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Les pertes de l'aviation militaire pour l'année 1912 :

    Ltt Edmond Böerner (19/01/1912 grièvement blessé sur l'aérodrome de la Vidamée - Décédé le 21/01/1912 à l'hôpital général de Senlis) - Cne Olivier Pierre Le Maguet (accident le 03/02/1912 à Bois d'Arcy, décédé le lendemain à l'hôpital militaire de Versailles) – Ltt Jean-Marie Ducourneau (+23/02/1912 à Pau) – Ltt Henry-Paul de Sevelle (+13/03/1912 à Pau) - Cne René Jost (+30/03/1912 à Ville-Sauvage Etampes) – Ltt Antoine de Boncour (+13/04/1912 à Laimont) – Ltt Louis Thierry de Ville d’Avray (+19/04/1912 près des caserves Chevert à Verdun) – Cne Paul Echeman (+14/05/1912 au camp de Mailly) – Ltt Géo Bresson (+28/05/1912 à Verdun) - Ltt Albert Peignan (+19/06/1912 sur le terrain de la Brayelle à Douai / collision) – Cne Marcel Dubois (+19/06/1912 sur le terrain de la Brayelle à Douai / collision) – Ltt Louis Etienne (+25/06/1912 à Versailles) – Ltt Maxence Louis Chandenier du centre d'aviation de Douai (+28/08/1912 à Verneuil-sur-Serre) – Ltt André Poutrin (+31/08/1912 à Laon) - Ltt Georges Thomas (+22/09/1912 à Givrauval) – Ltt Chaignot.

Le tir de projectiles depuis un avion ou un dirigeable fait l'objet de recherches spéciales de la part de l'établissement d'aviation militaire de Vincennes qui étudie un appareil de visée et installe, en 1912, au camp de Châlons, un polygone de tir.

Création du carnet de vol militaire :

Depuis le 1er janvier 1912, les pilotes disposent d’un carnet de vol où ils doivent relater leur mission et le signalement de l’état de leur avion après chaque mission. Chaque escadrille porte un numéro d’ordre suivant sa date de création, numéro précédé du sigle du constructeur de l’appareil qu’elle utilise.

Accident du Ltt Edmond Boerner :

Le 19 janvier, le Ltt Edmond Boerner s'entrainait à partir du terrain de la Vidamée, près de Senlis. Alors qu'il survolait les carrières de Courteuil, son monoplan se cabra et ne pu être repris par son pilote. L'appareil fit une chute rapide de 80 mètres et s'écrasa. Un commencement d'incendie se déclara mais fut vite circonscrit. L'officier fut dégagé par les témoins et reçu les premiers soins par le docteur Chastel de Senlis. Il fut ensuite tranporté à l'hôpital général de la ville. Malheureusement, l'étendue et la gravité de ses brûlures lui seront fatales et il décédera à l'hôpital, le 21 janvier. Il sera inhumé à Pau.

Sortie du dirigeable "Adjudant-Réau" :

Le 19 janvier, le dirigeable "Adjudant-Réau" a effectué une sortie d'une heure sur le Sud de Versailles et sur Saint-Cyr. Son équipage se composait du Cne Patard, du Ltt Caussin, du Cdt Lindeker, de quatre mécaniciens dont le chef mécanicien Legros et de MM. Roussel et Cohen, pilotes. Le 25 janvier, le dirigeable effectua une nouvelle sortie de 1h50mn, avec un équipage entièrement militaire, à partir du terrain d'Issy-les-Moulineaux. Il a évolué à la verticale de la remise de décorations qui se déroulait sur la place d'armes de Versailles.

Accident du Ltt Emile Prat :

Le 25 janvier, le Ltt Emile Prat, aux commandes d'un biplan, après avoir évolué dans les environs de Bétheny, revenait atterrir sur l'aérodrome de Reims. Soudain, alors qu'il était encore à 40 mètres d'altitude, le moteur cala. L'appareil tomba et s'écrasa dans un champ de luzerne. A l'impact, le pilote fut éjecté mais sans se faire mal. Le biplan est complétement détruit.
Le 26 janvier, le Ltt Edouard Massol, aux commandes d'un monoplan, a couvert le trajet Pau-Urt-Pau, soit 190 km, en 1h38mn, à une altitude moyenne de 1600 mètres.

Quinze nouveaux brevetés militaires à Pau :

Au courant du mois de janvier 1912, quinze pilotes militaires ont été brevetés de l'Aéroclub de France aux écoles Blériot de Pau. Parmi eux, huit ont commencé leur formation le 5 janvier et n'ont reçu un entraînement de 10 à 25 jours. Il s'agit du Cne Jacques Faure, Ltt Hubert Jacquet, Ltt Henry Sevelle, Ltt Raymond de Pierre de Bernis, Ltt Bourzaguet, Sgt Marcel Feierstein, Sgt Laurent, Sgt Jean Perretti. Les autres officiers, déjà brevetés sur d'autres appareils, se sont familiarisés en quelques jours au pilotage du Blériot. Il s'agit du Cne Brutus Casse, Ltt Léon Brulé, Ltt Séran, Ltt Roger Trétarre.

Accident mortel du Cne Olivier Le Maguet :

Le 3 février, le Cne Olivier Le Maguet se présentait pour atterrir sur le terrain d'aviation de Bois-d'Arcy. Soudain, pris par des rafales de vents, le biplan tomba d'une hauteur de 50 mètres et s'écrasa. Les témoins, arrivés sur place, trouvèrent le pilote coincé par le moteur. Il souffrait d'un fracture au bras gauche, d'une double fracture de la cuisse droite et surtout d'une dernière à la base du crâne. Son état étant trop grave, il ne pu être évacué sur l'hôpital militaire de Versailles et fut dirigé sur l'institut aérotechnique de Saint-Cyr. Le Cne Olivier Pierre Le Maguet était entré à l'école d'application de l'artillerie et du génie d'où il sortit le 1er octobre 1899. Il fut ensuite affecté au 2ème régiment d'artillerie coloniale. Il a été promu lieutenant, le 1er octobre 1910 et passe au 3ème régiment d'artillerie cantonné à Toulon. Finalement, il a été nommé capitaine, le 9 mai 1906 et affecté au 5ème régiment d'artillerie en Cochinchine.
Malheureusement, l'officier ne survivra pas à ses blessures et décédera à l'hôpital militaire de Versailles, le lendemain. Il fut inhumé à Cléguérec (Morbihan).

Ltt Jean Cheutin inspecte les sous-officiers de l'école Savary de Chartres :

Le 3 février, le Ltt Jean Cheutin, délégué par le colonel Hirschauer, accompagné des Ltt Adolphe Varcin, Louis Battini, Paul Leclerc et Ferdinand Marzac, est venu inspecter les sous-officiers en formation à l'école Savary de Chartres. Partis de Saint-Cyr, aux commandes des nouveaux MF 7, ils avaient comme passagers, les lieutenants Collileux, Césare, Bresson et le sapeur Lano, tous élèves pilotes.

Le soldat Michel Mahieu passe le brevet militaire :

Le 4 février, le soldat de 2ème classe Michel Mahieu a passé avec succès une des trois épreuves permettant l'obtention du brevet de pilote militaire. Il s'agit de parcourir au moins 120 km, à une altitude minimale de 500 mètres. Parti du terrain de manoeuvres d'Issy-les-Moulineaux, l'aviateur était de retour après 2h20mn, après être passé par Etampes. Michel Mahieu obtiendra le brevet de pilote militaire n° 169, le 9 octobre 1912.

Un nouveau grade :

Le projet de loi des cadres, déposé par M. Messigny, prévoit la création d'un nouveau grade, intermédiaire entre celui d'adjudant (sous-officier) et celui de lieutenant (officier). Il s'agirait d'introduire ce grade pour les sous-officiers, directement nommés dans les régiments, en dehors des écoles militaires et de supprimer ce grade pour les officiers sortant des écoles militaires qui seraient nommés directement lieutenant.

Participation des aviateurs militaires à la coupe Michelin :

Le 6 février, le ministre de la Guerre, M. Millerand, a autorisé les aviateurs militaires à participer aux épreuves organisées par M. Michelin, en vue de rechercher les meilleurs procédés à utiliser pour le tir à partir d'avions.

L'école militaire Blériot de Pau :

Cette école est commandée par le Cne Brutus Casse. Les pilotes suivants y sont affectés : Ltt Edouard Massol, Ltt Raymond de Pierre de Bernis, Ltt Bourzaguet, MdL Marcel Feierstein, MdL Laurent. On peut ajouter les Ltt Jean-Marie Ducourneau et Marie Gaborit de Montjou, affectés à l'école Nieuport qui viennent s'entrainer quotidiennement avec leurs camarades.

Le budget 1912 de l'aviation militaire :

Le budget de 1912 comporte pour l'aviation militaire des crédits pour un total de 12 millions de francs or. Or, les dépenses résultant de l'exercice sera de 22 millions en 1912 et 25 millions pour les exercices suivants. Il est donc nécessaire d'avoir recours à des crédits supplémentaires.
Le ministre de la Guerre a prescrit des mesures pour que les commandants de corps d'armée soient tenus au courant des progrès de l'aéronautique militaire. Toutes les facilités seront données aux officiers pour leur permettre de s'informer de l'emploi des avions.

L'unité d'aviation est l'escadrille de 8 avions, répartis en 3 sections, une de monoplaces, une de biplaces et une de multiplaces, plus une section de réserve.

Chaque escadrille est pourvue d'un matériel roulant destiné à transporter les appareils et leurs munitions. Onze ou douze automobiles sont prévues pour chaque escadrille, avec des tracteurs, un camions-atelier et une automobile rapide. Dès aujourd'hui, l'armée française est en mesure de constituer 13 escadrilles, 8 de campagne et 5 de place, avec 208 avions dont les armées disposent. le plan de mobilisation existe pour chaque unité, son personnel et son affectation. A la fin de l'année 1912, les armées seront en mesure de mobiliser 27 escadrilles de campagne et 5 de place, soit un total de 344 appareils. Chaque corps d'armée recevra une escadrille pour les reconnaissances à longue portée.
En 1913, 30 centres d'aviation vont être installés. Ils disposeront de hangars démontables semi-permanents, d'ateliers, de magasins, de casernements, infirmerie et salles de réunion. A la tête de chaque centre, se trouve un chef chargé de l'organisation technique et administrative.

Chaque escadrille comprend 7 pilotes, des mécaniciens avec des sous-officiers et soldats. Il y aura au total 234 officiers pilotes, 210 observateurs, 42 mécaniciens, 110 sous-officiers, 1600 caporaux ou sapeurs, 550 soldats non spécialisés. le recrutement se fera dans toutes les armes.

