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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Symbolique

En 1916, l'escadrille est supposée avoir, d'après une note de service, le capot de ses Nieuport peint en vert. Une photo l'atteste, mais les marquages verts de capot disparaissent ensuite. L'escadrille ne semble avoir eu aucun insigne si l'on en croit les photos de la collection Henriet, datant de fin 1917.

Marquages personnels

Insigne de l'escadrille 507

Pas d'insigne pour cette unité.

Insignes métalliques de l'escadrille 507
et des unités détentrices de ses traditions

Pas d'insigne métallique connu pour cette escadrille.

Unités détentrices des traditions
de l'escadrille 507

Les traditions de cette escadrille n'ont pas été reprises depuis avril 1919, date de sa dissolution.

Rattachements de l'escadrille

Lieux de stationnements

Périodes des différents stationnements

Appellations successives

Commandants de l'escadrille

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

Morts: en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

Historique

Des chasseurs pour les Serbes :

Tout comme les C 89 S et V 90 S, l’escadrille N 91 S est créée dans le but de venir en aide à la Serbie qui se bat courageusement contre son puissant voisin austro-hongrois depuis les premiers jours de la guerre. La N 91 S est ainsi rassemblée à Lyon le 29 septembre 1915, c’est une escadrille de chasse dotée de 6 pilotes volant sur Nieuport 10 biplaces et dont le commandement est confié au lieutenant Pierre Cahuzac, un officier toulousain de 29 ans ayant combattu à la MS 26. Le départ de Lyon a lieu le 15 octobre pour Marseille, d’où elle embarque le 26 octobre en direction de Salonique sur le vapeur "Amiral Olry". Quand l’escadrille débarque à Salonique le 2 novembre 1915, la situation de la Serbie est déjà désespérée. Tandis que son front Nord est enfoncé par les troupes germano-autrichiennes, la Bulgarie se joint à la curée en attaquant par l’Est et coupant par là même toute possibilité de retraite au gros de l’armée serbe vers la ville de Salonique.
Une expédition de secours a néanmoins et montée par l’armée française le 14 octobre 1915, en remontant le long de la vallée du Vardar suivant l’unique voie ferrée reliant la Serbie à Salonique. Faute de disposer de suffisamment de troupes en état de combattre, le général Sarrail ne souhaite pas envoyer ses forces plus loin que le village de Gradsko (qui sera atteint le 7 novembre) sans risquer de s’exposer dangereusement aux attaques de flanc des troupes bulgares. Les troupes serbes ainsi relevées par l’armée française dans la garde de la voie ferrée tentent une contre-offensive pour permettre l’évacuation du gros de l’armée serbe réfugiée à Prizen, attaque qui tourne court et qui conduit au repli de toute l’expédition vers Salonique le 1er décembre, ce qui sera effectif 12 jours plus tard.

La N 91 S a reçu l’ordre le 8 novembre 1915, conjointement avec la V 90 S, de se rendre non loin de Gradsko à l’extrême nord des positions françaises, à Krivolak où les échelons roulants se rendent par voie ferrée. Dès la sortie de la gare, des obus tombent à proximité, tirés par les bulgares à partir de la rive nord du Vardar… Un champ d’aviation est alors monté en sécurité plus au sud, sur un plateau dénommé "cote 262" situé sur la route entre Negotin et Kavadar. Un premier appareil, le Nieuport 10 n° 369 du sergent Fétu, s’y pose le 13 novembre 1915, bientôt suivi d’autres Nieuport et Voisin qui débuteront les sorties opérationnelles. Celles-ci vont vite tourner court : la neige recouvre les terrains, et la brume les zones à observer – les températures extrêmes des montagnes de Macédoine font souffrir le personnel comme le matériel. Ainsi, le 25 novembre 1915, les Nieuport des équipages composés du sergent Fétu + Slt Minteguiega et sergent Terme + Slt Merle reçoivent l’ordre d’effectuer des reconnaissances sur la vallée de la Cerna. Le brouillard les empêche de voir quoi que ce soit. Le ciel n’est cependant pas vide d’avions ennemis : si les forces aériennes bulgares sont embryonnaires, les allemands ont plusieurs escadrilles qui ont participé à l’invasion de la Serbie et font des incursions en Macédoine, dont le Feld Flieger Abteilung 1 (FFA 1). La première rencontre aérienne de la campagne d’orient a lieu le 5 décembre 1915, quand le Nieuport de l’équipage du sergent Terme + Slt Vuillet effectue une mission de reconnaissance qui tourne court en raison du brouillard. Revenant se poser au terrain de la cote 262, ils voient un avion allemand de type Albatros qui survole le terrain et continue vers le Sud… Ils décollent aussitôt le prendre en chasse, mais abandonnent la poursuite peu avant Strumiza quand l’allemand, bien plus haut qu’eux, descend se poser en direction d’Istip vers le nord. Le gros de l’escadrille s’est replié sur le terrain de Guevgueli le 1er décembre, puis tous les Nieuport rejoignent le 10 décembre le terrain de Topcin à proximité de Salonique.

Les succès des Nieuport :

Après le retrait de l’expédition du Vardar, les troupes bulgares restent à la frontière grecque tandis que les troupes franco-britanniques se replient à Salonique. Malgré l’opposition des autorités grecques, ils transforment la ville en camp retranché, construisant des fortifications et y aménageant de nombreux camps et dépôts, entraînant l’ironie en France des opposants à l’expédition d’Orient tels Georges Clémenceau qui ricanent sur les "terrassiers de Salonique" ne combattant aucun ennemi. Les aviateurs d’Orient sont en fait les seuls à combattre les forces allemandes dont les appareils multiplient les vols et attaques sur la ville grecque. L’escadrille N 91, dont le "S" disparaît parfois des documents officiels, se retrouve en première ligne avec ses Nieuport qui vont obtenir certains résultats durant l’année 1916.
Dès le 28 décembre 1915, un Aviatik survole le terrain de l’escadrille et est pris en chasse par le Nieuport du sergent Fétu emmenant pour observateur le Slt Mintéguiéga, qui attaque l’ennemi à coup de mousqueton, endommageant son plan supérieur. Le lendemain, le même scénario se répète et 3 Nieuport partent à la poursuite d’un Avion ennemi, un seul (sergent Fétu + adjudant Roth (Serbe)) peut le rejoindre et le raccompagner dans ses lignes à coup de mousqueton. Le 30 décembre, quatre avions allemands bombardent Salonique et causent des dégâts assez symboliques. Il apparaît que l’organisation des interceptions sont insuffisantes : quand les Nieuport 10 décollent à vue sur un ennemi signalé, il leur faut 25 minutes pour monter à 2000 mètres ce qui est suffisant à l’ennemi pour lâcher ses bombes sur Salonique et en revenir sans être inquiété. Le lieutenant Cahuzac cherche alors à améliorer le réseau de guet et les communications avec son poste de commandement. Après plusieurs accrochages durant le mois de janvier 1916, la première victoire aérienne est obtenue le 1er février 1916.
Ce jour là, alors que Salonique vient d’essuyer pendant la nuit le bombardement conduit par le Zeppelin LZ 85, un avion allemand est vu survolant le terrain de Topcin à 12h15. Le Nieuport du sergent Terme et du sergent Astor (mitrailleur) décolle et prend de l’altitude en le suivant sur Salonique, puis sur le chemin du retour vers l’ouest de la ville. A 12h45, ils sont à 100 mètres derrière et dessous leur poursuivant, permettant à Astor d’ouvrir le feu avec sa mitrailleuse Lewis. Bon tireur, Astor touche l’allemand au réservoir et celui-ci est contraint d’atterrir au sud du village de Palihor, dans la zone contrôlée par les militaires grecs qui font tampon entre les troupes françaises et germano-bulgares. Les deux aviateurs français se posent à proximité de leur victime et font prisonniers les deux aviateurs allemands. L’affaire se complique quand des militaires grecs accourus sur les lieux font prisonniers français et allemands. Astor réussit à négocier sa libération, il accourt avertir ses supérieurs à Topcin qui mettent en branle tout un détachement de cavaliers français, qui obtiennent manu militari des grecs qu’on leur confie avions et pilotes. L’appareil allemand sera aussitôt exposé devant l’état-major français, venant à point nommé pour redorer le blason de l’aviation, à qui l’on reproche de n’avoir pu s’opposer au raid nocturne du Zeppelin qui a fait de sérieux dégâts contre des entrepôts. Terme et Astor deviennent célèbres parmi l’armée d’Orient ainsi que dans la presse française où les journaux d’information parlent volontiers de leur exploit. Ils en auront d’autres… Le lendemain 2 février, le lieutenant Cahuzac affronte un appareil ennemi qui ne lui sera pas confirmé. Il partira d’ailleurs le 15 février pour la France et laissera son commandement au lieutenant Jean Potin, fils du célèbre épicier parisien, sous les ordres duquel les pilotes de la N 91 vont remporter d’autres succès.

