 en date du 1er juillet 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 - Amputé d'une jambe après l'explosion accidentelle d'un obus de 90 sous son avion que des mécanciens étaient en train de chargés. Cinq mécaniciens ont perdu la vie lors de cette explosion.

* Citation à l'ordre de l'armée : " Pilote de premier ordre. A exécuté plusieurs bombardements à longue distance, au cours desquels il n'a pas hésité à descendre à très faible altitude pour assurer la précision de son tir. A été blessé le 14 septembre 1915 par l'explosion d'un obus, alors qu'il procédait au chargement de son avion."

1st Ltn Charles Raymond Blake - pilote américain de l'escadrille BR 29 - Né le 8 novembre 1897 à Westhely (USA) - Avant guerre étudiant - Engagé au 1er régiment étranger / troupes d'aviation, le 18 juillet 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 19 juillet 1917 - Breveté pilote militaire, le 30 octobre 1917 - Différentes unités : 1er régiment étranger - Ecole d'Avord (brevet de pilote militaire) - Ecole de Tours - Ecole d'Avord - Pilote de l'escadrille BR 101 du 8 mars 1918 - Photo Collection Grégory Van Wyngarden.

Ltt Georges Charles Jean Baptiste Camille Mariage - Né le 20 octobre 1887 à Carvin (62) - Fils de Charles Mariage et de Jeanne Lecomte - Service militaire au 4ème régiment de cuirassiers à compter du 1er octobre 1908 - Profession avant guerre Stagiaire de notariat - Mobilisé en août 1914 au 4ème régiment de Cuirassiers - Affecté au 9ème régiment de Cuirassiers - Passe à l'aviation militaire comme élève pilote, le janvier 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6074 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 25 avril 1917 - Nomme Sous-Lieutenant à titre définitif, le 13 février 1917 - Pilote de l'escadrille F 206 / SOP 206 du front d'Italie du 25 mai 1917 au XX avril 1918 - Médaille de la Campagne d'Italie - Officier technique du GB 9 (il effectuait des missions avec les escadrilles de ce groupe) du avril-mai 1918 au 12 septembre 1918 - Croix de Guerre avec palme - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Breguet XIV B2 de la BR 29, sur le terrain d'aviation de Neufchâteau (88), le 12 septembre 1918 - Il faisait équipage avec le Ltt Jean Lavidalie qui a également perdu la vie - Plusieurs bombes se sont détachées et ont explosé, entrainant les équipages Mariage / Lavidalie de la BR 29 et de Quatrebarbes / Delhommeau de la BR 129 dans la mort - Les circonstances exactes restent à préciser - Photo collection Jean-Pierre Crépieux que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée - Ltt de Réserve Georges Mariage du 9ème régiment de Cuirassiers - Pilote aviateur : "Officier modeste et dévoué, d'une haute conscience, qui a toujours donné entière satisfaction à ses chefs par son exactitude et son désir de bien faire. Ayant demandé d'être à sa place de bataille à toutes les expéditions, a été très grièvement blessé le 12 septembre 1918, au retour de l'une d'elles, après avoir volé deux heures par un vent violent au-dessus de l'ennemi." Signé Le Général commandant en chef les armées françaises de l'Est : Pétain.

Sergent Henri Charles Alphonse Martin - Né le 28 mai 1894 à Versailles (Seine-et-Oise) - Fils d'Angel Achille Martin (employé de mairie) et de Olympe Valérie Lefebvre (directrice d'école maternelle) - Domicilés Impasse Montbauron à Versailles - Classe 1914 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1856 - Profession avant engagement Etudiant - Engagé au 32ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1912 - Nommé Caporal, le 2 février 1914 - Nommé Maréchal des Logis, le 2 février 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 24 septembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2215 obtenu à l'école militaire d'aviation de Chartres, le 30 décembre 1915 - Pilote du GDE du début janvier 1916 au 24 février 1916 - Pilote de l'escadrille F 94 (future 466) du 24 février au 18 août 1916 - Pilote de l'escadrille F 393 (future 464) du 18 août 1916 au 10 mai 1917 - Nommé Adjudant, le 1er juin 1917 - Pilote de l'escadrille SOP 29 / BR 29 du 10 mai 1917 au 18 janvier 1918 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre de la division, le XX juillet 1917 - En mission du 3 au 7 janvier 1918 - Affecté comme pilote de l'usine Henriot, le 18 janvier 1918 - Marié avec Jeanne Georgette Delmard, le 22 septembre 1921 - Marié avec Yvette Jeanne Marie Mahéo, le 10 avril 1968 - Décédé à Paris (75), le 16 juillet 1969 - Sources : Bulletin de naissance - Pam - CCC.

Sgt Carlo Célio de Biagioni - mitrailleur de l'escadrille MF 29. Né le 10 avril 1877 à Marseille - Avant guerre Economiste - Engagé au 13ème régiment d'artillerie de Vincennes, le 9 août 1914 - Passé à l'aviation comme mitrailleur - Brevet de pilote militaire n° 4789 en date du 17 octobre 1916 - Différentes unités : 13ème RA - Escadrille MF 29 - Elève pilote au GDE - Escadrille F 204 - Ecole de Voves - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

* Citation à l'ordre de l'armée : "Mitrailleur en aéroplane, est descendu à 4 mètres au-dessus du sol pour mitrailler un train, dans une région où des transports de troupes avaient été signalés."

MdL Pierre Quentin de Gromard - Brevet de pilote militaire n° 1228 en date du 19 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 du 25 août au 10 octobre 1915 - A participé à la mission du mitraillage des trains, le 13 septembre 1915 - Pour avoir refusé de participer à la mission du 25 septembre 1915 pendant laquelle 2 avions seront abattus (2 morts et 2 prisonniers), le MdL Pierre de Gromard est cassé de son grade, remis au grade de cavalier de 2ème classe et muté au service aéronautique du 36ème corps d'armée comme pilote - Il se tuera au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Farman F 48 sur le terrain de Saint-Mard, le 25 novembre 1916 - Photo La Guerre Aérienne Illustrée.

