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Général Maurice Janin, chef de la mission militaire française en Russie durant la Première Guerre mondiale et la guerre civile russe. Il fut également commandant en chef des armées tchécoslovaques en Russie et commandant en chef des troupes alliées en Russie.

Général de division Pierre Thiébaut Charles Maurice Janin - Né le 19 octobre 1862 à Paris (75) - Fils de Joseph Hippolyte Janin et d'Adélaïde Jeanne Marie Struch - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 29 octobre 1880 - Promotion des Kroumirs" - Nommé Caporal, le 24 août 1881 - Nommé Sergent, le 12 juin 1882 - Sortie 20ème sur 271 de l'école de St-Cyr - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 31ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1882 - Nommé Lieutenant et affecté au 123ème régiment d'infanterie, le 31 mai 1886 - Marié à Grenoble (Isère) avec Marguerite Paule Emilie Vidil, le 13 décembre 1899 - A suivi les cours de l'école supérieure de Guerre du 21 avril 1890 au 19 novembre 1892 - A obtenu un brevet d'état-major avec la mention "Trés bien" et classé 2ème sur 81 élèves - Affecté au 13ème régiment d'infanterie, le 27 octobre 1890 - Nommé Capitaine et affecté au 158ème régiment d'infanterie, le 29 décembre 1892 - Attaché à la mission militaire russe en visite en France en 1893 - Affecté au 46ème régiment d'infanterie, le 2 octobre 1893 - Affecté au 2ème bureau de l'état-major de l'armée, le 16 janvier 1895 - Officier d'académie, en date du 13 juillet 1897 - Officier d'ordonnance du Général de division de Boisdeffre, chef d'état-major général de l'armée, le 16 septembre 1897 - Affecté au 130ème régiment d'infanterie, le 7 septembre 1898 - Décoré de l'ordre de St-Stanislas de Russie de 2ème classe, en date du 11 octobre 1898 - Nommé Chef de bataillon et affecté au 22ème régiment d'infanterie, le 3 novembre 1900 - Officier d'ordonnance du Général de division Donop, membre du conseil supérieur de la Guerre, le 2 février 1903 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 juillet 1903 - Nommé Lieutenant-colonel en 1907 - Instructeur à l'académie Saint-Nicolas de l'état-major-général de Saint-Pétersbourg en 1912 - Nommé Colonel en 1912 - Commandant du 66ème régiment d'infanterie caserné à Tours - Nommé Général de brigade, sous-chef de l'état-major général du quartier général et aide-major général, le 2 août 1915 - Officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre et citation à l'ordre de l'armée, en date du 28 octobre 1915 - Nommé Major Général en décembre 1915 - Nommé Général de division, à titre temporaire, le 20 avril 1916 - Chef de la mission militaire française en Russie d'avril 1916 au 16 novembre 1918 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 8 février 1917 - Nommé Général de division à titre définitif, le 7 février 1918 - Nommé Commandant en chef des forces alliées en Russie, le 24 août au 16 décembre 1918 - Commandant en chef des forces tchécoslovaques et chef de la mission militaire française en Sibérie, le 16 novembre 1918 - Grand Croix de l'Aigle Blanc aux Glaives de Serbie en octobre 1918 - Quitte la Russie en avril 1920 - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Détaché au centre d'études tactiques d'artillerie à Metz - Commandant d'un corps d'armée à Bourges - Le 6ème régiment d'infanterie tchécoslovaque prendre le nom de "Régiment du général Janin", le 19 octobre 1937 - Une grande rue de Prague a été baptisée à son nom - Se retire à Serre-Izard par Mens (Isère) - Décédé à Grenoble (Isère), le 29 avril 1946 - Sources : Bulletin de naissance - LO - Bibliothèque du Ministère des affaires étrangères - JORF - Dernière mise à jour : 6 juillet 2016.

* Commandeur de la Légion d'Honneur du Général de division, à titre temporaire, Pierre Thiébaut Charles Maurice Janin, chef de la mission militaire française en Russie, en date du 8 février 1917 : "Titres exceptionnels."

