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Etude réalisée par David Méchin - Je lui adresse tous mes remerciements pour son aide efficace.

Insignes de l'escadrille 508
peints sur les fuselages

Insigne de la Section d'artillerie lourde n° 1 puis de l'escadrille 508 - Dessin Albin Denis

Insignes métalliques de l'escadrille 508
et des unités détentrices de ses traditions

Pas d'insigne métallique connu.

 

Unités détentrices des traditions de l'escadrille 508

Les traditions de l'escadrille n'ont pas été reprises depuis sa dissolution, le 1er août 1920.

Symbolique

L'escadrille avait pour insigne deux canons rouges croisés dans un écu surmonté d'une grenade.

Historique succinct

La création de cette escadrille remonte au mois de septembre 1916, avec le détachement d’une section de quelques Farman F 40 ou F 60 issus de l’escadrille F 383 destinés à se spécialiser dans les réglages d’artillerie lourde, sous les ordres du Ltt de Lavalette. Elle est alors dénommée indifféremment dans les documents officiels "Détachement Lavalette", "Détachement Farman d’Armée", ou encore "Escadrille F 383bis". Elle partage effectivement le terrain de l’escadrille F 383 de Kladerop (Nord de Florina), mais un document daté du 4 décembre 1916 la situe sur le terrain avancé de Kravari, au sud de Monastir, commun à toutes les escadrilles de l’armée française d’orient. Ses effectifs se limitent à 5 appareils et 4 pilotes, elle prend part à l’offensive lancée sur ce front en novembre 1916. Alors que ses appareils sont attestés d’avoir eu l’insigne des canons croisés dès le mois de novembre, un premier document l’officialise le 22 décembre 1916 comme "Section d’Artillerie Lourde n°1", dénomination qui sera constamment reprise par la suite.

L’un de ses appareils est détruit par une tornade le 1er janvier 1917 et un document daté du 13 mars 1917 fait état de 3 Farman opérationnels. A une date indéterminée de 1917, l’escadrille migre avec l’escadrille F 383 sur le terrain de Batch (toujours dans le secteur de Monastir) et y restera quand la F 383 sera déployée à Koritza. Renommée Escadrille 508 en juin 1917, elle atteint effectivement l’effectif d’une escadrille et reçoit des AR 1, puis des Breguet 14 sans oublier une poignée de Nieuport d’escorte. Elle partage ses missions entre les réglages d’artillerie et les reconnaissances sur secteur, ainsi que, plus occasionnellement, des bombardements en commun avec les autres escadrilles de l’AFO. Durant l’été 1918, ses appareils sont durement malmenés par la chasse allemande qui en descend trois en six mois.

L’escadrille 508 est maintenue en activité après l’armistice, étant stationnée en Serbie puis participant aux forces d’occupation de la Hongrie en 1919. Sa date de dissolution est inconnue mais très vraisemblablement située en 1920, au départ des troupes françaises.

 

Carte de la zone d'opérations

 

Appelations successives

Rattachements


Lieux de stationnements


Différentes périodes

 

Commandants de l'escadrille

 

Types d'avions utilisés

Numéros des avions connus

 

Décorations

Pas de décorations collectives pour l'escadrille 508

Morts : en rouge / Blessés et indemnes : en jaune

L'observateur de l'escadrille 504 fait prisonnier en compagnie
d'un pilote de la 508 est compté dans son unité.

Voir l'étude de l'escadrille 504

 

