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Le 1er régiment de chasse
de Thionville-Basse-Yutz

Valable pour la période allant du 1er janvier au 1er août 1920.

Neuf escadrilles, numérotées de 101 à 109, réparties en 3 groupes de chasse.

1er groupe de chasse
Arrivée le 16 décembre 1919 ---> 101ème escadrille ---> traditions de la SPA 37
Arrivée le 16 décembre 1919 ---> 102ème escadrille ---> traditions de la SPA 81
Arrivée le 16 décembre 1919 ---> 103ème escadrille ---> traditions de la SPA 93
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2ème groupe de chasse
Arrivée le 5 décembre 1919 ---> 104ème escadrille ---> traditions de la SPA 31
Arrivée le 5 décembre 1919 ---> 105ème escadrille ---> traditions de la SPA 48
Arrivée le 5 décembre 1919 ---> 106ème escadrille ---> traditions de la SPA 94
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3ème groupe de chasse
Arrivée le 30 novembre 1919 ---> 107ème escadrille ---> traditions de la SPA 73
Arrivée le 5 décembre 1919 ---> 108ème escadrille ---> traditions de la SPA 95
Arrivée le 5 décembre 1919 ---> 109ème escadrille ---> traditions de la SPA 62
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Le parc n° 115 (ex parc 102).

Les insignes métalliques des escadrilles du 1er régiment de chasse de la période allant du 1er janvier au 1er août 1920 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - A cette époque, les insignes métalliques sont encore rares et sont fabriqués directement à l'unité par les mécaniciens ou en série plus ou moins importante par un bijoutier - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Photos droits réservés - Planche Albin Denis.

L'escadre de combat n° 1 :

Le 24 mai 1919, alors qu'elle occupait l'Allemagne, l'escadre de combat n° 1 est dissoute, ainsi que ses trois groupes de combat. L'ensemble donne naissance au Groupement de chasse n° 1 composé de 3 groupes de 3 escadrilles. Le GC 1 se compose de la manière suivante : 1er groupe avec les escadrilles SPA 37, SPA 81, SPA 93 - 2ème groupe avec les escadrilles SPA 31, SPA 48, SPA 94 - 3ème groupe avec les escadrilles SPA73, SPA 95, SPA 62.

L'occupation de l'Allemagne prenant fin, le groupement de chasse n° 1 est affecté au terrain de Thionville-Basse-Yutz. Les installations, qui vont être utilisées, ont été créées pour le 135ème régiment d'infanterie (Infanterie-Regiment n° 135), à partir de l'année 1885. Ce régiment a quitté Thionville pour Düsseldorf avant la 1ère guerre mondiale. Pendant le conflit, plusieurs régiments de cavalerie allemande vont se succéder sur place, le régiment de Hussards "König Humbert vin Italien", puis le régiment de Dragons Magdebourg n° 6. Le vaste terrain d'exercices de ces unités de cavalerie servira, après travaux, de terrain d'aviation.

Arrivée des escadrilles sur le terrain :

Entre le 5 et le 16 décembre 1919, les 9 escadrilles se posent sur le terrain et commencent leur installation. Les hangars Bessonneau et autres locaux techniques ont été progressivement transférés sur place et s'alignent au Nord du terrain. L'arrivée des escadrilles sur le terrain de Basse-Yutz ne s'est pas faite sans problème. Aucune installation en dur n'est prête. En plein hiver, il faut loger des centaines de pilotes, mécaniciens et administratifs qui vont être répartis selon leur condition. Les officiers et sous-officiers supérieurs logent progressivement chez l'habitant, les sous-officiers subalternes et hommes du rang s'installent dans l'ancienne caserne. Elle a été abandonnée par les Dragons allemands qui occupaient la zone jusqu'en novembre 1918. Très rapidement, il va falloir procéder à de gros travaux pour rendre la zone viable dans de bonnes conditions. Les Allemands avaient même abandonnés certains bâtiments insalubres, où régnait, de manière endémiques, une épidémie de fièvre typhoïde.

 

 

Le terrain de Basse-Yutz, situé au Sud-Est de la ville de Thionville, a été choisi pour sa proximité avec la frontière. Les avions de l'époque n'ayant pas un rayon d'action suffisant, il est vital d'être au plus près des adversaires potentiels. La longueur de la bande de décollage est initialement de 600 sur 300 mètres. Ces dimensions deviendront vite des obstacles au décollage pour des avions devenant de plus en plus puissants, le terrain étant enclavé par les villes de Thionville, de Basse-Yutz et des ateliers du chemin de fer.

Les différents quartiers :

L'aéronautique militaire dispose sur place de deux installations distinctes, d'abord une caserne située au Couronné de Yutz, baptisée Quartier "Curely" qui abritera le parc du régiment, puis un terrain d'aviation proprement dit avec ses installations. Cette dernière partie est baptisée caserne " Général Leconte" qui était auparavant le terrain de manœuvres de la cavalerie allemande.

Dissolution du groupement de chasse n° 1 :

Le 12 décembre 1919, le groupement de chasse n° 1 est dissous, ainsi que ses unités constitutives par le décret n° 4005-4-0-12.

Circulaire provisoire :

* Circulaire relative à l'application aux troupes de l'aéronautique du décret et de l'instruction du 23 décembre 1919, concernant l'organisation provisoire des unités administratives dans les corps de troupe, à partir du 1er janvier 1920.

1. A partir du 1er janvier 1920, dans les formations de l'aéronautique appelées à être constituées en régiments et stationnées sur le territoire de la métropole, les unités administratives seront formées provisoirement, de la façon suivante:

  • Dans l'aviation : une seule unité administrative par groupe d'escadrilles (groupe d'observation ou de reconnaissance, groupe de chasse, groupe de bombardement);
  • Dans 1'aérostation, une seule unité administrative par bataillon d'aérostation.
  • Dans la D.C.A, une seule unité administrative par groupe de 75 automobiles ;
  • dans les groupes mixtes, unité administrative réunissant les deux compagnies de projecteurs, et une unité administrative mixte.

2. Toutes les dispositions du décret et de l'instruction du 23 décembre 1919, en ce qui concerne la désignation des commandants des unités administratives provisoires, leur rôle et leur responsabilité, ainsi que les dates et conditions du passage de l'organisation actuelle à l'organisation nouvelle sont applicables aux troupes de l'aéronautique.

Le 1er janvier 1920, une organisation provisoire entre en vigueur en attendant le vote par le parlement de la loi d'organisation de l'aéronautique militaire. Les unités de chasse sont réparties au sein de trois régiments d'aviation, avec chacun trois groupes à trois escadrilles.

Création du 1er régiment de chasse :

Le 1er janvier 1920, le 1er régiment de chasse est officiellement créé, comme tous les régiments d'aviation. Il a été formé avec les groupes de chasse 15, 18 et 19 de la 1ère escadre de chasse. Ces escadrilles perdent leurs dénominations issues de la Grande Guerre et deviennent les 101ème à 109ème escadrilles du dit-régiment. Toutes ces escadrilles volent sur SPAD XIII et quelques SPAD VII à moteur Hispano-Suiza surcomprimés de 180 ch de fin de série.

Implantation du 1er régiment de chasse dans la commune de Yutz en 1920 - Les installations aéronautiques sont représentées en bleu ciel - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Plan réalisé par J. Boulliung que je remercie pour son aide.

Numérotation des escadrilles :

Les escadrilles identifiées dans la série des 100 sont des escadrilles de chasse, celles dans la série des 200 sont des escadrilles de bombardement.

Le Cdt Jean Houdemon, premier commandant du régiment :

Le Cdt Jean Houdemon prend le commandement du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 3 janvier 1920.

Composition de l'aéronautique militaire, le 1er janvier 1920 :

La désignation officielle des unités est alors régiment de chasse, de bombardement ou d'observation.

Métropole :

- 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz,
- 2ème régiment de chasse de Strasbourg-Neuhof,
- 3ème régiment de chasse de Châteauroux-La-Martinerie.

- 1er régiment de bombardement de Metz-Frescaty,
- 2ème régiment de bombardement de Nancy-Malzéville,
- 3ème régiment de bombardement de Neustadt (Allemagne).

- 1er régiment d'observation de Tours-Parcay-Meslay
- 2ème régiment d'observation de Dijon-Longvic,
- 3ème régiment d'observation de Beauvais-Tillé
- 4ème régiment d'observation du Bourget-Dugny,
- 5ème régiment d'observation de Lyon-Bron,
- 6ème régiment d'observation de Toul.

Afrique du Nord et Pologne :

- régiment d'Algérie-Tunisie
- régiment du Maroc
- Armée Haller

Ecoles :

- Ecole de perfectionnement des spécialistes de l'aviation de Bordeaux,
- Ecole de tir aérien et de bombardement de Cazaux,
- Ecole d'aviation d'Istres.

Dénominations semblables et complexes :

Comme on peut le constater, trois régiments portant le même numéro, comme par exemple, le 1er de chasse, le 1er de bombardement et le 1er d'observation, idem pour le 2ème et le 3ème. Pour ajouter à la confusion, la numérotation des escadrilles au sein des régiments est complexe, les escadrilles de chasse étant numérotées dans la série des 100 et celles de bombardement dans la série des 200. Très vite, plus personne ne s'y retrouve.

Très vite, le commandement de l'aéronautique militaire va réagir et modifier la dénomination des régiments et de leurs escadrilles, le 1er août 1920. Nous le verrons dans le chapitre suivant.

Les avions du régiment participent à l'occupation de la Ruhr :

Le 14 avril 1920, vingt avions du 1er régiment de chasse ont décollé du terrain de Basse-Yutz pour participer à l'occupation de la Rhur.

Arrivée du Cne Fernand Bonneton :

Le 18 juin 1920, le Cne Fernand Bonneton du 4ème RAO, rentré de mission en Pologne, est affecté au 1er régiment de chasse. Il va prendre le commandement du 3ème groupe de chasse qui comprend les 7, 8, 9 et 10ème escadrilles du régiment. Cet As est titulaire de 9 victoires homologuées obtenues pendant la Grande Guerre.

Le 1er régiment d'aviation de chasse
de Thionville-Basse-Yutz

Les insignes métalliques des escadrilles du 1er régiment d'aviation de chasse de la période allant du 1er août 1920 au 1er juin 1924 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - A cette époque, les insignes métalliques sont rares et sont fabriqués directement à l'unité par les mécaniciens ou en série plus ou moins importante par un bijoutier - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Photos droits réservés - Planche Albin Denis.

Valable pour la période allant du 1er août 1920 au 1er juin 1924

Dix escadrilles, numérotées de 1 à 10, réparties en 3 groupes de chasse.

1er groupe de chasse
1ère escadrille ---> traditions de la SPA 37
2ème escadrille ---> traditions de la SPA 81
3ème escadrille ---> traditions de la SPA 93
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2ème groupe de chasse
4ème escadrille ---> traditions de la SPA 31
5ème escadrille ---> traditions de la SPA 48
6ème escadrille ---> traditions de la SPA 94
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3ème groupe de chasse
7ème escadrille ---> traditions de la SPA 73
8ème escadrille ---> traditions de la SPA 95
9ème escadrille ---> traditions de la SPA 62
10ème escadrille ---> traditions de la SPA 153

Changements de désignations :

Le 1er août 1920, la numérotation des régiments et de leurs unités organiques, jugée trop complexe, évolue. Au 1er régiment de chasse, ses neuf escadrilles sont re-numérotées de 1 à 9. Une 10ème escadrille, héritière des traditions de la SPA 153 de la Grande Guerre, a été créée à l'occasion, le 1er août 1920. La dénomination des régiments passe de "Régiment de chasse" à "Régiment d'aviation de chasse". Ces changements sont définis par la circulaire ministérielle n° 56.927, en date du 17 juillet 1920.

Dix SPAD XIII par escadrille :

Toutes les escadrilles du régiment reçoivent une dotation de dix SPAD XIII. A ces dix escadrilles, soit 100 avions, viennent s'ajouter une trentaine d'avions au service des sections d'entrainement et ceux des différents états-majors de groupes et du régiment. L'espace aérien va vite être très occupé.

Les pilotes de réserve pourront effectuer des vols d'entrainement, sur leur demande, entre le 15 juillet et le 1er octobre 1920, soit d'une période de 15 jours ou deux respectivement de 7 et 8 jours.

Composition de l'aéronautique militaire, le 1er août 1920 :

Métropole :

- 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz,
- 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof,
- 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux-La-Martinerie.

- 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty,
- 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne),
- 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Nancy-Malzéville,
- 22ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Luxeuil.

- 31ème régiment d'aviation d'observation de Tours et Pau,
- 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic et Avord,
- 33ème régiment d'aviation d'observation de Mayence (Allemagne),
- 34ème régiment d'aviation d'observation du Bourget-Dugny,
- 35ème régiment d'aviation d'observation de Lyon-Bron.

Afrique du Nord et Levant :

- 36ème régiment d'aviation d'observation d'Algérie,
- 37ème régiment d'aviation d'obsertation du Maroc,
- Unités aériennes du Levant.

De même, les numéros d'escadrilles sont simplifiés et passent de 1 à 10 et remplacent les séries 100 et 200 trop complexes.

Décès du Sol Louis Alleau :

Le 1er août 1920, le Sol Louis Alleau, affecté au 1er régiment de chasse, décéde des suites de la tuberculose à l'hôpital militaire de Plantières de Metz.

Blessure d'un mécanicien :

Le 22 septembre 1920, un mécanicien, qui lançait l'hélice d'un avion, n'a pas eu le temps de s'écarter avant le début de rotation. Il a été gravement touché à la cuisse gauche et a eu l'os fracturé ainsi qu'une longue et profonde déchirure des muscles.

Le 6 octobre 1920, huit SPAD XIII du 1er régiment de chasse ont survolé la ville d'Arlon (Belgique) à l'occasion des fêtes franco-belges et de l'inauguration du monument aux morts de la ville. A cette occasion, ils ont lâché des fleurs.

Mort du Cal Maxime Cattelot :

Le 13 décembre 1920, le Cal Maxime Cattelot, élève pilote au 1er régiment d'aviation de chasse, décolle pour une mission d'entrainement. C'est son premier vol aux commandes d'un avion récent. Au cours de son vol, il s'égare et atterrit dans un champ pour demander sa route aux cultivateurs. Quelques instants avec le décollage, son SPAD XIII pique, probablement parti en perte de vitesse dans les environs immédiats d'Hauconcourt (Moselle). Le maire du village, présent sur zone, a entendu le pilote demander de l'aide en passant au-dessus de lui, à 30 mètres d'altitude - Le SPAD s'est écrasé à 300 mètres du village. L'élu a constaté la mort du pilote, retrouvé écrasé par le moteur de son avion. C'est la première victime de l'aviation militaire sur Thionville-Basse-Yutz. La levée du corps a été faite à l'hôpital militaire de Thionville et le Cal Cattelot a été inhumé dans le cimetière d'Aulnoye-Aymeries, près de Maubeuge (Nord).

Revue du régiment :

Le 15 mars 1921, le Cdt Jean Houdemon, commandant du 1er régiment d'aviation de chasse passe son régiment en revue sur le terrain de Basse-Yutz. Les avions sont rangés par escadrilles et formaient une longue ligne. Après la revue des troupes, le commandant du régiment remit la croix d'officier de la Légion d'Honneur aux capitaines Bonneton et Lemaître, deux grands pilotes de la Grande Guerre et celle de Chevalier aux adjudants-chefs Fourdinier et Plagne. La cérémonie se termina par un défilé militaire.

Mort du Ltt Pierre Dubroca :

Le 22 avril 1921, au dessus du terrain d'aviation de Basse-Yutz, le moteur Hispano-Suiza du SPAD XIII, piloté par le Ltt Pierre Dubroca, présente des ratés en vol, de plus en plus rapprochées. Soudain, l'avion pique brusquement vers le sol, probablement en perte de vitesse. Le pilote ne parvient pas à redresser son chasseur et s'écrase avec lui. Les secours évacueront le pilote qui avait cessé de vivre. Ce pilote, passé à l'aéronautique militaire en 1918, s'était illustré lors des offensives de Verdun, de l'Aisne et de Champagne.

Le Cne Gérard Amanrich est nommé commandant d'un groupe d'escadrilles.

Desserrement sur le terrain de Birkendorf :

Le 10 mai, la 10ème escadrille de Thionville prend en charge 65 réservistes appartenant à la classe 1919 et reçoit l'ordre de faire mouvement sur le terrain de Birkendorf (Allemagne). Le jour même, un détachement précurseur part pour reconnaitre le terrain qui doit être utilisé par les SPAD XIII. L'Adj Dupont, qui doit assurer plusieurs convoyages d'avions entre Thionville et Birkendorf, est provisoirement affecté à l'unité. Pendant le déplacement, les Ltt Rondot, Ltt Seigneurie, Adj Quilès, Adj Dupont, Sgt Pietri, MdL Beaulaigne, Sgt Duron, Cal Larivière, Cal Godefroy réalisent les convoyages avions entre la Lorraine et l'Allemagne occupée. Victime d'une panne au décollage, le Cal Verrier est contraint de faire demi-tour et de rentrer sur Thionville. Le colonel, commandant la division aérienne, félicite l'escadrille pour la bonne exécution du transfert. Le 15 mai, le Sgt Duron assure la liaison entre Birkendorf-Bonn et retour. Le 19, le Sgt Pietri effectue le même vol pendant que le détachement d'Allemagne est passé en revue par le Général Chabert. Pratiquement tous les jours, un pilote du détachement effectue un vol de liaison entre le terrain de desserrement et ceux de Bonn ou de Thionville. Le 21 par le Ltt Seigneurie; le 23, par le Ltt Rondot et le 25, par le Cal Larivière.

Mort du Cal Amédée Rémond :

Le 24 mai 1921, le Sgt Amédée Arthur Rémond, pilote du 38ème RAM se tue au cours d'un accident d'avion, lors d'une mission de transport du courrier entre l'Allemagne et la France.

Mort du Ltt Jehan Rondot :

Le 2 juin, le Ltt Rondot, Ltt Seigneurie, Adj Quilès, Sgt Pietri réalisent un vol de reconnaissance sur Cologne, Tuskucken, Blankenheim. Le 17 juin 1921, le Ltt Jean Rondot, parti de Thionville pour Birckendorf, est forcé d'atterrir en campagne. Sa course d'atterrissage se termine en capotage, heureusement sans mal pour l'officier commandant de la 10ème escadrille. Malheureusement, Rondot n'aura pas la même chance pour son deuxième accident. Il se tue lors d'une liaison entre Birkendorf et Thionville quand l'avion en excédent, qu'il convoyait, s'écrase près de Gönnersdorf. Ses obsèques eurent lieu à la chapelle de l'hôpital militaire, avant le transfert du corps jusqu'à Dijon.

Le 28 juin, le détachement sur le terrain de Birckendorf prend fin et les avions rentrent sur Thionville. Les pilotes suivants ramènent les sept SPAD XIII en Lorraine : Ltt Seigneurie, Adj Quilès, Sgt Duron, Sgt Piétri, MdL Beaulaigne, Cal Godefroy, Cal Larivière. Le 1er juillet 1921, Ltt Alexandre Bouzac prend le commandement de la 10ème escadrille. Il succède au Ltt Rondot qui s'est tué en Allemagne, le 14 juin 1921.

Le Sgt Marchesseau heurte un arbre :

Le 30 juin 1921, le Sgt René Marchesseau heurte un arbre avec son SPAD XIII. L'accident qui aurait pu avoir une issue dramatique, se termine bien. Le pilote est indemne et l'avion, avec les deux ailes arrachées, termine sa carrière réformé.

Pendant le mois de juillet, les pilotes participent à des vols d'entrainement avec protection de Farman F 50.

Décès du Sol Henri Cattoen :

Le 26 juillet 1921, décès du Sol Henri Joseph Cattoen du 1er RAC. Il avait 20 ans.

Le 15 août, le Ltt Michel Marinkovith, commandant de la 10ème escadrille du 1er janvier au 6 avril 1921, reprend sa place au sein de son unité. Il part, en compagnie du MdL Beaulaigne, du Cal Godefroy et de Cal Lebrun au camp de Mailly.

Convoyage du premier NiD 29 à moteur 300 ch :

Le Cne Bignolas avait convoyé, depuis le Bourget-Dugny, un Nieuport Delage ND 29 à moteur 300 ch, un nouveau type d'avion qui doit équiper sous peu le 1er RAC. Le trajet Le Bourget - Thionville s'était déroulé sans encombre. Le 22 août 1921, il décollait à 17 heures pour un vol d'essai entre Thionville et Sierck. Après quelques minutes de vol, arrivés à 1500 mètres d'altitude, un court circuit mit le feu au réservoir d'essence. Il réussit à larguer le réservoir enflammé et à piquer à mort avant d'atterrir. Il a été évacué sur un hôpital avec des brûlures au visage et aux mains.

Mort du Cal Charles Lebrun :

Le 24 août 1921, vers 17 heures, quatre SPAD XIII de la 1ère escadrille du 1er RAC de Thionville atterrissent sur le terrain d'aviation militaire de Saint-Dizier. Un des leurs est en panne. Les pilotes des avions étaient les sergents René Heiser et Marcel Vacher et les caporaux Charles Lebrun et Marcel Monier. Le lendemain matin à 10 h30, le Cal Lebrun décolle mais à 50 mètres d'altitude, le moteur Hispano-Suiza de son SPAD XIII s'arrêta net. Le pilote fit l'erreur que beaucoup faisait à l'époque, virer pour tenter d'atterrir sur le terrain. Or sans moteur, la vitesse tombait vite, l'avion part en vrille. Trop près du sol, en vrille et sans parachute, le SPAD s'écrase, ne laissant aucune chance à son pilote. Les secours le retirent des débris avec le crâne défoncé et le corps mutilé.

Mort du mécanicien Emile Schendorff :

Le 13 septembre 1921, l' Adj de Caso, pilote du 1er RAC, était aux commandes de son SPAD XIII prêt à prendre son vol. Le sol Emile Schoendorff, le mécanicien en charge de brasser l'hélice pour lancer le moteur, dut s'y reprendre à plusieurs fois. Soudain, par le mouvement donné à l'hélice pour la lancer, il perdit l'équilibre et fut touché par celle-ci. La mort fut instantanée, l'hélice en mouvement ayant presque sectionnée la tête du tronc. Il était originaire de Neunkirchen, près de Sarreguemines. L'Adj de Caso, passé devant le conseil de guerre à Metz, a été acquitté à l'unanimité.

Inspection du régiment par le Maréchal Fayolle :

Le 14 septembre 1921, le Maréchal Fayolle, inspecteur général de l'aéronautique militaire, a inspecté le 1er régiment d'aviation de chasse.

Rapatriement par avion sanitaire :

En septembre 1921, un adjudant-pilote, du régiment de Thionville, avait eu un accident grave à Bordeaux (Gironde). On décida de le transporter à Paris, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce. Pour cela, il fut embarqué, le 28 septembre 1921, à 8 heures, à bord d'un Breguet sanitaire où prit place, avec un soldat qui remplissait le double rôle de mécanicien et d'infirmier, le médecin principal Picqué, de la Faculté de Bordeaux. L'appareil, piloté par l'Adjudant Goegel, s'est envolé aussitôt et après une courte escale à Tours, il atterrissait au Bourget à 15 h. 30. Le blessé était descendu de l'avion et une automobile l'emportait rapidement au Val-de-Grâce où il pourra recevoir les soins que nécessite son état.

Mort du Cal Raoul Vuillaume :

Le 29 septembre 1921, un SPAD XIII piloté par le Cal Raoul Vuillaume se pose en panne moteur sur une prairie entre Euville et Ville-Issey. Cet élève pilote effectuait des vols en vue d'obtenir le brevet de pilote militaire. Le 1er octobre, une équipe de mécaniciens se rendit sur place et remit l'appareil en état de voler. Le pilote décolla mais fut encore victime d'un moteur capricieux ou de son inexpérience. Il fit immédiatement demi-tour pour tenter d'atterrir, malheureusement il commet la faute classique dans ce cas, un virage trop bas et trop lent qui se termine en perte de vitesse. L'avion tombe à plat au milieu du lit de la Meuse, à 100 mètres en aval du pont de Ville-Issey. Le docteur Level de Commercy, qui se trouvait sur place, aidés de plusieurs témoins, dont le Sgt Stéphan, réussirent à maintenir la tête du pilote hors de l'eau. Malheureusement, ils ne purent le dégager du cockpit de son appareil, une de ses jambes étant coincée par le moteur. C'est seulement après plusieurs heures, qu'un camion, arrivé sur place, réussit à ramener l'avion sur la berge et à dégager le pilote qui portait plusieurs graves blessures. Il fut évacué en ambulance vers l'hôpital militaire de Commercy, sans avoir repris connaissance. Hélas, il est décédé des suites de ses blessures en fin de soirée dans le même établissement.

Le 3 octobre 1921, un SPAD XIII du 1er RAC a été obligé d'atterrir sur panne moteur près d'Aubreville (Meuse). L'avion a été endommagé à l'atterrissage (capotage), mais son pilote est indemne.

Grandes manoeuvres aériennes de nuit :

Le 5 octobre 1921 se sont terminées les grandes manœuvres aériennes de nuit organisées en Lorraine. Sur une durée de 2 semaines, elles ont réuni plusieurs régiments d'aviation : les 21ème RAB de Nancy-Essey, 11ème RAB de Metz-Frescaty, 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz. Quatre régiments de DCA, complétés par des escadrilles de chasse assuraient la défense de la ville de Metz, objectif du bombardement. Des postes d'écoute et des lignes de projecteurs avaient été installés sur les zones interdites ou protégées par des filets de ballons. Un avion, à l'approche du terrain de Frescaty, a capoté et a pris feu, entrainant dans la mort ses deux membres d'équipage.

Le 19, Ploquin, Quilès, Beaulaigne, Bocaux, Ichter et Godefroy assurent la protection de Breguet 14 B2 pendant un exercice sur l'itinéraire Metz - Bouzonville. Le Cal Ichter, victime d'une panne de son avion, est contraint d'atterrir en campagne, heureusement sans casser son SPAD XIII. Le 24, Ploquin, Bocaux, Larivière, Godefroy et Ichter font l'aller-retour dans la journée sur Strasbourg. Le SPAD XIII du MdL Beaulaigne ne veut pas rentrer de suite et capote.

 

 

Atterrissage en ville :

Le 13 novembre 1921, à 16 heures, un SPAD XIII du 1er RAC survolait Saint-Pierre, un quartier de Thionville, quand son moteur s'est manifesté par des ratés de plus en plus fréquents. Le pilote descendit rapidement en spirales pour atterrir prestement derrière la maison Saliès. Dès le lendemain à 11 heures, son avion a été rapatrié par la mécanique sur le terrain de Basse-Yutz.

Le 15, les pilotes gagnent Strasbourg, avant d'atterrir à Thionville, après plusieurs tentatives infructueuses gênées par le temps. Le lendemain, les Ltt Marinkovitch, Adj Ploquin et Sgt Piétri sont engagés dans un vol de reconnaissance sur des troupes cantonnées à Brevanges. Le 20, en rentrant de Strasbourg, deux pilotes rencontrent des difficultés pour rejoindre leur terrain, il s'agit du Sgt Bocaux qui atterrit en panne à Lunéville et le MdL Beaulaigne à Rosenweiler. Le 24, Bocaux, qui a été dépanné par le centre de Nancy, rentre à Thionville.

Composition de la 1ère division aérienne :

La 1ère division aérienne (EM à Metz) comprend :

  • Une brigade de chasse :
    • 1er RAC Thionville sur Nieuport 29 à moteur Hispano 300 HP,
    • 2ème RAC Strasbourg sur SPAD XX à moteur Hispano 300 HP,
    Une brigade de bombardement :
    • 11ème RAB de Metz sur Breguet 14B2 à moteur Renault 300 HP.
    • 12ème RAB de Neustadt sur Breguet 14B2 à moteur Renault 300 HP.

    Le 15 janvier 1922, le Ltt Marinkovitch quitte la 10ème escadrille pour prendre le commandement de la 1ère escadrille du 1er groupe de chasse du 1er RAC de Thionville. Cette unité détient les traditions de l'escadrille SPA 37 de la Grande Guerre. Le MdL Beaulaigne est affecté à la 3ème escadrille du même groupe (traditions de la SPA 93). Le Ltt Jules Bouteiller prend le commandement de la 10ème escadrille.

Mort de l'Adj Vaulet et du Ltt Lulien Ledeuil :

Le 22 février 1922, à 15 heures, l'équipage, composé de l'Adj Gaston Vaulet (pilote) et du Ltt Julien Edouard Ledeuil (obs), décollait à bord d'un biplan d'un type récent, qu'il fallait tester en vol. Alors qu'ils atteignaient 30 mètres d'altitude, l'avion est parti en vrille et s'est écrasé sur le terrain d'aviation de Basse-Yutz (Moselle). L'impact au sol a provoqué la rupture et l'inflammation du réservoir d'essence. La propagation des flammes ayant été très rapide, les deux aviateurs, qui étaient coincés dans les débris, ont été carbonisés. Le Ltt Ledeuil était marié avec trois enfants et l'Adj Vaulet devait se marier dans deux semaines. Leurs obsèques ont été célébrées le 25. Après la levée des corps à l'hôpital militaire, une messe fut chantée en la chapelle du foyer du soldat et les cercueils acheminés vers la Rochelle, d'où les deux aviateurs étaient issus.

Départ du 1er contingent de la classe 1920 :

Le 28 février, les escadrilles sont complètement dépouillées de leurs personnels avec le départ du 1er contingent de la classe 1920. Le 15 mars 1922, six pilotes sont affectés à la 8ème escadrille (SPA 95) : Ltt Sablier, Adc Cazave, Adj Quilès, Adj Ploquin, Sgt Bocaux, Sgt Ichter. Entre mai et septembre 1922, les effectifs n'ont pas été recomplétés et restent largement insuffisants pour le fonctionnement des escadrilles. Le 13 novembre, les unités sont recomplétées par l'arrivée de recrues du 2ème contingent de la classe 1922 et voient leurs rangs s'étoffer considérablement, il était temps après plusieurs mois de disette.

Accident du Ltt Villard de la 10ème escadrille :

Le 14 avril, le Ltt Villard est blessé au cours du capotage de son SPAD. Il souffre du cartilage du nez enlevé et d'un œil fortement tuméfié. Il a été transporté d'urgence sur l'hôpital militaire de Plantières et y est resté jusqu'au 30 avril.

Mort du Cne François Laurent et du Sol Modeste Boulonne :

Le 15 avril 1922, le Cne François Gabriel Laurent, commandant du 3ème groupe de chasse et faisant fonctions de Major au 1er RAC, pilotait un Breguet XIVA2, en équipage avec le Sol Modeste Boulonne. Soudain, sur cet avion qu'il fallait tester en vol, le moteur stoppa net. Le pilote tenta de revenir sur le terrain en effectuant un virage beaucoup trop brusque. N'ayant plus la vitesse nécessaire, son avion partit en perte de vitesse, puis se mit en vrille, pour finalement s'écraser sans que Laurent ne puisse le reprendre. L'officier fut tué sur le coup et le soldat, très grièvement blessé, fut évacué sur l'hôpital militaire de Thionville. Il décéda des suites de ses blessures, le même jour.

Suicide de l'ordonnance d'un capitaine :

Le 23 mai 1922, en fin de soirée, l'ordonnance d'un capitaine d'aviation a mis fin à ses jours en se tirant une balle dans la tempe avec l'arme de son chef. Son corps a été transporté à l'hôpital militaire Larrey.

Grave accident du Ltt Charles :

Le 18 juin 1922, le Ltt Charles, pilote du 1er RAC, a été victime d'un accident d'avion pendant un meeting. Il a eu les deux jambes cassées et son avion très gravement endommagé.

Un vol de 1200 kms :

Le 22 juin 1922, les Ltt Dupont et Terrasson, aux commandes de monoplaces, ont relié Thionville, Strasbourg, Mayence, Paris, Thionville, soit 1200 kms.

Inauguration de l'aérodrome de Bruxelles-Evere :

A l'occasion de l'inauguration des installations civiles et militaires de l'aérodrome de Bruxelles-Evere (Belgique), l'aéro-club de Belgique organise un grand meeting aéronautique international du 23 au 25 juin 1922. Les escadrilles de chasse du 1er RAC ont pris part aux épreuves ainsi que cinq Bristol Fighter britanniques.

Mort du Cne Fernand Bonneton :

L'escadrille française est partie de Thionville et a fait le déplacement par la voie de l'air. Elle était composée de 7 pilotes comprenant le Capitaine Bonneton (commandant le 3ème groupe de chasse), les Lieutenants Pellet, Degennes, Seigneurie, les Adjudants Rousseau et Bazajne et le Sergent Adam. Les appareils étaient des Nieuport-Delage 29. En fin de journée, au cours de l'épreuve de destruction de ballonnets, l'avion (codé "4") piloté par le Cne Fernand Bonneton, qui commandait le détachement français de Thionville, s'est mis en vrille d'une hauteur de 100 mètres et s'est écrasé. Ce triste événement a jeté la consternation parmi le public et les concurrents. Le pilote, très grièvement blessé avec une fracture à la base du crâne et les deux jambes brisées, a été évacué sur un hôpital de Bruxelles et est décédé des suites de ses blessures, le même jour. Sa femme, née Elisabeth Challe, ancienne infirmière au front et mère d'un bébé de 8 mois, était parmi les spectateurs et a assisté à l'accident. Elle accourut immédiatement au chevet de son mari et ne voulut pas quitter les lieux de l'accident malgré les demandes des secours. Elle ne se sépara de lui qu'au moment de son transfert vers l'hôpital. Fernand Bonneton était titulaire de 9 victoires homologuées, 5 blessures et 12 citations.

Accident de l'Adj Garnier :

Le 3 juillet 1922, l'Adj Garnier du 1er RAC a percuté un arbre en atterrissant avec son avion. Le biplan est resté accroché dans les branches et le pilote, en évacuant son poste de pilotage, est lourdement tombé au sol où il s'est cassé les jambes et un bras.

Le meeting de Nancy :

Le meeting de Nancy ne fut guère plus favorisé par le temps que celui de Pont-à-Mousson. La Société de Propagande Aéronautique qui en était également l'organisatrice, avait élaboré un programme d'épreuves très intéressantes. La première journée, le samedi 15 juillet 1922, le temps fut particulièrement mauvais. La course de vitesse, départ en ligne, a été remportée par le Sgt Heisser du 1er Régiment de chasse de Thionville, qui était également représenté à Nancy par les sergents Laporte et Laliesse.

Le 30 juillet 1922, des escadrilles du 1er RAC de Thionville, sous le commandement du Cne Gey ont participé au meeting de Verdun (Meuse).

La dernière semaine de juillet 1922, le Ltt Puget et le Sgt Forquet ont relié Strasbourg, Neustadt, Thionville, Metz, Nancy, Luxeuil, Strasbourg puis Strasbourg, Dijon, Mourmelon, Strasbourg. Le premier circuit a été couvert en 6h50 et le second en 7h20.

Concours du meeting de Valenciennes :

En août 1922, les Ltt Dupont et Sgt Hesser du 1er RAC de Thionville ont participé au meeting de Valenciennes qui s'est déroulé sur deux jours. Le Sgt Hesser s'est classé 1er sur 11 à l'épreuve de destruction de ballonnets, le Ltt Dupont s'est classé 1er sur 11 à l'épreuve de virtuosité. Les deux pilotes du 1er RAC, qui volaient sur SPAD XIII, ont participé à un simulacre de combat aérien contre un avion Hanriot, piloté par Ch. Robin.

L'escadrille du 1er RAC s'est classée 3ème du circuit imposé. Voici les temps des différents pilotes de l'escadrille de Thionville pour parcourir les 120 km. 1er Adc Delépine en 26 mn 18 s 2/5 - 2ème Sgt Bernied en 26 mn 18 s 4/5 - 3ème Ltt Dupond en 27 mn 51 s 4/5 - 4ème Ltt Terrasson en 27 mn 52 s - 5ème Adj Bourgouin en 27 mn 53 s 4/5.

Accident du Cal Terrasse :

Le 21 septembre 1922, le Cal Terrasse, un pilote réserviste originaire de Montpellier, effectuait un vol d'entrainement à la voltige, aux commandes d'un SPAD XIII. Après avoir terminé sa séance, il présenta son avion pour l'atterrissage, mais visiblement sans la vitesse nécessaire. L'avion décrocha et s'écrasa en finale, heureusement sur un sol détrempé par les pluies récentes. C'est ce qui lui sauva la vie, l'avion fut détruit mais lui s'est tira sans une égratignure. Son frère, réserviste au 2ème régiment d'aviation de Strasbourg, venait de vivre la même mésaventure avec la même fin heureuse.

Collision en vol au cours d'une démonstration :

Le 30 septembre 1922, le Maréchal Fayolle était en visite d'inspection au centre d'aviation militaire de Metz. Au cours d'un exercice de combat, exécuté entre deux avions de chasse, dont l'un servait de protection à un bombardier du 11ème RAB, les deux avions du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz sont entrés en collision, alors qu'ils étaient à une altitude de 1000 mètres. Bien que leurs deux avions, pilotés par les Sgts Grosbois et Liégois, aient été gravement endommagés, les pilotes ont réussi à atterrir sans dommage.

Mort de l'Adc Maurice Delépine :

Le 22 novembre 1922, l'Adc Maurice Delépine se tue au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Nieuport 29. Il était parti du terrain de Bourget, en compagnie de cinq autres pilotes où ils avaient participé à un concours. Il était aux commandes d'un avion neuf livré par la RGAé. En route vers Thionville, à mi-chemin, ils se trouvent en présence d'une forte brume. Arrivé sur Epernay, le moteur de son Nieuport présente des signes de faiblesses et le contraint de tenter un atterrissage en pleine brume. Malheureusement, l'avion percute et s'écrase. Il a été évacué dans un état très grave et est décédé des suites de ses blessures, le même jour.

Mort du Sgt Richard Metzinger :

Le 24 novembre 1922, après avoir survolé Verdun, un Nieuport-Delage NiD 29 piloté par le Sgt Richard Metzinger, pilote de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 73) effectuait des évolutions au-dessus des 2ème et 3ème bataillons du 22ème régiment de tirailleurs qui manœuvraient entre la caserne Marceau et le fort de Souville. Soudain, alors qu'il évoluait à l'altitude de 300 mètres, le moteur Hispano-Suiza s'arrêta et l'appareil piqua brusquement vers le sol. Les secours furent immédiatement envoyés sur place mais la nuit tombante, associée à des bois difficilement accessibles, rendirent les recherches difficiles. Munis de moyens d'éclairage, les secours trouvèrent l'avion complètement détruit dans un ravin d'une profondeur de 15 mètres, non loin du fort de Souville (Meuse). Le pilote, qui avait eu la tête écrasé par le moteur, avait été tué sur le coup. L'avion a percuté le talus de la voie de 0,60 m qui surplombe le ravin du bois de l'Hôpital. La levée du corps a eu lieu à la chapelle de l'hôpital militaire de Verdun (Meuse), le 27 novembre. Le Sgt Metzinger était originaire de Strasbourg. Une délégation du 1er régiment de chasse, conduite par son commandant d'escadrille lui a rendu un dernier hommage.

Résultat de la coupe "Military" :

Le 2 décembre 1922, la commission sportive de l'Aéro-club de France accorde le 1er prix d'une valeur de 1000 frs à l'Adj Delepine et le 2ème prix d'une valeur de 250 frs au Sgt Berniard pour la 9ème escadrille (SPA 62) équipée d'avions Nieuport-Delage NiD 29 du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz

15.340 kms entre mai et octobre 1922 :

Entre mai et octobre 1922, les avions du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz ont parcouru 15.340 kms.

Mort du Cal Jean Marck :

Le 16 février 1923, à 15h30, le Cal Jean Marck de la 6ème escadrille (SPA 94) décolle du terrain d'aviation de Basse-Yutz pour effectuer un vol d'entrainement. Après plusieurs évolutions au-dessus du terrain, il s'éloigna vers le Sud et se perdit dans le brouillard. Son avion alla percuter le flanc d'une colline près de Bouxières-sous-Froidmont. Le pilote fut tué sur le coup. Son appareil a été pulvérisé et a brulé après l'impact qui a été très violent. Le moteur a été retrouvé dans un cratère de 60 cm de profondeur. L'avion a percuté en pleine vitesse.

Le 16 février 1923, un autre avion du régiment est contraint d'atterrir sur panne dans un étang asséché près de Cheminot. Malheureusement, la zone d'atterrissage, qui semblait sèche en surface, ne l'était pas en profondeur. Les roues s'enfoncèrent progressivement, provoquant un cheval de bois qui se termine sur le dos. L'avion est gravement endommagé et son pilote quitte pour une bonne peur rétroactive.

Accident du Sgt André Lelong :

Le 16 mars 1923, sur le terrain de Basse-Yutz, le Nieuport-Delage NiD 29, piloté par le Sgt André Lelong, tombe d'une hauteur de 300 mètres d'altitude et s'écrase. Les secours le retirèrent des débris avec des blessures à la mâchoire et aux jambes. Il a été évacué sur l'hôpital militaire de Thionville.

Meeting au Luxembourg :

Un grand meeting d'aviation a été organisé à Luxembourg, les 1er et 2 avril par l'Aéro-club lorrain, les aviateurs Fronval, Douchy, Pinsard et les escadrilles de Metz et Thionville prennent part au meeting. Deux escadrilles de Thionville, composées 1'une d'avions Bréguet XIV B2 de bombardement, l'autre d'avions Nieuport NiD 29 de chasse ont exécuté, le second jour surtout, d'excellentes évolutions qui ont constitué une bonne propagande pour l'aviation française.

Le 11 avril 1923, un avion du régiment qui survolait la rue Général Pershing a largué un réservoir d'essence qui s'est écrasé dans le jardin de M. Doer, mécanicien aux Chemins de fer heureusement absent ce moment là. Le réservoir s'est enfoncé de 40 cm dans le sol.

Plusieurs incidents :

Le 13 avril 1923, un avion du régiment, qui survolait la ville de Thionville, a été contraint d'atterrir en panne moteur dans un grand pré, près du cimetière de la ville. Pour une fois, l'atterrissage est bien déroulé, l'avion est resté sur ses roues et le pilote n'a pas été blessé. C'était suffisamment rare pour le signaler.

Le 18 avril 1923, un NiD 29 du 1er RAC a beaucoup souffert lors d'un atterrissage raté. Le train a été fauché par la violence du choc et l'hélice, qui tournait toujours, a vu ses deux pâles brisées nettes. La mécanique est intervenue en installant une chèvre pour soulever le fuselage et le poser sur un camion.

Installation de l'éclairage électrique :

Le 25 mai 1923, des travaux d'installation de l'éclairage électrique dans les hangars, la soute à essence et les bâtiments techniques du parc du 1er RAC à Basse-Yutz ont été adjudiqués par la chefferie du Génie de Thionville.

Accident du Cal Maurice Pélissier :

Le 7 juin 1923, le Cal Maurice Pélissier du 1er RAC effectuait un vol d'entrainement au-dessus du terrain de Basse-Yutz, en préparation du meeting de Metz qui devait avoir lieu, le 10 juin. Avant d'atterrir, il fit un double virage, moteur arrêté, et à environ 50 mètres d'altitude, son Nieuport-Delage NiD 29 parti en perte de vitesse et s'écrasa sur le terrain d'aviation. Les aviateurs témoins du drame vinrent le dégager des débris de son avion et le transporter en ambulance automobile à l'hôpital militaire de Thionville. Hélas, malgré les soins prodigués par le médecin-major de 1ère classe Vielle, le pilote ne survivra pas à la gravité de ses blessures qui consistaient en une fracture à la base du crâne et de nombreuses légions internes. Moins d'une heure après avoir été hospitalisé, il expira sans avoir repris connaissance. Avant sa mort, sur son lit d'hôpital, le Cal Pélissier fut décoré de la Médaille Militaire par le Gal de Lardemelle, commandant du 6ème corps d'armée. Lors de la levée du corps, le Cdt Houdemon, commandant du 1er RAC prononça l'éloge funèbre suivante : "Le caporal Pélissier, Lorrain de Metz, était né le 27 août 1902, il avait été envoyé pendant la guerre en représailles sur le frontière russe par les Allemands. Après l'armistice, aussitôt qu'il eut l'âge, il s'engagea pour trois ans, au titre du 1er régiment d'aviation et fut affecté au 1er groupe, 1ère section d'ouvriers d'aviation, le 23 juin 1921. Sur sa demande, il pilota un appareil et fut breveté pilote, le 17 novembre 1921. Nommé Caporal, le 1er janvier 1922, il fut incorporé au 1er régiment d'aviation, le 5 mai de la même année. Aimé de ses chefs et de ses camarades, le caporal Pélissier était toujours prêt quand on avait besoin de quelqu'un. Il devait prendre part au grand meeting qui doit avoir lieu à Metz le 10 juin et c'est dans ce but que le 7 juin il faisait un vol d'entrainement. C'est dans ce vol, en service aérien commandé, qu'il trouva la mort en atterrissant." La cérémonie funèbre eut lieu en l'église Saint-Maximin de Metz et l'inhumation au cimetière militaire de Metz.

Fête aérienne à Metz-Frescaty :

Les 10 et 11 juin 1923, les 1er RAC de Thionville, 2ème RAC de Strasbourg, 11ème RAB de Metz, 12ème RAB de Neustadt, 21ème RAB de Nancy, 22ème RAB de Chartres ont participé à la fête aérienne du terrain d'aviation de Metz-Frescaty. Plusieurs aviateurs civils célèbres étaient présents comme Fronval, Douchy, Haegelen, Bossoutrot, tous anciens pilotes militaires de la Grande Guerre. Les pilotes des 1er et 2eme RAC réalisèrent des exercices de combat et de patrouilles mixtes. Le 11ème RAB fit décoller 60 Breguet 14B2 en deux minutes.

Inspection par le Maréchal Fayolle :

Le 12 juin 1923, à 14h30, le Maréchal Fayolle, accompagné du Gal de Vaulgrenant et d'un officier de son état-major, est venu inspecter le 1er régiment d'aviation de chasse. Ils ont quitté les lieux à 18h30, à bord de trois avions venus les chercher de Metz. Dès le lendemain, les 1er RAC de Thionville et 11ème RAB de Metz étaient engagés dans une grande manœuvre aérienne.

Le 13 juin 1923, le 12ème RABN de Neustadt est arrivé premier à la course organisée lors du meeting de Metz entre Metz-Strasbourg-Metz. Les 265 km ont été couverts en 1 h 57 mn 40 s. La seconde unité est le 1er régiment de chasse de Thionville et la 3ème, le 11ème RAB de Metz.

Mort subite d'un appelé :

Dans la nuit du 27 au 28 juin 1923, un soldat du 1er RAC est mort subitement alors qu'il se trouvait au foyer du soldat. Âgé de seulement 21 ans, il n'avait pas de maladie connue, ni d'antécédent médicaux.

Le 1er juillet 1923, lors du meeting de Douai, l'aviation militaire était représentée par une escadrille militaire belge et par deux détachements français, l'un du 1er RAC et l'autre du 34ème RA.

Travaux d'agrandissement du magasin du service courant :

Le 30 juillet 1923, des travaux de terrassement, de maçonnerie, charpente et toiture sont adjudiqués par la chefferie du Génie de Thionville pour l'agrandissement du magasin du service courant du 1er régiment d'aviation à Basse-Yutz.

Du 17 au 19 août 1923, l'escadrille de chasse, appartenant à la Marine et stationnée à Saint-Raphaël, s'est posée sur le terrain de Basse-Yutz. Composée de 10 avions, elle est commandée par le LV Amanrich, frère du capitaine du même nom et commandant des escadrilles du 1er RAC. Ils ont poursuivi ensuite leur périple par le régiment d'aviation de Metz-Frescaty.

Accident du Sgt Jean Berniard :

Le 13 septembre 1923, à 16h30, le Sgt Jean Edouard Berniard s'entrainait à la voltige dans les environs de Basse-Yutz. Soudain un feu prit naissance à bord et se propagea au réservoir d'essence. L'avion était alors de 200 mètres d'altitude. Le pilote largua son réservoir en flammes, malheureusement, il était trop tard, le feu faisait rage dans l'appareil. Berniard descendit le plus vite possible pour atterrir dans un champ entre les usines Leflaive et à 80 mètres du cours de la Moselle. Le début de l'atterrissage se passa bien jusqu'au passage dans un sillon très profond, que le pilote ne pouvait voir. L'avion capota et le pilote, qui avait débouclé sa ceinture pour évacuer au plus vite, fut éjecté. L'avion fut détruit par le feu en quelques instants. Une ambulance, qui avait été envoyée par l'infirmerie du régiment d'aviation, a évacué l'aviateur gravement brûlé sur l'hôpital militaire de Thionville. Il a été pris en charge par le médecin-major de 1ère classe Veil, secondé du médecin aide-major Humblot, qui lui prodiguèrent des soins pendant deux heures sur ses brûlures et les multiples contusions dont il souffrait. A ce moment, les médecins avaient bon espoir de le sauver. Deux jours plus tard, ayant des brûlures étendues sur les quatre membres, le cou et la tête, il est décédé des suites d'une septicémie dans le même établissement hospitalier. Le 17 septembre, une cérémonie religieuse, avant le départ du cercueil vers la gare, fut fait en la chapelle de l'hôpital militaire.

Le 2 septembre 1923, une escadrille de chasse du 1er RAC a survolé le monument des "Braves Gens" à la gloire des chasseurs d'Afrique en 1870 pendant la cérémonie qui s'est déroulée sur le plateau de Floing (Ardennes).

Le 17 septembre 1923, une escadrille du 1er groupe du 1er RAC, commandée par le Cne Bouzac, est arrivée au Bourget. Cette unité qui comprend dix avions a fait le tour de France. Seul, l'avion piloté par l'Adj Duron a été contraint d'abandonner, sur panne moteur à Epernay. Les avions restants ont rejoint ensuite Tours et Bordeaux.

Commandant du régiment par intérim :

Le Cdt Jean Houdemonn commandant du régiment, est désigné comme du cours de tactique générale et d'état-major à l'école supérieure de guerre, le 1er décembre 1923 - Le Lcl Marie Maginel devient commandant, par intérim, du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, à compter du 22 octobre 1923.

L'Adj Florentin Bonnet remporte la coupe Lamblin :

L'Adj Florentin Bonnet du 1er RAC remporte le premier prix de 10.000 fr de la 2ème coupe Lamblin pour son vol du 12 octobre 1923. Temps 5h 54 mn 13s à la moyenne de 194km962. Le parcours réunissait Paris, Bruxelles et Londres. Le 2ème prix a été remporté par le Ltt Bordes du 3ème RAC de Châteauroux pour son vol du 12 octobre et le 3ème prix, encore par l'Adj Bonnet pour son vol du 4 septembre. (Rappel : la 1ère coupe Lamblin avait été remportée par le Ltt Rabatel sur avion Gourdou, 2ème le Cne Pinsard)

Travaux sur le terrain d'aviation :

Le 5 novembre 1923, des travaux de nivellement et d'ensemencement du terrain d'aviation du 1er régiment d'aviation de chasse de Basse-Yutz sont adjudiqués par la chefferie du Génie de Thionville.

 

Le 38ème régiment d'aviation mixte
de Thionville-Basse-Yutz

Les insignes métalliques des escadrilles du 38ème régiment d'aviation mixte de la période allant du 1er juin 1924 au 1er octobre 1932 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Photos droits réservés - Planche Albin Denis.
> Attention : Je ne suis pas capable de présenter un insigne de la 5ème escadrille (SPA 95) au début du 38ème régiment d'aviation mixte (le fanion avec son martinet), ni le premier insigne de la 1ère escadrille du dit régiment (tête de Napoléon) - Si vous possèdez les insignes concernés, veillez prendre contact avec l'auteur du site, vous en serez remerciés.

Carte postale d'époque détaillant les insignes des différentes escadrilles du 38ème régiment d'aviation mixte en 1924 - La première escadrille détenant les traditions de la SAL 51 a d'abord adopté un insigne représentant la tête de Napoléon, plus tard, à une période qui reste à préciser, l'insigne aux deux ancres ailées l'a remplacé - Si vous possédez un exemplaire de cet insigne à la tête de Napoléon dans un cercle, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Carte postale d'époque collection Roland Brach.

Valable pour la période allant du 1er juin 1924 au 1er janvier 1934

Huit escadrilles, numérotées de 1 à 12, réparties en un groupe de reconnaissance, un groupe de chasse et un groupe d'observation. Les numéros 3, 4 , 9 et 10 sont réservés à d'éventuelles escadrilles qui viendraient renforcer le régiment.

1er groupe de reconnaissance
1ère escadrille ---> traditions de la SAL 51
2ème escadrille ---> traditions de la SPAbi 54
-----
2ème groupe de chasse
5ème escadrille ---> traditions de la SPA 95
6ème escadrille ---> traditions de la SPA 153
7ème escadrille ---> traditions de la SPA 62
8ème escadrille ---> traditions de la SPA 73
-----
3ème groupe d'observation
11ème escadrille ---> traditions de la BR 260
12ème escadrille ---> traditions de la SAL 22

Prise de commandement du LcL Maginel :

Le 1er janvier 1924, le Lcl Marie Maginel prend le commandement du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle).

Départ du groupe de chasse n° 2 :

Le 25 janvier 1924, les Nieuport 29 du groupe de chasse n° 2, étant affectés au 34ème régiment d'aviation du Bourget, décollent vers leur nouveau terrain d'attache. Un des pilotes, le Sgt Robert Balthazar atterrit sur le terrain de camp de Châlons pour faire le plein d'essence. Après ravitaillement, il décolle et se trouve confronté à un brouillard intense au-dessus d'Epernay. Prudent, il rebrousse chemin et revient se poser à Châlons. Le Lendemain, en début d'après midi, il décolle et à peine son avion avait atteint 70 mètres, qu'il tombe et s'écrase. Il a fallut une demi-heure pour les secours pour dégager l'infortuné pilote des débris de son avion. Il souffrait de deux profondes plaies, à l'arcade sourcilière gauche et au sommet de la tête. Il a été évacué sur l'hôpital de Mourmelon où une intervention chirurgicale a été tentée pour le sauver. Il est décédé des suites de ses blessures, le 28 janvier 1924.

Les groupes d'observation arrivent à Thionville :

Le régiment qui va devenir un régiment d'aviation mixte, c'est-à-dire qu'il comptera dans sa dotation, un groupe de chasse et deux groupes d'observation, reçoit progressivement ses escadrilles d'observation qui arrivent des 32ème, 34ème et 35ème régiments d'aviation. Les officiers suivants sont affectés :

* du 32ème régiment d'aviation au 38ème RAM : Ltt Philippe Blanchet, Ltt Marcel Emile Blondeau, Ltt Marius Marcel Chanlon, Ltt Jules Tranquillin Dupuis, Ltt Pierre Georges Marie Giorgi, Ltt Yves Louis Marie Gourlaouin, Ltt Albert Paul Edouard Japy, Ltt Claude Georges Nardon , Ltt Jean Paul Gustave Picot, Ltt Jean Resal Salem, Slt Charles Léon Baillot, Slt Arthur Pierre Victor Barrelle, Slt Paul Charles Germain de Clercq, Slt Robert Adolphe Eugène Duforestel, Slt Fernand Joseph Albert Jolimoy, Slt Antoine Thirion.

* du 34ème régiment d'aviation au 38ème RAM : Ltt François Lucien Augeix, Ltt Fernand Julien Boureau, Ltt Emile Chabot, Ltt Albert Fernand Chauveau, Ltt Pierre Henri René Duflos, Ltt Edmond Marie Léon Lhuillier, Ltt Joseph Antoine Merot, Ltt Victor Nicolas Mouchet, Ltt Jean Pierre Roux, Ltt Gustave Paul Dorizon, Ltt Eugène Paul Honoré Tuly, Slt Gontran Georges Henri Bleuse, Slt Eugène Dutartre, Slt Homère Aristide Mahieu.

* du 35ème régiment d'aviation au 38ème RAM : Ltt Charles Félix Joseph, Ltt Raymond Robert Destres, Ltt Pierre Emile Vurpillot.