Cdt Paul Charles Alfred Henri Berger - Né le 29 juin 1880 au 13, rue des Febvres à Montbéliard (Doubs) - Fils d'Alfred Maximin Berger et de Charlotte Sophie Morlot de Fontenay - Classe 1900 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 809 - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 1er octobre 1901 - Promotion du Centenaire de la Légion d'Honneur - Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1903 - Marié avec Jeanne Marie Louise Marguerite Dereure à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier), le 6 mars 1905 - Nommé Lieutenant et affecté au 14ème bataillon de chasseurs à Pied, le 1er octobre 1905 - Affecté au 140ème régiment d'infanterie en mars 1909 - Affecté au 135ème régiment d'infanterie en avril 1910 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 8 décembre 1913 - Brevet de pilote civil FAI n° 1645 délivré par l'Aéroclub de France - Brevet de pilote militaire n° 489 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 2 août 1914 - Affecté à l'Etat-major de la 2ème armée - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 22 août 1914 - Nommé Capitaine, le 1er novembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 10 avril 1915 - Affecté au service aéronautique du GQG - Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 24 juin 1916 - Chef du détachement aviation de la mission militaire française en Russie d'avril 1917 au 30 avril 1918 - Commandant de l'aéronautique du 31ème corps d'armée, le 25 juin 1918 - Affecté au service des fabrications de l'aéronautique du sous-secrétariat d'état de l'aéronautique et des transports aériens - Marié avec Anita Sophie Rose Martin à Paris 5ème (75), le 23 novembre 1923 - Stage d'instruction des Lieutenants-colonels et colonel à Versailles du 2 juin au 26 juillet 1924 - Nommé Lieutenant-Colonel - Commandant en second de l'école militaire et d'application de l'Aéronautique - Nommé Colonel en 1927 - Nommé Officier de la Légion d'Honneur, le 21 décembre 1926 - Nommé Général de Brigade aérienne - Commandant de la 2ème brigade aérienne de Dijon (Côte d'Or) - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 7 juillet 1933 - Nommé Général de division aérienne - Commandant par intérim de la 2ème région aérienne, le 1er juillet 1936 - Commandant de l'Ecole de l'Air et de la 2ème région aérienne - Membre du Conseil supérieur de l'Air, le 14 janvier 1937 - Grand Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1937 - Décédé à Paris 5ème (75), le 16 février 1942 - Henri Berger repose dans le cimetière de Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine) - Sources : Pam - LO - Liste des brevets militaires - JORF - Dernière mise à jour : 10 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Henri Berger, pilote à l'état-major de la 2ème armée, en date du 22 août 1914 : "A fait preuve de remarquables qualités militaires au cours de nombreuses reconnaissances aériennes exécutées dans les circonstances les plus délicates et les plus dangeureuses. A su recueillir des renseignements particulièrement intéressants pour la marche des opérations de l'armée. Officier d'état-major, observateur en aéroplane, a rendu les plus grands services en exécutant de nombreuses reconnaissances dans des circonstances délicates et dangeureuses sous des feux violents d'artillerie et d'infanterie. A été cité à l'ordre de l'armée."

Slt Marc Bonnier - Né le 19 février 1887 à Paris (75) - Fils de Louis Bonnier (architecte) et d'Isabelle de de Conchy - Domiciliés 31, rue de Liège à Paris (75) - Etudes à l'école des sciences politiques - Classe 1907 - Recrutement au 6ème bureau de la Seine sous le n° matricule 66 - Service militaire au 1er régiment de Génie caserné à Versailles (Yvelines), à compter du 1er octobre 1908 - Libéré de ses obligations militaires - Profession avant guerre Aviateur - Auteur du raid Paris - Le Caire - Paris, à bord d'un Nieuport biplace à moteur Gnome du 10 novembre 1913 au 3 mars 1914 - Brevet de pilote militaire n° 431 obtenu, le 24 avril 1914 - Pilote de l'escadrille VB 101 - Pilote de l'escadrille VB 102 du (avant 1er trimestre 1915) au 21 septembre 1915 - Nommé Sergent, le 27 janvier 1915 - Nommé Adjudant, le 31 mars 1915 - Une citation à l'ordre de la 4ème armée, le 19 avril 1915 - Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 2 mai 1915 - Stage sur avion Nieuport au GB 101 du 9 au 11 septembre 1915 - Stage sur avion Caproni, sur le terrain de Lyon-Bron, du 18 septembre au 4 décembre 1915 - Affecté à la commision des avions puissants du 4 au 7 décembre 1915 - Détaché à la société Schmidt du 7 décembre 1915 au 10 janvier 1916 - Détaché au GDE du Plessis-Belleville du 7 février au 9 avril 1916 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire française en Russie, à compter du 20 avril 1916 - Décédé au cours d'un accident aérien, pendant un vol d'essai à Odessa, le 9 août 1916 - Sources : Pam - JORF - Dernière mise à jour : 14 juin 2016.

* Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée du Slt Marc Bonnier, pilote de l'escadrille VB 102, en date du 2 mai 1915 : "Remarquable pilote, a montré dans la guerre des qualités d'adresse, d'audace, d'énergie et de sang-froid qui lui avaient valu en temps de paix une brillante réputation. A effectué de nombreux et hardis bombardements sur tous les théâtres d'opérations du front et s'est particulièrement distingué au cours des opérations de Champagne, où, malgré les conditions atmosphèriques, il a lancé sur l'ennemi de nombreux projectiles de tous calibres avec une efficacité constatée. A eu plusieurs fois son avion traversé par les projectiles ennemis. Toujours prêt à accomplir les missions les plus périlleuses. A pris part notamment à de nombreux bombardements d'établissements militaires et de positions ennemies. A plus de 123 heures de vol au-dessus de l'ennemi."

