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Le terrain d'aviation de
Dijon Longvic

L'armée s'installe sur un terrain de neuf hectares qui a été déclaré d'utilité publique, le 7 juillet 1913. C'est d'abord un camp composé de baraques en bois et de hangars Bessonneau. Quatre escadrilles seront stationnées sur ce terrain. D'abord la BR 17 qui arrive d'Etampes au début d'août 1913 et qui est équipée de Breguet U 1, suivront ensuite les BL 18, HF 19 et MF 20 qui sont toutes créées à Longvic en 1913.

Construction de la caserne Ferber :

A la fin de l'année 1913 commence la construction de la caserne Ferber et des hangars nécessaires pour le service de quatre escadrilles de reconnaissance. L'implantation du terrain passe vite à plus de cent hectares. Le quartier Ferber se compose en deux zones dictinctes, séparées par l'ancienne RN 468. La zone de hangars et d'ateliers à l'Est du terrain et une zone vien située à l'Ouest. En plus des installations nécessaires au service des 4 escadrilles, on trouve sur place la 1ère réserve de ravitaillement n° 6, la 2ème réserve de ravitaillement pour les escadrilles, une compagnie d'ouvriers, un parc de réparation et une compagnie de dépôts.

En 1915/1916, un hangar suspendu équilibré type Dubois de 120 m de long sur 40 m de large a été construit. Il avait une surface au sol de 4.800 m²

Création du 2ème régiment d'observation :

Le 1er janvier 1920, le 2ème régiment d'observation est créé. Il comprend trois groupes d'observation avec chacun 2 ou 3 escadrilles. Deux escadrilles, les 6ème et 8ème escadrilles sont détachées à l'armée du Rhin.

Création du 32ème régiment d'aviation d'observation :

Le 1er août 1920, la dénomination des régiments d'aviation change car plusieurs régiments portent le même numéro, comme le 2ème régiment de chasse de Strasbourg-Neuhof, le 2ème régiment de bombardement de Nancy-Malzéville et le 2ème régiment d'observation de Dijon-Longvic, ce qui engendre des erreurs dans l'acheminement des recharges, des hommes.

Le 2ème régiment d'observation devient, par changement de dénomination, le 32ème régiment d'aviation d'observation. Les 6ème et 8ème escadrilles, détachées à l'armée du Rhin, sont affectées au 33ème régiment d'aviation d'observation de Mayence. Le 32ème RAO compte désormais 4 groupes d'observation comptant chacun deux escadrilles, à l'exception du 4ème groupe qui compte une seule escadrille (la 16ème) qui est détachée en permanence sur le terrain d'aviation d'Avord.

Le 32ème devient un régiment d'aviation mixte :

Le 1er mars 1924, de nombreux régiments d'aviation sont renforcés par un groupe de chasse. Au sein de ces nouvelles antités, on trouve désormais des groupes de reconnaissance, d'observation et de chasse.

Le 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic compte désormais cinq groupes de deux escadrilles : le 1er de reconnaissance, le 2ème de chasse et les 3 autres d'observation.

> A suivre.

La base aérienne de
Dijon-Longvic

Implantation du terrain d'aviation militaire de Dijon-Longvic en 1930 - Carte tirée de l'Atlas historique des terrain d'aviation de France métropolitaire 1919 - 1947.

Implantation des équipements du terrain d'aviation militaire de Dijon-Longvic en 1930 - Carte tirée de l'Atlas historique des terrain d'aviation de France métropolitaire 1919 - 1947.

 

Le 2ème régiment d'observation
de Dijon-Longvic
Période du 1er janvier au 1er août 1920

1er groupe d'observation
1ère escadrille ---> trad de la BR 220
2ème escadrille ---> trad de la BR 111
3ème escadrille ---> trad de la BR 201
- - - - -
2ème groupe d'observation
4ème escadrille ---> trad de la BR 219
5ème escadrille ---> trad de la BR 35
6ème escadrille ---> trad de la BR 244
- - - - -
3ème groupe d'observation
7ème escadrille ---> trad de la BR 7
8ème escadrille ---> trad de la BR 11

Nb : Les 6ème et 8ème escadrilles sont détachées à l'armée du Rhin. Elles seront affectées au 33ème RAO, le 1er août 1920.