Le 17 février 1916, c’est au tour du Nieuport piloté par le sergent Fétu avec pour observateur le Slt Minteguiaga d’abattre un avion allemand dans les lignes alliées. Si l’équipage allemand prend la clé des champs, l’appareil est capturé et sera exposé pendant quatre jours face à la tour blanche. Le 27 mars 1916, les allemands font décoller les 12 appareils du FA 30 et 4 du FFA 1 pour lancer un raid de masse sur Salonique à l’aube. L’alerte est bien donnée à l’escadrille N 91 dont tous les 6 appareils décollent à 5h15 et attaquent tous individuellement l’ennemi qu’ils repèrent sans difficulté en suivant les nuages noirs causés par la DCA. Les autres escadrilles de l’armée d’orient font aussi décoller des avions et plusieurs accrochages ont lieu; pour sa part la N 91 réussit deux interceptions. La première par son chef d’escadrille, le Slt Potin avec le soldat Ponnelle en mitrailleur, qui affrontent un appareil allemand qui ne leur sera pas confirmé. Plus habile est le Nieuport de l’équipage du Sgt Terme et du Sgt Astor, qui vident 3 rouleaux et demi de mitrailleuse Lewis sur leur proie, qui s’abat dans le lac Amatovo où on repêchera ses restes. La victoire (leur 2eme) leur est contestée par le Voisin LAS du Ltt Mézergues de la V 90, mais leur est finalement attribuée de façon exclusive après enquête sur les impacts relevés sur le fuselage de l’allemand. Ils vont récidiver le 25 avril suivant en abattant un autre biplace allemand qui fera un atterrissage forcé à l’est du lac d’Ostrovo, l’équipage prenant la fuite. L’avion est saisi par une compagnie de chasseurs français et ramené à Salonique où il est exposé le 1er mai et sera largement photographié, étant même édité en carte postale… Les deux aviateurs sont promus au grade de sous-lieutenant.

Missions sur le Vardar :

Le 27 mai 1916, l’armée grecque évacue sans combattre le fort Rumpel sur ordre de son Roi, ouvrant ainsi la porte de la Thrace à l’armée bulgare qui envahit la région et se heurte aux troupes franco-britanniques qui sortent de leur périmètre, le front d’orient devenant ainsi un front continu. Le 6 juin 1916, la N 91 participe d’ailleurs à une escorte à longue distance des bombardiers Voisin du groupe de bombardement d’orient qui réalisent leur dernière sortie en bombardant la ville bulgare de Petric. L’armée française mène pour sa part une offensive vers l’ouest vers la ville de Monastir, occasionnant un engagement général de l’aviation qui est réorganisée.

L’essentiel des escadrilles d’Orient sera rattachée à l’aviation française d’orient (AFO) dans le secteur de Monastir, tandis que le général Sarrail conservera la main sur les forces aériennes du Commandement des Armées Alliées (CAA) à Salonique chargées de la défense de la ville et des missions de grande reconnaissance. L’escadrille N 91, gardienne de Salonique, est rattachée de fait au CAA avec l’escadrille MF 85 et le détachement du Parc Aérien. Si les incursions ennemies sur la ville se réduisent pendant l’été, l’activité des Nieuport ne faiblira pas avec de nombreuses reconnaissances lancées régulièrement le long de la voie ferrée du Vardar (jusqu’à Gradsko) ainsi que sur fort Rumpel. Au mois de juin, la N 91, renumérotée N 391, reçoit ses premiers chasseurs Nieuport 11 monoplaces puis dès l’automne des Nieuport 21 qui deviennent les chasseurs standard du front d’orient : petits, maniables, mais sans grande puissance ni armement. Les biplaces sont toujours utilisés pour les missions de grande reconnaissance mais les Nieuport 10 sont remplacés par des Nieuport 12 plus puissants. C’est précisément au cours d’une telle mission de reconnaissance sur biplace le long de la vallée du Vardar que le 23 octobre 1916 l’équipage du sergent major Emile Sicot et du lieutenant Jean Leune abat un biplace ennemi qui est vu tomber en vrille près d’Hudova – la victoire leur est homologuée par le récit d’un prisonnier confirmant la mort de l’équipage. Six jours plus tard, le 29 octobre 1916, Sicot vole avec le meilleur mitrailleur de l’escadrille, le Slt Astor, pour une nouvelle reconnaissance le long du Vardar. Sur le chemin du retour un avion allemand à la malchance de croiser leur route et la Lewis d’Astor l’abat à proximité du lac Doiran, remportant ainsi sa 4eme victoire homologuée et en faisant le meilleur tireur de l’aviation d’orient.
Le 19 novembre 1916 a lieu une mission spéciale pour l’escadrille, consistant en la dépose en territoire ennemi d’un saboteur chargé de faire sauter la voie ferrée du Vardar dans les environs de Grasko. Le sergent Lambert se charge de la mission et pose son Nieuport dans un champ, mais son espion, un certain Dimo Christo, tente de quitter le Nieuport avant qu’il ne soit totalement arrêté, et pèse sur l’appareil si bien qu’une des roues du train d’atterrissage se trouve faussée. Lambert ne peut plus décoller et se résout à tenter sa chance à pied après avoir saboté son appareil. Repérés par des troupes irrégulières bulgares, les deux hommes se séparent chacun de leur côté mais Lambert est capturé et sera envoyé en captivité en Allemagne d’où il s’évadera par la Hollande au début de l’année 1918 et retournera à son escadrille… La malchance est toujours là pour l’escadrille car le lendemain, le sous-lieutenant Astor est victime d’un enrayement de sa mitrailleuse Lewis qui le prive de sa 5eme victoire contre un allemand qui s’enfuit sans demander son reste. La chasse allemande se renforce à ce moment là car la première unité de chasse en Macédoine, la Jasta 25, est crée le 28 novembre 1916. C’est un Nieuport 12 de l’escadrille 391 qui en fera les frais le 10 décembre 1916, au cours d’une mission sur Hudova le long du Vardar, où le leutnant Bodo Von Lynker ouvre le palmarès de son unité en tuant en combat aérien le Sgt Guillot (pilote), tandis que l’observateur français, le Slt Soulié, survit au crash sérieusement blessé et finit la guerre dans un camp de prisonniers.

Bousculés par les Gothas :

Si l’hiver gèle quelque peu les vols et les hostilités, le réveil est brutal pour les pilotes de la N 391 avec l’arrivée à Hudova d’une escadre de bombardiers lourds, le Kaghol 1, qui va semer sévir sur l’ensemble du front d’orient dès son arrivée autour du 15 février 1917. Utilisant de puissants bimoteurs de marques différentes (Gotha, Friedrichafen, Rumpler, AEG), l’unité allemande conduit ses raids qui frappent d’abord les aérodromes autour de Salonique dans une relative impunité, en raison de la haute altitude à laquelle ils volent. C’est la panique dans le secteur du Vardar : l’escadrille 385 de Gorgop est pulvérisée au sol le 27 février 1917 et, en milieu d’après-midi, les bimoteurs allemands prennent directement la ville de Salonique pour cible, sur laquelle ils lâchent leurs bombes qui font près de 330 victimes, tuées ou blessées. On ne connait pas précisément, faute de documents, l’activité de l’escadrille N 391 qui ne revendique aucune victoire mais réalise plusieurs interceptions contre les Gotha : le témoignage d’un pilote allemand du Kaghol 1, le leutnant der Réserve Braun, fait état d’un bombardier fortement endommagé pendant le raid par le tir de 4 avions français et qui se brise à l’atterrissage à Hudova. Les "représailles" tentées par quelques Farman attaquant de nuit l’aérodrome d’Hudova ne donnent que peu de résultats…

A la N 391, on cherche à faire feu de tout bois pour contrer l’ennemi. Le matériel performant depuis si longtemps demandé finit par arriver de France : des Nieuport 23 de 110 hp finissent par remplacer les Nieuport 21 80 hp bien poussifs, un premier SPAD VII étant même livré à l’escadrille. Ces renforts arrivent cependant au compte-gouttes et on en vient à utiliser un biplace Sopwith 1A2 en tant que chasseur alors qu’il n’est pas précisément conçu pour ce rôle. Peu importe, car le Slt Astor avec sa Lewis en sera le mitrailleur. On lui adjoint comme pilote un jeune casse-cou tout juste muté à l’escadrille, un certain adjudant Dieudonné Costes… Le 18 mars ils affrontent quatre bimoteurs sur Mahukovo : la mitrailleuse avant de Costes s’enraye et Astor vide son arme sur quatre cibles différentes sans leur causer de dommages apparents. Après un deuxième combat sans succès le 24 mars sur Pardovica, l’équipée de Costes sur Sopwith va tourner court le 1er avril quand lui-même et Astor, en partant bombarder la base des bombardiers à Hudova sont interceptés au nord de Gjevgueli par deux chasseurs Halberstadt. Un furieux combat s’engage dans lequel la mitrailleuse de Costes s’enraye dès le début, laissant Astor seul à tirer. Le Sopwith, sérieusement malmené, parvient tout de même à regagner sa base mais dans un tel état qu’il sera bientôt réformé.