Slt Bernard (dit Louis) Lignac - Né le 11 septembre 1885 à Ambès (Gironde) - Fils de Pierre Lignac et de Jeanne Naud - Classe 1905 - Marié avec Jeanne Bergougnau et domiciliés Cours Jovin-Bouchart à St-Etienne (Loire) - Classe 1905 - Recrutement de Libourne (Gironde) sous le matricule n° 700 Engagé volontaire pour trois ans au 15ème régiment de Dragons, le 25 septembre 1905 - Nommé Brigadier, le 18 septembre 1906 - Cassé de son grade et remis cavalier de 2ème classe par le Général commandant la 18ème brigade de cavalerie, le 19 avril 1907 - Affecté au 30ème régiment de Dragons, le 15 mai 1907 - Nommé Brigadier, le 10 février 1908 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er février 1909 - Nommé Adjudant, le 17 février 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 12 juin 1914 - Brevet de pilote militaire n° 493 obtenu, le 2 août 1914 - Pilote de l'escadrille MF 1 du 1er février au 11 mars 1915 - Pilote de l'escadrille mixte 32 / MF 32 du 11 mars 1915 au 9 avril 1916 - Citation à l'ordre du corps d'armée en avril 1915 - Nommé Adjudant, le 17 avril 1915 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, le 24 septembre 1915 - Nommé Adjudant-chef, le 21 septembre 1915 - Stage au GDE du Plessis-Belleville du 9 au 20 avril 1916 - Affecté à l'aviation russe, le 20 avril 1916 - Signalé comme avion abattu par les batteries antiaériennes allemandes, le 22 juin 1917 - Décédé dans les Carpathes, le 7 juillet 1917 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 30 septembre 1922 - Sources : Pam - CCC escadrille MF 1 - CCC escadrille MF 32 - Fiche matricule département de la Gironde - L'Aerophile - Dernière mise à jour : 28 juin 2016.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Louis Lignac, pilote à l'escadrille MF 32, en date du 24 septembre 1915 : "Sérieux, intelligent et dévoué. Brave soldat et très habile pilote. A plus de 200 heures de vol au-dessus de l'ennemi au cours desquelles il a mené à bien de nombreux réglages de tir dans des conditions souvent difficiles et périlleuses. Est fréquemment rentré avec son avion fortement atteint par les projectiles ennemis."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Slt Bernard Louis Lignac, pilote de l'aviation russe, en date du 30 septembre 1922 : "Officier pilote habile autant que brave. S'est particulièrement distingué par son audace pendant trois ans de front. Mort glorieusement pour la France au cours d'une reconnaissance dans les Carpathes. Croix de Guerre avec étoile de vermeuil."

 

Photo du Slt Léon Boittiaux

Slt Léon Jules Boittiaux - Né le 2 octobre 1890 à Roubaix (Nord) - Fils d'Emile Aimé Boittiaux et de Jeanne Devaere - Classe 1907 - Recrutement de Valenciennes (Nord) sous le matricule n° XXX - Engagé au 1er régiment d'infanterie caserné à Cambrai, le 15 octobre 1907 - Profession avant guerre Sous-directeur de banque - Marié avec Suzanne Labitte domiciliés rue St-Martin à Cires-les-Mello (Oise) - Affecté au 366ème régiment d'infanterie, le 2 août 1914 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 2 avril 1915 - Observateur de l'escadrille VB 101 - Citation à l'ordre de l'armée en juin 1915 - Observateur de l'escadrille VB 108 du 13 janvier au 9 mars 1916 - En instance de départ pour la Russie, le 9 mars 1916 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire et affecté à l'aviation russe, le 10 avril 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, le 17 décembre 1916 - Affecté à l'école des observateurs de Sommesous du 27 mars 1918 au XXX - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Affecté au 12ème régiment de bombardement de jour de Neustadt (Allemagne), le 1er août 1920 - Chevalier de la Légion d'Honneur du 27 décembre 1923 - Lettre de félicitations pour services rendus à l'éducation physique et à la préparation militaire en 1929 - Nommé Chef de bataillon, le 25 juin 1930 - Nommé Commandant de réserve, le 25 décembre 1938 - Officier de la Légion d'Honneur, en date du 2 février 1940 - Sources : Pam - L'Aérophile - JORF - Dernière mise à jour : 28 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Léon Boitteaux, observateur à la mission militaire française d'aviation en Russie, en date du 17 décembre 1916 : "Observateur de premier ordre, plein d'allant. A réussi de nombreux réglages de tir dans des conditions particulièrement difficiles. A livré plusieurs combats aériens, et eut souvent son avion atteint par les projectiles ennemis."