Pour encadrer ce personnel, un régiment d'aéronautique va être constitué avec 7 compagnies qui assureront le service de tous les grands centres. Il y aura un nombre variable de sections. Les pilotes sont instruits , soit dans les écoles civiles, soit en centres école militaires. Les observateurs seront formés par des stages.

Dès que le budget sera voté, un projet de loi spécial sera déposé. Il réglera les questions d'organisation et de crédits. Onze millions sera prévu pour le matériel et un pour le personnel.

Pour l'aérostation, le budget de 1912 prévoit 5 millions pour l'achat de 5 dirigeables et de 5 hangars. Trois millions supplémentaires sont nécessaires. A l'heure actuelle, les armées disposent de 10 dirigeables avec seulement 10 officiers pilotes capable de les piloter.

Souscription pour l'aéronautique militaire :

Le comité national de l'aviation militaire, dont le président est le sénateur E. Reymond, va rassembler les dons des particuliers, des associations, en vue de financer l'achat d'avions, d'installations et de matériels destinés à l'aéronautique militaire. Le montant des souscriptions seront reçues au 26, rue de Grammont, à Paris.
Dès le 12 février, le conseil municipal de Paris propose l'affectation de 50.000 francs permettant l'achat de 6 avions.
Les avions offerts à l'armée sont détaillés dans le lien ci-dessous.

Les avions offerts à l'aéronautique militaire
à l'occasion de la souscription nationale.

Cliquez sur ce lien

La mission d'aviation du Maroc :

Le 13 février, la mission d'aviation du Maroc qui doit établir un service de communications rapides entre Casablanca-Fez-Oudjda, se compose des lieutenants Trettar, Do-Hu, Van der Vanho et 32 sapeurs du Génie de la section de Versailles. Placée sous les ordres du Cne Clavenad, elle est arrivée à Marseille pour préparer son embarquement qui s'effectuera le 20 février, à bord du paquebot "Iméréthie", courrier du Maroc de la compagnie Paquet, à destination de Casablanca. Ils emmènent quatre Blériot à moteur Gnôme et un matériel complet d'aviation.
Le Blériot a été préféré car il faut prévoir des démontages faciles et réduire au minimum le poids du matériel, qui devra, faute de routes, être transporté à Fez, à dos de chameau.
Un hangar métallique démontable, l'outillage, les approvisionnements et des nombreux rechanges Blériot, divisés en lots normaux et lots réduits destinés à être transportés par la route.

Ascensions avec cerfs-volants :

Le 21 février, le Drago-Club de Meaux a exécuté des ascensions avec passagers au moyens de 5 cerfs-volants Jaconney, type militaire. Un observateur a été maintenu à 110 mètres pendant 30 mn, et 20 personnes ont été élevées à des hauteurs variant de 50 à 100 mètres.

Mort du Ltt Jean-Marie Ducourneau à Pau :

Le 23 février, le Ltt Jean-Marie Ducourneau a trouvé la mort au cours d'un accident aérien alors qu'il s'entrainait au-dessus du terrain de Pau. Alors que le monoplan qu'il pilotait se trouvait à 100 mètres d'altitude, l'hélice se rompit et l'un des débris vint heurter une aile qui se brisa sous le choc. L'autre aile fit de même et l'avion s'écrasa. L'officier fut éjecté de son siège et tomba dans une marais. Malheureusement, la chute fut trop violente, Ducourneau eut la tête fracturée, les bras et une jambe brisée. Il fut tué sur le coup. Ses obséques ont été célébrées à Pau, le 26 février. Le drap des aviateurs était tenu par Védrines, Leblanc, Weymann et le directeur de la compagnie aérienne.

Ltt Jean-Marie Ducourneau - Né à Hagetmau (Landes) - Unité d'origine 49ème régiment d'infanterie - Brevet de l'Aéroclub de France n° 457 - Brevet de pilote militaire n° 11 en date du 24 mai 1911 - Tué au cours d'un accident aérien à Pau, aux commandes d'un Blériot XI, le 23 février 1912 - Carte postale d'époque.

L'escadrille de Biskra :

Des postes de ravitaillements ont été installés, notamment à M'Taïer et à Touggourt avec des dépôts d'essence et d'huile, des ateliers de réparations. Ces postes jalonnent le Sahara et permettront aux aviateurs de poussuer le plus loin possible leurs reconnaissances aériennes. Le terrain de Biskra est à 4 km au Sud de la ville, à Sidi-Ghezel. Le personnel comprend les lieutenants Marie de Lafargue et Timbert et une équipe d'aérostiers expérimentés. Quatre biplans HF 20 à deux places sont arrivés en caisse, il y a une dizaine de jours, à la gare de Biskra et ont été transportés au camp de Sidi-Ghezel. Dès que le premier exemplaire a été assemblé et vérifié, le Ltt de Lafargue a effectué le premier vol.

Mort du Cne René Jost à Etampes :

Le 28 février, le Cne René Jost effectuait un vol d'entraînement au-dessus du terrain d'Etampes quand son Blériot s'écrasa d'une hauteur de 50 m.

Nouveau détachement au Maroc :

Un nouveau détachement de 4 avions va être envoyé au Maroc. Le Ltt Alexandre Gourlez a été chargé de l'organisation de ce nouveau détachement, dont les avions seront des Deperdussin à moteurs Gnôme

Vols du Général Maunoury, gouverneur militaire de Paris :

Le 9 mars, le général Maunoury, gouverneur militaire de Paris, a effectué 5 vols en avion à partir du camp de Mailly dans le but d'effectuer des reconnaissances aériennes. Il s'est d'abord envolé à bord du biplan piloté par le Cne Joseph Barès, puis à bord de celui piloté par Eugène Renaux et finalement pour 3 vols en compagnie du Ltt Louis Battini. D'autres vols permirent à des officiers de recuillir des renseignements nécessaires aux commandants des corps d'artillerie.
Le 11 mars, des exercices d'observation ont été effectués sur le camp de Mailly. Le Ltt Raymond Yence, à bord d'un avion piloté par le Cne Georges Bellenger, a pris des photographies des tirs effectués avec éclatements d'obus d'une batterie du 60ème régiment d'artillerie, pointée sur le village de Poivre.

Mort du Ltt Henry-Paul de Sévelle à Pau :

Le 13 mars, le Ltt Henry-Paul de Sévelle s'entrainait au-dessus du terrain d'aviation de Pau. Alors qu'il évoluait à l'altitude de 200 mètres, il tenta une descente bien trop accentuée sans baisser le régime moteur. Les haubans supérieurs des ailes ne résistèrent pas et se rompirent. Immédiatement, une des ailes s'arracha et l'avion tomba désemparé et s'écrasa au sol. L'officier fut tué sur le coup avec des multiples fractures aux membres et au crâne. Ses obséques eurent lieu à l'hôpital militaire du Val de Grâce, à Paris. L'inhumation eut lieu au cimetière du Père-Lachaise.

Création officielle de l’aviation militaire :

Le 29 mars 1912, la loi portant la création officielle de l’aviation militaire et de l’organisation de l’aéronautique militaire est votée. Le décret et l’arrêté d’application de cette loi paraissent au JO du 22 et 24 août 1912 donnent la naissance de l’aviation militaire.

Création des 5 premières escadrilles de 6 avions chacune.

Les cinq premières escadrilles formées :

  • Escadrille Henri-Farman HF 1, au camp de Châlons au début 1912,
  • Escadrille Maurice-Farman MF 2, à l’école d’aviation de Buc au début 1912,
  • Escadrille Blériot BL 3, au centre d’aviation de Pau en juillet 1912,
  • Escadrille Deperdussin D 4, à l’annexe du centre d’aviation de Saint-Cyr, le 4 décembre 1912,
  • Escadrille Maurice-Farman MF 5 du centre d’aviation de Saint-Cyr en décembre 1912.

Le personnel navigant, comprend des officiers et des hommes de troupe recrutés sur l’ensemble de l’armée, est placé hors-cadre.

Les troupes de l’aéronautique comprennent :

  • 7 compagnies d’aéronautique
  • une compagnie de conducteurs
  • dix sections d’aéronautique.

Loi du 29 mars 1912 portant sur l'organisation de l'aéronautique militaire :

Elle porte sur l'organisation de l'aéronautique militaire et l'ouverture de crédits additionnels au titre de l'exercie 1912 (JO du 31 mars 1912)

Texte intégral de la loi du 29 mars 1912.

Le Colonel Hirschauer devient inspecteur permament de l'Aéronautique militaire :

Le 11 avril 1912, le colonel Hirschauer, commandant des troupes de l'aéronautique militaire, est nommé inspecteur permanent de l'aéronautique militaire. Il remplace le général Roques nommé au commandement de la 7ème division d'infanterie à Paris. Le colonel Hirschauer est sorti de l'école polytechnique dans le Génie, Major de promotion de l'école d'application de Fontainebleau et de l'école de Guerre. Il a été professeur à l'école spéciale de Saint-Cyr puis à l'école Supérieur de Marine. Il a été affecté plusieurs années à l'Etat-Major de l'Armée où il a été chef de cabinet du chef d'état-major général.

Décret pour l'allocation d'indemnités spéciales pour le personnel de l'aéronautique de l'armée :

Le 12 mai 1912, décret attribuant une allocation d’indemnités spéciales de 10 francs par jour au personnel de l’aéronautique de l’armée, soit 300 francs de plus que les autres armes.

Mort du Ltt Louis Thierry de Ville-d'Avray :

Le 19 avril, le Ltt Emile Thierry de Ville d'Avray était parti en reconnaissance sur Saint-Mihiel aux commandes d'un Blériot. Ayant parcouru une dizaine de kilomètres et croisant à l'altitude de 50 mètres, les deux ailes de son appareil se replièrent vers le haut entrainant la chute et l'écrasement au sol, non loin des casernes Chevert à Verdun. Des témoins, les Ltt de Marnies et sapeur Dalligny, arrivèrent très vite sur place. Le Ltt Thierry de Ville-d'Avray était toujours en vie et eu la force de dire : "Que m'est t'il arrivé ? Je n'y comprends rien." avant de perdre connaissance. Evacué sur l'hôpital mixte Saint-Nicolas, l'officier décéda des suites de ses blessures une heure après avoir été hospitalisé. Il était arrivé sur Verdun depuis cinq jours, en provenance d'Etampes.

* Ltt Louis Emile Thierry de Ville d'Avray - Né le 26 novembre 1880 à Honfleur (Calvados) - Fils d'Arthur Thierry de Ville d'Avray (officier) et d'Henriette Sorel - Ils ont eu six enfants - Engagé à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr - Promotion "Du Tchad" 1900-1902 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 150ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1902 - Affecté à la 1ère compagnie du 54ème régiment d'infanterie, le 28 septembre 1910 - Brevet de pilote civil n° 579 décerné par l'Aéroclub de France, le 22 août 1911 - Brevet de pilote militaire n° 57 obtenu à l'école d'Etampes, le 18 novembre 1911 - Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Blériot, près des casernes Chevert à Verdun (marne), le 19 avril 1912 - Il devait commander la seconde mission militaire aérienne qui devait partir au Maroc - Louis Thierry de Ville d'Avray repose dans le cimetière communal Saint Léonard de Honfleur (Calvados) - Photo l'Aérophile - La Gazette du Village - Sources : L'Aerophile - Liste des brevets militaires - JORF - Dernière mise à jour 16 février 2016.