Disparition d'un NiD 29 en Allemagne :

Depuis la fin janvier 1924, un NiD 29 du 1er régiment d'aviation de chasse, piloté par le Sgt (Félix) Prévot, est signalé comme disparu. Vraisemblablement perdu, il a dépassé la frontière et a été aperçu par les troupes d'occupation de Mannheim, mais au-dessus d'une zone non occupée par les troupes françaises. L'avion a été signalé comme tombé dans l'Odenwald par les autorités allemandes. Les unités aériennes de Neustadt sont alors averties et autorisées à faire des recherches aériennes pour retrouver leur camarade. La météo sur zone, avec un brouillard persistant, n'a pas félicité les recherches. L'avion et son pilote n'avaient pas été retrouvés, le 2 février 1924.

Accident du Sol Achille Callens :

Le 7 février 1924, le Sol Achille Callens est touché à la cuisse par l'hélice qu'il brassait. Il a d'abord été évacué avec une cuisse fracturée sur l'hôpital militaire de Thionville, puis, en raison de la gravité de ses blessures, sur l'hôpital militaire de Metz-Platières. Sur place, les médecins procéderont à l'amputation de sa jambe.

Accident du Sgt Jean Mermoz :

Le 12 février 1924, le Sgt Jean Mermoz, pilote de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) décolle du Bourget, aux commandes du Nieuport 29 n° N 12.940, à destination de Mourmelon. Après avoir dépassé Château-Thierry, le moteur se mit à claquer et son régime à baisser progressivement. Il fait demi-tour pour revenir au Bourget mais les claquements montent en intensité et le régiment moteur tombant dans les chaussettes. Il faut trouver un endroit pour atterrir, la vallée de la Marne est inondée, il gagne le plateau près de la commune de Couboin et tente un atterrissage en plein champ, non loin d'une ferme. Il se présente en vol plané, hélice calée. Malheureusement, le sol est détrempé, les roues s'enfoncent progressivement, l'avion capote et se retourne complètement. Le pilote, qui se couvrira de gloire lors de sa carrière d'aviateur civil, est dégagé de sa situation délicate par les fermiers et n'a pas été blessé.

Accident du Sgt Vauhain :

Un autre accident aurait pu mal se terminer. En février 1924, le Nieuport 29 codé "8", piloté par Cal Vauhain, de la 10ème escadrille (SPA 153), s'écrase en bordure du terrain de Basse-Yutz. A l'impact, le bloc du moteur Hispano-Suiza 8 Fb de 300 cv a absorbé le gros du choc. Le Nieuport est entièrement détruit mais le pilote est indemne.

Mort du Cal Albert Mulotte :

Le 14 mars 1924, le Cal Albert Mulotte trouve la mort au cours d'un vol au-dessus du terrain d'aviation de Basse-Yutz. Arrivé à l'altitude de 300 mètres, l'avion part en vrille et s'écrase à l'intérieur des Ateliers du Chemin de fer, sur la partie des ateliers situés sur la commune de Kuntzig, qui jouxte Basse-Yutz. Evacué très grièvement blessé avec une fracture du crâne, il est décédé des suites des ses blessures à l'hôpital militaire Larrey de Thionville. Le 16, la levée du corps a eu lieu en gare de Château-Salins d'où il était natif et le 19, ses funérailles en présence de son commandant d'escadrille, le Cne Ployart et deux officiers de réserve, les Ltts Mathieu et Nicolas. Les avions de son escadrille ont survolé le cimetière pendant les derniers honneurs.

Visite d'une mission britannique :

Le 8 avril 1924, une mission aéronautique britannique a visité le 38ème RAM. Elle était accompagnée du Gal de Vaulgrenant, commandant la 5ème division aérienne et de son état-major. Sous la conduite du Col Maginel, ils ont visité les ateliers magasins et services techniques. Ensuite, ils se sont rendus sur le terrain d'aviation où ils ont pu assister à des départs de groupe de chasse, de reconnaissance et d'observation. Ils ont poursuivi leur visite par le 21ème régiment de bombardement de Nancy-Essey.

Le 15 avril 1924, trois Nieuport 29 du 38ème RAM, qui faisaient route vers le terrain d'Istres, et survolaient Langres, quand l'appareil, piloté par le Ltt Weiser, a été victime d'une panne d'huile. L'officier a été contraint d'atterrir dans un champ labouré entre le chemin de Saint-Gilles et la route de Peigney, à proximité du stade des jeunes. Une équipe de dépannage, venant de Dijon, a été envoyée pour remettre l'avion en état de vol.

Un tué lors d'un dépannage en campagne :

Le 23 mai 1924, un NiD 29 C1 piloté par le Sgt Charles Kir du 38ème RAM, a été contraint d'atterrir, suite à une panne moteur dans la plaine de la Huarderie, sur le territoire de la commune de Viels-Maisons (Aisne). Le 29 mai, une équipe du 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique de Romilly-sur-Seine a été appelée pour dépanner l'avion et changer le moteur. Au cours des opérations de maintenance, le Cal Robert Gruay, chef d'équipe, voulut lancer l'hélice pour tester le bon fonctionnement du nouveau moteur. Malheureusement, le mouvement de rotation de l'hélice partit très vite, happant le caporal qui fut touché au larynx et tué sur le coup.

Mort lors d'un exercice de lancer de grenades :

Le 24 mai 1924, au cours d'un exercice de lancer de grenades, par les personnels du 38ème RAM, au camp de Châlons, une des munitions a fait explosion, tuant le Sol Roy, blessant grièvement les Sol Meunier, Lorent et plus légèrement trois autres soldats qui ne sont pas nommés. Tous les blessés ont été évacués sur l'hôpital militaire du camp de Châlons.

Création du 38ème régiment d'aviation mixte :

Le 1er juin 1924 sont créés les régiments d'aviation mixtes. Dans ces grandes unités aériennes vont se côtoyer des escadrilles de chasse, d'observation et de reconnaissance. C'est le cas pour le régiment d'aviation de Thionville. Recevant 4 escadrilles d'observation et de reconnaissance, il perd son appellation de 1er régiment d'aviation de chasse pour devenir le 38ème régiment d'aviation mixte. L'idée générale étant de disposer sur un même aérodrome d'unités d'observation qui seraient couvertes par les unités de chasse.

LcL Marie Maginel commandant du 38ème RAM :

Le Lcl Marie Maginel reste à son poste et devient le chef de corps du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz (Moselle).

Composition de l'aéronautique militaire, le 1er juin 1924 :

Métropole :

- 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof,
- 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux-La-Martinerie.

- 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty,
- 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne),
- 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Nancy-Malzéville,
- 22ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Chartres-Champhol.

- 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic,
- 33ème régiment d'aviation mixte de Mayence (Allemagne),
- 34ème régiment d'aviation mixte du Bourget-Dugny,
- 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon-Bron.
- 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz,

- 31ème régiment d'aviation d'observation de Tours-Parcay-Meslay.

Afrique du Nord et Levant :

- 36ème régiment d'aviation d'observation d'Algérie,
- 37ème régiment d'aviation d'obsertation du Maroc,
- 39ème régiment d'aviation d'observation du Levant.

Départ du 1er groupe de chasse :

A la date du 1er juin 1924, les trois escadrilles du 1er groupe du 1er RAC (traditions des SPA 37, SPA 81, SPA 93) vont former le groupe de chasse du 33ème RAM de Mayence. Les trois escadrilles du 2ème groupe de 1er RAC (traditions des SPA 31, SPA 48, SPA 94) sont parties former le groupe de chasse du 34ème RAM du Bourget-Dugny, le 25 janvier.

Suicide d'un appelé :

Le 20 juin 1924, le Sol Robert Vandemergen, âgé de 20 ans, qui fait son service militaire au 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz, était en permission chez son oncle à Apremont. Il avait déclaré à sa famille qu'il ne pouvait s'adapter à la vie militaire. Après le repas, il partit en forêt et se pendit. Sa famille a retrouvé une lettre dans sa poche exprimant le désir d'être enterré après de son frère Georges.

Mort du Sgt André Hollinger :

Le 23 juin 1924, le Sgt André Georges Hollinger du 38ème RAM était parti de Thionville à destination du terrain de Metz-Frescaty pour convoyer un Nieuport 29 à moteur 300 HP. Il rentra en volant à très basse altitude mais accrocha un mamelon, à la lisière nord du hameau d'Olgy, son champ de vision vers le bas étant très réduit à l'avant. Emporté par sa vitesse, l'avion percute et se disperse en plusieurs morceaux. Le pilote a été évacué dans le coma, portant des blessures multiples vers l'hôpital militaire des Plantières de Metz. Il est décédé des suites de ses blessures, le 25 juin 1924. Il appartenait à une famille qui a donné trois fils à l'aviation. Agé de 22 ans, il était originaire d'Epinal (Vosges), il a été inhumé dans le cimetière de cette ville.

Remise du drapeau du 38ème régiment d'aviation :

Le 14 juillet, devant l'Arc de Triomphe à Paris, M. Doumergue, président de la République, a remis solennellement les drapeaux des 38ème et 39ème régiments d'aviation, devant le front des troupes. Jusque là, c'était le drapeau de 1er régiment d'aviation de chasse qui était présenté lors des prises d'armes.

Capotage complet du Sgt Paul Rommelaère :

Le 18 juillet 1924, le Sgt Paul Rommelaère, pilote de la 5ème escadrille du 38ème RAM survolait Jezainville, près de Pont-à-Mousson, est tombé en panne d'essence et a été contraint d'atterrir en urgence. Presque comme d'habitude, dans un terrain non préparé, les roues de l'avion, après quelques mètres, se sont embourbées et l'avion est passé sur le dos. Le pilote n'a pas été blessé et son avion a été démonté sur place par une équipe de mécaniciens venus du 21ème RAB de Nancy-Essey.

Incendie en vol :

Le 6 août 1924, un Breguet XIVA2 du régiment, monté par l'équipage, composé du Sgt Paul Renaud (pilote) / Ltt Vernond (obs), partait en mission. Quelques instants après le décollage et arrivé à l'altitude de 600 mètres au-dessus des usines d'Uckange, le feu prit à bord. Immédiatement, le pilote, n'écoutant que son courage et ne voulant pas brûler dans les flammes, parvint à faire demi-tour et à atterrir à Basse-Yutz avant que son avion ne soit entièrement la proie des flammes. Sitôt l'avion stoppé, ils bondirent comme un seul homme pour se mettre à l'abri qu'une explosion toujours possible. Quelques instants après, le Breguet n'était plus que cendres, il ne restait au sol que le moteur Renault pour identifier les restes d'un avion. Les deux hommes d'équipage n'ont pas été blessés.

Atterrissages en campagne :

Le 8 août 1924, le Sgt Paul Chotin du 38ème RAM fut contraint d'atterrir à Pontpierre, près de Faulquemont (Moselle). Bien que l'avion est resté gardé toute la nuit par les hommes du village, au petit matin, une magnéto avait disparu, preuve que la garde n'avait pas été très efficace. Après une petite enquête de gendarmerie, le coupable fut découvert en la personne du jeune Marcel This, 15 ans, ouvrier ferblantier qui avait pris l'équipement pour s'amuser. Un amusement qui l'a conduit au poste entre deux gendarmes !

Le 8 août 1924, le pilote du NiD 29 n° 13.156 a été contraint d'atterrir en campagne dans les environs du village de Buhl suite à une panne de moteur. Le reste de la mission a été annulé suite à une mauvaise météo sur les Vosges, qui était l'objectif du pilote.

Construction de bâtiments au profit des escadrilles :

Le 5 septembre 1924, des travaux de constructions de bâtiments au profit de magasins d'escadrilles et d'ateliers de groupe sont financés et adjugés pour le terrain d'aviation militaire de Basse-Yutz.

Mort du Sgt Jean Grémillet :

Le 8 septembre 1924, le Sgt Jean Grémillet, pilote de la 5ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 95) du 38ème RAM, rentrait des manœuvres de l'Est, qui s'étaient déroulées dans la région de Bitche. La semaine précédente, il n'avait pu suivre ses camarades rentrés à Yutz car son Nieuport 29 était en panne moteur. La mécanique, ayant changé le moteur Hispano-Suiza, il décide de partir malgré le mauvais temps et de rejoindre, en basse altitude, en vol à vue. Son avion percute à un endroit où l'élévation du sol était masquée par la pluie dans les environs de Lostroff, près de Loudrefing (Moselle). Les témoins de l'accident ont retrouvé le Nieuport 29 complètement disloqué et le pilote tué sur le coup, relevé avec une fracture du crâne. Son corps a été déposé en mairie de Lostroff et la gendarmerie d'Albestroff a procédé aux constatations d'usage. Ce jeune pilote de 20 ans était originaire de Lunéville. Ses obsèques ont eu lieu en l'église St-Jacques de Lunéville (Meurthe-et-Moselle), le 12 septembre.

Visite du ministre de la défense de Tchécoslovaquie :

Le 10 septembre 1924, M. Udrzal, ministre de la défense nationale de Tchécoslovaquie a visité le terrain de Basse-Yutz. Le ministre, qui a rang de général, était accompagné de son état-major et du Général Mittelhausen, chef de la mission militaire française à Prague et chef d'état-major général de l'armée tchécoslovaque.

Atterrisage sur la place des Quinconces à Bordeaux :

Le 28 septembre 1924, le Ltt Charles Robin, pilote du 38ème RAM, actuellement en congé sans solde de trois ans, avait survolé la ville de Bordeaux et atterri au milieu de la place des Quinconces. Interrogé par le commissaire de police du 3ème arrondissement de Bordeaux, il a déclaré qu'il avait atterri sur une place publique pour démontrer qu'il n'y avait aucun danger à le faire dans un espace aussi restreint. Bien sûr, un PV pour infraction lui a été dressé.

Raid du Ltt Challe et du Sol Lefèvre :

Le 30 septembre 1924, le Ltt Challe et le Sol Lefèvre du 38ème RAM décollent, à bord d'un Breguet XIV A2 strictement de série, du Bourget et accomplissent le trajet Bordeaux, Toulouse, Alicante, Fez, Alger, Tunis, Alger, Rabat, Alicante, Toulouse, Châteauroux et finalement Le Bourget, où ils atterrissent le 13 octobre après avoir parcouru 8500 km en 75 heures de vol.

Accident du Sgt Georges Adam :

Le 19 octobre 1924, le Sgt Georges Adam de la 5ème escadrille (SPA 95), pendant le meeting d'aviation du 38ème RAM, est victime d'un problème de moteur. Moteur stoppé, il réussit à diriger son Nieuport 29 vers une zone sans spectateur pour atterrir au plus vite. En vol plané, il frôle les casernements et s'écrase en perte de vitesse. Son chasseur est détruit et lui n'est que légèrement blessé au visage et par quelques contusions. Cet excellent pilote perdra la vie dans un autre accident d'avion, le 23 juillet 1927. C'est le Sgt Guillaumet qui est sorti 2ème du concours du plus beau vol individuel lors du meeting du régiment.

Trois morts en opérations au Maroc :

Le 11 novembre 1924, Le Ltt Roger Auduge (pilote) et le Sgt Jean Douarre (mitrailleur), affecté à la 8ème escadrille, ont été tués au cours d'une collision aérienne à Meknès. Le Sgt Hoddap, de la 7ème escadrille, qui pilotait l'autre avion, a été fortement contusionné. Les trois aviateurs appartenaient au 38ème RAM et effectuaient un séjour en opérations au Maroc.

Prix Lahm pour l'Adj Bonnet :

Le 25 décembre 1924, l'Adc Bonnet, recordman du monde de vitesse, est nommé Sous-lieutenant, à titre définitif. Le Prix Lahm pour l'année 1924 a été attribué à l'Adj Bonnet, détenteur du record du monde de vitesse avec 448, 771 km/h. Il s'agit d'un prix de 25.000 frs attribué à un membre de l'Aéroclub de France qui s'est distingué au cours de l'année en cours.

Mort du Cal Paul Rommelaère :

Le 16 février 1925, le Cal Paul Rommelaère de la 5ème escadrille (SPA 95) effectuait un exercice de chasse, à une altitude de 1500 mètres au-dessus de la région de Cattenom. Subitement, un feu se déclara sur le réservoir d'essence qui fut largué aussitôt. Mais cette manœuvre déséquilibra l'avion qui plongea d'une hauteur de plus de 1000 mètres et dont la chute ne put être maitrisée par son pilote. Il s'écrasa en flammes sur le territoire de la commune de Koenigsmacker. Le pilote a été tué et retrouvé au milieu des débris de son appareil. Le moteur s'était profondément enfoncé dans le sol détrempé.

Revue du 38ème régiment d'aviation :

Le 16 mars 1925, au cours de la revue des troupes du 38ème régiment d'aviation, le Col Maginel a fait Chevalier de la Légion d'Honneur, les lieutenants Fourquet, Quesnel, Sagard, Henrot (réserve). Il a remis la Médaille militaire à l'Adj Jacquet et au Sgt-Major Justrabo. Le drapeau, porté par le Ltt Florentin Bonnet, recordman du monde de vitesse, et sa garde ont été présentés aux jeunes soldats du régiment. Ensuite, le Ltt Le Bouter, commandant de l'escadrille, a remis la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire, aux recrues de l'escadrille 7 (traditions de l'escadrille SPA 62 de la Grande Guerre). Après un défilé des troupes, le Col Maginel a fait ses adieux aux officiers du régiment, en raison de sa mutation.

Revue du 38ème régiment d'aviation de chasse sur le champ d'aviation - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

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Collision mortelle :

Le 3 avril 1925, le Ltt Pierre Marie Jean Dupin de Juncarot et le Sgt Aimé Stouque trouvent la mort lors d'un exercice aérien, lors de l'attaque en patrouille d'un biplace. Les deux Nieuport 29, qu'ils pilotaient, sont entrés en collision dans la région de Thionville, alors qu'ils s'entrainaient au combat aérien à une altirude de 500 mètres. Les deux avions ont perdu chacun une aile et n'étaient plus contrôlables. Celui de l'officier s'est écrasé dans une sablière et celui du sous-officier sur la voie ferrée reliant Thionville à Sierck.

Mort du Ltt Roger Martin :

Le 18 mars 1925, le Ltt Roger Louis Désiré Martin, observateur du 38ème RAM, est décédé des suites de maladie. A l'âge de 17 ans, il s'engage pour la durée de la guerre et se fait remarquer dans l'artillerie. Observateur en 1918, il a reçu une citation. Après la fin de la guerre, il a demandé à servir en Algérie, et a pris part à des raids dans le Sud du pays. Affecté au 38ème RAM, bien que malade, il n'avait pas voulu interrompre son service. Il ne le fit que frappé par une hémorragie brutale, mais il était déjà trop tard.

Le 6 avril 1925, les corps du Ltt Pierre Dupin de Juncarot et du Sgt Aimé Stouque (pilotes de chasse) ont été amenés à la gare de Thionville. Le Ltt de Juncarot avait servi dans l'infanterie avant l'armistice de 1918. Reçu ensuite à Saint-Cyr, il a été affecté dans l'aviation militaire. Le Sgt Stouque s'était distingué dans l'infanterie pendant la Grande Guerre, et a reçu une citation. Il était arrivé depuis peu au groupe de chasse du 38ème RAM.

Arrachage d'une clôture en atterrissant en campagne :

Le 15 avril 1925, un Nieuport 29 du régiment est contraint d'atterrir sur panne moteur, près de la ferme des Petites-Trappes, sur le territoire de la commune de La Maxe, appartenant à Michel Bastien, cultivateur. En atterrissant, l'avion, qui n'a pas été gravement endommagé, a arraché plusieurs mètres d'une clôture que l'armée s'est fait un devoir de rembourser (100 frs). Le pilote est indemne.

Accident du Cal Georges Talon

Le 30 avril 1925, en route vers Châlons, le Sol Georges Henri Talon a été contraint d'atterrir dans une prairie, près de Montrichard. Après avoir dépanné son avion, Talon voulut reprendre son vol, mais une roue tomba dans un trou et l'avion finit sa course dans un verger, déracina plusieurs arbres, fit un demi-tour et se disloqua complètement. Heureusement, le pilote ne fut que légèrement blessé à la tête et admis à l'hôpital militaire de Pont-à-Mousson. Le Cal Pallier, mécanicien en fut quitte pour la peur.

Prise de commandement du Lcl Jean Pierre Estirac :

Le 23 mai 1925, Le Lcl Emile Maginel, commandant du 38ème RAM est affecté, à dater de son embarquement pour le Maroc, au 37ème régiment d'aviation où il servira comme commandant en second. Le Lcl Jean Pierre Estirac, qui était commandant en second du 35ème RA de Lyon, est affecté à la même date, au commandement du 38ème RAM de Thionville. Le 26 mai 1925, le Lcl Emile Maginel transmet officiellement le commandement du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz au Lcl Jean Pierre Estirac.

Le Sgt Henri Guillaumet remport la Military Zénith :

Le 15 juin 1925, le Sgt Henri Guillaumet, pilote de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73) remporte la coupe Military Zenith 1924-1925. Il avait décollé de Villacoublay, aux commandes de son Nieuport-Delage NiD 29 à moteur Hispano-Suiza de 300 ch, a bouclé le circuit de 2810 km en 14 h 58 mn 42 s à la moyenne de 187,597 km/h avec sept escales de ravitaillement. Il bat le temps réalisé par le Ltt Challes qui avait fait 15h 20 s sur le même parcours, avec le même chasseur de série. Jours de fête pour la groupe de chasse du 38ème RAM, avec Guillaumet 1er, Challes second. De plus, pour des tentatives précédentes, le Sgt Guillaumet prend également les 4ème et 7ème places du classement général. Une belle réussite.

Grave accident du Sgt Georges Burté :

Le 28 juillet 1925, un Nieuport 29 du 38ème RAM, qui survolait la campagne, à une vingtaine de kilomètres de Nancy, en route vers Château-Salins, s'est écrasé dans un champ, près de la commune de Laneuveville-en-Saulnois. Ce sont les cultivateurs, présents dans le secteur, qui ont apporté les premiers soins au pilote, le Sgt Georges Burté, coincé dans les débris de son appareil et gravement blessé à la tête. Il a été évacué sur l'hôpital militaire Sédillot de Nancy. Il a été décoré de la Médaille Militaire par le médecin-chef de l'hôpital militaire. Mais pour une fois, ses blessures, qui étaient très graves, purent être soignées et notre malade s'est remis d'une mauvaise plaie à la jambe et d'une atteinte à un œil. A cette époque, quand un sous-officier navigant, blessé, recevait la Médaille Militaire à l'hôpital, c'est que ses chances de survie étaient très minces. Il en a été autrement pour Burté.

Accident du Sgt Louis Clément :

Le 30 juillet 1925, le Sgt Louis Clément, pilote de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95 de la Grande Guerre) a été touché par l'hélice de son avion. Grièvement blessé à la jambe gauche, il a d'abord été hospitalisé sur l'hôpital militaire de Thionville, puis évacué sur celui de Metz.

Accident du Sgt Frédéric Burth :

Le 30 juillet 1925, le Sgt Frédéric Burth a été victime d'un grave accident d'avion. Son appareil, en panne moteur, s'est écrasé près de la gare d'Oriocourt (Moselle). Le pilote est devenu aveugle des suites de cet accident dramatique. Ce pilote avait été chargé de la transmission des messages entre la 42ème RI de Metz et la 2ème division de cavalerie de Lunéville, par voie aérienne pendant les dernières manœuvres.

Le lendemain, un autre chasseur du 38ème a été victime d'ennui moteur et a été contraint d'atterrir près du village de Willerwald (Moselle). La course d'atterrissage, comme souvent, se termine par un capotage complet avec retournement de l'appareil. Le pilote n'a pas été blessé et le monomoteur fut démonté et évacué sur le parc du régiment, le jour même.

Un tué sur le terrain d'aviation :

Le 5 septembre, M. Brechnmacher, était en train de couper du foin, en compagnie de sa femme, sur le terrain d'aviation de Basse-Yutz. Malheureusement, l'homme âgé de 77 ans était sourd et n'a pas entendu le bruit d'un avion qui atterrissait. Il a été percuté et happé par l'hélice et tué sur le coup. Sa femme n'a échappé à la mort que de justesse.

Fête aérienne du régiment :

Le 6 septembre 1925, plus de 10.000 spectateurs sont venus assister à la fête aérienne du 38ème RAM. Au cours d'un simulacre de combat aérien à 200 mètres d'altitude, deux Nieuport 29 se sont percutés. Le premier, piloté par le Cne Alphonse Bignolas, a pu atterrir à 2 km du terrain, près de Kunzig et le second, piloté par le Cal Jean Demouilla, qui n'était plus maitrisable, s'est écrasé non loin du public, a proximité du cabaret le "Petit chat noir". Le caporal a été évacué sur l'hôpital militaire et survivra à ses blessures.

Commémoration de la mort de Guynemer :

Le 11 septembre 1925, le 38ème RAM commémorait l'anniversaire de la mort du Cne Georges Guynemer. Comme chaque année à la même date, les aviateurs de toutes les unités du régiment étaient rassemblés, en tenue de campagne, sur le terrain d'aviation "Commandant-du-Peuty". La prise d'armes comprenait une compagnie d'honneur renforcée, tous les officiers, sous-officiers et hommes des personnels navigants et les cadres des spécialistes du corps (mécaniciens et supports). A l'heure fixée, celle correspondant à la disparition du grand As, le Col Estirac passait en revue les troupes, saluait le fanion couvert de gloire de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62 de la Grande Guerre), puis faisait lire la dernière citation de Guynemer : "Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire après trois de lutte ardente, restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la Foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue au soldat français un souvenir inépuisable qui exaltera l'esprit du sacrifice et des plus nobles émulations."

Tour de France aérien pour les escadrilles :

Le 17 septembre 1925, la 8ème escadrille de chasse (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) du 38ème RAM effectue un tour de France et est arrivé sur l'aérodrome de Labanère, près de Perpignan, via celui de Saint-Raphaël. Parmi les pilotes engagés dans cette épreuve d'endurance, on peut citer les Cne Bignolas, Ltt Bonnet (recordman du monde de vitesse), Sgt Guillaumet (vainqueur de la Military Zénith), Sgt Kir. A l'atterrissage, un des avions, piloté par le Sgt Sautter, a eu un accident sans gravité. Les NiD 29 ont pu repartir le lendemain pour Toulouse et Pau. Le 22 septembre, six NiD 29 d'une autre escadrille du 38ème, sous le commandement du Ltt Le Poutet, ont accompli le même périple, via Lyon, Dijon, Istres, Toulouse.

Vol Thionville-Tunis et retour par le Ltt Challe :

Du 23 septembre au 17 octobre 1925, aux commandes d'un Breguet 17 C2, le Ltt Challe effectue le trajet Thionville-Tunis et retour, soit 8510 km.

Le Sgt Georges Adam vainqueur du concours "Chasse" :

En octobre 1925, le Sgt Georges Adam, pilote de la 5ème escadrille (SPA 95) remporte le concours "Chasse" du plus beau vol individuel organisé par le régiment.

Tour de France aérien pour une escadrille d'observation :

Le 4 octobre 1925, une escadrille d'observation du 38ème RAM est rentrée à Thionville après avoir accompli un tour de France de 2.200 km sans incident, mais dans des conditions atmosphériques nettement défavorables. Partie en vol de groupe, sous les ordres du Cdt Augereau, l'escadrille a fait escale à Lyon, Istres, Toulouse, Bordeaux, Cazaux, Tours, Le Bourget. Les sept avions étaient montés par les équipages suivants : Cdt Augereau / Sgt Lafleur, Cne Escallier / Sgt Ehlinger, Sgt Bineso / Sol Sontag, Sgt Vanderendack / Sgt Bernard, Sgt Crotte / Ltt obs Clos, Sgt Ymomlain / Sgt Guinberteau, Sgt Aépy / Sgt Yonnat.

Accident du Cal Léon Hell :

Le 26 octobre 1925, le Cal Léon Joseph Hell effectuait un vol d'entrainement qui l'avait amené jusqu'à Saint-Weiler, au grand-duché du Luxembourg. A cet instant, une épaisse fumée s'est échappée du moteur de son avion, très vite suivies de flammes. N'écoutant que son courage, le pilote a piqué à mort vers le sol, atterrit au plus vite dans un champ, a réussi à évacuer son avion avant qu'il ne devienne un brasier.

Cours d'instruction aéronautique :

Les cours des lieutenants d'instruction d'aéronautique 1925-1926 se décomposent de la manière suivante : du 17 novembre au 31 décembre 1925, les cours communs à Versailles, du 4 janvier au 1er avril 1926 les cours de spécialisation en photographie aérienne et en liaisons et transmission et finalement du 7 avril au 31 mai 1926, les cours communs à Cazaux. Dans chaque unité, un ou deux officiers sont désignés pour ce rôle, pour le 38ème Ram, il s'agit des Cne Louis Pichard et Ltt J. Maxime F. Pruneaux.

Accident du Cal Louis Fulachier :

Le 27 novembre 1925, un Nieuport 59, piloté par le Cal Louis Fulachier, s'est posé en panne d'essence, à 800 mètres du village d'Imeldange. Comme très souvent, sur un terrain non préparé et trop meuble, l'avion capote. Cette fois, le pilote s'en tire avec de légères contusions.

La coupe Breguet :

Le 30 novembre 1925, les résultats de la coupe Breguet 1925 sont homologués comme tels :

  • 1er prix à l'Adj Sahuc du 36ème régiment d'aviation de Pau, les 27, 28, 29 et 30 septembre 1925 sur Potez 15 A2 à moteur Lorraine 400 CV.
  • 2ème prix au Cne Girier, de la 2ème escadrille du 35ème régiment d'aviation à Lyon-Bron, les 21, 22, .23 et 24 octobre 1925 sur Bréguet 19 A 2, moteur Lorraine 400 CV.
  • 3ème prix à l'Adj Duroyon de la 14ème escadrille du 34ème régiment d'aviation au Bourget-Dugny, les 1er, 2, 3 et 4 octobre 1925 sur Potez 15 Aa, moteur Lorraine 400 CV.
  • 4ème prix à l'Adj Gerardot, de l'inspection technique de l'aéronautique, les 26, 27, 28 et 29 août 1925 sur Bréguet 14 A 2, moteur Renault 300 CV.
  • 5ème prix au Sgt Meyer du 38ème régiment d'aviation à Thionville, les 18, 19, 20 et 21 septembre 1925 sur Bréquet 14 A 2, moteur Renault 300 CV.
  • 6ème prix au Ltt Didier de l'ESA n° 2 à Nanterre. Les 28, 29, 30 septembre et 1er octobre 1925 sur Bréguet 14 A2, moteurs Renault 300 CV.

Bourses de pilotage :

En 1926, le ministère de la Guerre accorda à un certain nombre de jeunes des classes 1927 et 1928, désireux d'effectuer leur période de service militaire dans le personnel navigant, des bourses de pilotage leur permettant de suivre un entraînement au pilotage dans des écoles civiles et de concourir pour l'obtention au brevet de pilote militaire. Les candidats aux bourses de pilotage passeront un examen d'instruction générale et un examen médical. Les élèves-pilotes boursier entreront en école en juin 1926. Ils seront inscrits, nourris et logés aux frais de l'état et toucheront une prime de 90 fr par mois.

Cours de perfectionnement de navigation aérienne :

Le 1er mars 1926, le Ltt Eugène Jules Gaston Le Bouter, désigné pour suivre le cours de perfectionnement de navigation aérienne, commence son stage à la compagnie météorologique militaire, implantée au fort de Saint-Cyr.

Atterrissage forcé au Luxembourg :

Le 2 mars 1926, un biplace du 38ème RAM a fait un atterrissage forcé sur une route dans la banlieue de Luxembourg-ville. Les deux membres d'équipage ont pu évacuer l'avion sans être blessés. L'avion, sans train d'atterrissage, a été placé sous la garde des soldats luxembourgeois en attendant que la mécanique du régiment vienne le récupérer.

Mort du Ltt Jean Paul Bazelaire de Saulcy :

Le 31 mars 1926, vers 10 heures, un groupe de Nieuport 29 du 38ème RAM se livraient à un entrainement de combat en patrouille, au-dessus de Bertrange. A la sortie d'un looping, l'avion, piloté par le Ltt Jean Paul de Bazelaire de Saulcy partit en vrille et ne put être maitrisé par le pilote. De Bazelaine évacua son avion beaucoup trop tard, son parachute n'eut pas le temps de s'ouvrir complètement et il s'écrasa au sol entre Uckange et le bois de Bertrange. Les secours évacuèrent son corps sur l'hôpital militaire de Thionville où le docteur militaire, qui fit l'examen post-mortem, diagnostiqua les jambes fracturées et une fracture du crâne qui avaient provoqué une mort instantanée. Son avion s'était s'écrasé à 1500 mètres de là, sur le territoire de la commune d'Imeldange (Moselle).

Accident du Sgt Martial Nivon :

Le 14 mai 1926, un Nieuport 29 piloté par le Sgt Martial Nivon de la 6ème escadrille (SPA 153) décolle de Basse-Yutz pour prendre part aux épreuves de la coupe Zénith au Bourget. En cours de route, réalisant son vol en basse altitude, son avion percute et s'écrase au niveau du village de Villers-en-Lieu, près de Saint-Dizier. L'aviateur a été tué sur le coup.

La Military Zenith :

Le 20 juin 1926, fin de la Military Zenith 1925-1926. Voilà le classement des cinq premiers sur 30 inscrits : 1er Sgt Latapie du 34ème RAM du Bourget avec une moyenne de 185,65 km/h - 2ème Adj Perriot du 3ème régiment d'aviation de Châteauroux avec une moyenne de 92,76 km/h - 3ème Sgt Kerhoas du 2ème régiment d'aviation de Strasbourg - 4ème Sgt Fangeaux du 3ème régiment d'aviation de Châteauroux - 5ème Cne Weiser du 38ème régiment d'aviation de Thionville avec 86,53 km/h. Ces cinq aviateurs pilotaient des Nieuport 29 à moteur Hispano-Suiza 300 ch. Le gagnant a accompli dans la même journée, le circuit de 1400 km entre Le Bourget, Metz, Strasbourg, Dijon, Lyon, Châteauroux, Tours, Le Bourget. C'est la société du carburateur Zénith qui dotait les prix offerts aux vainqueurs.

Concours des mécaniciens :

Le 11 juillet 1926, suite au concours de mécaniciens du 29 juin 1926, il a été décerné, par le ministre de la guerre, la médaille d'argent au Sgt J. Etgen de la compagnie d'ouvriers d'aviation (COA) du 38ème RAM.

Atterrissage dans les champs près du terrain de Yutz :

Le 23 juillet 1926, un avion du 38ème RAM, en panne moteur, a été contraint d'atterrir dans les champs, près des ateliers du chemin de fer. L'avion a été gravement endommagé lors de l'atterrissage mais les deux membres d'équipage sont indemnes.

Accident de l'Adc Georges Bazaine :

Le 24 juillet 1926, l'Adc Georges Bazaine est victime d'un accident d'avion à Mourmelon. Il est légèrement blessé par une contusion au nez, des légions du genou et du bras gauches. Ce pilote se tuera lors des manœuvres du camp de Mailly, le 30 juillet 1929.

Atterrissage en campagne :

Le 20 août 1926, un avion appartenant à une escadrille d'observation du 38ème est victime d'un retour de flammes. Suite à cet incident, le pilote tenta d'atterrir dans les champs près des bois de la commune de Béchy, au sud-est de Metz (Moselle). Au dernier moment, presque au touché des roues, il voulut éviter un fossé, tenta de remettre les gaz mais parti en perte de vitesse. L'appareil termina sa course dans la clôture d'un parc, qu'il endommagea en partie. Les deux membres d'équipage, un sergent pilote et un sous-lieutenant observateur, s'en sont tirés avec quelques contusions. Par contre, leur avion avait beaucoup souffert de cet atterrissage difficile. Une équipe de mécaniciens est venue sur place pour démonter l'appareil et le rapatrier vers les ateliers du parc d'aviation du régiment.

Un avion prend feu :

Le 8 octobre 1926, l'équipage d'un Breguet XIVA2 du 38ème RAM a été contraint d'atterrir à Villers-la-Montagne. Le lendemain, voulant regagner Basse-Yutz, ils décollèrent et se trouvèrent dans une banc de brume qui les obligea à faire demi-tour. Le pilote tenta un atterrissage, son avion percuta des arbres du bois de Crusnes, à proximité de la route nationale de Metz à Longwy. Après l'impact, l'avion a pris feu. Le pilote, le Cal Manuel Louis, originaire du Pas-de-Calais, blessé, a été dégagé du fuselage par le Cal Pierre Bales, le mécanicien avec lequel il faisait équipage et qui était indemne - Le Cal Manuel Louis a été évacué avec de multiples blessures dont une fracture du crâne, sur l'hôpital des aciéries de Micheville (Moselle). Son état était jugé comme grave.

Six mois de prison pour une tentative de meurtre :

Le 9 octobre 1926, M. Lisch, un communiste déclaré, a été condamné à 6 mois de prison pour avoir tiré 3 balles de revolver sur un sous-officier du 38ème régiment d'aviation qui passait devant le café Thiry. Heureusement, aucun des projectiles n'avait touché le sous-officier qui s'en est tiré par une belle peur rétrospective.

Préparation militaire de mécaniciens d'aviation :

Le 3 novembre 1926, les cours de l'école civile de préparation militaire de mécaniciens d'aviation de l'Aéro-club de Moselle ont commencé à la caserne de Rose. Ils ont lieu les mercredi et vendredi de 18 à 20 heures. Ils sont destinés à préparer les jeunes gens appelés au service militaire à devenir mécaniciens d'aviation. Les cours sont enseignés par des mécaniciens brevetés spécialistes et les sujets abordés sont des notions de mécanique, le moteur d'aviation, l'aérodynamique, l'avion et sa construction. Des exercices pratiques de montage et de démontage seront effectués à l'école et sur le terrain d'aviation. Un examen final valide cette formation de six mois. Les élèves, qui ont réussi, reçoivent un certificat d'aptitude à l'emploi de mécanicien d'aviation militaire. Ce certificat donne droit à faire son service militaire dans l'aviation et leur permet, quand c'est possible, de choisir leur régiment. Ils entrent de droit à l'école technique régimentaire, passent caporal en général après 4 mois de service et peuvent être promus rapidement mécanicien breveté. Soixante élèves se sont inscrits.

Collision en vol de deux NiD 29 :

Le 26 janvier 1927, deux Nieuport 29 entrent en collision. L'un réussit à sauter en parachute et l'autre à atterrir.

Mort du Sgt Jean Didier :

Le 15 février 1927, au matin, le Sgt Jean Didier, qui faisait un stage de réserve de 15 jours au 38ème RAM, entreprend une série d'évolutions au-dessus d'Audun-le-Roman, où habitent ses parents. L'après-midi, il revient avec les mêmes intentions. Après plusieurs figures de voltiges faites à une trop faible altitude, son avion se cabre, tombe en perte de vitesse et s'écrase en plein champ, à 300 mètres des dernières habitations et à 200 mètres du domicile de ses parents. Sa mère et les témoins de l'accident sont intervenus immédiatement, malheureusement, il n'y avait plus rien à faire pour l'imprudent et infortuné pilote.

Transfert de hangars :

En mars 1927, trois hangars Bessonneau du terrain du plateau de Malzéville sont démontés, transportés et remontés sur le terrain de Basse-Yutz de Thionville.

Atterrissage sur un terrain de manoeuvres :

Le 23 avril 1927, un avion, monté par l'équipage composé par le Sgt Aymonin (pilote) et le Sol Bernard (mécanicien), a décollé de Yutz à 7 heures du matin pour effectuer le trajet Thionville, Saint-Inglevert (Calais), Tours et Thionville. Au début, tout se passa bien, arrivés dans les environs de Lille (Nord), ils décidèrent d'atterrir sur le terrain de manoeuvres de Ronchin. Hélas, poussé par un fort vent violent, il terminèrent leur course vers un sentier, l'avion piqua du nez et eut l'hélice et l'avant sérieusement endommagé. Les deux aviateurs n'ont pas été blessés. L'avion a été démonté et transporté par des mécaniciens venus du Bourget, où il a été réparé.

Succession d'accidents aériens :

Le 18 juin 1927, un avion du 38ème RAM ayant décollé de Thionville, piloté par le Sgt Guillot et en équipage avec le Slt Demure, avait atterri en panne au camp d'aviation, près de Tournes. Les aviateurs demandèrent au régiment un avion de secours. Celui-ci arriva, mais à l'atterrissage, il capota et pris feu immédiatement. Le Sgt Simon (pilote) et le Sgt Orengo (obs), ont été blessés, le premier à la tête, le second au visage.

Mort du Sgt-Major Georges Adam :

Le 20 juillet 1927, à 23 heures, au cours des manœuvres de nuit, avec le 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty, un ND 29 piloté par le Sgt-Major Georges Adam du 38ème RAM s'est écrasé près de Lorry. Le pilote, très grièvement blessé, a été retrouvé à 300 mètres de son appareil au petit matin. Transporté à l'hôpital militaire de Metz, il est décédé des suites de ses blessures. Il est probable qu'il est évacué son avion beaucoup trop tard et trop bas, son parachute n'a pas eu le temps de s'ouvrir complètement. Il était un des meilleurs pilotes de chasse du régiment et était présent depuis le 1er RAC.

Le 22 juillet 1927, Un biplace du centre d'aviation militaire de Thionville a été contraint d'atterrir d'urgence près du village de Halanzy (Belgique). L'avion a beaucoup souffert et n'a pu rentrer à Basse-Yutz que démonté et chargé dans un camion d'aviation. Les deux membres d'équipage n'ont pas été blessés.

Atterrissage en campagne :

Le 24 août 1927, vers 6 heures du matin, perdu dans le brouillard qui couvrait toute la région, le NiD 29 n° N 12.288 de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) du 38ème RAM, piloté par le Ltt André Bergon, s'est posé dans un grand pré, à la sortie est du village de Mondelange (Moselle). Pour une fois, l'atterrissage en campagne, sur un terrain non préparé, s'est bien passé, le sol en plein été était bien contact. Vers 10 heures, le brouillard s'étant dissipé, il put repartir vers le terrain de Basse-Yutz.

Sur le dos, après un atterrissage en campagne :

Le 1er septembre 1927, suite à une panne moteur, le Sgt Colin, pilote du 38ème RAM, qui se rendait à Mourmelon, a été forcé d'atterrir dans une pature près des fours à chaux de Belleray (Meuse). Pendant la phase de roulement, les roues ont été bloquées par un fossé et l'avion codé "7" est passé sur le dos, mais n'a pas été gravement endommagé. Le pilote, pour une fois, n'a pas été blessé.

La préparation militaire de mécaniciens d'aviation :

Comme nous l'avons vu précédemment, l'école civile de préparation militaire de mécaniciens d'aviation, organisée par l'Aéro-club de Moselle à Thionville, assure le formation, en cours du soir, des futurs appelés du service militaire désirant travailler comme mécaniciens d'aviation. Cette année, le taux de réussite a été de 100 %, la totalité des 40 élèves ayant été reçus à l'examen final. Ils ont reçu, au terme de cette formation, le certificat d'aptitude à l'emploi de mécanicien militaire d'aviation. En deux contingents, c'est un total de 70 mécaniciens qui ont été formés. A la date de leur incorporation, ils seront affectés à l'école régimentaire et passeront caporal, sous 4 mois. Une nouvelle série reprendra à la caserne de Rose de Thionville, tous les mercredi et vendredi de 18 à 20 heures, à partir du 5 octobre 1927.

Le XX novembre 1927, l'avion du Sgt Georges Vautrin a été percuté par un autre Nieuport 29. Le pilote a réussi à sauter en parachute, le fuselage de son avion ayant été sectionné à hauteur de l'empennage arrière. L'autre pilote, responsable de la collision, a pu atterrir sans encombre.

Morts du Sgt Talon et du Cal Lavigne :

Le 29 décembre 1927, un Breguet XIV A2 monté par l'équipage composé du Sgt Georges Talon (pilote) / Cal Ernest Lavigne (mitrailleur), s'est écrasé sur le terrain de Basse-Yutz, à 12 heures. L'avion, qui venait de décoller, se trouvait à 250 mètres d'altitude, quand une baisse de régime du moteur se produisit. Le pilote tenta de revenir sur le terrain et se prépara à atterrir. A cet instant, l'hélice s'arrêta et l'avion s'inclina de plus en plus vers l'avant, finalement sur la droite, avant de s'écraser en tombant d'une hauteur de 50 mètres. Les secours dégagèrent les deux aviateurs des débris de leur avion. Talon expira pendant son transfert vers l'hôpital militaire de Thionville et Lavigne, grièvement blessé à la tête et aux membres, fut amputé de la jambe droite, qui avait été broyée. Malheureusement, plusieurs fractures du crâne ne laissaient pas envisager un rétablissement. Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital, le même soir à 17 heures.

Prise de commandement du Lcl Ernest Bruncher :

Le 23 janvier 1928, le Lcl Jean Pierre Estirac transmet le commandement du 38ème RAM au Lcl Ernest Bruncher, qui était auparavant commandant en second du 34ème régiment d'aviation du Bourget.

Mort du Sgt Georges Chanson :

Le 7 février 1928, le Sgt Georges Germain Edouard Chanson de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème régiment d'aviation effectue un vol d'entrainement au-dessus de la rive gauche de la Moselle, non loin de Koeking et de Cattenom. Au cours des évolutions, son avion s'est écrasé au sol. Chanson a bien évacué son avion en perdition et a actionné la poignée d'ouverture de son parachute, mais celui-ci n'a pas fonctionné ou a été ouvert bien trop bas pour lui sauver la vie. Appartenant à la classe 1928, il avait devancé l'appel, et devait être rendu à la vie civile dans huit jours.

Collision aérienne entre deux NiD 29 :

Le 27 mars 1928, lors de la dislocation, après un exercice de combat avec les avions du 11ème RAB de Metz-Frescaty, deux Nieuport 29 de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) sont entrés en collision, à plus de 1.000 mètres d'altitude, au-dessus de la région de Basse-Yutz, Koenigsmacker et Haute-Yutz. Après un renversement, l'avion piloté par le Sol Marcel Lefebvre a percuté celui du Sgt Jean Hervé, du groupe de chasse. Les deux aviateurs ont immédiatement abandonné leurs avions et ont sauté en parachute. Celui du Sgt Hervé s'ouvrit normalement. Le pilote fut blessé par une contusion du genou et d'une plaie au visage, provoquée par la projection des débris de son chasseur sur un rayon de 500 mètres. Lefebvre n'eut pas cette chance, il avait cessé de vivre quand les secours retrouvèrent son corps. Extérieurement, son corps portait une petite blessure au cuir chevelu et une fracture de l'avant-bras. Il fut évacué sur la morgue de l'hôpital militaire de Thionville. L'examen post-mortem montra qu'il avait été tué par un choc très violent à la tête qui lui avait provoqué une fracture du crâne. A peu près au même moment, un troisième avion s'était retourné à l'atterrissage sur le terrain de Basse-Yutz. Son pilote, le Sgt-major Bordin, a été légèrement blessé à l'oeil droit.

Grave accident à l'atterrissage :

Le 27 avril 1928, un avion du 38ème RAM, piloté par le Sgt Dieudonné, se dirigeait vers Tours, a été contraint d'atterrir suite à une panne moteur, près de Bourg-sur-Mer (Loir-et-Cher). Pendant l'approche, son avion a accroché des arbres en bordure de route et s'est écrasé au sol. Le pilote a été grièvement blessé et son avion complètement détruit. Il a été évacué sur l'hôpital de Blois.

Le 26 mai 1927, les Cne Jean Leclerc et Ltt des Plantières, aux commandes de NiD 29, ont fait escale sur le terrain d'aviation de Guipavas, près de Brest. Après ravitaillement en carburant et huile, ils ont poursuivi leur navigation vers Rochefort, Lyon, Istres, Perpignan et retour.

Le 15 juin 1928, Une formation du quatre avions appartenant au groupe du Cdt Augereau a réalisé une tour de France dans la même journée. Parti de Basse-Yutz, le 13 juin, les quatre avions des équipages suivants Sgt Binaisse / Sgt Fourchette (mécano), Sgt Guibert / Sgt Gaberteaux (pilote), Sgt La Perade / Sgt Gautier (pilote), Sgt Jacob / Sgt Siser (mécano) ont effectué le parcours Thionville, Lyon, Istres, Toulouse, Pau, Bordeaux, Tours, Le Bourget, Thionville dans la même journée, soit 2.200 km effectués en onze et demis de vol à la vitesse moyenne de 190 km/h pour une durée totale de 13 heures, ravitaillements compris.

Les équipages engagés dans la Military Zénith :

Le 17 juin 1928, le Lcl Bruncher, commandant du 38ème RAM a transmis les dates choisies par la 8ème escadrille, désignée par le ministre de la guerre pour disputer le Military Zénith des avions de chasse. Les dates sont : 1ère période du 20 au 23 juin; 2ème période du 26 au 30 juin; 3ème période du 3 au 6 juillet 1928. Les pilotes qui concourront pour le régiment sont : Ltt Bonnet, Sgt Rohart, Sgt Fournier, Sgt Gilles, Sgt Lefèbre du Trey, Sgt Halvats. Le parcours, mesurant 1338 km et passe obligatoirement par les terrains d'aviation suivants : Strasbourg-Metz, Metz-Le Bourget, Le Bourget-Châteauroux, Châteauroux-Lyon, Lyon-Dijon, Dijon-Strasbourg. Le temps du parcours de l'escadrille est celui écoulé entre le moment du départ du chef d'escadrille de l'aérodrome de départ et le retour en ce même point du dernier avion de l'escadrille.

Abandon de la 8ème escadrille :

Le 28 juin 1928, les six NiD 29 engagés par la 8ème escadrille sont partis dans la matinée pour concourir au Military Zénith. Ils ont été contraints à l'abandon au Bourget à 16 h 30.

Dramatique accident :

Le 29 juin 1928, le 28ème batterie du 106ème régiment d'artillerie s'exerçait au tir contre avions sur le plateau de l'Algérie, à Ploing, non loin de Sedan (Ardennes). A 1.500 mètres d'altitude, un avion du 38ème RAM était monté par Ltt Coste et le Ltt Jacques Empis. Ils étaient tous les deux réservistes. Au cours des manœuvres destinées à gêner le tir des pièces de DCA, le feu s'est déclaré à bord. Le pilote, probablement pour tenter d'éteindre l'incendie, a cherché à prendre de la vitesse. Son avion est parti en vrille. Coste, qui était muni d'un parachute, évacua son avion et put atterrir sans dommage dans le bois de la Garenne. Par contre, son passager, le Slt Empis, qui n'en avait pas, est resté dans l'avion et a été tué. Il a été retrouvé carbonisé dans les restes de l'appareil au lieu dit "La petite ferme de Floing."

Meeting de Vincennes :

Les 30 juin et 1er juillet 1928, à l'occasion de l'ouverture du salon de l'aéronautique, 180 avions sont réunis pour le meeting de Vincennes. Le 38ème RAM de Thionville engage trois avions de chasse et cinq avions de renseignement pour participer aux épreuves spéciales dotées par l'Aéro-club de France.

Le meeting de Vincennes :

Le 1er juillet 1928, le classement du Grand Prix de l'Aéro-club de France est le suivant :

> Escadrilles de chasse (5 avions) : 1er prix pour le 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof.
> Escadrilles de chasse (3 avions) : 1er prix pour le 34ème régiment d'aviation mixte du Bourget-Dugny, 2ème prix pour le 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon-Bron.
> Escadrilles de bombardement (avions gros porteurs) : 1er prix pour l'escadrille d'Orly.
> Escadrilles de bombardement et de renseignements : 1er prix pour le 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, 2ème prix pour le 34ème régiment d'aviation mixte du Bourget-Dugny, 3ème prix pour le 11ème régiment d'aviation de bombardement de jour de Metz-Frescaty.

 

 

Mortellement blessé en manipulant son arme :

Le 15 juillet 1928, vers midi, le Sgt Marcel Sibard, de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème RAM était dans sa chambre au quartier Du Peuty, en compagnie de plusieurs camarades. En manipulant un pistolet automatique du calibre 6,35 mm qu'il venait d'acheter, il fit partir le coup qui l'atteignit à l'abdomen. Transporté d'urgence à l'hôpital militaire de Thionville, le blessé fut opéré par le médecin chef. Malgré les soins apportés, avec 5 perforations, il décéda des suites de ses blessures, à 21h30. Il s'était engagé pour trois ans en décembre 1925 et sa famille était originaire de La Roche-sur-Yon.

Mort du Sgt-major Louis Laborde :

Le 22 juillet 1928, au cours du meeting organisé par le 11ème régiment d'aviation de Metz-Frescaty, et devant 40.000 spectateurs, deux patrouilles de chasse du 38ème RAM, composées chacune de trois avions, atterrissent et ouvrent officiellement les évolutions aériennes à 14h45. La première patrouille du 38ème RAM a effectuer une démonstration était composée du Ltt Michel, Sgt Goussin et Sgt Labreuve. Ces aviateurs avaient gagné le premier prix d'acrobatie d'ensemble des meetings de Reims et de Vincennes. Vient ensuite Arrachart, sur Gourdou LGL 32 du 38ème RAM, qui effectue des passages en basse altitude, à basse vitesse mais doit interrompre son exhibition suite à des ratés moteur. La seconde patrouille de trois Nieuport 29 du 38ème RAM, composée du Cne Leclerc, du Sgt-Major Laborde et du Sgt Lechat, effectuait une série d'acrobaties. Au cours d'une série de descentes en vrille, le Nieuport 29, piloté par le Sgt-major Louis Marcel Laborde, percute le sol. Le corps du pilote, tué sur le coup, a été retrouvé à 10 mètres de son appareil. Il était marié depuis un mois. Pour terminer la journée, 80 Breguet 19 B2 du 11ème régiment d'aviation de Metz décollaient et simulaient le bombardement d'un village.

Aller et retour Thionville-Sofia :

Le 25 juillet 1928, le Chef de bataillon Augereau et le Sgt Meyer, en équipage, quitte Thionville en direction de Sofia, à bord de leur avion d'arme. Après avoir fait escale à Turin, Vienne et Zagreb, ils atterrissent à Belgrade, le 26 et repartent le lendemain. Arrivés à Sofia, ils repartent immédiatement après le ravitaillement en huile et carburant. Ils rentrent à Thionville en ayant effectué la liaison Sofia-Thionville en 48 heures.

Grand prix de l'Aéro-Club de France :

La Commission sportive a homologué, à la date du 2 août, les résultats du grand prix de l'Aéro-Club de France, couru par les formations militaires au cours de la 5ème fête aérienne de Vincennes (30 juin-1er juillet). Elle a attribué les prix ainsi qu'il suit : Aviation militaire - Chasse - Escadrille de trois avions : Premier prix : Objet d'art d'une valeur de 3.000 francs à l'escadrille du 38ème RAM (Thionville). Deuxième prix : Objet d'art d'une valeur de 2.000 francs à l'escadrille du 35ème RAM (Lyon).

Mort du Sgt René Fournier :

Le 21 août 1928, le Sgt René Fournier, pilote de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) du 38ème RAM, s'entrainait à l'acrobatie aérienne au-dessus du village de Haute-Yutz. Une des évolutions a été effectuée beaucoup trop bas et l'avion a percuté dans un jardin, à peine à deux kilomètres du terrain d'aviation. A l'arrivée des secours, le pilote avait cessé de vivre, le crâne avait été fracturé et son corps portait de nombreuses graves blessures. Son corps a été transporté à l'hôpital militaire de la ville. Il était né en janvier 1904 et était originaire du village de la Buisse (Dordogne).

Manoeuvres du 20ème corps d'armée :

Du 2 au 8 septembre 1928, le 20ème corps d'armée a procédé à une série de manœuvres dans les Basses-Vosges. Elles étaient placées sous le commandement du Gal Penet, chef du 20ème CA, dont le quartier général a été installé à Saverne. La zone des activités était limitée à l'Ouest par la Sarre et par un cercle passant par Bouxwiller, Hochfelden, Wasselonne, Dabo, Sarrebourg, Fénétrange et la Petite-Pierre. Contrairement à l'habitude, il n'y a pas eu de manœuvre d'un parti contre un autre, mais bien une manœuvre à double action par les deux forces engagées. Le Parti Ouest était placé sous le commandement du Gal Colin, commandant la 11ème division et le parti Est aux ordres du Gal Tanant, commandant la 43ème division. Les forces engagées dans cette vaste manœuvre étaient les suivants : deux divisions d'infanterie du corps d'armée, la division de cavalerie de Lunéville (Gal Defrance), la brigade de Dragons de Colmar, l'artillerie du corps d'armée. En outre, des autos-mitrailleuses et des groupes d'aviation appartenant au 38ème d'aviation de Thionville, 2ème d'aviation de chasse de Strasbourg et 11ème d'aviation de bombardement de Metz ont été fortement engagés. Ce sont les escadrilles d'observation du 38ème RAM qui ont participé à ces manœuvres.