* Officier de la Légion d'Honneur du Cdt Léon Jules Boittiaux, en date du 2 février 1940 : "31 ans de service, 5 campagnes. A été blessé et cité. 3 ans de bonifications pour services aériens. Chevalier de la Légion d'Honneur du 27 décembre 1923. Combattant volontaire. A accompli neuf périodes d'entrainement aérien volontaires."

 

 

Détachement aviation en Russie

1 - Envoi de personnels navigants :

. Demande des Russes :

Suite à une demande du Colonel Ignatieff, l'attaché militaire russe à Paris, datée du 20 janvier 1916, l'état-major de l'armée accepte d'envoyer en Russie d'une mission d'aviateurs français. Elle sera composée de :

  • un chef de mission, le Cne Tuslane, du service aéronautique au GQG.
  • 10 officiers pilotes, comprenant si possible 6 instructeurs (3 pour biplan et 3 pour monoplan) et 4 spécialistes des vols de destruction.
  • 10 officiers observateurs comprenant si possible 6 spécialistes pour l'observation du tir et fonctionnement des appareils de TSF et 4 spécialistes du bombardement.
  • 10 mécaniciens affectés aux pilotes.

Le Cne Tuslane devra partir immédiatement pour la Russie pour déterminer le rôle exact à fixer pour le personnel, en accord avec l'attaché militaire à Pétrograd et le Grand-Duc Georges, chef de l'inspection de l'aviation russe. Il sera en outre chargé d'inspecter le personnel de la mission et de se renseigner sur la situation de l'aviation militaire en Russie.

Le gouvernement russe n'a pas accepté la désignation officielle d'un chef de mission, mais a demandé qu'un officier soit attaché à la personne du Grand-Duc Alexandre Mikhailovitch, inspecteur géréral de l'aviation militaire russe. Ses fonctions seront d'étudier l'organisation de l'aviation russe et de passer des inspections sur le front. Il devra surveiller le travail des pilotes et observateurs français en exerçant le commandement réel, bien que d'une façon non officielle et orienter l'aviation russe vers de meilleures conditions d'organisation et d'emploi par une action personnelle constante auprès du Grand-Duc et son entourage. Pour l'état-major français, l'officier aviateur, détaché en Russie, devra être Chef de Bataillon pour rendre sa situation moins difficile. En fait, c'est le Ltt Murat qui assumera cette fonction auprès du Grand-Duc. Il a été envoyé sur place par le Colonel Ignatieff, l'attaché militaire à Paris.

. Solde des personnels :

  • Officiers : Frais de route 775 roubles (1457 frs) - Avance 1920 roubles (3609 frs) célibataires et 2220 roubles (4173 frs) mariés - Solde mensuelle 600 roubles (1128 frs) sous-lieutenant et lieutenant, 700 roubles (1316 frs) pour le Capitaine adjoint, 800 roubles (1504 frs) pour le Cdt chef de mission.
  • Mécaniciens : Frais de route 300 roubles (564 frs) - Avance 500 roubles (940 frs) célibataires et 600 roubles (1128 frs) mariés - Solde mensuelle 300 roubles (564 frs)

. 20 pilotes et observateurs :

En avril 1916, vingt pilotes et observateurs français sont mis à la disposition de l'armée russe. Avant de partir, ils ont tous été nommés sous-lieutenants à titre temporaire.

Liste par ordre alphabétique des navigants français mis à la disposition du gouvernement russe. Pour les officiers, entre parenthèses, l'arme d'origine et la date de la nomination avant l'envoi en Russie. Pour les hommes du rang, arme d'origine et pilote affecté.

* Chef de détachement :
Chef de bataillon Paul Berger (Aéronautique du GQG / 24 juin 1916)

* dix pilotes (6 instructeurs dont 3 pour biplan et 3 pour monoplan) :
Slt Marc Bonnier (13ème RA / 20 sept 1915 / tué le 9 août 1916)
Slt Maurice Bonnaud (17ème Dragons / 9 avril 1916)
Slt Aimé Grasset (86ème RI / 8 octobre 1915)
Slt Louis Lignac (30ème Dragons / 9 avril 1916)
Slt François Méritel (? ème RI / 10 avril 1916 / tué le 25 juin 1916)
Slt Henri Moutach (149ème RI / 10 avril 1916)
Slt Marcel Paillette (3ème Génie / 9 avril 1916)
Slt Marc Parteau (6ème RA / 10 avril 1916)
Slt Edwards Pulpe (Légion étrangère / 10 avril 1916 / tué le 2 août 1916)
Slt Emile Stribick (16ème RA / 21 mars 1916).