Faute de biplaces à utiliser, Astor sera muté en France où il partira en école de pilotage. Sa carrière de pilote de chasse sera moins brillante que ses exploits de mitrailleur puisqu’il sera abattu et capturé le 15 décembre 1917 près de Juvincourt, moins d’un mois après sa mutation à la SPA 80. Resté en Orient, Costes se verra désormais affecter un Nieuport 23 (110 hp) armé de deux mitrailleuses, sur lequel il va vite faire ses preuves. Le commandant Denain, qui a obtenu quelques renforts de Paris, réorganise la chasse en cherchant à la concentrer contre les bombardiers ennemis et en la coordonnant avec l’aviation britannique. Après avoir attaqué des objectifs sur le secteur britannique et sur le Vardar, le Kaghol 1 s’en prend désormais à des objectifs situés à l’ouest du front dans le secteur de l’AFO : Denain ordonne à la N 391 de partir renforcer l’escadrille N 390 le 15 avril 1917 sur son terrain de la côte 619, près de Negocani, dans un groupement de chasse dont le commandement est confié au lieutenant Potin. A Salonique-Topcin restera un détachement de 5 chasseurs dirigé par le Ltt Noël et composé d’un SPAD VII, 2 Nieuport 23 et 2 Nieuport 21 qui ne verront guère d’activité.
Le gros de l’escadrille parti à Negocani ne va pas tarder à voir de l’action contre les bombardiers et les chasseurs allemands qui n’escortent pas ces derniers mais se chargent de nettoyer au préalable leur itinéraire de toute opposition adverse. Le 24 avril 1917, le groupement de chasse poursuit les bombardiers dans la direction de Prilep mais ne peut les rejoindre – un autre combat a lieu dans la journée dans lequel le Slt Cousinéry revendique un bimoteur qui pique dans un nuage mais ne lui sera pas confirmé. Le 29 avril voit le premier succès homologué obtenu par les chasseurs français, lors d’un raid sur le village de Skocivir (rive Sud de la boucle de la Cerna) sur lequel est lâché près de 2300 kg de bombes. Les Nieuport sont cette fois-ci en bonne position pour l’interception des Gotha, mais doivent d’abord faire face aux chasseurs à croix noire. Le MdL Christmas, de la N 391, parvient à glisser son Nieuport 21 entre les chasseurs et rejoindre un bombardier sur lequel il vide – sans résultat – le chargeur de 100 cartouches de sa mitrailleuse Lewis. L’adjudant Costes, sur son Nieuport 23, est plus chanceux (et également mieux armé) et tire un bombardier qui tire une fusée de détresse et continue son chemin en perdant de l’altitude. Costes est alors pris à partie par deux chasseurs et doit lâcher sa proie, la victoire lui sera néanmoins reconnue. Le succès des chasseurs est cependant tout relatif, car, au sol, 12 hommes et 50 chevaux ont été tués ou blessés… et le Slt Cousinéry, porté disparu avec son Nieuport lors du combat. Le 1er mai 1917 voit le dernier combat des bimoteurs du Kaghol 1, qui bombardent le village de Batch où stationne une escadrille française, qui perd 2 Farman F 40 au sol et son dépôt d’essence. Les chasseurs français, Costes en tête, réussissent l’interception et engagent le combat qui ne cause aucune perte de part et d’autres. Le Kaghol 1, dont les appareils sont vulnérables au sol sur leur terrain d’Hudova qui commence à se faire attaquer par l’aviation franco-britannique, est alors muté par l’état major allemand vers la Flandre pour mener des raids contre l’Angleterre, après avoir conduit près de deux mois et demi de raids ayant bousculé tous les arrières du front.
Le N 391 va cependant rester quelque temps sur le secteur de Monastir où son action va permettre de regagner la supériorité aérienne sur l’aviation allemande locale comprenant le Jasta 25 de chasse stationnant à Prilep. Quatre chasseurs survolent le terrain de la N 391 le 3 mai 1917 : l’adjudant Costes s’approche d’eux par derrière et par-dessous, et, avec sa mitrailleuse Lewis d’aile, fusille à bout portant un des chasseurs qui part en piquant à la verticale, les autres s’égayant dans la nature. Si la victoire ne sera pas confirmée à Costes, il aura en revanche le rare privilège de se voir confier le SPAD VII n°1083 avec lequel il participera aux ultimes missions de la N 391 sur le secteur de Monastir, consistant en des patrouilles et vols de barrage.

Sans ennemis sur Salonique :

La N 391, renumérotée N 507 en juin, retourne alors à sa base de Topcin et va conduire plusieurs combats contre l’aviation allemande dans le secteur du Vadar, notamment le 26 juillet 1917 où l’adjudant-chef Costes va surprendre au nord de Guevgueli un avion ennemi qu’il abat d’un tir vertical avec la mitrailleuse d’aile de son Nieuport. La victoire ne lui sera pas homologuée bien que reprise dans le bulletin de l’armée d’orient. On note que cette victoire n’est pas obtenue sur SPAD : Costes a cassé son n° 1083 le 8 juillet, victime du décollement en vol de la toile du plan supérieur, ce dont il a réchappé au prix d’un atterrissage forcé.

Le 30 juillet 1917, l’escadrille 507 va quitter la base de Topcin pour s’installer non loin, au nord-est de Salonique, sur le terrain de Lembet. C’est là qu’elle va terminer la guerre, chargée de défendre la ville de Salonique contre l’aviation ennemie qui n’y mettra plus guère son nez. Pour ne pas laisser les chasseurs inemployés, ceux-ci seront fréquemment utilisés pour des patrouilles offensives sur le front plus au Nord, ou envoyés ponctuellement en renfort à d’autres escadrilles comme c’est le cas vers le 15 août 1917 où la 507 repart pour Monastir renforcer l’escadrille 506 (ancienne N 390) avec un contingent de chasseurs britanniques. A cette occasion, un chasseur de la 507 piloté par le MdL Christmas obtient une victoire aérienne confirmée contre un chasseur ennemi qui tombe sur son terrain à Kanatlarci. Revenus à Lembet, on leur livre de nouveaux SPAD dont la colle du revêtement entoilé n’apprécie décidément pas le climat de Salonique puisque Dieudonné Costes est victime d’un nouvel accident le 29 août, d’où il réchappe de nouveau en se crashant sur le Mont Karakorum près de Salonique…
Le mois de septembre voit le départ du Ltt Potin, remplacé à la tête de l’escadrille par le lieutenant Jean Callon. Le 3 septembre, le MdL Moine lors d’une mission sur le front revendique un biplace ennemi qui est vu tomber dans les lignes britanniques. L’épave ne sera pas retrouvée et la victoire ne sera pas homologuée. C’est également ce mois-ci qu’arrive à l’escadrille deux pilotes qui deviendront les équipiers favoris de Dieudonné Costes, le MdL Maurice Lashermes et le sergent Paul Andrillon.
Ce dernier nous a laissé dans la correspondance qu’il entretient avec ses parents un témoignage fidèle de la vie de l’escadrille : "Du terrain de Lembet nous partons faire des barrages quelquefois sur le camp retranché de Salonique, la plupart du temps au front, secteur ouest du lac Doiran (les Anglais sont à l’Est). De temps en temps une patrouille ou un accompagnement d’avion photo dans les lignes, pour cela on opère dans la région d’Hudova (sur le Vardar). Quand je parle d’atterrissage chez des amis, il s’agit de l’escadrille de Gorgop (près du Vardar), ou celle de Vertekop (tout à fait à l’ouest).
Comme existence ça vaut à peu près la vie d’escadrille en France ; on est bien installé chacun dans sa chambre, le ravitaillement ne laisse rien à désirer, il n’y a que le fait d’être si loin de la France qui fasse moche dans le tableau. Pour le travail, les avions de chasse boches ne se lancent guère sur les lignes, car ils sont moins rapides que les monoplaces français ; donc guère de rencontre en l’air. Pour les batteries, elles tirent médiocrement à part une ou deux exceptions, il faut être en dessous de 4000 m pour être tiré, mais comme on se ballade souvent à 5000 et plus, là-haut il n’y a pas de pétard.
Voilà la situation telle qu’elle est, sans exagération je vous assure ; vous pouvez me croire. Pour les fois ou l’on va faire du sport avec un obus sur les genoux, c’est simple et de bon goût, il suffit d’un temps couvert avec quelques trous dans les nuages. Ca permet de se balader bas chez l’ennemi, et on pique dans un trou sur un objectif, sitôt le pruneau lâché, plein gaz dans les nuages, et adieu ! L’autre jour j’avais emporté un obus de 90 ainsi que mes deux copains, on est partis à 3000 sur les nuages, ont a piqué dans une éclaircie jusqu'à 2000 sur Dedeli (région d’Hudova), on a vu les crottes tomber contre et dans le village, et par là-dessus, demi-tour et la fuite."

L’automne et l’hiver 1917-1918 s’écoulent sans évènements marquants autre que la perte au combat du MdL Lefresne tombé près du Lac Doiran le 28 novembre 1917, abattu par le Vicefelwebel Lage de la Jasta 38. Le mois de janvier 1918 voit l’essence se raréfier et les vols se limiter. Le Ltt Callon cède sa place à la tête de l’escadrille au Ltt Nast, un ancien de la 506 qui y est muté avec le MdL Hébert, un pilote confirmé. Les deux hommes remportent le 27 janvier 1918 le dernier succès de l’escadrille contre un avion de reconnaissance DFW qui s’aventure sur Salonique à près de 4 400 mètres d’altitude. Une patrouille de Nieuport déjà en barrage peut le croiser et lui tirer quelques rafales avant de se faire distancer. Le restant de l’escadrille décolle mais seuls les deux SPAD VII, pilotés par Nast et Hébert, peuvent le rejoindre en compagnie d’un appareil britannique et le raccompagner dans ses lignes en vidant sur lui leurs chargeurs. L’ennemi, vu piquant fortement vers sa base, et ayant reçu près de 1000 cartouches, ne sera pas homologué.