Un capotage pendant les exercices :

Le 4 septembre 1928, un biplace du 38ème RAM, en manœuvres avec le 20ème corps d'armée, dans la région de Sarrebourg, a capoté à l'atterrissage sur le terrain de Buhl, près de la ville. Le Slt Henri (pilote) et son observateur ont été légèrement blessés à la tête. L'avion a été gravement endommagé.

Un NiD 29 détruit à l'atterrissage :

Le 1er octobre 1928, un NiD 29 du 38ème RAM, piloté par le Cne Lebouter, se dirigeant sur Strasbourg, est contraint d'atterrir, sur panne, près du village de Hommarting, près de Sarrebourg. A l'atterrissage, en pleine vitesse, l'avion de chasse capota et fut complètement détruit. Le pilote n'a pas été blessé.

Cession de préparation militaire de mécaniciens d'aviation :

Le 3 octobre 1928, une nouvelle cession de formation de l'école civile de préparation militaire de mécaniciens d'aviation, organisée par l'Aéro-club de Moselle à Thionville, est organisée. Elle assure la formation, en cours du soir, des futurs appelés du service militaire désirant travailler comme mécaniciens d'aviation. 48 élèves de la classe 1928 ont reçus le certificat d'aptitude à l'emploi de mécanicien militaire d'aviation. Liste des vingt premiers par ordre de mérite de : 1. Raymond Leglise de Hayange; 2. Charles Hengel de Erzange; 3. Georges Petit de Florange; 4 ex-æquo Eugène Lutman de Villers-lès-Rombas et Mathieu Nennig de Basse-Yutz; 6.Charles Kremer de Rombas; 7 ex-æquo René Lévy de Koenigsmacker et Charles Zanerlé de Knutange; 9 ex-æquo Gabriel Louis de Hauconcourt, Ferdinand Roux de Hagondange, Pierre Weber de Koenigsmacker; 12. Charmes Charlier de Hayange; 13. Henri Mathis de Thionville; 14. Pierre Pauly de Hunting; 15. Charles Aron de Vitry-sur-Orne; 16 ex-æquo Eugène Vogel de Knutange, Eugène Leichtmann de Hagondange; 18. Frédéric Sievers d'Amnéville; 19 ex-æquo Frédéric Huhn de Hayange et Pierre Jacquat d'Ebange. Une nouvelle série reprendra à la caserne "Tricornot de Rose", près de la gare de Thionville, à partir du 3 octobre 1928.

Les prix du meeting de Vincennes :

Le 23 octobre 1928, l'Aéro-club de France a remis les prix décernés lors des épreuves militaires du meeting de Vincennes.

* 1er prix a été attribué à l'escadrille 3C1 du camp d’aviation de la base aéronautique du Palivestre, commandé par le LV Cevins.
* Le 34ème régiment d’aviation mixte du Bourget a reçu un prix spécial.

Pour l’aviation de chasse :
deux ex-equos à la première place :
* L'escadrille du 2ème régiment d’aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof commandée par le Cne Bordes,
* L’escadrille du 38ème régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz commandée par le Cne Bousac,
* 2ème prix pour l'escadrille du 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon-Bron commandée par le Cne Puget.

Pour l’aviation de bombardement :
* 1er prix pour le 38ème régiment d’aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz commandée par le Cne Marcoz,
* 2ème prix pour le 34ème régiment d'aviation mixte du Bourget-Dugny,
* 3ème prix pour le 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty commandée par le Cne Luciani.
* Un prix spécial a été gagné par une escadrille de bombardement gros porteurs du 21ème régiment d'aviation de Nancy-Essey, commandée par le Cne Orgeas.

Coupe Military Michelin 1928 :

Les résultats sont les suivants :

1er prix au Cne Delaitre (pilote) / Sgc Laine (navigateur) du 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty,
2ème prix au Slt Paul Arrachart (pilote) / Adc Rolland (navigateur) du 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty.

Mort du Ltt Louis Altenhofen :

Le 10 mai 1929, un Potez 25 de la 11ème escadrille (traditions de la BR 260 de la Grande Guerre) du 38ème RAM effectuait un vol d'entrainement sur le parcours Thionville, Reims, Nancy et Thionville. Il était monté par l'équipage composé du Sgt Girod (pilote) / Ltt Louis Altenhofen (obs). Egarés dans la brume au-dessus de Reims, ils lancèrent des fusées éclairantes et découvrirent un terrain plat, à la limite de Reims et de Saint-Brice, où ils tentèrent un atterrissage. Malheureusement, ce terrain était un jardin maraîcher, parsemé de baraques et bordé de fils de fer. En touchant le sol, l'avion a accroché les fils, percuté un des baraquements et finit sa course sur le dos, à l'extrémité de la rue Robert-Lucas. Ce sont les voisins qui ont portés les premiers secours. Le pilote n'a été que légèrement blessé, par contre le Ltt Louis Albert Altenhofen a été très grièvement blessé et a été évacué sur l'hôpital de Reims avec une fracture de la colonne vertébrale. Dégagé par des témoins qui n'avaient pas pris conscience de son état, il est décédé des suites de ses blessures, le 14 mai. Ses obsèques ont eu lieu à Rosselange en présence du Lcl Maurice, commandant par intérim du 38ème RAM, et en présence de 4 à 5000 militaires et civils. Trois avions du régiment ont survolé le cortège et le cimetière.

Visite du Ministre de l'Air Laurent Eynac :

Du 19 au 20 mai 1929, lors des journées nationales de l'aviation, organisées par l'Aéro-club de France à Vincennes, l'épreuve du passage à la verticale pour les avions de chasse a donné : 1er. 32ème RAM de Dijon - 2ème. 35ème RAM de Lyon et 3ème. 3ème RA de Châteauroux. Par la voie des airs, M. Laurent-Eynac, ministre de l'Air, vient inspecter le 38ème RAM de Thionville où il visite les escadrilles, le parc aéronautique, les installations techniques et les casernements. Il quitte Thionville pour visiter le 11ème régiment d'aviation de Metz.

Ejecté de son avion :

Dans la soirée du 21 mai 1929, le Sgt Allégret, pilote du 38ème RAM, décollait aux commandes d'un Potez 25, pour un exercice en haute altitude. Muni d'un masque à oxygène, il atteint 7500 mètres. A cet instant, il décrocha sa ceinture pour revisser un élément instable du radiateur et donna involontairement un coup sur les commandes. Immédiatement, son avion se cabra, éjectant son pilote dans le vide. Il était alors 17h30, il put ouvrir son parachute et atterrit sans mal près de Kerling, à 5 km de Sierck. L'avion, quand à lui, fonctionnait bien tout seul et se remit en ligne de vol. Finalement, il alla s'écraser à 6 km de là, dans la forêt des Quatre-Seigneurs, près du village de Kalembourg où ses débris furent retrouvés par les gendarmes.

Passage des escadrilles de chasse sur LGL 32 :

Les escadrilles de chasse du 38ème RAM de Thionville sont progressivement doté d'avions Loire-Gourdou-Lesseure LGL 32. C'est un avion à aile haute doté d'un train d'atterrissage à voie étroite et à sandows. Ce train, placé très en arrière, va provoquer de nombreux capotages. Ce défaut sera corrigé après 1930 par l'adoption d'un train sans essieu, muni d'amortisseurs.

Mort du Cne Louis Coudouret :

Le 8 juillet 1929, l'avion Bernard 191 GR "France" à moteur Hispano, piloté par le Cne Coudouret, s'est écrasé près de la commune de Saint-Ciers-sur-Bonnieure, à 30 km au Nord-Est d'Angoulème. Il revenait de Séville avec deux passagers espagnols. L'avion est tombé d'une hauteur de 500 mètres et ni le pilote, ni les passagers n'ont eu le temps d'utiliser un parachute. Coudouret a été transporté par voiture vers Angoulème, il est mort de ses blessures quelques minutes après son arrivée dans une clinique de la ville. Ses deux passagers n'ont été que légèrement blessés. Le capitaine était détaché du 38ème RAM pour tenter une traversée de l'Atlantique.

Mort du Ltt Jean Gillain :

Le 29 juillet 1929, le Ltt Jean Gillain, observateur de réserve, est tué au cours d'un accident d'avion, à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Mort du Slt Georges Bazaine :

Le 30 juillet 1929, vers 11 heures, plusieurs groupes d'avions prenaient part aux manœuvres du camp de Mailly (Aube) et s'affrontaient au cours de simulation de combats aériens. Au cours d'une évolution, deux avions de chasse se sont percutés. L'abordeur, l'hélice arrachée, put atterrir en vol plané; par contre l'abordé, piloté par le Slt Georges Joseph Charles Bazaine, avait subit des dégâts beaucoup trop sévères. L'avion était devenu incontrôlable, son pilote tenta bien de le redresser mais en vain. Voyant qu'il n'y arriverait pas, il évacua son avion pour sauter en parachute. Hélas, son avion revint sur lui et l'hélice, toujours en mouvement, le tua sur le coup. Son corps déchiqueté fut retrouvé à seulement 5 mètres de son avion.

Le 4 août 1929, lors de la fête du 21ème régiment d'aviation de Nancy-Essey, des avions de chasse du 38ème RAM présentent des manœuvres de combat aux spectateurs.

Mort du Slt Florentin Bonnet :

Le 6 août 1929, le Slt Florentin Bonnet, recordman du monde de vitesse sur avion, vainqueur de la coupe Lamblin et de la Military Zénith, a trouvé la mort au camp d'Hourtin, près de Bordeaux. Désigné par le ministre de l'Air et détaché du 38ème RAM de Thionville, il s'entrainait pour la coupe Schneider. Il laisse une veuve et quatre petites orphelines.

Mission en Tchécoslovaquie et en Pologne :

Le 5 septembre 1929, un groupe de dix Loire-Gourdou-Lesseure LGL 32 des 3ème RAC, 35ème RAM et 38ème RAM rentre au Bourget après avoir effectué une mission de propagande en Tchécoslovaquie et en Pologne. Les pilotes engagés pour cette mission étaient : Cdt Pellet, Cne Berdoula, Cne Battesti, Cne Pucet, Ltt Raguenet, Adc Broissard, Sgc Wetzel, Sgt Le Breveux, Sgt Bouchard. Ils étaient partis de Thionville, le 28 août.

En tête de la coupe Zénith :

Le 12 septembre 1929, un groupe de cinq Potez 25 à moteur Salmson 18 CM b de 520 ch du 38ème RAM prend provisoirement la tête de la compétition visant à l'attribution de la coupe Zénith des avions militaires. L'épreuve, qui comporte le parcours Thionville, Le Bourget, Tours, Lyon, Dijon, Thionville, avec deux montées à 5000 et 2000 mètres, a été réussie à la moyenne de 198 km/h.

Visite du Ministre de l'Air Laurent Eynac :

Le 24 septembre 1929, le Ministre de l'Air, Laurent Eynac est arrivé à Metz en tournée d'inspection. Il a été reçu par le Gal Michaux, commandant de la division aérienne et les différentes autorités civiles de la région. Il était accompagné par le Gal Pujo, directeur de l'aéronautique et le Col Duseigneur, ancien commandant du 11éme régiment d'aviation de Metz-Frescaty, attaché à la direction. Ensuite, par la voie des airs, il est arrivé sur le terrain d'aviation de Basse-Yutz, siège du 38ème RAM. Son avion était piloté par l'Adj Moron du 34ème RA du Bourget. Il a visité les escadrilles, le parc, les installations techniques et les casernements du régiment. Il a été informé des conditions du ravitaillement des unités. Il est rentré à Metz en fin de journée. Le lendemain, il a inspecté les installations aéronautiques d'Essey et de Malzéville avant de continuer son périple sur Dijon-Longvic.

Atterrissage en campagne :

Le 30 septembre 1929, un avion du 38ème RAM, monté par le Sgt Lermont (pilote) / Ltt Lefèvre (observateur), revenant d'un tour de France, a été contraint d'atterrir, sur panne moteur, près de Flacet, près d'Is-sur-Thille. En phase d'atterrissage, découvrant une ligne haute tension, le pilote a dévié la trajectoire de son avion qui a fini en capotage dans un fossé. Les occupants ont été légérement contusionnés. Le train d'atterrissage n'a pas résisté à sa visite dans le fossé et a été brisé net.

Vainqueur de la coupe des avions de renseignement :

En octobre 1929, la coupe des avions de renseignement, crée par Louis Breguet, est remportée par la 1ère escadrille (traditions de la SAL 51) du 38ème RAM qui est équipée d'avions Henry Potez 25 à moteur Salmson 500 ch. L'unité comptait les équipages suivants : Cne Pichart (cdmt l'escadrille), Slt Poinsot, Slt Dumarcey, Adj Meyer, Sgc Lay, Sgt Guibert, Sgt Jacob, Sgt Clément, Sgt Prophète, Cal Maréchal.

Le 21 octobre 1929, les réservistes du 38ème RAM quittent le régiment après avoir effectué une période de réserve obligatoire de 21 jours.

Accident d'un Potez 25 :

Le 5 décembre 1929, un Potez 25, monté par l'équipage composé du Sgt Paul Larratte (pilote) / Sgt Bognier ou Bagnier (mécanicien) du 38ème RAM, reliait Mourmelon à Nancy. Le vent soufflait avec violence et la pluie tombait en cascade. Arrivé dans les environs de Bar, le moteur eut des ratés obligeant le pilote à chercher rapidement un terrain d'atterrissage. Croyant l'avoir trouvé sur un plateau entre Véel et Fains, au lieu dit Champ-Lepé. En finale dans la demi-obscurité, une haie surgit, obligeant le pilote à virer sur l'aile à seulement quelques mètres du sol. L'aile toucha, le moteur fut arraché et projeté au loin. La carlingue s'écrasa, mais par miracle ou par chance, les deux aviateurs s'en tirèrent sans une égratignure, avec le plus belle peur de leur vie. Ils purent récupérer les papiers, les appareils de bord et gagnèrent Bar-le-Duc pour prévenir leur chef de corps. Les restes de l'avion furent gardés toute la nuit par les gendarmes et des soldats de la garnison de Bar, jusqu'à leur enlèvement le jour suivant.

Un monument en hommage à Florentin Bonnet :

En janvier 1930, une vaste collecte de fonds est organisée pour ériger un monument en hommage à l'Adj Florentin Bonnet, qui s'est tué en service aérien commandé au camp d'Hourtin, le 6 août 1929. Le comité d'honneur compte le ministre de l'Air, Laurent Eynac et les principaux officiers supérieurs de la région et de la place de Thionville.

Certificat d'aptitude au brevet de mécanicien d'aviation :

Le 11 janvier 1930, quatorze élèves du 1er contingent de la classe 1930 ont obtenu le certificat d'aptitude au brevet de mécanicien d'aviation à l'école de l'Aéro-club de Moselle, implanté à la caserne de Rose, à Thionville. Il s'agit par ordre de mérite : 1. Raymond Floquet d'Hayange; 2. Louis Riff de Florange; 3. Pierre Certelet de Ranguevaux; 4. Eugène Leithmann de Hagondange; 5. Xavier Gall de Thionville-Beauregard; 6. Raymond Welle de Rosselange; 7. Jean-Pierre Tétienne de Basse-Ham; 8. Ernest Schall de Hayange; 9. Ernest Oury de Hagondange; 10. Marcel Max de Florange; 11. René Schmitt de Faneck; 12. Charles Wagner de Talange; 13. Marcel Hilgert de Terville; 13. René Michelli de Rombas. Ils seront affectés aux écoles de formation régimentaires de Basse-Yutz et de Frescaty.

Un atterrissage en campagne :

Le 18 janvier 1930, un Potez 25, monté par un pilote et un mécanicien, a été contraint d'atterrir, sur panne moteur, dans les champs au lieu dit "Gemeindeheck", à 10 mètres à peine d'un cultivateur. Comme habituellement sur un terrain non préparé, l'avion est parti en cheval de bois en fin de course d'atterrissage. Le pilote a été légèrement blessé et le mécanicien s'en est sorti indemne. L'avion est très endommagé.

Le 5 février 1930, les cours du 2ème contingent de la classe 1930 commencent à la caserne "Tricornot de Rose", près de la gare de Thionville.

Mort de l'Adj Albert Meyer :

Le 14 février 1930, l'Adj Albert Meyer, détenteur de la coupe Breguet 1929 et titulaire de plus de 1800 heures de vol, a été grièvement blessé au cours d'un accident d'avion. Il est décédé des suites de ses blessures. A été nommé au grade de chevalier de la Légion d'Honneur, à titre posthume, en date du 1er juillet 1930. Ses obsèques ont été célébrées à Basse-Yutz, le 20 février.

Autre accident d'avion :

Le 21 mars 1930, un LGL 32 du 38ème RAM a effectué un atterrissage d'urgence, sur panne moteur, non loin du terrain de Basse-Yutz. En cours de roulage, il a capoté mais n'est pas passé sur le dos. Le pilote n'a pas été blessé.

Accident d'un mécanicien à moto :

Le 27 avril 1930, le Sgt Léon Fondrevert , mécanicien de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) du 38ème RAM rentrait à Thionville à moto. Sur la route de Metz, il a percuté une voiture conduite par le Docteur Heisse, un chirurgien. N'ayant pas ralenti, il a percuté la porte avant droite qui a volé en éclat. L'infortuné mécanicien d'escadrille a été tué sur le coup, victime d'une fracture du crâne. Engagé volontaire, le sous-officier était originaire des Vosges.

Journées nationales de Vincennes :

Le 9 juin 1930, au cours des journées nationales de Vincennes, le classement des différentes unités est le suivant :

* pour les bombardiers de nuit : 1. 22ème RABN de Chartres - 2. 21ème RABN de Nancy-Essey.

* pour les bombardiers de jour : 1. 11ème RAB de Metz-Frescaty - 2. 12ème RAB de Reims-Courcy.

* pour l'épreuve de réglage d'artillerie : 1. 34ème RAM du Bourget-Dugny - 2. 31ème RAM de Tours - 3. 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz - 4. 32ème RAM de Dijon-Longvic - 5. 36ème groupe d'aviation de Pau - 6. 35ème RAM de Lyon-Bron.

Certificat d'aptitude au brevet de mécanicien d'aviation :

Le 18 juin 1930, dix-sept élèves du 1er contingent de la classe 1931 ont obtenu le certificat d'aptitude au brevet de mécanicien d'aviation. Voilà le classement par section :

* Section de Thionville : Marcel Trautman, Charles Toussaint, Robert Hild, Paul Hegwand, Marcel Kaiser.
* Section d'Hayange : Roger Hubert, René Kopp, Camille Gaulard, Robert Mathelin.
* Section de Moyeuvre : Joseph Dangelser, René Diehm, Raymond Well, Camille Muller.
* Section d'Hagondange : François Peupotier, Marcel Semetz, René Michely, Henri Georgen.

Marcel Trautmann arrive premier toutes sections confondues et Henri Georgen, second.

La 1ère escadrille remporte la coupe "Military" :

La Coupe "Military" des avions de renseignement, créée par la Société Breguet, et comportant un circuit photo de 1.279 kms, puis une épreuve de mission photographique est revenue à la lère escadrille (traditions de la SAL 51) du régiment de Thionville, commandée par le Slt Dumarcet. La Coupe Military Zénith des avions de bombardement de nuit, comportant une épreuve de vitesse de 850 kms, et un bombardement à 1.000 m, a été gagnée par la lère escadrille du 21ème régiment, de Nancy, sous le commandement du capitaine Jobert.

La Coupe "Military Zénith" des avions de chasse, un circuit de 1.338 kms et montée à 5.500 mètres, fut disputée par sept escadrilles, et gagnée par la lère escadrille du 3ème régiment de Châteauroux, commandée par le lieutenant Begnier. Cinq escadrilles sur sept ont été classées.

Les épreuves Military Zénith :

L'Aéro-Club de France fera courir en 1930 les trois épreuves suivantes : Coupe Military Zénith des avions de chasse; Coupe Military Zénith des avions de bombardement de nuit; Coupe Military des avions de renseignement. Chaque Military est doté d'un objet d'art challenge d'une valeur de 10.000 francs. L'objet d'art est la propriété temporaire, chaque année, du régiment qui l'a gagné l'année précédente. Le Military Zénith des avions de chasse a été gagné à la première compétition, en 1928, par la 5ème escadrille du 34ème régiment au Bourget; la 2ème compétition, en 1929, a vu la victoire de la 1ère escadrille du 3ème régiment à Châteauroux. Le Military Zénith des avions de bombardement de nuit n'a pas été gagné en 1928, pour la première compétition, tandis qu'en 1929, le gagnant était la lère escadrille du 21ème régiment de Nancy. En ce qui concerne la Coupe Military des avions de renseignement, la première compétition a vu la victoire de la 11ème escadrille du 32ème régiment à Dijon et la deuxième compétition, en 1929, celle de la lère escadrille du 38ème régiment à Thionville. Ces divers trophées seront la possession définitive des unités qui les auront gagnés deux fois. La compétition de 1930 comporte, pour chaque Military, une épreuve courue lors des "Journées Nationales de l'Aviation" à Vincennes. Cette épreuve est, pour le Military Zénith des avions de chasse, une épreuve de rapidité de montée à 5.500 mètres; pour le bombardement de nuit, une épreuve de passage à la verticale en vol de peloton; enfin, pour la Coupe Military des avions de renseignement, une épreuve de réglage d'artillerie sera effectuée. Les formations doivent, en outre, effectuer une épreuve de régularité sur un parcours de 800 kilomètres. Cette épreuve de régularité comporte un itinéraire différent pour chaque formation. Les départs auront lieu dans la région parisienne et, après avoir fait une ou deux escales en cours de route, les formations rejoindront leur terrain de garnison.

Signalons que ces compétitions sont ouvertes aux concurrents suivants :
Coupe Military Zénith des avions de chasse : 7 escadrilles de six avions chacune. Les escadrilles désignées pour participer aux épreuves sont :
- la 5ème escadrille du 3ème RA à Châteauroux-La-Martinerie - LGL 32 / Gnome et Rhône Jupiter 420 CV,
- l'escadrille 3 C 1 du Palyvestre, sur Nieuport 62, moteur Hispano 500 CV,
- la 5ème escadrille du 2ème régiment à Strasbourg-Neuhof, sur Nieuport 62 / Hispano 500 CV;
- la 5ème escadrille du 32ème RA à Dijon-Longvic, sur Wibault 72, moteur Gnome-Rhône 420 CV,
- la 7ème escadrille du 34ème RA au Bourget-Dugny, sur Nieuport 62, moteur Hispano 500 CV;
- la 5ème escadrille du 35ème RA à Lyon-Bron, sur LGL 32, moteur Gnome-Rhône 420 CV,
- la 5ème escadrille du 38ème RA à Thionville-Basse-Yutz, sur Gourdou-Leseurre LGL 32.

Coupe Military Zénith des avions de bombardement de nuit : 2 escadrilles de cinq avions chacune : la 4ème escadrille du 22ème régiment à Chartres-Champhol, sur Lioré-Olivier LeO 20, moteur Gnome-Rhône 420 CV et la 6ème escadrille du 21ème régiment à Nancy-Essey, sur Lioré-Olivier LeO 20, moteur Gnome-Rhône 420 CV.

Coupe Military des avions de renseignement : six escadrilles de cinq avions chacune. Ces escadrilles sont les suivantes : La 13ème escadrille du 31ème régiment à Tours, sur Potez XXV A2, moteur Lorraine 450 CV; la 14ème escadrille du 32ème régiment, sur Bréguet 19 A2, moteur Renault 480 CV; la 15ème escadrille du 34ème régiment au Bourget-Dugny, sur Bréguet 19 A2, moteur Lorraine 400 CV; la 12ème escadrille du 35ème régiment à Lyon-Bron, sur Bréguet 19 A2n, moteur Lorraine 400 CV; la 13ème escadrille du 36ème groupe d'aviation à Pau, sur Potez XXV, moteur Lorraine, 450 CV; la 11ème escadrille du 38ème régiment à Thionville-Basse-Yutz, sur Potez 25 A2, moteur Salmson 520 CV.

Les résultats de la Military Zénith :

Les 8 et 9 juin 1930, l'épreuve de montée à 5.500 mètres courue à Vincennes par les avions du "Military Zénith", a été récompensée par des prix.

Résultats de la coupe "Military Zenith" des Avions de Chasse (Epreuve de montée à 5.500 mètres) : 1er le 34ème RAM du Bourget-Dugny, 2ème le 35ème RAM de Lyon-Bron, 3ème l'escadrille 3 C.1 du Palyvestre, 4ème le 3ème RA de Châteauroux-La-Martinerie.

Avions de bombardement de nuit (Epreuve de passage à la verticale) : 1er au 22ème RA de Chartres-Champhol, 2ème au 21ème RA de Nancy-Essey.

Avions de bombardement de jour : 1er au au 11ème RA de Metz-Frescaty, 2ème au 12ème RA de Reims-Courcy

Coupe Military des Avions de Renseignements (épreuve de réglage d'artillerie) : 1er au 34ème RA du Bourget-Dugny, 2ème au 31ème RA de Tours, 3ème au 38ème RA de Thionville-Basse-Yutz, 4ème au 32ème RA de Dijon-Longvic, 5ème au 36ème groupe d'aviation de Pau et 6ème au 35ème régiment d'aviation de Lyon-Bron.

Accident d'un biplace :

Le 21 juin 1930, un biplace du 38ème RAM, participant à un rallye d'officier pilotes de réserve, a capoté, au Nord de Vendenheim, à 14 km de Strasbourg. Le pilote Schneider et son passager, le Ltt Declerc, ont été légèrement blessés.

La drapeau du 1er régiment d'aviation aux Invalides :

Le 5 juillet 1930, le drapeau du 1er régiment d'aviation est remis aux Invalides et entre au musée de l'armée. Le 1er régiment d'aviation de chasse a été dissous, le 31 décembre 1923. Son drapeau était resté sous la garde du 38ème régiment d'aviation qui lui avait succédé. C'est ce drapeau qui présidait toutes les prises d'armes de Rhénanie pendant l'occupation de l'Allemagne. Un avion, piloté par M. Louis Couhé, secrétaire général du ministre de l'air, s'est envolé, avec à son bord le Col Houdemon, commandant le 34ème régiment d'aviation et premier commandant du 1er RAC et a ramené au Bourget, devant le régiment en armes, le glorieux étendard. Il a été remis au général Mariaux, gouverneur des Invalides.

Le 5 juillet 1930, arrivée du drapeau du 1er régiment d'aviation sur le terrain du Bourget-Dugny - Le Potez 25, qui a convoyé le glorieux étendard, était piloté par M. Louis Couhé, secrétaire général du ministre de l'air, et emportait à son bord le Col Houdemon, commandant le 34ème régiment d'aviation et premier commandant du 1er régiment d'aviation de chasse - Photo collection Albin Denis.

Le 5 juillet 1930, le drapeau du 1er régiment d'aviation est remis aux Invalides et entre au musée de l'armée. Le 1er régiment d'aviation de chasse a été dissous, le 31 décembre 1923. Son drapeau était resté sous la garde du 38ème régiment d'aviation mixte qui lui avait succédé. C'est ce drapeau qui présidait toutes les prises d'armes de Rhénanie pendant l'occupation de l'Allemagne. Il a été amené depuis Thionville, par la voie des airs, par un équipage composé de M. Louis Couhé et du Col Jean Houdemon, premier commandant du 1er régiment d'aviation de chasse - Il a été remis officiellement au général Mariaux, gouverneur des Invalides - Photo collection Albin Denis.

Mort du Sgt André Deconde :

Le 29 juillet 1930, le Sergent élève officier André Deconde, affecté au 38ème RAM, se tue au cours d'un accident d'avion à Farges-en-Septaine (Charente), pendant sa formation pratique à l'école d'aviation d'Avord. Ses obsèques eurent lieu en l'église Saint-Laurent de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), le 1er août.

Certificat d'aptitude au brevet de mécanicien d'aviation :

Le 20 août 1930, les cours du 2ème contingent de la classe 1930 commencent le 20 août 1930, à la caserne "Tricornot de Rose", près de la gare de Thionville. L'obtention du certificat d'aptitude au brevet de mécanicien d'aviation, délivré par l'école de l'Aéro-club de Moselle, permet de choisir son régiment d'aviation et d'intégrer directement l'école de formation régimentaire.

Accident d'un Potez 25 :

Le 28 août 1930, un Potez 25, monté par l'équipage composé de l'Adc Delaby (pilote) et Sgt Dhont (mécano) est tombé en panne d'essence et a été contraint d'atterrir à Houplines (Nord). Comme le terrain n'était pas vraiment adapté à un atterrissage, l'avion a beaucoup souffert. L'article d'époque ne précise pas s'il a capoté ou si son train a été fauché. Néanmoins, et c'est le plus important, les deux membres d'équipage n'ont pas été blessés.

Grandes manoeuvres de cavalerie en Argonne :

En septembre 1930, de grandes manœuvres de cavalerie eurent lieu en Argonne, dans la région de Ste-Ménéhould, au camp de Sissonne, près de Laon et des manœuvres d'armées en Lorraine. Des escadrilles des 2ème régiment de chasse de Strasbourg, 11ème RAB de Metz, 12ème RAB de Reims, 21ème RABN de Nancy-Essey et 38ème RAM de Thionville, pour ses escadrilles d'observation.

Mort du Ltt André Schneider et du Sgt Jean Pinon :

Le 9 septembre 1930, à l'occasion des grandes manœuvres de Lorraine, cinq avions d'observation du 38ème RAM décollaient du terrain d'aviation de Morhange, à destination à Lunéville, pour travailler en liaison avec les autres armes. Malheureusement, la brume, l'ennemi mortel de l'aviateur de cette époque, était présente sur la route. Quatre équipages purent passer sans encombre mais le 5ème appartenant à la 12ème escadrille (traditions de la SAL 22) du 38ème RAM s'est écrasé entre Bezaumont et Sainte-Geneviève. A son bord, le Sgt Jean Pinon, pilote, accompagné du Ltt André Schneider, du 23ème régiment de tirailleurs nord-africains, qui effectuait un stage au sein du régiment. En s'écrasant, l'avion a pris feu. Le Ltt Schneider a été tué et le Sgt Pinon, grièvement blessé avec les deux jambes fracturées, a été évacué par l'ambulance de la société anonyme des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson, sur l'hôpital militaire de Metz-Plantières. Son état de santé étant désespéré, le général Lacapelle, gouverneur de Metz et commandant du 6ème corps d'armée, est venu lui remettre la Médaille Militaire sur son lit d'hôpital. Le Ltt Schneider a été fait chevalier de la Légion d'Honneur, à titre posthume. Pinon est finalement décédé, le 11 septembre. Le Ltt Schneider a été inhumé dans le cimetière de la ville de Cherbourg (Manche) et Pinon dans celui de Châteaumeillant (Cher).

En panne, son avion arrache 4 poteaux téléphoniques :

Le 18 octobre 1930, un monoplace, piloté par le Sgt Roche, surveillant militaire aux travaux des fortifications, qui accomplissait une période au 38ème RAM, est victime d'une panne moteur alors qu'il survolait le village de Hertroff. L'avion piqua du nez et arracha quatre poteaux téléphonique de la ligne Metz-Bouzonville. Il réussit à quitter son avion à temps mais fut blessé au visage et a été hospitalisé à l'hospice de Thionville. L'avion est détruit.

Capotage d'un LGL 32 :

Le 23 octobre 1930, un avion appartenant du 38ème RAM a été contraint d'atterrir au-delà de la route de Longwy, entre Terville et Veymerange, suite à une panne du moteur. Dès le toucher des roues, l'avion a capoté. Le pilote, un sergent, a probablement anticipé le fait que son avion allait faire la cabriole, et n'a pas été blessé. Son avion a été récupéré le jour même par la mécanique du régiment.

Incendie dans un hangar avion :

Le 22 décembre 1930, un feu s'est déclaré dans un hangar où étaient abrités des avions du 38ème RAM. Deux avions ont été touchés par les flammes. L'un a été complètement détruit, tandis que le second a été partiellement endommagé.

Création des écoles de perfectionnement :

Après la décision de la création d'écoles de perfectionnement des sous-officiers de réserve de l'aviation militaire, au début de l'année 1931, une section est constituée à Thionville. La première instruction a eu lieu à la caserne "Du Peuty", à Basse-Yutz, le 17 janvier 1931 à raison de deux samedis par mois.

Interdiction de vol des LGL 32 :

Cette année a été marquée par la longue interdiction de vol des LGL 32 du groupe de chasse suite à plusieurs cas de rupture en vol. Pour assurer une partie des vols, les escadrilles ont reçu plusieurs Caudron C 59 et Potez 25, jusqu'au moment où les LGL 32 ont été renforcés.

Labreuveux classé 4ème :

Les 24 et 25 mai 1931, pendant les journées nationales de l'aviation, un concours de destruction de ballonnets a été organisé. Ont été classés : 1er, Sgc Raphenne du 32ème RAM de Dijon; 2ème, Adc Vonner du 34ème RAM du Bourget; 3ème, XXX Edouard Dauch du 2ème RAC de Strasbourg; 4ème, Sgc Labreveux du 38ème RAM de Thionville; 5ème, l'escadrille 3 C 1 de la Marine; 6ème, le 3ème RAC de Châteauroux; 7ème, le 35ème RAM de Lyon.

Gros incendie dans les bureaux administratifs :

Le 2 juin 1931, pendant la nuit, un feu s'est déclaré dans les bureaux administratifs du 38ème RAM installés au quartier "Commandant du Peuty", à Basse-Yutz. Un court-circuit électrique qui a pris naissance derrière une armoire contenant la collection du Journal Officiel est à l'origine du sinistre. Malgré l'intervention très rapide du planton, du poste de police et du service incendie du régiment, le feu se propagea au premier étage, au grenier et à la toiture. Les archives du bureau des effectifs ont totalement été détruites, ainsi que le cahier du personnel. Le central téléphonique a beaucoup souffert de l'eau, ainsi que les bureaux techniques, ceux du chef de corps et de ses adjoints. Le colonel Bruncher, son état-major et les six escadrilles étaient détachés dans les camps d'instruction de Mourmelon et Mailly. C'est le Colonel de Seguin qui commandait le dépôt en l'absence du commandant du régiment.

Deux jeunes filles écrasées par une remorque d'aviation :

Le 11 juin 1931, un camion du 38ème RAM, trainant une remorque, circulait sur la route de Trêves à Basse-Yutz. A la hauteur des premiers hangars du terrain d'aviation, la remorque se détacha et vint écraser deux jeunes filles assises au bord de la route. Il s'agit de Frieda Schaeffer, 16 ans de Lagrange et Hélène Elz, 27 ans de Zell-sur-Moselle (Allemagne). Le médecin militaire Pierron et le docteur civil Arent arrivèrent très vite sur place. Les deux victimes ont été évacuées sur l'hôpital civil de Beauregard où une fracture du crâne fut diagnostiquée sur Mlle Elz. Elle est la fille d'un instituteur de Basse-Yutz. L'autre jeune fille fut moins gravement atteinte.

Atterrissage en campagne :

Le 12 juin 1931, un biplace du 38ème régiment d'aviation est contraint d'atterrir près d'Illange. Heureusement, l'atterrissage se passe bien et les deux hommes sont indemnes.

Le Lcl Philippe Chatel nommé commandant en second :

Le 8 septembre 1931, le Lcl Jean Philippe Chatel, commandant du 1er groupe d'aviation d'Afrique est nommé commandant en second du 38ème RAM. Le Lcl R.P.V. Pellet, qui était à ce poste, est nommé commandant du 37ème régiment d'aviation, pour embarquement pour le Maroc.

Accident du Clc Becquet :

Le 1er octobre 1931, le Clc Becquet, pilote du 38ème RAM, a été contraint d'évacuer son chasseur, alors qu'il effectait des exercices d'acrobatie au-dessus du village de Melzerville, près de Thionville. Son parachute Aviorex type A bis s'est parfaitement déployé et il a atterri sain et sauf tandis que son avion s'écrasait non loin de là, sans faire de victime.

La 1ère escadrille arrive 3ème de la military Zénith :

Le 11 octobre 1931, la 1ère escadrille du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic se classe 1ère de la coupe Military Zenith des avions de renseignements.
Les autres unités classées sont : 2ème, la 11ème escadrille du 33ème groupe d'aviation de Pau; 3ème, la 1ère escadrille du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz; 4ème, la 1ère escadrille du 31ème régiment d'aviation de Tours.
Pour la coupe Zénith des avions de bombardement de nuit, les unités sont classées de la manière suivante : 1ère, la 3ème escadrille du 21ème régiment d'aviation de Nancy-Essey; 2ème, la 3ème escadrille du 22ème régiment d'aviation de Chartres-Champhol.

Atterrissage en campagne :

Le 12 octobre 1931, la nuit tombante et ne pouvant plus s'orienter, le pilote d'un biplace, appartenant à une escadrille de reconnaissance du 38ème RAM, a été contraint d'atterrir sur la plaine située entre Richemont et Mondelange. L'avion a été endommagé à l'atterrissage et n'était plus capable de décoller sans risque. Les deux membres d'équipage n'ont pas été blessés. Une équipe de mécaniciens a été envoyée sur place pour démonter l'appareil et le rapatrier sur Basse-Yutz.

Perdu, il atterrit en Allemagne :

Le 31 octobre 1931, le Cal Vergez rentre de Romilly, s'égare en route pour atterrir en Allemagne, où il est mis au secret. Au bout de deux jours, le pilote et son avion sont rendus à la France.

Du 9 au 15 novembre 1931, décès du Sol Jacques Emile Carpentier à l'âge de 21 ans.

La 8ème escadrille quitte Basse-Yutz :

Le 1er décembre 1931, la 8ème escadrille du 38ème RAM est affectée au 32ème RAM de Dijon-Longvic et devient sa 7ème escadrille. La 8ème escadrille détenait les traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre.

Mort de l'Adj Albert Bordin et du Sgt Louis Sénéchal :

Le 16 février 1932, à 17 heures, au cours d'un vol d'initiation au vol sans visibilité, un Caudron 59, monté par l'Adj Albert Bordin (pilote) et Sgt Louis Sénéchal (obs), s'est écrasé, en tombant d'une hauteur de 150 mètres, sur la toiture en ciment armé du dépôt de charbon et haut fourneau de Thionville. Voyant que l'avion ne pouvait être redressé avant le sol, l'observateur sauta en parachute, mais beaucoup trop bas, son parachute n'ayant pas eu le temps de se déployer. Son corps sera retrouvé à 50 mètres de l'appareil avec une fracture du crâne et une jambe cassée. Le pilote, qui était resté à bord, fut tué sur le coup lors de l'écrasement du biplan au sol. Bordin était père de trois enfants, ils étaient mariés tous les deux et habitaient Basse-Yutz. L'enquête conclue à un accident provoqué par une perte de vitesse. Les deux aviateurs ont été décorés de la Médaille militaire, à titre posthume.

Un blessé lors d'un capotage :

Le 14 mars 1932, un biplace du 38ème RAM capota au cours de l'atterrissage sur le terrain du régiment à Basse-Yutz. Le Ltt Richard, l'observateur, a été blessé d'une luxation de la rotule gauche et a été transporté sur l'hôpital militaire de Plantières. Le pilote s'en est sorti sans une égratignure mais son avion a été sérieusement endommagé.

La 7ème escadrille quitte Thionville :

Le 1er juillet 1932, la 7ème escadrille du 38ème RAM (traditions de la SPA 62 de la Grande Guerre) devient la 2ème escadrille du GC II/1 stationnée au Bourget-Dugny. Elle évolue sur Nieuport 62.

Composition du 38ème RAM :

A la date du 1er juillet 1932, le 38ème RAM se compose désormais des escadrilles suivantes : 1er groupe d'observation avec les 1ère escadrille (traditions de la SAL 51) et 2ème escadrille (SPAbi 54) sur Potez 25, 2ème groupe de chasse avec les 5ème escadrille (SPA 95) et 6ème escadrille (SPA 153) sur GLG 32, 3ème groupe d'observation avec les 11ème escadrille (BR 260) et 12ème escadrille (SAL 22) sur Potez 25.

Création des bases aériennes :

En juillet 1932, les régiments d'aviation sont remplacés par des bases aériennes. Pour ce qui concerne l'aéronautique militaire présente à Thionville, le 38ème RAO formera la base aérienne de Thionville, les 1er et 3ème groupes du régiment formeront la 38ème escadre de reconnaissance-observation qui comprendra en plus le groupe d'observation de Bouy (Marne) à 2 escadrilles. Le commandant actuel du 38ème RAM exercera le commandement de la base aérienne et de la fraction détachée à Bouy. La 7ème escadrille de chasse du 38ème RAM est affectée à la base aérienne du Bourget-Dugny. Les 5ème et 6ème escadrilles de chasse rejoindront la base de Reims-Courcy. Les bases nouvellement créées comprendront un bataillon de dépôt avec un nombre variable de bataillons selon leur importance, un centre d'instruction, des organes communs aux escadres (navigation, transmissions, photographie, tir, éclairage de terrain, section de phare à grande puissance, sécurité, remorquage), un centre de mobilisation et un parc d'aviation. (sources revue L'Aviation Française)

Manoeuvres aériennes :

Deux séries de manœuvres aériennes ont eu lieu les 22 et 23 août et à partir du 14 septembre, dans la région de l'Est, puis à Marseille et dans le Sud-Est. Les premières qui furent les plus importantes, par la zone des terrains qu'elles intéressaient (Morhange, Thionville, Berry-au-Bac, Epernay), et les effectifs en jeu, eurent lieu en présence de M. P. Painlevé, ministre de l'Air et du maréchal Pétain, inspecteur général dé la navigation aérienne. Elles furent dirigées par les généraux Pétin de Vaulgrenant, commandant le 6e corps d'armée, et par le général Gérard, commandant la 1ère division aérienne.

Voici les forces qui prirent part à l'attaque sous les ordres du général Bouchet : 11ème brigade de bombardement de Metz; 21ème régiment de bombardement de nuit de Nancy ; 11ème régiment de bombardement de jour de Metz; un groupe de reconnaissance du 33e régiment de Nancy; trois groupes de chasse et reconnaissance du 38ème régiment de Thionville.

Les principales phases correspondant aux buts principaux furent : 1er. Vérification et contrôle des délais-de-mise en place et du fonctionnement des organes de défense active et de surveillance aérienne. 2ème. Coopération d'une armée qui effectuait différents exercices de ravitaillement et de défense sous la menace d'attaques aériennes; liaison entre l'aviation de chasse et les postes de guet. 3ème. Coopération des autorités et des populations civiles. Détails d'extinction des lumières, interventions des secours.

Enfin des exercices de défense passive contre les attaques aériennes ont eu lieu dans la région de Marseille, en présence du maréchal Pétain, du vice-amiral Durand-Viel, chef d'état-major de la marine, du contre-amiral Martin, directeur de l'aviation maritime au ministère de l'Air et du contre-amiral Esteva. Le résultat de l'ensemble de ces manœuvres fut très satisfaisant, particulièrement en ce qui concerne la rapidité avec laquelle les moyens de défense ont été mis en œuvre.

Revue des troupes et cérémonie de départ de la 7ème escadrille :

Le 30 aout 1932, une revue des troupes eut lieu à la caserne de Basse-Yutz, en présence du Gal de Crozals, commandant de la 1ère brigade aérienne. Elle servait également en fête d'adieu pour la 7ème escadrille (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) du 38ème RAM. Le lendemain, l'unité quittait définitivement Thionville pour rejoindre Le Bourget-Dugny où elle est affectée comme 4ème escadrille du 34ème régiment d'aviation.

Un pilote éjecté en vol :

Le 1er septembre 1932, le Ltt Bordier du Raincy s'entraine à la voltige, aux commandes de son LGL 32. Au cours d'un Immelman, la ceinture qui le lie à son appareil, cède. Il est éjecté hors de son cockpit et peut ouvrir son parachute dorsal. Il atterrit au sol indemne et son avion finit sa courte carrière en morceaux.

Le Col Ernest Bruncher, en stage pour suivre le cycle d'information des officiers généraux et colonel du 4 novembre au 24 décembre 1932, transmet son commandement, par intérim au Lcl Jean Philippe Joseph Chatel. Son second est le Chef de bataillon Adrien Henri Antonin Fernand Jury. Tous les deux sont au tableau de 1933 pour passer au grade supérieur.

Le 38ème régiment d'aviation remporte la coupe 1932 :

Le 23 janvier 1933, le 38ème régiment d'aviation remporte la coupe "Gasnier du Fresne" de 1932 des équipages de réserve d'observation. Voici les résultats pour le 38ème RAM : 1er. Slt Marcel Charneaux (pilote) / Slt Henri Daget (obs) - 4ème. Ltt Raymond Quantin (pilote) / Ltt Paul Rivière (obs). Les épreuves ont eu lieu du 1er juin au 1er novembre 1932. Elles consistaient en un parcours aérien de 900 à 1200 km et diverses épreuves aériennes.

Statut organique de l'armée de l'Air :

Le 31 mars 1933, le statut organique de l'armée de l'Air a fait l'objet d'un projet de loi qui a été signé par le Président de la République. Ce projet constitue une armée de l'air organisée en régions, dont le personnel sera réparti en corps spécialisés. Il est spécifié que le corps des navigants devra être maintenu en état constant d'entraînement. Cette armée comprendra des formations aériennes stationnées dans la métropole et des formations aériennes stationnées outre-mer. L'armée de l'Air devra prendre part aux opérations combinées avec les armées de Terre et de Mer, participer tout entière aux opérations aériennes et assurer la défense aérienne du territoire. Les formations aériennes seront placées sous la direction des généraux relevant directement du ministre de l'Air et exerçant, à l'intérieur d'une région déterminée, le commandement des troupes et le commandement territorial.

Le classement des officiers a été prévu en quatre corps distincts :
* Corps des officiers de l'air, comprenant le personnel navigant et le personnel sédentaire. Ces officiers exercent le commandement des formations;
* Corps des officiers mécaniciens de l'air, qui secondent le commandement pour la mise en œuvre du matériel technique et l'instruction du personnel;
* Corps des commissaires chargés du contrôle des actes administratifs et de l'ordonnancement des dépenses de l'air:
* Corps des commissaires adjoints chargés de gérer les matières et denrées mises à la disposition du commandement et de seconder celui-ci dans l'administration du personnel, du matériel et des installations.

Décret du 1er avril 1933 :

Un décret du 1er avril 1933 modifie les principes généraux d'emploi et d'organisation des Forces aériennes, qui prennent désormais le titre d'armée de l'Air. En voici les plus importantes.

Article 1 - Titre 1. L'armée de l'Air doit être capable de participer aux opérations aériennes, aux opérations combinées avec les armées de Terre et de Mer et à la défense aérienne du territoire.
L'armée de l'Air est organisée, inspectée, instruite et entraînée dans ce triple but. Les formations destinées spécialement à prendre part aux opérations en liaison - avec l'armée de Terre ou l'armée de Mer sont fixées par décret. A cet égard, les dispositions prises par le décret du 2 Octobre 1928 pour l'armée de Terrre sont maintenues. En ce qui concerne l'armée de Mer, toutes les dispositions du décret du 27 Novembre 1932 sont maintenues.

Titre 2. Organisation générale Article 2. A l'exception de l'aviation embarquée et de l'aéronautique de coopération navale, dont l'organisation est et demeure fixée par le décret du 27 Novembre 1932, les formations, services et établissements stationnés dans les régions aériennes délimitées conformément au tableau annexé au présent décret sont placés sous les ordres d'un officier général de l'armée de l'Air. Cet officier général relève uniquement du ministre de l'Air. Il exerce à la fois le commandement des troupes et le commandement territorial dans les conditions définies aux différents articles suivants.

Article 3. Les établissements, écoles et services relevant directement du ministre de l'Air ne dépendent des généraux commandant les régions aériennes qu'en ce qui concerne les questions d'ordre territorial définies ci-après.

Article 4. Les généraux exerçant le commandement des régions aériennes sont inspectés par le général inspecteur général de l'armée de l'Air. Les formations sous leurs ordres sont inspectées par l'inspecteur général, les inspecteurs spécialises et l'inspecteur technique de l'armée de l'Air, dans les conditions fixées par les documents précisant les attributions de ces hautes autorités.

Article 5. L'autorité du général commandant une région aérienne, en tant que commandant des troupes, s'applique aux questions concernant l'instruction et l'emploi le fonctionnement, l'administration, la discipline, l'hygiène des troupes, les affectations, les mutations et l'avancement du personnel.

Article 6. Les programmes des exercices et manœuvres en liaison sont arrêtés par accord entre les autorités militaires ou maritimes et les autorités aériennes dans des conditions qui seront fixées par des instructions interministérielles. Les exercices et manœuvres qui découlent de ces programmes sont exécutés sous les ordres des autorités militaires ou maritimes intéressées.

Article 7. Les attributions territoriales des généraux exerçant le commandement des régions aériennes s'appliquent à toutes les questions concernant : La discipline générale et aérienne;
Le fonctionnement des services ; La préparation de la mobilisation; La préparation prémilitaire et l'instruction post-militaire aérienne; Le contrôle de l'utilisation des effectifs;
dans les conditions fixées par le décret.

Nouvelle organisation de l'aviation militaire :

Le 1er avril 1933, nouvelle organisation des unités aériennes de l'aviation militaire.

  • 1ère région aérienne (EM à Metz) :
  • 8ème brigade aérienne :
    • 38ème régiment d'aviation mixte (renseignement) à Thionville-Basse-Yutz et Bouy.
    • 33ème escadre aérienne (observation) à Nancy-Essey.
    • 1er et 4ème bataillons du 1er régiment d'aérostation à Metz et Epinal.
  • 11ème brigade aérienne :
    • 11ème escadre aérienne (bombardement) de Metz-Frescaty.
    • 21ème escadre aérienne (bombardement) de Nancy-Essey.
  • 2ème brigade aérienne :
    • 7ème escadre aaérienne (chasse) de Dijon-Longvic.
    • 32ème escadre aérienne (observation) de Dijon-Longvic.
    • 52ème escadre aérienne (Reconnaissance) de Dijon-Longvic.
  • Magasin général d'aviation n° 1 de Romilly.
  • Magasin général d'aviation n° 2 de Dijon-Longvic.
  • Magasin général d'aviation n° 3 de Romorantin.
  • Ecole d'aviation militaire d'Avord.
  • 2ème région aérienne (EM à Paris) :
    • 4ème brigade aérienne :
      • 1ère escadre aérienne (chasse) au Bourget-Dugny.
      • 34ème escadre aérienne (observation) au Bourget-Dugny.
      • 54ème escadre aérienne (reconnaissance et observation) au Bourget-Dugny.
      • 2ème et 3ème bataillons du 1er régiment d'aérostation à Compiègne.
    • 12ème brigade aérienne :
      • 12ème escadre aérienne (bombardement) à Reims-Courcy.
      • 22ème escadre aérienne (bombardement) à Chartres-Champhol.
    • Entrepot d'aérostation de Chalais-Meudon.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 1 de Villacoublay.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 2 de Nanterre.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 3 de Saint-Cyr.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 4 de Saint-Cyr.
    • Ecole d'application de Versailles.
    • Ecole de perfectionnement d'Etampes.
    • Division d'entrainement d'Orly.
    • Compagnie de météorologie de Saint-Cyr.
  • 3ème région aérienne (EM à Tours) :
    • 1ère brigade aérienne :
      • 31ème régiment d'aviation (renseignement) de Tours.
      • 6ème demi-brigade aérienne (renseignement) de Pau.
      • 3ème régiment d'aviation (chasse) de Châteauroux.
    • Camp d'expériences de Cazaux.
    • Ecole des mécaniciens de Rochefort.
    • Ecole des spécialistes de Bordeaux.
  • 4ème région aérienne (EM à Lyon) :
    • 5ème brigade aérienne :
      • 5ème escadre aérienne (chasse) de Lyon-Bron.
      • 35ème escadre aérienne (observation) de Lyon-Bron.
      • 55ème escadre aérienne (reconnaissance) de Lyon-Bron.
      • 3ème régiment d'aérostation de Toulouse.
    • Escadrilles de l'aéronautique maritime autonome (en formation).
    • Ecole pratique d'aviation d'Istres.

Composition de la 8ème brigade aérienne :

Le 1er avril 1933, la 8ème brigade aérienne (EM à Metz) se compose du 38ème régiment d'aviation de renseignement de Thionville et Bouy, la 33ème régiment d'aviation de renseignement de Nancy et les 1er et 4ème bataillons d'aérostiers de Metz et d'Epinal.

Création de nouvelles bases aériennes et évacuation d'autres :

Le 6 avril 1933, le Ministre de l'Air décidé la création de nouvelles bases aériennes à Bordeaux, Toulouse et Orange et l'évacuation, le plus tôt possible, des bases aériennes de Thionville et Strasbourg, situées beaucoup trop proches de la frontière allemande.

Un biplace heurte un hangar :

Le 7 avril, un biplace monté par l'équipage Ltt Pointeau (pilote) / Sgt Jean (obs) a heurté un hangar en atterrissant. Les deux aviateurs ont été blessés et évacués sur l'hôpital militaire. Leur avion a été gravement endommagé.

Le Col Louis de Durand de Prémorel, chef de corps :

Le 25 avril 1933, le Col Louis de Durand de Prémorel prend le commandement du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz.

Mort de l'Adj Charles Kir :

Le 23 mai 1933, l' Adj Charles Kir de la 5ème escadrille (SPA 95) du 38ème RAM trouve la mort lors d'un tour de France qu'il réalisait à bord de son avion de combat. Parti le 22 mai vers 6 h00, il survolait la même journée Lyon, Perpignan, Pau, Rochefort. Au matin du 23, il fit escale sur le terrain du camp d'Escoublac-La-Baule et décolla vers 11 heures. Arrivé à une centaine de mètres d'altitude, il fit faire un demi-looping à son avion, immédiatement suivi d'un demi-tonneau, mais ne put redresser son appareil qui piqua du nez et finalement s'écraser au sol. Les secours trouvèrent le pilote agonisant, le thorax défoncé. L'Adj Kir décéda sur place quelques instants plus tard. Son corps fut transporté à l'hôpital de Saint-Nazaire puis sur Thionville, le 26 mai. La levée du corps a eu lieu à l'hôpital militaire et il a été inhumé dans le cimetière de la ville.

Les centres d'examen médical supprimés :

Le 1er juin 1933, les centres d'examen médical du personnel navigant des forces aériennes de Châlons-sur-Marne, Istres, Lille, Metz, Toulouse, Tours sont supprimés et cessent leurs activité. Des centres d'examen sont répartis dans les hôpitaux militaires ou sur certaines bases aériennes. Les unités aériennes de Thionville sont rattachées au centre installé sur la base aérienne de Nancy-Essey.

Le groupe de chasse affecté sur la base de Reims-Courcy :

Le (6 juillet) 1933, la décision de dissoudre le 2ème régiment d'aviation de Strasbourg-Neudorf est prise. Quatre escadrilles iront s'installer au camp de Parcay-Meslay, près de Tours et formeront la 2ème escadre de chasse. Deux autres escadrilles seront affectées sur le terrain de Reims-Courcy et seront rejointes par le groupe de chasse arrivant du 38ème RAM de Thionville, où ils formeront la 6ème escadre de chasse.

Manoeuvres de chasse de nuit :

Du 1er au 14 août 1933, d'importantes manœuvres aériennes de chasse de nuit ont eu lieu dans la région de Metz, sous la direction des généraux de Goys et Bouchez. Les colonels de Montarby et Mars commandaient les partis en présence. La composante attaque (de Montardy) était composée des 21ème escadre de bombardement de nuit de Nancy, d'éléments de la 12ème escadre de bombardement de jour de Reims, de la 22ème escadre de bombardement de nuit de Chartres et du 38ème régiment d'observation de Thionville. Celle de défense (Mars) était composée d'une escadrille de chasse de nuit de la 11ème escadre de bombardement de jour de Metz, une escadrille de chasse de nuit, formée par des détachements des 21ème, 22ème et 23ème escadrilles, viendra renforcer les équipages. Au cours de ces manœuvres, M. Pierre Cot, ministre de l'Air, inspecta les appareils de la 11ème escadre de bombardement et se rendit à Thionville où il visita le 38ème régiment d'aviation.