Ltt Jean François Marie Georges Le Barazer - Né le 8 décembre 1888 à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) - Fils de Noël Emmanuel Marie Joseph Georges Le Barazer et de Jeanne Denise Henriette Demay - Domiciliés au 23, rue de la Croix Blanche à Bordeaux (Gironde) - Classe 1908 - Recrutement de Libourne (Gironde) sous le matricule n° 283 - Engagé volontaire pour cinq ans au titre du 8ème régiment de Hussards, le 30 septembre 1907 - Nommé Brigadier, le 7 février 1908 - Maréchal des Logis, le 25 septembre 1908 - Nommé Maréchal des Logis fourrier, le 1er octobre 1909 - Nommé Aspirant, le 1er octobre 1913 - Admis à l'école de cavalerie de Saumur (Maine-et-Loire) pour la session 1913-1914 - Nommé Sous-lieutenant, le 1er août 1914 - Affecté au 3ème régiment de Hussards, le 1er août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, à compter du 17 août 1915 - Observateur puis pilote de l'escadrille VB 107 du 18 août 1915 au 28 décembre 1916 - Citation à l'ordre du groupe de bombardement, en date du 13 octobre 1915 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 28 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3581 obtenu à l'escadrille VB 107, le 31 mai 1916 - Insigne de pilote d'avion militaire (macaron) n° 2484 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 13 septembre 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juin 1917 - Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 31 octobre 1917 - Commandant de l'escadrille SOP 29 / BR 29 du 7 mars 1917 au 26 mai 1918 - Stage sur Breguet 14 B2 au GDE, le 13 au 27 janvier 1918 - En mission à Matouges du 6 au 9 mars 1918 - En mission du 27 mars au 1er avril 1918 - Victime d'une otite labyrinthique au cours d'un bombardement à haute altitude, le 11 avril 1918 - Affecté au GB 9 du 26 mai 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 23 avril 1919 - Affecté au service des fabrications de l'aéronautique, le 10 mai 1919 - Détaché à l'état-major du 1er corps d'armée, le 29 décembre 1919 - Réaffecté au SFA, le 9 février 1920 - Affecté au service des fabrications de l'aéronautique du sous-secrétariat d'état de l'aéronautique et des transport aériens, le 1er juin 1920 - Classé en position de réserve spéciale, le 8 janvier 1921 - Affecté au 6ème régiment de Dragons, le 19 février 1921 - Affecté au SFA, le 14 mars 1921 - Nommé Capitaine, à titre définitif, le 14 juillet 1922 - A accompli une période de cinq semaines du 18 décembre 1922 au 21 janvier 1923 - Domicilié au 7, rue Pierre Levée à Paris 11ème (75), à compter du 29 octobre 1924 - A accompli une période d'instruction au SFA de cinq semaines du 1er décembre 1924 au 4 janvier 1925 - Passé en disponibilité, le 6 mai 1926 - A accompli une période de cinq semaines au SFA du 2 août au 4 septembre 1926 - Affecté au 34ème régiment d'aviation stationné au Bourget, le 8 décembre 1926 - En retraite, le 30 septembre 1937 - Affecté, dans la réserve, au bataillon de l'Air n° 104, le 13 janvier 1938 - Affecté au bataillon de l'Air n° 117, le 1er mars 1938 - Rappelé à l'activité par appel individuel de prémobilisation générale et affecté à l'état-major de la défense active de la défense anti-aérienne, le 27 août 1939 - Affecté au commandement de la chasse de nuit de la région parisienne (bataillon de l'Air n° 122) de Chartres - Affecté à l'état-major de la zone d'opérations aériennes du Nord, le 5 janvier 1940 - Sources : Pam - CCC escadrille VB 107 - CCC escadrille SOP 29 / BR 29 - Liste des brevets militaires - Fiche matricule du département de la Gironde - JORF - Dernière mise à jour : 1er février 2017 - Photo Georges Le Barazer transmise par Jean le Barazer, son fils, que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean François Le Barazer, observateur à l'escadrille VB 107, en date du 13 septembre 1916 : "Officier de grande valeur et excellent pilote, plein d'allant. A exécuté 11 bombardements de jour et 15 de nuit, souvent dans des conditions très défavorables."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean François Le Barazer, pilote à l'escadrille SOP 29 du groupe de bombardement n° 4, en date du 29 juin 1917 : "Ancien observateur. A fait son apprentissage de pilote sans quitter le front. Commande brillamment l'escadrille SOP 29. S'est particulièrement distingué le 14 avril et le 19 juin 1917, où son moteur s'étant arrêté très loin en territoire ennemi, il a réussi à rentrer en repassant les lignes à faible altitude, poursuivi par des avions ennemis."

Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Jean François Marie Georges Le Barazer au 8ème régiment de Hussards, commandant l'escadrille BR 29, en date du 23 avril 1919 : "Observateur plein d'allant et de sang-froid, pilote hardi et courageux, chef d'escadrille de grande valeur. A exécuté de nombreux bombardement de jour, de nuit, se trouvant fréquemment aux prises avec des avions ennemis supérieurs en nombre et remplissant toujours, même dans les circonstances les plus difficiles, les missions qui lui avaient été confiées. Le 24 février 1918, au cours d'une expédition de bombardement, a eu un violent combat avec des avions ennemis supérieurs en nombre. Une blessure. Trois citations."