Le 22 mars 1918 voit la création d’une nouvelle escadrille de chasse dans laquelle sont affectés les meilleurs pilotes, l’escadrille 531 ou 2ème escadrille hellénique qui s’installe à Gorgop et prend en charge tout le secteur du Vardar, et qui remportera rapidement quelques succès. Lors de l’attaque de l’armée grecque sur la montagne du Serka Di Legen, les chasseurs français sont sollicités pour des missions d’attaque au sol sur les positions fortifiées bulgares et l’escadrille 507 va y déployer plusieurs appareils. Celui du sergent Gollion aura la malchance d’être touché par un tir direct de DCA – le pilote, le pied arraché par l’obus ennemi, trouve cependant la force de revenir se poser dans les premiers lignes d’où il sera promptement extrait et conduit dans un hôpital de campagne où il sera sauvé. Le 17 juillet 1918 voit la dernière perte de l’escadrille, le Ltt Bordes qui s’écrase accidentellement lors d’un vol à Dimitric, à l’Est du front où vient de l’installer l’escadrille hellénique 533 et dont il devait vraisemblablement fournir une escorte.

Quand s’élance l’offensive finale des forces alliées le 15 septembre 1918, l’escadrille 507 est dotée de 11 SPAD mais qui sont inemployés en gardant Salonique contre un ennemi qui a fort mieux à faire. Quelques-uns de ses appareils partent prêter main forte aux troupes sur le front pour des missions d’attaque au sol. L’offensive conduite par la cavalerie française à travers les montagnes qu’ont au préalable conquises les troupes serbes s’enfonce loin dans les lignes ennemies et coupe les troupes bulgares en deux, conduisant ce pays à demander l’armistice, et permettant aux troupes alliées de s’enfoncer en profondeur dans les Balkans. On retrouve ensuite trace de l’escadrille 507 et de ses 12 SPAD avec l’armée française du Danube en Roumanie du général Berthelot, où elle dépend du parc de Galatz. Elle n’est cependant pas engagée contre les troupes bolcheviques et disparaît ensuite des documents officiels, vraisemblablement dissoute au retour des troupes françaises de ce pays. Ainsi prend fin une campagne de plus de trois années dans laquelle l’escadrille aura remporté 10 victoires homologuées et 5 probables contre 3 tués au combat et 2 prisonniers.

 

Décorations

Pas de décoration collective pour cette unité.

 

 

Carte de la zone d'opérations

 

Les hommes

MdL Gabriel René Emile Hébert - Né le 3 février 1890 à Courcelles-lès-Gisors (Oise) - Fils d'Auguste Eugène Hébert et de Marie Louise Legrand - Profession avant guerre Mécanicien conducteur d'auto - Engagé volontaire pour 4 ans au 1er Chasseurs d'Afrique du 14 avril 1908 au 28 mai 1909 - Affecté au 12ème régiment de Hussards du 28 mai 1909 au 13 avril 1912 - Marié avec Marie Isabelle Ziégler, le 3 avril 1911 - Domicilés au n° 15 avenue des Capucins à Gray - Affecté spécial complémentaires des chemins de fer de l'Est, comme ajusteur à Cholindrey, le 20 juin 1914 - Remis à la disposition de l'autorité militaire et affecté au 1er groupe d'aviation de Dijon comme mécanicien à partir du 30 novembre 1914 - Arrivé dans l'unité, le 5 décembre 1914 - Mécanicien de l'escadrille N 37 du 4 février 1915 au 1er juillet 1916 - Passe élève pilote à l'école d'aviation militaire de Pau du 6 août 1915 au 31 mars 1916 - Premier essai de Blériot rouleur, le 14 septembre 1915 - A réalisé les différentes épreuves du brevet de pilote militaire du 26 novembre au 3 décembre 1915 - Nommé Brigadier en novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2039 obtenu à l'école d'aviation de Pau sur Blériot 60 HP, le 3 décembre 1915 - A cette date, il cumule 26h45 de vol pour 558 km parcourus - Affecté à la division Morane-Saulnier de l'école de Pau du 26 février au 9 mars 1916 - Affecté à la division Nieuport de l'école de Pau, le 9 au 31 mars 1916 - Totalise 12h25 de vol sur Morane-Saulnier et Nieuport - Stage de perfectionnement à la division des vols de nuit de l'école d'aviation militaire d'Avord du 30 mars au 19 avril 1916 - Stage du tir aérien à l'école de Cazaux du 20 avril au 7 mai 1916 - Une seule sortie aérienne pendant ce stage - Stage à la division d'application de combat (DAC) à l'école d'aviation militaire de Pau du 8 au 26 mai 1916 - Il comprend des vols de protection d'avion de réglage, de tir à la mitrailleuse - Nommé Maréchal des Logis en mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 95 du CRP (Camp retranché de Paris) (future escadrille 461) du 26 mai au 16 juin 1916 - Entrainement au tir des fusées Le Prieur - Pilote de l'escadrille N 62 du 16 juin 1916 au 23 mars 1917 - Perçu un Nieuport 23 m² à moteur Clerget de 110 HP - Une citation à l'ordre de l'armée, le 24 août 1917 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 17 octobre 1916 - Médaille Militaire, le 31 novembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 31 décembre 1916 - Une citation à l'ordre de l'armée, le 15 février 1917 - Transfert par Fismes, Lyon-Bron, Marseille, Tarente - Dirigé vers l'armée d'Orient, le 27 mars 1917 au 22 février 1918 - Embarquement à bord du Duc d'Aumale, le 25 avril 1917 - Débarquement à Salonique, le 30 avril 1917 - Pilote de l'escadrille 506 du 18 mai 1917 au 30 décembre 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 24 août 1917 - Pilote de l'escadrille 507 du 30 décembre 1917 au 25 juillet 1918 - Pilote de l'escadrille 531 du 25 juillet au 15 août 1918 - Affecté au 3ème groupe d'aviation de Bordeaux - STAé de Paris à compter du 16 décembre 1918 - Domicilé 22 rue de l'Amiral Mouchez dans le 14ème arrondissement de Paris (75) - Décédé à l'hôpital Saint-Antoine de Paris, le 7 juillet 1954 - Photo Gabriel Hébert transmise par son arrière petit-fils Xavier Hébert que je remercie pour son aide.

Ltt André Jean Hector Trédicini de Saint-Séverin - Né le 8 juillet 1890 à Douvaine (Haute-Savoie) - Fils d'Hector de Saint-Severin et d'Yvonne de Varine - Entré en service actif au 7ème régiment de Cuirassiers, le 1er octobre 1911 - Nommé lieutenant en octobre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote en août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1727 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 9 octobre 1915 - Pilote de l'escadrille MF 86 du Front d'Orient (future 503) - Pilote et commandant la section de bombardement de l'armée d'Orient du 15 novembre 1916 à février 1917 - Pilote de l'escadrille 507 du front d'Orient - Pilote de l'escadrille N 79 du 28 mai 1917 au 25 juin 1917, date de sa mort - Grièvement blessé, aux commandes d'un SPAD VII, au cours d'un combat aérien contre un avion du Jasta 1, le 25 juin 1917 - Décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 2/73 de Chauny (02), le même jour - Croix de Guerre - Une citation à l'ordre de la division en octobre 1914 - Une citation à l'ordre de l'aéronautique en juillet 1916 - Deux citations à l'ordre de l'armée en décembre 1916 - Photo Gustave Gauthier transmise par son fils Michel que je remercie pour son aide.

Sgt André François Lallet - Brevet de pilote militaire n° 7720 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 26 juillet 1917 - Pilote escadrille 507 du 3 janvier au 1er août 1918 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Mdl Pierre Lefresne, pilote de l'escadrille 507, pose à bord de son Nieuport 24 baptisé "Chloe" et codé "9" sur le terrain de Lembet à la fin 1917 - Voir les couleurs de cet avion dans la rubrique "couleurs des avions" - Brevet de pilote militaire n° 5301 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 1er février 1917 - Tué en combat aérien par l'Vfw Lage du Jasta 38 (sa 1ère victoire) dans les environs de Stoyanovo dans la région de Doiran-Pobreg, le 28 novembre 1917 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Caporal Maurice Ripoche - Brevet de pilote militaire n° 5674 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 16 mars 1917 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Sgt Paul Pavelka - Né à New-York (USA), le 26 octobre 1890 - Engagé au 1er régiment de la Légion Etrangère, le 17 novembre 1914 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 3 décembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2756 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 23 février 1916- Pilote de l'escadrille N 124 "La Fayette" du 11 aôut 1916 au 24 janvier 1917 - Pilote de l'escadrille 507 du 26 juillet 1917 au 24 septembre 1917 - Décédé des suites d'une chute de cheval à l'hôpital général n° 64 de Salonique, le 11 novembre 1917 - La photo date de la sa période N 124 - Photo collection Willis B. Haviland transmise par son petit-fils Lamm que je remercie pour son aide.

Slt Gabriel Thomas, pilote de l'escadrille SPA 88 du 6 mai 1917 au 4 septembre 1918 - Photo François d'Astier de la Vigerie transmise par Geoffroy d'Astier de la Vigerie, que je remercie pour son aide.