* dix observateurs (6 spécialistes de l'observation du tir et fonctionnement de la TSF et 4 du bombardement) :
Slt Raymond Berne (10ème Dragons / 9 avril 1916)
Slt Léon Boittiaux (166ème RI / 10 avril 1916)
Slt Augustin Chabert (19ème Train des équipages / 10 avril 1916)
Slt Marc Coppey (125ème RI / 5 décembre 1914)
Slt Jean Cottier (8ème RIC / 11 avril 1916 / disparu le 11 juin 1916)
Slt Albert Gauchet (84ème RI / 10 avril 1916)
Slt Henri Laurent (26ème chasseurs à pied / 10 avril 1916 / tué le 11 sept 16)
Slt Jean de Lubersac (29ème RA / 20 septembre 1915)
Slt Henri Pillet (105ème RA / 12 avril 1916)
Slt Joseph Ribourt (13ème Train des équipages / 11 avril 1916).

* dix mécaniciens :
Cal Emile Loiseau (aéronautique / Slt Aimé Grasset)
Sol Joseph Barnier (XXème Dragons / Slt Marc Bonnier)
Sol Charles Biron (aéronautique / Slt Marc Parteau)
Sol Marcel David (aéronautique / Slt Emile Stribick)
Sol René Morel (aéronautique / Slt Jean de Lubersac)
Sol Constant Philippon (5ème Hussards / Slt Louis de Lignac)
Sol Charles Murat (aéronautique / Slt Henri Moutach)
Sol Marius Delolme (aéronautique / Slt Marc Bonnier)
Sol Adrien Quillon (aéronautique / Slt Marcel Paillette)
Sol Maurice Bouvier (aéronautique / Slt François Méritel).

. Affectation dans les régiments d'aviation russes :

  • A la 5ème division d'aviation : Slt Marc Bonnier (pilote) - Slt Maurice Bonnaud (pilote) - Slt Albert Gauchet (obs) - Slt Jean de Lubersac (obs) - Slt Henri Laurent (obs) - Slt Henri Moutach (pilote).
  • A la 10ème division d'aviation : Slt Marc Coppey (obs) - Slt Henri Pillet (obs) - Slt Raymond Berne (obs) - Slt Léon Boittiaux (obs) - Slt Louis Lignac (pilote) - Slt François Méritel (pilote) - Slt Marcel Paillette (pilote) - Slt Edwards Pulpe (pilote).
  • A la 7ème division d'aviation : Slt Aimé Grasset (pilote) - Slt Marc Parteau (pilote) - Slt Jean Cottier (obs) - Slt Augustin Chabert (obs).
  • A la 8ème division d'aviation : Slt Emile Stribick (pilote) - Slt Joseph Ribourt (obs).

. Mort du Slt Edwards Pulpe :

Le 20 juillet 1916, la ville de Rogistche est survolée par cinq avions ennemis. Un monoplace de chasse, piloté par le Slt Edwards Pulpe, affecté à la 8ème division russe, pique sur la formation et attaque l'un d'eux. L'attaque provoque la dispersion du dispositif et la fuite de deux appareils. Malheureusement, pour le pilote français, les trois appareils restants l'attaquent successivement. Après plusieurs passes, le Nieuport de Pulpe s'abat brusquement après avoir pivoté sur l'aile gauche. A 300 mètres d'altitude, l'avion se redresse un moment avant de retomber définitivement vers le sol. Il est pulvérisé en touchant terre, son moteur s'enfonçant profondément dans le sol. Le pilote français est tué sur le coup. Une des balles adverses avait tranché le tube de commande de l'aileron gauche et provoqué la perte de direction. De plus, Pulpe avait été blessé de deux balles, l'une à la main gauche et l'autre, beaucoup plus grave, au flanc gauche, près des reins.

. Mort du Ltt Marc Bonnier :

Le 27 juillet 1916, le Ltt Marc Bonnier se tue aux commandes de l'Anatra D n° 190, équipé du moteur Gnôme mono soupape n° 6071 dôté d'une hélice Intégrale de 2,5 m de diamètre n° 6809. A la fin d'un vol d'entrainement de 24 minutes, il effectue une série de spirales descendantes moteur coupé. Arrivé à la dernière, à seulement 50 mètres d'altitude, il se rend compte qu'il est beaucoup trop bas. Il tente quand même de franchir une ligne d'arbres pour atterrir sur l'aérodrome qui se trouvait encore à 800 mètres. Ayant perdu beaucoup trop de vitesse, son appareil tombe verticalement et s'écrase au sol. Le pilote, qui n'a pas été éjecté, est retrouvé attaché sur son siège. Il a été tué sur le coup. Son corps est évacué sur la morgue de l'hôpital d'aviation. Cet avion avait été testé en vol pendant 28 mn, juste avant par le Slt Robinet, pilote réceptionnaire de la société d'aviation Anatra. Il est probable que Bonnier aurait eu la vie sauve s'il avait posé en avion en campagne au lieu de tenter de regagner le terrain.