Le 25 juin 1912 - Nouvelles conditions du brevet d'aviateur militaire :

Le colonel Hirschauer, inspecteur permanent de l'aéronautique modifie les épreuves du brevet, en particulier l'épreuve d'altitude qui était trop difficile par temps brumeux. A partir de cette date, les épreuves sont les suivantes :

  • un trajet triangulaire de 200 km de parcours total, effectué avec le même appareil, en deux journées consécutives au plus, et comportant deux escales intermédiaires obligatoires annoncées à l'avance. Le plus petit coté du triangle pourcouru ne devra pas être inférieur à 20 km.
  • deux trajets accomplis avec le même appareil, chacun de ces trajets d'au moins 150 km en ligne droie, effectués tous les deux dans l'espace d'une semaine. L'un de ces voyages pourra comporter une escale intermédiaire.
  • une épreuve d'altitude consistant en un vol de 45 mn à une hauteur constante d'au moins 800 mètres, pouvant être faite, soit au cours d'un des trajets susvisés (trajet de 150 km ou trajet triangulaire), soit lors d'une épreuve spéciale sur l'aérodrome. Cette épreuve doit être contrôlée par des commissaires témoins (enregistreur plombé au départ, vérifié à l'arrivée, diagramme certifié)
  • aucune des épreuves (voyage et altitude) ne doit être faite avec passager pour ne pas risquer sa vie et pour obliger les pilotes à se diriger seuls.
  • les commissaires, au départ et à l'arrivée, sont des commissaires agréés de l'Aéro-Club de France.
Le 22 juillet 1912 - Instruction réglementant les nouvelles escadrilles :

Cette instruction porte sur la composition des escadrilles, les équipages et les avions sont répartis en unités constituées prenant le nom d'escadrilles avec 5 ou 6 avions, 6 pilotes dont un capitaine, chef d’escadrille. Elles reçoivent un matériel roulant complet, leur permettant de se déplacer par route, avec tout leur personnel et tout leur matériel, y compris les tentes-abris pour avions, un tracteur automobile par avion qui transporte le mécanicien, les pièces de rechange et le combustible pour l’avion, une voiture rapide et un motocycliste pour faciliter le transport des renseignements recueillis par les aviateurs. Celles-ci sont dotées, outre leur personnel navigant, d'un personnel non navigant, mécanicien, spécialiste ou non chargés de les faire vivre. Elles dépendent d'un parc d'armée pour leur ravitaillement et les réparations importantes.

Remise du drapeau à l'aéronautique militaire et adoption des cocardes tricolores:

Le 14 juillet 1912, le président de la république Armand Fallières remet son drapeau à l'Aéronautique militaire. Une instruction du 26 juillet 1912, prévoit que le sigle de chaque avionneur devra figurer sur le gouvernail de direction de l’avion fourni à l’armée, ainsi que la charge maximale. D’autre part, des cocardes tricolores de un mètre de diamètre seront peintes de chaque coté du fuselage et sous chaque aile.

Le 28 juillet 1912, un avion militaire monoplace s'est posé en catastrophe dans un champ derrière la caserne de cavalerie du 3ème régiment de cuirassiers à Vouziers. Le Ltt Jean Mortureux, qui passait une épreuve du brevet de pilote militaire, a été légèrement blessé au poignet droit et au genou gauche. Son appareil est intact. L'officier réussira finalement les épreuves et obtiendra le brevet de pilote militaire n° 141, le 3 août 1912.

1ère liaison postale en France :

Le 28 juillet 1912, le Ltt André Nicaud, pilote de la 2ème escadrille (future MF 2) du centre d'aviation militaire de Verdun, effectue, aux commandes d'un Farman, la première liaison postale française entre le terrain de Jarville et celui du Champ-de-Mars à Lunéville (54). A cette occasion, il a transporté trois sac postaux pesant un ensemble de 50 kilos. Il a décollé, en compagnie du sapeur J. Million (mécanicien) à 7h15 et a atterri sans incident à Lunéville 17 minutes plus tard. Il a ensuite repris l'air et rentré à Jarville à 8h12. Sa livraison de courrier a pris un total de 56 minutes, arrêt compris.

* Ltt André Joseph René Nicaud - Né le 28 février 1883 à Antibes (Alpes-Maritimes) - Fils de Gabriel Nicaud (médecin major au 111ème RI) et de Joséphine Célina Carolie Petit - Domiciliés au 28 rue Madame à Paris 6ème (75) - A obtenu une bourse nationale de mérite, en externat à Marseille (13), le 6 janvier 1899 - A obtenu une bourse nationale de mérite de 790 fr, en externat à Saint-Louis, le 5 mars 1904 - A obtenu une bourse de 600 fr auprès de la faculté des sciences de Paris, le 11 août 1904 - Classe 1903 - Recrutement du 3ème bureau de la Seine sous le matricule n° 1475 - Engagé volontaire pour trois ans au titre de l'école Polytechnique, le 3 octobre 1904 - A obtenu une bourse entière à l'école Polytechnique, le 12 octobre 1904 - Passe à la 1ère division de l'école Polytechnique (162ème sur 162) en 1905 - Déclaré admissible dans les services publics (157ème sur 158) en 1906 - Admis dans le service de l'artillerie (70ème sur 71) - Nommé Sous-lieutenant et affecté à la 10ème batterie du 9ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1906 - Elève à l'école d'application de l'Artillerie et du Génie de Fontainebleau, à compter du 8 octobre 1907 - Nommé Lieutenant en second et affecté au 39ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1908 - Placé en position hors cadre au service de l'aéronautique militaire et détaché au 25ème bataillon d'aérotiers du 1er régiment du Génie, le 9 février 1912 - Participe aux fêtes d'aviation organisées au profit de l'aéronautique militaire sur l'aérodrome de Jarville, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle), les 7 et 8 avril 1912 - Affecté à l'escadrille n° 2 (future MF 2) du centre d'aviation militaire de Verdun (55) - Participe aux Grandes Manoeuvres du Poitou du 9 au 18 septembre 1912 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 juillet 1913 - Effectue, aux commandes d'un Farman, la première liaison postale française entre le terrain de Jarville et celui du Champ-de-Mars à Lunéville (54), le 28 juillet 1912 - A transporté avec son avion trois sac postaux pesant 50 kilos - A décollé, en compagnie du sapeur Million (mécanicien) à 7h15 et a atterri sans incident à Lunéville 17 minutes plus tard - A repris les airs et rentré à Jarville à 8h12 - Sa livraison de courrier a pris un total de 56 minutes, arrêt compris - Affecté au 2ème groupe aéronautique militaire, le 1er janvier 1913 - Décédé au 277bis, rue Saint-Jacques à Paris (75), le 27 janvier 1914 - Corps déposé à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce de Paris - Obséques en la chapelle du Val-de-Grâce, le 28 janvier 1914 - André Nicaud repose dans le cimetière de la ville d'Antibes, où il est né - Sources : Acte de naissance - LO - JORF - Avis de décès - Dernière mise à jour : 31 juillet 2016.

Le Ltt André Nicaud, pilote de la 2ème escadrille (future escadrille MF 2) du centre d'aviation militaire de Verdun (55), aux commandes de son Maurice Farman MF 7, pendant les fêtes d'aviation de Toul en 1912 - Carte postale d'époque.

Le 22 août 1912 - décret organisant la création des compagnies et sections aéronautiques :

Il prévoit la création de 7 compagnies et de 10 sections aéronautiques réparties en trois groupes distincts : Versailles – Reims – Lyon. Chaque groupe est commandé par un colonel ou lieutenant-colonel. Les troupes de l’aéronautique forment un régiment avec son état-major et des compagnies et sections aéronautiques.

L'aéronautique militaire est réorganisée :

  • Une Direction du matériel aéronautique militaire établie à Chalais-Meudon et commandée par le lieutenant-colonel Bouttieaux, chargé de l'étude et de la constitution du matériel de guerre (recherches, construction, achats et réception, entretiens) ainsi que des recherches sur l'aéronautique en général. Cette Direction regroupe un Etablissement central du matériel aéronautique militaire et un laboratoire d'aéronautique militaire.
  • L'établissement d'aviation militaire de Vincennes, commandé par le lieutenant-colonel Estienne, chargé des recherches spéciales à l'aviation, d’outiller et d’armer les avions (armes et projectiles). Il doit aussi étudier des appareils pour l'observation et le réglage des tirs d'artillerie ainsi que des dispositifs de tir à bord des aéroplanes.
  • A Versailles, un commandement des troupes d'aéronautique et la direction des dépôts de matériel (commandement des unités et détachement de Sapeurs-Aérostiers, instruction des officiers et hommes de troupe, mobilisation, entretien du matériel d'instruction) confié au colonel Hirschauer.

Le corps de troupe est constitué de :

  • 2 groupes de Sapeurs-Aérostiers (Versailles et Reims),
  • 3 dépôts de matériel (Versailles, Châlons, Reims),
  • 9 centres d'aviation (Versailles, Buc, Reims, Châlons, Etampes, Douai, Pau, la Vidamée, le Crotoy).

Le 28 août 1912 - Organisation des groupes d’aviation (JO du 28 août 1912) :

Le 28 août 1912, décret créant les sections et compagnies d'aéronautique (JO du 28 août 1912) - Voir le texte intégral.

Art. 1er. Il est créé dix sections d'aéronautique. Ces dix sections, ainsi que les sept compagnies d'aéronautique et la compagnie de conducteurs visées à l'art. 4 de la loi du 29 mars 1912, sont réparties en trois groupes, formant corps : Chacun de ces groupes, est commandé par un colonel ou un lieutenant-colonel; il est doté d'un état-major et d'une section hors rang ayant la composition indiquée par le tableau annexé au présent décret. La circonscription territoriale, l'emplacement de la portion centrale et la composition de chaque groupe sont déterminés par le ministre de la Guerre.
Art 2. La constitution des troupes d'aéronautique, telle qu'elle est définie ci-dessus, sera faite à la date du l6 octobre 1912.
Art 3. L'effectif maximum mis ou à mettre hors cadre par application des dispositions des art. 3, 4 et 5 de la loi du 29 mars 4912 est fixée à 465 officiers et officiers d'administration et 180 sous-officiers, dont 45 adjudants d'administration et 15 ouvriers d'état.
Art 4. Le ministre de la Guerre et le ministre des Finances sont chargés, etc.