Slt Gabriel Joseph Thomas - Né le 4 janvier 1896 à Ligré (Indre-et-Loire) - Fils d'Auguste Thomas et de Catherine Humbert - Profession avant guerre Mécanicien - Classe 1916 - Recrutement de XXX sous le matricule n° 91 - Engagé au 2ème groupe d'aviation à St-Cyr comme mécanicien, à compter du 10 novembre 1914 - Brevet de pilote militaire n° 1700 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 5 octobre 1915 - Affecté au front d'Orient - Pilote de l'escadrille MF 98 T du 7 octobre 1915 au 1er mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 391 (future 507) du 1er mai 1916 au 18 avril 1917 - Nommé Sergent, le 26 mai 1916 - Croix de Guerre et citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 1er octobre 1916 - Nommé Adjudant, le 7 janvier 1917 - Pilote du GDE du 18 avril au 6 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 88 / SPA 88 du 6 mai 1917 au 2 septembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 5 décembre 1917 - Commandant de l'escadrille SPA 88 du 28 juin au 7 juillet 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juillet 1918 - Blessé au combat et hospitalisé, le 2 septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 24 septembre 1918 - Rentré de convalescence, le 17 octobre 1918 - Fait partie des pionniers de l'Aéropostale puis d'Air France en Amérique du Sud - Sept victoires homologuées toutes remportées à l'escadrille 88 - Officier de la Légion d'Honneur, le 28 juillet 1928 - Nommé Capitaine de réserve, le 9 juin 1937 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille N 88 / SPA 88 - JORF - Dernière mise à jour : 5 juin 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 29 juillet 1918 : "Pilote d'une bravoure au-dessus de tout éloge et d'une habileté remarquable. A attaqué récemment à la tête de sa patrouille un groupe d'avions de chasse ennemis. A réussi, après un dur combat, à abattre l'un d'eux, qui s'est écrasé dans nos lignes (3ème victoire). Trois citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, escadre de combat n° 2 du GC 13, en date du 12 octobre 1918 : "Chef de patrouille exceptionnel, donnant journellement à ses pilotes un admirable exemple d'entrain et de courage réfléchi. Le 23 août 1918, a abattu un avion ennemi, remportant ainsi sa quatrième victoire."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 24 septembre 1918 : "Officier du plus haut mérite, exemple de courage, de tenacité et de modestie, chef de patrouille de premier ordre , mène chaque jour au combat les pilotes de son escadrille, sur lesquels il a su prendre, par sa science de chasseur et sa bravoure incontestée, un merveilleux ascendant. Le 24 août 1918, a remporté sa cinquième victoire. Le 2 septembre, au cours d'un dur combat contre un biplace ennemi, a été sérieusement blessé. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Gabriel Joseph Thomas, pilote à l'escadrille SPA 88, en date du 25 novembre 1918 : "Officier dont les qualités merveilleuses de pilote sont mise en oeuvre par des qualités morales de tout premier ordre. A peine remis d'une blessure sérieuse, a abattu dans nos lignes, le 23 octobre 1928, un biplace ennemi (6ème victoire). Le 28 octobre, a remporté sa 7ème victoire. Une blessure. Quatre citations."

 

 

Les hommes

Cne Jean Marie Denis Callon - Né le 3 mars 1888 à paris (75) - Fils d'Eugène Callon et de Marie Chalmeton de Croye - Engagé au 9ème régiment de Dragons, le 3 octobre 1907 - Mobilisé au 18ème régiment de Dragons - Passé à l'aviation comme observateur en septembre 1915 - Observateur de l'escadrille N 68 du 25 septembre 1915 au 18 avril 1916 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 3704 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 19 juin 1916 - Pilote et commandant de l'escadrille 507 de septembre 1917 à janvier 1918 - Je cherche une photo plus nette de cet officier - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Ltt Paul Andrillon - Né le 25 décembre 1892 à Paris (75) - Fils d'Auguste Andrillon et Anne-Marie Sauvageot - Profession avant guerre Etudiant en droit - Appelé au 3ème escadron du Train des équipages militaires, le 8 octobre 1913 - Muté à sa demande au 119ème régiment d'infanterie du 7 novembre 1914 au 1er juin 1916 - Une citation à l'ordre de la 6ème Division d'infanterie, le 14 octobre 1915 - Passé à l'aviation, le 1er juin 1916 - Passé mitrailleur après un stage à l'école du tir aérien de Cazaux, le 28 juillet 1916 - Mitrailleur de l'escadrille F 36, du 14 septembre au 16 décembre 1916 - 1er groupe d'aviation de Dijon à partir du 17 février 1917 - Insigne de pilote militaire n° 6825 - Brevet de pilote militaire n° 6889 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 9 juin 1917 - License FAI n° 6825 en date du 2 août 1917 - Pilote de l'escadrille 507 du 2 septembre 1917 au 19 mars 1918 - Pilote de l'escadrille 531 du 19 mars 1918 à la fin de la guerre - Médaille militaire, le 29 octobre 1918 - Croix de Guerre - Croix de Guerre hellénique, le 27 mai 1918 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

* Citation à l'ordre de la division, en date du 14 octobre 1915 : "A été grièvement blessé en se portant résolument en avant à la tête de l'unité qu'il commandait. Quoique blessé, a continué à entrainer ses hommes."

* Citation à l'ordre de l'Aéronautique du Sgt Paul Andrillon, pilote de l'escadrille 507, en date du 8 avril 1918 : "Pilote de chasse brave, ardent et habile. 125 heures de vol de guerre dans le premier trimestre 1918. Volant à faible altitude, a récemment attaqué avec succés, à plusieurs reprises, à la mitrailleuse et à la grenade, les tranchées et les campements ennemis."

* Croix de Guerre hellénique au Sgt Paul Andrillon, pilote de l'escadrille 531, en date du 10 mai 1918 : "Excellent pilote de chasse, consiencieux et résolu. Près de 300 heures de vol de guerre. Affecté le 19 mars 1918, à la 2ème escadrille héllénique, compte déjà plusieurs combats. Au cours de patrouille, loin dans les lignes adverses, mitraille souvent à faible altitude les ouvrages et campements ennemis, faisant toujours preuve d'une bravoure et d'un sang-froid remarquables."

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Paul Andrillon, pilote de l'escadrille 531, en date du 21 mai 1918 : "Pilote brave et adroit; attaque chaque jour en mitraillant tranchées et campements ennemis à faible altitude. Le 1er mai 1918, au cours d'une patrouille, a attaqué un avion ennemi dans ses lignes, et a contribué à l'abattre après un dur combat en vue de nos observatoires terrestres."

* Médaille d'Or de la Bravoure au Sgt Paul Andrillon, pilote de l'escadrille 531 en date du 4 juin 1918.

* Médaille Militaire, en date du 29 octobre 1918 : "Pilote de chasse habile et très audacieux. Beaux états de services dans l'infanterie où il a été grièvement blessé et dans l'aviation où il a contribué à abattre un avion ennemi. Trois fois cité, dont une fois à l'armée. Vient encore de se faire remarquer a cours des récentes opérations en mitraillant sans relache à faible altitude et enattaquant les avions ennemis dans des conditions de nombre souvent très inférieures. A été ainsi abattu, le 10 septembre 1918, devant les trachées ennemies, et a réussi à s'échapper."

MdL Georges Louis Pierre Lefresne - Né à Rouen (Seine-Maritime), le 4 avril 1894 - Fils de Jules Pierre Lefresne (Docteur en droit, subsitut du procureur de la République au tribunal de première instance de Rouen) et de Noémie Marie Eugénie Coulombe - Domiciliés au 18, rue Beffroy à Rouen - Classe 1914 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1640 - Ajourné pour un an pour faiblesse - Engagé volontaire pour quatre années, le 5 septembre 1914 - Affecté au 21ème régiment de chasseurs à cheval stationné à Limoges, le 8 septembre 1914 - Nommé Brigadier, le 7 mars 1915 - Eclaireur de cavalerie rattaché à la 401ème régiment d'infanterie - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote - Brevet de pilote militaire n° 5301 obtenu à l'école d'aviation militaire du Crotoy, le 1er février 1917 - Affecté à l'aéronautique militaire du front d'Orient - Embarque pour Salonique, le 5 avril 1917 - Pilote de l'escadrille 507 du XX avril au 28 novembre 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 6 août 1917 - Tué au cours d'un combat aérien contre quatre appareils ennemis dans les environs de Stoyanovo (Bulgarie), le 28 novembre 1917 - Son adversaire était probablement le Vfw Lage du Jasta 38 (sa 1ère victoire) - Inhumé dans le cimetière du 4ème régiment bulgare - Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 23 mars 1918 - Photo envoyée par Marie-Anne Barrabé que je remercie pour son aide - Sources : Liste brevets militaires - MpF - FM Paris - JORF - Dernière mise à jour : 10 janvier 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du MdL Georges Louis Pierre Lefresne, pilote à l'escadrille 507, en date du 23 mars 1918 : "Pilote habile, brave et consciencieux. Le 27 novembre 1917, a été abattu en combat aérien, après avoir lutté vaillamment contre quatre avions ennemis."