Les insignes métalliques des escadrilles du 2ème régiment d'observation de la période allant du 1er janvier au 1er août 1920 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - A cette époque, les insignes métalliques sont rares et sont fabriqués directement à l'unité par les mécaniciens ou en série plus ou moins importante par un bijoutier - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Planche Albin Denis.

Le 2ème régiment d'observation
de Dijon-Longvic
Période du 1er janvier au 1er août 1920

Le Cdt Maginel, commandant du groupement aéronautique n° 2 :

Le Cdt Emile Maginel est nommé commandant du groupement aéronautique n° 2, le 16 septembre 1919.

Arrivée des escadrilles sur le terrain :

Les escadrilles arrivent sur le terrain de Dijon-Longvic en deux phases, les 23 juillet et 8 décembre 1919. Les escadrilles BR 244 et BR 11 sont détachées à l'armée du Rhin et ne rejoignent pas Dijon.

Circulaire provisoire :

* Circulaire relative à l'application aux troupes de l'aéronautique du décret et de l'instruction du 23 décembre 1919, concernant l'organisation provisoire des unités administratives dans les corps de troupe, à partir du 1er janvier 1920.

1. A partir du 1er janvier 1920, dans les formations de l'aéronautique appelées à être constituées en régiments et stationnées sur le territoire de la métropole, les unités administratives seront formées provisoirement, de la façon suivante:

  • Dans l'aviation : une seule unité administrative par groupe d'escadrilles (groupe d'observation ou de reconnaissance, groupe de chasse, groupe de bombardement);
  • Dans 1'aérostation, une seule unité administrative par bataillon d'aérostation.
  • Dans la D.C.A, une seule unité administrative par groupe de 75 automobiles ;
  • dans les groupes mixtes, unité administrative réunissant les deux compagnies de projecteurs, et une unité administrative mixte.

2. Toutes les dispositions du décret et de l'instruction du 23 décembre 1919, en ce qui concerne la désignation des commandants des unités administratives provisoires, leur rôle et leur responsabilité, ainsi que les dates et conditions du passage de l'organisation actuelle à l'organisation nouvelle sont applicables aux troupes de l'aéronautique.

Le 1er janvier 1920, une organisation provisoire entre en vigueur en attendant le vote par le parlement de la loi d'organisation de l'aéronautique militaire. Les unités de chasse sont réparties au sein de trois régiments d'aviation, avec chacun trois groupes à trois escadrilles.

Création du 2ème régiment d'observation :

Le 1er janvier 1920, le 2ème régiment d'observation est officiellement créé, comme tous les régiments d'aviation. Il est constitué de huit escadrilles, toutes équipées de Breguet 14 A2. Toutefois, les 6ème et 8ème escadrilles ne rejoignent pas Dijon-Longvic mais sont détachées à l'armée du Rhin. Ces unités détiennent, en lien direct, les traditions des escadrilles BR 244 (6ème) et BR 11 (8ème).

Composition d'un régiment d'observation :

Un régiment d'observation est composé d'un état-major, d'une compagnie hors rang (CHR), trois groupes chacun de 3 escadrilles, une section photo-aérienne, un parc d'aviation, une section d'ouvriers d'aviation.

Le Cdt Maginel, commandant du 2ème régiment d'observation :

Le Cdt Emile Maginel est nommé commandant du 2ème régiment d'observation, le 1er janvier 1920 et restera à ce poste jusqu'au 19 mai 1921.

Composition de l'aéronautique militaire, le 1er janvier 1920 :

La désignation officielle des unités est alors régiment de chasse, de bombardement ou d'observation.

Métropole :

- 1er régiment de chasse de Thionville-Basse-Yutz,
- 2ème régiment de chasse de Strasbourg-Neuhof,
- 3ème régiment de chasse de Châteauroux-La-Martinerie.

- 1er régiment de bombardement de Metz-Frescaty,
- 2ème régiment de bombardement de Nancy-Malzéville,
- 3ème régiment de bombardement de Neustadt (Allemagne).