Prise de commandement à compter du 1er octobre 1912.

Direction du Génie (4e Dir.) au Ministère de la Guerre et Inspection permanente de l'Aéronautique militaire :
  • Direction du matériel d'aéronautique militaire de Châlais-Meudon (Lcl Voyer)
  • Etablissement central du matériel aérien militaire de Châlais-Meudon (Cdt Fleuri)
  • Laboratoire d'aéronautique militaire de Châlais-Meudon (Cdt Dorand) 
  • Laboratoire d'aérologie et de téléphotographie de Châlais-Meudon (Cne Saconney)
  • Laboratoire d'aviation militaire de Vincennes (Cdt Raibaud)
 

1er groupe d'aéronautique de Versailles (Lcl Bouttieaux) :

  • 1ère Compagnie d'aérostation (Cne Izard)
  • 2ème Compagnie d'aérostation (Cne Dumontet)
  • 3ème Compagnie d'aviation (Cne Jacquin)
  • 8ème Compagnie de conducteurs
  • 11ème Section d'aéronautique de Châlais-Meudon (Cne Sazenac de Forge)
  • 12ème Section d'aéronautique de Douai (Ltt Vaudein)
  • 13ème Section d'aéronautique d'Etampes (Ltt Dupin)
  • Centre de Saint-Cyr (Cne Etévé)
  • Centre provisoire de Buc (Cne Barès)
  • Centre provisoire de Châteaufort (Ltt de Vergnette)
  • Centre provisoire de Villacoublay (LV de l'Escaille)
  • Centre d'Etampes (Ltt Massol)
  • Centre de Douai (Cne Francézon)
  • Centre de Casablanca-Fez (Ltt Van den Vaero)    
2ème groupe d'aéronautique de Reims (Lcl Breton) :
  • 4ème Compagnie d'aérostation (Cne Balensi)
  • 5ème Compagnie d'aérostation (Cne Bienvenüe)
  • 6ème Compagnie d'aviation (Cne Aubry)
  • 21ème Section d'aéronautique de Châlons-sur-Marne (Cne Roussel)
  • 22ème Section d'aéronautique de Verdun (Ltt Mauger-Devarennes)
  • 23ème Section d'aéronautique de Toul (Ltt Joux)
  • 24ème Section d'aéronautique d'Epinal (Ltt Grézeaud)
  • 25ème Section d'aéronautique de Belfort (Ltt Sylvestre)
  • Centre de Reims (Cne de Chaunac-Lanzac)
  • Centre du Camp de Châlons (Cne Badet)
  • Centre de Verdun (Cne Delassus)
  • Centre de Toul (Cne Schneegans)
  • Centre d'Epinal (Ltt Loubignac)
  • Centre de Belfort (Cne Renaux)
3ème groupe d'aéronautique de Lyon (Col Estienne) :
  • 7ème Compagnie d'aéronautique (Cne Lagardeur)
  • 31ème Section d'aéronautique de Lyon  (Ltt Le Bleu)
  • 32ème Section d'aéronautique de Pau  (Ltt Benda)
  • Centre de Lyon (Cne Carlin)
  • Centre d'Avor (Cne Bellenger)
  • Centre de Pau (Cne Casse)
  • Centre de Biskra (Ltt de Laffarge)

Mort du Ltt Maxence Chandenier :

Le 28 août 1912, le Ltt Maxence Louis Chandenier, affecté au centre d'aviation de Douai, avait décollé du terrain de la Brayelle (Douai) et se rendait au camp de Sissonne. Alors qu'il survolait la commune de Verneuil-sur-Serre, près de Barenton, un hauban casse, faussant l'aile. Cet incident obligea le pilote à atterrir de toutes urgences. Alors qu'il était à 75 mètres d'altitude, il fit un demi-tour pour se présenter de la meilleure façon possible sur un terrain propice qu'il avait répéré, malgré la présence de nombreux arbres. Malheureusement son appareil partit en perte de vitesse et s'écrasa au sol, sans que son pilote ne soit capable de le reprendre en main. Malgré l'arrivée très rapide des témoins, il n'y avait plus rien à faire pour le Ltt Chandenier. En effet, à l'impact, le réservoir d'essence s'était disloqué en répandant son contenu aux alentours. Le moteur brûlant a fait le reste, transformant les débris en vaste incendie. Le corps de l'infortuné officier, qui avait été tué à l'impact, furent en partie carbonisé. Son corps fut d'abord transporté à la mairie de Barenton-sur-Serre, puis transféré par ambulance sur l'hôpital militaire de Laon.

Ltt Maxence Chandenier, pilote du centre d'aviation militaire de Douai du 25 novembre 1911 au 28 août 1912 - Tué au cours d'un accident aérien, sur le territoire de la commune de Verneuil-sur-Serre, le 28 août 1912 - Photo Louis Chandenier transmise par Maxence de Jouvencel, son arrière petit neveu, que je remercie pour son aide.

* Ltt Louis Félix Maxence Chandenier - Né le 25 août 1883 à Paris 11ème (75) - Fit ses études au lycée Michelet à Vanves - Classe 1903 - Recrutement de Paris sous le matricule n° XXX - Admis à l'école militaire spéciale de St-Cyr en 1904 - Promotion du centenaire d'Austerlitz - Sorti 194ème sur 300 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 8ème régiment d'infanterie, caserné en grande partie à St-Omer, le 1er octobre 1906 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1908 - Détaché au centre d'aviation militaire de Douai, le 25 novembre 1911 - Brevet de pilote n° 804 obtenu sur avion Breguet et décerné par l'Aéroclub de France, le 27 mars 1912 - Tué au cours d'un accident aérien, sur le territoire de la commune de Verneuil-sur-Serre, le 28 août 1912 - Sources : Familliales - JORF - Journal "Le Petit Journal" - Site "Les Vieilles Tiges" - Revue "L'Aérophile" - Dernière mise à jour : 12 juin 2016.

Grandes manœuvres du Poitou du 9 au 18 septembre 1912 :
(liste compilée par Didier Lecocq - voir la page citée en bibliographie)

Les grandes manoeuvres d'armée de 1912 se déroulent au sud de la Loire, en Touraine et dans le Poitou. Mettant au prise 110.000 hommes, elles opposent deux armées commandées par les généraux Marion et Galliéni. Le scénario met aux prises deux armées éparpillées qui doivent se regrouper avant d'attaquer leurs adversaires, si possible avant que sa concentration ne soit achevée. Ces manoeuvres ont pour caractéristiques de mettre en ligne, pour la première fois, une division d'infanterie exclusivement composée de réservistes. Elle concrétisent ensuite l'emploi étendu de l'aviation, puisque un grand nombre d'avions sera employé dans les deux armées.

Du 9 au 18 septembre 1912, soixante-douze avions militaires et de modèles supérieurs à ceux de l'an dernier, vont participer aux manoeuvres du Poitou, plus particulièrement sur le territoire du 20ème corps d'armée dont le quartier général était situé à Tours. Pour la première fois vont être mises en ligne les cinq premières escadrilles françaises. Il s’agit d’escadrilles constituées et numérotées de 1 à 5. Elles sont complétées par d’autres escadrilles "de circonstance" et des escadrilles de réserve. Elles se répartissent ainsi :

  • Pour l’armée bleue dont le siège de l’aéronautique est à Voultegon, dans les Deux-Sèvres :
    • Directeur du service de l’aviation : lieutenant-colonel Bouttieaux.
    • Parc d’aviation d’armée : capitaine Gaston Ludmann,
    • Parc de ravitaillement : capitaine Jailler.
    1. L’escadrille n° 1 (future HF1) dotée de six Henri-Farman 16, venue de Châlons, dirigée par le capitaine Schneegans : lieutenants Challe (avec le capitaine Mittelhauser), Bousquet, Pierra (avec le lieutenant Joseph Tulasne), Vigne ; sergent Octave Benoist (avec le sapeur Duclos) ; sapeur Seguin (avec le capitaine Henry). Il y avait notamment les Henri-Farman numéros 57, 58, 59 et 64.
    2. L’escadrille n° 2 (future MF2), avec six Maurice-Farman modèle 1912, arrivée de Buc, en région parisienne, commandée par le capitaine Michaud : lieutenants Mauger-Devarennes (avec le lieutenant Baudoin), Noë (avec le capitaine d’Alozier), Vitrat (avec le sapeur Lebreton), Nicaud ; sergent Pierre de Seyssel (avec le sapeur Boyer), Hurard. Pilote de complément : Jules de Lareinty-Tholozan. Le Maurice-Farman du lieutenant Mauger-Devarennes, baptisé «La Mouette», emportait un poste de TSF.
    3. L’escadrille n° 3 (future BL 3) avec six Blériot XI, de Pau, dirigée par le capitaine Bellenger : lieutenants Jacquet, de Sylvestre, Letort, Boucher ; maréchaux des logis Feierstein, Pequet. Pilotes de complément : capitaine de Rose et Deneau.
    4. L’escadrille A qui aligne trois Borel et trois Blériot XI , commandée par le capitaine Casse : capitaine Faure, lieutenants de Vergnette, Garnier, Ronin, Massol, Bellemois. Pilotes de complément : capitaine Honoré de Lareinty-Tholozan ; sapeur Chambenois - capitaine Marc Doussaud.
  • Pour l’armée rouge dont l’aéronautique est installée à Coudon, au sud de Tournon-Saint-Martin (Indre) :
    • Directeur du service de l’aviation : lieutenant-colonel Estienne,
    • Parc d’aviation d’armée : capitaine Alexandre Sourdeau,
    • Parc de ravitaillement : capitaine Patard.
    1. L’escadrille n° 4 (future D 4) avec six Deperdussin T type militaire 1912 à moteur Gnôme de 70 HP, basée à Saint-Cyr, en région parisienne (capitaine Carlin) : lieutenants Rochette, Gourlez (avec le capitaine Ferragini), Bruncher, Benoit, Magnin (avec le capitaine Dugrandu), Brocard.
    2. L’escadrille n° 5 (future MF 5) avec six Maurice-Farman modèle 1912, basée également à Saint-Cyr (capitaine Leclerc) : lieutenants Cheutin, Varcin, Battini, Coville, Bordage ; sapeur Grandjean.
    3. L’escadrille B du capitaine Francezon équipée de quatre Hanriot : lieutenants Ménard, Marlin, Germain, Clerc.
    4. L’escadrille mixte équipée des avions triplaces, lauréats du Concours militaire de 1911 : deux Deperdussin, deux Breguet et deux Nieuport. Elle est dirigée par le capitaine Etevé : lieutenants Dietrich et Schlumberger (Deperdussin), lieutenants Migaud et sapeur Brégi (Breguet), lieutenant Guy de Montjou, maréchal des logis Bauwens (Nieuport, Gnôme 100 CV).
    Des escadrilles, hors-cadres, ont été constituées, destinées à la cavalerie et à l’artillerie :

    1. Monoplans monoplaces détachés au service de la cavalerie : lieutenants de Malherbe, Gouin, Le Bleu, sur Blériot XI.
    2. Monoplans d’artillerie commandés par le capitaine Badet : de la Morlais, Chabert, Roelandt. Pilotes de complément : lieutenants Gaubert et Henry de Geyer d’Orth.
  • Des escadrilles de réserve ont également été envoyées dans la région :
    1. 1ère escadrille de réserve (biplaces REP) du capitaine Maurice : lieutenants Précardin, Campagne, Bruguière,
    2. 2ème escadrille de réserve (biplaces Nieuport, Gnôme 100 CV) du lieutenant de vaisseau de l’Escaille : lieutenant Olivier de Villepin ; sergent François de Marmier ; sapeurs réservistes Charles Nieuport, Emmanuel Helen,
    3. 3ème escadrille de réserve (biplaces Deperdussin) du lieutenant Chevreau : lieutenants Radisson et Lalanne,
    4. 4ème escadrille de réserve (biplaces Maurice-Farman) du capitaine Duperron : lieutenants Lucca, Marzac, Lussigny, capitaine Loubignac,
    5. 5ème escadrille de réserve (biplaces Breguet) : lieutenant Sansever et soldat Moineau.