Les hommes

Slt Charles Jean Pierre Froissart - Né le 4 janvier 1896 à Levallois-Perret - Fils d'Anatole Froissart et Adrienne Françoise Lerique - Domicilés 36 rue Voltaire à Levallois-Perret - Profession avant guerre Etudiant des Arts et Métiers - Engagé volontaire pour 4 ans au 3ème régiment du Génie, le 25 août 1914 - Sapeur-Mineur affecté à la section des projecteurs, le 5 septembre 1914 - Croix de guerre avec citation à l'ordre du régiment - 5ème régiment d'artillerie à pied du 4 septembre au 1er octobre 1916 - 62ème régiment d'artillerie du 1er octobre 1916 au 28 février 1917 - Blessé au bras gauche par un éclat d'obus au réduit d'Avaucourt (Verdun) - Nommé Brigadier, le 10 mai 1917 - Passé à l'aviation comme élève pilote, le 28 février 1917 - Brevet de pilote militaire n° 6315 obtenu à l'école d'aviation militaire de Tours, le 10 mai 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 23 mai au 24 juin 1917 - Brevet de l'Aéroclub de France, le 12 juin 1917 - Stage de Haute-Ecole à l'école d'aviation militaire de Pau du 24 juin au 9 juillet 1917 - 2ème groupe d'aviation à Lyon-Bron du 9 juillet au 15 août 1917 - Nommé MdL, le 11 décembre 1917 - Pilote de l'escadrille 508 du 15 août 1917 au 16 décembre 1917 - Evacué pour paludisme à compter du 16 décembre 1917 - Convalescence jusqu'au 18 février 1918 - Pilote au GDE du 18 mars au 15 avril 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 157 du 15 avril au 1er avril 1919 - 3 victoires homologuées - Nommé Adjudant, le 1er août 1918 - Détaché à la RGA de Dugny-Le Bourget pour convoyage avion, du 2 au 5 septembre 1918 - Nommé Sous-lieutenant, le 3 octobre 1918 - CIACB de Perthes du 14 février au 1er avril 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 94 du 1er avril 1919 au 1er janvier 1920 - Epouse Reine Georgette Flanet, le 10 juin 1919 - Passe au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz avec la SPA 94, le 1er janvier 1920 - Affecté dans la réserve au 1er régiment d'aviation - Passé à l'arme de l'aéronautique, le 20 juin 1923 - Affecté au 38ème régiment d'aviation mixte, le 1er janvier 1924 - Promu sous-lieutenant de réserve, le 25 juillet 1924 - Légèrement blessé au cours d'un accident d'avion sur le champ de course d'Enghein, le 3 juillet 1927 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 2 janvier 1928 - Promu capitaine de réserve, le 25 décembre 1932 - Epouse à Jeanne Fernande Capdeville, le 1er août 1937 - Situation d'activité à la 5ème escadre de chasse, le 1er août 1937 - Affecté au GAR 561 du 1er octobre 1939 au 1er janvier 1940 - Commandant en second du GARC I/561, le 1er octobre 1939 - Le GAR 561 devient le GC II/10, le 1er janvier 1940 - Renvoyé à ses foyers, le 19 août 1940 - Officier de la Légion d'Honneur, le25 décembre 1940 - Promu commadnant de réserve, le 1er janvier 1941 - Actions de résistance dans la région de marmande de 1940 à 1944 - Rappelé sous les drapeaux et affecté à l'EM de la 3ème RA de Bordeaux, le 1er avril 1945 - Démobilisé, le 27 juillet 1946 - Moniteur de l'Aéroclub de Marmande en juillet 1946 - Affecté dans la réserve au CMA 223 de Toulouse, le 3 juin 1948 - Nommé Lieutenant-colonel de réserve, le 1er janvier 1950 - rayé des cadres, le 1er janvier 1957 - Décédé à Marmande, le 9 novembre 1978 - Cette photo est postérieure à l'escadrille 508 et date de l'escadrille SPA 157 - Le nom de baptème "Ma Reine" est le souvenir féminin de son hospitalisation qui a mis fin à sa période d'Orient - Son prénom et son patronyme sont rappelés dans un petit écu "FC", les lettres étant superposées - Photo collection René Lemaire via Michel Baron que je remercie tous deux pour leur aide.

Les hommes

A droite, le brigadier Léopold Michel Montoya, tué en combat aérien, le 5 avril 1918 - Brevet de pilote militaire n° 6484 en date du 22 mai 1917 à l'école d'Etampes, pose en compagnie de son mécanicien, le soldat de 2ème classe André Perrotin - Léopold Montoya a été pilote des escadrilles 504 et 508 - Photo Léopold Montoya transmise par son petit neveu Christian Montoya que je remercie pour son aide.

* Brigadier Léopold Michel Montoya, pilote de l’armée d’Orient, est né le 12 avril 1891 dans le quartier de Carpinet à Blanquefort en Gironde. Après des études au petit séminaire de Bordeaux, il s’engage pour 3 ans le 11 octobre 1909 au 65ème Régiment d’infanterie. Il sert en Algérie du 15 juillet 1911 au 2 juillet 1912. Il se réengage pour 3 ans à compter du 11 octobre 1912 au 58ème régiment d’artillerie, puis passe au 3ème groupe d’artillerie de campagne d’Afrique basé dans les environs de Casablanca.
Il rejoint ensuite le 3ème Groupe d’aviation le 21 août 1917. Il est breveté pilote militaire n° 6484 sur avion Farman à l’école d’Etampes le 22 mai 1917 avec 25h10 de vol (99 atterrissages en double commande dont 25 atterrissages seul). Il effectue un stage de perfectionnement sur avion Nieuport du 3 juin 1917 au 12 juillet 1917 avec 16h20 de vol (chef pilote  Sadi Lecointe).
Il est envoyé à l'école de haute voltige de Pau du 18 juillet au 28 juillet 1917. Il est formé sur les vols de groupe et l'acrobatie aérienne.