 

Photo du Ltt Albert Achard

Ltt Albert Achard - Né le 26 mars 1894 à Briançon (Hautes-Alpes) - Fils de Gabriel Denis Achard (commercant) et de Florentine Hôté-Thiévos - Classe 1914 - Recrutement de Lyon Sud sous le matricule n° 122 - Engagé volontaire pour huit ans, le 7 août 1913 - Arrivé à l'école militaire spéciale de St-Cyr, le 6 septembre 1913 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 9ème régiment de Hussards, le 12 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 17 mars 1915 - Observateur de la RGA du Bourget du 17 mars au 3 avril 1915 - Observateur de l'escadrille MS 48 du 3 avril au 29 septembre 1915 - Nommé Lieutenant, le 30 juin 1915 - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 mai 1915 - Affecté au SFA du 29 septembre au 12 octobre 1915 - Observateur de l'escadrille N 91 S du front d'Orient (future 507) du 12 octobre 1915 au (2ème trimestre 1916) - Nommé Lieutenant, le 8 juillet 1915 - Citation à l'ordre de l'armée, en septembre 1915 - Citation à l'ordre de l'armée d'Orient, en date du 1er février 1916 - Elève pilote à l'école de pilotage de Salonique - Brevet de pilote militaire n° 4642 décerné à l'école militaire d'aviation de Salonique, le 20 avril 1916 - Pilote de l'escadrille MF 98 T du front d'Orient (future 524) du (2ème trimestre) 1916 au 25 juillet 1916 - Pilote de l'escadrille F 203 du 24 octobre 1916 au 1er janvier 1917 - Pilote de la RGA du 1er janvier au 9 mars 1917 - Pilote du détachement de chasse n° 510 (sous subsistance de l'escadrille F 44) du 9 mars au 1er juillet 1917 - Abat un avion allemand dans les environs de Taon-les-Vosges (88), le 2 mai 1917 - Ses adversaires étaient probablement le Vfw Seifert et l'UffzWilhelm Niess de la SchuSta 7 - Ils ont été faits prisonniers - Une citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 mai 1917 - Pilote de l'escadrille N 85 au 1er juillet au 12 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 78 / SPA 78 du 12 septembre 1917 au 26 août 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 146 à l'ordre de l'armée, en date du 13 septembre 1917 - Evacué sur l'hôpital de Clermont du 2 mai au 7 juin 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 150 du 26 août 1918 au 2 avril 1919 - Nommé Capitaine à titre temporaire, le 27 octobre 1918 - Affecté au 4ème régiment d'aviation du Bourget, le 1er janvier 1920 - Affecté au 5ème régiment d'aviation d'observation, le 1er juin 1920 - Affecté au 35ème régiment d'aviation - En congé sans solde de 3 ans - Classé dans l'arme de l'aéronautique, le 25 décembre 1922 - Démissionnaire de l'armée active - Affecté dans la réserve avec le grade de lieutenant au 36ème groupe d'aviation, le 5 novembre 1924 - Nommé Capitaine à titre définitif, le 12 juillet 1926 - Affecté dans la réserve à la base aérienne de Pau, le 1er décembre 1936 - Affecté au bataillon de l'air 113, le 1er février 1938 - Domicilié 1, rue St-Cécile à Albi - Rayé des personnels navigants sur sa demande - A accompli une période d'exercices au centre de renseignements et d'alerte de Carcassonne du 25 septembre au 5 octobre 1938 - A accompli une période obligatoire à la base de Rochefort du 21 octobre au 3 novembre 1938 - Affecté au bataillon de l'air 109, le 1er novembre 1938 - Rappelé à l'activité (mobilisation), le 2 septembre 1939 et affecté au centre de renseignements et d'alerte de Carcassonne - Affecté à la base aérienne 109, le 8 novembre 1939 - Affecté à l'état-major de la 2ème subdivision aérienne de Bordeaux, le 9 janvier 1940 - Sources : FM (Rhône) - Pam - CCC N 48 - CCC N 85 - CCC SPA 78 - CCC SPA 150 - JORF - Dernière mise à jour : 19/12/2013.

* Citation à l'ordre de la division du Slt Albert Achard du 9ème régiment de Hussard, observateur de l'escadrille MS 48, en date du 6 juin 1915 : "Sous-lieutenant de cavalerie observateur à l'escadrille MS 48, le 15 avril 1915, armé d'un mousqueton, a attaqué un avion allemand muni d'une mitrailleuse, et après avoir eu son aile perçée, l'a forcé à atterrir. Le 24 avril,, au cours d'une reconnaissance d'où il a rapporté des renseignements très importants, a eu son appareil perçé d'éclats d'obus."

* Citation n° 52 à l'ordre de la division du Ltt Albert Achard du 9ème régiment de Hussard, observateur de l'escadrille MS 48, en date du 1er juillet 1915 : "Au cours d'un vol de barrage, a attaqué, armé seulement d'un mousqueton, un Albatros armé d'une mitrailleuse. L'a approché à 50 mètres en essuyant trois bandes de mitrailleuses, dont les balles ont perçé, à hauteur de la tête du pilote et ont coupé un montant de la cabane supérieure. Malgré le danger d'une rupture de l'appareil, a continué l'attaque en tirant sur l'ennemi 81 cartouches et le poursuivant bien au delà de nos lignes jusqu'au moment où l'appareil piqua brusquement."

* Citation à l'ordre de l'armée d'Orient du Ltt Albert Achard, observateur de l'escadrille N 91 S, en date du 1er février 1916 : "Observateur remarquablement entraîné aux grandes reconnaissances d'armée d'où il rapporte des renseignements nombreux et toujours précis. A pris part à une reconnaissance de 350 kilomètres dont 175 au-dessus des lignes ennemies."

* Citation n° 761 à l'ordre de la 2ème armée du Ltt Albert Achard, pilote du détachement N 510, en date du 31 mai 1917 : "Le 2 mai 1917, après un dur combat, a abattu un avion ennemi tout prêt de nos lignes. Déjà trois fois cité à l'ordre de l'armée."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation n° 146 à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, en date du 13 septembre 1917 : "Excellent pilote de chasse d'une ardeur inlassable, qui ne cesse de faire preuve des plus belles qualités d'audace et d'intrépidité. le 27 juin 1917, après un dur combat, a abattu un 2ème avion ennemi."

* Citation à l'ordre du groupe d'armée de réserve du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, en date du 2 août 1918 : "Officier pilote d'une adresse et d'une énergie peu communes. Le 19 juillet 1918, a rapporté sa quatrième victoire en abattant un avion de chasse ennemi qui s'est écrasé dans nos lignes

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Albert Achard, pilote de l'escadrille SPA 78, groupe de combat 16, en date du 10 octobre 1918 : "A poursuivi loin dans ses lignes et abattu en flammes un triplace ennemi; attaqué par une forte patrouille de monoplaces, en a probablement abattu un et, bien que blessé et ayant son appareil sérieusement atteint, est parvenu à regagner les lignes françaises."

 

Photo du Sgt Emile Echassoux

Sgt Emile Michel Echassoux - Né le 29 septembre 1890 à Les-Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme) - Fils de Pierre Echassoux et de Marie Bournaud - Domiciliés à Tralaigues (Puy-de-Dôme) - Classe 1910 - Recrutement de Riom (Puy-de-Dôme) sous le matricule 580 - Service militaire à la 13ème section de commis et d'ouvriers d'administration (COA) à Clermont-Ferrand, à partir du 10 octobre 1911 - Nommé Caporal, le 1er octobre 1912 - Fin de service militaire, le 8 novembre 1913 - Profession avant guerre Mécanicien électricien - Domicilié chez Arnault au Grand Pressigny, à compter du 7 janvier 1914 - Mobilisé à la 13ème section de COA, le 3 août 1914 - Affecté à la 13ème section de secrétaires d'état-major, le 12 juin 1915 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote à la 32ème section de l'école d'aviation militaire de Pau, à compter du 7 août 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2043 obtenu à l'école d'aviation militaire de Pau, le 4 décembre 1915 - Pilote du GDE du 12 mars au 18 avril 1916 - Affecté au front d'Orient via le centre de Lyon-Bron et a destination de Salonique, le 18 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 391 d'Orient (future 507) du 5 mai 1916 au 7 janvier 1917 - Nommé Sergent, le 30 juillet 1916 - Croix de Guerre et citation n° 6 à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient, en date du 30 septembre 1916 - Rapatrié sanitaire pour paludisme et hospitalisé, le 7 janvier 1917 - Fin de convalescence, le 14 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPAbi 63 du 19 décembre 1917 au 4 mars 1918 - Pilote de l'escadrille SPAbi 284 du 4 au 23 mars 1918 - En subsistance à l'escadrille SPAbi 63 du 4 au 7 mars 1918 - En subsistance à l'escadrille SPAbi 63 du 12 au 23 mars 1918 - Citation n° 570 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 13 avril 1918 - Malade et évacué sur un hôpital de l'intérieur, le 26 juin 1918 - Reprend sa place, le 6 septembre 1918 - Blessé au cuir chevelu (cicatrice de 8 cm) et commotion cérébrale au cours d'un accident d'automobile, le 10 octobre 1918 - Nommé Adjudant, le 5 novembre 1918 - Termine la guerre avec la Croix de Guerre avec une palme et une étoile de bronze - Affecté à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 22 décembre 1918 - Placé en position de sursis, le 20 février 1919 - Démobilisé, le 15 août 1919 - Domicilié au 23, rue Boyet-Barret à Paris (75), à compter du 9 mars 1920 - Profession après guerre Transports automobiles et exploitation forestière - Domicilié à la Maison Cangior à Puget Theniers (Nice), à compter du 18 janvier 1921 - Affecté, dans la réserve, à la 13ème section de commis et d'ouvriers d'administration, le 1er juin 1921 - A souffert de crises de paludisme et de séquelles de son accident de voiture qui lui ont valu une pension d'invalidité de 35 % - Médaille Militaire, le 21 mars 1923 - Domicilié au 9, rue Frédéric Passy à Nice, à compter du 18 avril 1930 - Domicilié à la Villa Sainte-Philomène au Cap de Croix à Nice, à compter du 21 août 1930 - Domicilié Villa de Lucioles, avenue Masséna à Nice, à compter du 9 octobre 1930 - Sources : Pam - CCC de l'escadrille SPAbi 63 - CCC de l'escadrille SPAbi 284 - Liste des brevets militaires - Fiche Matricule du département du Puy-de-Dôme - Dernière mise à jour : 25 avril 2017.