Des reconnaissances de 250 et 300 kilomètres, performances encore jamais accomplies, ni en 1910, ni en 1912, seront couramment effectuées sur la Campagne.

Les accidents  :
A la fin des manœuvres, il n’y avait comme accidents sur 60 appareils que 5 appareils sérieusement brisés et 1 hors d’usage par télescopage ; 9 avaient subi des avaries légères réparées en 2 ou 3 jours par les moyens du service de campagne. Sur les 49 appareils de l’active, 36 n’avaient rien eu.
(liste compilée par Didier Lecocq - voir la page citée en bibliographie)

En voici le détail :

  • le 11 septembre, le lieutenant Octave Benoit, du parti rouge, atterrit un peu brusquement entre Loudun et Montreuil-Bellay et fausse son appareil. Pilote indemne mais il est neutralisé pour 24 heures.
  • le jeudi 12, le n° 216 de l’armée bleue (sans doute un Blériot XI-2) a capoté à Nirey, à 3 km de Loudun. L’appareil est peu endommagé, l’observateur légèrement blessé à la main.
  • le samedi 14 septembre, le lieutenant Edmond Gaubert, sur Blériot, est victime d'un accident d'avion aux Renardières (champ de manœuvres de Châtellerault). Il avait des difficultés à rallier Tournon-Saint-Martin, tombant notamment en panne à Saint-Flovier !
  • le 14 septembre, le lieutenant Jacques Rochette casse son Deperdussin aux environs de Doussay, dans la Vienne (entre Châtellerault et Mirebeau). Le mécanicien qui l’accompagne, Gabriel Faille, est blessé à la jambe.
  • le dimanche 15 septembre, vers 9 heures du matin, le lieutenant Henri Sansever atterrit près du village de l’Ile-Saint-Martin, non loin de Rigny-Ussé. En voulant repartir, son Breguet G 3 n° 65 immatriculé Br 19 capote. L’appareil sera démonté sur place pour être réparé.
  • lors du déplacement d’une escadrille et de son matériel roulant, dirigée par le lieutenant-colonel Bouttieaux, de Châtellerault vers La Haye-Descartes, le Bréguet de Moineau casse une roue dans un fossé.

Ltt Georges Albert Thomas - 24ème régiment d'infanterie coloniale - Brevet de pilote militaire n° 132 obtenu le 20 juillet 1912 - Griévement blessé au cours d'un accident aérien près de Givrauval, le 22 septembre 1912 - Evacué avec une fracture du crâne et une jambe cassée, il est décédé des suites de ses blessures, à l'hôpital de Bar-le-Duc, le lendemain - Un mécanicien, chargé d'une réparation, a oublié une clé qui est venue casser l'hélice en plein vol - Photo Le Petit Journal du 25 septembre 1912.

Vue du village de Givrauval (55) où s'est écrasé l'avion du Ltt Georges Thomas - Carte postale d'époque.

Grandes manoeuvres du Poitou du 9 au 18 septembre 1912 - Les photos :

Le colonel Jules Voyer a commandé un des deux centres d'aviation des manoeuvres du Poitou - Photo du 14 août 1913 - Voir sa biographie dans la colonne de droite - Photo Agence M Branger en vente sur site Internet "Past to Present".

Le Ltt Georges Bellemois part en mission de reconnaissance à bord de son Blériot XI - Grandes manoeuvres du Poitou - Photo du 10 septembre 1912 - Ce pilote commandera l'escadrille BL 3 de août 1914 au 18 mars 1915 - puis la C 43 de mai 1915 jusqu'à mars 1916 - Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Blériot XI de l'escadrille n° 3 (future BL-3) affectée à l'armée bleue - L'avion est arrivé en remorque et a été assemblé sur place - Cette escadrille de 6 avions était stationnée à Voultegon du 9 au 18 septembre 1912 - C'est cette unité qui donnera naissance à la N 3 des "Cigognes" de Brocard et Guynemer - Photo collection Jérome Discours - Site Military-Photo que je remercie pour son aide.

Avions Maurice Farman MF 7 pendant les grandes manoeuvres du Poitou - Deux escadrilles, la 2 et la 5, ont engagées chacune 6 avions au cours des exercices - Remarquez la voiture atelier - Photo prise le 17 septembre 1912 - Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Maurice Farman MF 7 alignés sur le terrain de Sainte-Maure (37) - Grandes manoeuvres du Poitou de 1912 - Carte postale d'époque.

Avion Copin-Revillard en position de route, le 27 septembre 1912 Tous les avions utilisés par l'armée pendant les GM de 1912 devaient pouvoir être transportés par la route. On voit l'un des appareils engagés, les ailes repliées le long du fuselage, prêt à être chargé dans sa remorque. Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Biplace REP affecté à la 1ère escadrille de réserve, pendant les Grandes Manoeuvres de 1912 - Elle était composée de quatre appareils pilotés par le Cne Maurice, Ltt Précardin, Ltt Campagne et Ltt Bruguière - Cette photo a été prise sur le terrain de manoeuvres de Menneton de Tours, le 15 septembre 1912 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Christophe Rochet que je remercie pour son aide.

Le Deperdussin du Ltt Benoit de l'escadrille n° 4 (future D 4) après son capotage complet entre Loudun et Montreuil-Bellay, le 11 septembre 1912 Le pilote est indemne et son avion réparé au bout de 24 heures. Photo collection Jerome Discours - Site Military-Photo que je remercie pour son aide.

Ltt René Vivant-Marlin pilote de l'escadrille B aux GM de 1912 - Saint Cyrien de la classe 1905/07 - Lieutenant au 42ème RI détaché dans l'aviation militaire dés 1911 aprés avoir obtenu le brevet de pilote militaire n° 64 en date du 2 novembre 1911 à l'école de pilotage d'Etampes. En septembre 1912, il participe aux grandes manoeuvres du Poitou sur monoplan Hanriot. En décembre 1913,  il  pilote des avions biplan Henri Farman HF 20 (n°104 et 105 ) au-dessus de Verdun et de la frontiére de l'Est dans l'escadrille de reconnaissance HF.7 de la 3ème armée  (citation n°50 du 02/11/1914 du général Sarail). En 1915, il  est nommé capitaine et prend le commandant de l'escadrille MF.7, le 1er mars 1915. Il est tué, le 1er avril 1915 dans un accident d'avion en compagnie du Ltt Joseph Mingal. Photo Jacques Bresson, le petit neveu de René Marlin, que je remercie pour son aide.

A partir des grandes manoeuvres de 1911, l'aéronautique militaire va utiliser des remorques pour transporter ses avions jusqu'aux parcs aéronautiques où ils seront assemblés par les monteurs avions. Elles serviront également à rapatrier les avions endommagés qui ne peuvent plus voler Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Le lieutenant-colonel Bouttieaux, directeur du service de l’aviation de l'armée bleue stationnée à Voultegon (Deux-Sèvres) - De plus, il est directeur du matériel aéronautique militaire de Chalais-Meudon - Il est chargé de l'étude et de la constitution du matériel de guerre (construction, achats, entretien, recherches) - Carte postale d'époque.

Borel de l'escadrille A sur le terrain de Voultegon (79) - Cette unité appartient à l'armée bleue du général Marion - Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present" - Photo : Sahara.

Henri Farman HF 16 de l'escadrille 1 (future HF 1) sur le terrain de Voultegon (79) - Cette escadrille appartient à l'armée rouge du général Galliéni - Un hangar démontable a été dressé pour accueillir un dirigeable. L'armée adverse, la rouge, dispose du dirigeable "Adjudant Réau" sur le terrain de Tournon-Saint-Martin (36) - Photo : Sahara.

Maurice Farman MF 7 de l'escadrille 5 (future MF 5) sur le terrain de Tournon-Saint-Martin (36) - Cette escadrille appartient à l'armée rouge du général Marion - Le hangar abrite le dirigeable "Adjudant Réau" visible en vol - Cette carte postale comporte la signature de tous les membres d'équipage du dirigeable, ainsi que celle de l'Adj Boissière, le pilote du Maurice Farman - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte postale collection Jérome Pajon que je remercie pour son aide.

Construction des magasins généraux de l'aviation à Voltegon - Grandes manoeuvres du Poitou de septembre 1912 - Au fond à gauche, on aperçoit l'amarture du hangar démontable destiné à recevoir un dirigeable. Photo agence M.Branger en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Camion atelier pour équipements radio TSF - 10 septembre 1912 - Grandes manoeuvres du Poitou de 1912 - Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present"

Camion atelier de marque Delahaye - 10 septembre 1912 - Grandes manoeuvres du Poitou de 1912 - Photo agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Trois camions atelier mis en oeuvre lors des grandes manoeuvres du Poitou de 1912. Ces véhicules permettaient à la mécanique d'être autonome et de pouvoir réaliser toutes les opérations de maintenance et de réparations sur le terrain. Ce camion est identifiable grâce au cartouche placé sur le coté avant gauche "Aviation militaire - escadrille n° 1 - Camion atelier" donc affecté à l'escadrille HF 1 de l'armée bleue. Plusieurs photos de ce véhicules ont été publiées dans l'Aérophile. Photo datée du 10 septembre 1912 - Origine agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Le 27 septembre 1912 - Présentation de l'aviation militaire à Villacoublay :

Présentation à Villacoublay de la première grande revue de l'aviation militaire, en présence de M. Raymond Poincaré, président du Conseil, M. Armand Fallières, président de la République; et M. Millerand, ministre de la guerre.
Le Général Roques, chef de l'aéronautique militaire française présente soixante dix sept avions répartis en sept escadrilles appartenant aux centres d'aviation de Buc, Saint-Cyr, Etampes et Villacoublay.
Il s'agissait des escadrilles ayant pris part aux grandes manoeuvres du Poitou.