Des avions déroutés par la brume :

Le 29 août 1934, quatre avions, concourant pour la coupe Zénith, ont été contraint d'atterrir sur le terrain d'aviation de Mont-de-Marsan en raison de la brume. Ils étaient pilotés par le Cne Ballet, Ltt de Vailly, Ltt Raynaud et Sgt Cayla. Un 5ème apapreil, piloté par un sous-officier, s'est posé à Cère, à 6 km du terrain d'aviation et a capoté à l'atterrissage. Son avion a été légèrement endommagé et le pilote n'a pas été blessé.

Avion détruit mais équipage indemne :

Le 14 novembre 1933, un Potez 25 du 38ème RAM, monté par l'équipage composé du Sgt de Kernadec (pilote) et Ltt Raynaud (obs) effectuait un vol d'entrainement dans la région de Longwy. En rentrant, l'équipage fut surpris par le brouillard et tenta un atterrissage en campagne, dans un parc à 800 mètres du village de Bazailles. Malheureusement pour les aviateurs, les choses ne se passèrent pas comme prévu, le premier impact au sol fut beaucoup trop violent, l'avion rebondit, perdit ses ailes. Le moteur, arraché, fut retrouvé à 10 mètres du fuselage. Le dieu des aviateurs était encore présent ce jour là car aucun des deux ne furent blessés, malgré la violence du choc. Le chef de corps du 38ème RAM vint dans la soirée constater les dégâts. Les débris de l'avion ont été ramenés à Thionville par une équipe de mécaniciens arrivés sur place.

Dissolution du 38ème régiment d'aviation mixte :

Le 1er janvier 1934, dissolution du 38ème RAM de Thionville et création de la 38ème demi-brigade aérienne.

Mort des Lts André Mien et Paul Quiquampois :

Le 2 juin 1934, un Potez 25 du groupe détaché à Bouy sur le camp de Mourmelon, s'apprêtait à atterrir sur le terrain d'aviation du camp d'Avord, après avoir effectué une mission d'entrainement au vol sans visibilité, quand soudain l'avion partit en perte de vitesse et s'écrasa au sol. L'observateur, le Ltt Paul Quiquampois avait été tué sur le coup et le pilote, le Ltt André Mien, grièvement blessé, était dans le coma. Il a été évacué sur l'hôpital militaire de Bourges. Sur instruction du ministre de l'Air, le général Boutry, commandant de la place de Bourges, s'est rendu au chevet du blessé et l'a décoré de la Légion d'Honneur. Le Ltt Mien est décédé des suites de ses blessures en fin de matinée, le lendemain. Le 5 juin, les obsèques des deux aviateurs ont lieu en la chapelle de l'hôpital militaire d'Avord. Le Ltt Mien a été inhumé à Perrigny-sur-Loire (Saône-et-Loire) et le Ltt Quiquampoix à Douai (Nord).

Création officielle de l'armée de l'Air :

Le 2 juillet 1934, création officielle de l'armée de l'Air. Les régiments d'aviation sont dissous et les unités aériennes constituées en groupe de chasse, de bombardement et d'observation. Suivants les nouvelles dispositions adoptées par le ministère de l'Air, les pilotes militaires sont recrutés parmi les jeunes gens qui ont obtenu, à l'âge de 18 ans, une bourse de pilotage de l'état et contractent un engagement de trois ans ou qui sont sortis de l'école du personnel navigant d'Istres et s'engagent pour cinq ans.

Visite du Général Denain :

Le 13 septembre 1934, le Général Denain, ministre de l'Air, est venu visiter le 38ème RAM avant le départ définitif de l'unité de Thionville- Basse-Yutz. Une présence de l'aéronautique militaire, puis de l'armée de l'air qui a commencé en 1919 et qui prend fin en 1934.

Cérémonie en hommage aux morts en SAC :

Le 24 septembre 1934, avant son départ de Thionville, la 38ème demi-brigade a voulu commémorer le souvenir des siens tombés en service aérien commandé. Etaient présents, le général Penès, commandant la 8ème brigade aéronautique, le Col de Prémorel, commandant la 38ème demi-brigade. Un détachement d'aviation venu de Reims, commandé par le Cne Villard qui faisait autrefois partie du 1er groupe de chasse à Thionville, était présent. Une délégation comprenant deux officiers et vingt sous-officiers a déposé une gerbe de fleurs dans les cimetières de Thionville et Basse-Yutz.

Départ des escadrilles de chasse de Thionville :

Départ des escadrilles de chasse de Thionville (Moselle), le 30 septembre 1934. Arrivée à Reims (Marne) des escadrilles héritières des traditions de la SPA 95 et SPA 153 pour former le GC I/6 de Reims avec respectivement ses 1ère et 2ème escadrilles.

Implantation de la 38ème demi-brigade dans la commune de Yutz en 1935 - Les installations aéronautiques sont représentées en bleu ciel - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Plan réalisé par J. Boulliung que je remercie pour son aide.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Photos des installations

Le quartier "Curely"
du 1er janvier 1920 au 1er juin 1924

Entrée de la caserne du couronné de Yutz encore occupé par une unité de hussards français en 1919 - Avec l'arrivée de l'aéronautique militaire, cette caserne va devenir le quartier "Curely" - Le bâtiment de droite a survécu au bombardement américain du 27 mai 1944 - Il est utilisé par une entreprise de vente de matériaux de travaux publics - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Le quartier "Commandant Tricornot de Rose"
du 1er juin 1924 au 1er octobre 1932

Entrée du quartier "Commandant Tricornot de Rose" situé dans le couronné de Yutz - Cette partie des installations utilisées par l'aéronautique militaire était située dans les anciennes fortifications, au sud de la ville de Thionville (Moselle) - Après avoir servi aux réparations et au stockage des pièces détachées, ces locaux vont servir, entre autre, à la formation des jeunes hommes effectuant une préparation militaire de mécaniciens d'aéronautique - Cette formation, validée par un examen final, permettait aux appelés mosellans concernés, de choisir leur affectation entre le 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz et le 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty - Dans le fond de l'image, on aperçoit un des deux hangars Bessonneau contenant un Breguet 14A2, destiné à l'instruction des recrues - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Entrée du quartier "Commandant Tricornot de Rose" situé dans le couronné de Yutz - Cette partie des installations utilisées par l'aéronautique militaire était située dans les anciennes fortifications, au sud de la ville de Thionville (Moselle) - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Photo aérienne verticale du quartier "Commandant Tricornot de Rose" , le 27 mai 1928 - Le quartier est implanté dans une ancienne fortification protégeant une entrée de la ville de Thionville - D'abord utilisés par les unités administratives du régiment, ces locaux ont ensuite été dédiés aux réparations, au stockage des pièces détachées puis à l'instruction des appelés et des jeunes hommes effectuant une préparation militaire de mécaniciens - Cette préparation permettait, aux appelés mosellans concernés, de choisir leur affectation dans le régiment d'aviation de leur choix, soit la chasse à Yutz, soit le bombardement avec Frescaty - Du 1er janvier 1920 au 1er juin 1924, cette caserne était identifiée comme le quartier "Curely" - Les n° 1 marquent deux hangars de réparation ou d'instruction - Les n° 2 marquent les locaux dédiés aux cours de la préparation militaire des mécaniciens et au stockage des divers matériels aéronautiques et communs - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Photo aérienne verticale du quartier "Commandant Tricornot de Rose" , le 27 mai 1928 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Photo aérienne prise pendant le bombardement américain sur la gare de triage, le quartier "Tricornot de Rose" et le terrain d'aviation de Yutz, le 9 mai 1944 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo National Archives.

Photo aérienne verticale du quartier "Commandant Tricornot de Rose" après les bombardements américains du 9 mai 1944 - Photo prise le 13 janvier 1946 - Les gros ronds rouges marquent les impacts de bombes américaines et les petits probablement l'impact d'obus d'artillerie - La grande majorité des bâtiments a été touchée directement ou par les éclats ou par les incendies qui en ont découlés - Seuls quelques bâtiments pourront être sauvés - Ce jour là, 90 Boeing B-17 Flying Fortress du 1st bomb division ont largués 184 tonnes de bombes sur le terrain d'aviation, sur les deux casernes auparavant utilisées par le 38ème RAM et sur la gare de triage - Il faudra attendre le 12 septembre 1944 pour que la ville de Thionville soit libérée par les Américains - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Photo aérienne verticale du quartier "Commandant Tricornot de Rose" en 1947 - Elle a été touchée par des nombreux impacts de bombes, le 9 mai 1944 - Beaucoup des batiments ne seront pas réparés - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Le 9 mai 1944, le bombardement américain du quartier "Commandant Tricornot de Rose", du terrain d'aviation et de la gare de tirage, a détruit plusieurs bâtiments par des impacts directs de bombes, par le souffle ou par les incendies qui en ont découlé - Plusieurs ont été épargnés ou réparés - Celui-ci, qui marquait l'entrée de la zone militaire, appartient désormais à la société "Eternit" - Photo Albin Denis du 10 octobre 2021.

Autre bâtiment présent sur l'ancienne zone du quartier "Commandant Tricornot de Rose" - Il était initialement utilisé pour le stockage des pièces aéronautiques - Les murs sont d'origine mais la toiture a été changée après les bombardements - Photo Albin Denis du 10 octobre 2021.

 

Photos des installations

La caserne "Général Leconte"
du 1er janvier 1920 au 1er juin 1924

Bâtiments de la caserne du temps de l'occupation allemande - L'ensemble de ces bâtiments est devenu la caserne "Général Leconte" puis en 1924 le quartier "Commandant du Peuty" - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Entrée n° 2 de la caserne "Général Leconte" vers 1921 - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Entrée n° 2 de la caserne "Général Leconte" en 1924 - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide..

Le quartier "Commandant du Peuty"
du 1er juin 1924 au 1er octobre 1932

Photo aérienne oblique montrant le village de Basse-Yutz - Au fond, de gauche à droite, la cour d'honneur marquée de croix, puis juste au-dessus les hangars d'aviation du 38ème régiment d'aviation mixte - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Photo aérienne du terrain d'aviation de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 27 mai 1928 - En zone claire, les limites du terrain d'aviation qui faisaient 600 mètres sur 300 - En n° 1 et n° 2, les hangars des huit escadrilles, de la section d'entrainement et du parc - le n° 3 marque la cour d'honneur du quartier "Commandant du Peuty" - Les différents bâtiments sont identifiés sur la photo immédiatement inférieure - A cette époque, le régiment compte 4 escadrilles d'observation et 4 de chasse - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Photo aérienne du terrain d'aviation de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 27 mai 1928 - En rouge, les hangars des huit escadrilles, de la section d'entrainement et du parc - A cette époque, le régiment compte 4 escadrilles d'observation et 4 de chasse - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Carte postale colorisée montrant une partie des hangars d'aviation du 38ème RAM - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Détails des bâtiments du quartier "Commandant du Peuty" , le 27 mai 1928 - n° 1 le mess sous-officiers - n° 2 la radio - n° 3 le bâtiment des sous-officiers - n° 4 les bâtiments de la troupe - n° 5 les douches - n° 6 les cuisines - n° 7 le lavoir-séchoir - n° 8 les latrines - n° 9 le poste incendie et les vivres - n° 10 les magasins - n° 11 le foyer du soldat - n° 12 le poste de garde - n° 13 l'infirmerie - n° 14 les bureaux - n° 15 les mess officiers - n° 16 la cours d'honneur - Les deux entrées n° 1 et n° 2 sont situées coté route nationale en bas de l'image - La caserne "Général Leconte" a été rebaptisé quartier "Commandant Le Peuty" lors du changement de désignation du régiment, passant de 1er régiment d'aviation de chasse (1er RAC) au 38ème régiment d'aviation mixte (38ème RAM), le 1er juin 1924 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Entrée n° 2 du quartier "Commandant du Peuty" en été - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Entrée n° 2 du quartier "Commandant du Peuty" en été - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Autre photo de l'entrée n° 2 du quartier "Commandant du Peuty", cette fois en hiver - Dans le fond, on aperçoit le batiment abritant les magasins (repère n° 10 du plan) - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Photo prise de la cour d'honneur montrant la cantine des hommes du rang et le mess sous-officiers (repère n° 1 sur le plan) du quartier "Commandant du Peuty" - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

La cour d'honneur et de manoeuvre du quartier "Commandant du Peuty" en été - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

La cour d'honneur et de manoeuvre du quartier "Commandant du Peuty" en hiver - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Le terrain d'aviation de Thionville-Basse-Yutz photographié hors des limites du terrain militaire côté nord - Carte postale d'époque collection Roland Drach que je remercie pour son aide.

Photo aérienne juste après le bombardement américain sur la gare de triage, le quartier "Tricornot de Rose" et le terrain d'aviation de Yutz, le 9 mai 1944 - Cette photo montre plus particulièrement le terrain d'aviation - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo National Archives.

Vue aérienne oblique montrant la vaste rotonde SNCF de Yutz, le 11 juin 1947 - Dans le fond, à droite, le quartier "Commandant Tricornot de Rose" qui a été très touché par le bombardement américain du 9 mai 1944 - La ville de Thionville se situe à gauche - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Extrémité du terrain de Basse-Yutz en 1947 - Le bombardement américain du 9 mai 1944 a détruit la grande majorité des batiments des quartiers "Commandant Tricornot de Rose" et "commandant du Peuty" - La zone rouge en S marque la zone où se dressaient les hangars du régiment - la vaste zone au milieu est utilisée comme dépôt pour des centaines de véhicules militaires - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

Autre photo de l'extrémité du terrain de Basse-Yutz en 1947 - Le bombardement américain du 9 mai 1944 a détruit la grande majorité des batiments des quartiers "Commandant Tricornot de Rose" et "commandant du Peuty" - De bas en haut, en partant de la droite : les vestiges des bâtiments du quartier "Commandant Du Peuty" - La zone utilisée comme dépôt pour des centaines de véhicules militaires - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo extraite du site "Remonter le temps" de l'Institut géographique national.

 

Biographies des hommes

Le 26 mai 1925, le Lcl Jean Pierre Estirac prend le commandement du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Il succède au Lcl Emile Maginel - Il a été nommé Colonel, le 25 mars 1930 - Le Chef de bataillon Lucien Maurice a été nommé Lieutenant-Colonel, le 25 juin 1926 - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Lcl Jean Pierre Estirac. Né le 31 décembre 1875 à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales). Fils de Jean Estirac (serrurier-mécanicien) et de Rose Blanqué. Domiciliés à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales). Profession avant engagement Etudiant. Classe 1895. Recrutement de Perpignan (Pyrénées-Orientales) sous le matricule n° 460. Passe les épreuves du concours d'entrée à l'école spéciale militaire de St-Cyr en 1894 et 1895. Engagé volontaire, pour trois, au titre de l'école spéciale militaire de St-Cyr, le 31 octobre 1895. Elève de 1ère classe, le 12 avril 1897. Classé 357ème sur 537 au concours de sortie de St-Cyr. Nommé Sous-lieutenant et affecté au 15ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1897. Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1899. Nommé Porte-drapeau du 15ème régiment d'infanterie, le 21 janvier 1902. A suivi les cours de l'école de tir de la Valbonne du 13 avril au 16 mai 1908. A suivi les cours de l'école des travaux de campagne au 2ème régiment du Génie du 24 février au 26 avril 1907. Nommé Capitaine et affecté à la 15ème compagnie du 162ème régiment d'infanterie, le 25 décembre 1911. Passé à l'aérostation militaire en janvier 1912. Affecté au 36ème régiment d'infanterie et resté détaché à l'aérostation, le 23 février 1912. Brevet de pilote civil n° 926 délivré par l'Aéroclub de France et obtenu sur avion Deperdussin du type militaire à moteur Gnôme de 100 HP à l'école Deperdussin de Reims (Marne), le 5 juillet 1912. A effectué un vol, à bord du dirigeable Zodiac II de 1550 m3, en compagnie de P.M. Lefebvre (pilote), Cne Aubry, Ltt Brocard, Ltt Moulin, le 9 août 1912. Ils ont décollé du parc de Saint-Cloud et ont atterri à Saint-Mard Dammartin (Seine-et-Marne) soit 50 km en 4h25. Affecté au 2ème groupe d'aéronautique, le 1er octobre 1912. A fait son épreuve des 200 km sur le parcours Mailly et Vouziers et retour, à une hauteur de 1500 mètres. Brevet de pilote militaire n° 172 obtenu à l'école militaire Deperdussin de Reims-Bétheny, le 5 octobre 1912. Affecté au centre d'aviation de Reims (Marne). Affecté au 50ème régiment d'infanterie et maintenu dans l'aéronautique militaire, le 23 décembre 1912. Placé en position "Hors cadre aéronautique", le 28 mars 1913. Commandant de l'escadrille V 21 (future C 219), équipée d'avion Voisin L, pendant les grandes manœuvres du Sud-Ouest du 11 au 17 septembre 1913. Cette unité était stationnée au camp de Châlons-sur-Marne. Commandant de l'escadrille CM 39 du 21 août au 6 novembre 1914. La CM 39, équipée de Caudron G 2, a été créée à partir de la division Caudron de l'école de pilotage de Reims. Le Soldat Raymond Delmotte était son mécanicien en 1er. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 3 décembre 1914. Affecté au 2ème bureau du sous-secrétariat d'état de l'aéronautique militaire. Nommé secrétaire rapporteur du comité consultatif de l'aéronautique militaire, auprès du secrétaire d'état de l'aéronautique militaire, le 9 octobre 1915. Nommé Chef de bataillon, à titre définitif, le 4 octobre 1916. Marié avec Mlle Lucienne Pelletier à la mairie de Dijon (Côte-d'Or), le 24 mars 1919. Affecté au sous-secrétariat d'état de l'aéronautique et des transports aériens, le 20 mai 1920. Maintenu en position "Hors cadre aéronautique", le 25 mai 1920. Affecté comme directeur d'établissement à l'entrepôt spécial d'aviation n° 3, le 24 février 1921. Nommé Lieutenant-colonel, le 24 juin 1922. Désigné pour suivre le stage de franchissement des grades de lieutenant-colonel et de colonel du 11 juin au 4 août 1923. Du 11 au 30 juin 1923, cours théoriques communs à Versailles, du 5 au 13 juillet, période d'application au camp de Valdahon et du 16 juillet au 4 août 1923, cours d'arme à Versailles. Affecté à la direction générale du ravitaillement en matériel d'aviation, le 21 septembre 1923. Nommé Commandant du 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique, adjoint au chef du service général du ravitaillement en matériel d'aviation - Affecté comme commandant en second du 35ème régiment d'aviation de Lyon, le 7 novembre 1924. Commandant du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville, le 23 mai 1925 au 23 janvier 1928. Grade d'officier de la Légion d'Honneur, en date du 18 août 1927. Directeur du magasin général d'aviation n° 4, le 23 janvier 1928. Nommé Colonel, le 25 mars 1930. Affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique, le 8 avril 1930. Affecté provisoirement à la direction du matériel aérien militaire du 27 avril au 1er août 1934. Commandant de la base aérienne 104 du 1er août au 30 novembre 1934. Admis en congé du personnel navigant, le 25 septembre 1934. Admis à la retraite et affecté, dans la réserve, à l'entrepôt spécial d'aviation n° 2, le 30 novembre 1934. Nommé Général de Brigade aérienne, le 19 avril 1935. Sources : Registre des naissances (acte n° 2) de la commune de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales des Pyrénées Orientales - CCC de l'escadrille CM 39 - JORF - Revue L'Aérophile - Revue L'Aéro - Dernière mise à jour : 7 juin 2021.

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Cne Jean Pierre Estirac, en date du 3 décembre 1914 : "21 ans de services, une campagne. Services exceptionnels rendus à l'aéronautique militaire en paix et en guerre."

* Grade d'officier de la Légion d'Honneur du Lcl Jean Pierre Estirac au 38ème régiment d'aviation, en date du 18 août 1927 : "31 ans de services, 5 campagnes. Chevalier du 3 décembre 1914."

Sgt Georges Joseph Charles Bazaine - Né le 6 décembre 1895 à Sept-Fontaines à Fagnon (Ardennes) - Fils de Charles Bazaine (jardinier) et de Marie Orphise Colas - Domiciliés place de Namur à Floing (Ardennes) en 1915 - Profession avant guerre Mécanicien - Domicilié au 31, rue Proudhon à Paris 12ème (75) - Classe 1915 - Recrutement du 4ème bureau de la Seine (75) sous le matricule n° 2262 - Mobilisé au 170ème régiment d'infanterie, à compter du 20 décembre 1914 - Affecté au 407ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1915 - Citation à l'ordre du régiment, en date du 1er septembre 1915 - Nommé Caporal, le 13 octobre 1915 - Nommé Sergent, le 9 novembre 1915 - Blessé par une balle au thorax à Givenchy, le 21 février 1916 - Croix de Guerre et citation n° 178 à l'ordre du 9ème corps d'armée, en date du 2 mars 1916 - Blessé par éclat d'obus à l'aisselle droite, le 16 juin 1916 - Cette blessure provoque une gêne des mouvemensts du bras - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 31 août 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme mitrailleur, le 1er septembre 1916 - Stage de mitrailleur à l'école de tir aérien de Cazaux, du 1er septembre au 2 décembre 1916 - Breveté mitrailleur à Cazaux, le 30 septembre 1916 - Mitrailleur du GDE du 2 décembre 1916 au 30 janvier 1917 - Mitrailleur de l'escadrille R 213 / BR 213 du 30 janvier 1917 au 10 mars 1918 - En subsistance à l'escadrille F 63 du 1er au 16 mars 1917 - Une victoire non homologuée ou probable contre un avion, le 29 mai 1917 - Citation n° 431 de l'ordre de la RGAé, en date du 12 novembre 1917 - Détaché à l'école d'aviation militaire de Dijon (tests de sélection et cours théorique) comme élève pilote, le 12 mars 1918 - Formation élémentaire de pilote militaire à l'école d'aviation militaire d'Istres - Victime d'un accident d'avion en école, provoquant une entaille profonde de l'arcade sourcilliaire gauche, le 17 mai 1918 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 1er juin 1918 - Brevet de pilote militaire n° 14.549 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 12 juillet 1918 - Affecté à l'école d'aviation militaire d'Istres - Victime d'un accident d'avion en école provoquant une entaille profonde de l'arcade sourcilliaire gauche, le 9 avril 1919 - Hospitalisé et convalescence jusqu'au 5 mai 1919 - Rengagé pour deux ans, à compter du 29 septembre 1919 - Nommé Adjudant, le 9 octobre 1919 - Affecté au 141ème régiment d'infanterie, le 2 janvier 1920 - Reste détaché à l'école d'aviation militaire d'Istres - Affecté à la 15ème sections d'ouvriers d'aviation, le 1er avril 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 30 juin 1920 - Médaille militaire, le 4 septembre 1920 - Rengagé pour un an, au titre du 1er régiment d'aviation de chasse, à compter du 29 septembre 1921 - A participé au Meeting internationnal de Bruxelles du 23 au 25 juin 1922 - Sept pilotes français y participèrent : Cne Fernand Bonneton (9 victoires homologuées) - Ltt Pellet - Ltt Degennes - Ltt Seigneurie - Adj Rousseau - Adj Bazaine - Sgt Adam - Tous pilotent un Nieuport-Delage NiD 29 à moteur Hispani-Suiza de 300 Hp - Bonneton, à cette époque, était commandant du 3ème groupe du 38ème régiment d'aviation mixte, se tuera pendant les démonstrations aériennes, le 24 juin - Réengagé pour deux ans, au titre du 1er régiment d'aviation de chasse, à compter du 29 septembre 1922 - Affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) par changement de dénomination du régiment - Réengagé pour deux ans, au titre du 38ème régiment d'aviation mixte, à compter du 29 septembre 1924 - Nommé Adjudant-chef, le 1er janvier 1926 - Blessé d'une contusion au nez et par des lésions au genou et bras gauche lors d'un accident d'avion à Mourmelon, le 24 juillet 1926 - Réengagé pour deux ans, au titre du 38ème régiment d'aviation de chasse, à compter du 29 septembre 1926 - Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1928 - Tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Nieuport-Delage NiD-29, pendant les manoeuvres du camp de Mailly (Marne), le 30 juillet 1929 - Son avion est entré en collision avec un autre appareil, alors qu'ils volaient à 500 mètres d'altitude, au-dessus du territoire du village de Saint-Ouen-Domprot (Marne) - Le NiD 29 du Slt Bazaine, gravement endommagé, est tombé en vrille - Le Slt Bazaine évacua son avion en parachute mais fut rejoint par son avion en perdition - L'hélice le décapita en presque totalité - Le cadavre de l'officier et les débris de son avion s'écrasèrent près de St-Ouen - L'autre avion, privé de son hélice, mais non gravement touché, put atterrir sans dommages, près d'une route voisine. L'autre pilote n'a pas été blessé - Le corps du Slt Bazaine a été déposé et veillé à l'hôpital militaire du camp de Mailly - Il a été déposé dans un fourgon plombé à destination de Thionville, lieu de stationnement de son unité et de son domicile, le 3 août 1929 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 9 novembre 1929 - Photo transmise par Mme Viviane Boquant-Bazaine, sa petite-fille que je remercie pour son aide - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 11) de la commune de Fagnon (Ardennes) - Pam - CCC de l'escadrille R 213 / BR 213 - Liste des brevets militaires - JORF - Fiche matricule du 4ème bureau de la Seine conservée par les archives départementales de Paris - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023.

* Citation n° 178 à l'ordre du 9ème corps d'armée, en date du 2 mars 1916 : "Sous-officier d'une bravoure exemplaire. Est resté toute la journée du 21 février 1916 dans la tranchée complétement bouleversée par le bombardement. Blessé grièvement, n'a cessé d'encourager ses hommes."

* Citation n° 431 de l'ordre de la RGAé, en date du 12 novembre 1917 : "A participé comme mitrailleur avion à toutes les grandes opérations depuis avril 1917. A soutenu de nombreux combats au cours desquels son avion a été plusieurs fois atteint. Le 29 mai 1917, a contraint son adversaire à piquer, désemparé dans les lignes. Cité antérieurement à l'ordre du corps d'armée."

* Citation n° 8 à l'ordre de la 6ème région du Slt Georges Joseph Charles Bazaine du 38ème régiment d'aviation, en date du 6 août 1929 : "Modèle de l'officier parfait. Pendant 14 ans et 7 mois de services, n'a connu que son devoir et a été constamment un exemple pour tous. Une fois blessé dans l'infanterie, trois fois dans l'aviation, titulaire de 2 citations, médaillé militaire, 1.480 heures de vol, joignant à une foi militaire ardente, la plus noble conception des devoirs de l'offîcier, est mort pour la France en service aérien commandé, à la tête de la patrouille dont il était à la tête. Laissera dans l'esprit de tous ceux qui l'ont connu le souvenir impérissable d'un grand coeur et d'une belle figure de l'officier de l'aviation française."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Slt Georges Joseph Charles Bazaine, pilote du 38ème régiment d'aviation, en date du 9 novembre 1929 : "Modèle de l'officier parfait. Pendant 14 ans et 7 mois de services, n'a connu que son devoir et a été constamment un exemple pour tous. Une fois blessé dans l'infanterie, trois fois dans l'aviation, titulaire de deux citations, médaillé militaire, 1.480 heures de vol, joignant à une fois militaire ardente, la plus noble conception des devoirs de l'officier, est mort pour la France, en service aérien commandé, à la tête de la patrouille dont il était le chef. Laissera dans l'esprit de tous ceux qui l'ont connu le souvenir impérissable d'un grand coeur et d'une belle figure d'officier de l'aviation française." Cité à l'ordre de la 6ème région, par application de l'article 227 de l'instruction sur le service courant.

Adc Maurice Delépine - Né le 13 septembre 1891 à Saint-Denis-Hors (Indre-et-Loire) - Fils de Sylvain Charles Delépine et de Anne Girault - Domiciliés à Dierre (Indre-et-Loire) en 1911 - Profession Clerc de notaire à Blois (Loir-et-Cher) - Classe 1911 - Recrutement de Tours (Indre-et-Loire) sous le matricule n° 1343 - Classé soutien indispensable de famille, le 2 septembre 1912 - Appelé pour effectuer son service militaire, au titre du 66ème régiment d'infanterie, le 10 octobre 1912 - Nommé Caporal, le 8 novembre 1913 - Nommé Sergent, le 4 août 1914 - Nommé Adjudant, le 16 septembre 1914 - Blessé à la joue gauche avec fracture au bord alvéolaire du maxillaire supérieur gauche à Souchez, le 31 mai 1915 - Citation n° 137 à l'ordre de la 18ème division d'infanterie, en date du 2 novembre 1915 - Affecté au 54ème régiment d'infanterie, le 22 juillet 1916 - Blessé au niveau de l'os hyoïde à Bouchavesnes, le 5 octobre 1916 - Evacué sur l'hôpital temporaire n° 7 puis sur l'annexe de Louvencourt-Amiens, le 11 octobre 1916 - Passé au 1er groupe d'aviation de l'aéronautique militaire, comme élève pilote, le 18 mai 1917 - Brevet de pilote militaire n° 7609 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 21 juillet 1917 - Citation n° 29 à l'ordre du 54ème régiment d'infanterie, en date du 30 juillet 1917 - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 2 août 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 62 du 14 novembre 1917 au 1er janvier 1920 - Nommé Adjudant-chef, le 25 avril 1918 - Citation n° 6 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 10 mai 1918 - Citation n° 603 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 11 juillet 1918 - Blessé à Charmentray, le 16 juillet 1918 - Citation n° 639 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 20 septembre 1918 - Citation n° 640 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 20 septembre 1918 - Deux victoires homologuées obtenues à l'escadrille SPA 62 - Croix de Guerre avec 4 palmes de bronze et une étoile d'argent - Croix de guerre blege avec palme - Médaille Militaire et Croix de Guerre, le 28 décembre 1918 - Marié avec Mlle Germaine David, le 28 avril 1919 - Rengagé pour deux ans pour le compte de l'escadrille SPA 62, à compter du 24 mai 1919 - Médaille de la Distingued Conduct (DCM britannique), en date du 27 octobre 1919 - Médaille interalliée - Médaille commémorative - En occupation des pays rhénans du 24 octobre au 1er décembre 1919 - Pilote du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz du 1er janvier 1920 au 22 novembre 1922 - Rengagé pour deux ans pour le compte du 1er régiment d'aviation de chasse, à compter du 24 mai 1921 - Marié avec Mlle Germaine Eugènie Marie David à la mairie de Blois (Loir-et-Cher), le 28 avril 1919 - Les Ltts Pellet, de Gennes, Seigneurie, Adc Delépine, Adj Rousseau, Sgt Adam de la 9ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, équipés de Nieuport 29, participent au meeting de Bruxelles du 24 au 25 juin 1922 - A l'occasion de la coupe "Military" du meeting du Bourget qui opposait les meilleures escadrilles militaires françaises, il a remporté le 1er prix de l'escadrille Nieuport 29 du 1er régiment d'aviation d'une valeur de 1.000 fr décerné - En raison des conditions météorologiques défavorables, les courses, réservées aux militaires, eurent lieu sur un circuit de 40 km (au lieu de 200 km), le 13 novembre 1922 - Les pilotes vainqueurs étaient l'Adc Délépine (1er RAC de Thionville sur Nieuport 29 à moteur Hispano-Suiza 300 HP), l'Adj Foiny (31ème RA de Tours sur Breguet 14A2), le Ltt Magne (35ème RA de Lyon sur Breguet 14A2), le Ltt Batelier (34ème RA du Bourget sur SEA à Moteur Lorraine-Dietrich 375 HP), l'Adj Perrotey (2ème RAC de Strasbourg sur SPAD 20 à moteur Hispano-Suiza 300 HP) - Les résultats de la 9ème escadrille du 1er RAC sont les suivants : 1er. Adc Delépine en 26 mn 18 s et 2/3 - 2ème. Sgt Berniard en 26 mn 18 s et 4/5 - 3ème. Ltt Dupond 27 mn 51 s et 4/5 - 4ème. Ltt Terrasson en 27 mn 52 s et 5 - 5ème. Adj Bourgoin en 27 mn 53 s et 4/5 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 novembre 1922 - Nota : elle a été décernée à titre posthume et antidatée par le général commandant le 6ème corps d'armée - Tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Nieuport 29, suite à une panne moteur survenue en pleine brume, dans les environs d'Epernay (Marne), le 22 novembre 1922 - La levée du corps a été faite à la chapelle militaire de Châlons-sur-Marne (Marne) - Sources : Acte de naissance de la commune de Saint-Denis-Hors (Indre-et-Loire) - Pam - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Indre-et-Loire - CCC de l'escadrille SPA 62 - LO - JORF - Revue L'Auto - Journal L'Excelsior - L'année aéronautique 1922 - Revue Les Ailes - Dernière mise à jour : 7 janvier 2023.

* Citation n° 137 à l'ordre de la 18ème division d'infanterie, en date du 2 novembre 1915 : "Sous-officier énergique et brave, grièvement blessé tandis qu'il portait secours à plusieurs hommes de sa section."

* Citation n° 29 à l'ordre du 54ème régiment d'infanterie, en date du 30 juillet 1917 : "A fait preuve de bravoure et d'abnégation, le 5 octobre 1916. Blessé pendant qu'il dirigeait des travaux, n'a quitté la tranchée pour n'être évacué que sur l'instance de ses chefs."

* Citation n° 6 à l'ordre de l'aéronautique, en date du 10 mai 1918 : "Pilote très courageux et dévoué ayant toujours accompli avec zèle les missions qui lui étaient confiées. A participé à plus de vingt protections de missions à longues distances, au cours desquelles il a eu à soutenir plusieurs combats."

* Citation n° 603 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 11 juillet 1918 : "Pilote d'une ténacité et d'un courage incomparable. Assure depuis 6 mois la protection des missions avec un courage et une conscience digne de tous éloges. Le 8 juillet après un combat des plus durs a réussi à dégager le biplace de reconnaissance attaqué par une forte patrouille ennemie et a abattu un de ses adversaires."

* Citation n° 639 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 20 septembre 1918 : "Excellent pilote de monoplace, le 10 août chargé d'assurer la protection d'un biplace photographique à 12 km dans les lignes ennemies et à 1400 m d'altitude à soutenu un combat très sévère contre une très forte patrouille ennemie, et a réussi à abattre un second appareil ennemi."

* Citation n° 640 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 20 septembre 1918 : "Sous-officier d'élite; modèle de bravoure et de dévouement. par son exemple personnel et malgré les lourdes pertes subies récemment par l'escadrille, a entrainé, à défaut d'officier pilote tous les pilotes de l'unité se réservant les missions les plus délicates depuis le 16 août, a effectué personnellement sans entrainement préalable de remarquables missions photographiques en monoplace rapportant ainsi au commandement les renseignements les plus précieux."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre l'armée de l'Adc Maurice Delépine, pilote à l'escadrille SPA 62, en date du 28 décembre 1918 : "Sous-officier d'élite ayant une haute conception de son devoir. En toutes circonstances a montré le plus bel exemple à tous le personnel de l'escadrille en réclamant pour lui les missions les plus périlleuses. S'est spécialisé dans l'exécution des missions photographiques en monoplace où il a rendu les services les plus signalés, notamment le (censuré) où il a exécuté une mission à plus de cent kilomètres dans les lignes ennemies par un temps des plus défavorables, rapportant au commandement les renseignements de la plus haute importance. Trois citations à l'ordre de l'armée, deux victoires officielles, trois blessures de guerre, vingt missions photographiques isolées."

* Médaille de la Distingued Conduct (DCM britannique), en date du 27 octobre 1919 : "Sous-officier pilote d'un dévouement et d'une bravoure dignes déloges. Grièvement blessé deux fois dans l'infanterie, passé dans l'aviation avant d'être guéri, s'est révélé comme un chasseur de premier ordre. Pendant la fin des opérations d'août 1918, à défaut d'être officier pilote, à par son exemple personnel entrainé tous les pilotes de l'escadrille se réservant personnellement les missions les plus délicates. A abattu deux avions ennemis. Trois blessures. Six citations."

 

Photo du Cne Léon Challe

Cne Léon Marie Michel Arthur Challe : Né le 20 juillet 1898 au 4, rue Linguet à Reims (Marne). Fils de Georges Emile Paul Challe (Capitaine à l'état-major de la 12ème division d'infanterie) et de Dieudonnée Adèle Henriette Marie Froment. Parents domiciliés au 51, rue Megevand à Besançon en 1916. Profession avant guerre Etudiant - Classe 1918 - Recrutement de Besançon (Doubs) sous le matricule n° 1005. Engagé volontaire, pour la durée de la guerre, au titre du 11ème bataillon de chasseurs à pied, le 16 août 1916. Détaché comme élève aspirant à St-Maixent, le 14 novembre 1916. Nommé Caporal, le 1er mars 1917. Nommé Sergent, le 1er avril 1917. Nommé Aspirant, le 1er mai 1917. Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 27 juillet 1918. Grièvement blessé à la région pariétale droite par balle, au cours d'un assaut à Andechy, le 12 août 1918. C'est le casque Adrian qui lui a sauvé la vie. Hospitalisé du 12 août au 25 octobre 1918. Citation n° 634 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 15 septembre 1918. Citation n° 63 à l'ordre de la division, en date du 19 septembre 1918. Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 25 décembre 1918. Médaille interalliée de la victoire - Médaille commémorative de la Grande Guerre. Nommé Lieutenant d'active, à titre définitif, le 19 juillet 1920. Admis à l'école spéciale militaire de St-Cyr, suite au concours de 1919, à compter du 31 octobre 1920. Engagement volontaire pour huit ans avant l'entrée à l'école de St-Cyr, en date du 10 janvier 1921. Le temps de service actif déjà accompli sera compté dans la durée de cet engagement. Choisi l'aéronautique militaire à sa sortie de St-Cyr. Placé en position "Hors cadre aéronautique" et affecté au 32ème régiment d'aviation de Dijon-Longvic, le 21 septembre 1921. Brevet de pilote militaire n° 19.649 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 14 septembre 1922. Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.448. Commandant de la 6ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 7 septembre 1923. Suite à dissolution du 1er RAC, affectation au 38ème RAM de Thionville, le 1er janvier 1924. En compagnie du Cne Baradaz, traverse la France en tous sens et parcourent 2000 km en huit jours (20 heures de vol), à bord d'un hydravion FBA 17, en avril 1924. Détenteur de la coupe Lamblin entre Paris, Lyon, Istres, Lyon et Paris, aux commandes d'un Nieuport 29, le 28 juillet 1924. Voyage Thionville-Fez sur Breguet XIV A2 du 30 septembre au 13 octobre 1924. Officier du Nicham Iftikhar, le 14 octobre 1924. Réalise trois parcours pour la Military Zénith, soit 2800 km sur Nieuport 29, les 16 mai, 6 juin et 13 juin 1925. Raid Paris - Constantinople - Bucarest sans escale, à bord d'un Breguet 19 bidon à moteur Farman en 18 heures du 24 au 25 août 1925. Retour Paris-Bucarest, le 26 août 1925. Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 22 décembre 1925. Raid Paris-Téhéran, avec le mécanicien Jousse, à bord du Breguet 19 à moteur Farman et retour par Belgrade - Istanbul - Bagdad du 5 novembre au 21 janvier 1926. Record du monde de distance en ligne droite et sans escale entre Paris et Bender-Abbas, soit 5174 km, en compagnie du Cne René Weiser, à bord d'un Breguet 19 à moteur Farman de 500 HP du 31 août au 1er septembre 1926. Du 5 au 17 septembre 1926, retour Bender-Abbas - Téhéran - Paris. Gagnant de la Coupe Renault 1926 sur un SPAD 66 avec 215 km/h. Désigné pour suivre les cours de lieutenant à l'instruction à l'école d'application de l'aéronautique, le 14 octobre 1926. Nommé Capitaine, le 25 mars 1927. Gagnant de la coupe Michelin International sur SPAD, le 22 juin 1927. Voyage Paris - Lisbonne- Séville - Paris, à bord d'un hydravion Schreck du 1er au 24 juillet 1927 - Auteur de la 1ère liaison Paris - Saigon en 9 jours, à bord d'un Potez 25 du 11 au 20 octobre 1927. Le Cne Challe et le mécanicien Rapin ont parcouru les 12.000 km, avec décollage à Villacoublay, et escales à Rome, Athènes, Alep, Bassora, Bandar-Abbas, Karachi, Allahabad, Calcutta, Bangkok et atterrissage à Saigon. Vol retour du 29 octobre au 12 décembre 1927. En congé de trois mois avec solde du 1er janvier au 30 mars 1928. A obtenu un congé sans solde de 5 ans, à compter du 1er avril 1928. Raid Paris - Vienne - Bucarest - Vienne - Vincennes du 27 au 30 juin 1928. Participe au rallye de Reims, avec un Breguet 19, le 16 août 1928. Voyage Paris - Dublin - Paris en hydravion du 6 au 9 septembre 1928. Vol en circuit fermé de 28 heures du 27 au 28 février 1929. Marié avec Mlle Marie Valentine Antoinette Roux à la mairie du7ème arrondissement de Paris (75), le 21 mars 1929. Gagnant du rallye de Vincennes, aux commandes d'un Nieuport, le 19 mai 1929. Gagnant du rallye de Reims du 13 au 15 mai 1929. Parcours de la Coupe Michelin sur SPAD, le 27 juin 1929. Rallye de la Baule en hydravion sur Schreck 450 cv. Officier de la Légion d'Honneur, en date du 10 août 1929. Auteur du raid Versailles - Istres - Séville - Traversée de l'Atlantique Sud - Maracajá au Brésil, en compagnie du général Tydeo Larre Borges, sur Breguet 19 super bidon de 450 cv. Du 15 novembre au 17 décembre 1929. Ce vol a duré 39 heures. Raid entre Paris - Téhéran - Kazin - Shiraz - Téhéran sur Potez 25 du 14 au 18 octobre 1930. Raid entre Téhéran - le Caire - Rabat - Paris  sur Potez 25 du 29 janvier au 22 février 1931. Raid Paris - Dakar - Fort Lamy (Tchad) - Coquilhatville (Congo belge) sur Farman 190 à moteur 230 cv du 22 avril au 5 mai 1931. Retour Coquilhatville - Port-Etienne - Paris   du 12 au 23 mai 1931. Réalise deux parcours pour la Coupe Michelin sur Dewoitine du 29 au 30 juin 1931. A l'occasion du tour d'Europe, réalise le parcours entre Oslo - Stockolm - Tallin - Riga - Kovno - Varsovie -Bucarest - Belgrade - Sofia - Istambul - Athènes - Rome - Zurich - Romilly   sur Potez 50  à moteur 600 cv du 5 juillet au 7 août 1931. Affecté, pendant son congé sans solde, à la base aérienne du Bourget-Dugny, le 1er juillet 1932. A pu bénéficier d'un nouveau congé sans solde de 5 ans du 1er avril 1933 au 31 mars 1938. Raid Orly - Burgos - Espinho - Lisbonne - Cintra - Biarritz - Paris sur Caudron Phalène du 12 au 18 août 1933. Rallye du Caire, se classe 1er des monomoteurs sur le trajet Paris - Tanger - Benghazi - Le Caire - Dakhla - Baharia - Alexandrie - Fez - Paris du 9 décembre 1933 au 2 janvier 1934.  Echoue en équipage avec Brill dans le raid Paris - Saigon - Paris en octobre, novembre 1936. Les deux autres équipages engagés ont eu aussi échoués. Affecté, pendant son congé sans solde, à la base aérienne de Chartres, le 6 janvier 1937. Gagnant du Rallye national des expositions des arts décoratifs sur avion Goéland sur l'itinéraire Paris - Rome - Berlin - Bruxelles - Paris du 30 au 31 janvier 1937. Nommé Capitaine dans le corps des officiers de réserve "cadre navigant", le 25 mars 1937. Participe au Rallye du Hoggar entre Paris - Nice - Tunis - Oujda - In Salah - Tamarasset - Tunis - Naples - Paris sur  Percival Vega Gull du 6 au 25 janvier 1938. Marié avec Mlle Marie Louise Bonsirven à la mairie de Toulouse, le 4 juin 1938. Rappelé à l'activité, le 25 septembre 1938. Renvoyé dans ses foyers, le 4 octobre 1938. Fonde la société l'Aérographie en 1939 qui a inspiré les procédés de restitution de l'IGN. A fournit au 2ème bureau des photos de la ligne Siegfried qu'il prenait avec son avion personnel. Nommé Commandant de réserve, du cadre navigant, le 25 juin 1939. Domicilié au 25, rue Décamps à Paris 16ème (75), à compter du 16 août 1939. Rappelé à l'activité par la mobilisation générale, le 7 septembre 1939. Affecté au centre d'instruction de chasse du bataillon de l'air n° 122, le 7 septembre 1939. Affecté à l'état-major du groupement n° 22, le 3 décembre 1939. En 1947, il fonde la société Aérotechnique (Aerotech) à Alger, en compagnie d'Henri Lustin (ingénieur conseil) et de Louis Durafour (industriel) pour transporter les personnels pétroliers. Ils commencent leur activité avec des Aispeed Consul, puis dès l'année suivante, avec des Douglas DC-3 et Beechcraft 18. Elle sera dissoute, le 1er avril 1962. Nommé Lieutenant-colonel de réserve en décembre 1947. Nommé au Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, le 8 janvier 1950. Divorce avec Mme née Bonsirven par la cour d'appel de Paris, le 24 novembre 1954. Marié avec Mlle Josette Viviane Rosa Falcher à Alger (Algérie), le 14 mai 1955. Décédé à Six-Fours-les-Plages (Var), le 31 mai 1984. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 1502) de la ville de Reims (Marne) - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Doubs. Liste des brevets militaires - JORF - Site Internet Généanet - Dernière mise à jour : 18 juin 2021.

@ Citation n° 634 à l'ordre de la 6ème armée, en date du 15 septembre 1918 : "A entrainé ses hommes à l'assaut d'une corne de bois fortement occupée et sous un feu intense de mitrailleuses. En a délogé l'ennemi sous un bombardement violent malgré les explosions d'abondants dépôts d'obus toxiques et d'obus de gros calibre."

@ Citation n° 63 à l'ordre de la division, en date du 19 septembre 1918 : "Jeune officier d'une bravoure incontestable. Blessé grièvement à la tête, le 12 août 1918, en essayant de repérer une mitrailleuse ennemie."

@ Le Lcl Léon Marie Michel Arthur Challe est nommé au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 8 janvier 1950 : "32 ans 4 mois de services, 5 ans 11 mois de campagnes, 1 blessure de guerre, 2 citations, 13 ans de bonifications pour services aériens commandés, 19 ans 4 mois de majorations diverses. Officier de la Légion d'Honneur du 10 août 1929".

 

Photo du Sgt Richard Metzinger

Sgt Richard Metzinger - Né le 27 juillet 1900 à Bouxwiller (Bas-Rhin) - Classe 1920 - Engagé volontaire pour trois ans, à la date du 10 août 1920 - Brevet de pilote militaire n° 19.501 obtenu à la section d'entrainement du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 18 mars 1922 - Insigne métallique de pilote militaire (macaron) n° B 16.313 - Pilote de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 73) du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Nommé Sergent, le 20 novembre 1922 - Tué lors d'un exercice aérien, en compagnie de troupes au sol, quand le moteur de son NiD 29 s'arrête brusquement, le 24 novembre 1922 - A la tombée de la nuit, son avion s'écrase dans un ravin, entre les casernes Marceau et le fort de Souville, près de Verdun - Les 2ème et 3ème bataillons du 22ème régiment de tirailleurs manoeuvraient dans les environs immédiats - Dès que les hommes ont pris conscience que l'avion s'était écrasé, un capitaine a pris plusieurs de ses hommes pour battre les environs - La nuit venue, l'avion n'avait toujours pas été retrouvé - Le Colonel Folin, chef de corps du 22ème régiment de tirailleurs, envoya sur place plusieurs patrouilles dirigées par des officiers et munies de moyens d'éclairage - A 4 heures du matin, toujours pas de trace de l'avion et de son pilote, le 22ème envoya sur place un bataillon entier - Le Cdt Michel et le Cne Guabel suivaient le talus où passe la voie de 060 m reliant les casernes Marceau au fort de Souville - A cet instant, ils aperçurent les débris de l'avion, basculé dans un ravin d'une profondeur de 15 mètres - Les ailes et le fuselage étaient déchiquetés et le moteur projeté - Il n'y avait plus rien à faire pour le pilote qui avait été tué sur le coup - Sa tête, écrasée, empêchait toute identification, son sang avait maculé l'aile inférieure et s'était largement répandu au sol - Aidés de leurs hommes, les officiers dégagèrent péniblement le corps de l'infortuné pilote qui fut évacué dans un fourgon, avant de la transporter dans un hôpital de Verdun - Le pilote était domicilié à Strasbourg (Bas-Rhin) - La levée du corps a été faite à la chapelle de l'hôpital militaire de Verdun (Meuse) - Le corps a été déposé au dépôt mortuaire de la caserne Saint-Paul de Verdun - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 48) de la commune de Bouxwiller (Bas-Rhin) - Liste des brevets militaires - JORF - Journal "Le Gaulois" - Journal "Le Temps" - Journal "L'Est Républicain" - Dernière mise à jour : 7 janvier 2023.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre du 1er régiment d'aviation, à titre posthume, du Sgt Richard Metzinger, en date du 14 février 1923 : "Excellent sous-officier sous tous les rapports, modèle de dévouement et de conscience, pilote très brave et très allant. Alsacien, engagé le premier comme pilote. A été tué, le 24 novembre 1922, en service commandé aérien en convoyant un appareil." A été cité par application de l'article 277 du service courant. Sans croix de Guerre.

 

Photo du Cal Jean Marck

Cal Jean Marck - Né le 22 novembre 1901 à Habsheim (Haut-Rhin) - Fils de Georges Marck et de Marie Backert - Classe 1921 - Domiciliés à Habsheim (Haut-Rhin) - Classe 1921 - Recrutement de Mulhouse sous le matricule n° 1447 - Engagé volontaire pour 4 ans, au titre du 34ème régiment d'aviation, le 16 mars 1921 - Affecté au détachement de la 1ère section d'ouvriers d'aviation comme élève pilote, le 7 juin 1921 - Passe au 2ème groupe d'ouvriers d'aviation à Istres, le 27 septembre 1921 - Nommé Caporal, le 13 juillet 1922 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse à Thionville, le 8 août 1922 - Affecté à la 6ème escadrille (traditions de la SPA 94) du 1er RAC du Thionville, le 29 septembre 1922 - Tué au cours d'un accident d'avion près de Bouxières-Sous-Froidmont, le 16 février 1923 - Il avait décollé pour un vol d'entrainement au-dessus du terrain d'aviation - Après avoir évolué pendant un certain temps au-dessus du champ d'aviation, il s'éloigna vers le Sud et se perdit dans la brume - Son avion vint percuter une colline, non loin du dit-village - L'avion a été pulvérisé et le moteur enfoncé de 60 cm en terre - Le pilote a été tué sur le coup - Jean Marck repose dans le cimetière de Habsheim (Haut-Rhin) - Sources : Fiche matricule conservée aux archives départementales du Haut-Rhin - Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Temps" - Dernière mise à jour : 7 janvier 2023.

 

Photo du Lcl Marie Maginel

Lcl Marie Auguste Emile Maginel. Né le 14 août 1880 au 29, rue du Faubourg St-Georges à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Fils de Joseph Emile Maginel (employé de commerce) et de Marie Rosalie Céleste Lemoine. Domiciliés au 17, grande rue à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Profession avant engagement Etudiant. Classé 435ème sur 550 au concours d'entrée de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1899. Classe 1900. Recrutement de Toul (Meurthe-et-Moselle) sous le matricule n° 1430. Engagé volontaire pour trois ans, au titre de l'école militaire spéciale de St-Cyr, le 23 octobre 1899. Promotion "In Salah". Nommé Caporal, le 2 avril 1901. Nommé Sous-lieutenant et affecté au 19ème bataillon de chasseurs à pied, le 1er octobre 1901. Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1903. Affecté au 29ème régiment d'infanterie, le 25 mars 1909. Affecté au 27ème régiment d'infanterie, le 28 septembre 1910. Stagiaire à l'état-major du 16ème corps d'armée, le 13 octobre 1911. Nommé Capitaine et affecté au 4ème régiment de tirailleurs indigènes, le 23 décembre 1911. Stagiaire à l'état-major du 16ème corps d'armée, le 9 janvier 1914. Affecté à l'état-major de la 2ème armée comme observateur en avion, le 2 août 1914. Observateur de l'escadrille HF 1 du 4 août au 4 septembre 1914 - Nommé adjoint au chef du service aéronautique de la 2ème armée en novembre 1914. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 novembre 1914. Nommé adjoint au chef du service aéronautique de la 10ème armée, le 30 mars 1915. Nommé adjoint au chef du service aéronautique de la 7ème armée, le 29 août 1915. Brevet de pilote militaire n° 3745 obtenu au service aéronautique de la 7ème armée, le 22 juin 1916. Insigne métallique de pilote militaire (macaron) n° B 2281 - Détaché comme commandant d'un secteur aéronautique de l'armée de Fismes, le 25 février 1917. Commandant du secteur aéronautique du 6ème corps d'armée, le 28 février 1917. Nommé Chef de bataillon à titre temporaire, le 27 septembre 1917. Désigné comme officier chargé de l'aéronautique à l'état-major de Verberie, le 20 février 1918. Affecté à l'état-major du service aéronautique du groupe d'armées Est, le 23 mars 1918. Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 28 juin 1918. Affecté à l'état-major du service aéronautique du groupe d'armées de Paris du 7 juillet 15 septembre 1918. Marié avec Mlle Marthe Elise Argelliez à la mairie de Montpellier (Hérault), le 12 août 1918. Désigné pour le CIEM de Melun, le 7 octobre 1918. Stagiaire au service des fabrications de l'aviation, le 23 mai 1919. Commandant du groupement aéronautique n° 2, le 16 septembre 1919. Commandant du 2ème régiment d'aviation d'observation, le 1er janvier 1920. Maintenu en position "Hors cadre aéronautique", le 25 mai 1920. Commandant du 32ème régiment d'aviation, le 1er août 1920. Affecté au 33ème régiment d'aviation d'observation du 20 au 25 mai 1921. Désigné pour suivre le stage de franchissement de grade du 10 juin au 5 août 1923. Commandant, par intérim, au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 22 octobre 1923 - Ne rejoint sa nouvelle affectation, le 30 novembre 1923. Suite à dissolution du 1er RAC, passe au 38ème RAM, le 1er janvier 1924. Nommé Lieutenant-colonel, le 25 décembre 1923. Commandant le 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) du 1er janvier 1924 au 26 mai 1925. Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 9 juillet 1924. Affecté au 37ème régiment d'aviation, le 26 mai 1925. Embarqué à Marseille, le 27 mai 1925. Débarqué, le 31 mai 1925. Désigné pour prendre provisoirement le commandement du 37ème régiment d'aviation et l'aéronautique du Maroc du 14 au 26 août 1925. Autorisé à effectuer un nouveau séjour de deux ans au Maroc, à compter du 10 juillet 1926. Commandant en second du 37ème régiment d'aviation et de l'aéronautique du Maroc, le 24 mars 1927. Nommé Colonel, le 25 mars 1927. Commandant du 37ème régiment d'aviation, le 23 juillet 1927. En congé de trois mois à Montpellier, entre deux séjours, du 24 septembre 1927 au 9 janvier 1928. Reprend le commandement du 37ème régiment d'aviation et les fonctions de directeur du parc d'aviation n° 37, le 9 janvier 1928. Autorisé à effectuer un nouveau séjour de deux ans au Maroc, à compter du 25 octobre 1928. Part en mission et cesse le commandement du 37ème RA du 26 novembre 1928 au 6 janvier 1929. Reprend son commandement, le 6 janvier 1929. En congé de trois mois, entre deux séjours, du 24 septembre 1929 au 7 janvier 1930. Reprend le commandement du 37ème RA, le 7 janvier 1930. En stage du 25 juillet au 19 août 1930. Désigné pour suivre les cours du centre des Hautes études militaires à Paris (75), le 29 juin 1930. Embarqué à Casablanca, le 16 septembre 1930. Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 9 novembre 1930. Affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique, le 23 juillet 1931. Nommé Général de Brigade aérienne, le 12 mai 1932. Affecté à l'inspection du matériel et des installations des forces aériennes et détaché au centre d'études tactiques de l'aéronautique, le 10 septembre 1932. Affecté au centre d'études de l'aéronautique et de l'inspection des écoles comme officier général adjoint, le 13 février 1933. Placé en congé définitif du personnel navigant, le 15 octobre 1936 - Replacé dans la section du personnel navigant, le 3 septembre 1939 - Commandant de la 5ème subdivision aérienne de Tous du 3 septembre 1939 au 10 juin 1940 - Placé en congé définitif du personnel navigant, le 10 juin 1940 - Placé dans la section de réserve, le 14 août 1940 . Domicilié Villa "Beau Site" au 4, montée Carabacel à Nice (Alpes-Maritimes). Grade de Grand-officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1958. Domicilié au 186, avenue Victor Hugo à Paris 16ème (75). Hospitalisé à l'hôpital du Val de Grâce en août 1958. Décédé au 277bis rue St-Jacques à Paris 5ème (75), le 6 septembre 1958. Sources : Registre des naissances (acte n° 1119) de la ville de Nancy (Meurthe-et-Moselle) - Liste des brevets militaires - LO - Etat des services - Journal "Le Temps" - Dernière mise à jour : 6 juin 2021.