- 1er régiment d'observation de Tours-Parcay-Meslay
- 2ème régiment d'observation de Dijon-Longvic,
- 3ème régiment d'observation de Beauvais-Tillé
- 4ème régiment d'observation du Bourget-Dugny,
- 5ème régiment d'observation de Lyon-Bron,
- 6ème régiment d'observation de Toul.

Afrique du Nord et Pologne :

- régiment d'Algérie-Tunisie
- régiment du Maroc
- Armée Haller

Ecoles :

- Ecole de perfectionnement des spécialistes de l'aviation de Bordeaux,
- Ecole de tir aérien et de bombardement de Cazaux,
- Ecole d'aviation d'Istres.

Arrivée du contingent provenant d'Alsace :

Le 15 février 1920, 544 jeunes appelés du contingent, originaires d'Alsace, sont affectés à la garnison de Dijon. Parmi eux, vingt sont affectés au 2ème régiment d'observation de Longvic.

Adjudication du marché des fournitures de vivres :

Le 10 mars 1920, le marché pour la fourniture des produits de consommation courante, la viande, l'épicerie, les légumes, les vins et l'évacuation des déchets pour 700 hommes, a été abjudiqué. Il est valable pour le 2ème trimestre 1920.

Le contingent de la classe 1920 :

L'ensemble du contingent de la classe 1920, devant être affectés aux 2ème et 3ème régiments d'observation, est affecté au 2ème régiment d'observation. La création du 3ème régiment d'observation étant reportée.

Noyade d'un appelé du contingent :

Le 21 mai 1920, le Sol Gaëtan Monnier affecté au 2ème régiment d’observation, caserné au quartier Ferbert à Longvic, se baignait dans le canal de Bourgogne, lorsque, frappé d’une congestion, il coula à pic. Lorsque ses camarades purent le retrouver et le ramener sur la berge, l'asphyxie avait déjà fait son œuvre et il a été impossible de le rappeler à la vie.

Dénominations semblables et complexes :

Comme on peut le constater, trois régiments portent le même numéro, comme par exemple, le 2ème de chasse de Strasbourg-Neuhof, le 2ème de bombardement de Nancy-Malzéville et le 2ème d'observation de Dijon-Longvic, idem pour les 1er et 3ème régiment d'aviation. Pour ajouter à la confusion, la numérotation des escadrilles n'est pas la même au sein des régiments, les escadrilles de chasse étant numérotées dans la série des 100 et celles de bombardement dans la série des 200 et celles d'observation sont numérotées de 1 à 10. Très vite, la confusion régne. Le commandement de l'aéronautique militaire réagit et modifie la dénomination des régiments et de leurs escadrilles, le 1er août 1920. Nous le verrons dans le chapitre suivant.

Le 32ème régiment d'aviation d'observation
de Dijon-Longvic et Avord
Période du 1er août 1920 au 1er mars 1924

1er groupe d'observation
1ère escadrille ---> trad de la BR 220
2ème escadrille ---> trad de la BR 111
- - - - -
2ème groupe d'observation
11ème escadrille ---> trad de la BR 35
12ème escadrille ---> trad de la BR 7
- - - - -
3ème groupe d'observation
13ème escadrille ---> trad de la BR 201
14ème escadrille ---> trad de la BR 219
- - - - -
Escadrille détachée
16ème escadrille ---> création sans tradition héritée, le 01/08/1920.

Le régiment assure le détachement permanent de la 16ème escadrille sur le terrain d'aviation d'Avord. Cette unité sera finalement affectée à la section d'entrainement d'Avord, le 26 septembre 1924. Je ne connais pas l'insigne de cette nouvelle unité.

Les insignes métalliques des escadrilles du 32ème régiment d'aviation d'observation de la période allant du 1er août 1920 au 1er mars 1924 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - A cette époque, les insignes métalliques sont rares et sont fabriqués directement à l'unité par les mécaniciens ou en série plus ou moins importante par un bijoutier - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Je n'ai pas retrouvé l'insigne de la première 16ème escadrille - Planche Albin Denis.