Revue de l'aviation militaire sur le terrain de Villacoublay, le 27 septembre 1912 - Sur cette photo, les six Breguet, celui au premier plan, un type R, le suivant, un type G - Les Breguet U militaires de 1912 ne pouvaient être que des U 1 à moteur à 7 cylindres - Origine agence M.Branger en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Revue de l'aviation militaire sur le terrain de Villacoublay, le 27 septembre 1912 - Sur cette photo, les six Maurice Farman modèle 1912 de l'escadrille MF 2 ou MF 5 - Origine agence Meurisse en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Revue de l'aviation militaire sur le terrain de Villacoublay, le 27 septembre 1912 - Sur cette photo, les six Maurice Farman modèle 1912 de l'escadrille MF 2 ou MF 5 - Origine agence M.Rol en vente sur le Site Internet "Past to Present".

Revue de l'aviation militaire sur le terrain de Villacoublay, le 27 septembre 1912 - Sur cette photo, des Blériot XI-2 de l'escadrille BL 3 alignés devant leurs tentes abris - Photo collection Albin Denis.

L'inspection permanente de l'Aéronautique militaire en 1912 - Au premier rang, assis : Cne Jules Gustave Marconnet, Cne Georges Do, Col Charles Hirschauer, Col André Romazzotti, Cne Félix Marie - Au second plan, debouts : Cne Joseph Tulasne, Cne Fleuri, X, Cne Pierre Martinot-Lagarde, Lcl Victor Bouttieaux, X, Lcl Louis Renaud, Col Jules Voyer, Cne Patard - Photo collection Jérome Discours - Site Military-Photo que je remercie pour son aide.

Biographies des officiers présents :

* Cne Jules Gustave Marconnet - Né le 2 juin 1869 à Montbéliard (Doubs) - Fils de Jacques Auguste Marconnet et de Catherine Eugènie Gondelfinger - Domiciliés Faubourd de Besançon à Montbéliard (Doubs) - Engagé à l'école spéciale militaire, le 28 octobre 1890 - Nommé Caporal, le 21 ocotbre 1891 - Sous-lieutenant affecté au 79ème régiment d'infanterie de Nancy, le 1er octobre 1892 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1894 - Cours de l'école supérieure de guerre du 18 octobre 1902 au 24 octobre 1904 - Affecté au 29ème régiment d'infanterie, le 2 août 1903 - Capitaine affecté au 136ème régiment d'infanterie, le 30 mars 1904 - Officier stagiaire du service géographique de l'armée, le 25 janvier 1905 - Stage d'instruction au 1er régiment de Cuirassiers du 1er juillet au 1er octobre 1905 - Stage aux batteries de la 1ère division de cavalerie du 1er mars au 31 juillet 1906 - Affecté au 5ème régiment d'infanterie, le 19 octobre 1906 - Affecté à l'état-major du 14ème corps d'armée, le 24 décembre 1909 - Affecté au 107ème régiment d'infanterie, le 9 juin 1910 - Observateur du Cne Albert Féquant lors du record du monde de distance, 160 km en 2h30 de vol, entre Mourmelon et Vincennes, le 9 juin 1910 - Brevet de pilote civil n° 90 délivré par l'Aéroclub de France, le 10 juin 1910 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1910 - Grande médaille d'or décernée par l'Aéroclub de France - Affecté à la 4ème direction du ministère de la Guerre - Participe aux manoeuvres de Picardie comme observateur - Affecté à l'inspection permanente de l'aéronautique militaire, le 20 novembre 1910 - Affecté au 45ème régiment d'infanterie de Sissonne - Nommé Chef de bataillon - Tué au combat à la côte 125 de Carnoy (Somme), le 27 novembre 1914.

* Cne Georges Pierre François Jean Do - Né le 9 août 1875 à Olette-et-Trol (Pyrénées Orientales) - Fils de François Do et de Constance Dordan - Domicilié au Perthus (Pyrénées Orientales) - Marié à Victorine Marguerite Do, le 23 avril 1901 - 2 enfants, des filles - Engagé à l'école Polytechnique, le 19 octobre 1895 - Sous-lieutenant élève de l'école d'application de l'artillerie et du Génie, le 1er octobre 1897 - Lieutenant en second affecté au 2ème régiment du Génie, le 1er octobre 1899 - Nommé Lieutenant en 1er, le 1er octobre 1900 - Affecté au 1er régiment du Génie, le1er avril 1901 - Nommé Capitaine, le 1er octobre 1902 - Affecté à l'état-major particulier du Génie à Verdun, le 17 octobre 1902 - Affecté au 3ème régiment du Génie, détaché à l'EMP à Verdun, le 16 novembre 1905 - Affecté au 25ème bataillon d'aérostiers du 1er régiment du Génie, le 26 juillet 1906 - Nommé Capitaine en 1er, le 27 décembre 1909 - Nommé à l'état-major de la brigade du Génie du gouverneur militaire de Paris, le 9 mars 1910 - Affecté à la Chefferie de Paris Nord et détaché à l'inspection permanente de l'aéronautique militaire, le 24 novembre 1910 - Affecté au 1er régiment du Génie et détaché à l'inspection permanente de l'AM, le 24 décembre 1910 - Nommé Chef d'état-major de l'inspection permanente de l'aéronautique militaire, le 24 janvier 1913 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1912 - Officier de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1917 - Chef de bataillon du Génie - Décédé au 24, rue du Champ de Mars, à Paris (75), le 17 décembre 1918 -

* Col Auguste Edouard Hirschauer - Né le 16 juin 1857 à Saint-Avold (Moselle) - Fils de Charles Edouard Hirschauer et de Julie Dufour - A opté pour la nationalité française à Calais, le 8 juin 1872 - Reçu à l'école Polytechnique en 1876 - Marié avec Marie Claire Elisabeth Joséphine Goussel, le 9 octobre 1883 - 4 enfants, 3 garçons et une fille - Sous-lieutenant, élève de l'école d'application de l'artillerie et du génie, le 1er octobre 1878 - Nommé Lieutenant de 2ème au 1er régiment du Génie de Versailles, le 1er octobre 1880 - Embarqué à Marseille pour l'Algérie, le 30 juillet 1881 - Embarqué à Oran, le 2 août 1881 - Embarqué à Méchéria, le 13 août 1881 - A fait partie des colonnes appelées à réprimer les mouvements rebelles sur le territoire algérien du 13 août au 6 octobre 1881 - débarqué à Marseille, le 5 décembre 1881 - Médaille Coloniale avec agrafe "Algérie" - Lieutenant en 1er, le 9 novembre 1881 - Nommé Capitaine en second, le 4 octobre 1883 - Capitaine de l'Etat-major particulier du Génie à Lille, le 11 novembre 1883 - Profession professeur adjoint de l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 29 septembre 1886 - A suivi les cours de l'école supérieure du 1er novembre 1889 au 3 novembre 1891 - Capitaine en 1er de l'Etat-Major du Génie, le 18 octobre 1889 - Stagiaire à l'état-major de l'armée, le 11 novembre 1891 - 3ème bureau de l'état-major de l'armée, le 26 décembre 1893 - Officier d'ordonnance du général Raoul Le Mouton de Boisdeffre, chef d'état-major général de l'armée, le 12 décembre 1895 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1895 - Autorisé à dirigeur des ascensions en ballon libre, le 3 mars 1898 - Nommé Chef de Bataillon, le 16 avril 1898 - Chef de cabinet du chef général de l'armée, le 26 juillet 1898 - Etablissement central d'aérostation militaire à Chalais-Meudon, le 8 décembre 1898 - Affecté au 1er régiment du Génie (aérostiers) à Versailles, le 1er avril 1901 - Nommé Lieutenant-colonel, le 24 juin 1905 - Affecté au 3ème régiment du Génie d'Arras, le 11 juillet 1905 - Officier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1907 - Stagiaire au 33ème régiment d'infanterie, el 1er janvier 1909 - Directeur du Génie à Lille, le 26 février 1909 - Nommé Colonel, le 24 décembre 1909 - Commandement des troupes d'aérostation, le 30 avril 1910 - Inspecteur permanent de l'aéronautique militaire de Paris du 25 avril 1912 au 24 septembre 1913 - Nommé Général de Brigade, commandant de la brigade du 1er régiment du Génie et le département de Seine-et-Oise, le 24 décembre 1912 - Commandeur de la Légion d'honneur, le 3 septembre 1913 - Commandant de la brigade des 5ème et 8ème régiment du Génie, le 15 novembre 1913 - Commandant le Génie de la région Sud-Ouest de Paris, le 2 août 1914 - Chef d'état-major des défenses du camp retranché de Paris, le 28 août 1914 - Directeur du service aéronautique au Ministère de la Guerre, le 8 octobre 1914 - Commandant de la 29ème brigade d'infanterie, le 22 septembre 1915 - Blessé par un éclat d'obus au pied gauche au cours d'une attaque de tranchées à Mahure (51), le 9 octobre 1915 - Commandant de la 63ème division d'infanterie, le 3 janvier 1916 - Promu Général de division, le 25 mai 1916 - Commandant le 18ème corps d'armée, le 20 juin 1916 - Grand Officier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre, le 10 juillet 1917 - Commandant le 9ème corps d'armée, le 22 août 1917- Commandant de la 2ème armée, le 11 décembre 1917 - Gouverneur de Strasbourg du 22 novembre 1918 au 22 ocotbre 1919 - Commandant supérieur du territoire d'Alsace du 22 février 1918 au 22 octobre 1919 - Placé en réserve, le 16 juin 1919 - Sénateur du département de la Moselle du 11 janvier 1920 au 27 décembre 1943 - Grand Croix de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Domicilié 7, passage Pilatre de Rozier à Versailles (Seine et Oise) - Médaille Militaire, le 30 décembre 1931 - Remise devant les troupes du 6ème corps d'armée à Metz - Décédé à Versailles , le 27 décembre 1943 - Auguste Edouard Hirschauer repose au cimetière de Montparnasse à Paris (75).