Il est affecté dans l’escadrille 501 de l’armée d’Orient. Le 12 novembre 1917, il assure le convoyage du Nieuport 24 bis n° 4464. Il est affecté successivement aux escadrilles 506 et 508. Du 17 novembre 1917 au 5 avril 1918, il est engagé dans les missions de guerre. Le 5 avril 1918, il décolle du terrain à 7 heures 35 pour une protection d’artillerie. Vers 8 heures, il est attaqué par quatre avions ennemis. Il est abattu à 8h45. L’équipage de l'avion de reconnaissance qu'il couvrait, a indiqué l’avoir vu tomber en vrille entre le rocher plat et la cote 1000. Sa famille a reçu des autorités allemandes une lettre, via la croix rouge, qui témoigne qu’il a lutté longtemps avec courage avant d’être abattu. Cette lettre était accompagnée de son carnet de pilote contenant son emploi du temps, dans lequel sont mentionnés avec précision tout ces renseignements. En raison de sa bravoure, il a été inhumé avec les honneurs militaires par les aviateurs allemands.

A la fin des hostilités, de nombreuses recherches ont été entreprises en vain, pour retrouver sa sépulture. Hors, le 24 décembre 2005, soit 87 ans après ces faits, des gendarmes français déployés en Macédoine auraient retrouvé le lieu où il repose. En effet, par un miraculeux concours de circonstance, ces militaires en poste à Skopje dans le cadre de la mission Proxima, ont fait la connaissance d’un antiquaire. Celui-ci, leur a présenté une plaque matricule règlementaire portant le nom de Montoya Léopold. Ayant montré un intérêt certain pour les souvenirs militaires de la grande guerre, ils se sont rendus ensemble sur les lieux de découverte de la dite plaque. Des témoignages leur ont indiqué avec précision l’endroit du crash et l’emplacement prés de l’avion où il a été mis en terre. Ainsi, Léopold Montoya ne se trouve dans aucun cimetière de Skopje, de Bitola et de Krucevica mais repose toujours dans un site montagneux très retiré. Des démarches visant à rapatrier le corps en France sont en cours.

 

Les avions

Gros plan du Farman F 60 de la Section d'artillerie Lourde n° 1. Terrain de Négotin, le 1er janvier 1917. On aperçoit l'insigne sur le nez de l'appareil. Photos Archives Nationales - collection Painlevé.

Farman F 60 n° 3073 brisé par la chute de son hangar, le 1er janvier 1917. Photo Archives Nationales - collection Painlevé.

Les avions

Dégats de la Tornade du 1er janvier 1917 - Terrain de Négotin - La section d'artillerie lourde n° 1 perd tous ses avions à l'exception d'un seul intact et un autre endommagé mais réparable. L'autre section artillerie lourde, la n° 2 stationnée sur le terrain de Sorovicevo, perd le Farman F 60 n° 3084 qui est détruit et le n° 3256 endommagé. Photos Archives Nationales - collection Painlevé.

Autre vue des dégats occasionnés aux installations de l'escadrille 508 sur le terrain de Negotin - Photo collection Benoit Henriet que je remercie pour son aide précieuse.

 

Je recherche des photos de cette escadrille.

 

Profils des avions

Farman F 60 n° 3073 de la section d'artillerie lourde n° 1 détruit par la chute de son hangar lors de la tornade du 1er janvier 1917 - Dessin David Méchin

Profils des avions

Dorand AR 1 de l'escadrille 508 - Décoration théorique en attendant de disposer d'une photo - Photo David Méchin.

 

Remerciements :

- M. David Méchin pour son étude sur l'escadrille 508.
- M. Benoit Henriet pour l'envoi de la photo du Farman F 60 détruit au sol.
- M. Jean Perrotin pour l'envoi des archives de son père, André Perrotin, mécanicien des escadrilles 504 et 508.
- M. Christian Montoya pour l'envoi des photos de Léopold Montoya, son grand oncle.

Bibliographie :


- JMO de l'Armée Française d'Orient
- Références : 26N78/6 - 26N80/1 - 26N81/1 - 26N85/1 - 26N86/1 - Service Historique de Défence section Terre de Vincennes.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les "As" français de la Grande Guerre en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Encyclopédie illustrée de l'aviation publié par les éditions Atlas en 1986.
- Site "Chemins de Mémoire" du Ministère de la Défense - Le front d'Orient 1915-1919 - Voir le lien
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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Escadrille 507 Escadrille 509

 

 

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