Le 32ème régiment d'aviation d'observation
de Dijon-Longvic et Avord
Période du 1er août 1920 au 1er mars 1924

Changements de désignations :

Le 1er août 1920, la numérotation des régiments et de leurs unités organiques, jugée trop complexe, évolue. Une 16ème escadrille, a été créée à l'occasion, le 1er août 1920. Cette unité n'a pas reprise de traditions héritées de la Grande Guerre. La dénomination du régiment passe de "Régiment d'observation" à "Régiment d'aviation d'observation ". Ces changements sont définis par la circulaire ministérielle n° 56.927, en date du 17 juillet 1920.

Composition de l'aéronautique militaire, le 1er août 1920 :

Métropole :

- 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz,
- 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof,
- 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux-La-Martinerie.

- 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty,
- 12ème régiment d'aviation de bombardement de Neustadt (Allemagne),
- 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Nancy-Malzéville,
- 22ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Luxeuil.

- 31ème régiment d'aviation d'observation de Tours et Pau,
- 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic et Avord,
- 33ème régiment d'aviation d'observation de Mayence (Allemagne),
- 34ème régiment d'aviation d'observation du Bourget-Dugny,
- 35ème régiment d'aviation d'observation de Lyon-Bron.

Afrique du Nord et Levant :

- 36ème régiment d'aviation d'observation d'Algérie,
- 37ème régiment d'aviation d'obsertation du Maroc,
- Unités aériennes du Levant.

Vol d'une magnéto :

Le 21 août 1920, le Sol Charles Mercier, mécanicien du 32ème régiment d’aviation d’observation, détaché à Avord, avait obtenu une permission pour Paris. Il s'embarqua à bord d’un Breguet XIV A2, piloté par un de ses amis, le Sgt Robert, venu de Clermont-Ferrand, et qui avait atterri sur le terrain pour refaire le plein d’essence et repartir pour Saint-Cyr. Arrivés sur place, les deux aviateurs se préparaient à quitter l’aérodrome quand, en passant devant le poste de police, les plantons leur demandèrent d'ouvrir leurs sacs. Dans la sacoche de Mercier, ils découvrirent une magnéto de moteur Renault, que le mécanicien reconnu avoir pris au camp d’Avord avant son départ. Poursuivi pour vol, le soldat fut condamné à un an de prison avec sursis.

Conseil de guerre pour le déserteur :

Le 10 janvier 1921, le conseil de guerre du 8ème corps d'armée a jugé un déserteur. Il s'agissait du Sol Guillaume Gavarry, affecté au 32ème régiment d’aviation d'observation de Dijon-Longvic, qui avait oublié de rejoindre son corps après une permission. Arrêté à Bar-le-Duc il était dirigé vers le 95ème régiment d’infanterie, en prévision de son passage en conseil de guerre. Le 23 octobre 1920, il s’évadait, mais le 6 novembre, il était de nouveau arrêté à Paris. Le Conseil l’a condamné à un an de prison ferme.

Série de cours à l'école de perfectionnement de Bordeaux :

Le 18 avril 1921 s'est ouvert à l’école de perfectionnement de Bordeaux, une nouvelle série de cours.

1) Les cours d'instruction technique du personnel navigant. Deux officiers et et deux hommes de troupe de carrière sont détachés à Bordeaux.

2) Les cours d'instruction technique du personnel non navigant. Les stagiaires ont été choisi d’abord parmi les engagés sous contrat de trois ans, les rengagés ou engagés à long terme, possédant les connaissances techniques leur permettant de suivre les cours. L’effectif a été complété par des appelés, issue de la 2ème partie de la classe 1920, qui présentaient des garanties en vue de leur utilisation ultérieure comme moniteurs dans leur unité. Le 2ème RAO a envoyé huit stagiaires.

Un mort par la grippe :

Le 29 avril 1921, la grippe continue à faire des ravages au sein des unités. Le Sol Frady, qui était affecté au 32ème RAO, ainsi que les cavaliers Truiliet et Ilyroux du 8ème escadron du train des équipages, sont décédés. Il faut comprendre que les conditions de vie et la nourriture ne sont vraiment pas idéales en cette sortie de guerre. Nombres de baraquements ou de bâtiments sont à la limite de l'insalubrité. Il faudra quelques années pour y remédier.