* Col André Romazzotti - Né le 26 juin 1859 à Obermichelbach (Haut-Rhin) - Fils de Paul Romazzotti et de Marie Clarisse Gorsse - Domiciliés rue d'Amsterdam à Paris 8ème arrondissement - A choisit la nationalité française à Strasbourg, le 10 août 1872 - Engagé volontaire, le 27 octobre 1877 - Elève de l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 30 octobre 1877 (206 sur 340) - Sous-lieutenant à l'école d'application de cavalerie, le 1er octobre 1879 - A suivi les cours de l'école de cavalerie comme élève officier du 1er novembre 1879 au 31 août 1880 (34 sur 86) - Affecté au 13ème régiment de Chasseurs, le 9 septembre 1880 - Corps expéditionnaire de Tunisie du 14 avril 1881 au 12 juin 1882 - Algérie du 13 juin 1882 au 28 janvier 1884 - Nommé Lieutenant, le 20 décembre 1883 - Marié à Jeanne Marie Emma Brochot, le 26 octobre 1885 - Six enfants, 3 garçons et 3 filles - Affecté au 14ème régiment de Chasseurs, le 28 octobre 1886 - A suivi les cours de l'école de cavalerie comme officier d'instruction du 20 octobre 1887 au 31 août 1888 (10 sur 36) - Affecté comme officier d'intendance au 6ème régiment de Chasseurs, le 29 mars 1889 - Nommé Capitaine instructeur du 6ème régiment de Chasseurs, le 12 juillet 1890 - Nommé Capitaine en second, le 7 octobre 1892 - Ecole supérieure de Guerre du 1er novembre 1892 au 31 octobre 1894 - Affecté au 14ème régiment de Chasseurs, le 2 octobre 1893 - Médaille Coloniale agrafe "Algérie", le 15 novembre 1894 - Stagiaire à l'état-major de la 5ème division de cavalerie, le 1er février 1895 - Officier d'ordonnance de l'état-major de la 13ème brigade de cavalerie, le 17 mars 1897 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1897 - Autorisé à diriger des ascensions en ballon libre, le 23 mars 1898 - Commotion cérébrale et contusions multiples suite à une chute de cheval, le 3 août 1900 - Nommé Chef d'escadron du 3ème régiment de Hussards, le 16 mars 1901 - Etat-major du 10ème corps d'armée, le 12 octobre 1903 - Lieutenant-colonel du 20ème régiment de Dragons, le 27 septembre 1906 - Colonel du 24ème régiment de Dragons, le 24 juin 1910 - Adjoint à l'inspecteur permanent de l'aéronautique militaire, le 24 juin 1912 - Inspecteur permanent par intérim de l'aéronautique militaire, le 1er octobre 1913 - Officier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1913 - Décédé dans le département des Côtes du Nord (22), le 18 août 1923.

* Cne Félix Marie - Né le 21 juin 1870 à Sault (Vaucluse) - Fils de Joseph Marie et de Marie Elisabeth Léontine Boy - Nommé Sous-Lieutenant, le 30 septembre 1891 - Affecté à la 7ème batterie du 3ème régiment d'artillerie, le 30 septembre 1892 - Nommé sous-lieutenant en second, le 30 septembre 1893 - Affecté à la 12ème batterie du 23ème régiment d'artillerie, le 8 août 1896 - Nommé Lieutenant en premier, le 12 juillet 1897 - Affecté à la 10ème batterie du 23ème régiment d'artillerie, le 15 avril 1898 - Nommé capitaine en second, le 12 juillet 1903 - Affecté à la 3ème batterie du 23ème régiment d'artillerie - Commandant de la 5ème batterie du 23ème régiment d'artillerie, le 22 décembre 1906 - Inventeur du ruban-goniomètre Marie, un calculateur d’angles de tir en 1907 - Affecté à l’état-major particulier de l’Artillerie à Vincennes - Détaché à l’établissement d’aviation militaire de Vincennes - Titulaire du brevet de pilote de l'Aéroclub de France n° 80, le 3 août 1910 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 17 octobre 1910 - Mis à la disposition du Général Roques, inspecteur permanent de l'aéronautique militaire, le 14 novembre 1910 - Brevet de pilote militaire n° 21 obtenu le 29 juillet 1911 - Brevet de pilote de dirigeable n° 137 en date du 26 septembre 1911 - Nommé à l'Etat-Major de l'Inspection permanente de l'aéronautique, le 9 février 1913 - Nommé Capitaine en premier - Nommé adjoint de l’inspecteur technique de l’aérostation de Nice, le 9 mars 1914 - Nommé Vice-président de la Commission d’études pratiques d’aviation au camp de Châlons, le 1er avril 1914 - Affecté à l'état-major du Ministre de la Guerre, le 17 juin 1914 - Nommé Chef d'escadron, le 23 juin 1914 - Nommé Directeur du service de l’aviation d’Alsace du 11 au 25 août 1914 - Commandant du 2ème groupe du 5ème régiment d'artillerie à partir du 25 août 1914 - Une Citation à l'ordre de l'AD 57 en date du 14 septembre 1915 - Nommé Adjoint à l’inspecteur des dépôts et des écoles d’aviation, le 1er février 1915 - Affecté à la section technique de l’aviation, chef du secrétariat particulier du ministre de la Guerre, le général Roques, le 10 mars 1916 - Membre du cabinet du Général Roques, ministre de la Guerre, le 21 mars 1916 - Nommé Officier de la Légion d'Honneur, le 12 décembre 1916 - Section tehnique de l'aéronautique, le 25 décembre 1916 - Etat-Major particulier du ministre de la Guerre, le 23 mars 1917 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 6 juillet 1917 - Commandant l'AL 116 RAL (artillerie lourde du 16ème corps d'armée), le 4 juin 1918 - Une citation à l'ordre de la 3ème armée, le 9 novembre 1918 - Croix de guerre avec palme de bronze et étoile - Nommé colonel à titre temporaire, le 4 novembre 1918 - Nommé commandant du 116ème régiment d’artillerie lourde de Castres, le 5 septembre 1919 - Nommé sous-directeur de l'inspection technique de l’aéronautique, le 7 février 1921 - Nommé colonel à titre définitif, le 25 mars 1923 - Nommé commandant du camp d'instruction de Cazaux et directeur du parc du 1er janvier 1924 du 19 juin 1930 - Inventeur du viseur FM et de la bombe FM - Commandeur de la Légion d'Honneur en 1924 - Nommé Général de Brigade, le 9 mars 1927 - Passe dans la 2ème section (réserve), le 21 juin 1930 - Décédé, le 22 octobre 1938.

* Cne Joseph Auguste Léon Tulasne - Né le 2 mars 1879 à Tours (Indre et Loire) - Fils de Léon Edmond Tulasne et de Cécile Marie Alphonsine Lecat - Marié avec Marguerite Pauline Desprès, le 13 octobre 1902 - Engagé à l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 26 octobre 1898 - Nommé Caporal, le 15 août 1899 - Sous-Lieutenant du 63ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1900 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1902 - Détaché à l'école supérieure de Guerre, le 2 novembre 1909 - Affecté au 27ème régiment d'infanterie, le 28 septembre 1910 - Stagiaire de l'état-major du 6ème corps d'armée, le 13 janvier 1912 - Stage d'observateur en avion du 19 juin au 19 juillet 1912 - Brevet de pilote civil 944 délivré par l'Aéroclub de France, le 25 juillet 1912 - Participation aux manoeuvres de 1912 comme observateur - Réintégré au 27ème régiment d'infanterie pour être détaché au service de l'aéronautique militaire du camp de Châlons, le 31 octobre 1912 - Affecté en position hors cadre à l'inspection permanente de l'aéronautique militaire, le 5 juillet 1913 - Nommé Capitaine, le 26 mars 1913 - Brevet de pilote militaire n° 252 obtenu le 22 avril 1913 - Adjoint au colonel inspecteur technique de l'aviation, le 5 mars 1914 - Adjoint au commandant de l'aéronautique de la 4ème armée du 2 au 31 août 1914 - Une citation à l'ordre de la 4ème armée, le 27 août 1914 - Commandant par intérim de l'aéronautique de la 4ème armée du 1er au 15 septembre 1914 - Adjoint au commandant de l'aéronautique des armées du Nord et du Nord-Est au GQG, le 16 septembre 1914 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 3 décembre 1914 - Nommé Chef de bataillon à titre temporaire, le 3 juin 1915 - Commandant de l'aéronautique de la région de Dunkerque (36ème corps d'armée), le 1er juin 1916 - Affecté à la mission Joffre-Viviani aux Etats-Unis pour l'organisation de l'aéronautique, le 1er mai 1917 - Chef de la mission Tardieu de l'aviation aux Etats-Unis, le 1er juillet 1917 - Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 18 avril 1918 - Rentré en France en janvier 1919 - En cogé 2 ans - Adjoint du commandant du 32ème régiment d'aviation, le 9 août 1921 - Affecté au bureau des écoles à l'état-major de l'armée, le 23 novembre 1921 - Affecté au 34ème régiment d'aviation et mis à disposition du ministère des colonies pour l'aéronautique de l'Afrique Occidentale Française, le 8 mai 1922 - Lieutenant-colonel chef du service aéronautique en AOF, le 25 décembre 1924 - Officier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1924 - Raid Dakar-Tombouctou-Colomb-Béchar en 1925 - Commandant du 31ème régiment d'aviation de Tours, le 24 septembre 1925 - Brevet d'observateur, le 22 avril 1926 - Affecté au 3ème bureau de l'état-major en janvier 1927 - Colonel en fin 1927 - Général de Brigade en fin 1930 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 10 septembre 1931 - Commandant la 12ème brigade de bombardement à Reims en 1932 - Direction du matériel en 1933 - Commandant de la 2ème région aérienne en 1934 - Général de corps d'armée aérienne comme inspecteur de l'aéronautique militaire de renseignements - Mis en congé définitif du personnel navigant en octobre 1936 - Il avait alors 1243 heures de vol - Grand officier de la Légion d'Honneur, le 30 octobre 1936 - Décédé, le 7 septembre 1948 -

* Lcl Albert Stephen Fleuri - Né le 23 avril 1865 à Rochefort (Charente-Maritime) - Fils d'Etienne Clovis Théodore Fleuri (capitaine d'artillerie de marine) et de Marie Marthe Louise Lambert - Domiciliés au 47, rue St-Pierre à Rochefort (17) - Classe 1885 - Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1886 - Elève de l'école d'application du Génie, le 1er octobre 1886 - Nommé Lieutenant en 2ème, le 1er octobre 1888 -  Affecté au 1er régiment du Génie de Versailles, le 3 novembre 1888 - Nommé Lieutenant en 1er, le 15 octobre 1890 - Détaché comme instructeur à l'école militaire de l'artillerie et du Génie, le 16 octobre 1892 - Nommé Capitaine en 2ème, le 26 décembre 1893 - Nommé à l'état-major à Cherbourg, le 1er avril 1894 - Détaché au 6ème régiment à Cherbourg puis retour à l'état-major de Cherbourg - Nommé Capitaine de 1ère classe, le 11 avril 1901 - Affecté à la section technique du Génie, le 12 novembre 1901 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 décembre 1906 - Nommé Chef de Bataillon - Commandant de l'Etablissement central du matériel aéronautique militaire de Chalais-Meudon (constitution, achat, entretien) - Nommé Lieutenant-Colonel - Officier de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1917 -  Décédé le 17 novembre 1918 à Saint-Maurice (Val-de-Marne) - Sources : Extrait de naissance - Relevé des services (janvier 1907) -  LO - Certificat de décès - Dernière mise à jour : 7 mars 2016.