* Citation à l'ordre de la 2ème armée, en date du 30 août 1914 : "N'a cessé d'exécuter des reconnaissances depuis le 20 août 1914, et malgré le feu dirigé sur lui par l'infanterie et l'artillerie ennemie, a pu rapporter les renseignements les plus précieux pour les opérations."

* Citation n° 22 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 11 septembre 1914 : "Comme observateur, a effectué une reconnaissance en avion dans des conditions particulièrement périlleuses, en raison de l'état de l'atmosphère et de la nécessité de voler à faible hauteur au-dessus des troupes ennemies, faisant preuve ainsi de rares qualités d'énergie et de sang-froid."

* Citation à l'ordre de la 2ème armée, en date du 14 octobre 1914 : "Belle conduite comme observateur en aéroplane. Depuis le commencement de la campagne, violemment canonné au cours d'une reconnaissance, l'appareil ayant été atteint par des éclats d'obus, les circonstances atmosphériques étant tout à fait défavorables, a poursuivi jusqu'au bout l'exécution de sa mission."

*Citation n° 252 à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 3 juin 1917 : "Officier énergique et remarquable, chef de secteur aéronautique, a assuré avec une grande compétence le commandement des unités sous ses ordres pendant les opérations de l'Aisne. S'est particulièrement distingué le 4 mai 1917, au cours d'une reconnaissance de destruction et le 5 mai au cours d'une mission de commandement."

*Citation n° 166 à l'ordre général, en date du 17 octobre 1925 : "Affecté sur sa demande comme commandant en second du 37ème régiment d'aviation, dès le début du mois de juin 1925, a parfaitement secondé le commandant de l'aéronautique du Maroc dans toute l'étendue de sa tâche, commandement direct des groupes d'escadrilles réunis pour une opération importante, préparation des opérations conduites de l'exécution des missions… Montrant toujours la justesse de ses vues, une grande expérience et une remarquable bravoure. A effectué personnellement des missions de reconnaissances et de bombardements à très basse altitude et sur des objectifs éloignés, faisant preuve, en toutes circonstances, d'un mépris du danger et d'une conscience dignes des plus grands éloges."

*Citation 468 à l'ordre de l'armée, en date du 6 décembre 1926 : "A la tête d'un important groupement d'aviation pendant toute la campagne de 1926, a parfaitement dirigé des bombardements massifs et répétés sur la tâche dissidente du Tichouckt en février 1926 pour les opérations aériennes de son groupement exécutées en liaison avec les troupes chargées de la conquête de ce massif en juin 1926, et toutes les opérations de son groupement exécutées en liaison avec le groupement de Fez sur le front Nord, notamment pour l'avance sur le Haut-Ouergha, la réduction des Béni-Zéroual et l'élargissement du territoire soumis autour d'Ouezzan de mai à août 1926. A déployé en toutes circonstances une grande activité pour contrôler le travail de ses unités, exécutant personnellement de nombreuses expéditions de bombardement ou de reconnaissances.

 

Photo du Cal Paul Rommelaère

Cal Paul Fleury Julien Rommelaère - Né à Holque (Nord), le 11 mars 1904 - Classe 1924 - Recrutement de Dunkerque (Nord) sous le matricule n° 195 - Engagé volontaire, le 11 janvier 1924 - Brevet de pilote militaire n° 20.090 obtenu à l'école Morane, le 20 décembre 1923 - Tué au cours d'un exercice de chasse, le 16 février 1925 - Pendant le vol, un incendie s'est déclaré - Il a largué son réservoir comme la procèdure en vigueur et a probablement voulu atterrir le plus rapidement possible - Son avion a été vu en piqué qu'il n'a pas reprendre - Son Nieuport 29 s'est écrasé sur le territoire de la commune de Koenigsmacker (Moselle) en s'enfoncant profondément dans le sol - Le pilote a été tué sur le coup - Son corps fut évacué sur l'hôpital militaire de Thionville - Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 3 juillet 1925 - Le Cal Rommelaère repose dans le cimetière communal de Holque (Nord) - Sources : Liste des brevets militaires - JORF - Journal "Le Temps" - Journal "L'Est Républicain" - Dernière mise à jour : 7 janvier 2023.

* Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume du Cal Paul Fleury Julien Rommelaère, matricule 5592, pilote au 38ème régiment d'aviation, en date du 3 juillet 1925 : "Pilote de monoplace très adroit, ayant toujours fait preuve d'un allant remarquable et d'une conscience exceptionnelle dans toutes les missions qui lui ont été confiées. Son appareil ayant pris feu au cours d'un exercice de combat, a manœuvré avec le plus grand sang-froid pour éteindre l'incendie, sans pouvoir éviter la chute au cours de laquelle il a trouvé la mort. A été cité".

 

Photo du Ltt Pierre Dupin de Juncarot

Ltt Pierre Marie Jean Dupin de Juncarot - Né place de la Tannerie à Mont-de-Marsan (Landes), le 4 juillet 1899 - Fils du Ltt Marie Michel Victor Ernest Dupin de Juncarot (lieutenant du 34ème régiment d'infanterie) et de Valérie Berthe Cécile Marguerite Marie Josephe de Laforcade - Classe 1919 - Recrutement de Mont-de-Marsan (Landes) sous le matricule n° 1242 - Affecté au 20ème régiment d'infanterie, le 17 avril 1918 - Affecté au 11ème régiment d'infanterie, le 1er octobre 1918 - Affecté au 20ème régiment d'infanterie, le 29 janvier 1919 - Nommé Caporal, le 1er mars 1919 - Nommé Sergent, le 10 août 1919 - Placé en sursis d'incorporation et rendu à la vie civile, le 26 octobre 1919 - Affecté, dans la réserve, au 9ème régiment d'infanterie, le 31 décembre 1919 - A réussi le concours d'admission à l'école de St-Cyr en 1919 - Elève de l'école militaire spéciale de Saint-Cyr, à compter du 29 octobre 1920 - Engagé volontaire pour huit ans, le 23 octobre 1920 - Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 1er octobre 1921 - Affecté au 101ème régiment d'infanterie, le 4 novembre 1921 mais maintenu comme détaché à l'école militaire spéciale de St-Cyr comme élève officier - Admis avec son grade dans le cadre de l'armée active, le 9 septembre 1922 - Après sa réussite à l'examen de sortie de l'école de Saint-Cyr, affecté au groupe d'Avord du 32ème régiment d'aviation d'observation, le 20 septembre 1922 - Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1923 - A suivi le cours des élèves observateurs au centre d'instruction de l'aviation à Avord, à compter du 9 octobre 1922 - Brevet de pilote militaire n° 19.940 obtenu à l'école d'Istres, le 26 juin 1923 - Insigne métallique de pilote militaire n° B 16.781 - A terminé ses stages d'application de l'aéronautique au centre d'études de Versailles, le 31 juillet 1924 - Affecté comme pilote au groupe de chasse du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, le 5 août 1924 - Le 3 avril 1925, le Ltt Pierre Marie Jean Dupin de Juncarot et le Sgt Aimé Stouque trouvent la mort lors d'un exercice aérien, lors de l'attaque en patrouille d'un biplace - Les deux Nieuport 29, qu'ils pilotaient, sont entrés en collision dans la région de Thionville - Les deux avions ont perdu chacun une aile et n'étaient plus contrôlables - Celui de l'officier s'est écrasé dans une sablière et celui du sous-officier sur la voie ferrée reliant Thionville à Sierck - Le 6 avril 1925, les corps du Ltt Pierre Dupin de Juncarot et du Sgt Aimé Stouque (pilotes de chasse) ont été amenés à la gare de Thionville - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 21 septembre 1925 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 130) de la ville de Mont-de-Marsan (Landes) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales des Landes - JORF - Journal "L'express de l'Est" - Dernière mise à jour : 7 janvier 2023.

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume du Ltt Pierre Marie Jean Dupin de Juncarot, pilote au 38ème régiment d'aviation, en date du 21 septembre 1925 : "Brillant officier et pilote de chasse d'un remarquable allant. Après avoir servi dans l'infanterie pendant la guerre, est passé dans l'aviation ou il a rendu les plus précieux services; d'abord comme observateur, notamment au cours des manœuvres du 20ème corps d'armée, en 1924, puis comme pilote et chef d'escadrille au groupe de combat du 38ème régiment. A toujours accompli avec une conscience absolue et un entrain exceptionnel les missions qui lui ont été confiées, en donnant à tous le plus bel exemple de dévouement et en volant par tous les temps. Est tombé en service aérien, à la tête d'une patrouille, le 3 avril 1925, au cours d'un exercice de combat. A été cité."

 

Photo du Sgt Aimé Stouque

Sgt Aimé Charles Gustave Stouque - Né le 15 juin 1898 rue de Marchu à Vézelois (Territoire de Belfort) - Fils de Joseph Stouque (Sgt-Major au 152ème régiment d'infanterie) et de Marie Huraux - Domiciliés en 1918 rue de l'Arsenal à Vannes (Morbihan) - Profession avant guerre Coiffeur - Domicilié avant mobilisation à St-Nazaire (Loire-Atlantique) - Classe 1918 - Recrutement de Vannes (Morbihan) sous le matricule n° 824 - Mobilisé au titre du 19ème régiment d'infanterie, à compter du 16 avril 1917 - Affecté au 62ème régiment d'infanterie, le 19 février 1918 - Affecté au 137ème régiment d'infanterie, le 7 juin 1918 - Croix de guerre et citation n° 423 à l'ordre du 137ème régiment d'infanterie en octobre 1918 - Affecté au 159ème régiment d'infanterie, le 20 juillet 1919 - Nommé Sergent, le 1er septembre 1919 - Affecté au 26ème régiment d'infanterie, le 18 décembre 1919 - Démobilisé, le 29 mai 1920 - Passage dans la réserve, le 15 juin 1920 - Domicilié au 1er rue Albert 1er à Vannes (Morbihan), à compter du 29 mai 1920 - Domicilié au 21, boulevard de la Gare au Mans (Sarthe), à compter du 21 août 1920 - Engagé volontaire pour deux ans, au titre du 65ème régiment d'infanterie, à compter du 18 octobre 1920 - Affecté à l'école de Rambouillet comme instructeur, le 5 décembre 1920 - Affecté au 35ème régiment de tirailleurs, caserné à Deux-Ponts, le 7 septembre 1921 - En occupation des pays Rhénans du 7 septembre 1921 au 19 janvier 1923 - Rengagé pour un an, au titre du 35ème régiment de tirailleurs algériens, à compter du 18 octobre 1922 - Rengagé pour deux ans, au titre du 2ème groupe d'ouvriers d'aviation à Istres, comme personnel navigant, à compter du 18 octobre 1923 - Brevet de pilote militaire n° 20.279 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 17 avril 1924 - Affecté au groupe de chasse du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, le 3 mai 1924 - Nommé Sergent-major, le 1er avril 1925 - Le 3 avril 1925, le Ltt Pierre Marie Jean Dupin de Juncarot et le Sgt Aimé Stouque trouvent la mort lors d'un exercice aérien, lors de l'attaque en patrouille d'un biplace - Les deux NiD 29, qu'ils pilotaient, sont entrés en collision dans la région de Thionville - Les deux avions ont perdu chacun une aile et n'étaient plus contrôlables - Celui de l'officier s'est écrasé dans une sablière et celui du sous-officier sur la voie ferrée reliant Thionville à Sierck, sur le territoire de la commune de Manom (Moselle) - Le 6 avril 1925, les corps du Ltt Pierre Dupin de Juncarot et du Sgt Aimé Stouque (pilotes de chasse) ont été amenés à la gare de Thionville - Les funérailles d'Aimé Stouque ont eu lieu en la cathédrale de Vannes (Morbihan), le 15 avril 1925 - Médaille Militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 21 septembre 1925 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 5) de la commune de Vezelois (Territoire de Belfort) - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Morbihan - Liste des brevets militaires - JORF - Journal "L'Ouest-Eclair" - Journal "L'express de l'Est" - Dernière mise à jour : 6 juillet 2021 .

* Croix de guerre et citation n° 423 à l'ordre du 137ème régiment d'infanterie, en octobre 1918 : "Jeune soldat courageux et dévoué, s'est particulièrement distingué par sa belle attitude au feu aux combats de Champagne de septembre au 4 octobre 1918."

* Médaille Militaire et citation n° 47 à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume du Sgt Aimé Stouque, matricule 5597, pilote au 38ème régiment d'aviation, en date du 21 septembre 1925 : "Sous-officier de premier ordre et excellent pilote de chasse. Après s'être distingué pendant la guerre dans l'infanterie, où il avait obtenu une élogieuse citation, est entré dans l'aéronautique et n'a cessé d'y donner le plus bel exemple d'allant. A fait preuve des meilleures qualités au cours des différentes missions auxquelles il a pris part avec son escadrille. A trouvé la mort pendant un exercice, le 3 avril 1925, alors qu'il prenait part en patrouille à l'attaque d'un appareil biplace. A été cité."

 

Photo du Sgt Louis Clément

Sgt Louis Clément - Elève pilote boursier - Brevet de pilote militaire n° 20.569 obtenu à l'école d'aviation Blériot, le 24 mars 1925 - Un pilote boursier signait un engagement minimal de 3 ans dès qu'il obtenait son brevet de pilote militaire - Pilote de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Grièvement blessé à la jambe gauche par un coup d'hélice, le 30 juillet 1925 - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 13 juillet 2021.

 

Photo du Cal Jean Demouilla

Cal Jean Demouilla - Né le 26 juillet 1904 à Saint-Laurent-des-Bois (Loir-et-Cher) - Elève pilote boursier - Brevet de pilote militaire n° 20.200 obtenu à l'école d'aviation Blériot, le 6 avril 1924 - Pilote du groupe de chasse du 38ème régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Le 6 septembre 1925, plus de 10.000 spectateurs sont venus assister à la fête aérienne du 38ème RAM - Au cours d'un simulacre de combat aérien à 200 mètres d'altitude, deux Nieuport 29 se sont percutés - Le premier, piloté par le Cne Alphonse Bignolas, a pu atterrir à 2 km du terrain, près de Kunzig et le second, piloté par le Cal Jean Demouilla, qui n'était plus maitrisable, s'est écrasé non loin du public, à proximité du cabaret le "Petit chat noir" - Le caporal a été évacué sur l'hôpital militaire et survivra à ses blessures - Décédé à Angers (Maine-et-Loire), le 25 novembre 1987 - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 13 juillet 2021.

 

Photo du Ltt Jean Bazelaire de Saulcy

Ltt Jean Paul de Bazelaire de Saulcy - Né le 15 novembre 1900 à Montauban (Tarn-et-Garonne). Fils de Paul de Bazelaire de Saulcy (Lieutenant au 10ème régiment de Dragons) et de Marie Adrienne Laure Gabrielle de Forcade. Ils ont eu neufs enfants. Domiciliés à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) en 1920. Bénéficie d'un sursis en 1920 - Sursis renouvelé en 1921. Classe 1920. Recrutement de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) sous le matricule n° 339. Engagé volontaire, pour huit ans, au titre de l'école militaire spéciale de St-Cyr, le 22 octobre 1921. Elève de l'école militaire spéciale de St-Cyr, à compter du 25 octobre 1921. Elève de la promotion du Souvenir (1921-1923). Classé 282ème sur 312 aux examens de sortie de St-Cyr. Affecté au 32ème régiment d'aviation, le 23 septembre 1923. Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1923. Stagiaire du cours d'application 1923-1925. Stage au centre d'instruction de l'aviation à Istres (Bouches-du-Rhône). Brevet de pilote militaire n° 20.382 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 4 septembre 1924. Stage au centre d'études de l'aéronautique à Versailles de six mois, à compter du 15 octobre 1924. Nommé Lieutenant à titre définitif, le 1er octobre 1925. Affecté au 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 10 octobre 1925. Affecté comme pilote à une escadrille de chasse du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz. Tué au cours d'un accident d'avion, le 31 mars 1926. En vol entre Illange et Bertrange, son avion a été observé piquant vers le sol et le pilote tombant de son avion. Le parachute ne sera pas ouvert et de Bazelaire est tué sur le coup en s'écrasant au sol. Peut-être a t'il été touché par son avion après avoir évacué. Son Nieuport 29 s'est écrasé sur le territoire de la commune d'Imeldange (Moselle). Son corps a été évacué sur l'hôpital de Thionville. Un article postérieur donne à penser qu'il s'agissait un problème de sangle de maintien du pilote. Un monument commémoratif sera érigé par sa famille à l'endroit de l'écrasement de son appareil, à la lisière de la forêt de Bertrange. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 9 juin 1926. Sources : Registre des naissances (acte n° 452) de la ville de Montauban (Tarn-et-Garonne) - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Haute-Garonne - Liste des brevets militaires - Site Internet "Grand Mémorial" - Site internet Généanet - JORF - Revue Les Ailes - Journal "Le Journal" - Journal "Le Temps" - Dernière mise à jour : 24 juin 2021.

@ Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, du Ltt Jean Paul de Bazelaire de Saulcy, matricule RT 339, en date du 9 juin 1926 : "Jeune et brillant officier, pilote de chasse d'un allant remarquable, caractère ardent, aimant passionnément son arme, a toujours accompli, avec un entrain exceptionnel et une belle audace, les missions qui lui ont été confiées depuis son arrivée au régiment. Est tombé glorieusement, le 31 mars 1926, au cours d'un exercice aérien. A été cité."

 

Photo du Col Jules Bruncher

Lcl Jules Marie Ernest Bruncher. Né le 29 mars 1877 à Vouxey (Vosges) - Fils d'Aimé Constant Bruncher (cultivateur) et de Maria Emérentienne Justine Bruncher. Classe 1897. Recrutement de Neufchâteau (Vosges) sous le matricule n° 264. Appelé pour effectuer son service militaire, au titre du 8ème bataillon d'artillerie à pied, le 14 novembre 1898. Nommé Brigadier, le 25 juin 1899. A renoncé au bénéfice de la dispense qui lui avait été accordée comme ayant un frère sous les drapeaux et a demandé à effectuer ses trois ans de services militaires comme les autres appelés de sa classe, le 26 juin 1899. Nommé Maréchal des Logis, le 25 décembre 1899. Engagé pour deux ans, à compter du 1er novembre 1901. Rengagé pour trois ans, à compter du 1er novembre 1903. Admis à prendre part aux épreuves orales du concours d'admission à l'école militaire de l'artillerie et du génie en 1903. Classé 42ème sur 80 au concours d'entrée. Passé élève officier, le 1er avril 1903. A satisfait aux examens de sortie de l'école militaire d'artillerie et du génie. Nommé Sous-lieutenant, pour occuper l'emploi de lieutenant en 2ème et affecté au 13ème régiment d'artillerie, le 1er avril 1904. Nommé Lieutenant, le 1er avril 1906. Affecté au 3ème régiment d'artillerie, le 5 septembre 1906. Marié avec Mlle Marie Thérèse Françoise Houot à Charmes, le 19 septembre 1907. Domiciliés avenue de la Gare à Charmes (Vosges). A effectué une ascension, à bord du ballon Zéphirin de 900 m3, en compagnie de MM. Vernanchet, Thévenin du parc d'aérostation au 9, avenue de Paris à Rueil à Episy-sur-Moret en 5 heures de vol, le 5 juin 1910. Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 1er mai 1911. Brevet de pilote civil n° 630 délivré par l'Aéroclub de France et obtenu sur un avion Deperdussin à l'école d'aviation civile Deperdussin de Châlons, en date du 25 septembre 1911. Brevet de pilote militaire n° 82 obtenu à l'école d'aviation militaire de Reims-Bétheny, le 16 février 1912. A participé aux grandes manœuvres de Touraine du 9 au 18 septembre 1912, au sein de l'escadrille 4 équipée de Deperdussin 70 HP commandée par le Cne Carlin, stationnée au centre d'aviation de St-Cyr. Les autres pilotes étaient le Ltt Rochette, Ltt Gourlez, Ltt Benoist, Ltt Magnien, Ltt Brocard. Nota : l'escadrille D 4 a été officiellement créée à partir de l'escadrille 4, le 4 décembre 1912. Placé en position "Hors cadre, au titre de l'aéronautique militaire", le 24 septembre 1912. Affecté à la section d'aviation du Maroc Oriental - En opérations au Maroc Occidental du 23 novembre 1912 au 14 décembre 1913. Blessé avec contusions multiples au genou droit, dos de la main gauche et entorse tibio-tarsienne gauche grave, sans fracture au cours d'un accident d'avion, le 13 février 1913. Souffre alors d'une excitation nerveuse due au choc traumatique. Suite à cet accident, il a été inscrit d'office au tableau de concours pour le tableau pour la Légion d'Honneur (contingent spécial), le 19 avril 1913. Suite à la souscription nationale au profit de l'aéronautique militaire, a perçu le Duperdussin n° 55 baptisé "Nouvelle-Calédonie" financé par La Nouvelle Calédonie pour le compte de la section d'aviation du Maroc en 1913. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 juillet 1913. Nommé Capitaine, le 23 septembre 1913. Médaille coloniale avec agrafe "Maroc" - Officier de l'Ouissam Alaouite - Affecté au centre d'aviation de Versailles (Yvelines), le 1er janvier 1914. Nommé Adjoint au parc aéronautique n° 1, le 2 août 1914. Commandant du Parc aéronautique n° 1, le 28 novembre 1914. Citation n° 110 à l'ordre de l'armée, en date du 30 juin 1915. Inspecteur du matériel d'aviation, le 12 juillet 1916. Commandant du dépôt du personnel technique de l'aviation (DPTA), le 14 septembre 1917. Nommé Chef d'escadron, à titre temporaire, le 23 novembre 1917. Nommé Chef d'escadron, à titre définitif, le 24 septembre 1918. Décoré de la Croix de Guerre belge. Commandant du GPAé de Romilly, le 14 janvier 1919. Commandant des dépôts de matériels d'aéronautique, le 1er février 1919. Maintenu en position "Hors cadre, aéronautique", le 20 mai 1920. Directeur de l'ESA n° 2 (entrepôt spécial d'aviation), le 10 juin 1920. Grade d'officier de la Légion d'Honneur, en date du 12 juillet 1923. Désigné pour suivre le cycle d'instruction des lieutenants-colonels et des colonels du 2 juin au 26 juillet 1924. Cours commun au centre d'études de l'aéronautique, quartier de Croy à Versailles du 2 au 20 juin 1924, cours commun au camp du Valdahon du 23 juin au 12 juillet et cours d'arme à Versailles du 15 au 26 juillet 1924. Nommé Lieutenant-colonel, le 24 septembre 1924. Commandant en second du 34ème régiment d'aviation du Bourget-Dugny, le 9 février 1925. Commandant du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz du 23 janvier 1928 au 24 décembre 1932. Nommé Colonel, le 25 mars 1929. Désigné pour suivre le cycle d'information des officiers généraux et colonel en 1932. A savoir un stage au centre d'études de l'aéronautique du 4 au 18 novembre 1932, un stage au centre d'études de cavalerie du 19 au 30 novembre 1932 et un cycle d'information du 5 au 24 décembre 1932. Nommé Général de Brigade, le 25 décembre 1932. Commandant de la 1ère brigade d'aéronautique, le 13 décembre 1932. Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 23 novembre 1937. S'installe à Fouras (Charente-Maritime). Rappelé à l'activité en 1939, affecté au ministère de l'Air. Démobilisé à l'été 1940, il regagne Fouras. Dès l'été 1940, il forme un groupe de renseignement avec Edmond Grasset et le Cdt Eugène Lisiack. En 1942, devient membre du groupe "Honneur & Patrie" qui est en cours de constitution à la Rochelle. A servi au sein du mouvement Armée secrète (AS) & organisation civile et militaire (OCM) "Honneur et Patrie" de la Charente-Maritime du 1er mai 1942 au 30 novembre 1943. Désigne comme responsable départemental pour la Charente-Maritime, à la fin 1942. En septembre 1943, suite à la trahison d'un membre arrêté en Gironde, il est contraint à la fuite pour échapper aux Allemands. Les hommes sont dispersés et la Gestapo anéantit le groupe "Honneur et Patrie", à partir du 15 septembre 1943. Il se réfugie à Cognac puis gagne Paris. Chef du 1er bureau de l'état-major région A du 1er décembre 1943 au 20 juin 1944. Chef départemental de l'armée secrète (AS). Alias "Félix" dans la résistance Il poursuit le combat comme chef militaire FFI de la région Nord en utilisant l'identité de M. Jussiaume, un instituteur en retraite. Il est arrêté avec son épouse, Marie-Thérèse, née Houot par le Gestapo, le 11 juin 1944. Sont internés à la prison de Fresne. Déportés, sa femme et lui, par le dernier convoi du 15 août 1944, au départ de la gare de Pantin. Il arrivé à Buckenwald, le 20 août 1944 et sa femme au camp de Ravensbrück, le 21 août 1944. Ne pouvant supporter les conditions de vie inhumaine, sa femme s'éteint le 6 octobre et le général le 18 novembre 1944. Médaille de la Résistance avec rosette, à titre posthume, décernée le 24 avril 1946. Sources : Registre d'état-civil (acte de naissance n° 2) de la commune de Vouxey (Vosges) - Pam (2 fiches) - Fiche matricule conservée aux archives départementales des Vosges - Liste des brevets militaires - Base de données "Les médaillés de la Résistance française" du site internet "Mémoire des Hommes" - Base de données "Titres, homologations et services pour faits de résistance" du site internet "Mémoire des Hommes" - Site Internet "Musée de la Résistance" - Site Internet "Le Maitron Dictionnaire biographique des fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés de 1940 à 1944" - Dossier "OCM Groupe Honneur et Patrie" de la base de données "Forces Françaises de l'Intérieur" du site "Mémoire des Hommes" - Site internet "Mémorial Gen Web" - JORF - Revue L'Aérophile - Revue L'Aéro - Dernière mise à jour : 8 juin 2021.

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jules Marie Ernest Bruncher, hors cadre, en date du 10 juillet 1913 : "15 ans de services, grièvement blessé en service commandé."

* Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur de Général de brigade de la 2ème section (réserve) Jules Marie Ernest Bruncher, en date du 23 novembre 1947 : " 41 ans de services, 6 campagnes, 2 blessures, une citation, 9 ans de bonifications pour services aériens. Officier de la Légion d'Honneur du 13 juillet 1923 ".

 

Photo du Sgt Georges Chanson

Sgt Georges Germain Edouard Chanson - Né le 14 septembre 1907 à Lunel (Hérault) - Fils de François Ernest Chanson (vannier) et de Anais Mathilde Frizol - Domiciliés Boulevard Louis Blanc à Lunel (Hérault) - Profession avant engagement Mécanicien ajusteur - Classe 1927 - Elève pilote Boursier - Brevet de pilote militaire n° 21.314 obtenu à l'école d'aviation Caudron, le 26 janvier 1927 - Les élèves boursiers, dès qu'ils obtenaient leur brevet de pilote militaire, signaient un engagement militaire de trois ans - Classe 1927. Recrutement de Montpellier (Hérault) sous le matricule n° 1292 - Engagé volontaire, par devancement d'appel, au titre du 2ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, le 15 février 1927 - Fait partie du personnel navigant à partir du 18 février 1927 - Affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, le 8 juin 1927 - Pilote de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du régiment - Nommé Caporal, le 15 juin 1927 - Nommé Sergent, le 16 décembre 1927 - Le 7 février 1928, il effectue un vol d'entrainement au-dessus de la rive gauche de la Moselle, non loin de Koeking et de Cattenom - Au cours des évolutions, son avion s'est écrasé au sol - Chanson a bien évacué son avion en perdition et a actionné la poignée d'ouverture de son parachute, mais celui-ci n'a pas fonctionné ou a été ouvert bien trop bas pour lui sauver la vie - Il devait être rendu à la vie civile dans huit jours - Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 24 juillet 1928 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 147) de l'année 1907 de la commune de Lunel (Hérault) - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Hérault - JORF - Liste des brevets militaires - Journal "L'Excelsior" - Revue "L'Aéronautique" - Dernière mise à jour : 11 janvier 2023.

* Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, du Sgt Georges Germain Edouard Chanson, en date du 24 juillet 1928 : "Jeune sous-officier pilote d'un moral très élevé et d'un allant à toute épreuve. S'est fait remarquer par la régularité de ses efforts, exprimant le désir de se classer par les meilleurs. Tué en service commandé, le 6 février 1928, au cours d'un vol." A été cité par application de l'article 277 du service courant."

 

Photo du Sol Marcel Lefebvre

Sol Marcel Arthur Eugène Lefebvre - Né le 11 novembre 1908 au 15, boulevard de Maisons à Poissy (Yvelines) - Fils d'Alexandre Arthur Auguste Lefebvre (employé des chemins de fer) et de Catherine Marie Gilard (couturière) - Classe 1928 - Elève pilote boursier de l'école d'aviation Fourcaud - Brevet de pilote militaire n° 21.531 obtenu à l'école d'aviation Fourcaud, le 9 août 1927 - L'élève pilote boursier signe un engagement volontaire de trois ans dès qu'il est titulaire du brevet de pilote militaire - Pilote de chasse du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz du 1er au 27 mars 1928 - Le 27 mars 1928, deux Nieuport 29 sont entrés en collision, à plus de 1000 mètres d'altitude, au cours d'un exercice de combat, au-dessus de la région de Basse-Yutz, Koenigsmacker et Haute-Yutz - Après un renversement, l'avion piloté par le Sol Marcel Lefebvre a percuté celui du Sgt Jean Hervé, du groupe de chasse - Les deux aviateurs ont immédiatement abandonné leurs avions et ont sauté en parachute - Celui du Sgt Hervé s'ouvrit normalement - Le pilote fut blessé par une contusion du genou et d'une plaie au visage, provoquée par la projection des débris de son chasseur sur un rayon de 500 mètres - Lefebvre n'eut pas cette chance, son parachute ne s'est pas ouvert - Il avait cessé de vivre quand les secours retrouvèrent son corps, tombé dans un sol meuble - Extérieurement, son corps portait une petite blessure au cuir chevelu et une fracture de l'avant-bras - Il fut évacué sur la morgue de l'hôpital militaire de Thionville - L'examen post-mortem montra qu'il avait été tué par un choc très violent à la tête qui lui avait provoqué une fracture du crâne - Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 28 juin 1929 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 132) de la ville de Poissy (Yvelines) - JORF - Journal "L'Est Républicain" - JOurnal "Le Lorrain" - Dernière mise à jour : 11 janvier 2023.

* Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, du Sol Marcel Arthur Eugène Lefebvre, en date du 28 juin 1929 : "Jeune pilote de chasse, plein d'allant et de cran. A peine sorti de l'école d'Istres, où il s'était fait remarquer par ses qualités morales et la plus brillante aptitude au pilotage, a montré, par son ardeur à s'entrainer, sa ferme volonté de se classer parmi les meilleurs. A trouvé la mort, le 27 mars 1928, à 19 ans, dans une service aérien commandé."

 

Photo du Sgt Jean Hervé

Sgt Jean Hervé - Elève pilote boursier - Brevet de pilote militaire n° 21.017 obtenu à l'Aéroclub d'Auvergne, le 8 août 1926 - L'élève pilote boursier signait un engagement volontaire de trois ans dès qu'il était titulaire du brevet de pilote militaire - Pilote de chasse du 38ème régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz - Le 27 mars 1928, deux Nieuport 29 sont entrés en collision, à plus de 1000 mètres d'altitude, au cours d'un exercice de combat, au-dessus de la région de Basse-Yutz, Koenigsmacker et Haute-Yutz - Après un renversement, l'avion piloté par le Sol Marcel Lefebvre a percuté celui du Sgt Jean Hervé, du groupe de chasse - Les deux aviateurs ont immédiatement abandonné leurs avions et ont sauté en parachute - Celui du Sgt Hervé s'ouvrit normalement - Le pilote fut blessé par une contusion du genou et d'une plaie au visage, provoquée par la projection des débris de son chasseur sur un rayon de 500 mètres - Lefebvre n'eut pas cette chance, il avait cessé de vivre quand les secours retrouvèrent son corps - Extérieurement, son corps portait une petite blessure au cuir chevelu et une fracture de l'avant bras - Il fut évacué sur la morgue de l'hôpital militaire de Thionville - L'examen post-mortem montra qu'il avait été tué par un choc très violent à la tête qui lui avait provoqué une fracture du crâne - Sources : Liste des brevets militaires - Journal "L'Est Républicain" - JOurnal "Le Lorrain" - Dernière mise à jour : 11 janvier 2023.

 

Photo du Cne Jean Leclerc

Cne Jean Leclerc - Brevet de pilote militaire n° 17.923 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 26 février 1919 - Le 26 mai 1927, les Cne Jean Leclerc et Ltt des Plantières, aux commandes de NiD 29, ont fait escale sur le terrain d'aviation de Guipavas, près de Brestv - Après ravitaillement en carburant et huile, ils ont poursuivi leur navigation vers Rochefort, Lyon, Istres, Perpignan et retour - Le 22 juillet 1928, au cours du meeting organisé par le 11ème régiment d'aviation de Metz-Frescaty, et devant 40.000 spectateurs, deux patrouilles de chasse du 38ème RAM, composées chacune de trois avions, atterrissent et ouvrent officiellement les évolutions aériennes à 14h45 - La première patrouille du 38ème RAM a effectuer une démonstration était composée du Ltt Michel, Sgt Goussin et Sgt Labreuve - Ces aviateurs avaient gagné le premier prix d'acrobatie d'ensemble des meetings de Reims et de Vincennes - Vient ensuite Arrachart, sur Gourdou LGL 32 du 38ème RAM, qui effectue des passages en basse altitude, à basse vitesse mais doit interrompre son exhibition suite à des ratés moteur - La seconde patrouille de trois Nieuport 29 du 38ème RAM, composée du Cne Leclerc, du Sgt-Major Laborde et du Sgt Lechat, effectuait une série d'acrobaties - Au cours d'une série de descentes en vrille, le Nieuport 29, piloté par le Sgt-major Louis Marcel Laborde, percute le sol - Le corps du pilote, tué sur le coup, a été retrouvé à 10 mètres de son appareil - Pour terminer la journée, 80 Breguet 19 du 11ème régiment d'aviation de Metz décollaient et simulaient le bombardement d'un village - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 11 janvier 2023.

 

Photo du Ltt Jacques Empis

Ltt Jacques Empis - Né le 26 septembre 1904 à Saint-Mandé (Val-de-Marne) - Fils de Henri Hilaire Charles Empis (rédacteur au Ministère de la Marine) et de Claire Gessard - Le 29 juin 1928, une batterie du 106ème régiment d'artillerie s'exerçait au tir contre avions sur le plateau de l'Algérie, à Ploing, non loin de Sedan (Ardennes) - A 1500 mètres d'altitude, l'avion du 38ème RAM était monté par Ltt Coste (réserve) et le Ltt Jacques Empis - Au cours des manœuvres destinées à gêner le tir des pièces de DCA, le feu s'est déclaré à bord - Le pilote, probablement pour tenter d'éteindre l'incendie, a cherché à prendre de la vitesse - Son avion est parti en vrille - Coste, qui était muni d'un parachute, évacua son avion et put atterrir sans dommage dans un bois - Par contre, son passager, le Slt Empis, qui n'en avait pas, est resté dans l'avion et a été tué - Il a été retrouvé carbonisé dans les restes de l'appareil - Grade de chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 9 mars 1929 - Sources : Bulletin de naissance de la commune de St-Mandé (Val-de-Marne) - LO - Journal "Le Temps" - Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

* Grade de chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, du Slt Jacques Empis observateur, en date du 9 mars 1929 : "Brillant officier, observateur en avion remarquable. Animé d'un bel esprit militaire et d'un noble enthousiasme pour son métier, a rempli toutes les missions qui lui ont été confiées avec une intelligence, un zèle et une perfection dignes des plus grands éloges. Tué accidentellement, le 29 juin 1928, au cours d'une mission aérienne. A été cité."

 

Photo du Sgt Marcel Sibard

Sgt Marcel Sibard - Né le 13 novembre 1907 à La Roche-sur-Yon (Vendée) - Fils de XXX Sibard et de XXX XXX (commerçants) - Domiciliés rue Clémenceau à La Roche-sur-Yon - Engagé volontaire pour trois ans au titre du 38ème RAM de Thionville-basse-Yutz - Brevet de pilote militaire n° 21.475 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 25 juillet 1927 - Pilote de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème RAM - Grièvement blessé au ventre en nettoyant son arme chargée qu'il venait d'acheter, le 15 juillet 1928 - Evacué sur l'hôpital militaire de Lunéville, il est décédé des suites de ses blessures, le même jour - Sources : Registre d'état-civil de la Ville de La Roche-sur-Yon (Vendée) - Liste des brevets militaires - Journal "Le Messager" - Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

 

Photo du Sgt-major Marcel Laborde

Sgt-Major Louis Marcel Laborde - Né en 1903 à Angers (Maine-et-Loire) - Fils d'Auguste Laborde (artiste lyrique) et de Blanche Angéline Fiquet - Pilote de chasse du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz - Marié avec Mlle Marie Ernestine Sager à Basse-Yutz, le 2 juillet 1928 - Tué au cours d'un accident d'avion lors du meeting organisé par le 11ème RAB de Metz-Frescaty, le 22 juillet 1928 - Il repose dans le cimetière de Yutz (Moselle) - Sources : Journal "L'Est Républicain" - Journal "La Croix de Nord" - Journal "Le Lorrain" - Site Internet "Généanet" - Dernière mise à jour : 12 juillet 2021.

 

Photo du Sgt René Fournier

Sgt René Fournier - Né le 24 janvier 1904 à Le Buisson-de-Cadoin (Dordogne) - Brevet de pilote militaire n° 21.415 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 8 juin 1927 - Pilote de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) du 38ème RAM - Tué au cours d'un accident d'avion à Yutz (Moselle), le 21 août 1928 - Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 15 novembre 1928 - Sources : Liste des brevets militaires - JORF - Journal "L'Est Républicain" - Dernière mise à jour : 17 juillet 2021.

* Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, du Sgt René Fournier, en date du 15 novembre 1928 : "Gradé irréprochable, breveté depuis quatorze mois seulement, égalant les meilleurs pilotes de chasse. Tué en service commandé, le 21 août 1928, dans un accident, au cours duquel il a lutté désespérément pour redresser son appareil. "

 

Photo du Ltt Louis Altenhofen

Ltt Louis Albert Altenhofen - Né le 28 mai 1903 à Rosselange (Moselle) - A étudié au collège de Rombas - Observateur du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutez (Moselle) - Tué des suites d'un accident aérien à Reims (Marne), le 10 mai 1929 - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 22 mars 1934 - Grièvement blessé au cours d'un accident d'avion à Reims, le 10 mai 1929 - Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital de Reims, le 14 mai 1929 - A été inhumé dans le cimetière de Rosselange (Moselle) - Sources : Table décennale de la commune de Rosselange (Moselle) - LO - Journal "Le Temps" - Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

 

Photo du Cne Louis Coudouret

Cne Louis Fernand Coudouret - Né le 31 mai 1896 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Fils d'Auguste Coudouret (tapissier) et d'Elisabeth Bomiès (giletière) - Domiciliés au 86, Grande Rue à Lunel (Hérault) - Profession avant guerre Etudiant des Art et Métier - Classe 1916 - Recrutement de Montpellier (Hérault) sous le matricule n° 1264 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre et affecté au 2ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, à compter du 15 décembre 1914 - Tests de sélection des personnels navigants à l'école d'aviation militaire de Dijon, le 14 avril 1915 - Dirigé sur l'école d'aviation militaire d'Avord, le 15 avril 1915 - Nommé Caporal, le 10 mai 1915 - Brevet de pilote militaire n° 1020 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 1er juin 1915 - Brevet FAI n° 21.115 décerné par l'Aéroclub de France - Pilote de la RGA du Bourget du 15 juin au 19 juillet 1915 - Pilote de l'escadrille VB 102 / N 102 du 19 juillet 1915 au 21 avril 1916 - A participé aux raids de bombardements sur Trêves, Sarrebruck, Dilligen en 1915 - Nommé Sergent, le 21 octobre 1915 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 27 octobre 1915 - En mission, le 3 février 1916 - Pilote de l'escadrille N 65 du 21 au 28 avril 1916 - Pilote de l'escadrille N 57 du 28 avril au 21 juillet 1916 - Une victoire homologuée contre un LVG abattu près d'Hermeville, le 4 mai 1916 - Nommé Adjudant, le 21 mai 1916 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juillet 1916 - En subsistance à l'escadrille N 112 du 21 au 25 juillet 1916 - Affecté à l'escadrille N 112 du 25 juillet au 23 août 1916 - Pilote de l'escadrille N 102 du 24 août au 1er février 1917 - Une victoire homologuée contre un avion, le 22 octobre 1916 - Affecté au détachement aviation de la mission militaire de Russie, le 22 mars 1917 - Pilote de l'escadrille N 581 du 15 avril 1917 au 10 avril 1918 - Engagé sur l'offensive de Galicie du 23 mars 1917 au 1er avril 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 11 février 1917 - Une victoire homologuée, en compagnie de Lachmann, contre un Albatros à moteur 285 HP qui tombe en flammes et s'écrase au sol, le 3 octobre 1917 - Une victoire homologuée contre un Rumpler biplace à moteur 220 HP tombé dans les lignes françaises, le 23 novembre 1917 - Une victoire homologuée contre un Albatros monoplace tombé dans les premières lignes, le 1er décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 - Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 8 décembre 1917 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 décembre 1917 - Croix de Saint Georges de Russie pour officier - Croix de Saint-Georges remise par les soldats à leur chef - Sabre d'Or de Saint-Georges - Croix de Saint-Vladimir de Russie - Rentré en France, le 1er avril 1918 - Pilote du GDE jusqu'au 18 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 103 du 18 mai 1918 au 14 avril 1919 - Une victoire homologuée contre un Albatros D abattu dans les environs de Carlepont, le 2 juin 1918 - Hospitalisé du 25 juin au 14 juillet 1918 - Convalescence du 19 juillet au 2 août 1918 - Engagé sur la Somme et la Champagne de mai à septembre 1918 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 mai 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 juin 1918 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 28 juin 1918 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 25 décembre 1918 - Six victoires aériennes pendant la Grande Guerre - Affecté à la mission militaire au Pérou, le 14 avril 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation, le 5 juin 1919 - Affecté au 34ème régiment d'aviation du Bourget (changement de dénomination du régiment), le 1er août 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 6 juillet 1921 - Détaché à l'école de Joinville, le 1er février 1922 - Affecté à la 6ème escadrille du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 2 février 1922 - Affecté au 34ème régiment d'aviation, le 8 juillet 1922 - Nommé Capitaine et affecté au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, le 22 juin 1927 - Ayant projeté une tentative de traversée de l'Atlantique, en partant de Séville (Espagne), les autorités espagnoles s'y opposent - Il est contraint de rentrer en France, aux commandes du Bernard 191 GR "France" à moteur Hispano, accompagné de deux aviateurs espagnols (De La Cruz et d'Urban), chargés de contrôler qu'il repasse la frontière, le 7 juillet 1929 - Tombé en panne d'essence, un des passagers ayant manipulé une commande et vidangé les réservoirs, il tente un atterrissage forcé, sur le territoire de la commune de Saint-Ciers-sur-Bonnieure , près d'Angoulème - Malheureusement, les choses ne se passent pas bien - L'avion se crashe et Coudouret est grièvement blessé d'une fracture du crâne, ses deux passagers s'en tirant, légèrement blessés - Le pilote est décédé des suites de ses blessures, à l'hôpital d'Angoulème, où il avait été évacué - Photo extraite de la revue de la Société d'Etudes Folkloriques du Centre-Ouest de Novembre-décembre 1979 - Sources : Acte de naissance - Etat des services - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Hérault - LO - Liste des brevets militaires - CCC escadrille VB 102 / N 102 - CCC escadrille N 57 - CCC escadrille N 112 - CCC escadrille SPA 103 - JORF - La Guerre Aérienne Illustrée - Journal "Le Petit Parisien" - Journal "L'Echo d'Alger - Dernière mise à jour : 8 juin 2016.

* Citation à l'ordre de l'armée du Sgt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 57, en date du 15 juillet 1916 : "Pilote d'une audace, d'une ardeur et d'un sang-froid exceptionnels. A l'escadrille VB 102, a fait plusieurs bombardements dans des conditions particulièrement difficiles. Versé dans une escadrille de chasse, s'y est de suite signalé dans différentes rencontres. le 4 mai, au cours de l'une d'elles, a abattu un LVG dans ses lignes."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Adj Louis Coudouret, pilote à l'escadrille N 102, en date du XXX : "Excellent pilote, qui a pris part à plus de 50 combats aériens et qui a montré en toutes circonstances beaucoup de zèle et de courage. Le 22 octobre 1916, a abattu un avion. Deuxième avion officiel."

* Citation à l'ordre du corps d'armée, en date du 5 décembre 1917 : "Pilote d'une habileté exceptionnelle et d'une bravoure remarquable. A contribué grandement au succès obtenu par l'escadrille de chasse sur le front russe en forçant maintes fois l'ennemi, au cours de nombreux combats aériens. A abattu, le 3 octobre, son troisième avion officiel."

* Citation à l'ordre de l'armée russe, en date du XXX : "Pilote de chasse adroit et courageux. A, le 23 novembre 1917, abattu un avion ennemi et a fait prisonniers les deux officiers qui le pilotaient, ce qui porte à quatre le nombre de ses victoires aériennes."

* Proposition pour la Légion d'Honneur : "Vient de remporter à la date du 1er décembre 1917, sa troisième victoire aérienne sur le front russe, en abattant un avion ennemi dans ses premières lignes, ce qui porte à cinq le nombre des avions ennemis abattu par lui."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote en mission en Russie, en date du 30 mai 1918 : "Pilote aviateur de chasse, modèle d'adresse et de courage. A abattu cinq avions ennemis, dont trois sur le front russe. Déjà cité."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Louis Coudouret, pilote à l'escadrille SPA 103, en date du 21 juin 1918 : "Pilote de chasse d'une très grande valeur, remarquable de bravoure et d'entrain, le 2 juin 1918, a abattu un monoplace ennemi."

 

Photo de l'Adj Albert Meyer

Adj Albert Meyer - Détenteur de la coupe Breguet 1929 et titulaire de plus de 1800 heures de vol - A été grièvement blessé au cours d'un accident d'avion, le 14 février 1930 - Décédé des suites de ses blessures - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, à titre posthume, en date du 1er juillet 1930 - Ses obsèques ont été célébrées à Basse-Yutz, le 20 février - Sources : XXX - Dernière mise à jour 9 janvier 2023.

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, à titre posthume, de l'Adj Albert Meyer du 3ème groupe d'ouvriers d'aéronautique, en date du 1er juillet 1930 : "Pilote hors de pair, détenteur de la coupe Bréguet en 1929, a effectué, depuis 1922, 1.800 heures de vol de jour et de nuit sur les types d'avions les plus divers et dans des conditions atmosphériques souvent très difficiles. A toujours fait preuve d'un courage et d'un allant admirables et vraiment digne de l'admiration de ses chefs et de ses camarades. Blessé grièvement dans un accident d'avion, le 14 février 1930, est décédé peu après des suites de ses blessures." A été cité, à titre posthume, à l'ordre du gouvernement militaire de Paris, par application de l'article 277 de l'instruction sur le service courant.

 

Photo du Sgt Anatole Fondrevert

Sgt Anatole Marie Léon Fondrevert - Né le 19 décembre 1908 à Anould (Vosges) - Engagé volontaire - Mécanicien de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) du 38ème RAM - Le 27 avril 1930, il rentrait à Thionville à moto - Sur la route de Metz, il a percuté une voiture conduite par le Docteur Heisse, un chirurgien - N'ayant pas ralenti, il a percuté la porte avant droite qui a volé en éclat - L'infortuné mécanicien d'escadrille a été tué sur le coup, victime d'une fracture du crâne - Sources : XXX. Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

 

Photo du Sgt André Deconde

Sgt André Henri Deconde - Né le 4 mars 1908 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) - Brevet de pilote militaire n° 22.029 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 8 septembre 1928 - Pilote du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz - Nommé élève officier - Se tue au cours d'un accident d'avion à Farges-en-Septaine (Charente), pendant sa formation pratique à l'école d'aviation d'Avord, le 29 juillet 1930 - Ses obsèques eurent lieu en l'église Saint-Laurent de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), le 1er août - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 29 juin 2021.

 

Photo du Sgt Jean Pinon

Sgt Jean Pinon - Né le 30 novembre 1906 - Elève de l'école professionnelle de Vierzon (Cher) - Engagé comme mécanicien électricien au 3ème régiment d'aviation de Châteauroux, le 9 mars 1926 - Elève pilote en février 1927 - Breveté pilote militaire n° 21.548 à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 13 août 1927 - Pilote affecté au 38ème RAM de Thionville, le 3 novembre 1927 - Pilote de la 12ème escadrille d'observation (traditions de la SAL 22) du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Nommé Sergent en janvier 1928 - Le 9 septembre 1930, à l'occasion des grandes manœuvres de Lorraine, cinq avions d'observation du 38ème RAM décollaient du terrain d'aviation de Morhange, à destination à Lunéville, pour travailler en liaison avec les autres armes - Malheureusement, la brume, l'ennemi mortel de l'aviateur de cette époque, était présente sur la route - Quatre équipages purent passer sans encombre mais le 5ème appartenant à la 12ème escadrille du 38ème RAM s'est écrasé entre Bezaumont et Sainte-Geneviève - A son bord, le Sgt Jean Pinon, pilote, accompagné du Ltt André Schneider, du 23ème régiment de tirailleurs nord-africains, qui effectuait un stage au sein du régiment - En s'écrasant, l'avion a pris feu - Le Ltt Schneider a été tué et le Sgt Pinon, grièvement blessé avec les deux jambes fracturées, a été évacué par l'ambulance de la société anonyme des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson, sur l'hôpital militaire de Metz-Plantières - Son état de santé étant désespéré, le général Lacapelle, gouverneur de Metz et commandant du 6ème corps d'armée, est venu lui remettre la Médaille Militaire sur son lit d'hôpital - Le Ltt Schneider a été fait chevalier de la Légion d'Honneur, à titre posthume - Pinon est finalement décédé, le 11 septembre - Le Ltt Schneider a été inhumé dans le cimetière de la ville de Cherbourg (Manche) et Pinon dans celui de Châteaumeillant (Cher) - Médaille Militaire et citation à l'ordre de la 1ère division aérienne, à titre posthume, en date du XX septembre 1930 - Sources : Liste des brevets militaires - L'Est Républicain. Journal Le temps. Dernière mise à jour : 25 juin 2021.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de la 1ère division aérienne, à titre posthume, du Sgt Jean Pinon, pilote au 38ème régiment d'aviation, décernée par le Général de brigade Guillabert, commandant par intérim de la 1ère division aérienne, en date du XX septembre 1930 : "Très bon sous-officier, excellent pilote de chasse, 320 heures de vol. Volontaire pour effectuer les manœuvres de Lorraine dans une escadrille d'observation, a été blessé, le 9 septembre 1930, au cours d'une mission d'infanterie exécutée dans des conditions atmosphériques très dures. Est mort des suites de ses blessures."

 

Photo du Ltt André Schneider

Ltt André Désiré Emile Ernest Schneider - Né le 20 janvier 1905 à Cherbourg (Manche) - Fils de Joseph Ernest Schneider (Sergent du 1er régiment d'infanterie coloniale) et de Gabrielle Marie Deschateaux - Affecté au 23ème régiment de tirailleurs nord-africains - Affecté à la 11ème escadrille du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz - Grade de chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 janvier 1930 - Stage d'observateur effectué à l'école d'aviation d'Avord - Prend part aux manœuvres de la 10ème division à Mourmelon, le 18 août 1930 - Demande à être affecté à la 12ème escadrille du 38ème RAM pour participer aux manœuvres de Lorraine, avec son corps d'armée - Arrivé à Morhange, le 7 septembre, demande à travailler avec la 1ère division d'infanterie nord-africaine, et plus spécialement, avec son régiment, le 23ème régiment de tirailleurs nord-africains - Le 8 a effectué une mission de liaison au profit de ce régiment - Le 9 septembre 1930, à l'occasion des grandes manœuvres de Lorraine, cinq avions d'observation du 38ème RAM décollaient du terrain d'aviation de Morhange, à destination à Lunéville, pour travailler en liaison avec les autres armes - Malheureusement, la brume, l'ennemi mortel de l'aviateur de cette époque, était présente sur la route - Quatre équipages purent passer sans encombre mais le 5ème appartenant à la 12ème escadrille du 38ème RAM s'est écrasé entre Bezaumont et Sainte-Geneviève - A son bord, le Sgt Jean Pinon, pilote, accompagné du Ltt André Schneider, du 23ème régiment de tirailleurs nord-africains, qui effectuait un stage au sein du régiment - En s'écrasant, l'avion a pris feu - Le Ltt Schneider a été tué et le Sgt Pinon, grièvement blessé avec les deux jambes fracturées, a été évacué par l'ambulance de la société anonyme des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson, sur l'hôpital militaire de Metz-Plantières - Son état de santé étant désespéré, le général Lacapelle, gouverneur de Metz et commandant du 6ème corps d'armée, est venu lui remettre la Médaille Militaire sur son lit d'hôpital - Pinon est finalement décédé, le 11 septembre - Le Ltt Schneider a été inhumé dans le cimetière de la ville de Cherbourg (Manche) et Pinon dans celui de Châteaumeillant (Cher) - Sources : Registre d'état-civil de la ville de Cherbourg (Manche) - L'Est Républicain. Journal Le Temps. LO. Journal La Dépêche du Midi. Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

* Citation à l'ordre du corps d'armée du Ltt Schneider du 23ème régiment de tirailleurs Nord-Africains décernée par le Général Brécard, gouverneur militaire de Strasbourg, directeur des manœuvres de Lorraine : "Jeune observateur, plein d'allant, participant sur sa demande aux manœuvres de Lorraine. A trouvé une mort glorieuse, le 9 septembre 1930, victime d'un accident aérien, au cours d'une mission de liaison avec l'infanterie de sa division, effectuée brillamment dans des conditions atmosphériques très dures."

 

Photo du Cal Ernest Lavigne

Cal Ernest Lavigne - Né à Marat-la-Grande (Meuse) - Le 29 décembre 1927, un Breguet XIV A2 monté par l'équipage composé du Sgt Georges Talon (pilote) / Cal Ernest Lavigne (mitrailleur), s'est écrasé sur le terrain de Basse-Yutz, à 12 heures. L'avion, qui venait de décoller, se trouvait à 250 mètres d'altitude, quand une baisse de régime du moteur se produisit. Le pilote tenta de revenir sur le terrain et se prépara à atterrir. A cet instant, l'hélice s'arrêta et l'avion s'inclina de plus en plus vers l'avant, finalement sur la droite, avant de s'écraser en tombant d'une hauteur de 50 mètres. Les secours dégagèrent les deux aviateurs des débris de leur avion. Talon expira pendant son transfert vers l'hôpital militaire de Thionville et Lavigne, grièvement blessé à la tête et aux membres, fut amputé de la jambe droite, qui avait été broyée. Malheureusement, plusieurs fractures du crâne ne laissaient pas envisager un rétablissement. Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital, le même soir à 17 heures - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'aéronautique, en date du 29 décembre 1927 - Sources : Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Temps" - JORF - Dernière mise à jour : 24 juin 2021.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'aéronautique du Cal Ernest Lavigne, mitrailleur au 38ème régiment d'aviation, en date du 29 décembre 1927 : "Titres exceptionnels : gradé consciencieux et modèle. A été très grièvement blessé, le 29 décembre 1927, au départ d'une mission de reconnaissance."