 

Photo du Cne Victor Bacon

Cne Emile Ferdinand Victor Bacon - Né le 13 juillet 1874 à St-Ouen-de-Thouberville (Eure) - Fils de Narcisse Bacon (Employé de commerce) et de Lucile Henriette Lemaire - Marié avec Eloïse Girard (1884-1932) - Classe 1894 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1003 - Affecté au 1er régiment du Génie - Nommé Interprète de réserve, le 14 octobre 1899 - Nommé Lieutenant de réserve, le 30 mars 1908 - Trésorier puis vice-président de l'aéronautique-Club de France (ACF) - Affecté au 1er régiment d'aérostation, le 2 août 1914 - Nommé Commandant de la 2ème compagnie d'aérostiers au centre d'aéronautique de Belfort (90) - Affecté au centre d'aviation de Toul - Remarquable tireur, ayant remporté plusieurs prix de tir dans des concours internationnaux, il se porte volontaire comme mitrailleur - Observateur de l'escadrille MF 29 du (1er trimestre 1916) au 18 mars 1916 - Tué au combat au cours d'un combat aérien, au cours d'une mission de bombardement dans les environs de Mulhouse (Haut-Rhin), le 18 mars 1916 - Le MF 11 bis (moteur 130 Hp) ayant pris feu, il s'est jeté dans le vide d'une altitude de 1500 mètres - Il faisait équipe avec le MdL Edouard Leroy, pilote qui a également perdu la vie lors de ce combat contre le Vfw Ernst Udet du KekH (sa 1ère victoire) - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 28 mars 1916 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 20 novembre 1919 - Sources : MpF - JORF - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 17 février 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Emile Ferdinand Victor Bacon, observateur mitrailleur à l'escadrille MF 29, en date du 28 mars 1916 : "Capitaine aérostier, volontaire comme mitrailleur en avion. Etait sur le point de piloter au front lorqu'il est tombé au cours d'un combat avec un avion ennemi."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Cne Emile Fernand Victor Bacon, observateur mitrailleur à l'escadrille MF 29, en date du 20 novembre 1919 : "Excellent officier, ayant toujours fait preuve des plus belles qualités militaires. Le 18 mars 1916, chargé d'une mission de bombardement près de Mulhouse, son avion ayant été atteint par un obus, a trouvé une mort glorieuse en servant son pays. A été cité."

 

Escadrille MF 29

Alignement des MF 11 de l'escadrille MF 29 sur le terrain de Belfort, le 30 juillet 1915 - Ce jour, huit avions de l'escadrille sont engagés dans le bombardement de la gare de Fribourg-en-Brisgau - Sur le coté droit de l'image, on aperçoit un des deux hangars à dirigeable du terrain - Photo n° 93 du fond Maurice Happe déposé au Musée du l'Air du Bourget et transmise par Peter Kilduff que je remercie pour son aide.

Départ de quatre MF 11 80 HP de l'escadrille MF 29 sur le terrain de Belfort en 1915 - Derrière eux, les deux hangars à dirigeables du terrain comme toutes les autres bases de l'Est - Le plus grand des deux abritait le dirigeable "Lieutenant Chauré" - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Alexandre Sallès conservée par Mme Huguette Sallès, sa petite-fille et transmise par Jonathan Leclerc que je remercie tous deux pour leur aide.

Détail de la même photo et montrant un MF 11 de l'escadrille MF 29 sur le terrain de Belfort, le 30 juillet 1915 - On distingue nettement les deux lance-bombes fixés sous le fuselage de l'appapreil - Photo n° 93 du fond Maurice Happe déposé au Musée du l'Air du Bourget et transmise par Peter Kilduff que je remercie pour son aide.

MF 11 n° 742 de l'équipage composé par le Sgt Fenech (pilote) et le soldat de 2ème classe Modeste Leclerc (mitrailleur / bombardier) et qui a pris part à la mission sur Fribourg-en-Brisgau, le 31 juillet 1915 - On aperçoit sous le nez de l'appareil les deux lance-bombes de conception MF 29 - Photo fond Maurice Happe - photo n° 99 déposée au Musée du l'Air du Bourget et transmise par Peter Kilduff que je remercie pour son aide.

MF 11 de la MF 29 photographié sur le terrain de Belfort, le 15 août 1915 - Cet avion porte le nom de baptème "Vampire" du coté gauche - Photo Patrick Bediez que je remercie pour son aide.

MF 11 de la MF 29 photographié sur le terrain de Belfort, le 15 août 1915 - Cet avion porte le nom de baptème "Vampire" - Photo Patrick Bediez que je remercie pour son aide.

Le MF 11 n° 750 de l'équipage Ltt Charles Devin (pilote) et Sol Clément Vérité (mitrailleur) a été abattu dans les lignes allemandes, près d'Elzach, le 25 septembre 1915 - Le pilote a été tué et le mitrailleur fait prisonnier - Photo Ebay Allemagne.

Le MF 11 n° 750 de l'équipage Ltt Charles Devin (pilote) et Sol Clément Vérité (mitrailleur) a été abattu dans les lignes allemandes, près d'Elzach, le 25 septembre 1915 - Le pilote a été tué et le mitrailleur fait prisonnier - Photo Ebay Allemagne.

Terrain de Bar-le-Duc - Béhonne - L'escadrille BR 29 a stationné sur ce terrain du 14 au 18 juillet 1918 - Cette photo, d'origine allemande, est datée du 15 mai 1918 - Photo collection Dieter Gröschel que je remercie pour son aide.

MF 11 bis n° MF 1415 appartenant à l'escadrille MF 29 et détruit dans les environs de Merxheim, le 23 juin 1916 - Ce jour, le MdL Martin était parti en mission spéciale, pour déposer un espion derrière les lignes allemandes - Lors de l'atterrissage, l'avion a capoté rendant le redécollage impossible - Le pilote y a mis le feu - Les deux hommes ne sont pas rentrés - L'espion, Marcel Bloch, fut pris et fusillé à l'île Napoléon, près de Mulhouse, le 31 juillet 1916 - Des recherches complémentaires sont en cours - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Identification réalisée par Damien Kuntz de l'association d'Histoire de Lutterbach - Photo droits réservés.

David Bloch, le jeune espion, déposé par le MdL Martin, pilote de l'escadrille MF 29, le 23 juin 1916, a été fait prisonnier par les Allemands - Jugé comme espion, il a été fusillé à l'île Napoléon, près de Mulhouse, le 31 juillet 1916 - Photo droits réservés.