. Mort du Ltt Henri Laurent :

Le 11 septembre 1916, l'équipage, composé du porte-enseigne O. Pankratov (pilote russe issu du Génie) et du Ltt Henri Laurent (observateur français), affecté à la XXème section d'avions de chasse, est engagé contre une formation adverse bien supérieure en nombre. L'observateur est à peine remis d'une blessure reçue le 25 août 1916. Pendant le combat aérien qui suit, un des avions adverses est touché et s'écrase au sol. Un autre place une rafale de flanc et tue d'une balle explosive le pilote russe. Laurent, qui vient d'être blessé, prend les commandes et tente de rentrer. Sans doute gravement touché, il ne peut empêcher son avion de glisser sur le côté, avant de s'écraser au sol. Les deux aviateurs ont été tués. Ils seront décorés, à titre posthume, de l'ordre de St-Georges de 4ème classe.

. Renvoi du Slt Augustin Chabert :

Sur demande du Grand Duc Alexandre Mikhailovitch, inspecteur général de l'aviation russe, le Slt Augustin Chabert, détaché à la 8ème escadrille d'armée russe, est renvoyé en France. La censure militaire russe a saisi des lettres personnelles de l'officier dans lesquelles il donnait son opinion sans retenue sur la Russie, tout en faisant part de sentiments qu'il aurait mieux fait de ne pas exprimer par écrit. Les autorités françaises ont jugé préférable qu'il rentre sans rencontrer les autres officiers français, présents à Pétrograd, pour éviter que l'affaire ne s'ébruite inutilement. Il est donc parti par un trajet direct Moscou - Arkhangelsk et a effectué 15 jours d'arrêts de rigueur avant d'embarquer à destination de la France. De plus, une radiation des cadres de l'aéronautique est demandée ainsi qu'une annulation de sa nomination au grade de sous-lieutenant à titre temporaire. Arrivé en France, il est d'abord dirigé sur le groupe des divisions d'entrainement, le 30 octobre 1917 et finalement affecté au 19ème escadron de train des équipages, l'unité où il a été mobilisé.

. Départ du Slt Marc Parteau :

Le 18 septembre 1916, le Slt Marc Parteau, pilote du Slt Augustin Chabert, paie son association avec l'observateur, est lui aussi renvoyé en France sur demande du Grand Duc Alexandre Mikhailovitch, inspecteur général de l'aviation russe. Il quitte Pétrograd pour s'embarquer à Arkhangelsk. Son départ est fortement regretté par les autorités françaises car il n'était en rien associé aux faits qui étaient reproché au Slt Chabert. Rentré en France, en compagnie du Slt Parteau, il est dirigé vers le GDE, le 30 octobre 1917.

. Retour en France du Slt Alphonse Poiré :

Après deux ans passés dans la 2ème escadrille d'armée russe, plus de 200 heures de vol, dont 100 heures de vols de guerre, le Slt Alphonse Poiré est renvoyé en France sur décision du Grand-Duc Alexandre Mikhailovitch, inspecteur géréral de l'aviation militaire russe, le 2 janvier 1917.

. Mort du Slt Raymond Berne :

Le 2 mars 1917, le Slt Raymond Berne, observateur de la 2ème escadrille d'armée russe, décolle à bord d'un Voisin, chargé de protéger la mission photographique d'un autre appareil du même type. Alors qu'il survolait les lignes adverses, l'appareil photo fut attaqué par un appareil allemand. Pour stopper l'attaque adverse, il tire une centaine de cartouches et provoque la riposte de son adversaire. Le Voisin photo en profite pour s'éclipser en piquant fortement. Sa mission de diversion remplit, l'avion de Berne fit de même mais fut rattrapé par l'appareil ennemi qui tira une rafale de très près par l'arrière. Le corps de Berne, qui était debout dans la carlingue, fut traversé et l'avion transformé en passoire. Les balles percèrent le réservoir d'essence, le moteur, l'hélice et plusieurs autres parties vitales. Raymond Berne a été touché par un projectile qui a pénétré au-dessous de l'aisselle droite avant de ressortir par le côté gauche après avoir traversé le coeur. Foudroyé, il s'est effondré sur le pilote russe qui a quand même réussi à regagner les lignes russes, aux commandes d'un Voisin touché par plus de 30 balles. Le Slt Berne fut décoré, à titre posthume, de la croix de St-Georges. Il a été inhumé dans la crypte réservée aux officiers morts au service de la Russie à Petrograd.