 

Photo de l'Adj Charles Kir

Adj Charles Kir - Né le 7 mars 1903 à Hombourg-Budange (Moselle) - Nommé Caporal - Brevet de pilote militaire n° 19.919 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 13 mai 1923 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.741 - Pilote de la 5ème escadrille (SPA 95) du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - A la date de sa mort, il était le meilleur pilote de chasse du régiment - Domicilié au 34, rue Jean Jaurés à Yutz - Tué au cours d'un accident d'avion, sur le terrain d'aviation du camp d'Escoublanc-La Baule, le 23 mai 1933 - Il laisse une veuve et trois orphelines - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 29 juin 2021.

 

Photo du Ltt André Mien

Ltt André Mien - Né le 14 septembre 1908 à Chagny (Saône-et-Loire) - Promotion 1929 de l'école militaire spéciale de St-Cyr - Brevet de pilote militaire n° 23.781 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Avord, le 8 septembre 1932 - Pilote d'une escadrille d'observation du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Grièvement blessé au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Potez 25, sur le terrain d'Avord, le 2 juin 1934 - Décédé des suites de ses blessures, le 3 juin 1924 - André Mien repose dans le cimetière de Perrigny-sur-Loire (Saône-et-Loire) - Sources : Liste des brevets militaires - Journal "Le Lorrain" - Journal "L'Est Républicain" - Journal "La Dépêche du Berry" - Dernière mise à jour : 24 juin 2021.

 

Photo du Ltt Paul Quiquampois

Ltt Paul Arthur Maurice Quiquampois - Né le 28 novembre 1904 rue du Marais à Goeulzin (Nord) - Fils de Paul Charles Louis Quiquampoix (cultivateur) et de Jeanne Julie Joseph Tabary (cultivatrice) - Marié avec Mlle Henriette Madeleine Hortense Désirée Choquet à la mairie de Goeulzin (Nord), le 29 août 1927 - Le Ltt Quincampois repose dans le cimetière de Douai (Nord) - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 42) de la commune de Goeulzin (Nord) - Journal "Le Lorrain" - Journal "L'Est Républicain" - Journal "La Dépêche du Berry" - Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

 

Photo du Col Louis de Durand de Prémorel

Col Louis Marie Joseph de Durand de Prémorel. Né le 3 mars 1882 au 3, rue de Besançon à Arbois (Jura). Fils de Raoul Antoine de Durand de Prémorel (Inspecteur des forêts) et de Marie Rosaline Donatie de Villeneuve-d'Esclapon (propriétaire). Domicilié au 3, rue de Besançon à Arbois (Jura), puis à Saint-Jean (Meurthe-et-Moselle). Ils ont eu quatre enfants : Louis en 1882, Hélène en 1884, Geneviève en 1886 et Marie-Thérèse en 1889. Par jugement du tribunal civil de Briey (Meurthe-et-Moselle), le patronyme de la famille est modifié de "de Durant de Prémorel" en "de Durand de Prémorel" en date du 10 mars 1894. Profession avant engagement Etudiant. Classe 1902. Recrutement de Mézières (Ardennes) sous le matricule n° 2400. Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 2ème régiment d'artillerie coloniale, le 9 octobre 1900. Nommé Brigadier, le 11 octobre 1901. Rengagé pour trois ans, à compter du 9 octobre 1903. Nommé Maréchal des Logis, le 16 novembre 1903. En campagne au Sénégal du 18 mars 1904 au 21 octobre 1905. Nommé Elève-officier, le 14 septembre 1906. A satisfait aux examens de sortie de l'école militaire de l'artillerie et du génie en 1907. Nommé Sous-lieutenant, pour occuper l'emploi de lieutenant en 2ème, à compter du 1er avril 1907. Affecté au 3ème régiment d'artillerie coloniale, le 1er avril 1907. Nommé Lieutenant en 2ème, le 1er avril 1909. Affecté au 5ème régiment d'artillerie coloniale en Cochinchine, le 1er avril 1909. En campagne en Cochinchine du 9 mai 1909 au 5 juillet 1911. Affecté au 3ème régiment d'artillerie coloniale, le 10 juin 1911. Désigné pour l'aéronautique militaire, le 23 octobre 1912. Stage à l'école de Reims (Marne), le 11 novembre 1912. Affecté au 1er régiment d'artillerie coloniale, le 15 novembre 1912. Stage au camp de Châlons, le 25 novembre 1912. Stage au camp d'Avord, le 2 décembre 1912. Stage au centre aéronautique de St-Cyr, le 9 décembre 1912. Stage au centre d'aéronautique de Versailles, le 16 décembre 1912. Passé élève pilote du centre d'aviation militaire de Villacoublay, le 20 janvier 1913. Brevet de pilote militaire n° 371 obtenu à l'école d'aviation militaire de Villacoublay, le 13 septembre 1913. Titulaire de l'insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 2187. Affecté au 2ème groupe d'aviation, le 1er janvier 1914. Pilote du centre d'aviation militaire de Casablanca au Maroc Occidental du 23 mars au 9 août 1914. En guerre au Maroc du 27 juin au 9 août 1914. Pilote de l'escadrille BL 10 du 9 septembre 1914 au 25 octobre 1914. En déplacement er août à St- juin Cyr du 15 au 24 octobre 1914. Pilote de l'escadrille BL 30 du 25 octobre 1914 au 12 mars 1915. En mission du 18 au 21 décembre 1914. Pilote en instance détaché à la RGA du Bourget du 12 mars au 12 avril 1915. Pilote de l'escadrille MF 44 du 12 avril au 10 août 1915. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 mai 1915. Parti à la RGA pour entrainement sur Caudron G 4 et préparation à la formation d'une nouvelle escadrille (C 61) du 10 au 24 août 1915. Commandant de l'escadrille C 61 du 24 août 1915 au 11 septembre 1916. En déplacement du 7 au 12 septembre 1915. Nommé Capitaine à titre temporaire, le 4 septembre 1915. En déplacement du 26 au 28 octobre 1915. Nommé Capitaine, à titre définitif, le 26 décembre 1915. Affecté au commandement d'un secteur aéronautique à la 2ème armée, comme commandant aéronautique de la zone Ouest de la Meuse à Souilly (Meuse), le 11 septembre 1916. Affecté à l'aéronautique du 37ème corps d'armée (6ème armée), le 1er février 1917. Au GDE du 17 mai au 18 août 1917. Commandant de l'escadrille C 220 / BR 220 du 18 août 1917 au 27 janvier 1918. Stage sur avion Breguet XIVA2 au GDE du 31 octobre au 8 novembre 1917. Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 3 au 12 janvier 1918. Hospitalisé à Paris à son retour de Cazaux, le 12 janvier 1918. Affecté à l'inspection générale du matériel aéronautique, le 21 avril 1918. Commandant de l'établissement central de l'aéronautique coloniale, le 21 mars 1919. Affecté à l'inspection technique du matériel aéronautique, le 22 août 1919. Placé en position "Hors cadre aéronautique", le 5 mai 1920. Marié avec Mlle Ghislaine Mathilde Florence Charlotte Marie Joséphine Hubertine Lefebvre à Etterbeek (Belgique), le 25 octobre 1921. Affecté au 37ème régiment d'aviation, le 10 janvier 1922. Au Maroc en guerre du 15 mars 1922 au 10 octobre 1924. Nommé Adjoint de la direction à Rabat, en attendant son affectation de commandant du 5ème groupe, le 20 septembre 1922. Commandant du groupe de bombardement du Maroc, le 24 juillet 1922. Commandant des 4ème et 5ème groupes d'aviation du Maroc, le 7 mars 1923. Nommé Chef de bataillon, le 25 décembre 1923. Affecté à l'état-major du GOR comme commandant du groupe. Désigné pour prendre la direction des cours d'observation et mitrailleurs en avion de réserve de Meknès. Autorisé à prolonger son séjour au Maroc de trois mois, à compter du 19 mars 1924. Croix de Guerre des TOE. Nommé Commandant de groupe du 32ème régiment d'aviation de Dijon-Longvic, le 22 septembre 1924. Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 5 juillet 1925. Mis à la disposition du ministre des colonies pour affectation en Indochine, le 23 avril 1926. Nommé Lieutenant-colonel, le 25 décembre 1928. Désigné comme commandant de l'aviation d'Indochine et affecté au 34ème régiment d'aviation, à 1er avril 1929. Embarqué à Marseille à destination de l'Indochine, le 14 juin 1929. Débarqué à Saïgon, le 8 juillet 1929. Nommé Commandant de l'aéronautique de l'Indochine, le 8 juillet 1929. Rapatrié pour fin de séjour à Haiphong à destination de Marseille, le 21 janvier 1932. Débarqué à Marseille, le 5 mars 1932. Affecté au service général du ravitaillement en matériel aéronautique, le 8 avril 1932. Nommé Colonel, le 25 mars 1933. Commandant du 38ème régiment d'aviation, le 25 avril 1933. Suite à la dissolution du 38ème RAM de Thionville, passage à la 38ème demi-brigade aérienne, le 1er janvier 1934. N'a pas rejoint la 38ème demi-brigade aérienne et affecté à l'inspection générale technique du matériel de la sécurité et des installations de l'air, le 20 octobre 1934. Affecté, comme officier de liaison, à la base aérienne 104, le 11 décembre 1935. Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 30 octobre 1936. Domicilié au 4 boulevard Louis Schmidt à Etterbeek (Belgique), à compter de mars 1956. Décédé à Bruxelles (Belgique), le 9 juillet 1969. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 16) de la commune d'Arbois (Jura) - Pam (2 fiches) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Moselle - CCC de l'escadrille BL 10 - CCC de l'escadrille BL 30 - CCC de l'escadrille MF 44 - CCC de l'escadrille C 61 - CCC de l'escadrille F 220 - LO - JORF - Site Internet Généanet - Dernière mise à jour : 20 juin 2021.

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 21 mai 1915 : "Rentrant de l'escadrille du Maroc occidental. A effectué depuis le début de septembre, de très nombreuses reconnaissances au-dessus de l'ennemi et s'est fait remarquer par son endurance et son entrain. A, au plus haut degré, le sentiment du devoir et n'hésite par à survoler les lignes à faible altitude pour accomplir les missions dont il est chargé. A eu son appareil criblé de projectiles et gravement endommagé dans une reconnaissance effectuée le 13 mai."

 

Photo du Sgt Louis Sénéchal

Sgt Louis François Joseph Sénéchal - Né le 7 janvier 1905 à Brest (Finistère) - Brevet de pilote militaire n° 22.461 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 31 juillet 1929 - Pilote d'une escadrille d'observation du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Tué au cours d'un accident d'avion, à bord d'un Caudron 59, à Thionville, le 16 février 1932 - Il faisait équipage avec l'Adj Albert Bordin qui a également perdu la vie dans l'accident - Sources : Liste des brevets militaires - JORF - Journal "Le Lorrain" - Journal "l'Est Républicain" - Dernière mise à jour : 17 juin 2021.

* Médaille Militaire et citation du Sgc Louis François Joseph Sénéchal au 38ème régiment d'aviation, en date du XX XXX 1932 : "Sous-officier d'élite, pilote adroit et réfléchi, aimant son métier par-dessus tout. A trouvé la mort, le 16 février 1932, au cours d'un exercice de pilotage sans visibilité extérieure. Restera pour tous un modèle de courage, devoir et conscience."

 

Photo du Sgt René Abrial

Sgt René Antoine Abrial - Brevet de pilote militaire n° 21.417 obtenu sur le centre école d'Istres, le 13 juin 1927 - Médaille Militaire, en date du 28 décembre 1933 - Nommé Sous-lieutenant, le 25 mars 1940 - En congé du personnel navigant - Sources : JORF - Dernière mise à jour : 6 janvier 2023.

* Médaille militaire de l'Adj René Antoine Abrial du 2ème bataillon de l'air, en date du 28 décembre 1933 : "10 ans de services,, une campagne, une blessure, 12 ans de bonifications pour services aériens."

 

Photo du Cne André Bignolas

Cne André Bignolas - Affecté à la Cavalerie, puis passe à l’Infanterie où il reste durant trois ans - Blessé, il demande à entrer dans l’aéronautique militaire - Devient pilote de chasse, puis officier et commande successivement la SPA 95 du 1er régiment de. chasse, le Groupe de Chasse du 38ème régiment d’aviation mixte (Thionvilie) - Chevalier de la Légion d’honnenr - Plusieurs citations - Grand Mutilé de guerre - Commandant de l'école régimentaire du 36ème groupe d'Aviation à Pau - Dernière mise à jour : 20 septembre 2023.

Biographies des hommes

Le Cne Fernand Bonneton, commandant du 3ème groupe de chasse du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Rentré de Pologne où il était commandant de l'escadrille SPA 162, il rejoint le régiment, le 18 juin 1920 - Il est photographié devant un SPAD VII de l'escadrille SPA 153 - Photo droits réservés.

Cne Fernand Régis François Bonneton - Né le 10 mai 1890 à Lachamp (Drôme) - Fils de François Régis Bonneton (propriétaire / cultivateur) et d'Adèle Lafond (ménagère) - Domiciliés à La Coucourde (Drôme) - Profession avant guerre Etudiant - Classe 1907 / 1910 - Recrutement de Montélimar (Drôme) sous le matricule n° 258 - Engagé pour 4 ans au titre du 12ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1908 - Nommé Brigadier, le 27 avril 1909 - Nommé Maréchal des Logis, le 24 septembre 1911 - Nommé Maréchal des logis fourrier, le 23 février 1914 - Toujours au 12ème Dragons, lors de la mobilisation générale du 2 août 1914 - Blessé par éclat d'obus à la jambe droite pendant une mission d'observation, le 29 août 1914 - Citation à l'ordre de la brigade, le 8 octobre 1914 - Nommé Maréchal des Logis chef, le 18 octobre 1914 - Croix de Guerre et une citation à l'ordre du régiment, le 4 novembre 1914 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, et affecté au 82ème régiment d'infanterie, le 22 mars 1915 - Citation à l'ordre de la division, le 6 octobre 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 1er mars 1916 - Citation à l'ordre de la division, le 4 avril 1916 - Victime de quatre blessures successives dans la cavalerie et dans l'infanterie - Rendu inapte par la dernière, il fait demande pour passer dans l'aviation - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 22 mai 1916 - Brevet de pilote militaire n° 4489 obtenu à l'école militaire d'aviation de Juvisy, le 15 septembre 1916 - Stage de perfectionnement à l'école militaire d'aviation de Châteauroux, jusqu'au 1er octobre 1916 - Affecté à l'escadrille F 7 de la mission Roumanie du 19 octobre 1916 au 20 mai 1918 - Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 22 mars 1917 - Citation à l'ordre de d'armée, le 10 août 1917 - Pilote de l'escadrille SPA 69 du 26 juin 1918 au 20 mai 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, le 3 août 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 69 du 1er avril au 8 avril 1919 - Titulaire de 9 victoires homologuées pendant la 1ère guerre mondiale - Commandant de l'escadrille SPA 162 (mission en Pologne) du 8 avril 1919 au 18 juin 1920 - Affecté au 124ème régiment d'infanterie, en date du 23 novembre 1919 - En Pologne du 24 octobre 1919 au 25 juin 1920 - A été blessé en Pologne (sa 5ème blessure) - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation du 25 mai au 18 juin 1920 - Officier de la Légion d'Honneur, le 16 juin 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 18 juin 1920 - Commandant du 3ème groupe (4 escadrilles) du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Décédé des suites d'un accident d'avion, aux commandes d'un Nieuport 29, au cours d'un meeting aérien à Evere, près de Bruxelles, le 22 juin 1922 - Ce jour là, en participant à une épreuve de destruction de ballonnets, son avion est parti en vrille et s'est écrasé au sol - Fernand Bonneton repose dans le caveau de la famille Weiser dans le cimetière des Islettes (Marne) - Sources : Bulletin de naissance - Pam - LO - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille SPA 69 - CCC de l'escadrille SPA 162 - Fiche Matricule conservée aux archives départementales de la Drôme - L'Aérophile - Dernière mise à jour : 6 mars 2017.

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 8 octobre 1914 : "Chef de reconnaissance à longue portée, malgré une blessure reçue dans un engagement avec une patrouille ennemie qu’il a culbutée, a continué sa mission et rapporté les renseignements demandés."

* Croix de Guerre et une citation à l'ordre du régiment, en date du 4 novembre 1914 : "Est resté à l'endroit où venaient de tomber des blessés pour les soigner. N'a rejoint l'escadron que sur l'ordre formel de Ltt Lartenson, est retourné avec les hommes de l'escadron relever les blessés et leur a prodigué les soins les plus intelligents."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 septembre 1915 : "Vaillant officier, plein de bravoure et d’entrain. Lors de la contre-attaque de nuit du 27 septembre, commandant un corps de grenadiers, a par son initiative et sa hardiesse, contribué à reprendre à l’ennemi trois lignes de tranchées."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 4 ou 7 avril 1916 : "Officier d’une bravoure éprouvée ; commandant les grenadiers du bataillon, s’est élancé crânement à la tête de ses hommes dans l’entonnoir d’une mine allemande, et a été blessé dans cette opération brusquée."

* Citation à l'ordre de l'armée du Slt Fernand Bonneton, pilote à l'escadrille F 7 de Roumanie, en date du 10 août 1917 : "Officier d’une bravoure et d’un courage remarquables, déjà quatre fois blessé et quatre fois cité. Excellent pilote, toujours volontaires pour les missions dangereuses a eu déjà plusieurs combats très durs sur le front de Roumanie. Le 8 août, a abattu dans nos lignes un avion de chasse ennemi, de beaucoup supérieur à son appareil, sauvant ainsi un ballon allié."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 31 décembre 1917 : "Excellent pilote de reconnaissance, qui a accompli de nombreuses missions éloignées. Continue à montrer comme pilote de chasse la même audace et le même courage. Le 30 octobre 1917, a dégagé un avion de reconnaissance, en abattant un appareil qui l’attaquait."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 5 août 1918 : "Officier d'élite. Blessé deux fois dans la cavalerie, est passé sur sa demande dans l'infanterie où il a été blessé de nouveau à deux reprises. Classé inapte au service de cette arme, a demandé à entrer dans l'aviation. Il s'y est signalé tout de suite comme un pilote de chasse de premier ordre admirable d'entrain et d'énergie. A abattu récemment son troisième avion ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 10 octobre 1918 : "Pilote de chasse remarquable, modèle de courage et de sang froid. Le 22 août 1918, parti seul à l’attaque d’un Drachen, l’a abordé à faible distance et l’a incendié. Emporté par son élan, a traversé le ballon en feu, et bien que brûlé à la face, a réussi à revenir à son terrain avec un appareil désemparé et plusieurs mètres de l’enveloppe du Drachen accrochés à son avion." 

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 novembre 1918 : "Pilote de Chasse d’un courage et d’une ardeur rares. Le 15 Août 1918, a abattu un Drachen en flammes et, au retour, mitraille au ras du sol des détachements et incendie une voiture d’un convoi. Le 2 septembre a encore abattu un ballon d’observation ennemi. 5ème et 6ème victoires. 295 heures de vol sur l’ennemi."

* Citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 avril 1919 : "Pilote de chasse d’une valeur remarquable et d’un courage rare. Le 7 août 1918 attaque à faible attitude un Drachen et l’abat en flammes. Le 2 septembre, parti à l’attaque d’un Drachen, est attaqué seul par quatre avions ennemis et bien qu’ayant son avion gravement atteint, abat l’un d’eux. Septième et huitième appareils, trois cent cinquante heures de vol, Quatre blessures, dix citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Fernand François Bonneton au 82ème régiment d'infanterie, détaché à l'escadrille SPA 69, en date du 10 décembre 1918 : "Pilote de chasse incomparable, modèle de modestie, de bravoure et de sang froid, vivant exemple des plus belles qualités militaires. Le 22 octobre 1918 a incendié un Drachen. Neuf appareils ennemis abattus. Trois cent vingt heures de vol."

* Officier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 16 juin 1920 : "Magnifique soldat, deux fois blessé, deux fois cité dans la Cavalerie. Deux fois blessé, deux fois cité dans l’infanterie. Inapte à cette arme et passé dans l’Aviation, y a reçu une nouvelle blessure, 7 citations et abattu 9 appareils ennemis."

Slt Florentin Bonnet - Né le 7 juin 1894 au village des Franchises, commune d'Audes (Allier) - Fils de Pierre Bonnet (journalier) et d'Elisabeth Lanore (ménagère) - Domiciliés à Audes puis au 11, rue Anatole de la Farge à Paris 17ème (75) - Participe à des courses cyclistes régionales - Profession avant engagement Menuisier - Classe 1914 - Recrutement de Moulins (Allier) sous le matricule n° 116 - Engagé volontaire pour trois ans au 32ème régiment d'artillerie, à compter du 26 août 1912 - Nommé Brigadier, le 15 octobre 1913 - Remis soldat de 2ème classe sur sa demande, le 28 avril 1914 - Nommé Brigadier, le 1er octobre 1914 - Blessé à l'épaule droite et à la main pour l'éclatement d'un obus, le 18 janvier 1916 - Nommé Maréchal des Logis, le 1er février 1916 - Citation à l'ordre du 32ème régiment d'artillerie, le 1er avril 1917 - Sa batterie ayant été bombardée par des obus toxiques, il a été intoxiqué par les gaz dégagés par les obus, le 19 avril 1917 - Marié avec Aimée Marie Antoinette Marchand à La Chapelaude, le 31 mai 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 17 novembre 1917 - Tests de sélection et cours théoriques à l'école d'aviation militaire de Dijon (1er groupe d'aviation) du 19 novembre au 3 décembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 12.318 obtenu à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, le 16 mars 1918 - Insigne métallique de pilote militaire (macaron) n° 9878 - Stage "Avions Rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord du 18 mars au 20 avril 1918 - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau du 20 avril au 10 juin 1918 - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 10 au 13 juin 1918 - Pilote du GDE du 13 juin au 8 juillet 1918 - Stage au CIACB du 8 juillet au 1er septembre 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 165 du 1er septembre 1918 au 26 février 1919 - Une victoire homologuée, le 27 octobre 1918 - Citation à l'ordre de la 10ème armée, en date du 3 décembre 1918 - Croix de Guerre 14-18 avec palme et étoile de bronze - Médaille commémorative - Médaille Interalliée - Insigne des blessés - Rengagé pour deux ans, au titre du groupe de combat n° 11, rattaché au 1er groupe d'aviation, à compter du 13 avril 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 31 du 26 février 1919 au 19 février 1920 - Nommé Adjudant, le 1er septembre 1919 - Détaché à Thionville du 1er novembre au 9 décembre 1919 - Détaché à la SHR du 23 décembre 1919 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 19 février 1920 - Médaille Militaire, le 16 juin 1920 - Rengagé pour un an, au titre du 1er régiment d'aviation de chasse, le 14 avril 1921 - Rengagé pour un an, au titre du 1er régiment d'aviation de chasse, à compter du 13 avril 1922 - Rengagé pour deux ans, au titre du 1er régiment d'aviation de chasse, à compter du 13 avril 1923 - Remporte la coupe Military Zénith aux commandes d'un Nieuport-Delage 79 à moteur Hispano-Suiza de 300 ch avec radiateurs Lamblin, le 12 juillet 1923 - Il a couvert la distance de 2810 km en 17 heures 17 mn , à la moyenne de 162,48 km/h - Nommé Adjudant-chef, le 1er septembre 1923 - Remporte la coupe Lamblin en réussissant le meilleur temps sur le parcours Paris-Strasbourg-Lyon-Paris, le 12 octobre 1923 - Après plusieurs essais, il renouvèle sa tentative en 5 h 54 mn à la moyenne de 194,96 km/h - Suite à la dissolution du 1er régiment d'aviation de chasse, il est affecté au 38ème régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), qui le remplace à partir du 1er janvier 1924 - Reprend la course cycliste et gagne le championnat cycliste militaire du 6ème corps d’armée - En congé sans solde pour trois mois, à compter du 14 mai 1924 - En congé sans solde pour deux mois, à compter du 16 août 1924 - Participe à la coupe Beaumont aux commandes d'un Bernard V 2 à moteur Hispano - Remporte le record de vitesse français avec 389 km/h, le 8 novembre 1924 - Détaché pour cinq ans au sous-secrétariat de l'aéronautique en vue de tenter le record du monde de vitesse, le 8 décembre 1924 - Remporte le record du monde de vitesse avec 448,170 km/h, à Istres, le 11 décembre 1924 - Nommé Sous-lieutenant à titre définitif, le 2 janvier 1925 - Domicilié au 18, rue de la Vieille Porte à Thionville (Moselle) - Chevalier de la Légion d'Honneur, le 5 juillet 1925 - A été remise sur le front des troupes par le lieutenant-colonel Estirac, commandant du 38ème régiment d'aviation, le 14 juillet 1925 - En congé sans solde de trois mois du 1er avril au 1er juillet 1926 - En congé sans solde de six mois du 1er juillet au 31 décembre 1926 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 2 janvier 1927 - En congé sans solde de trois ans, à compter du 3 janvier 1927 - Congé sans solde annulé, autorisé à rejoindre le 38ème RAM et admis à l'hôpital militaire de Thionville (Moselle), le 2 avril 1929 - En congé de convalescence de 20 jours du 22 avril au 11 mai 1929 - A obtenu un congé de 45 jours avec solde, pour se rendre à Istres (Bouches-du-Rhône), à compter du 3 juin 1929 - Détaché au centre d'entrainement de Hourtin pour s'entrainer au pilotage d'hydravions de vitesse pour disputer la coupe Schneider, à compter du 1er juillet 1929 - Le 6 août 1929, pendant un vol d'entrainement en vue de la participation française à la coupe Schneider, aux commandes d'un Nieuport-Delage NiD 62, il termine un looping en basse altitude, reste sur le dos et tombe en perte de vitesse - Il est tué sur le coup - Il est probable que le dossier de son siège se soit cassé et qu'il soit tombé à la renverse dans le fuselage et n'aurait pu redresser son appareil à temps avant l'écrasement au sol - Ses obsèques ont lieu à Thionville-Basse-Yutz, le dimanche 10 août 1929 - Florentin Bonnet repose dans le cimetière d'Athis-Mons (Essonne) - Sources : Extrait de naissance - Pam - Etat des services - Fiche matricule du département de l'Allier - Liste des brevets militaires - CCC de l'escadrille SPA 165 - CCC de l'escadrille SPA 31 - LO - JORF - Dernière mise à jour : 26 janvier 2018.

* Citation à l'ordre du 32ème régiment d'artillerie, le 1er avril 1917 : "Sous-officier énergique, d'un dévouement remarquable. Le 12 avril, s'est fait remarquer par sa belle attitude en continuant à commander sa pièce pendant un bombardement de la batterie et en prenant des mesures rapides pour arrêter l'incendie du dépôt de munitions."

* Citation à l'ordre de la 10ème armée du Sgt Florentin Bonnet, pilote à l'escadrille SPA 165, en date du 3 décembre 1918 : "Pilote de chasse plein d'adresse et de sang-froid. le 27 octobre 1918, a contribuer à abattre, avec son chef de patrouille, un avion ennemi dans nos lignes. S'est distingué les jours suivants dans l'ardeur qu'il a montré dans plusieurs combats aériens."

Clc René Munier, pilote de la 7ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 62) du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) pose en compagnie de son Gourdou-Lesseure LGL-32 - René a rejoint le régiment d'aviation mixte, le 7 mars 1932 - Photo transmise par François Iung, son petit-fils que je remercie pour son aide.

 

Photo du Sgt René Marchesseau

Sgt René Louis Marie Marchesseau. Né le 12 mars 1897 au 18, rue de la Madeleine à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime). Fils de Louis Marchesseau (Tôlier) et de Catherine Léonie Giraud. Domiciliés à Surgères (Charente-Maritime). Profession avant guerre Tourneur sur métaux. Classe 1917. Recrutement de La Rochelle (Charente-Maritime) sous le matricule n° 322. Ajourné pour "faiblesse" en 1915. Classé dans la 2ème partie de la liste pour développement musculaire insuffisant. Mobilisé au titre du 24ème régiment d'artillerie, le 22 août 1916. Classé en service "Armé" par la commission de réforme de La Rochelle, le 7 octobre 1916. Blessé par une fracture du pied droit à Chanlieu (Oise), le 18 février 1917. Affecté au 81ème régiment d'artillerie lourde, le 2 mai 1917. Volontaire pour intégrer le 500ème régiment d'artillerie d'assaut (chars), le 2 mai 1917. Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 31 août 1917. Formation théorique à l'école d'aviation militaire de Dijon. Formation élémentaire de pilote militaire à l'école de Châteauroux, à compter du 9 septembre 1917. Brevet de pilote militaire n° 10.339 obtenu à l'école d'aviation militaire de Châteauroux, en date du 5 décembre 1917. Stage de perfectionnement "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord, à compter du 3 décembre 1917. Nommé Caporal, le 5 décembre 1917. Stage de spécialisation de Haute école à l'école d'aviation militaire de Pau du 12 janvier au 3 février 1918. Pilote du GDE du 3 février au 17 mai 1918. Lâché sur SPAD VII et XIII, le 9 mars 1918. Pilote de l'escadrille SPA 85 du 19 mai 1918 au 25 mai 1919. Nommé Maréchal des Logis, le 29 octobre 1918. Pilote de l'escadrille SPA 31 à compter du 25 mai 1919. Rengagé pour deux ans, à compter du 26 septembre 1919. Blessé d'une fracture du crâne suite à un accident d'avion à Diekirk (Luxembourg), le 3 décembre 1919. Affecté au groupe de chasse n° 3 du 1er groupement de chasse, le 13 décembre 1919. Affecté au 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 1er mars 1920. Rayé du personnel navigant, le 5 juillet 1920. Renvoyé dans ses foyers, le 26 septembre 1921. Domicilié à Surgères (Charente-Maritime). Affecté, dans la réserve, au 31ème régiment d'aviation à Tours. Rengagé pour deux ans au titre du 11ème régiment d'aviation, à compter du 5 décembre 1921. Réadmis dans le personnel navigant, le 1er février 1922. Rengagé pour un an au titre du 11ème régiment d'aviation, à compter du 5 décembre 1923. Citation n° 27 à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 31 mars 1924. Rengagé pour un an au titre du 11ème régiment d'aviation, à compter du 5 décembre 1924. Nommé Sergent-Major, le 7 avril 1925. Volontaire pour une affectation au 37ème régiment d'aviation à Rabat, à compter du 9 mai 1925. Embarqué pour le Maroc, le 10 mai 1925. Débarqué le 14 mai 1925. Affecté à la 6ème escadrille (traditions de l'escadrille VR 558 de la Grande Guerre), le 16 mai 1925. Affecté à la 7ème escadrille (traditions de l'escadrille SPAbi 55 de la Grande Guerre), le 19 mai 1925. Nommé Adjudant, le 1er juillet 1925. Marié avec Mlle Clémence Victorine Joséphine Baudouin à la mairie de Nantes (Loire-Atlantique), le 8 juillet 1925. Blessé par un coup d'hélice d'avion sur la face extérieure de la cuisse gauche, le 25 juillet 1925.Evacué sur l'hôpital Auvert de Fez, le 25 juillet 1925. Evacué sur l'hôpital de Casablanca du 3 au 21 août 1925. Evacué par un bateau hôpital sur la métropole, le 21 août 1925. Arrivé à l'hôpital de Toulon, le 8 septembre 1925. Citation n° 166 à l'ordre du commandant supérieur des troupes du Maroc, en date du 25 octobre 1925. Affecté au 11ème régiment d'aviation, le 13 novembre 1925. Croix de guerre des TOE avec palmes et deux étoiles. Médaille coloniale avec agrafe "Maroc 1925", en date du 6 janvier 1926. Officier de l'Etoile noire du Bénin. Chevalier du Ouissam Alaouite. Maintenu "Service Armé" avec pension temporaire de 10 % pour cicatrice étendue et adhérente de 21 cm de la face externe de la cuisse gauche par coup d'hélice par la commission de réforme de Metz, le 17 septembre 1926. Rengagé pour un an, au titre du 34ème régiment d'aviation du Bourget, à compter du 5 décembre 1927. Nommé Adjudant-chef pilote, le 19 janvier 1928. Maintenu en activité avec pension de temporaire de 20 % pour reliquats de plaie profonde de la cuisse gauche par coup d'hélice longue de 28 cm par la 1ère commission de réforme de la Seine, le 27 août 1928. Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 1er juillet 1930. Maintenu en activité avec pension de temporaire de 30 % pour reliquats de plaie profonde de la cuisse gauche par coup d'hélice longue de 28 cm par la 1ère commission de réforme de la Seine, le 2 mars 1931. Admis à la retraite proportionnelle, le 4 mars 1931. Domicilié au 34, rue Gracieuse à Berck (Pas-de-Calais). A accompli une période volontaire sur la base aérienne n° 4 du 2 au 7 octobre 1933. Domicilié à l'Oasis à Le Poulignen (Loire-Atlantique), à compter du 11 septembre 1934. A accompli une période de 9 jours au centre régional d'observation de Nantes en 1935. Affecté au centre d'aviation 31, le 25 mars 1935. Affecté au centre de mobilisation d'aviation n° 9, le 1er juillet 1936. Affecté, dans la réserve, à la base aérienne des Chartres, le 20 octobre 1936. Affecté, dans la réserve, à la 1ère section du bataillon de l'air n° 122, le 11 mai 1938. Nommé Sous-lieutenant de réserve, le 25 juin 1938. Affecté, dans la réserve, à la base aérienne de Reims, le 18 novembre 1938. Affecté à la base aérienne 118 de Rennes, le 2 octobre 1939. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 165) de la ville de Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime) - Pam - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Charente-Maritime - Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 22 juin 2021.

* Citation à l'ordre du commandant de la 1ère escadre de combat : "Très bon sous-officier pilote allant et consciencieux. A toujours fait preuve au cours de la campagne du meilleur esprit militaire et du plus beau mépris du danger."

* Citation n° 27 à l'ordre du 6ème corps d'armée décernée par le général gouverneur de Metz et le commandant le 6ème corps d'armée du Sgt René Marie Marchesseau, en date du 31 mars 1924 : "Passé sur sa demande dans la chasse de nuit, après un sérieux passé dans le bombardement de jour, s'est révélé pilote intrépide et gradé énergique. Lors des récents exercices de nuit (DCA combinée avec l'aviation) ne s'est pas montré inférieur à sa réputation d'entraineur d'hommes tant par la jovialité de son caractère."

* Citation n° 166 à l'ordre du commandant supérieur des troupes du Maroc, en date du 25 octobre 1925 : "Pilote hors de pair. S'est signalé par son allant exceptionnel, en particulier a effectué sept bombardements dans une même journée. Grièvement blessé au départ pour une mission de bombardement."

* Médaille Militaire du Sgt René Louis Marchesseau au 37ème régiment d'aviation (Maroc), en date du 22 décembre 1925 : "8 ans de services, 3 campagnes, 1 blessure."

* Citation n° 68 à l'ordre du 6ème corps d'armée décernée par le général militaire de Metz de l'Adj René Marchesseau : "S'est particulièrement distingué au cours des manœuvres de chasse de 1926."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur de l'Adc René Marchesseau au 34ème régiment d'aviation, en date du 1er juillet 1930 : "13 ans de services, 5 campagnes, 2 blessures, 1 citation, 12 ans de bonifications pour services aériens."

 

Photo du Cdt Jean Houdemon

Cdt Jean Paul Marie Houdemon - Né le 11 mars 1885 rue Neuve à La Flèche (Sarthe). Fils de Georges Houdemon (propriétaire) et de Claire Lucile Marguerite Beaupère (propriétaire). Passe le concours de l'école militaire spéciale de Saint-Cyr en 1903. Classé 231ème sur 330 au concours d'entrée. Classe 1905 - Recrutement de La Flèche (Sarthe) sous le matricule n° 876. Engagé volontaire, pour trois ans, au titre de l'école militaire spéciale de Saint-Cyr, le 24 octobre 1903. Commence sa formation à l'école, le 28 octobre 1903. Promotion "Henri de La Tour d'Auvergne". Nommé Brigadier, le 6 août 1904. Nommé Maréchal des Logis, le 6 février 1905. Choisit la Cavalerie. A l'école de cavalerie de Saumur, se lie avec Georges Smith Patton, un stagiaire américain bien connu qui va s'illustrer lors de la 2ème guerre mondiale. Ensemble, ils étudient les campagnes de Napoléon 1er. Classé 6ème sur 324 aux examens de sortie de St-Cyr Nommé Sous-lieutenant et affecté au 3ème régiment de Dragons, le 1er octobre 1905. Affecté au 12ème régiment de Dragons, le 6 août 1906. Nommé Lieutenant, le 1er août 1907. Marié avec Mlle Marie Louise Thérèse Lehugeur à la mairie du 5ème arrondissement de Paris, le 16 décembre 1908. Ils ont eu trois filles Jacqueline en 1912, Colette en 1913 et Catherine en 1915. Instructeur d'exercices militaires à l'école d'application de cavalerie de Saumur, le 27 juillet 1914. Détaché à l'état-major de la 63ème division d'infanterie de réserve, le 5 août 1914. Participe aux combats des 7, 12 et 20 septembre 1914. Blessé par lésions des nerfs médian et cubital du bras gauche par une balle à Port-Fontenoy, près de Soissons, le 20 septembre 1914. Evacué sur l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Grade de chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 20 novembre 1914. Citation à l'ordre de l'armée, en date du 2 décembre 1914. Affecté au 2ème régiment de cuirassiers, le 17 décembre 1914. Nommé Capitaine, le 25 décembre 1914. Affecté à l'état-major de la 10ème armée, le 19 août 1915. Détaché au commandement de l'aéronautique de la 10ème armée, le 13 avril 1916. Stage d'observateur en avion à l'escadrille F 16. Nommé Adjoint au commandant de l'aéronautique du 2ème corps d'armée coloniale, le 15 juillet 1916. Brevet de pilote militaire n° 3991 obtenu à l'aéronautique de la 10ème armée, le 21 juillet 1916. Nommé adjoint du commandant de l'aéronautique du secteur du Hamel. Citation à l'ordre de l'armée, en date du 25 octobre 1916. Commandant de l'escadrille F 201 du 23 décembre 1916 au 24 février 1917. Commandant de l'aéronautique du 18ème corps d'armée, le 3 janvier 1917. Commandant de l'aéronautique du 3ème corps d'armée, le 17 février 1917. Commandant de l'aéronautique de la 10ème armée, le 23 juillet 1917. Nommé Chef d'escadron, à titre temporaire, le 12 août 1917. Blessé par une balle explosive à la hanche au cours d'une reconnaissance sur les lignes allemandes, aux commandes d'un SPAD VII, le 28 juillet 1918. Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 29 juillet 1918. Citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 juillet 1918. Nommé Chef d'escadron, à titre définitif et affecté au 12ème régiment de cuirassiers, le 25 mars 1919. Affecté au 5ème groupe d'aviation. Affecté au groupement de chasse n° 1 de Thionville appartenant à la division aérienne. Commandant du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz du 3 janvier 1920 au 1er décembre 1923. En occupation des pays rhénans (Allemagne) du 11 avril 1920 au 28 juin 1921. Proposé pour le maintien en activité de services et pour pension temporaire de 60 % pour gêne fonctionnelle très prononcée du membre inférieur gauche, avec claudication très marquée suite à fracture par balle de l'os iliaque et de la tête fémorale gauche, réduction de 7 cm de membre inférieur gauche, raideur de la hanche, du genou et de l'articulation au niveau de la cuisse et troubles légers de la sensibilité dans le tendon du médian et du cubital, suite à une blessure par balle au bras gauche, par la commission spéciale de réforme de Metz (Moselle), le 7 octobre 1921. Décision confirmée par la même commission, le 2 novembre 1923. Stagiaire au cours de tactique générale et d'état-major à l'école supérieure de guerre, le 1er décembre 1923. Nommé Lieutenant-colonel, le 25 mars 1924. Pension permanente de 60 % par la 1ère commission de réforme de la Seine, le 21 octobre 1925. Professeur adjoint au cours de tactique générale et d'état-major à l'école supérieure de guerre, le 23 juin 1926. Pension de 1440 francs concédée par le Ministre des pensions, le 9 septembre 1926. Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 13 août 1927. Nommé Professeur du cours d'aéronautique à l'école supérieure de guerre, le 4 octobre 1927. Nommé Colonel, le 25 juin 1928. Nommé officier de l'instruction publique, le 14 juillet 1928. Témoignage de satisfaction du Ministre de la Guerre, en date du 22 mai 1929. Commandant du 34ème régiment d'aviation du Bourget, le 31 décembre 1929. Lettre de félicitations du Ministre de l'Air, en date du 7 février 1931. Affecté à l'état-major particulier du ministère de l'Air, le 8 septembre 1931. Nommé Général de Brigade aérienne, le 7 octobre 1931 et affecté comme adjoint au général chef d'EMG. Détaché au centre des Hautes Etudes Militaires, le 8 décembre 1932. Commandant de la 4ème brigade aérienne, le 23 mai 1933. Commandant de l'école de l'Air et d'application de l'armée de l'Air à la caserne des Petites Ecuries à Versailles (Yvelines), le 6 septembre 1934. Commandant du groupement aérien n° 1 et de la 1ère division aérienne, le 1er août 1936. Commandant, par intérim, de la 4ème région aérienne, le 15 octobre 1936. Nommé Général de division aérienne, le 5 mars 1937. Nommé Général de Corps aérien, le 5 mars 1937. Grade de Grand Officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1937. Nommé membre du conseil supérieur de l'Air, le 1er janvier 1938. Nommé Général d'armée aérienne, le 1er janvier 1938. Nommé Inspecteur général des forces aériennes des théâtres d'opérations terrestres et des réserves de l'Air, le 22 février 1938. Nommé Inspecteur général de l'aviation de renseignements et des réserves de l'Air, le 15 octobre 1938. Maintenu Membre du conseil supérieur de l'air pour l'année 1939, le 11 janvier 1939. Commandant le théâtre d'opérations aériennes en Méditerranée et la 3ème armée aérienne, le 2 septembre 1939. Commandant de la zone d'opérations aériennes Sud, le 11 novembre 1939. Lettre de félicitation du Ministre, le 19 mars 1940. Inspecteur général des forces aériennes d'outre-mer et des théâtres d'opérations extérieures, le 1er mai 1940. Maintenu Membre du conseil supérieur de l'air pour l'année 1940, le 22 février 1940. Commandant la zone d'opérations aériennes des Alpes, le 16 mai 1940. Commandant de la 4ème région aérienne à Aix-en-Provence, le 1er juillet 1940. Commandant de la 1ère région aérienne, le 1er août 1940. Placé en congé définitif du personnel navigant, le 20 septembre 1940. Se retire à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). En août 1944, il ouvre et mène comme interprète des pourparlers avec la 88ème division américaine pour placer l'hôpital en zone neutre. Fait prisonnier par les Allemands, le 12 septembre 1944. Envoyé en captivité d'abord en Bavière, puis à Trèves, Coblence, Plansee au Tyrol de septembre 1944 au 8 mai 1945. Il est libéré par la 3ème armée américaine et regagne Paris, à bord de l'avion personnel du Général Patton, son ami de l'école de cavalerie de Saumur. Placé dans la 2ème section du cadre de l'EMGAA, le 20 septembre 1945. Il totalise alors 3500 heures de vol. Grade de Grand Croix de la Légion d'Honneur, en date du 25 janvier 1949. Gouverneur de l'Hôtel des Invalides du 2 novembre 1951 au 20 octobre 1960. Décédé en fonction (nommé à vie) Domicilié au 4, boulevard des Invalides à Paris 7ème (75). Décédé à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce, au 277bis rue St-Jacques dans le 5ème arrondissement de Paris, le 20 octobre 1960. Ses obsèques ont été célébrées en l'église St-Louis-des-Invalides, le 25 octobre 1960. Le général d'armée aérienne Jean Houdemon a été inhumé dans le caveau des gouverneurs à l'hôtel des Invalides, le même jour. Sources : Registre des naissances (acte n° 39) de la commune de La Flèche (Sarthe) - Etat des services - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservées aux archives départementales de la Sarthe - CCC de l'escadrille F 201 - LO - Avis de décès - JORF - Bailey/Cony - Revue L'Aérophile - Revue Les Ailes - Dernière mise à jour 7 juin 2021.

* Grade de chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt Jean Houdemon, à l'état-major de la 63ème division de réserve, en date du 20 novembre 1914 : "A fait preuve de belles qualités militaires et d'une grande bravoure au cours de la campagne. Blessé grièvement le 20 septembre au poste de commandement du générale commandant la division."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Jean Paul Marie Houdemon, en date du 2 décembre 1914 : "A montré dans les fonctions d'officier d'état-major une intelligence, une activité digne de tous éloges. Est intervenu dans les combats des 7, 13, 20 septembre 1914 avec autant de sang-froid que de décision pour maintenir sous le feu des unités très éprouvées. A été grièvement blessé en accomplissant, sous une action violente d'artillerie et de mousqueterie ses fonctions d'officier d'état-major."

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jean Houdemon, adjoint à une commandant de secteur, en date du 25 octobre 1916 : "Chargé du service des renseignements d'aviation à la direction de l'aéronautique, puis dans une zone d'attaque pendant la bataille de (censuré) a vérifié et complété journellement les comptes-rendus des observateurs en effectuant lui-même, seul à bord et à très faible altitude, des reconnaissances du plus haut intérêt. Officier d'une très grande valeur, blessé au début de la campagne, est devenu pilote sans interrompre son service sur le front."

* Grade d'Officier de la Légion d'Honneur du Chef d'escadron Jean Paul Marie Houdemon au 2ème régiment de cuirassiers, commandant l'aéronautique de la 10ème armée, en date du 29 juillet 1918 : "Officier supérieur d'élite ayant fait preuve, en toutes circonstances, des plus belles qualités militaires. Au cours de récentes opérations, a suivi toutes les phases de notre progression à la tête de ses escadrilles, assurant par lui-même le service des renseignements et exaltant le moral des siens par son exemple; a obtenu de brillants résultats. Au retour d'une reconnaissance, a été grièvement blessé pendant un combat inégal contre quatre avions ennemis. Une blessure antérieure. Chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Quatre citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Chef d'escadrons Jean Paul Marie Houdemon, commandant l'aéronautique de la 10ème armée, en date du 29 juillet 1918 : "Remarquable commandant d'aéronautique d'armée. Est un exemple quotidien pour son personnel auquel il communique son énergie. A obtenu au cours des opérations du (censuré) et devant une aviation ennemie très puissante un succès très net. A assuré lui-même une mission de reconnaissance essentielle, que l'aéronautique du corps d'armée n'avait pu remplir et au cours de laquelle le commandant venait d'être tué."

* Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur au LcL Jean Paul Marie Houdemon à l'école supérieure de guerre, en date du 13 août 1927 : "23 ans de services, 5 campagnes, 2 blessures, 4 citations. Officier du 29 juillet 1918."

* Grade de Grand Officier de la Légion d'Honneur du général de division Jean Paul Marie Houdemon, commandant de la 4ème région aérienne, en date du 30 juin 1937 : "33 ans de services, 78 annuités, 6 campagnes, 4 citations à l'ordre de l'armée, 2 blessures de guerre, 23 ans de bonifications pour services aériens, un témoignage de bonifications pour services aériens, un témoignage de satisfaction du Ministre. Commandeur de la Légion d'Honneur du 13 août 1927."

* Grade de Grand Croix de la Légion d'Honneur du Général d'armée aérienne Jean Paul Marie Houdemon, en date du 25 janvier 1949 : "Officier général en congé ayant fait preuve d'une activité remarquable sous l'occupation. S'est particulièrement distingué en septembre 1944 à Pont-à-Mousson, lors de l'avance alliée. Sous prétexte de négocier un armistice pour sauver de la destruction un hôpital qu'il avait organisé, a traversé deux fois la Moselle sous le feu avec un mépris absolu du danger. A réussi à entrer en contact avec l'état-major de la 80ème division américaine, auquel il a remis le plan des diverses fortifications allemandes qui aussitôt exploité, a permis au commandement américain de contourner les défenses ennemies, de traverser le fleuve et de poursuivre l'avance avec le minimum de destruction. Suspecté de sentiments et activités pro-alliée, a été arrêté par les autorités allemandes, le 12 septembre 1944 et déporté en Bavière où il resta interné jusqu'au 8 mai 1945." Cette citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de Vermeil.

 

Photo du Cne René Weiser

Cne René Pierre Guillaume Weiser. Né le 5 juillet 1893 au 8, rue Lebouteux dans le 17ème arrondissement de Paris. Fils de Jean Pierre Weiser (valet de chambre) et d'Anne Marguerite Simon. Originaire du village de Singling en Moselle, son père a quitté le pays messin pour rejoindre la France en 1882. En 1900, la famille Weiser achète une maison à la Vignette, à Sainte-Ménéhould (Marne). René commence ses études à l'école communale du village puis à Saint-Joseph à Reims (Marne). Profession avant engagement Etudiant. Classe 1913. Recrutement de Châlons-sur-Marne (Marne) sous le matricule n° 871. Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 6ème régiment de cuirassiers, caserné à Sainte-Ménéhould (Marne), le 25 mars 1913. Nommé Brigadier, le 28 novembre 1913. Nommé Maréchal des Logis, le 1er juillet 1914. Citation n° 4 à l’ordre du 2ème corps de cavalerie, en date du 12 septembre 1914. Désigné pour suivre un stage de 3 mois à l’école d’application de cavalerie de Saumur, le 1er mai 1916. Nommé Aspirant, le 1er août 1916. Stage au centre d’instruction des Automitrailleuses et Auto-Canons à Versailles. Affecté provisoirement au 15ème Groupe des AM et AC du 27ème régiment de Dragons, le 4 décembre 1916. Citation n° 27 à l'ordre de la brigade, en date du 6 août 1917. Nommé Sous-lieutenant à titre définitif et affecté au 27ème régiment de Dragons, le 30 septembre 1917. Blessé par des éclats d'obus à la joue et au torse, quand son automitrailleuse a été touchée par un obus devant Fismes, le 27 mai 1918. Citation n° 310 à l’ordre de la 5ème armée, en date du 14 juin 1918. Citation n° 429 à l'ordre du 2ème corps de cavalerie, en date du 26 mai 1918. Citation à l'ordre de la 1ère armée, en date du 12 août 1918. Nommé Lieutenant, à titre définitif, le 25 mars 1919. Fait partie de l’armée d’occupation en Allemagne. Affecté aux services administratifs du Levant, le 10 septembre 1919. Arrive en Cilicie le 4 Novembre 1919. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en, date du 16 juin 1920. Est affecté au 1 er RMMC du 5ème régiment de Chasseurs d’Afrique et détaché aux services administratifs du Levant, le 19 juin 1920. A Adana, il est chargé du service industriel, du service automobile et de l’éclairage de la ville.   Lettre de félicitations du Général Dupieux, commandant la 1ère division du Levant. Commandant du 6 ème groupe d'Automitrailleuses et d'Auto-Canons, le 7 décembre 1920. Blessé par un éclat d'obus et a le tympan perforé à Mendjib en mai 1921. Son unité reçoit une citation. Citation n° 85 de la 3ème section du 6ème groupe de mitrailleuses à l’ordre de l’armée du Levant, en date du 22 août 1921. Rapatrié du Levant, le 25 juin 1921. Passé au centre d'instruction d'automitrailleuses de cavalerie de Saumur, le 26 juillet 1921. Passé à l'école d'application de cavalerie de Saumur, le 6 octobre 1921. Passé sur sa demande à l'aéronautique militaire, le 10 juillet 1922. Il avait fait plusieurs demandes dans le passé qui avaient toujours été repoussées par le commandement. Placé en position "Hors cadre aéronautique", le 10 juillet 1922. Affecté à Thionville-Basse-Yutz comme adjoint au commandant du parc d'aviation n° 1, le 10 juillet 1922. Envoyé à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 6 novembre 1922. Brevet de pilote militaire n° 18.820 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 29 janvier 1923. Affecté, comme pilote, au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville, le 6 avril 1923. Passé au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville, suite à la dissolution du 1er RAC. Commandant d'une escadrille de chasse (SPA 73 à vérifier) du 38ème RAM - Participe à la Military Zénith soit 2810 km en 14 étapes. En 1925, prend cinq fois le départ, mais à chaque fois doit abandonner. En 1925, il réalise trois vols à longue distance, d'abord le 10 Avril 1925, entre Thionville, Tours, Bordeaux, Pau, Toulouse, Nîmes, Dijon, Thionville, soit 2015 Km, puis le 25 Mai 1925, un voyage entre Villacoublay, Metz, Strasbourg, Dijon, Lyon, Châteauroux, Tours, soit 2800 km et finalement le 16 Septembre 1925 entre Thionville, Dijon, Lyon, Istres, Saint-Raphaël, Istres, Perpignan, Toulouse, Pau, Bordeaux, Rochefort, Angers, le Bourget, Saint-Inglevert, Valenciennes, Thionville, soit 2935 kms.  Nommé Capitaine, le 25 décembre 1925. Marié avec Mlle Elisabeth Clémence Marguerite Marie Challe, la sœur de son ami Léon Challe, pilote à Thionville, le 18 janvier 1926. En 1926, prend trois fois le départ et se classe 5ème avec la vitesse moyenne de 86,53 km/h. Du 31 août au 1er septembre 1926, gagne la coupe Renault et le record du monde de distance, en compagnie du Ltt Léon Challe par un vol Paris-Bender-Abbas, à bord d'un Breguet 19 à moteur Farman, en 30 heures de vol et 5174 km. Affecté à l'inspection du matériel et des installations technique de l'aéronautique, le 10 juillet 1927. Grade d'officier de la Légion d'Honneur, en date du 26 décembre 1927. Second du rallye international de Vincennes, le 30 juin 1928. Il était parti de Constantinople, aux commandes d'un Nieuport 162, avec un moteur Hispano-Suiza de 500 cv. Il a parcouru les 2246 kms à la moyenne de 180 km/h. Assure le convoyage jusqu'à Kaboul d'un Potez 25 à moteur Lorraine de 450 cv offert par la France au roi d'Afghanistan du 10 au 28 août 1928. Affecté au groupe des avions nouveaux (centre d'essais en vol) à Villacoublay, le 23 juillet 1929. Affecté à la 7ème Escadre de Chasse de Dijon comme commandant du 2ème groupe de chasse, le 1er août 1933. Nommé Chef de bataillon (commandant), le 25 mars 1934. Met en place une patrouille de démonstration de 12 avions. Les avions sont des Morane-Saulnier MS 225 à moteur Gnôme K-9 à compresseur. Participe avec sa patrouille au meeting de Rome (Italie), les 3 et 4 octobre 1934. Ils rentrent à Dijon, le 8 octobre. Le 17 octobre 1934, deux escadrilles françaises représentent la France en Yougoslavie lors des obsèques du roi Alexandre 1er assassiné à Marseille. Il s'agit d'une escadrille de MS 225 de Dijon, sous les ordres du Cdt Weiser et une de Breguet 27 de Lyon, sous les ordres du LcL Girier. Commandant du 1er groupe de la 7ème escadre de chasse, le 3 janvier 1935. A partir de 1935, entraine ses patrouilles à voler attachés les uns aux autres en meeting. A obtenu le certificat d'aptitude à l'emploi de chef de bord, le 13 mai 1936. La patrouille participe au meeting international de Strasbourg, les 23 et 24 mai 1936, au meeting de Montluçon, le 7 juin 1936, au meeting de Dijon, le 28 juin 1936, au meeting d'Angers, le 5 juillet 1936, à la fête de l'Air au Bourget, le 12 juillet 1936, au défilé à Paris du 14 juillet 1936, au meeting de Vannes, le 10 août 1936, au meeting de Beauvais, le 15 août 1936, au meeting de Vichy, le 16 août 1936, meeting de Sedan, le 20 septembre 1936, au défilé de Strasbourg, le 16 octobre 1936. Commandant par intérim de la 7ème escadre, le 2 octobre 1936. Commandant de la 7ème escadre de chasse de Dijon, le 15 octobre 1936. Part en stage du 20 janvier 1937 au 3 février 1937. La patrouille participe au meeting de Lyon, le 8 et 14 mai 1937, au meeting de Luxeuil, le 23 mai 1937, au meeting du Mans, le 30 mai 1937, au meeting de Clermont-Ferrand, le 6 juin 1937, au meeting de Dijon, le 20 juin 1937, au meeting de Vichy, le 5 juillet 1937, au meeting de St-Cyr, le 8 juillet 1937, aux meetings d'Orly et de Paris, les 11 et 14 juillet 1937, au meeting de Villacoublay, le 18 juillet 1937, au meeting d'Oléron, le 8 août 1937, au meeting de Chambéry, le 29 août 1937, au meeting de Vincennes, le 5 septembre 1937. Nommé Lieutenant-colonel, le 15 septembre 1937. Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1938. Lettre de félicitations du Ministre de l’air, en date du 10 mai 1938. Nommé Attaché de l'air pour les Etats-Unis, le Mexique, Cuba, Le Panama, Haïti, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica et la République dominicaine à l'ambassade de France de Washington. Chargé d'acheter des armements et matériels pour le France. Ce type de poste ne l'enchante guère, il avait déjà repoussé un poste d'attaché de l'Air à Prague. Quitte son commandement de la 7ème escadre, le 1er octobre 1938. Son suivi est pris en compte par le bataillon de l'air 117. Nommé Colonel, le 2 septembre 1939. Relevé de ses fonctions par le nouveau gouvernement et demande a être affecté en Indochine en juillet 1940. Mis à la disposition du commandement de l'Air en Indochine, le 1er septembre 1940. Embarque à San-Francisco, sur le Bougainville, le 29 octobre 1940. Débarque à Haiphong, le 4 décembre 1940. Commandant du Groupe Air-Sud, groupe mis à la disposition des troupes terrestres, et basé à Tan-Son Nhut, en Mars 1941. Le 7 décembre 1941, après Pearl Harbour, Tan-Son-Nhut et le ciel du Sud de L’Indochine sont abandonnés aux Japonais. Commandement du groupe aérien-Nord (G.A.N.I) basé à Tong, le 8 décembre 1941. Son carnet de vol compte 3309 heures de vol, au 1er octobre 1942. Départ du Capitaine Pouyade pour la Chine, le 2 octobre 1942. Weiser est rendu responsable du départ de Pouyade et accusé de mal encadrer ses hommes, il démissionne. Il est assigné à résidence à Bien-Hoa et mis en congé d’office pendant un mois, le 3 octobre 1942. Placé en congé d’activité, le 1er décembre 1942. Mis en demeure de quitter le logement militaire de la base de Bien Hoa, le 15 décembre 1942. Déménagement à Dalat, le 25 décembre 1943. A partir de cette date, sous la couverture d’un travail à la répartition du riz, René Weiser s’occupera principalement de la Résistance (Réseau Giraud-Lan) et résidera, de fait, la plupart du temps seul à Saigon. Coup de force Japonais, le 9 mars 1945. Réussit, au péril de sa vie, à détruire les archives de son groupe de résistance, le 10 mars 1945. Arrêté, sur dénonciation, et interné pendant 58 jours par la redoutable gendarmerie japonaise, la Kempetaï, le 17 mai 1945. A sa sortie, il a perdu entre 20 et 25 kilos. Transféré au camp d’internement militaire de Saigon, le 13 juillet 1945. Capitulation du Japon, le 15 août 1945. Il s'évade, le 23 août 1945. Nommé Directeur d’Air France et de l’aviation civile en Indochine en octobre 1945. S’occupe de réorganiser le réseau aérien indochinois. Retour en France, le 12 août 1946. Nommé directeur de l’aviation civile en AOF en septembre 1946. Grade de Grand officier de la légion d’honneur, en date du 31 décembre 1947. Le 20 mars 1948, il est nommé général de brigade d’active, avec effet rétroactif au 25 Juin 1944. Décoré de la médaille de la Résistance, le 30 décembre 1947. Grade de Grand Officier de la Légion d'Honneur, en date du 31 décembre 1947. Nommé Ingénieur général de la navigation aérienne de 1er échelon, le 1er janvier 1948. Admis dans la 2ème section du cadre de l'état-major général de l'armée de l'Air, le 1er avril 1950. Rentre à Paris en mai 1952. Affecté à l’inspection Générale de l’aviation civile, rue de la Croix Nivert. Il fait partie du conseil d’administration de l’Aéroport de Paris, du conseil du Personnel Navigant professionnel de l’Aviation civile, du conseil de discipline du PN. Prend sa retraite en juillet 1959. Se retire en Argonne, dans la maison de son enfance. Devient Président de la section menehildienne des anciens combattants Président du comité d’Argonne du souvenir français. Vole à l’aéro-club Robert Thierry de Verdun. Décédé à La Vignette, écart de Sainte-Ménéhould (Marne), le 10 novembre 1970. Sources : Acte de naissance n° 2208 de la mairie du 17ème arrondissement de Paris - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Marne - Etat des services - LO - JORF - Base de données "Les médaillés de la Résistance française" du site "Mémoire des Hommes" - Base de données "Titres, homologations et services pour faits de résistance" du site "Mémoire des Hommes" - Site internet consacré à René Weiser - Revue Les Ailes - Dernière mise à jour : 5 juin 2021.