Escadrille MF 29

Défilé des pilotes, observateurs et mitrailleurs décorés ce jour - Le Sgt Alexandre Sallès est marqué d'une croix - Ils sont suivis des sous-officiers et hommes du rang composant l'escadrille MF 29, alors stationnée sur le terrain de Belfort pendant l'été 1915 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Alexandre Sallès conservée par Mme Huguette Sallès, sa petite-fille et transmise par Jonathan Leclerc que je remercie tous deux pour leur aide.

L'ensemble des personnels navigants, mécaniciens et administratifs composant l'escadrille MF 29, alors stationnée sur le terrain de Belfort pendant l'été 1915, va rendre les armes, puis défiler après la remise de décorations à leur chef, le Cne happe et plusieurs navigants, dont le Sgt Alexandre Sallès - Photo Alexandre Sallès conservée par Mme Huguette Sallès, sa petite-fille et transmise par Jonathan Leclerc que je remercie tous deux pour leur aide.

Cérémonie de remise de la Médaille militaire aux équipages appartenant au GB 4 sur le terrain de Belfort, le 8 décembre 1916 - Photo n° 104 du fond Maurice Happe déposé au Musée du l'Air du Bourget et transmise par Peter Kilduff que je remercie pour son aide.

Détail de la même cérémonie de remise de la Médaille militaire aux équipages appartenant au GB 4 sur le terrain de Belfort, le 8 décembre 1916 - Si un lecteur de cette page est capable de donner les noms de ces militaires, veuillez contacter l'auteur du site - Photo n° 104 du fond Maurice Happe déposé au Musée du l'Air du Bourget et transmise par Peter Kilduff que je remercie pour son aide.

Vue du dirigeable "Lieutenant Chauré" sortant de son hangar sur le terrain de Belfort. La garnison de la ville était dotée de 2 hangars destinés à abriter de tels engins aériens. Un autre dirigeable stationné dans cette ville, qui rejoingna Belfort après les grandes manoeuvres de Picardie de 1910, était le "Liberté" - C'est ce hangar que l'on voit sur les photos supérieures - Carte postale d'époque.

Cne Maurice Happe, à droite, commandant l'escadrille MF 29, pose en compagnie d'un officier qu'il va emmener en vol, à bord un MF 11 bis de son unité. L'avion porte le premier insigne de l'unité, une Croix de Guerre, adoptée pour commémorer la citation à l'ordre de l'armée à l'occasion de la mort de cinq mécaniciens et de la blessure très grave du caporal Longueteau lors de l'explosion au sol d'un obus de 90, le 14 septembre 1915 - Photo SHD section Air de Vincennes - Photo n° B 88/3129 origine Maurice Happe.

Les deux hommes ont pris place à bord du MF 11 bis et vont décoller du terrain de Belfort pendant l'automne/hiver 1915 - Photo Librairie du Congrès à Washington (USA).

L'avion de l'équipage composé du caporal Henri Rins (pilote) et du Sgt Charles Dubar (mitrailleur / bombardier) est entré volontairement en collision avec son adversaire dans les environs de Mulhouse, le 18 mars 1916 - Les trois aviateurs ont été tués - L'aviateur allemand était le Flg Ludwig Fischer - Cette photo montre les débris du MF 11 français - Les membres de l'équipage français n'ont pas encore été dégagés des débris - Mentions au verso : Feld-Postexp 8ème Bayer.Réserve. Division. Le 24 avril 1916 - Tampon de l'unité : Armierungs-Bataillon n° 69.4.Kompagnie. Armée Abt. v. Gaede - Photo collection Maurice Sublet que je remercie pour son aide.

Dépouilles mortelles du Ltt Robert Floch et le soldat Paul Rode de l'escadrille MF 29 tombées au lieu dit "la rondelle" sur le territoire de la commune de Sausheim, le 18 mars 1916 - Voir la tombe de ces deux hommes plus bas dans la page - Carte postale d'époque.

Débris du Nieuport 12 n° N 1282 de l'escadrille MF 29 abattu dans les environs de Mulhouse, le 22 juillet 1916 - Son équipage se composait de l'Adj Pierre Collin (pilote) et du Sol Lucien Pauly (mitrailleur) - Le pilote a été fait prisonnier et le mitrailleur tué - Cet avion a été abattu par le Ltt Kurt Haber du KEK Habsheim - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Rainer Absmeier que je remercie pour son aide.

 

Escadrille SOP 29

Sopwith 1A2 de l'escadrille SOP 29 pendant l'hiver 1917-1918 - Photo SHD section Air de Vincennes - n° B 76 / 1699 origine Rivière.

Le Sopwith 1A2 n° 1534 du Sgt Louis Pivette capturé intact au Sud de Pagny, après un combat aérien contre le Ltn Hugo Kâmmel, le 16 mars 1917. Le pilote français a été légèrement blessé et fait prisonnier - Photo collection Bruno Schmaeling via Bruno Couplez que je remercie tous deux pour leur aide.

Breguet 14 B2 de l'escadrille BR 29 en 1918 - Identification des différents avions de l'unité par marquage personnel (ici un "H") - Fanion du dernier type - Photo Collection Gregory Van Wyngarden que je remercie pour son aide.

Escadrille BR 29

Breguet 14 B2 de l'escadrille BR 29 en 1918 - L'identification de l'avion est réalisée par de larges étoiles américaines qui rappelent la présence d'aviateurs d'outre-Atlantique au sein de l'unité - Fanion du dernier type - Photo SHD Section air de Vincennes - Photo D04 / 099 - Origine Général Mutin.