Le Lcl de Vergnette de la Motte, commandant du régiment :

Le 19 mai 1921, le Lcl Carl de Vergnette de la Motte prend le commandement du 32ème régiment d'aviation d'observation et restera à ce poste, jusqu'au 15 avril 1923.

Adjudication du marché des fournitures de vivres :

Le 27 février 1922, le marché pour la fourniture des produits de consommation courante, la viande, l'épicerie, les légumes, les vins et l'évacuation des déchets pour 600 hommes, a été abjudiqué. Il est valable du 1er avril au 31 décembre 1922. A cette époque, il s'agit de nourrir 450 hommes de la 9ème section d'ouvriers d'aviation et 150 pour le 4ème groupe du 32ème RAO détachés à Avord.

 

 

Dramatique accident :

Le 14 juin 1922, suite à une panne moteur, un Breguet XIV à moteur Renault monté par l'équipage composé du Cal Maroger (pilote du 1er groupe) / Sgt Daniel Elie Talbot (mécanicien) a été contraint d'atterrir dans les environs de Commarin (Côte-d'Or), à 35 km de Dijon. Le mécanicien réussit à réparer sur place, ce qui permit aux deux hommes de reprendre le vol. Malheureusement, lors du décollage, l'avion ne s'éleva pas aussi vite que prévu. Il accrocha, avec l'aile droite, un arbre, avant de s'écraser au sol, en prenant feu. Le Sgt Talbot qui était sanglé à son siège, a été tué lors de l'impact, son corps a été carbonisé au cours de l'incendie qui suivi. Le pilote n'a pas réussi à évacuer son avion assez vite, il a été brûlé aux quatre membres et portait une profonte plaie à la tête. Les obsèques du Sgt Talbot, de la classe 1921, eurent lieu dans le village d'Argent

Mort du Cal Robert Maroger :

Le 19 juin 1922, Cal Robert Maroger, pilote du 32ème régiment d'aviation d'observation appartenant à la classe 1922, est la seconde victime de l'accident d'aviation qui s'est produit le 14 juin à Commarin. Il n'a pas survécu à ses graves blessures et a succombé à l'hôpital. Il était originaire de Tananarive (Madagascar) et sa famille résidait à Gommarin. Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 19.129 obtenu à l'école civile Caudron, le 6 septembre 1921. Il détenait l'insigne métallique (macaron) n° 14.864.

Un raid de 900 kilomètres :

Le 24 août 1922, le Sgt (Célestin ou Edouard) Favre, pilote du 32ème RAO, a effectué un raid de près de 900 kilomètres, sur l’itinéraire Dijon-Nimes-Istres-Dijon. Parti du terrain de Longvic, le 24 août, à 7 h. 30, il est rentré à 14 h. 30. Soit 7 heures pour effectuer un parcours de près de 900 Kilomètres, y compris un arrêt de ravitaillement de plus d’une heure à Istres.

Noyade d'un soldat :

Le 11 septembre 1922, le Sol René Juckmann, un jeune soldat alsacien âgé de 20 ans, affecté du 32ème RAO, avait disparu du camp d'aviation de Longvic depuis huit jours. Il a été retrouvé noyé dans le canal de Bourgogne, près de l’écluse d'Ouges. Le Sol Juckmann présentait des troubles psychiatriques.