* Croix de Guerre et citation n° 6 à l'ordre de l'aéronautique de l'armée d'Orient, en date du 30 septembre 1916 : "Excellent pilote très brave et très ardent dans la chasse aux avions ennemis avec lesquels il a eu plusieurs combats heureux. A fait dans l'été, malgré un état de santé précaire, de longues reconnaissances d'armes presque journalières."

* Citation n° 570 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 13 avril 1918 : "Pilote plein de sang-froid et de courage, s'est signalé à l'escadrille C 89 en Orient en exécutant avec beaucoup d'allant des missions périlleuses de bombardement et de protection. Au cours d'une mission de protection, a réussi, en soutenant un combat rapporché contre trois monoplanes ennemis, a dégager l'avion qu'il protégeait, a forcé deux de ses adversaires à abandonner le combat et à piquer dans leurs lignes. par gros temps, avec un appareil criblé de balles, ayant de nombreux câbles de cellule sectionnés, une commande d'ailerons et un câble de direction coupés, a réussi à regagner son terrain."

* Médaille Militaire de l'Adj Emile Michel Echassoux, à la 13ème section, en date du 21 mars 1923 : "10 ans de services, 5 campagnes. A été blessé et cité."

 

Photo de l'Adj Rolland Drozière

Adj Rolland Gaston Drozière - Né le 9 avril 1896 à Neuilly l'Evêque (Haute-Marne) - Fils de Charles Gustave Drozière et de Marie Berthe Augustine Vallée - Domiciliés au 22, avenue de Grammont à Tours (Indre-et-Loire) - Profession avant guerre Ajusteur Mécanicien - Classe 1916 - Recrutement de Tours (Indre-et-Loire) sous le matricule n° 1865 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, le 18 décembre 1914 - Affecté au 2ème groupe d'aviation comme mécanicien, à compter du 20 décembre 1914 - Formation de mécanicien aéronautique à l'école de Lyon-Bron jusqu'au 25 mai 1915 - Mécanicien sur avion Voisin de l'escadrille de protection du GQG du 6 juillet au 25 novembre 1915 - Affecté comme second mécanicien du caporal Robert Melchior - Passé à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 25 novembre 1915 - Brevet de pilote militaire n° 2596 obtenu à l'école d'Avord, le 2 février 1916 - Nommé Brigadier, le 15 février 1916 - Pilote du GDE jusqu'au 27 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 68 du 27 mai au 8 octobre 1916 - Nommé Sergent, le 16 août 1916 - Transféré sur le dépôt du 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, le 8 octobre 1916 - Pilote de l'escadrille N 91 de l'armée d'Orient (future escadrille 507) du 17 octobre 1916 au XXX - Citation à l'ordre du régiment, le 1er avril 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, le 21 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 506 du XXX au 1er août 1918 - Nommé Adjudant, le 10 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 69 du 13 août 1918 au (2ème trimestre) 1919 - Croix de Guerre 1914-1918 - Médaille commémorative de Serbie - Nommé Adjudant-chef, le 10 septembre 1919 - Affecté à la mission militaire française en Pologne, le 1er novembre 1919 - Rengagé pour un an devant le sous-intendant militaire des étapes à Varsovie (Pologne), le 8 décembre 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation (RAO), le 1er janvier 1920 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 1er août 1920 - Rengagé pour un an, devant le sous-intendant militaire des étapes à Varsovie (Pologne), à compter du 8 décembre 1920 - Rengagé pour 6 mois, devant le sous-intendant militaire à Varsovie (Pologne), à compter du 8 décembre 1921 - Rengagé pour 6 mois, devant le sous-intendant militaire à Varsovie (Mission militaire française de Pologne), à compter du 8 juin 1922 - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 17 décembre 1922 - Rengagé pour 6 mois, devant le sous-intendant militaire à Varsovie, au titre de la mission militaire française à Varsovie, le 8 décembre 1922 - Rengagé pour deux ans, devant le sous-intendant militaire à Varsovie, au titre de la mission militaire française à Varsovie, le 8 juin 1923 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 20 juillet 1923 - Affecté au 31ème régiment d'aviation, le 29 août 1923 - Rengagé pour quatre ans à Tours, le 8 juin 1925 - Passé dans le cadre des sous-officiers de carrière, le 19 décembre 1928 - Médaille Militaire, le 28 décembre 1931 - Affecté à la 31ème 1/2 brigade base aérienne n° 151, le 1er janvier 1934 - Proposé pour mise en congé de longue durée en raison d'une tuberculose pulmonaire bactériologiquement confirmée, le 27 avril 1935 - Admis à rester en service sous conditions - Obtient un congé pour soins de 6 mois, à compter du 14 juin 1935 - Hospitalisé à Montconseil St-Symphorien - Obtient un second congé de 6 mois, le 14 décembre 1935 - Affecté à la 2ème compagnie de la base aéronautique 131 au GR 3, suite à réorganisation du 1er janvier 1936 - Admis à la retraite, le 1er mai 1936 - Réformé définitivement pour tuberculose pulmonaire avérée, le 6 avril 1937 - N'a pas été mobilisé en 1939 en raison de sa réforme définitive - Décédé en 1966 - Roland Drozière repose au cimetière de La Salle à Tours - Sources : Pam - FM département de l'Indre-et-Loire - CCC escadrille N 68 - CCC escadrille 507 - CCC escadrille SPA 69 - JORF - Dernière mise à jour : 25 mars 2016 - Photo Didier Lecoq que je remercie pour son aide.

 

Les avions

Nieuport 10 n° 347 de l'Adj Clément Bonnard de l'escadrille N 91 S photographié sur le camp de Zeitenlick, le 18 novembre 1915 - A l'arrière plan, un Voisin LAS de l'escadrille V 90 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

L'Albatros, capturé le 1er février 1916, a été démonté et placé sur une remorque pour être convoyé vers Salonique où il va être présenté à la population - Une belle prise de guerre - Cet avion a été contraint à l'atterrissage, au sud de Palihor, par l'équipage composé par le Sgt Alain Terme (pilote) et MdL Henri Astor (mitrailleur) de l'escadrille N 91 S - Photo collection David Méchin que je remercie pour son aide.

Le sergent Henri Astor (mitrailleur, à gauche) et le sergent Alain Terme (en manteau de fourrure) sont félicités par le sous-lieutenant Pierre Cahuzac pour leur première victoire qui est exposée devant l’état-major français à Salonique - Collection Boris Ciglic via David Méchin que je remercie tous deux pour leur aide.

L'Albatros capturé intact après le combat contre le Sgt Alain Terme et le MdL Henri Astor, du 1er février 1916 - Il est exposé devant le Quartier Général des armées d'Orient dans la ville de Salonique - Les équipages victorieux, qui volaient à bord de Nieuport 10, posent fièrement à côté de leur proie - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Autre vue de l'Albatros capturé par l'équipage Terme et Astor, le 1er février 1916 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

L'Albatros contraint à l'atterrissage par l'équipage Sgt Adrien Fétu et du Slt Paul de Minteguiaga dans les environs de Karasuli, le 17 février 1916, est convoyé vers Salonique pour y être exposé à la population au pied de la tour blanche - Carte postale d'époque colorisée - Légende à compléter.

Vue de l'Albatros contraint à l'atterrissage par l'équipage Sgt Adrien Fétu et du Slt Paul de Minteguiaga dans les environs de Karasuli, le 17 février 1916 - Cet avion a été exposé au pied de la tour blanche dans le port de Salonique - Carte postale d'époque.

Alignements des Nieuport 10 de l'escadrille N 91 S sur le terrain de Topcin, le 28 mars 1916 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Nieuport 10 de l'escadrille N 91 S sur le terrain de Topcin, le 27 mars 1916 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Les 1er et 2ème mécaniciens responsables de la mise en oeuvre et de l'entretien du Nieuport 10 A 2 n° 703 de l'escadrille N 91 S posent avec le pilote - Photo collection Mario Hrelja, transmise par David Méchin que je remercie pour leur aide.

La 3ème victoire du Sgt Alain Terme et du MdL Henri Astor contraint à l'atterrissage sur la côte 385, au Sud de Kar, le 25 avril 1916 - L'Altabros a été démonté sur place et transportée à dos d'hommes par les hommes de la 58ème Compagnie de chasseurs jusqu'à Salonique - Photo Archives nationales - collection Painlevé.

L'Albatros, contraint à l'atterrisage au Sud de Kar par le Sgt Terme et du MdL Astor, le 25 avril 1916, est exposé au pied de la tour blanche de Salonique - Photo Archives nationales - collection Painlevé.