Breguet 14 B2 codé "13" de l'escadrille BR 29 en 1918 - Remarquez la présence de l'insigne escadrille associé à un insigne personnel dont on aperçoit seulement le haut du triangle - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Collision aux sol entre deux Breguet 14B2 appartement aux escadrilles BR 29 (n° 4414 codé "N" au premier plan) et BR 129 (à l'arrière plan) sur le terrain de Landau, pendant l'occupation de l'Allemagne en 1919 - Nous ne connaissons pas le sort des équipages - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Benoit Bellet transmise par Alain Le Breus, son petit-fils, que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Couleurs des avions

MF 11 n° 747 de l'équipage Cne Maurice Happe (pilote) et Sol Louis Pautrat (mitrailleur) appartenant à l'escadrille MF 29 pendant la période de juillet à août 1916 - Cet avion a été utilisé pour la première mission de bombardement, le 20 juillet 1915 - Il a été accidenté lors d'un capotage dans un fossé au retour d'une mission de bombardement, le 25 août 1915 - Pour cette mission, il était piloté par le Ltt Devin - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

Couleurs des avions

MF 11 bis n° 1087 du Cne Maurice Happe, commandant de l'escadrille MF 29 du 4 juin au 4 décembre 1915 - Dessin David Méchin que je remercie pour son aide.

 

Documents en rapport


Détail de la page principale du carnet d'habillement du soldat Frédéric Louis Pautrat, bombardier-mitrailleur de l'escadrille MF 29 en 1915 - Il s'agit ici des tenues et effets de vol qui n'ont rien à voir avec le paquetage du militaire qui était consigné dans son livret - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Jennifer Pautrat, son arrière-petite-fille, que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Carnet d'habillement du soldat Frédéric Louis Pautrat, bombardier mitrailleur de l'escadrille MF 29 en 1915 - Il faisait équipage avec le Cne Happe, commandant l'unité dont il était le 1er mécanicien - Sur ce carnet est retranscrit les vêtements ou accessoires de vol perçus ou réintégrés par le militaire au sein de l'escadrille - Photo Jennifer Pautrat, son arrière-petite-fille, que je remercie pour son aide.

 

Avis mortuaire

Avis mortuaire du Ltt Georges Mariage, tué sur le terrain de Neufchâteau (88), le 12 septembre 1918 - Photo collection Jean-Pierre Crépieux que je remercie pour son aide.
* Ltt Georges Charles Jean Baptiste Camille Mariage - Né le 20 octobre 1887 à Carvin (62) - Fils de Charles Mariage et de Jeanne Lecomte - Service militaire au 4ème régiment de cuirassiers à compter du 1er octobre 1908 - Profession avant guerre Stagiaire de notariat - Mobilisé en août 1914 au 4ème régiment de Cuirassiers - Affecté au 9ème régiment de Cuirassiers - Brevet de pilote militaire n° 6074 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 25 avril 1917 - Nomme Sous-Lieutenant à titre définitif, le 13 février 1917 - Pilote de l'escadrille F 206 / SOP 206 du front d'Italie du 25 mai 1917 au XX avril 1918 - Médaille de la Campagne d'Italie - Officier technique du GB 9 (il effectuait des missions avec les escadrilles de ce groupe) du avril-mai 1918 au 12 septembre 1918 - Croix de Guerre avec palme - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Breguet XIV B2 de la BR 29, sur le terrain d'aviation de Neufchâteau (88), le 12 septembre 1918 - Il faisait équipage avec le Ltt Jean Lavidalie qui a également perdu la vie - Plusieurs bombes se sont détachées et ont explosé, entrainant les équipages Mariage / Lavidalie de la BR 29 et de Quatrebarbes / Delhommeau de la BR 129 dans la mort - Les circonstances exactes restent à préciser.

Grades et insignes

Patte de col du Sergent Henri Charles Alphonse Martin, pilote de l'escadrille SOP 29 / BR 29 du 10 mai 1917 au 18 janvier 1918 sur fond de bleu horizon - Photo collection Guillaume Hirsch que je remercie pour son aide.

Grades et insignes

Grade et insignes aéronautiques du Sgt Edouard Albert Joseph Leroy - Pilote de l'escadrille MF 29 - Brevet de pilote militaire n° 1487 en date du 3 septembre 1915 - Tué au combat dans les environs de Mulhouse, le 18 mars 1916 - Voir sa fiche ci-dessus.
De haut en bas : patte de col de sergent de couleur orange (couleur adoptée après le 28 janvier 1915) - découpe d'un brassard pour sous-officier des troupes de l'aéronautique militaire française - découpe d'un insigne pour sous-officier sur fond noir (brassard) - découpe d'un insigne pour sous-officier sur fond noir (tenue bleue horizon) - Photos Vincent Leroy que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du soldat de 2ème classe Georges Auguste Gallié - Né le 30 mars 1896 à Lunéville (54) - Formé à Lyon-Bron jusqu'au 18 août 1915 - RGA du 15 au 25 août 1915 - Mécanicien en 1er de l'escadrille MF 29 du 22 août au 14 septembre 1915 - Désaffecté comme mécanicien en 1er, le 5 septembre 1915 - Tué par l'explosion accidentelle d'un obus de 90 sur le terrain d'aviation de Belfort - 4 tués sur le coup, un décédé des suites de ses blessures, le 14 septembre 1915 - Georges Gallié repose dans le carré militaire du cimetière de Brasse à Belfort - Photo Patrice Pruniaux que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Jean Marc Léopold Dutreuil - Né le 11 avril 1884 à Sérignac (Charente) - Fils d'hippolyte Dutreuil et de Marguerite Raffin - Appelé dans les Spahis, le 1er octobre 1904 - Mobilisé dans la cavalerie - 1er corps de cavalerie jusqu'au 19 juillet 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1549 à l'école de Chartres, le 11 septembre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 du 14 octobre au 14 décembre 1915 - Le MF 11 n° 1090, qu'il pilotait lors d'une mission de bombardement sur Mulhouse, a été abattu par la DCA au-dessus de la forêt de Hartz (68), le 14 décembre 1915 - Il faisait équipage avec le soldat de 2ème classe Alcide Boudet, mitrailleur - Les deux hommes ont été tués - Ils reposent tous les deux dans le cimetière de Cernay (68) - Photo Cédric Scheppler que je remercie pour son aide.