2 - Deux escadrilles françaises en Russie :

Suite à la demande du gouvernement russe auprès du Général chef de la mission militaire française en Russie, en date du 28 octobre 1916, le ministre de la Guerre français répond qu'il est possible de constituer deux escadrilles. Toutefois, l'acheminement du matériel retardera la constitution de ces unités destinées au front du Nord-Est. Pour que ces unités soient immédiatement opérationnelles à leur arrivée, il est décidé que l'ensemble des personnels sera prélevé sur les unités aériennes du front et bénéficiera ainsi de l'expérience nécessaire.

. Le dépot du 2ème groupe d'aviation :

Le dépot du 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron est chargé de rassembler les effectifs nécessaires. Les volontaires sont choisis en priorité et sont complétés par des personnels désignés d'office. L'ensemble des sous-officiers et hommes du rang sont dotés de deux ensembles d'effets neufs en drap kaki (comme l'armée russe).

. Stage pour les mécaniciens :

Les mécaniciens des pilotes Sopwith, destinés à la Russie, actuellement rassemblés au centre GDE du Plessis-Belleville, sont envoyés en stage d'une semaine aux usines Hanriot et Clerget.

. Tous les navigants passent officiers :

L'ensemble des personnels navigants, qui vont être engagés en Russie, sont nominés au grade de sous-lieutenant à titre temporaire pour faciliter leur séjour sur place. Là-bas, leur existence sera être loin d'être acceptable car le recrutement a été rendu particulièrement difficile en raison des dangers encourus par cette mission sur un front si lointain. L'Adj Sers, ingénieur de la société Farman et nommé adjoint au commandant du parc, est lui-aussi nominé sous-lieutenant.

. Unités constitutives :

Le détachement aviation, qui sera déployé en Russie, comprendra un état-major, un élément de parc d'aviation (réchanges), un atelier roulant (réparations), deux escadrilles (une de chasse et une de corps d'armée) et deux divisions de parc et de ravitaillement.

. Les personnels et matériels :

* Etat-major du détachement aviation :
Chef de mission : Cdt Henri Berger (état-major) - Officiers adjoints : Cne Noé (état-major) et Cne Laurent (Italie) - Deux secrétaires dont le Sol Dautricourt (8ème RI) - Un motocycliste - Trois conducteurs de voitures - Deux voitures légères - Une motocyclette - Un camion (bagages et fournitures) - Une machine à écrire.
Le Sol Dautricourt a habité la Russie et parle le Russe, l'Allemand et l'Anglais.

* Eléments du Parc :
Officier adjoint au commandant du Parc : Slt Sers (ingénieur de la société Farman) - Encadrement : Adj Carlier - Adjudant faisant office d'officier d'administration : Adj Mathieu - Sergent adjoint à l'officier de détail : Sgt Ningler.

* Pilotes destinés à l'escadrille de chasse : Ltt Louis de Gueydon (N 68) - Slt Georges Lachmann (N 57) - Slt Manuel Fay (N 31) - Adj Louis Coudouret (N 102) - Adj Marcel Bloch (N 62) - Adj Paul Jalaguier (N 31) - MdL de Mailly-Nesle d'Orange (N 12) - Sgt Roger Roy (N 73) - Sgt Bardel (N 103) - Sgt Lucien Bataille (GDE) - Sept SPAD VII à moteur 150 HP armés de mitrailleuses Vickers 8 mm à bandes - Huit Nieuport 17 à moteur 110 HP armés de mitrailleuses Vickers 8 mm à bandes.

* Pilotes destinés à l'escadrille de corps d'armée : Cne Jules Balavoine (C 34) - Slt Mathieu (C 61) - Adj René D'Aux (C 46) - Adj René Roussin (C 202) - Sgt François Meynard (F 218) - Sgt Alberto Bucciali (F 55) - MdL de Langlade (F 218) - Sgt Pierre Dufayet (GDE) - MdL Anselme de Mailly-Chalon (GDE) - MdL Charles de Verneilh-Puyrazeau (C 61) - Sgt Meunier (F 22) - Huit Sopwith 1A2 à moteur Clerget 130 HP armées de mitrailleuses Vickers à maillons - Sept Dorand AR 1 armés de mitrailleuses Vickers 7,65 mm à maillons.

* Observateurs destinés à l'escadrille de corps d'armée : Ltt Edouard Boinvillers (C 18) - Ltt Roger (C 202) - Slt Vennevot (C 39) - Slt Félix Chalieux (C 34) - Ltt Denis (F 40) - Ltt Mourreaux - Slt Fernand Deve (C 61) - Slt Pierre Ripert (F 2) - Slt Leski.