* Citation n° 4 à l’ordre du 2ème corps de cavalerie, en date du 12 septembre 1914 :  "Faisant partie d’une reconnaissance commandée par le Lieutenant Flipo, a été coupée avec elle de son régiment. A dû rester pendant 8 jours dans les bois au milieu des lignes ennemies. A rendu les plus grands services à son chef ."

* Citation n° 27 à l'ordre de la brigade, en date du 6 août 1917 : "Chef de section de 1er ordre. A fait preuve de belles qualités de sang-froid et d'énergie et contribué à conserver à sa section le moral le plus élevé sous un bombardement violent dans la nuit des 29 au 30 juillet."

* Citation n° 429 à l'ordre du 2ème corps de cavalerie, en date du 26 mai 1918 : "A fait preuve d'un brillant courage au cours des attaques du (censuré) et (censuré) mars et a efficacement contribué à leur succès en accompagnant avec sa section la première vague d'infanterie. N'est rentré que lorsque sa voiture a été mise hors de service par le feu des balles perforantes."

* Citation n° 310 à l’ordre de la 5ème armée du Slt René Weiser du 15ème groupe d'ACAM du 27ème régiment de Dragons, en date du 14 juin 1918 :  "Officier extrêmement brave, sollicitant toujours les missions les plus exposées, les remplissant avec un entrain admirable et le plus complet mépris du danger. Placé en extrême pointe, sans aucun soutien, servant lui-même la pièce pour lui assurer un meilleur rendement, a arrêté l’avance allemande jusqu’à ce qu’il ait eu son automitrailleuse démontée et ses deux servants frappés à ses côtés. Blessé lui-même, a combattu jusqu’au soir sur une autre voiture et ne s’est laissé évacuer qu’à bout de forces". 

* Citation à l'ordre de la 1ère armée du Slt René Weiser au 27ème régiment de Dragons, en date du 12 août 1918 : "Officier d'automitrailleuses, d'une bravoure exceptionnelle. Le 10 août 1918, s'est porté audacieusement en avant de l'infanterie sur un village occupé par l'ennemi. L'a parcouru avec sa section, mitraillant et poursuivant les défenseurs. S'est établi au-delà, permettant ainsi à notre infanterie de continuer sa progression et d'occuper derrière lui ce point d'appui important."

* Lettre de félicitations du Général Dupieux, commandant la 1ère division du Levant au Ltt Weiser, des services administratifs de Cilicie pour le motif suivant : "Pendant la colonne du Jaurus, du 15 au 22 mai 1920, commandant un convoi automobile qui était chargé du ravitaillement de la colonne, a réussi grâce à son énergie et à ses connaissances techniques a surmonter les difficultés considérables résultant du mauvais état des routes et des inondations des ruisseaux qu'il fallait traverser; a pris lui-même, à plusieurs reprise, le volant des voitures camions embourbés, les a successivement dépannés et a réussi, après plusieurs nuits de travail et malgré l'inexpérience d'une partie de son personnel, a accomplir sa mission et à ramener tout le convoi en bon état à Adana."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt René Pierre Guillaume Weiser au 6ème groupe AMAC du 1er régiment de Spahis en date du 16 juin 1920 : "Officier très brave qui a montré un mordant remarquable au cours de l'offensive de 1918 en poussant avec ses automitrailleuses des pointes extrêmement audacieuse. Blessé, nombreuses citations."

* Citation n° 85 de la 3ème section du 6ème groupe de mitrailleuses à l’ordre de l’armée du Levant, en date du 22 août 1921 : "Excellente unité de combat, du bel effort qui, sous les ordres du Lieutenant Weiser, s’est distinguée en toutes occasions au cours de la colonne de l’Euphrate, notamment les 9, 20 et 21 Mai aux combats de Darzar, Azine et Manbidg, bousculant l’ennemi, lui infligeant des pertes, lui tuant des mulets d’Artillerie et s’emparant de nombreux matériels".  

* Grade d'officier de la Légion d'Honneur du Cne René Pierre Weiser à la direction de l'aéronautique, en date du 26 décembre 1927 : "14 ans de services, 7 campagnes, une blessure, 2 citations. Chevalier du 16 juin 1920. Titres exceptionnels : pilote hors de pair qui, après avoir participé pendant quatre ans aux exercices de chasse de nuit, a effectué de longs voyages par tous les temps. A fait preuve de qualités techniques et morales remarquables dans une premier essai, puis dans la réalisation du record de distance en avion, en ligne droite, sans escale (5200 km, Paris-Bender-Abbas)."

* Lettre de félicitations du Ministre de l’air, en date du 10 mai 1938 : "Chargé d’organiser dans le groupe qu’il commandait une escadrille destinée à représenter l’Armée de l’Air dans les manifestations aériennes, s’est consacré à cette tâche avec une foi et un enthousiasme qu’il a su communiquer à tout son personnel. A mené lui-même l’instruction en sachant allier la prudence à l’audace. A obtenu pendant 3 ans, sans accidents, les résultats les plus brillants, soulevant l’admiration par les présentations acrobatiques d’ensemble des patrouilles qu’il conduisait, au cours de nombreux meetings, tant en France qu’à l’étranger. A ainsi fait preuve de magnifiques qualités de pilote, d’animateur et d’instructeur ".

* Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur du Lcl René Pierre Guillaume Weiser, commandant la 7ème escadre aérienne, en date du 16 juin 1938 : "25 ans de services, 6 campagnes, 27 ans de bonifications pour service aériens. A été blessé et cité. Officier de la Légion d'Honneur du 16 décembre 1927."

 

Photo du Cal Maxime Cattelot

Cal Maxime Cattelot - Né le 11 janvier 1900 rue de la Chaussée à Saint-Rémy-Chaussée (Nord) - Fils de Clotaire Cattelot (scieur de long) et de Louise Juliette Cagniot - Profession Mécanicien - Classe 1920 - Recrutement d'Avesnes (Nord) sous le matricule n° 695 - Non recensé en temps utile par la suite d'un cas de force majeure - Maintenu bon pour un service militaire armé par la commission spéciale de réforme d'Avesnes, le 7 avril 1919 - Incorporé pour effectuer son service militaire, au titre du 1er régiment de chasse, le 18 mars 1920 - Passé élève pilote au régiment, le 23 juin 1920 - Tué au cours d'un accident d'avion, près d'Hauconcourt (Moselle), le 14 décembre 1920 - Le maire du village, qui était sur le lieu, a entendu le pilote crier et demander de l'aide, alors qu'il passait à 30 mètres au-dessus de lui - Son avion s'est écrasé à seulement 300 mètres du village - Le pilote est décédé des suites de ses graves blessures quelques instants après l'impact au sol - Maxime Cattelot repose dans le cimetière communal d'Aulnoye-Aymeries (Nord) -Sources : Registre d'état-civil (acte n° 1) de la commune de Saint-Rémy-en-Chaussée (Nord) - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Nord - Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Lorrain" - Dernière mise à jour : 4 janvier 2023.

 

Photo du Sol Louis Alleau

Sol Louis Joseph Marie Alleau - Né à Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Atlantique), le 22 mai 1899 - Fils de Louis Anathase Alleau (facteur des postes) et de Marie Aimée Suteau - Profession Commis des PTT - Domicilié à Paris (75) - Classe 1919 - Recrutement de Nantes (Loire-Atlantiques) sous le matricule n° 1073 - Appelé pour effectuer son service militaire , au titre du 91ème régiment d'infanterie, le 22 avril 1918 - Affecté au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1920 - Réformé définitivement, proposé pour pension permanente de 100 % pour tuberculose pulmonaire bilatérale à la période cavitaire à droite, à la période de ramollissement à gauche, présence de nombreux bacilles de Koch, expectoration abondante par la commission de réforme de Metz du 4 juin 1920 - Décédé des suites de sa tuberculose à l'hôpital militaire de Plantières (Hôpital militaire Legouest de nos jours), le 1er août 1920 à 8 heures du matin - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 29) de la commune de Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Atlantique) - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Loire-Atlantique - Dernière mise à jour : 4 janvier 2023.

 

Photo du Ltt Yves Dubroca

Ltt Yves Pierre Dubroca - Né le 8 août 1892 à Contant, commune d'Hourtin (Gironde) - Fils de Pierre Dubroca (livreur) et de Marie Arnaud - Domiciliés au 1, cours Baguenard à Lesparre (Gironde), puis à Virey-sur-Bar (Aube) en 1910 - Profession avant engagement scieur à la mécanique - Classe 1912 - Recrutement de Troyes (Aube) sous le matricule n° 1341 - Engagé volontaire pour trois ans, au titre du 34ème régiment d'infanterie, le 20 septembre 1910 - Nommé Soldat de 1ère classe, le 30 mars 1911 - Nommé Caporal, le 8 mai 1911 - Nommé Sergent, le 8 novembre 1912 - Rengagé pour un an, à compter du 20 septembre 1913 - Nommé Adjudant, le 28 août 1915 - Nommé Sous-lieutenant à titre temporaire, le 31 octobre 1915 - Croix de Guerre et citation à l'ordre de la division, en date du 24 juillet 1916 - Passé au 234ème régiment d'infanterie (régiment de réserve du 34ème RI) - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 5 mars 1917 - Rayé du personnel navigant et parti au 234ème régiment d'infanterie, le 21 avril 1917 - Nommé Lieutenant, à titre temporaire, le 30 octobre 1917 - Repassé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 20 février 1918 - Formation théorique à l'école d'aviation militaire de Dijon - Brevet de pilote militaire n° 14.827 obtenu à l'école d'aviation militaire de Vineuil, le 26 juillet 1918 - Stage "Avions rapides" à l'école d'aviation militaire d'Avord - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage à l'école d'aviation de Biscarrosse - Stage à l'école d'aviation militaire de Voves, jusqu'au 29 octobre 1918 - Pilote du GDE du 29 octobre au 10 décembre 1918 - Lâché sur SPAD VII et XIII, le 5 novembre 1918 - Passé à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 10 décembre 1918 - Dirigé vers l'annexe du GDE de Chartres et affecté au 54ème régiment d'infanterie, le 22 janvier 1920 - Passé en position "Hors cadre aéronautique" au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 10 juin 1920 - Détaché à l'école des mécaniciens de Bordeaux (Gironde), le 10 juillet 1920 - Tué au cours d'un accident d'avion sur le terrain de Thionville-Basse-Yutz, le 22 avril 1921 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 13) de la commune d'Hourtin (Gironde) - PAM (2 fiches) - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Aube - Liste des brevets militaires - JORF - Revue L'Aéro - Dernière mise à jour : 4 janvier 2023.

 

Photo du Sgt Jean Grémillet

Biographie du Sgt Jean Marie Grémillet - Né le 14 (février ou août) 1903 à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) - Fils de Marie Joseph Paul Grémillet (employé des Postes) et d'Annie Marie Louise Schep - Domicilié à Lunéville - Classe 1923 - Recrutement de Nancy (Meurthe-et-Moselle) sous le matricule n° (pas en ligne) - Brevet de pilote militaire n° 19.842 obtenu à l'école Hanriot, le 23 mars 1923 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16812 - Il était alors élève pilote boursier - Pilote de la 5ème escadrille du 38ème RAM (traditions de la SPA 95 de la Grande Guerre) - Tué au cours d'un accident d'avion, dans les environs de Lostroff (Moselle), le 28 septembre 1924 - Jean Grémillet repose dans le cimetière municipal de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 71) de la ville de Lunéville - Liste des brevets militaires - Journal "Le Télégramme des Vosges" - Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Héraut" - Journal "Le Petit Parisien" - Registre des décès de la ville de Lunéville - Dernière mise à jour : 5 janvier 2023.

 

Photo de l'Adj Gaston Vaulet

Adj Gaston René Vaulet - Né le 13 mars 1893 à La Rochelle (Charente-Maritime) - Fils de Marc Vaulet (facteur du télégraphe) et de Marie Louise Ernestine Ragot - Profession avant guerre Télégraphiste - Classe 1913 - Recrutement de La Rochelle (Charente-Maritime) sous le matricule n° 1836 - Engagé volontaire pour cinq ans, au titre du 7ème régiment de Hussards, le 11 avril 1912 - Nommé Brigadier le 11 octobre 1913 - Au front du 1er décembre 1914 au 15 septembre 1916 comme éclaireur du 135ème régiment d'infanterie - Nommé Maréchal des Logis, le 23 août 1915 - Passé dans l'aéronautique militaire sur sa demande, le 16 septembre 1916 - Brevet de pilote militaire n° 5435 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 18 février 1917 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord du 19 février au 15 mars 1917 - Affecté au 3ème groupe d'aviation de Lyon-Bron, en instance de départ pour l'aviation serbe - Affecté au front d'Orient du 1er avril 1917 au 30 juin 1918 - Nommé Adjudant, le 1er juillet 1918 - Affecté comme pilote convoyeur à la base française en Italie, le 1er juillet 1918 - Citation n° 51 à l'ordre de la division, en date du 5 août 1918 - Rapatrié en France, le 4 décembre 1918 - Médaille Militaire - Military Cross britannique - Croix de guerre Italienne - Rengagé pour deux ans, à compter du 9 juillet 1919 - Pilote du 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1920 - Blessé au genou au cours d'un match de football entre équipes militaires, le 25 et 26 mai 1920 - Radié du personnel navigant, le 16 février 1921 - Maintenu dans le personnel non navigant - Rengagé pour deux ans, à compter du 13 juillet 1921 - Réintégré sur sa demande dans le personnel navigant, le 24 août 1921 - Affecté à la 8ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 95 de la Grande Guerre), le 24 août 1921 - Nommé Adjudant, le 1er février 1922 - Tué au cours d'un accident aérien sur le terrain de Thionville-basse-Yutz, le 22 février 1922 - Il faisait équipage avec le Ltt Julien Edouard Ledeuil qui a également perdu la vie - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 6 septembre 1922 - Gaston Vaulet repose dans le cimetière de la ville de la Rochelle (Charente-Maritime) - Sources : Registre d'état-cil (acte n° 121) de la ville de La Rochelle - Fiche Matricule du département de la Charente-Maritime - Liste des brevets militaires - JORF - Journal Le Lorrain - Journal L'Est Républicain - Journal Le Télégramme des Vosges - Revue L'Aérophile - Dernière mise à jour : 5 janvier 2023.

* Citation n° 51 à l'ordre de la division de l'Adj Gaston Vaulet, en date du 5 août 1918 : "Bon pilote, très brave. A exécuté de très nombreuses missions de reconnaissances, de photographies et de bombardements au cours desquelles il est entré maintes fois avec son appareil atteint par des balles et des éclats d'obus, notamment les 12 novembre 1917 et 13 janvier 1918."

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, de l'Adj Gaston Vaulet, pilote du 1er régiment d'aviation, en date du 6 septembre 1922 : "Excellent pilote, a rendu de brillants services pendant la guerre. Tué au cours d'un vol en service commandé, sur le terrain de Thionville, le 22 février 1922. A été cité, sans Croix de guerre."

 

Photo du Ltt Julien Ledeuil

Ltt Julien Edouard Ledeuil - Né le 10 mars 1890 à la montée du Fort à Saumur (Maine-et-Loire) - Fils de Julien Eugène Ledeuil (menuisier) et de Marie Adelaïde Davin (couturière) - Domiciliés au 19, rue de la Haute-Pierre à Saumur (Maine-et-Loire) - Marié avec Mlle Anastasie Mézos à la mairie de Périgny (Charente-Maritime), le 27 mai 1909 - Classe 1910 - Recrutement de Cholet (Maine-et-Loire), sous le matricule n° 250 - Engagé volontaire, pour trois ans, au titre du 14ème bataillon d'artillerie à pied, le 27 juillet 1908 - Nommé Brigadier, le 25 septembre 1909 - Affecté au 4ème régiment d'artillerie à pied, le 1er mars 1910 - Nommé Maréchal des logis mécanicien, le 6 août 1910 - Rengagé pour deux ans et affecté au 11ème régiment d'artillerie à pied, le 26 juillet 1911 - Rengagé pour deux ans, à compter du 1er avril 1914 - Affecté au 4ème régiment d'artillerie lourde, le 24 janvier 1914 - Nommé Adjudant, le 1er février 1916 - Blessé par une éclat d'obus au pouce de la main droite à Verdun (Meuse), le 10 mai 1916 - Croix de Guerre et citation n° 30 à l'ordre de l'artillerie lourde du 11ème corps d'armée, en date du 27 mai 1916 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 31 mai 1916 - Passé à l'aéronautique militaire comme observateur - Affecté au 81ème régiment d'artillerie lourde - Affecté au 83ème régiment d'artillerie lourde - Citation n° 19 à l'ordre de l'aéronautique de la 6ème armée, en date du 17 septembre 1919 - Affecté comme observateur d'artillerie au 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1920 - Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1920 - Tué au cours d'un accident d'avion sur le terrain d'aviation de Basse-Yutz (Moselle), le 22 février 1922 - Il faisait équipage avec l'Adj Gaston Vaulet qui a également perdu la vie - Julien Ledeuil repose dans le cimetière municipal de la Rochelle (Charente-Maritime) - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 73) de la ville de Saumur (Maine-et-Loire) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Maine-et-Loire - JORF - LO - Journal "Le Lorrain" - Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Télégramme des Vosges" - Dossier individuel n° GR5YE141815 conservé au SHD du Château de Vincennes - Revue "L'Aérophile" - Dernière mise à jour : 5 janvier 2023.

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt Julien Edouard Ledeuil du 1er régiment d'aviation de chasse, en date du 16 juin 1920 : "Excellent officier qui a fait toute la guerre au front. Blessé deux fois dans l'artillerie, ne s'est pas fait évacuer. Passé dans l'aviation en 1918, il s'y est distingué comme observateur. Une blessure. Deux citations."

 

Photo du Sgt Amédée Rémond

Sgt Amédée Arthur Rémond - Né le 28 décembre 1899 aux Verches de Doue-la-Fontaine (Maine-et-Loire) - Fils de Jean Eugène Rémond et de Célestine Marie Eugénie Pichot - Profession avant engagement Agriculteur - Classe 1919 - Recrutement de Cholet (Maine-et-Loire) sous le matricule n° 819 - Mobilisé au 29ème régiment d'artillerie, le 17 avril 1918 - Passé à l'aéronautique militaire (1er groupe d'aviation), le 2 août 1918 - Affecté au 3ème groupe d'aviation, le 29 avril 1920 - Envoyé en congé en attendant son passage dans la réserve qui aura lieu le 15 avril 1921 - Rappelé à l'activité au 3ème régiment d'aviation de chasse, le 5 mai 1921 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse, le 6 mai 1921 - Tué au cours d'un accident d'avion lors d'une mission du transport du courrier entre l'Allemagne et la France, le 24 mai 1921 - Sources : Fiche matricule conservée aux archives départementales du Maine-et-Loire - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023.

 

Photo du Ltt Jehan Rondot

Biographie du Ltt Marie Augustin Jean (dit Jehan) Rondot - Né le 12 juillet 1894 à Dijon (Côte-d'Or) - Fils d'Abel Ignace Rondot (militaire de carrière alors capitaine à l'état-major de la 15ème division militaire) et de Marie Joséphine Claire Stéphanie Colon - Domiciliés alors au 19, rue Chancelier de L'Hospital à Dijon puis au 7, rue Chevalier de la Barre à Dijon (Côte-d'Or) - Classe 1913 (engagement) / 1914 (normale) - Recrutement de Dijon (Côte-d'Or) sous le matricule n° 1751 - Engagement volontaire pour huit ans au titre de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, à compter du 30 octobre 1913 - Admis avec bourse dans la section de cavalerie de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr - La première année à l'école, il est classé 426ème sur 512 - Nommé Sous-lieutenant et affecté au 14ème régiment de Hussards, le 6 août 1914 - Citation n° 81 à l'ordre du 14ème régiment de Hussard, en date du 23 mai 1915 - Blessé à la cuisse droite par une balle à Ethe (Près de Virton en Belgique), le 22 août 1914 - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 2 juillet 1915 - Citation à l'ordre du corps d'armée en date du 4 septembre 1916 - Citation n° 351 à l'ordre de la 7ème division d'infanterie, en date du 27 mai 1917 - Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote, le 15 novembre 1917 - Brevet de pilote militaire n° 11.292 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 4 février 1918 - Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu - Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Pau - Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux - Stage de "Haute Ecole" à l'école d'aviation militaire de Pau, jusqu'au 14 avril 1918 - Pilote du GDE du 14 avril au 6 juin 1918 - Lâché sur SPAD VII et XIII, le 18 mai 1918 - Pilote de l'escadrille SPA 48 du 6 juin au 7 novembre 1918 - Citation n° 9249 à l'ordre de l'armée, en date du 21 août 1918 - Citation à l'ordre de l'armée, en date du 15 novembre 1918 - Commandant de l'escadrille SPA 155 du 7 novembre 1918 au 13 avril 1919 - Affecté à la DMAé n° 2 du 13 au 20 avril 1919 - Pilote de l'escadrille SPA 102 du 20 avril au 26 mai 1919 - Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 6 juillet 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation caserné au Bourget, le 1er janvier 1920 - Officier élève à Saumur - Affecté au 2ème régiment de chasseurs, le 15 janvier 1920 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 22 avril 1920 - Affecté à la 10ème escadrille du 1er RAC de Thionville (traditions de la SPA 153 de la Grande Guerre) - Classé en position "Hors cadre aéronautique", le 1er juin 1920 - Lettre de félicitations du ministre, en date du 18 décembre 1920 - Tué au cours d'un accident d'avion, le 17 juin 1921 - Il se tue lors d'une liaison entre Birkendorf (Allemagne) et Thionville (Moselle) quand son avion s'écrase à Gönnersdorf - Sources : Registre des naissances de la commune de Dijon - Pam - Liste des brevets militaires - Fiche matricule du département de la Côte-d'Or - CCC de l'escadrille SPA 48 - CCC de l'escadrille SPA 155 - CCC de l'escadrille SPA 102 - LO - JORF - Site Geneanet - Revue La Guerre Aérienne Illustrée - Dernière mise à jour : 6 juin 2021.

* Citation n° 81 à l'ordre du 14ème régiment de Hussards, en date du 23 mai 1915 : "Jeune officier très entreprenant et recherchant le danger. A en toutes circonstances une jolie attitude au feu. Blessé à Ethe, a rejoint le front à peine guéri et donné à ses hommes dans les tranchées."

* Citation n° 9249 à l'ordre de l'armée du Ltt Marie Augustin Jehan, du 14ème régiment de Hussards, pilote à l'escadrille SPA 48, en date du 21 août 1918 : "Officier très énergique ayant beaucoup d'allant et de courage. Le 3 août, a abattu un avion ennemi après un violent combat. Une blessure. Trois citations."

* Citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marie Augustin Jehan Rondot du 14ème régiment de Hussards, pilote à l'escadrille SPA 48, en date du 15 novembre 1918 : "Très bon pilote de chasse, officier consciencieux et énergique d'un allant remarquable et d'une belle bravoure. Le 14 octobre 1918, a attaqué seul et descendu en flammes, dans un secteur d'attaque, un Drachen ennemi. Quatre citations."

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée du Ltt Marie Augustin Jehan Rondot, pilote à l'escadrille SPA 102, en date du 6 juillet 1919 : "Brillant officier. bel exemple d'entrain, de gaieté et d'allant. Blessé dans la cavalerie, puis détaché dans l'aviation de chasse, a donné de nouvelles preuves de son énergie et de son adresse recherchant constamment le combat et remportant deux victoires officielles. Une blessure. Cinq citations."

* Lettre de félicitations du ministre, en date du 18 décembre 1920 : "Pour l'ardeur et le mépris du danger dont il a fait preuve au cours des expériences récentes de chasse de nuit."

 

Photo du Cal Charles Lebrun

Cal Charles Moïse Lebrun - Né le 9 avril 1900, rue de l'Epine à Tourcoing (Nord) - Fils de Cyrille Lebrun (fileur) et de Laurence Dessauvages - Profession avant engagement Ajusteur - Classe 1920 - Recrutement de Lille (Nord) sous le matricule n° 4374 - Non recensé avec sa classe, cas de force majeure - Maintenu "Service armé" par la commission de réforme de Lille (Nord), le 17 juin 1919 - Domicilié au 56, rue Montaigne à Tourcoing (Nord), à compter du 9 février 1920 - Appelé pour effectuer son service militaire, au titre du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville (Moselle), le 15 mars 1920 - Affecté à la 14ème section d'ouvriers d'aviation, le 31 octobre 1920 - Brevet de pilote militaire n° 18.714 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 17 janvier 1921 - Nommé Caporal, le 26 janvier 1921 - Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville, le 4 juin 1921 - Tué au cours d'un accident d'avion au décollage du terrain d'aviation de St-Dizier, le 24 août 1921 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 650) de la ville de Tourcoing (Nord) - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Nord. Liste des brevets militaires - Revue Les Ailes - Journal Le Télégramme des Vosges - Dernière mise à jour : 8 janvir 2023.

 

Photo du Sol Emile Schoendorff

Sol Emile Schoendorff - Né le 4 avril 1901 à Neunkirchen (Moselle) - Fils de Marc Schoendorff et d'Hélène Cordori - Classe 1921 - Recrutement de Sarreguemines (Moselle) sous le matricule n° 1241 - Appelé pour effectuer son service militaire, comme mécanicien, au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville - Tué par un coup d'hélice lors de la mise en route d'un SPAD XIII sur le terrain de Basse-Yutz, le 13 septembre 1921 - Sources : Fiche matricule (incomplète) conservée aux archives départementales de la Moselle - Journal L'Est Républicain - Journal Le Lorrain - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023.

 

Photo du Cal Raoul Vuillaume

Cal Raoul Léon Joseph Vuillaume - Né le 29 juillet 1900 à Puisieux-en-Retz (Aisne) - Fils de Jean-Pierre Vuillaume (dentiste ambulant) et de Marguerite Etiennette Daniaud (artiste ambulante) - Domiciliés à Essômes (Aisne) en 1920 - Profession Photographe - Domicilié au 4, avenue de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) - Classe 1920 - Recrutement de Château-Thierry (Aisne) sous le matricule n° 864 - Classé comme "Soutien indispensable de famille" - Incorporé au 1er régiment d'aviation de chasse, le 15 mars 1920 - Nommé Caporal, le 7 septembre 1921 - Prépare son brevet de pilote militaire au 1er régiment d'aviation de chasse - S'est tué avant d'avoir obtenu son brevet de pilote militaire - Décédé des suites d'un accident d'avion à l'hôpital mixte de Commercy (Meuse), le 1er octobre 1921 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 17) de la commune de Puiseux-en-Retz (Aisne) - Liste des brevets militaires - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Aisne - Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Lorrain" - Journal "La Croix Meusienne" - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023.

 

Photo du Cne François Laurent

Cne François Gabriel André Laurent. Né le 1er mai 1882 à Prémery (Nièvre). Fils de Louis Laurent (directeur du service des enfants assistés de la Seine) et d'Anne Marie Poullet. Domicilié à Montcenis (Saône-et-Loire). Profession avant engagement Etudiant - Classe 1902. Recrutement d'Autun (Saône-et-Loire) sous le matricule n° 1678. Engagé volontaire, pour quatre ans, au titre du 27ème régiment d'infanterie, le 23 octobre 1900 - Nommé Caporal, le 26 septembre 1901. Nommé Sergent, le 21 septembre 1902. Nommé Sergent-fourrier, le 11 décembre 1903. Rengagé pour un an, à compter du 23 octobre 1904. Rengagé pour deux ans, au titre du 23 octobre 1905. Rengagé pour un an, au titre du 23 octobre 1907. Admis à l'école militaire d'infanterie de St-Maixent, le 5 avril 1907. Nommé Sous-lieutenant et affecté au 74ème régiment d'infanterie, le 1er avril 1908. Nommé Lieutenant, le 1er avril 1910. Affecté au 3ème régiment de tirailleurs, le 9 février 1912. En opérations en Algérie du 7 mars au 6 avril 1912. En opérations dans les régions sahariennes du 7 avril au 18 août 1912. En opérations en Algérie du 19 août 1912 au 15 février 1913. En opérations de guerre au Maroc occidental du 16 février 1913 au 1er août 1914. En mission "Hors cadre" pour l'encadrement des troupes auxiliaires marocaines, le 8 mars 1914. Citation n° 89 à l'ordre des troupes d'occupation au Maroc Occidental, en date du 27 avril 1914. Blessé par balle à la partie postérieure du mollet, le 5 septembre 1914. Citation n° 1 à l'ordre du régiment de tirailleurs marocains, en date du 9 septembre 1914. Affecté au régiment de marche de tirailleurs marocains, le 1er janvier 1915. Blessé par surdité dûe à l'éclatement d'une bombe à Mesnils-les-Hurons, le 15 mars 1915. Nommé Capitaine, le 5 mai 1915. Affecté au 3ème régiment de tirailleurs marocains, le 29 mai 1915. Grade Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 29 mai 1915. Citation à l'ordre de l'armée, en date du 24 juin 1915. Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc". Décoré de l'ordre de l'Ouissan Alaouite. Passé à l'aéronautique militaire comme élève pilote à l'école d'aviation militaire de Pau, le 3 décembre 1915. Remis à la disposition de son arme et affecté au 32ème régiment d'infanterie, le 24 janvier 1916. Elève pilote de l'école d'aviation militaire de Chartres, à compter du 24 janvier 1916. Brevet de pilote militaire n° 2725 obtenu à l'école d'aviation militaire de Chartres, le 21 février 1916. Stage de perfectionnement à l'école d'aviation militaire d'Avord, à compter du 29 avril 1916. Stage de spécialisation à l'école d'aviation militaire de Châteauroux du 19 mai au 25 juin 1916. Commandant du détachement de Caudron R 4 du 12 août au 9 décembre 1916. Le détachement de Caudron R 4 a été rattaché à l'escadrille F 33 du 12 août au 9 septembre 1916. En mission de convoyage d'un Caudron R 4 depuis la RGA du Bourget du 12 au 17 août 1916. Le détachement de Caudron R 4 a été rattaché à l'escadrille C 56 du 9 septembre au 9 décembre 1916. Pilote du GDE du 9 décembre 1916 au 17 janvier 1917. Pilote de la RGAé du 17 janvier au 2 avril 1917. En mission de convoyage du GDE vers l'escadrille N 62 du 17 au 23 janvier 1917. Pilote de la SFA d'Etampes du 2 avril 1917 au 24 avril 1917. Pilote de l'escadrille N 80 du 24 avril au 18 septembre 1917. Commandant de l'escadrille N 85 / SPA 85 du 18 septembre 1917 au 23 septembre 1918. Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 16 au 27 janvier 1918. Commandant du GC 18, à compter du 23 septembre 1918. En occupation des Pays Rhénans du 24 octobre 1918 au 30 mars 1919. Commandant du 3ème groupe (chasse) du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1920. Commandant du 3ème groupe (chasse) du 1er régiment d'aviation de chasse, le 1er août 1920. Tué au cours d'un accident aérien, aux commandes d'un Breguet XIVA2, sur le terrain d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 15 avril 1922. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 19) de la commune de Prémery (Nièvre) - Pam (2 fiches). Liste des brevets militaires - JORF - Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Saône-et-Loire - Etat des services - CCC de l'escadrille F 33 - CCC de l'escadrille C 56 - CCC de l'escadrille N 80. CCC de l'escadrille N 85 / SPA 85. LO - Journal Le Télégramme des Vosges - Journal Le Temps - Dernière mise à jour : 29 juin 2021.

 

Photo du Sol Modeste Boulonne

Sol Modeste Pierre Boulonne - Né le 7 décembre 1900 au 16, rue d'Aoust à Aniche (Nord) - Fils de Modeste Boulonne (mineur) et d'Angélique Warlouzet (ménagère) - Domiciliés à Lewarde (Nord) en 1920 - Profession avant service militaire Ouvrier mineur - Classe 1920 - Recrutement de Valenciennes-Douai (Nord) sous le matricule n° 1934 - Non recensé en temps utile par suite d'un cas de force majeure, le 4 janvier 1919 - N'est astreint qu'aux seules obligations de sa classe d'âge - Classé service armé, sauf par infirmerie et la cavalerie (pieds plats) par la commission de réforme de Douai (Nord), le 17 juin 1919 - Affecté comme mécanicien au 1er régiment d'aviation de chasse, le 8 octobre 1920 - Nommé Soldat de 1ère classe - Citation à l'ordre du 1er régiment d'aviation de chasse, le 9 avril 1921 - Tué au cours d'un accident d'avion, à bord d'un Breguet XIV A2, en équipage avec le Cne François Gabriel André Laurent, le 15 avril 1922 - Le Cne Laurent a également perdu la vie dans cet accident - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, en date du 6 septembre 1922 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 185) de la commune d'Aniche (Nord) - Fiche matricule conservée aux archives départementales du Nord - Journal Le Télégramme des Vosges. Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Sol Modeste Pierre Boulonne, mécanicien du 1er régiment d'aviation, en date du 6 septembre 1922 : "Mécanicien d'un dévouement exemplaire et d'une parfaire conscience professionnelle. Blessé mortellement, le 15 avril 1922, au cours d'un vol en service aérien commandé, sur le terrain de Thionville. A fait l'admiration de tous par son attitude en face de la mort. A été cité, sans croix de guerre."

Sgt André Lelong

Sgt André Lelong - Brevet de pilote militaire n° 19.460 obtenu, le 3 mars 1922 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.328 - Pilote du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Le 16 mars 1923, sur le terrain de Basse-Yutz, le Nieuport-Delage NiD 29, piloté par le Sgt André Lelong, part en vrille d'une hauteur de 300 mètres d'altitude qui n'est pas reprise par le pilote et s'écrase sur le terrain d'aviation - Les secours le retirèrent des débris avec des blessures légères à la mâchoire et aux jambes - Il a été évacué sur l'hôpital militaire de Thionville - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023.

 

Photo du Cal Maurice Pélissier

Cal Maurice Pélissier - Né le 27 août 1902 à Metz (Moselle) - Fils de Joseph Pélissier (ouvrier de fabrique) et de Théophilie Schäfer. Pendant la guerre, envoyé par les Allemands sur la frontière russe en représailles - Classe 1922 - Recrutement de Metz sous le matricule n° (pas en ligne) - Engagé volontaire pour trois ans - Affecté à la 1ère section d'ouviers d'aviation du 1er groupe d'aviation, le 23 juin 1921 - Breveté pilote militaire n° 19.284 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 17 novembre 1921 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.089 - Nommé Caporal, le 1er janvier 1922 - Affecté comme pilote au 1er régiment d'aviation de chasse, le 5 mai 1922 - Grièvement blessé au cours d'un accident d'avion, le 7 juin 1923 - En atterrissant sur le terrain de basse-Yutz, le NiD 29, qu'il pilotait, a capoté - Il a été évacué en état grave sur l'hôpital militaire de Thionville - Décédé des suites d'une fracture du crâne dans le même établissement, le même jour - Maurice Pélissier repose dans le cimetière militaire de Metz - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 1052) de la ville de Metz (Moselle) - Dernière mise à jour : 20 juin 2021.

 

Photo du Sgt Jean Berniard

Sgt Jean Edouard Berniard. Né le 3 mai 1901 à Tauriac (Gironde). Fils de Jean Berniard (tonnelier) et de Marie Dumeynieux. Profession avant service militaire Tonnelier. Brevet de pilote militaire n° 18.736 obtenu à l'école d'aviation Nungesser, en date du 13 février 1921. Classe 1921. Recrutement de Libourne (Gironde) sous le matricule n° 137. Comme pilote boursier, engagé volontaire pour trois ans. Incorporé au titre du 12ème régiment d'aviation, le 5 avril 1921. En occupation des pays rhénans du 9 avril au 20 mai 1921. Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 20 mai 1921. Nommé Caporal, le 6 septembre 1921. Rengagé pour un an, au titre du 1er régiment d'aviation de chasse, le 1er avril 1923. Victime d'un accident d'avion à Thionville, le 13 septembre 1923. Décédé des suites de brulures étendues sur les quatre membres, du cou et à la tête à l'hôpital militaire de Thionville, le 15 septembre 1923. Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 14 septembre 1923. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 8) de la commune de Tauriac (Gironde). Liste des brevets militaires. Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Gironde. JORF. Journal Le Lorrain. Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du Sgt Jean Edouard Berniard au 1er régiment d'aviation, en date du 14 septembre 1923 : "Titres exceptionnels : Remarquable pilote de chasse, instructeur aérien de premier ordre. A été très grièvement brûlé après l'incendie de son appareil en plein vol. A montré la plus grande énergie en atterrissant malgré les flammes."

 

Photo du Sgt Robert Balthazard

Sgt Robert Marius Balthazard. Né le 17 mars 1901 à Béthéniville (Marne). Fils de Charles Hyppolite Albert Balthazard (fileur) et de Jeanne Adélaïde Foissier (tisseuse). Domiciliés au 32, faubourg St-Jacques à Châlons-sur-Marne, puis au 28, boulevard Saint-Antoine à Châlons-sur-Marne (Marne). Profession avant engagement Menuisier. Classe 1921 - Recrutement de Châlons-sur-Marne (Marne) sous le matricule n° 1657. Engagé volontaire pour quatre ans au titre du 1er groupe d'ouvriers d'aviation (10ème section), le 19 janvier 1921. Affecté, comme élève pilote, à la 14ème section d'ouvriers d'aviation, le 11 décembre 1921. Nommé Caporal, le 27 mars 1922. Brevet de pilote militaire n° 19.518 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 26 avril 1922. Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.336. Affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle), le 26 août 1922. Pilote du 2ème groupe de chasse du 1er RAC. Le 2ème groupe de chasse du 1er RAC comprenait les 4ème escadrille (traditions de la SPA 31), 5ème escadrille (traditions de la SPA 48) et 6ème escadrille (traditions de la SPA 94). Nommé Sergent, le 20 janvier 1923. Le 2ème groupe est affecté au 34ème régiment d'aviation du Bourget, le 1er janvier 1924. Grièvement blessé au cours d'un accident d'avion sur le terrain d'aviation de Châlons-sur-Marne (Marne), le 26 janvier 1924. Décédé des suites de ses blessures à l'hôpital de Mourmelon-le-Grand (Marne), le 28 janvier 1924. Médaille militaire et citation à l'ordre du 34ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 17 juillet 1924. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 5) de la commune de Béthéniville (Marne). Liste des brevets militaire. Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Marne. JORF. Dernière mise à jour : 12 juillet 2021.

* Citation n° 161 à l'ordre du GMP, du Sgt Robert Marius Balthazard, en date du 21 février 1924 : "Excellent pilote de chasse. A trouvé la mort, en service commandé, dans un accident d'aviation, au cours du déplacement de son groupe, de Thionville au Bourget, le 28 janvier 1924."

* Médaille militaire et citation à l'ordre du 34ème régiment d'aviation, à titre posthume, du Sgt Robert Marius Balthazard, en date du 15 mai 1924 : "Excellent pilote de chasse. A trouvé la mort, en service commandé, dans un accident d'aviation, au cours du déplacement de son groupe, de Thionville au Bourget, le 28 janvier 1924. A été cité."

 

Photo du Sol Achille Callens

Sol Achille Callens - Né à Marquette-lez-Lille (Nord), le 18 juin 1903 - Touché à la cuisse par l'hélice qu'il brassait, le 7 février 1924 - A d'abord été évacué avec une cuisse fracturée sur l'hôpital militaire de Thionville, puis, en raison de la gravité de ses blessures, sur l'hôpital militaire de Metz-Plantières - Sur place, les médecins procéderont à l'amputation de sa jambe - Décédé à Lille (Nord), le 20 septembre 1972 - Sources : Journal "Le Lorrain" - Dernière mise à jour : 24 juin 2021.

 

Photo du Cal Vauhain

Cal XXX Vauhain -

En février 1924, le Nieuport 29 codé "8", piloté par Cal XXX Vauhain, de la 10ème escadrille (SPA 153), s'écrase en bordure du terrain de Basse-Yutz- A l'impact, le bloc du moteur Hispano-Suiza 8 Fb de 300 cv a absorbé le gros du choc - Le Nieuport est entièrement détruit mais le pilote est indemne -

Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 13 juillet 2021.

 

Photo du Cal Albert Mulotte

Cal Albert Henri Mulotte - Né le 23 avril 1903 à Château-Salins (Moselle) - Fils de Louis Mulotte et de Mme Bardet - Brevet de pilote militaire n° 19.802 obtenu à l'école d'aviation Nungesser, le 29 janvier 1929 - Il était alors élève pilote boursier - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.891 - Tué des suites d'un accident d'avion, sur le territoire de la Commune de Kuntzing, le 14 mars 1924 - Albert Mulotte repose dans le cimetière municipal de Château-Salins (Moselle) - Sources : Table décennale des naissances de la ville de Château-Salins (Moselle) - Liste des brevets militaires - Journal L'Est Républicain - Dernière mise à jour : 6 juillet 2021 .

 

Photo du Sgt André Hollinger

Sgt André Georges Hollinger - Né le 10 juin 1903 au 38, rue Saint-Michel à Epinal (Vosges) - Fils d'Antoine Hollinger (typographe) et de Amélie Gabrion - Classe 1923 - Recrutement d'Epinal (Vosges) sous le matricule n° 3040 - Brevet de pilote militaire n° 19.913 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 29 mai 1923 - Insigne de pilote militaire (macaron) n° B 16.731 - Pilote du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz - Tué au cours d'une mission de convoyage d'un Nieuport 29 entre Metz-Frescaty et Thionville, le 23 juin 1924 - André Hollinger repose dans le cimetière d'Epinal - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 288) de la ville d'Epinal (Vosges) - Dernière mise à jour : 17 juin 2021.

 

Photo du Sgt Paul Renaud

Sgt Paul Renaud - Brevet de pilote militaire n° 19.906 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 5 mai 1923 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.906 - Le 6 août 1924, un Breguet XIVA2 du régiment, monté par l'équipage, composé du Sgt Paul Renaud (pilote) / Ltt Vernond (obs), partait en mission - Quelques instants après le décollage et arrivé à l'altitude de 600 mètres au-dessus des usines d'Uckange, le feu prit à bord - Immédiatement, le pilote, n'écoutant que son courage et ne voulant pas brûler dans les flammes, parvint à faire demi-tour et à atterrir à Basse-Yutz avant que son avion ne soit entièrement la proie des flammes - Sitôt l'avion stoppé, ils bondirent comme un seul homme pour se mettre à l'abri qu'une explosion toujours possible - Quelques instants après, le Breguet n'était plus que cendres, il ne restait au sol que le moteur Renault pour identifier les restes d'un avion - Les deux hommes d'équipage n'ont pas été blessés - Sources : Liste des brevets militaires - Journal "Le Républicain Lorrain" - Dernière mise à jour : 14 juillet 2021.

 

Photo du Ltt Roger Auduge

Ltt Roger Maurice Auduge - Né le 15 décembre 1895 à La Châtaigneraie (Vendée) - Classe 1915 - Affecté au 6ème régiment d'infanterie - A réussi le concours d'entrée de l'école spéciale militaire en 1919 - Affecté au 4ème régiment d'aviation d'observation - Nommé Lieutenant à titre définitif, le 5 juin 1920 - Affecté au 3ème régiment d'aviation, le 21 août 1920 - Affecté au 37ème régiment d'aviation, le 8 octobre 1921 - Pilote affecté au 38ème RAM de Thionville - Pilote de la 8ème escadrille du 37ème régiment d'aviation - Effectuait un tour d'opérations au Maroc - Tué au cours d'une collision aérienne, à 200 mètres d'altitude, à Meknès (Maroc), le 11 novembre 1924 - Leur biplace est écrasé et a pris feu à l'impact - Il faisait équipage avec le Sgt Douarre (mitrailleur) qui a également perdu la vie - Les deux membres de l'autre équipage, composé d'un pilote et d'un observateur ont été blessés - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 35) de la commune de La Châtaigneraie (Vendée) - Base de données "Autres théâtres d'opérations" du site "Mémoire des Hommes." - JORF - Journal "L'Auvergnat de Paris" - Journal "L'express de l'Est" - Journal "Le Lorrain" - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023..

 

Photo du Sgt Jean Douarre

Sgt Jean Marin Louis Douarre - Né le 27 mars 1902 à Arlanc (Puy-de-Dôme) - Fils de Jean Claude Douarre (négociant) et de Philomène Joséphine Bofocher - Classe 1922 - Recrutement de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) sous le matricule n° (pas en ligne) - Mitrailleur affecté au 38ème RAM de Thionville - Mitrailleur de la 8ème escadrille du 37ème régiment d'aviation - Effectuait un tour d'opérations au Maroc - Tué au cours d'une collision aérienne, à 200 mètres d'altitude, à Meknès (Maroc), le 11 novembre 1924 - Il faisait équipage avec le Ltt Roger Audige (pilote) qui a également trouvé la mort - Leur biplace est écrasé et a pris feu à l'impact - Les deux membres de l'autre équipage, composé d'un pilote et d'un observateur ont été blessés - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 15) de la commune d'Arlanc (Puy-de-Dome) - Base de données "Autres théâtres d'opérations" du site "Mémoire des Hommes" - Journal "L'Auvergnat de Paris" - Journal "L'express de l'Est" - Journal "Le Lorrain" - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023.

 

Photo du Sgt Denis Hodapp

Sgt Denis Hodapp - Brevet de pilote militaire n° 19.059 obtenu au centre école d'Istres, le 16 juin 1921 - Brevet de pilote FAI n° 18.364 décerné sur sa demande par l'Aéro-club de France - Pilote affecté au 38ème RAM de Thionville - Pilote de la 7ème escadrille du 37ème régiment d'aviation - Effectuait un tour d'opérations au Maroc - Blessé au cours d'une collision aérienne, à 200 mètres d'altitude, à Meknès (Maroc), le 11 novembre 1924 - L'équipage de l'autre avion, composé du Ltt Roger Audige (pilote) et du Sgt Jean Douarre, a trouvé la mort - Leur biplace est écrasé et a pris feu à l'impact - Sources : Liste des brevets militaires - Journal "L'Est Républicain" - Revue "L'Aérophile" - Dernière mise à jour : 8 janvier 2023.

 

Photo du Ltt Roger Martin

Ltt Roger Louis Désiré Martin - Né le 11 août 1898 au 20, impasse Gouberville à Cherbourg (Manche) - Fils de Del Alphonse Martin (adjudant d'artillerie de Marine et de Mathilde Marie Noël - Domiciliés au 3, rue Crétet à Paris 3ème (75) - Profession avant engagement Etudiant - Classe 1918 - Recrutement du 6ème bureau de la Seine sous le matricule n° 742 - Engagé volontaire pour la durée de la guerre, au titre du 11ème régiment d'artillerie de campagne, le 26 novembre 1915 - Affecté au 103ème régiment d'artillerie lourde à Vernon, le 1er avril 1917 - Nommé Brigadier, le 27 avril 1917 - Nommé Maréchal des Logis, le 3 octobre 1917 - Nommé Aspirant, le 27 décembre 1917 - Affecté au 62ème régiment d'artillerie de campagne, le 20 mars 1918 - Nommé Sous-lieutenant, à titre temporaire, le 18 septembre 1918 - Détaché dans l'aéronautique militaire comme observateur - Observateur de l'escadrille SAL 106 de septembre 1918 à février 1919 (dissolution de l'escadrille) - Citation à l'ordre de la 43ème division d'infanterie, en date du 24 octobre 1918 - Croix de Guerre avec une étoile d'argent - Médaille Italienne - Démobilisé, le 17 décembre 1919 - Rengagé pour un an, au titre du 1er régiment d'aviation d'observation (RAO), en qualité de Maréchal des Logis observateur d'artillerie, le 2 juin 1920 - Le 1er RAO devient le 31ème RAO, le 1er août 1920 - Rengagé pour six mois, le 2 juin 1921 - Rengagé pour un an, à compter du 2 décembre 1921 - Réintégré dans le cadre latéral, avec le grade de sous-lieutenant à titre temporaire, le 22 mai 1922 - Classé en position de "Hors cadre aéronautique" et maintenu au 31ème régiment d'aviation d'observation, le 9 juin 1922 - Nommé Lieutenant, dans le cadre latéral, le 15 septembre 1920 - Elève officier à l'école de cavalerie de Saumur - Affecté au 33ème régiment d'aviation, le 26 septembre 1922 - Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 1er octobre 1922 - Détaché au centre d'études de l'aéronautique à Versailles du 20 février au 26 mai 1923 - Nommé Lieutenant dans l'aéronautique, à titre définitif, le 22 août 1923 - Affecté au 38ème régiment d'aviation, le 9 février 1924 - En congé sans solde de trois ans, à compter du 6 juin 1924 - Autorisé à faire cesser son contrat sans solde, le 25 décembre 1924 - Décédé des suites d'une maladie à Thionville (Moselle), le 18 mars 1925 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 571) de la ville de Cherbourg (Manche) - Fiche matricule du 6ème bureau de la Seine conservée aux archives départementales de Paris - Dernière mise à jour : 11 juin 2021.

* Citation à l'ordre de la 43ème division d'infanterie du Slt Roger Louis Désiré Martin, observateur à l'escadrille SAL 106, en date du 24 octobre 1918 : "Jeune observateur très consciencieux et brave. Après avoir fourni l'été dernier un très bon travail d'artillerie, a pris une part active à la bataille du 26 septembre au cours de laquelle il a exécuté plusieurs liaisons d'infanterie. Le 27 septembre, attaqué par une patrouille de chasse ennemie, a dû livrer un dur combat avant de remplir sa mission. A eu son avion traversé par de nombreuses balles."

 

Photo du Sgt Henri Guillaumet

Sgt Henri Guillaumet - Brevet de pilote militaire n° 19.209 obtenu à l'école d'aviation Nungesser, le 15 octobre 1921 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° 16.267 - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 14 juillet 2021.

 

Photo du Sgt Georges Burté

Sgt Georges Cyrille Burté - Brevet de pilote militaire n° 20.302 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 30 mai 1924 - Grièvement blessé au cours d'un accident d'avion, à Laneuveville-en-Saulnois (Moselle), le 28 juillet 1925 - Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée, en date du 30 juillet 1925 - Sources : Listes des brevets militaires - JORF - Dernière mise à jour : 13 juillet 2021.

* Médaille Militaire et citation à l'ordre de l'armée du Sgt Georges Cyrille Burté, pilote au 38ème régiment d'aviation, en date du 30 juillet 1925 : "Excellent sous-officier et pilote de chasse très allant, accomplissant avec une conscience absolue toutes les missions qui lui sont confiées. A été très grièvement blessé en avion, le 28 juillet 1925, au cours d'une manœuvre."

 

Photo du Sgt Frédéric Burth

Sgt Frédéric Burth - Brevet de pilote militaire n° 16.690 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 25 octobre 1918 - Pilote du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Grièvement blessé au cours d'un accident d'avion, quand son avion s'est écrasé près de la gare de Willerwald (Moselle), le 30 juillet 1925 - Il est devenu aveugle - Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 13 juillet 2021.

 

Photo du Cal Léon Hell

Cal Léon Joseph Hell - Brevet de pilote militaire n° 20.615 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 15 mai 1925 - Le 26 octobre 1925, il effectuait un vol d'entrainement qui l'avait amené jusqu'à Saint-Weiler, au grand-duché du Luxembourg - A cet instant, une épaisse fumée s'est échappée du moteur de son avion, très vite suivies de flammes - N'écoutant que son courage, le pilote a piqué à mort vers le sol, atterrit au plus vite dans un champ, a réussi à évacuer son avion avant qu'il ne devienne un brasier - Il n'a pas été blessé -Sources : Liste des brevets militaires - Dernière mise à jour : 14 juillet 2021.

 

Photo du Cal Louis Fulachier

Cal Louis Fulachier - Brevet de pilote militaire n° 20.642 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 14 juin 1925 - Le 27 novembre 1925, un Nieuport 59, piloté par le Cal Louis Fulachier, s'est posé en panne d'essence, à 800 mètres du village d'Imeldange - Comme très souvent, sur un terrain non préparé et trop meuble, l'avion capote - Cette fois, le pilote s'en tire avec de légères contusions - Sources : Liste des brevets militaires - Journal "Le Lorrain" - Dernière mise à jour : 14 juillet 2021.