Tombe du Soldat de 2ème classe Alcide Fréjus Boudet - Mitrailleur de l'escadrille MF 29 - Né le 27 juillet 1892 à Soulaires (Eure et Loir) - Appelé au 1er régiment de Spahis marocains, le 19 mars 1913 au 20 juillet 1915 - Nommé ordonnance du Ltt Dutreuil, le 20 juillet 1915 - Mitrailleur de l'escadrille MF 29 du 14 octobre au 14 décembre 1915 - Le MF 11 n° 1090, où il avait pris place comme mitrailleur a été abattu par la DCA, au-dessus de la forêt de Hartz (68), le 14 décembre 1915 - Il faisait équipage avec le Ltt Jean-Marc Dutreuil, pilote - Les deux hommes ont été tués - Ils reposent tous les deux dans le cimetière de Cernay (68) - Photo Cédric Scheppler que je remercie pour son aide.

Petit cimetière érigé par les Allemands en hommage aux quatre français tués au-dessus de l'aérodrome d'Habsheim, le 18 mars 1916 - Il était situé à la limite de l'aérodrome - Photo collection Jürgen Ehret que je remercie pour son aide.

Détail de la croix dressée dans le petit cimetière érigé par les Allemands en hommage aux quatre français tués au-dessus de l'aérodrome d'Habsheim, le 18 mars 1916 - Photo Yves Didio que je remercie pour son aide.

Détail de la plaque érigée dans le petit cimetière situé à la limite de l'aérodrome d'Habsheim- Photo collection Jürgen Ehret que je remercie pour son aide.

Traduction du document transmis par la Kommandantur de Mulhouse, pour le comité International de la Croix Rouge, à destination de la famille du Ltt Dutreuil, tué le 14 décembre 1915 - Il rend compte de la perte de l'avion de la MF 29, de la mort de son équipage et du lieu de sépulture des aviateurs - Document transmis par M. Yves Didio que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Cyrille Yves Marie Le Barbu - Né le 17 octobre 1890 à Plouézec (22) - Arme d'origine artillerie - Pilote de l'escadrille C 17 du 8 mars 1915 au 17 avril 1915 - Pilote de l'escadrille MF 44 du 17 avril 1915 au 23 mars 1918 - Pilote au GDE du 23 mars 1918 au 26 mai 1918 - Commandant l'escadrille BR 29 du 26 au 30 mai 1918 - Tué au combat, en compagnie du Sgt Victor Schwartz (mitrailleur), à bord d'un Breguet 14 B2 dans les environs de Grisolles (02), le 30 mai 1918 - Cyrille le Barbu ne repose pas dans cette tombe au cimetière de Plouézec car son corps n'a jamais été retrouvé - Photos Morgan Le Dez que je remercie pour son aide.

Plaque en hommage au Ltt Cyrille Le Barbu apposée sur sa maison natale à Plouezec (Côte d'Armor) - Il a été pilote de l'escadrille C 17 du 8 mars 1915 au 17 avril 1915 puis de l'escadrille MF 44 du 17 avril 1915 au 23 mars 1918, et finalement commandant l'escadrille BR 29 du 26 au 30 mai 1918 - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

Détail de la plaque en hommage au Ltt Cyrille Le Barbu, commandant de l'escadrille BR 29, apposée sur sa maison natale à Plouezec (Côte d'Armor) - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

MdL André Alphonse Farcis - Né le 16 juillet 1889 au Havre (Seine Maritime) - Fils de Charles Albert Farcis et de Louise Marie Letartre - Marié - 2 garçons - Profession avant guerre représentant en automobiles - Engagé (service militaire) au 13ème régiment de Hussards, le 23 septembre 1908 - Réformé en 1909 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre en 1914 - Mobilisé au 13ème régiment de Hussards - Nommé Maréchal des Logis, le 28 février 1915 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 31 mars 1917 - Tests de présélection PN à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 6322 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 10 mai 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage à l'école d'aviation militaire d'Istres-Miramas - Pilote de l'escadrille SOP 29 / BR 29 (affecté au GB 4) du 24 septembre 1917 au 3 juin 1918 - Mission au GDE du 12 janvier au 2 février 1918 - Mission à Matouges du 1er au 9 mars 1918 - Muté GDE à compter du 3 juin 1918 - Rayé du personnel navigant par décisions du commandant en chef n° 32352 en date du 26 juin 1918 et du GDE du 29 juin 1918 - Muté au 13ème régiment de Hussards à compter du 30 juin 1918 - Décédé des suites d'une maladie contactée en service à l'hôpital temporaire n° 37 de Sainte-Radegonde (Indre et Loire), le 10 février 1919 - André Farcis repose au cimetière Sainte Marie du Havre - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

Détail de la tombe du MdL André Farcis - Photo Régis Biaux que je remercie pour son aide.

Tombe du Cal Abel Edmond Nidert dans le cimetière de la commune de Charmentray - Né le 13 août 1893 à Charmentray (Seine-et-Marne) - Fils d'Edmond Eugène Nidert et de Elise Marie Troisvallets - Domicilés à Charny - Profession avant guerre Comptable - Classe 1913 - Recrutement de Coulommiers (Seine-et-Marne) sous le matricule n° 542 - Déclassé pour faiblesse en 1913 et 1914 - Classé en service auxiliaire en raison d'une accuité visuelle insuffisante en 1914 - Mobilisé au 82ème régiment d'infanterie, le 4 mars 1915 - Maintenu en service auxiliaire par la commision des trois médecins à Montargis, le 25 juin 1915 - Déclaré apte à faire campagne par la commission de réforme de Montargis, le 23 janvier 1918 - Passé au 3ème groupe d'aviation de l'aéronautique militaire comme secrétaire, le 17 février 1918 - Nommé Caporal et affecté à l'annexe du 2ème groupe d'aviation de Bordeaux, le 3 au 5 mars 1918 - Affecté au Parc n° 104 à destination de l'escadrille BR 29 du 6 au 9 mars 1918 - Secrétaire de l'escadrille BR 29 du 9 mars 1918 au 10 mai 1919 - En mission, les 14 et 15 novembre 1918 - Décédé des suites d'une maladie contactée en service, à l'ambulance 1/61 de Landau (Allemagne), le 12 mai 1919 - Photo Daniel Clément que je remercie pour son aide - Sources : Pam - MpF - CCC escadrille BR 29 - Fiche matricule département de Seine-et-Marne - Dernière mise à jour : 22 mars 2016.