* Mitrailleurs destinés à l'escadrille de corps d'armée : Ltt Jean-Pierre Romeyer (N 92 d'Italie) - Adj Du Verdier (F 40) - MdL Pironnin (C 104) - MdL Laverlochère (F 33) - MdL Gilles-Lagrange.

* Section de photographie aérienne d'armée : Photographes : Cal Lefebvre (F 44) - Sol Pouchard (C 46) - Sol Chazard (C 27) - Sol Dauphin (GDE) - Sol Heurtin (GDE) - Sol Puisais (GDE) - Dessinateurs : Sol Belly (GDE) - Sol Bodiment (GDE) - Sol Vidal (GDE) - Ebéniste : Sol Orthez (GDE) - Six appareil 13 X 18 de 26 cm de foyer - Deux appareils de à,50 m de foyer - Trois obturateurs 13 X 18 - Trois obturateurs 18 X 24 - 2500 plaques orthochromatiques - 500 plaques rapides de chaque dimension - Un panstéréoscope Schweitzgut et une lanterne de projection - Un camion spécial.

* Section topographique de corps d'armée :

* Matériels de TSF :

  • Appareils émetteurs : 15 postes K à exitation directe montés sur les avions + deux postes de rechanges / 4 postes K à circuit oscillant à grande portée destinés aux biplaces de reconnaissance d'armée.
  • Appareils récepteurs : 50 postes A de la Compagnie Générale Radio-Electrique - 6 amplificateurs.

* Matériel téléphonique : 200 km de fils - trois tableaux à 10 directions - huit postes téléphoniques, chargés à bord d'un camion spécial.

Le matériel est rassemblé sur le port de Lorient, qui servira de port d'embarquement.

. Les escadrilles N 581 et SOP 582 :

Escadrille N 581 : Cliquez sur ce lien.

Escadrille SOP 582 : Cliquez sur ce lien.

. Dissolution de l'état-major de Kiev :

Le 22 février 1918, l'état-major de Kiev est dissous. Resteront sur place, les effectifs suivants :

  • avec le Général Tabouis : Cdt Vagneux - Cne de Nicolay - Slt Bruyère - Interprète Levi - Secrétaire dactylographe Blondel - Mécanicien Laprevotte - Mécanicien Thirion - Ordonnace Tricot - Ordonnance Monnier.
  • avec le Colonel Paris (attaché au front Sud-Ouest) : Ltt Beaux - Asp Ningler - Sgt Granier - MdL Grollais - Chauffeur Lambert - Ordonnance Lequeux - Cal Hennes - Cal Soules - Sapeur Arguset - Sapeur Gobier
  • Cdt Verge (corps tchéque).
  • Ltt Willaime et Ltt Couteau, détachés à la mission de Moscou.

Le reste du personnel sera constitué en groupement, placé sous les ordres du colonel Marchal, qui sera dirigé sur Moscou comme premier point de destination.

. Détail des transferts d'unités :

La comptabilité des différentes unités a été arrêté, le 21 février 1918.

  • Service de santé : le personnel de l'hôpital français de Kiev (Mariensky et annexe de Podol) sera dirigé sur Moscou. Le matériel de l'hôpital Mariensky sera transféré à la société russe "Mariensky Obstchina" qui l'utilisera comme clinique de démonstration pour l'enseignement chirurgical de la faculté de Kiev. Le matériel de l'annexe de Podol sera transféré à la société de bienfaisance privée "Zeittiew".
  • Aéronautique : l'escadrille N 581, le parc et le dépôt d'aviation de Kiev, placés sous les ordres du Cdt Bordage, sont dirigés sur Moscou. Le Cdt Bordage gardera le matériel ayant une valeur particulière, le reste étant cédé soit au corps tchécoslovaque, soit aux autorités russes. L'escadrille SOP 582 de Simféropol devra rallier la capitale russe où elle se joindra au reste des unités. Son matériel sera cédé aux autorités russes.

 

Remerciements à :

- David Méchin pour la transmission d'une copie du dossier 1A189 du SHD de la Mission du Commandant Berger.

Bibliographie :

- Dossier de la Mission du Commandant Berger en Russie - Archivé au SHD de Vincennes sous le n° A 189.
- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920
- Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'Aviation Maritime Française Pendant La Grande Guerre par Morareau - Feuilloy - Courtinat - Le Roy - Rossignol publié par l'ARDHAN en 1999.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- The French Air Service War Chronology 1914-1918 par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- Les Armées françaises dans la Grande Guerre publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Site Internet "Les Insignes de l'Armée de l'Air" de Jean-Jacques Leclercq - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien

 

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Pages escadrilles Escadrille 581

 

 

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