* Lcl Victor Paul Bouttieaux - Né le 17 octobre 1858 à Le Quesnoy (59) - Capitaine de 1ère classe à Belfort - Affecté à la chefferie du matériel de guerre du Génie de Versailles, le 14 septembre 1889 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1899 - Nommé Chef de l'établissement central du matériel de l'aérostation militaire à Chalais-Meudon, le 23 février 1903 - Nommé Chef de Bataillon, le 13 octobre 1903 - Adjoint au directeur des services du matériel du Génie à Paris (75), le 24 mars 1908 - Commandant du groupe de sapeurs aérostiers du camp de Châlons - Directeur du matériel aéronautique militaire à Chalais-Meudon, le 21 avril 1910 - Nommé Lieutenant-colonel, le 24 juin 1910 - Nommé Colonel commandant du 1er groupe d'aéronautique militaire, le 24 septembre 1912 - Officier de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1913 - Membre de la Commision permanente de navigation aérienne pour les années 1913 et 1914, le 15 janvier 1913 - Commandant du 1er groupe d'aviation à Lyon, le 5 décembre 1913 - Adjoint au sous-secrétaire d'état de l'aéronautique militaire - Nommé Général de Brigade, le 8 janvier 1916 - Commandant du Génie de la VIème armée - Une citation à l'ordre de l'armée, le 7 novembre 1917 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 7 novembre 1917 - Très grièvement blessé au cours d'un accident en service commandé - Une citation à l'ordre de l'armée en date du 23 juillet 1918 - Décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 226 de Boursonne (Oise), le 22 juillet 1918.

* Lcl Louis Alphée Renaud - Né le 1er avril 1863 à Pons (Charente) - Fils de Armand Alphée Renaud et de Louise Elisabeth (dite Céline) Barbot - 7 enfants - Domiciliés rue Grande à Pons - Engagé à l'école Polytechnique, le 19 octobre 1882 - Nommé Sous-Lieutenant, élève d'artillerie de terre, à l'école d'application de l'artillerie et du génie, à Fontainebleau, le 1er octobre 1884 - Marié avec Emilie Marie Louise Amblard, le 27 septembre 1886 - Nommé Lieutenant en 2ème et affecté au 11ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1886 - Nommé Lieutenant en 1er et affecté à la 3ème batterie du 3ème bataillon d'artillerie de forteresse, le 16 janvier 1889 - Affecté au 21ème régiment d'artillerie, le 19 janvier 1891 - Nommé Capitaine en 2ème et affecté au 33ème régiment d'artillerie, le 29 décembre 1892 - Affecté à la 10ème batterie à la manufacture de Châtellerault, le 15 février 1893 - Membre de la commision d'expériences de Versailles, le 2 octobre 1893 - Affecté au 11ème régiment d'artillerie et membre de la commission d'expérience de Versailles, le 9 février 1895 - Ecole supérieure de Guerre du 1er novembre 1897 au 31 octobre 1899 - Brevet d'état-major - Affecté à la 7ème batterie du 40ème régiment d'artillerie, le 2 avril 1898 - Affecté à l'Etat-Major du gouvernement militaire de Paris, le 1er février 1900 - Nommé capitaine en 1er, le 24 avril 1900 - Affecté au 39ème régiment d'artillerie, à la 11ème batterie de la 2ème division de cavalerie, le 12 février 1901 - Affecté à la 1ère batterie du 14ème régiment d'artillerie comme stagiaire de l'état-major du 18ème corps d'armée, le 6 février 1903 - Nommé Chef d'escadron et affecté à l'Etat-major du 17ème régiment d'artillerie, le 9 avril 1903 - Affecté au 14ème régiment d'artillerie, le 31 décembre 1903 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 29 décembre 1904 - Affecté à l'Etat-major du 18ème corps d'armée, le 19 octobre 1906 - Nommé Lieutenant-colonel au 22ème régiment d'artillerie, le 23 mars 1910 - Membre de l'inspection technique de l'aéronautique militaire en 1912 - Commandant l'artillerie du 6ème corps d'armée de février à avril 1915 - Commandant l'artillerie du 2ème corps d'armée - Officier de la Légion d'Honneur et Croix de Guerre, le 13 juillet 1915 - Cité deux fois à l'ordre de l'armée - Nommé Général de Brigade en 1917 - Commandant supérieur de la DCA du camp retranché de Paris en 1917 - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Non réactivé en 1939 - Nommé Général de division, le 30 juin 1923 - Décédé au 2, rue Rigaud à Neuilly-sur-Seine, le 16 avril 1942.

* Col Jules Stanislas Voyer - Né le 7 mai 1862 à Nogent-le-Roy (Eure et Loire) - Fils d'Alphonse Léon Voyer et de Maria Elise Foucher - Domicilés à Villemeux (Eure-et-Loire) - Marié avec Aline, Léonie, Marie Marchal, le 15 février 1892 - 5 enfants, 3 garçons et 2 filles - Sous-lieutenant élève à l'école d'application de l'artillerie et du Génie, le 1er octobre 1889 - Nommé lieutenant en 2ème, le 1er octobre 1886 - Affecté au 4ème régiment du Génie à Grenoble, le 29 octobre 1886 - Nommé Lieutenant en 1er, le 24 septembre 1887 - Capitaine en 2ème de l'état-major particulier du Génie à Verdun, le 25 septembre 1890 - Etablissement central d'aérostation militaire de Chalais-Meudon, le 25 septembre 1893 - Affecté au 1er régiment du Génie à Versailles et détaché à Chalais-Meudon pour commander un détachement, le 9 ocotbre 1895 - Détaché à l'établissement central d'aérostation militaire, le 25 septembre 1898 - Etat-major particulier du Génie à l'établissement central d'aérostation, le 1er décembre 1898 - Nommé Capitaine en 1er, le 6 avril 1899 - Autorisé à diriger des ascensions libres en ballon, le 5 mai 1890 - Affecté au 2ème régiment du Génie de Montpellier, le 24 septembre 1900 - Chevalier de St-Anne de Russie de 3ème classe, le 13 mars 1902 - Affecté au 1er régiment du Génie de Versailles, le 1er avril 1902 - Détaché à l'établissement central du matériel d'aérostation, le 1er décembre 1903 - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 29 décembre 1903 - Nommé Chef de bataillon, le 24 septembre 1907 - Commandant de l'établissement central du matériel d'aérostation, le 1er avril 1908 - Brevet de pilote de dirigeable, le 26 février 1908 - Affecté au 25ème bataillon de sapeurs aérostiers (1er Génie), le 6 octobre 1909 - Affecté à la Chefferie de Versailles, le 26 octobre 1911 - Nommé Lieutenant-Colonel, le 8 avril 1912 - Adjoint au directeur du matériel d'aérostation militaire à Chalais-Meudon, le 10 avril 1912 - Directeur du matériel d'aérostation militaire à Chalais-Meudon, le 3 octobre 1912 - Commandant du 1er groupe d'aérostation à Versailles, le 1er janvier 1914 - Affecté au GQG, le 2 août 1914 - Nommé Colonel, le 25 décembre 1914 - Commandant du dépot du 1er groupe d'aérostation de Versailles - Officier de la Légion d'Honneur, le 29 décembre 1916 - Domicilié 3, rue d'Anjour à Versailles - Admis à la retraite, le 15 septembre 1918 - Nommé Général de brigade de la section de réserve - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1928.

* Cne Pierre Léonard Camille Martinot-Lagarde - Né le 19 décembre 1877 à Saint-Jaud (Dordogne) - Fils de Jean Edmond Martinot-Lagarde et de Anne Marie Pélagie Félicie Agard-Laroche - Engagé à l'école Polytechnique, le 13 octobre 1898 - Nommé Sous-Lieutenant, le 1er octobre 1900 - Ecole d'application de l'artillerie et du Génie - Marié avec Marie Edmée Henry, le 30 août 1902 - Deux enfants, 2 garçon et une fille - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1902 - Affecté au 5ème régiment du Génie à Versailles, le 3 novembre 1902 - Détaché à l'état-major particulier de l'arme à Vincennes, le 14 mars 1907 - Capitaine en 2ème de la chefferie de Vincennes et de l'école de Vincennes, le 23 mars 1907 - Affecté à l'établissement central du Matériel de l'Aérostation militaire à Chalais-Meudon, le28 novembre 1909 - Affecté au service des fabrications de l'aviation militaire, le 1er avril 1914 - Mission en Italie, du 10 au 15 octobre 1916 - Nommé Chef de Bataillon, le 25 mai 1917 - Affecté à l'inspection technique de l'aéronautique, le 8 décembre 1921 - Nommé Lieutenant colonel, le 25 juin 1923 - Officier de la Légion d'Honneur, le 9 juillet 1924 - Nommé Colonel, le 14 juin 1928 - Colonel de réserve de la base aérienne de Paris-Issy - Commandeur de la Légion d'Honneur, le 31 décembre 1936 - Décédé, le 26 mars 1953.

Le 27 décembre 1912 - Retour de la colonne Brulard à Mogador :

Le retour à Mogador des colonnes Brulard et Massoutier après une marche de 50 km effectuée en 2 jours, les 26 et 27 décembre 1912 - Les troupes françaises, sous le commandement du Cdt Massoutier, qui étaient assiégées à Dar el Kadi, ont été délivrées par les troupes commandées par le Général Brulard - De gauche à droite : l'escadrille d'aviation du Maroc rend les honneurs - Général Brulard - Général Franchet d'Esperey - Les compagnies de débarquement des croiseurs Du Chayla et Friant - Photo Georges Guérard

 

Rermerciements à :

- M. Didier Lecocq pour l'envoi de la liste des avions engagés dans les grandes manoeuvres 1912.
- M. Jacques Bresson pour l'envoi de la photo de son grand oncle René Marlin.
- M. Jérome Pajon pour l'envoi de la carte postale du dirigeable "Adjudant Réau".
- M. Christophe Rochet pour l'envoi de la photo des Grandes Manoeuvres de 1912.
- M. Jérome Discours du Site Military-Photo - Voir le lien
- M. Maxence de Jouvencel pour l'envoi de la photo de Louis Chandenier, son arrière grand oncle.

Bibliographie :

- Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920 - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- De l'Aéronautique militaire "1912" à l'Armée de l'Air "1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- Site Internet " Aeroplane de Touraine" de Didier Lecoq - Les manoeuvres de l'Ouest de 1912 - Voir le lien
- Histoire de l'Aviation par René Chambe - Publié par Flammarion en 1949 - Collection de l'auteur.
- Site Internet "Past to present" - Vente par correspondance de cartes postales - Voir le lien

 

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