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe du caporal Albert Deux mitrailleur de l'escadrille MF 29 - Tué lors de l'explosion accidentelle d'une bombe au sol sur le terrain de Belfort. Ont également perdu la vie Sgt Roland Longueteau (pilote), le soldat Georges Gallie (mécanicien) Il repose au carré militaire du cimetière Saint-Pierre d'Amiens - Photo Jacques Foure-Larivière que je remercie pour son aide.

Tombe de l'Adj André Levy, pilote de l'escadrille SOP 29 - Né le 8 décembre 1887 à Florence (Italie) - Profession avant guerre négociant - Appelé au 115ème RI, le 3 octobre 1908 - Passé à l'aviation comme mitrailleur de l'escadrille MF 29, le 3 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3795 à l'école de Chartres, le 26 juin 1916 - Ecole d'aviation d'Avord (Stage de perfectionnement) - Ecole d'aviation de Châteauroux (stage de spécialisation) - Pilote de l'escadrille SOP 29 puis BR 29 du 14 janvier au 24 février 1918 - Tué en combat aérien au cours d'une mission de bombardement, en compagnie du caporal Jean Albrecht (mitrailleur), le 24 février 1918 - Ils volaient à bord du Breguet 14 A2 n° 1354 - Ce jour, 3 avions de la SOP 29 ont été abattus tous par des avions du Jasta 41 - Les pilotes allemands qui ont revendiqués des victoires ce jour, étaient les Ltn Hans Weiss (8ème victoire), Georg Schlenker (12ème victoire) et Albert Dietlen (5ème victoire) - Il repose avec son camarade de combat dans le cimetière militaire du village de Lutterbach (68) - Photo Damien Kuntz que je remercie pour son aide.

Tombe du Sgt Henri Jean Albrecht, mitrailleur de l'escadrille SOP 29 - Fils de Hermann Albrecht et de Marie Nasoit - Engagé au 2ème groupe d'aviation, le 15 juillet 1915 - Mécanicien / mitrailleur de l'escadrille SOP 29 - Tué en combat aérien au cours d'une mission de bombardement, en compagnie de l'Adj André Lévy (pilote), le 24 février 1918 - Ils volaient à bord du Breguet 14 A2 n° 1354 qui est tombé dans les environs de Lutterbach (68) - Ce jour, 3 avions de la SOP 29 ont été abattus tous par des avions du Jasta 41 - Les pilotes allemands qui ont revendiqués des victoires ce jour, étaient les Ltn Hans Weiss (8ème victoire), Georg Schlenker (12ème victoire) et Albert Dietlen (5ème victoire) - Il repose avec son camarade de combat dans le cimetière militaire du village de Lutterbach (68) - Photo Damien Kuntz que je remercie pour son aide.

Sergent Joseph Vaysset - Bombardier mitrailleur de l'escadrille MF 29 - Né le 11 février 1894 à Paris (75) - Le MF 11, où il avait pris place en compagnie du Slt Roger Loumiet pilote, a été abattu en flammes au cours d'un combat aérien, dans les environs de Mulhouse, pendant une mission de bombardement, le 18 mars 1916 - Les 2 hommes ont été tués - Il repose au cimetière de Cernay (68) - Photo Cédric Scheppler que je remercie pour son aide.

Tombe du Sgt Charles Henri Rins - Pilote de l'escadrille MF 29 - Né le 17 septembre 1895 à Paris (75) - Fils d'Alphonse Rins et de Ida Jauniault - Appelé au 5ème régiment de Hussards, le 10 novembre 1913 - Brevet de pilote militaire n° 2337 à l'école d'Etampes, le 12 janvier 1916 - A bord d'un MF 11, est entré volontairement en collision avec son adversaire, le Flg Ludwig Fischer dans les environs de Mulhouse, le 18 mars 1916 - Il faisait équipage avec le Sgt Robert Dubar, mitrailleur - Les 2 hommes ont été tués ainsi que le pilote allemand. Charles Rins repose au cimetière de Cernay (68) - Photo Cédric Scheppler que je remercie pour son aide.

Tombe du Soldat de 2ème classe Paul Lucien Armand Rode - Mitrailleur de l'escadrille MF 29 - Né le 19 décembre 1894 à Paris - Attaqué par un avion allemand, le pilote, le Ltt Robert Floch est volontairement entré en collision avec son adversaire, dans les environs de Mulhouse, le 18 mars 1916 - Les deux hommes ont été tués - Il repose au cimetière de Cernay (68) - Photo Cédric Scheppler que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Robert Emile Floch - Pilote de l'escadrille MF 29 - Né le 8 mai 1889 à Brest (29) - Fils de Théodore Floch et de Emilie Tellemer - Appelé au 6ème régiment de Génie, en octobre 1910 - Brevet de pilote militaire n° 2269 à l'école d'aviation de Chartres, le 7 janvier 1916 - Pilote du GDE du 13 janvier au 17 février 1916 - Pilote de l'escadrille MF 29 du 17 février au 18 mars 1916 - Aux commandes d'un MF 11, attaqué par un avion allemand, il est entré volontairement en collision avec son adversaire dans les environs de Mulhouse, le 18 mars 1916 - Il faisait équipage avec le Soldat de 2ème classe Paul Rode, mitrailleur - Les deux hommes ont été tués - 2 citations à l'ordre de l'armée, le 21 décembre 1914 et en février 1915 - Chevalier de la Légion d'Honneur en février 1915 - Croix de Guerre 1914-1918 - Il repose au cimetière de Cernay (68) - Photo Cédric Scheppler que je remercie pour son aide.