Nieuport 10 de l'escadrille N 91 prêts à décoller du terrain de Topcin , le 19 mai 1916 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Nieuport 10 de l'escadrille N 91 cotoyant un MF 11 sur le terrain de Topcin, le 19 mai 1916 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Le Ltt Jean Callon, commandant de l'escadrille 507 de septembre 1917 à janvier 1918, pose à bord du Farman F 41 n° 1719 appartenant à l'unité - Cet appareil complétement dépassé en 1917-1918 était utilisé exclusivement pour les missions de nuit - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Dorand AR 1 n° 1026 de l'escadrille 507 sur le terrain de Lembet, au Nord-est de Salonique, en août 1917 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Dorand AR 1 n° 1026 de l'escadrille 507 sur le terrain de Lembet, au Nord-est de Salonique, en août 1917 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Les avions

Alignement de Nieuport 17 (premier plan) et de SPAD VII (second plan) sur le terrain de Lembet (Nord-Est de Salonique) en août 1917 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Fuselage du SPAD VII n° 1083 de l'Adc Dieudonné Costes, victime d’un décollement de la toile des ailes et posé en catastrophe par son pilote, le 8 juillet 1917 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Spad VII n° 1083 codé "3" de l'Adj Dieudonné Costes accidenté à l’Est du mont Karakorum (au Sud de Salonique), le 29 août 1917 - Ce crash en pleine campagne est dû au décollement, en vol, de la toile du plan supérieur - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Spad VII n° 1083 codé "3" de l'Adj Dieudonné Costes accidenté à l’Est du mont Karakorum (au Sud de Salonique), le 29 août 1917 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Le Spad VII n° 1083 codé "3" de l'Adj Dieudonné Costes accidenté vient d'être remis d'aplomb suite à son accident - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Baraque d'habitation occupée par le Sgt Paul Pavelka, pilote américain de l'escadrille 507, sur le terrain de Lembet, en octobre 1917 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Autre baraque du terrain de Lembet à la fin 1917 - Faite en bois à partir des caisses d'aviation, de récupérations, un vrai camp de nomades ! - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Les appartements du caporal Paul Andrillon sur le terrain de Lambet en septembre 1917 - En fait, une grande caisse d'aviation séparée en deux et abritant 2 pilotes - Le tout confort made in Orient - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Les installations de l'escadrille 507 du terrain de Lembet après un gros coup de vent en septembre 1917 - A l'arrière plan, les baraquements du personnel faits en caisse d'aviation - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Les "appartements" du Ltt Jean Vallon, commandant de l'escadrille 507, soulevés comme un fétu de paille par le gros coup de vent qui balaya le terrain de Lembet en septembre 1917 - La caisse repose sur l'esplanade, au pied du mat du drapeau - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Le Ltt Jean Vallon, commandant et pilote de l'escadrille 507, pose devant les restes de ses "quartiers" après le coup de vent de Lembet de septembre 1917 - Photo site Internet Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

Mlle de la Fargues infirmière de la SBM vient déjeuner à l'escadrille 507 en novembre 1917 - De gauche à droite : XX Sicard - XX Gaudin - Ltt Lemoine (pilote 507) - Mlle de La Fargues (infirmière en visite) - Ltt Jean Callon (pilote 507) - Pivain sur le terrain de Lembet en novembre 1917 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

XX Gardin - Slt Marcel Pasteris (obs 507) - XX Sicard - Ltt Jean Callon (pilote 507) posent sur le terrain de Lembet, en novembre 1917 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Le Nieuport de l'Adc Dieudonné Costes décolle sur alerte à partir du terrain de Lembet, en mars 1918 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Nieuport 24 n° 4408 codé "8" affecté au Caporal Paul Andrillon, pilote de l'escadrille 507 - Cette photo a été prise sur le terrain de Lembet, en mars 1918 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Le caporal Paul Andrillon pose à bord de son Nieuport 24 n° 4408 codé "8" en mars 1918 - Il a été baptisé "Pussy" - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

Vue du cockpit du Nieuport 24 n° 4408 codé "83 du caporal Paul Andrillon, pilote de l'escadrille 507 - Terrain de Lembet en mars 1918 - Photo Paul Andrillon transmise par son neveu Benoit Henriet que je remercie pour son aide.

 

 

 

Les couleurs des avions

Nieuport 10 n° 377 de l'escadrille N 91 S utilisé par l’équipage composé du Sgt Alain Terme (pilote) et MdL Henri Astor (mitrailleur) qui a remporté 3 victoires en 1916 - Dessin David Méchin.

Nieuport 10 n° 347 de l’adjudant Clément Bonnard de l'escadrille N 91 S sur le terrain de Topcin en 1916 - Dessin David Méchin

Nieuport 10 n° 363 affecté à l'escadrille N 91 S stationné sur le terrain de Topcin en 1916 - Plusieurs Nieuport 10 de l’escadrille portent une cocarde de fuselage - Certains ont un revêtement en toile qui apparaît jaune, d’autres un revêtement bleu - Dessin David Méchin.

Nieuport 21 n° 2217 affecté au Ltt André Trédicini de Saint-Séverin - Il porte un capot moteur vert, la couleur affectée initialement à l'escadrille N 91 S - Elle sera vite abandonnée - Dessin David Méchin.

Nieuport 23 n° 3858 pilote par l'Adc Dieudonné Costes, pilote de l'escadrille N 391 - Dessin David Méchin.

Les couleurs des avions

Nieuport 24 baptisé "Chloe" codé "9" affecté au Sgt Pierre Lefresne, pilote de l'escadrille 507 sur le terrain de Lembet à la fin 1917 - Le numéro est illisible sur la photo - Dessin David Méchin.

Nieuport 24 affecté au Sgt Maurice Lashermes, pilote de l'escadrille 507 sur le terrain de Lembet à la fin 1917 - Dessin David Méchin.

Nieuport 24 n° 4408 codé "8" du Sgt Paul Andrillon de l'escadrille 507 sur le terrain de Lembet en mars 1918 - Dessin David Méchin.

Sopwith 1A2 de l'équipage composé de l’adjudant Dieudonné Costes et du Slt Henri Astor sur le terrain de Lembet au début 1917 - Dessin David Méchin.

SPAD VII n° 1083 codé "1" piloté par Dieudonné Costes, pilote de l'escadrille 507 sur le terrain de Lembet en 1917 - Cet avion a été victime d’un décollement de la toile des ailes et posé en catastrophe par son pilote, le 8 juillet 1917 - Dessin David Méchin.

 

Photos des terrains

Terrain de Negocani occupé par l'escadrille 507 du 15 avril au 30 juillet 1917 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Viallet transmise par Jean Vaissade, son petit neveu, que je remercie pour son aide.

Photos des terrains

Terrain de Lembet, au Nord-Est de Salonique occupé par l'escadrille 507 en août 1917 - Cliquer sur l'image pour agrandir - La 507 a occupé ce terrain du 30 juillet 1917 à 1919, année de son départ pour la Roumanie - Photo Site Gallica de la Grande Bibliothèque de France.

 

Souvenirs en rapport

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Adj Roland Gaston Drozières - Né le 9 avril 1896 à Neuilly l'Evêque (52) - Fils de Charles Gustave Drozière et de Berthe Vallée - Profession avant guerre Mécanicien - Engagé au 2ème groupe d'aviation comme mécanicien, le 18 décembre 1914 - Formation de mécanicien aéronautique à l'école de Lyon-Bron jusqu'au 25 mai 1915 - Mécanicien sur avion Voisin de l'escadrille de protection du GQG du 6 juillet 1915 au XXX - Affecté comme second mécanicien du caporal Robert Melchior - Brevet de pilote militaire n° 2596 obtenu à l'école d'Avord, le 2 février 1916 - Nommé Brigadier, le 15 février 1916 - GDE jusqu'au 7 mai 1916 - Pilote de l'escadrille N 68 du 7 mai au 8 octobre 1916 - Nommé sergent, le 16 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 91 de l'armée d'Orient (future escadrille 507) du 8 octobre 1916 au XXX - Une citation à l'ordre du régiment, le 1er avril 1917 - Une citation à l'ordre du corps d'armée, le 21 septembre 1917 - Pilote de l'escadrille N 502 du XXX au 1er août 1918 - Nommé Adjudant, le XX décembre 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 69 du 13 août 1918 au 2ème trimestre 1919 - Décédé en 1966 - Roland Drozière repose au cimetière de La Salle à Tours - Photo Didier Lecoq que je remercie pour son aide.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude de l'escadrille 507.
- M. Benoit Henriet pour la communication des archives de Paul Andrillon, son grand-oncle.
- M. Xavier Hébert pour la communication des archives de Gabriel Hébert, son arrière grand-père.
- M. Jean Vaissade pour l'envoi des photos du MdL Georges Viallet, son grand-oncle.
- M. Didier Lecoq pour l'envoi des photos des tombes des différents cimetières de la ville de Tours.
- Mme Marie-Anne Barrabé pour l'envoi des documents concernant Pierre Lefresne.

Bibliographie :


- Carnets de Comptabilité en Campagne de l'escadrille 507
conservés au SHD section Air de Vincennes.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Gallica" de la Bibliothèque Nationale de France - Voir le lien

 

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Escadrille 506 Escadrille 508

 

 

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