 

Photo du Sgt Martial Nivon

Sgt Martial Clément Nivon - Né le 6 août 1902 à Pact (Isère) - Fils de Marc Edouard Nivon (cultivateur) et de Clémence Augustine Buisson (ménagère) - Elève boursier de l'école d'aviation Nungesser - Classe 1922 - Brevet de pilote militaire n° 19.160 obtenu à l'Ecole Nungesser, le 26 septembre 1921 - Tué au cours d'un accident d'avion sur le terrain d'aviation de St-Dizier, le 14 mai 1926 - Ses funérailles ont eu lieu à Pact (Isère), le 21 mai 1926 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 8) de la commune de Pact (Isère) - Liste des brevets militaires - Journal Le temps - Journal Le Petit Dauphinois - Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

 

Photo du Sgt Jean Didier

Sgt Jean Didier - Né à Audun-le-Roman (Meurthe-et-Moselle) en 1906 - Brevet de pilote militaire n° 20.407 obtenu à l'école d'aviation d'Aulnat, le 11 octobre 1924 - Il était alors élève pilote boursier - Pilote réserviste au 38ème RAM - Le 15 février 1927, effectuant un stage de réserve de 15 jours au 38ème RAM, il entreprend une série d'évolutions au-dessus d'Audun-le-Roman, où habitent ses parents - L'après-midi, il revient avec les mêmes intentions - Après plusieurs figures de voltiges faites à une trop faible altitude, son avion se cabre, tombe en perte de vitesse et s'écrase en plein champ, à 300 mètres des dernières habitations et à 200 mètres du domicile de ses parents - Sa mère et les témoins de l'accident sont intervenus immédiatement, malheureusement, il n'y avait plus rien à faire pour l'imprudent et infortuné pilote - Sources : Liste des brevets militaires - Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Temps" - Dernière mise à jour : 9 janvier 2023.

 

Photo du Sgt-Major Georges Adam

Sgt-Major Georges Louis Adam - Né le 21 octobre 1902 à Fresnes-en-Woëvre (Meuse) - Fils de Louis Charles Alexandre Adam (greffier de la justice de paix du canton de Fresnes-en-Woëvre) et de Marie Caroline Françoise Angèle Bonssière - Elève pilote boursier de l'école d'aviation Hanriot - Classe 1922 - Brevet de pilote militaire n° 18.676 obtenu à l'école d'aviation Hanriot, le 15 janvier 1921 - Un élève pilote boursier signait un contrat d'engagement de trois ans - Pilote de chasse de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Le 19 octobre 1924, pendant le meeting d'aviation du 38ème RAM, il est victime d'un problème de moteur - Moteur stoppé, il réussit à diriger son Nieuport 29 vers une zone sans spectateur pour atterrir au plus vite - En vol plané, il frôle les casernements et s'écrase en perte de vitesse - Son chasseur est détruit et lui n'est que légèrement blessé au visage et par quelques contusions - En octobre 1925, il remporte le concours "Chasse" du plus beau vol individuel organisé par le régiment - Le 20 juillet 1927, à 23 heures, au cours des manœuvres de nuit, avec le 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty, le ND 29, qu'il pilotait, s'est écrasé près d'Amanvillers - Le pilote, très grièvement blessé, a été retrouvé à 300 mètres de son appareil au petit matin - Transporté à l'hôpital militaire de Metz, il est décédé des suites de ses blessures, le 23 - Il est probable qu'il est évacué son avion beaucoup trop tard et trop bas, son parachute n'a pas eu le temps de s'ouvrir complètement - Il était un des meilleurs pilotes de chasse du régiment et était présent depuis le 1er RAC - Après un service funèbre dans la chapelle de l'hôpital militaire de Plantières, son corps a été transféré sur Besançon puis a été inhumé dans le cimetière de Geneuille (Doubs) - Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, en date du 5 janvier 1928 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 14) de la commune de Fresnes-en-Woëvre (Meuse) - JORF - Journal "L'Est Républicain" - Journal "Le Journal du Midi" - Dernière mise à jour : 11 janvier 2023.

* Médaille militaire et citation à l'ordre du 38ème régiment d'aviation, à titre posthume, du Sgt-Major Georges Louis Adam, en date du 5 janvier 1928 : "Pilote d'élite. Sous-officier irréprochable, caractère énergique, a toujours accompli avec un entrain exceptionnel les missions délicates qu'il sollicitait avec une belle audace. Volontaire pour exécuter des expériences de chasse de nuit, a trouvé une mort glorieuse, le 20 juillet 1927, à Amanvillers (Moselle), au cours d'une de ces missions." A été cité par application de l'article 277 du service courant.

 

Photo du Sgt Georges Talon

Sgt Georges Henri Frédéric Talon. Né le 22 juin 1905 au 12, avenue de Paris à Bourg-les-Valence (Drôme) - Fils de Jean Joseph Auguste Talon (négociant) et de Frances Marie Eléonore Camille Frédérique Rouvière (ménagère). Brevet de pilote militaire n° 20.545 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 19 décembre 1924. Pilote d'une escadrille d'observation du 38ème RAM de Thionville - Le 29 décembre 1927, un Breguet XIV A2 monté par l'équipage composé du Sgt Georges Talon (pilote) / Cal Ernest Lavigne (mitrailleur), s'est écrasé sur le terrain de Basse-Yutz, à 12 heures. L'avion, qui venait de décoller, se trouvait à 250 mètres d'altitude, quand une baisse de régime du moteur se produisit. Le pilote tenta de revenir sur le terrain et se prépara à atterrir. A cet instant, l'hélice s'arrêta et l'avion s'inclina de plus en plus vers l'avant, finalement sur la droite, avant de s'écraser en tombant d'une hauteur de 50 mètres. Les secours dégagèrent les deux aviateurs des débris de leur avion. Talon expira pendant son transfert vers l'hôpital militaire de Thionville et Lavigne, grièvement blessé à la tête et aux membres, fut amputé de la jambe droite, qui avait été broyée. Malheureusement, plusieurs fractures du crâne ne laissaient pas envisager un rétablissement. Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital, le même soir à 17 heures - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 52) de la commune de Bourg-les-Valence (Drôme). Liste des brevets militaires. Journal Le Temps - Journal Le Petit Dauphinois. Dernière mise à jour : 6 juillet 2021.

 

Photo du Ltt Jean Gillain

Ltt Jean Gillain. Né le 16 mai 1901 à Mont-St-Martin (Meurthe-et-Moselle). Fils de François Octave Emile Gillain et de Marie Dieudonné. Profession avant service militaire Dessinateur. Classe 1921 - Recrutement de Thionville-Nancy sous le matricule n° 2230. Incorporé au titre du 12ème régiment du Génie, le 5 avril 1921. Passé à l'aéronautique militaire (33ème régiment d'aviation), le 3 septembre 1921. Nommé Caporal, le 16 mars 1922. Passé élève officier de réserve (EOR) au centre d'Avord, le 3 avril 1922. Détaché au 32ème régiment d'aviation d'observation. En occupation des pays Rhénans du 22 juin 1922 au 16 avril 1923. Nommé Sous-lieutenant de réserve dans l'arme du Génie, détaché aéronautique, le 10 octobre 1922. Affecté au 30ème bataillon du Génie et détaché au 32ème régiment d'aviation, le 10 octobre 1922. Affecté à la 2ème escadrille du 32ème RAO. Titularisé observateur en avion, le 10 octobre 1922. Renvoyé dans ses foyers, le 30 avril 1923. Domicilié à Mont-St-Martin (Meurthe-et-Moselle), à compter du 30 avril 1923. Affecté, dans la réserve, au 38ème régiment d'aviation, le 28 janvier 1924. A effectué une période d'entrainement comme observateur au 38ème régiment d'aviation du 16 au 31 mai 1924. A effectué une période d'entrainement volontaire comme observateur au 38ème régiment d'aviation du 1er au 15 septembre 1925. A effectué une période d'entrainement volontaire comme observateur au 38ème régiment d'aviation du 15 au 30 juillet 1926. Domicilié au 22, boulevard Chauzy à Sedan (Ardennes), à compter du 22 février 1927. A effectué une période d'entrainement obligatoire comme observateur au 38ème régiment d'aviation du 1er au 25 août 1927. A effectué une période d'entrainement volontaire comme observateur au 38ème régiment d'aviation du 1er au 15 août 1925. Profession agent commercial. Tué au cours de la période de réserve, au cours d'un accident d'avion à Nancy, le 29 juillet 1929 . Sources : Fiche matricule conservée aux archives départementales de la Moselle. Acte de décès n° 2077 de la ville de Nancy (Meurthe-et-Moselle) - Dernière mise à jour : 30 juin 2021.

 

Photo de l'Adj Albert Bordin

Adj Albert Oscar Raymond Bordin - Né le 1er septembre 1901 à Marennes (Charente-Maritime) - D'abord mitrailleur - Brevet de pilote militaire n° 20.041 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 24 septembre 1923 - Insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.909 - Pilote d'une escadrille d'observation du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) - Nommé Adjudant, le 1er octobre 1930 - Tué au cours d'un accident d'avion, aux commandes d'un Caudron 59, à Thionville, le 16 février 1932 - Il faisait équipage avec le Sgt Louis Sénéchal qui a également perdu la vie dans l'accident - Sources : Liste des brevets militaires - JORF - Journal "Le Lorrain" - Journal "l'Est Républicain" - Dernière mise à jour : 29 juin 2021.

* Médaille Militaire et citation de l'Adj Albert Oscar Raymond Bordin au 38ème régiment d'aviation, en date du XX XXX 1932 : "Modèle du sous-officier parfait. Pendant ses années de service n'a connu que son devoir et a été constamment un exemple pour tous. Malgré les charges que lui imposait une famille nombreuse, a tenu à conserver sa place de moniteur à la section d'entrainement, tâche ingrate et périlleuse entre toutes. A trouvé la mort le 16 février, alors qu'il entrainait un camarade au pilotage sans visibilité extérieure. Laissera dans l'esprit de ses chefs et de tous ceux qui l'ont connu, le souvenir d'une haute conscience et de l'entière abnégation pour la cause de l'aviation française".

 

Photo du LcL Jean Philippe Chatel

Lcl Jean-Philippe Joseph Chatel. Né le 12 novembre 1880 à Cousances-aux-Forges (Meuse). Fils d'Auguste François Joseph Chatel (Maître de forges et ancien lieutenant de vaisseau) et de Jeanne Geneviève Marie André. Domiciliés à Laneuville-à-Bayard en 1900 - Profession Etudiant à Paris (75). Aurais pu bénéficier d'un report pour étude, qu'il n'a pas sollicité. A passé le concours pour intégrer l'école militaire spéciale de St-Cyr en 1901. Classé 92ème sur 441 au concours d'entrée. Classe 1900. Recrutement de Neufchâteau (Vosges) sous le matricule n° 639. Engagé volontaire au titre de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, le 30 octobre 1901. Elève de 1ère classe, le 3 novembre 1902. Affecté au 5ème régiment de chasseurs, le 26 septembre 1903. Nommé Sous-lieutenant, le 1er octobre 1903. Affecté au 13ème régiment de chasseurs du 13 août 1904 au 7 juin 1915. Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1905. Blessé au cours d'une chute de cheval, le 30 janvier 1908. Croix de guerre et citation à l'ordre de l'armée, en septembre 1914. Nommé Capitaine, à titre définitif, le 22 février 1915. Nommé Adjoint au colonel, commandant le 13ème régiment de chasseurs, le 22 février 1915. Passé à l'aéronautique militaire comme observateur, le 7 juin 1915. Observateur en subsistance à l'escadrille C 9 / SOP 9 du 23 au 29 octobre 1916. Observateur de l'escadrille SOP 9 du 2 juillet 1917 au 9 janvier 1918. Stage de tir à l'école de tir aérien de Cazaux du 2 au 7 juillet 1917. Citation à l'ordre du corps d'armée, en novembre 1917. Passé comme élève pilote, le 9 janvier 1918. Affecté à l'état-major de l'aéronautique du groupe d'armées de réserve Fayolles (GAR), le 27 mars 1918. Affecté au service aéronautique de la 10ème armée, le 10 avril 1918. Brevet de pilote militaire n° 13.251 obtenu au GDE, le 9 mai 1918. Lâché sur Breguet 14, le 16 juin 1918. Pilote de l'escadrille BR 227 du 22 juillet au 1er août 1918. Commandant de l'escadrille BR 104 du 1er août 1918 au 1er mai 1919. A eu l'observateur qui faisait équipage avec lui, le Ltt Oppelt mortellement blessé par une balle tirée par l'infanterie, lors d'une mission de commandement en basse altitude, le 2 septembre 1918. A réussi à ramener son Breguet XIVB2 gravement endommagé dans les lignes. Probablement blessé lors de l'atterrissage en catastrophe. Citation à l'ordre de l'armée, en date du 12 octobre 1918. Hospitalisé et rentré de convalescence, le 5 novembre 1918. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 28 décembre 1918. Affecté à l'aéronautique de l'Afrique du Nord, le 1er mai 1919. Affecté au régiment d'aviation d'Algérie-Tunisie du 28 octobre 1919 au 30 juin 1920. En opérations en Algérie du 28 octobre 1919 au 14 octobre 1931. Placé en position "Hors cadre, aéronautique", le 20 mai 1920. Affecté au 36ème régiment d'aviation du 1er juillet 1920 au 30 juin 1922. Désigné pour suivre le stage de franchissement de grade de Capitaine à Commandant du 30 mars au 27 mai 1922. Nommé Chef d'escadron, le 23 septembre 1922. Marié avec Mlle Esmée Marie Gance-Valles à Alger (Algérie), le 2 juin 1925. Grade d'officier de la Légion d'Honneur, en date du 28 décembre 1928. Commandant du 1er groupe d'aviation d'Afrique du 4 janvier 1923 au 30 juin 1931. Nommé Lieutenant-colonel, le 24 juin 1929. Commandant, par intérim, du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville du 8 septembre 1931 au 24 décembre 1931. Commandant du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville du 24 décembre 1931 au 6 février 1933. Désigné pour suivre les cours d'officier supérieur au centre d'études aéronautique de Paris du 6 février au 1er mars 1933. Commandant de la base aérienne de Lyon-Bron, le 28 avril 1933. Nommé Colonel, le 25 juin 1933. Commandant la demi-brigade et l'escadre aérienne d'Algérie (5ème région aérienne), le 1er janvier 1935. Nommé Colonel de réserve et départ à la retraite, le 27 janvier 1940. Décédé à Alger (Algérie), le 30 octobre 1965. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 28) de la commune de Cousances-aux-Forges (Meuse) - Pam - Fiche matricule conservée aux archives départementales des Vosges - CCC de l'escadrille C 9 / SOP 9 - CCC de l'escadrille BR 227 - CCC de l'escadrille BR 104 - JORF - Dernière mise à jour : 9 juin 2021.

* Citation à l'ordre de l'armée du Cne Jean Philippe Joseph Chatel du 13ème régiment de chasseurs à cheval, à l'escadrille BR 104, en date du 12 octobre 1918 : "Chef d'escadrille allant et courageux. Le 2 septembre, exécutant une mission de commandement à très faible altitude, a eu son observateur blessé mortellement par les balles de terre, son appareil gravement endommagé et a réussi, grâce à son sang-froid et à son énergie, à ramener son appareil dans nos lignes".

* Grade d'officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Jean Philippe Joseph Chatel au 1er groupe d'aviation, en date du 28 décembre 1928 : "26 ans de services, 11 campagnes, 3 citations. Chevalier du 28 décembre 1918."

 

Photo du Cdt Adrien Jury

Cdt Adrien Henri Antonin Fernand Jury. Né le 19 avril 1890 au 6, quartier du Haut de Laise à Saint-Amant-Tallende (Puy-de-Dôme). Fils de Pierre Jury (instituteur puis inspecteur de l'assistance publique) et de Marie Jeanne Joséphine Elisabeth Guiraudies (institutrice). Domiciliés au 16, rue St-Louis à Beauvais (Oise) en 1910. Profession avant engagement Etudiant. Passe la concours d'entrée à l'école Polytechnique de l'année 1908. Classé 123ème sur 200. Classe 1907 (engagement) / 1910 (normale) - Recrutement de Beauvais (Oise) sous le matricule n° 123. Engagé volontaire, pour quatre ans, au titre de l'école Polytechnique, le 8 octobre 1908. Affecté au 17ème régiment d'artillerie, pour effectuer une année de service militaire, le 10 octobre 1908. Nommé 2ème canonnier conducteur, le 11 octobre 1908. Nommé Brigadier, le 11 février 1909. Entré en études à l'école Polytechnique, le 11 octobre 1909. Nommé Aspirant, le 10 mai 1910. Passé en 2ème année, classé 88ème orti 92ème sur 175 élèves. Nommé Sous-lieutenant d'artillerie, le 1er octobre 1910. Passé à l'école d'application de l'artillerie et du Génie, le 1er octobre 1910. Nommé Sous-lieutenant, à titre définitif, le 1er octobre 1911. Nommé Lieutenant à titre définitif et affecté au 17ème régiment d'artillerie, le 1er octobre 1912. A accompli un stage d'instruction d'observateur des tirs de l'artillerie, à bord des avions, pendant les écoles de feu au camp de Sissonne du 12 au 29 avril 1913. A accompli un stage comme observateur d'artillerie, à bord des avions, pendant les écoles de feu de la 1ère brigade d'artillerie, au camp de Sissonne du 30 juin au 19 juillet 1913. Nommé Capitaine, à titre temporaire, le 20 septembre 1914. Citation n° 67 à l'ordre de la 3ème division d'infanterie, en date du 21 octobre 1915. Citation n° 219 à l'ordre de l'armée, en date du 20 mai 1917. Nommé instructeur des officiers de cavalerie à l'école militaire de l'artillerie de Fontainebleau, le 18 juin 1917. Affecté au 101ème régiment d'artillerie lourde, le 3 mai 1918. Blessé par brûlures par gaz ypérite avec intoxication générale, le 26 juillet 1918. Affecté au 407ème régiment d'artillerie lourde, le 21 juillet 1918. Citation collective n° 343 à l'ordre de la 10ème armée de l'état-major du 1er groupe et des 2ème et 3ème batteries du 407ème régiment d'artillerie lourde, en date du 10 octobre 1918. Affecté en Afrique du Nord, le 27 février 1919. Embarqué à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 15 avril 1919. Débarqué à Alger (Algérie), le 18 avril 1919. Embarqué à Oran, le 27 mai 1919. Débarqué à Kénitra, le 30 mai 1919. Affecté au 9ème groupe d'artillerie d'Afrique, le 5 juin 1919. Nommé Capitaine, à titre définitif, le 5 juin 1919. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, en date du 16 juin 1920. Placé en position "Hors cadre" et affecté au service météorologique militaire du Maroc, le 8 septembre 1920. Embarqué à Casablanca, le 20 octobre 1920. Débarqué à Bordeaux (Gironde), le 24 octobre 1920. En stage au service météorologique militaire de Paris, pour une durée de trois mois. Embarqué à Bordeaux, le 10 février 1921. Débarqué à Casablanca et nommé Chef du service météorologique du Maroc, le 14 février 1921. Parti en avion pour suivre un stage à l'office national météorologique, le 25 février 1922. Rembarqué à Marseille, le 25 avril 1922. Autorisé à effectuer un stage d'un mois à l'office national météorologique à Paris, le 2 juillet 1923. Embarqué à Oran, le 27 juin 1923. Autorisé à effectuer un nouveau séjour de deux ans, à compter du 21 février 1924. Désigné pour suivre le stage d'application 1924-1926 prévus pour les sous-lieutenants des grandes écoles, entrant dans l'aéronautique militaire en 1924. Se présente au centre d'aéronautique de Versailles, le 15 octobre 1924. Pour ce stage, est détaché du service météorologique militaire à l'école pratique d'aviation d'Istres, pour une durée supérieure à six mois. Détaché à l'école pratique d'aviation d'Istres pour suivre le cours de perfectionnement de navigation aérienne, à compter du 1er mars 1926. Nommé Chef de bataillon d'aéronautique et affecté au 38ème régiment d'aviation de Thionville du 25 juin 1926 au 15 mai 1935. Commandant en second du 38ème RAM de Thionville du 24 décembre 1932 au 15 mai 1935. Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 26 juin 1930. Nommé Lieutenant-colonel, le 25 mars 1933. Commandant du centre d'essais du matériel d'armement du camp d'instruction de Cazaux, le 15 mai 1935. Commandant du camp d'instruction de l'armée de l'Air, le 2 septembre 1936. Nommé Colonel, le 15 décembre 1936. Détaché au Centre des Hautes Etudes Aériennes géré par la bataillon de l'Air 117, le 26 octobre 1937. Commandant la 9ème brigade aérienne de Tours, le 1er septembre 1938. Mis en retraire et nommé au grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 20 avril 1941. Nommé, sur sa demande, Colonel honoraire du personnel navigant, le 13 septembre 1950. Décédé à Nice (Alpes-Maritimes), le 8 octobre 1960. Sources : Registre d'état-civil (acte n° 8) de la commune de Saint-Amand-Tallende (Puy-de-Dôme) - Fiche matricule conservée aux archives départementales de l'Oise - LO - JORF- Site internet de la bibliothèque Centrale de l'école Polytechnique - Dernière mise à jour : 8 juin 2021.

* Citation n° 67 à l'ordre de la 3ème division d'infanterie, en date du 21 octobre 1915 : "A, dans les mois d'août et septembre, et plus précisément dans les journées des 5 et 6 octobre, a infligé de fortes pertes à l'ennemi grâce à la précision de ses tirs préparés et observés par lui des positions les plus avancées."

* Citation n° 219 à l'ordre de l'armée, en date du 20 mai 1917 : "A donné le plus bel exemple de courage et d'inlassable ténacité au cours des combats des 3 et 4 mai où ses batterie, malgré les plus lourdes pertes, tant en hommes qu'en matériel, a réussi à force d'activité à accomplir à tout moment les missions qui lui étaient confiées. Déjà titulaire d'une citation à l'ordre de la division et d'une citation à l'ordre du régiment".

* Citation n° 343 à l'ordre de la 10ème armée de l'état-major du 1er groupe et des 2ème et 3ème batteries du 407ème régiment d'artillerie lourde, en date du 10 octobre 1918 : "Avec le commandement du commandant Harispe, des capitaines Jury et Martin, placés dans une position très avancée sur la ligne même de résistance de l'infanterie, ont continué à assurer pendant 12 jours une mission d'interdiction de première importance sur les communications de l'ennemi. Malgré des bombardements incessants d'obus toxiques et explosifs, qui ont finalement réduit leurs effectifs à trois officiers, un aspirant et huit hommes, ont tenu jusqu'à la dernière extrémité, les officiers servant eux-mêmes les pièces."

* Grade d'Officier de la Légion d'Honneur du Chef de bataillon Adrien Henri Antonin Fernand Jury au 38ème régiment d'aviation, en date du 26 juin 1930 : " 21 ans de services, 9 campagnes, 1 blessure, 3 citations, 6 ans de bonifications pour service aériens. Chevalier du 16 juin 1920."

* Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur du Col Adrien Henri Antonin Jury, en congé du personnel navigant, en date du 20 avril 1941 : "32 ans de services, 9 campagnes, 1 blessure, 5 citations, 23 ans de bonifications pour services aériens, 86 annuités. Officier de la Légion d'Honneur du 26 juin 1930."

 

Les photos de groupes

Soldats du parc d'aviation du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Couverture de l'album édité par le 38ème RAM en août 1926 - Il a été réalisé par le photographe éditeur L. Pezet de Lunéville - Au centre, le Ltt Fourcade, porte-drapeau du régiment avec sa garde - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les radios et les photographes du 38ème RAM - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les officiers du 38èle RAM posant en compagnie du Col Estirac, commandant du régiment - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les sous-officiers du 38èle RAM posant en compagnie du Col Estirac, commandant du régiment - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les aviateurs de la 1ère escadrille (traditions de la SAL 51) du 38ème RAM - L'un des aviateurs porte l'insigne à la tête de Napoléon qui sera ensuite remplacé par l'onsigne aux ancres ailées - L'officier commandant de l'unité est le Cne Le Guen - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les aviateurs de la 2ème escadrille (traditions de la SPAbi 54) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Cne Escallier - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les aviateurs de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Cne Pellet - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les aviateurs de la 6ème escadrille (traditions de la SPA 153) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Ltt Barancy - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les aviateurs de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Ltt Le Bouter - Six personnels portent l'insigne de l'escadrille - Ils ne sont pas tous orientés de la même manière - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les aviateurs de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Ltt Pelletier - Un insigne d'escadrille est visible - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les aviateurs de la 11ème escadrille (traditions de la BR 260) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Cne Verigneaux - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les aviateurs de la 12ème escadrille (traditions de la SAL 22) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Cne Jeannin - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

La première partie des soldats de la compagnie hors rang (CHR) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Ltt Fourcade - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

La seconde partie des soldats de la compagnie hors rang (CHR) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Ltt Vacquier - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

La première partie des soldats de la compagnie des ouvriers d'aviation (COA) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Ltt Sagard - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

La seconde partie des soldats de la compagnie des ouvriers d'aviation (COA) du 38ème RAM - L'officier commandant de l'unité est le Ltt Sagard - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Mécaniciens appartenant à la 10ème escadrille (traditions de la SPA 153) du 1er régiment d'aviation de chasse déjeunant devant leur bâtiment situé dans le quatier "Curely" en avril 1921 - Sur la photo : Verric, Druez, Grenet, Gopdefroy (pilote), Barthélémy, Hérault, Clerget - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Les photos de groupes

Mécaniciens appartenant à la classe 1921 (nés en 1901) et affectés à la 3ème escadrille (traditions de la SPA 93) du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Cette photo a été prise le 29 juin 1921 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Les 1er régiment d'aviation de chasse et le 38ème régiment d'aviation mixte formaient leurs appelés mécaniciens au sein d'une unité d'instruction - Ces personnels étant tous mécaniciens dans le civil, la formation qui leur était prodiguée était à vocation aéronautique - Elle était dispensée au quartier "Curely" jusqu'en 1924, puis au quartier "Commandant Tricarnot de Rose" jusqu'en 1932 - Elle était commandée par un sous-lieutenant, secondé par plusieurs sous-officiers - Les hommes du rang (soldats et caporaux) portent le petit béret hérité de l'artillerie spéciale (les chars) où sont reportés leur grade et leur insigne de spécialité - Les sous-officiers et officiers portaient le képi - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les appelés de la compagnie hors rang (CHR) du 38ème régiment d'aviation photographiés devant les cuisines du régiment - Les cuisines se trouvaient au repère n° 6 au sein du quartier "Commandant Le Peuty" - Voir le plan ci-dessus - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Les appelés de la compagnie hors rang (CHR) du 38ème régiment d'aviation photographiés au sein du quartier "Commandant Le Peuty" - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Aviateurs du 1er régiment d'aviation de chasse en 1923 - Parmi eux, deux pilotes qui vont s'illuster au sein de l'Aéropostale, les Sgt Henri Guillaumet et Jean Mermoz - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo transmise par Sébastien Gauchet-Chardon que je remercie pour son aide. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Souvenir du "Père 100" (100 jours avant la fin du service militaire) des appelés affectés à la menuiserie générale du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 22 juillet 1923 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Appelés affecté au groupe de chasse du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz posant devant leur bâtiment - Le 2ème groupe de chasse comprenait les 5ème, 6ème, 7ème et 8ème escadrilles, respectivement héritières des traditions des SPA 95, 153, 62 et 73 de la Grande Guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Appelés affectés aux services administratifs posant devant l'entrée du bâtiment du commandement du 38ème régiment d'aviation - Au rez de chaussée, les bureaux du colonel, commandant le régiment, des officiers adjoints, des secrétaire et à l'étage, les bureaux du Major, des effectifs, du trésorier - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Appelés affectés aux services administratifs du 38ème régiment d'aviation - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Autre série d'aviateurs et de mécaniciens affectés au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Appelés du 38ème RAM photographiés au quartier "Commandant Tricornot de Rose" dans la ceinture fortifiée au Sud de la ville de Thionville - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Personnels navigants et mécaniciens de la 7ème escadrille du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Cette escadrille détenait les traditions de la SPA 62 de la Grande Guerre - Cette unité a été la plus décorée de l'aéronautique militaire française - Remarquez les deux découpes de fuselage détaillant le coq blanc dit de Boutin sur fond du chiffre "7" marque du numro de leur unuté - Voir également au centre de l'image, le fanion de l'escadrille - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Albin Denis.

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Appelés affectés au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Appelés du 38ème régiment d'aviation mixte, appartenant à la classe 1923 (nés en 1903) fêtant le Père 100 - Cela signifiait qu'ils leur restaient 100 jours avant de retrouner à la vie civile - Si vous possèdez ce type de photos, veuillez entrer contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés. Cliquez sur l'image pour l'agrandir Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les appelés du contigent de la chambre n° 9 appartenant la compagnie d'ouvriers d'aviation intégrée au 38ème régiment d'aviation mixte (chasse et observation) - Tous portent le petit béret mais avec de larges différences dans les marquages, avec des "38" de petites et grandes tailles, des insignes de spécialité, de fins oiseaux - On peut constater que rien n'est réglementé pour l'instant - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Jean-Luc Barcelli. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Groupe de sous-officiers et d'officier affecté au 38ème régiment d'aviation mixte dans les années 30 - Il ne s'agit pas de personnel navigant - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte postale d'époque.

Appelés affecté à la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73) du 38ème RAM - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

 

 

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Si vous possèdez d'autres albums concernant le 1er régiment de chasse, le 1er régiment d'aviation de chasse et le 38ème régiment d'aviation mixte, tous de Thionville-Basse-Yutz, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

 

Photos individuelles

Portrait du Cal André (Nouverlis) affecté au parc d'aviation du 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Photo droits réservés.

Aviateur de 2ème classe appartenant au 1er régiment d'aviation de chasse de Basse-Yutz entre les années 1920 à 1924 - Le petit béret, hérité de l'artillerie spéciale (les blindés), est typique de la tenue des aviateurs de tous grades au sein des régiments d'aviation - Le képi, par contre, était porté uniquement par les sous-officiers et les officiers, à partir du grade de sergent - Photo droits réservés

Photos individuelles

Pilote de la 1ère escadrille du 38ème RAM en 1924-1925 - Cette unité détenait les traditions de la SAL 51 qui a d'abord adopté, comme insigne d'escadrille, la tête de Napoléon posée dans un cercle - Plus tard, l'unité reprendra l'insigne d'origine, les ancres croisées ailées - Photo visible dans l'album du régiment paru en août 1926 - Collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Aviateur appartenant au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Le petit béret, hérité de l'artillerie spéciale (les blindés), est typique de la tenue des aviateurs de tous grades au sein des régiments d'aviation - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Soldat aviateur appartenant au 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Photo droits réservés.

 

Les avions

Le SPAD XIII codé "1" du commandant de la 9ème escadrille (SPA 62) du 1er régiment d'aviation de chasse de Basse-Yutz - Ces avions seront remplacés par des Nieuport-Delage NiD 29 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Mécaniciens de la 9ème escadrille (SPA 62) du 1er RAC posent avec un SPAD XIII de leur unité - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Pilotes et mécaniciens de la 9ème escadrille (SPA 62) du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés

Mécaniciens en charge de l'entretien du SPAD XIII codé "1" affecté au commandant de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 73) du 1er régiment d'aviation de chasse de Basse-Yutz - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Pilote de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) du 38ème RAM de Basse-Yutz posant devant son NiD 29 portant l'intégralité de ses marquages, à savoir son insigne, le coq de combat dessiné par Boutin, de couleur blanche pour le faire ressortir sur l'avion qui est peint en vert, la bande de deuil, à la base de la dérivé verticale, pour honorer le Cne Fernand Bonneton, commandant du 3ème groupe de chasse du 1er régiment d'aviation de chasse - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Nieuport-Delage NiD 29 codé "2 " du commandant en second de la 7ème escadrille (SPA 62) du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

NiD 29 codé "5" appartenant à la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) du 38ème RAM, le 27 mai 1924 - Photos archives Schunck via Christophe Cony que je remercie pour son aide.

NiD 29 codés "2" et "3" appartenant à la 6ème escadrille (traditions de la 153) du 38ème RAM en visite sur le terrain de la Marine de Saint-Raphael - Photo collection "Avions" transmise par Christophe Cony que je remercie pour son aide.

NiD 29 de la 6ème escadrille (traditions de la SPA 153) du 38ème RAM - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

 

Les avions

Les escadrilles d'observation du 38ème RAM, quand elles sont arrivées sur le terrain de Basse-Yutz, étaient toujours équipées du Breguet 14A2 - Elles seront ensuite dotées du Potez 25 - Cette photo date de 1925 - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Pilote de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème RAM posant devant son NiD 29 - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Mécaniciens de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73) du 38ème RAM posant devant leur hangar - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Le Nieuport-Delage NiD 29 à moteur Hispano-Suiza de 300 ch, le fer de lance des escadrilles du 1er régiment d'aviation de chasse à partir de l'année 1922 - Le premier exemplaire a été perçu sur le terrain du Bourget-Dugny par le Cne Bignolas, le 21 août 1921 - Le lendemain, il décollait à 17 heures pour un vol d'essai entre Thionville et Sierck - Après quelques minutes de vol, arrivés à 1500 mètres d'altitude, un court circuit mit le feu au réservoir d'essence - Il réussit à larguer le réservoir enflammé et à piquer à mort avant d'atterrir - Il a été évacué sur un hôpital avec des brûlures au visage et aux mains - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Carte postale d'époque.

LGL 32 codé "1" de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème régiment d'aviation mixte - C'est l'avion du commandant de l'escadrille - Il porte, à la base de la dérive verticale, la bande de deuil en hommage au Cne Fernand Bonneton, le commandant du 3ème groupe de chasse, tué par accident lors du meeting de Bruxelles (Belgique), le 22 juin 1922 - Collection revue "Avions" via Christophe Cony que je remercie pour son aide.

LGL 32 du Cne Robert, commandant de la 6ème escadrille (traditions de la SPA 153) du 38ème régiment d'aviation mixte, sur le terrain de Metz-Frescaty en juillet 1932 - Collection revue "Avions" via Christophe Cony que je remercie pour son aide.

Loire-Gourdou-Lesseure LGL 32 en service au sein des escadrilles de chasse du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz à partir de 1929 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés. Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Rassemblement des avions de chasse des différents régiments d'aviation de l'Est sur le terrain d'aviation du Bourget-Dugny - Ils sont venus pour participer aux fêtes aériennes de Vincennes qui ont eu lieu, les 14 et 20 mai 1929 - Au premier plan, les LGL 32 de la 7ème escadrille du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz - Cette escadrille a quitté Thionville-Basse-Yutz, le 1er juillet 1932, pour former la 2ème escadrille du GC II/1 stationnée au Bourget-Dugny - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

 

Les accidents

Le 30 juin 1921, le Sgt René Marchesseau heurte un arbre avec son SPAD XIII. L'accident qui aurait pu avoir une issue dramatique, se termine bien. Le pilote est indemne et l'avion, avec les deux ailes arrachées, termine sa carrière réformé - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Accident d'un SPAD XIII appartenant probablement de la section d'entrainement du 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 5 avril 1923 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

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NiD 29 codé "2" de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Photo droits réservés.

Accident d'un NiD 29 codé "6" accidenté sur le terrain d'aviation du plateau de Malzéville, siège du 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit - Je n'ai pas plus d'élément sur cet accident - Visiblement, le pilote n'a pas été blessé - Si vous possèdez ces photos légendées, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Autre photo de l'accident d'un NiD 29 codé "6" accidenté sur le terrain d'aviation du plateau de Malzéville, siège du 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit - Je n'ai pas plus d'élément sur cet accident - Visiblement, le pilote n'a pas été blessé - Si vous possèdez ces photos légendées, veuillez prendre contact avec l'auteur du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 27 avril 1928, un NiD 29 du 38ème RAM, piloté par le Sgt Dieudonné, se dirigeait vers Tours, a été contraint d'atterrir près de Mer pour ravitailler en essence - En décollant, l'avion a accroché des arbres en bordure de route et s'est écrasé au sol - Le pilote a été gravement blessé et son avion complètement détruit - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 27 avril 1928, un NiD 29 du 38ème RAM, piloté par le Sgt Dieudonné, se dirigeait vers Tours, a été contraint d'atterrir près de Mer pour ravitailler en essence - En décollant, l'avion a accroché des arbres en bordure de route et s'est écrasé au sol - Le pilote a été gravement blessé et son avion complètement détruit - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 22 juillet 1928, au cours du meeting organisé par le 11ème régiment d'aviation de Metz-Frescaty, et devant 40.000 spectateurs, deux patrouilles de chasse du 38ème RAM, composées chacune de trois avions, atterrissent et ouvrent officiellement les évolutions aériennes à 14h45. La première patrouille du 38ème RAM a effectuer une démonstration, était composée du Ltt Michel, Sgt Goussin et Sgt Labreuve. Ces aviateurs avaient gagné le premier prix d'acrobatie d'ensemble des meetings de Reims et de Vincennes. Vient ensuite Arrachart, sur Gourdou LGL 32 du 38ème RAM, qui effectue des passages en basse altitude, à basse vitesse mais doit interrompre son exhibition suite à des ratés moteur. La seconde patrouille de trois Nieuport 29 du 38ème RAM, composée du Cne Leclerc, du Sgt-Major Laborde et du Sgt Lechat, effectuait une série d'acrobaties. Au cours d'une série de descentes en vrille, le Nieuport 29, piloté par le Sgt-major Louis Marcel Laborde, percute le sol. Le corps du pilote, tué sur le coup, a été retrouvé à 10 mètres de son appareil. Il était marié depuis un mois - Carte postale d'époque.

Le 22 juillet 1928, en plus de l'accident mortel du Sgt-Major Laborde, un autre Nieuport-Delage 29 de la 10ème escadrille du 1er RAC a été endommagé après un capotage qui s'est terminé par un retournement complet - Le pilote, que je n'ai pas identifié, n'a pas été blessé - Photo transmise par Mme Jeanne Oudin-Hébral que je remercie pour son aide - Son père a été pilote de la 2ème escadrille du 11ème RAB de Metz-Frescaty dans les années 1928-1929.

Un des nombreux accident d'atterrissage (ou de décollage) survenu sur le terrain de Basse-Yutz pendant la présence du 38ème RAM - Le Potez 25 est sorti des limites du terrain, a traversé la route qui le borde - Le train a été fauché et l'aile inférieure gauche a manifestement souffert - Photo collection Albin Denis

Un autre Potez 25 du 38ème RAM en facheuse posture - Il a été victime d'un capotage qui s'est achevé sur un retournement complet, preuve que l'avion roulait encore rapidement lors de l'incident - Il y aura des gros travaux pour remettre cet avion en ligne de vol - Photo collection Albin Denis

Autre accident beaucoup plus dramatique - Ce Potez 25 codé "5" du 38ème RAM a percuté la planète en pleine vitesse, le moteur a été arraché et l'hélice qui tournait, a été pulvérisé - Ces photos ne présentaient pas de légende mais on peut légitimement s'inquiéter du sort des deux membres d'équipage - Photo collection Albin Denis.

L'équipe de mécaniciens de dépannage du 38ème RAM venu relever, puis évacuer ce Potez 25 en facheuse posture - Photo prise vraisemblablement pendant des manoeuvres - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

En deux photos, le résultat d'une collision au sol devant un hangar Bessonneau du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Cette fois, c'est le NiD 29 codé 2" de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73) qui est venu percuter le NiD 29 codé "10" de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) - La queue du "10" a été découpée et la gouverne verticale projetée au loin - Photo collection Albin Denis.

Autre photo de la collision au sol devant un hangar Bessonneau du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - A gauche, le NiD 29 codé 2" de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73) qui est venu percuter le NiD 29 codé "10" de la 7ème escadrille (traditions de la SPA 62) - Photo collection Albin Denis.

Les accidents Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Accident d'atterrissage pour ce NiD 29 du 1er RAC de Basse-Yutz, le 18 avril 1923 - Le train a été fauché par la violence du choc et l'hélice qui tournait toujours a eu ses deux pâles brisées nettes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Accident d'atterrissage pour ce NiD 29 du 1er RAC de Basse-Yutz, le 18 avril 1923 - Le train a été fauché par la violence du choc et l'hélice qui tournait toujours a eu ses deux pâles brisées nettes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Accident d'un NiD 29 de la 2ème escadrille (traditions de la SPA 81) du 1er régiment de chasse - Photo droits réservés.

Le 31 mars 1926, vers 10 heures, un groupe de Nieuport 29 du 38ème RAM se livraient à un entrainement de combat en patrouille, au-dessus de Bertrange - A la sortie d'un looping, l'avion, piloté par le Ltt Jean Paul de Bazelaire de Saulcy partit en vrille et ne put être maitrisé par le pilote - De Bazelaine évacua son avion beaucoup trop tard, son parachute n'eut pas le temps de s'ouvrir complètement et il s'écrasa au sol entre Uckange et le bois de Bertrange - Les secours évacuèrent son corps sur l'hôpital militaire de Thionville où le docteur militaire, qui fit l'examen post-mortem, diagnostiqua les jambes fracturées et une fracture du crâne qui avaient provoqué une mort instantanée - Son avion s'était s'écrasé à 1500 mètres de là, sur le territoire de la commune d'Imeldange (Moselle) - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 29 décembre 1927, un Breguet XIV A2 monté par l'équipage composé du Sgt Georges Talon (pilote) / Cal Ernest Lavigne (mitrailleur), s'est écrasé sur le terrain de Basse-Yutz, à 12 heures. L'avion, qui venait de décoller, se trouvait à 250 mètres d'altitude, quand une baisse de régime du moteur se produisit. Le pilote tenta de revenir sur le terrain et se prépara à atterrir. A cet instant, l'hélice s'arrêta et l'avion s'inclina de plus en plus vers l'avant, finalement sur la droite, avant de s'écraser en tombant d'une hauteur de 50 mètres. Les secours dégagèrent les deux aviateurs des débris de leur avion. Talon expira pendant son transfert vers l'hôpital militaire de Thionville et Lavigne, grièvement blessé à la tête et aux membres, fut amputé de la jambe droite, qui avait été broyée. Malheureusement, plusieurs fractures du crâne ne laissaient pas envisager un rétablissement. Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital, le même soir à 17 heures - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 27 mars 1928, deux Nieuport 29 sont entrés en collision, à plus de 1000 mètres d'altitude, au cours d'un exercice de combat, au-dessus de la région de Basse-Yutz, Koenigsmacker et Haute-Yutz. Après un renversement, l'avion piloté par le Sol Marcel Lefebvre a percuté celui du Sgt Jean Hervé, du groupe de chasse. Les deux aviateurs ont immédiatement abandonné leurs avions et ont sauté en parachute. Celui du Sgt Hervé s'ouvrit normalement. Le pilote fut blessé par une contusion du genou et d'une plaie au visage, provoquée par la projection des débris de son chasseur sur un rayon de 500 mètres. Lefebvre n'eut pas cette chance, il avait cessé de vivre quand les secours retrouvèrent son corps. Extérieurement, son corps portait une petite blessure au cuir chevelu et une fracture de l'avant bras. Il fut évacué sur la morgue de l'hôpital militaire de Thionville. L'examen post-mortem montra qu'il avait été tué par un choc très violent à la tête qui lui avait provoqué une fracture du crâne - Carte postale d'époque.

Le 21 août 1928, le Sgt René Fournier, pilote de la 8ème escadrille (traditions de la SPA 73 de la Grande Guerre) du 38ème RAM, s'entrainait à l'acrobatie aérienne au-dessus du village de Haute-Yutz - Une des évolutions a été effectuée beaucoup trop bas et l'avion a percuté dans un jardin, à peine à deux kilomètres du terrain d'aviation - A l'arrivée des secours, le pilote avait cessé de vivre, le crâne avait été fracturé et son corps portait de nombreuses graves blessures - Son corps a été transporté à l'hôpital militaire de la ville - Il était né en janvier 1904 et était originaire du village de la Buisse (Dordogne) - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

En quatre photos, résultats de la collision au sol, devant le hangar de la 7ème escadrille du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Visiblement le NiD 29 codé "9" de l'unité est venu percuter et découper en tranche le n° 4 qui ne demandait rien à personne - A voir l'étendue des dégâts, les deux avions ont été réformés - Remarquez l'insigne de l'unité sur le fronton du hangar - Photo collection Albin Denis.

Collision au sol, devant le hangar de la 7ème escadrille, des NiD 29 codés "9" et "4" - C'est le pilote de l'avion codé "9" qui est le responsable de ce carnage - Toutefois, il n'a pas eu de blessés car cet accident n'apparait pas dans la presse locale - Celle-ci reste la seule source de renseignements sur cette période, les archives des régiments d'aviation de la période 1920 à 1936 ayant été détruites pendant la 2ème guerre mondiale - Photo collection Albin Denis.

Autre photo de la collision au sol des NiD 29 codés "9" et "4" appartenant à la 7ème escadrillle (traditions de la SPA 62) devant leur hangar sur le terrain d'aviation de Basse-Yutz - Photo collection Albin Denis.

Photo de face de la collision au sol des deux NiD 29 appartenant à la 7ème escadrille du 38ème RAM de Thionville-Basse-Yutz - Photo collection Albin Denis.

Accident du LGL 32 n° 150 codé "9" appartenant à la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) sur le terrain de Basse-Yutz - L'escadrille est passée sur LGL 32 en 1929 - Ces avions ont été interdits de vol au courant de l'année 1931 le temps de corriger des problèmes stucturaux - Photos droits réservés.

Accident du LGL 32 n° 81 appartenant à la 5ème escadrille (traditions de la SPA 95) du 38ème régiment d'aviation mixte sur le terrain d'aviation de Basse-Yutz - Tous les avions de l'unité portent la bande de deuil en hommage au Cne Fernand Bonneton - Photos droits réservés

Accident du Loire-Gourdou-Lesseure LGL 32 codé "10" pilote par le Sgt René Abrial de la 5ème escadrille (Traditions de la SPA 95) du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz - Brevet de pilote militaire n° 21.417 obtenu sur le centre école d'Istres, le 13 juin 1927 - Remarquez la bande de deuil portée en honneur du Cne Fernand Bonneton, commandant du 3ème groupe de chasse - Carte postale d'époque.

Accident d'un LGL 32 du 38ème régiment d'aviation mixte accidenté dans les environs de la base aéronautique maritime d'Hyères-Palivestre, le 24 juin 1933 - Le pilote était le QM Masson, un pilote de la Marine qui effectuait un vol d'entrainement - C'est à partir de cette base, que des campagnes de tir air-air de 15 jours étaient organisées - Les tirs s'effectuait sur des manches à air remorquées - Photo collection Jean-Jacques Legrand que je remercie pour son aide.

 

Documents et
souvenirs en rapport

Certificat de capacité pour la conduite des véhicules automobiles militaire n° 116 (permis de conduire militaire) du Sol Marcel Henri Léon Mervaille, mécanicien motocycliste au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) décerné par le Cdt Jean Houdemon, commandant l'unité, le 26 mai 1923 - Photos droits réservés.

Sol Marcel Henri Léon Mervaille - Né au domicile de ses parents rue du Boernhol à Coudekerque-Branche (Nord), le 29 juin 1901 - Fils d'Aimé Jérôme Mervaille (journalier) et de Marie Eugènie Louise Tallen (ménagère) - Classe 1921 - Recrutement de Dunkerque (Nord) sous le matricule n° 1385 - A effectué son service militaire comme mécanicien au 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz de 1922 à 1923 - Marié avec Mlle Annette Augusta Audreu à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le 28 avril 1925 - Décédé à Dunkerque (Nord), le 24 avril 1978 - Sources : Registre d'état-civil (acte n° 98) de la commune de Coudekerque-Branche (Nord) - Fiche matricule conservée par les archives départementales du Nord - La fiche matricule a été détruite en 1940 en même temps que les archives municipales de la Ville de Dunkerque - Fichier des décès de l'INSEE - Dernière mise à jour : 4 janvier 2023.

Affiche de la fête du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, les 5 et 6 septembre 1925 - Photo collection Roland Brach que je remercie pour son aide.

Documents et
souvenirs en rapport

Le père 100 (100 jours avant le retour à la vie civile) était célébré comme il se doit par les appelés du 38ème régiment d'aviation mixte - Voici le recto d'un exemplaire de la classe 1931/2 (nés en 1911) de la 2ème compagnie d'ouvriers d'aviation (COA) - Ces personnels étaient détachés sur le camp de Châlons - Document droits réservés.

Le Verso d'un exemplaire de la classe 1931/2 (nés en 1911) de la 2ème compagnie d'ouvriers d'aviation (COA) - Ces personnels étaient détachés sur le camp de Châlons - Document droits réservés.

Chants du Père 100 en pratique au 38ème régiment d'aviation mixte de Basse-Yutz en 1933 - Document droits réservés.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Tombe de l'Adj Gaston René Vaulet dans le cimetière municipal de La Rochelle (Charente-Maritime) - Brevet de pilote militaire n° 5435 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Ambérieu, le 18 février 1917 - Affecté au front d'Orient du 1er avril 1917 au 30 juin 1918 - Pilote du 1er régiment d'aviation de Thionville-Basse-Yutz, le 1er janvier 1920 - Affecté à la 8ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 95 de la Grande Guerre), le 24 août 1921 - Tué au cours d'un accident aérien sur le terrain de Thionville-basse-Yutz, le 22 février 1922 - Il faisait équipage avec le Ltt Julien Edouard Ledeuil qui a également perdu la vie - Photo Bruno Baverel que je remercie pour son aide.

Tombe du Ltt Julien Edouard Ledeuil dans le cimetière municipal de la Rochelle (Charente-Maritime) - Observateur d'artillerie affecté au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz - Tué au cours d'un accident d'avion sur le terrain d'aviation de Basse-Yutz (Moselle), le 22 février 1922 - Il faisait équipage avec l'Adj Gaston Vaulet qui a également perdu la vie - Photo Bruno Baverel que je remercie pour son aide.

Le 14 mars 1924, le Cal Albert Mulotte trouve la mort au cours d'un vol au-dessus du terrain d'aviation de Basse-Yutz. Arrivé à l'altitude de 300 mètres, l'avion part en vrille et s'écrase à l'intérieur des Ateliers du Chemin de fer, sur la partie des ateliers situés sur la commune de Kuntzig, qui jouxte Basse-Yutz. Evacué très grièvement blessé avec une fracture du crâne, il est décédé des suites des ses blessures à l'hôpital militaire Larrey de Thionville. Le 16, la levée du corps a eu lieu en gare de Château-Salins d'où il était natif et le 19, ses funérailles en présence de son commandant d'escadrille, le Cne Ployart et deux officiers de réserve, les Ltts Mathieu et Nicolas. Les avions de son escadrille ont survolé le cimetière pendant les derniers honneurs - Albert Mulotte repose dans le cimetière municipal de Château-Salins - Photo Albin Denis.

Monuments commémoratifs
et tombes

Le 8 septembre 1924, le Sgt Jean Grémillet , pilote de la 5ème escadrille (traditions de l'escadrille SPA 95) du 38ème RAM, rentrait des manœuvres de l'Est, qui s'étaient déroulées dans la région de Bitche - La semaine précédente, il n'avait pu suivre ses camarades rentrés à Yutz car son Nieuport 29 était en panne moteur - La mécanique, ayant changé le moteur Hispano-Suiza, il décide de partir malgré le mauvais temps et de rejoindre, en basse altitude, en vol à vue - Son avion percute à un endroit où l'élévation du sol était masquée par la pluie dans les environs de Lostroff, près de Loudrefing (Moselle) - Les témoins de l'accident ont retrouvé le Nieuport 29 complètement détruit et le pilote tué sur le coup, relevé avec une fracture du crâne - Son corps a été déposé en mairie de Lostroff et la gendarmerie d'Albestroff a procédé aux constatations d'usage - Ce jeune pilote de 20 ans était originaire de Lunéville - Ses obsèques ont eu lieu en l'église St-Jacques de Lunéville (Meurthe-et-Moselle), le 12 septembre - Jean Grémillet repose dans le cimetière municipal de Lunéville - Photos Albin Denis.

Le 31 mars 1926, vers 10 heures, un groupe de Nieuport 29 du 38ème RAM se livraient à un entrainement de combat en patrouille, au-dessus de Bertrange. A la sortie d'un looping, l'avion, piloté par le Ltt Jean Paul de Bazelaire de Saulcy partit en vrille et ne put être maitrisé par le pilote. De Bazelaine évacua son avion beaucoup trop tard, son parachute n'eut pas le temps de s'ouvrir complètement et il s'écrasa au sol entre Uckange et le bois de Bertrange. Les secours évacuèrent son corps sur l'hôpital militaire de Thionville où le docteur militaire, qui fit l'examen post-mortem, diagnostiqua les jambes fracturées et une fracture du crâne qui avaient provoqué une mort instantanée. Son avion s'était s'écrasé à 1500 mètres de là, sur le territoire de la commune d'Imeldange (Moselle) - Ce monument a été érigé par sa famille a l'endroit où son avion s'est écrasé - Il se situe à l'orée du petit bois de Bertrange (Moselle) - Photos Jean-Marie Béna que je remercie pour son aide

Le 22 juillet 1928, au cours du meeting organisé par le 11ème régiment d'aviation de Metz-Frescaty, et devant 40.000 spectateurs, deux patrouilles de chasse du 38ème RAM, composées chacune de trois avions, atterrissent et ouvrent officiellement les évolutions aériennes à 14h45. La première patrouille du 38ème RAM a effectuer une démonstration était composée du Ltt Michel, Sgt Goussin et Sgt Labreuve. Ces aviateurs avaient gagné le premier prix d'acrobatie d'ensemble des meetings de Reims et de Vincennes. Vient ensuite Arrachart, sur Gourdou LGL 32 du 38ème RAM, qui effectue des passages en basse altitude, à basse vitesse mais doit interrompre son exhibition suite à des ratés moteur. La seconde patrouille de trois Nieuport 29 du 38ème RAM, composée du Cne Leclerc, du Sgt-Major Laborde et du Sgt Lechat, effectuait une série d'acrobaties. Au cours d'une série de descentes en vrille, le Nieuport 29, piloté par le Sgt-major Louis Marcel Laborde, percute le sol. Le corps du pilote, tué sur le coup, a été retrouvé à 10 mètres de son appareil. Il était marié depuis un mois. Pour terminer la journée, 80 Breguet 19 du 11ème régiment d'aviation de Metz décollaient et simulaient le bombardement d'un village - Le Sgt-major Marcel Laborde repose dans le cimetière communal de la commune de Yutz - Photos Albin Denis.

Remerciements à :

- M. Roland Brach pour la communication des photos et cartes postales de sa collection.
- M. Christophe Cony pour l'envoi des photos de la collection de la revue "Avions".
- M. Sébastien Gauchet-Chardon
pour l'envoi des archives de son grnad-père.
- M. Bruno Baverel pour l'envoi des tombes des aviateurs Ledeuil et Vaulet.
- M. Jean-Luc Barcelli pour l'envoi de la photo de la chambre n° 9 du COA.
- M. Jean-Jacques Legrand pour l'envoi de la photo de l'accident du LGL 32.
- M. Jean-Marie Béna pour l'envoi des photos du monument Bazelaire de Saulcy.

Bibliographie :

- "Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920" - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- "L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes" - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- "The French Air Service War Chronology 1914-1918" par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- "De l'Aéronautique militaire 1912 à l'Armée de l'Air 1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- "The WW1 French Aces Encyclopedia" en huit tomes par David Méchin publié par Aeronaut books en 2021.
- "Les As de l'aviation française 1914-1918" de David Méchin, Claude Thollon-Pommerol et Philippe Guillermin.
- "Les As français de la Grande Guerre" en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- "Les Armées françaises dans la Grande Guerre" publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Le Journal Officiel de la République Française (JORF) mis en ligne sur le site internet "Gallica" de la grande bibliothèque de France.
- Site Internet "Leonore" mis en ligne par les Archives Nationales - Voir le lien
- Site Internet "Les traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Grand Mémorial" mis en ligne par le Ministère de la Culture - Voir le lien
- Site Internet des registres matricules militaires mis en ligne par les archives nationales d'outre-mer - Voir le lien
- Site Internet du CICR présentant les prisonniers de la 1ère guerre mondiale - Voir le lien

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

Regiments d'aviation 2ème RAC de Strasbourg-Neuhof

 

 

pas de fiche > 1918

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