Avis mortuaire du MdL Ernest Barthélémy Pierre de Gromard - Brevet de pilote militaire n° 1228 en date du 19 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille MF 29 du 25 août au 10 octobre 1915 - A participé à la mission du mitraillage des trains, le 13 septembre 1915 - Médaille Militaire - Croix de Guerre avec une citation à l'ordre de l'armée - Pour avoir refusé de participer à la mission du 25 septembre 1915 pendant laquelle deux avions seront abattus (2 morts et 2 prisonniers), le MdL Pierre de Gromard est cassé de son grade, remis au grade de cavalier de 2ème classe et muté au service aéronautique du 36ème corps d'armée comme pilote - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Farman F 48, sur le terrain de Saint-Mard, le 25 novembre 1916 - Photo Hubert Derode que je remercie pour son aide précieuse.

Caveau de la famille Girard dans le cimetière du Père Lachaise à Paris (75) - Le Cne Victor Bacon, observateur de l'escadrille MF 29, tué au combat, le 18 mars 1916, y repose - Il avait épousé Eloïse Girard qui est décédée en 1932 - Photo Alain Octavie transmise par Régis Biaux que je remercie tous les deux pour leur aide.

Caveau de la famille Girard dans le cimetière du Père Lachaise à Paris (75) - Le Cne Victor Bacon, observateur de l'escadrille MF 29, tué au combat, le 18 mars 1916, y repose - Photo Alain Octavie transmise par Régis Biaux que je remercie tous les deux pour leur aide.

Plaque en hommage au Cne Victor Bacon, observateur de l'escadrille MF 29, tué au combat, le 18 mars 1916 - Il repose dans le caveau de la famille Girard dans le cimetière du Père Lachaise à Paris (75)- Photo Alain Octavie transmise par Régis Biaux que je remercie tous les deux pour leur aide.

 

Remerciements :

- M. Gregory Van Wyngarden pour l'envoi de la photo du Breguet 14 B2.
- M. Patrick Bediez pour l'envoi des photos des MF 11.
- M. Peter Kilduff, rédacteur en chef de la revue "Over the Front" pour l'envoi des photos de la MF 29.
- M. Damien Kuntz pour l'envoi des photos des tombes du village de Lutterbach et pour l'identification du pilote du MF 11 bis n° MF 1415.
- M. Cédric Scheppler pour l'envoi des photos des cimetières de Cernay et Guebwiller.
- M. Morgan Le Dez pour l'envoi de la photo du Ltt Cyrille Le Barbu.
- M. Dieter Gröschel pour l'envoi de la photo du terrain de Bar-le-Duc - Béhonne.
- M. Jürgen Ehret pour l'envoi des photos du cimetière allemand de l'aérodrome d'Habsheim.
- M. Patrice Pruniaux pour l'envoi des photos du cimetière de Brasse de Belfort.
- M. Bruno Schmaeling pour l'envoi des photos de Louis Pivette.
- M. Bruno Couplez pour l'envoi des photos de Bruno Schmaeling.
- M. Jean-Pierre Crépieux pour l'envoi de la photo du Ltt Georges Mariage.
- M. Maurice Sublet pour l'envoi de la photo du MF 11 de l'équipage Rins / Dubar.
- M. Bernard Bacqui pour l'envoi de la photo du Cne Vicente Almandos Almonacid.
- M. Daniel Gilberti pour l'envoi des photos de sa collection.
- M. Yves Didio pour l'envoi des photos du monument et de compte-rendu allemand.
- M. Michel Barrière pour ses précisions sur la carrière de Louis Arthur Happe.
- M. Hubert Derode pour l'envoi de l'avis mortuaire du MdL Pierre de Gromard.
- M. Alain Le Breus pour l'envoi des archives de Benoit Bellet, son grand-père.
- M. Jean-Laurent Truc pour l'envoi des photos du fanion de l'escadrille SOP 29.
- M. Guillaume Hirsch pour l'envoi de la photo et de la patte de col de l'Adj Henri Martin.
- M. David Méchin pour l'envoi du profil du MF 11 bis du Cne Maurice Happe.
- M. Vincent Riegel pour l'envoi des photos du fanion de l'escadrille SOP 29.
- M. Régis Biaux pour la communication des photos d'Alain Octavie.
- M. Alain Octavie pour ses photos de tombes d'aviateurs.
- Mme Jennifer Pautrat pour l'envoi des documents de Frédéric Pautrat, son arrière-grand-père.
- Mme Huguette Sallès pour l'autorisation de publication des photos d'Alaxandre Sallès, son grand-père.
- M. Jonathan Leclerc pour la communication des photo de Mme Hughette Sallès.
- M. Daniel Clément pour l'envoi de la photo de la tombe d'Abel Nidert.
- M. Jean-Luc Gantlet pour l'envoi des photos de l'insigne du Ltt Georges Le Barazer.
- M. Jean Le Barazer pour la communication de la photo de Georges Le Barazer, son père.
- M. Rainer Absmeier pour l'envoi de la photo du Nieuport 12 n° N 1282 de l'équipage Collin / Pauly.

Bibliographie :

- JMO de l'escadrille MF 29 du 4 juin au 4 décembre 1915 - SHD section Air de Vincennes - Côte Z 26912/3.
- Carnets de Comptabilité en Campagne de l'escadrille 29
- SHD section Air de Vincennes - Côtes 2A 116/10 à 14 et 2A 117/1 à 10.
- Escadrille BR 29 : souvenirs d'escadrille d'André Duvau Sergent mitrailleur par Pierre Debofle - SHAA - 1976.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- Les insignes de l'Aéronautique Militaire Française jusqu'en 1918 par Philippe Bartlett - Publié par les éditions Indo Editions en 2002.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet " Pages 14-18 " de Joël Huret.

 

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Escadrille 28 Escadrille 30

 

 

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