Epreuves réservées aux militaires :

Le 12 novembre 1922, à l'occasion du passage des concurrents du Grand Prix de Paris des avions de transport, une épreuve réservée aux militaires a été organisée. Six escadrilles ont pris part à cette épreuve nommé "Military". Il s'agissait de parcourir deux fois le trajet Le Bourget, Cormeilles, Toussus-le-Noble, Orly, Chelles, Le Bourget, soit 200 kilomètres.
Les unités engagées étaient les suivantes :

  • Une escadrille de Breguet 14 A2 du 31ème RAO de Tours. Les pilotes étaient les Cdt de la Morlais, Cne Carmagnat, Cne Bollon, Cne Gonnet, Adj Foiny, Adj Azaebourg, Sgt Terriot, Sgt Capron.
  • Une escadrille de SEA du 34ème RAO de Dugny-Le-Bourget. Les pilotes étaient les Ltt Fieux, Ltt Pellerin, Ltt Batelier, Ltt Defourneau, Ltt Fargeaud, Ltt Bastien, Adj Lespes, Sgt Duval.
  • Une escadrille de Breguet 14 A2 du 35ème RAO de Lyon-Bron. Les pilotes étaient les Cne Girier, Ltt Magne, Adj Chambaz, Adj Muzart, Adj Vialle, Sgt Granger, Sgt Naraz, Sgt Richaud.
  • Une escadrille de Breguet 14 A2 du 32ème RAO de Dijon-Longvic. Les pilotes étaient les Cne Clozel, Ltt Pierre, Adj Joseph, Adj Billebaud, Sgt Montchanin, Sgt Boucaud, Sgt Poirey, Sgt Favre.
  • Une escadrille de SPAD 20 du 2ème RAC de Strasbourg-Neuhof. Les pilotes étaient les Ltt Barancy, Ltt Lefebvre, Ltt nasse, Adj Perrotey, Adj Grenet, Adj Percille, Sgt Fouilliaux, Sgt Renaud.
  • Une escadrille de Nieuport-Delage 29 du 1er RAC de Thionville-Basse-Yutz. Les pilotes étaient les Ltt Dupond, Ltt Pellet, Ltt Seigneurie, Ltt Bouzac, Ltt Terrasson, Adc Delépine, Adj Bourdoin, Sgt Berniard.

Aménagements intérieurs des hangars du parc :

Le 15 novembre 1922, les travaux pour l'aménagement intérieur des hangars n° 55, 58 et 59, qui sont occupés par les ateliers du parc du 32ème RAO, ont été adjudiqués. Ils étaient divisés en quatre lots :

  • pour les terrassements, maçonneries pour 17.000 francs,
  • pour les charpentes métalliques et la serrurerie pour 107.000 francs,
  • pour les charpentes en bois, la menuiserie pour 28.000 francs,
  • Pour la peinture et la vitrerie pour 7.200 francs.

Le centre d'aviation d'Ouges-Longvic :

Le 1er avril 1923, par décision du Ministre de la Guerre, le centre d'aviation, constutué par le 32ème régiment d'aviation d'observation et le magasin d'aviation n°2, précédemment dénommé "Centre d'aviation de Longvic" est désigné désormais sous le nom de "Centre d'aviation d'Ouges-Longvic."

Mariage du Lcl de Vergnette de Lamotte :

Le 14 avril 1923, le Vicomte Carl Marie François de Vergnette de Lamotte, lieutenant-colonel et commandant le 32ème régiment d'aviation d'observation, s'est marié avec Mlle Geneviève Aglaé Thérèse du Courthial de Lassuchette en la basilique Sainte-Clotilde de Paris.

Le Lcl Richard, commandant du 32ème RAO :

Le 16 avril 1923, le LcL Paul Richard prend le commandement du 32ème RAO et resetra à ce poste,jusqu'au 27 octobre 1924.

Des raids de 1.300 et 1.600 kms :

Le 5 mai 1923, l'Adj Joseph et le Cne Charles Marcetteau de Brem, appartenant au 32ème régiment d'aviation d'observation, ont quitté le terrain d'aviation de Dijon-Longvic à 3 heures. Après avoir fait des escales techniques à Istres, à Bordeaux, ils se sont posés au Bourget à 16h30. Leur raid, comme on l'appelai à l'époque, a duré près 13 heures, dont 10h45 de vol, ayant effectué un parcours de 1.600 kms. Le Cne Marcetteau de Brem était titulaire du brevet de pilote militaire n° 19.074 obtenu à la section d'entrainement du 32ème RAO, le 23 mai 1921.

Le même jour, l'équipage composé du Sgt Jean Delmontel (pilote) et du Sgt (Travers ou Traves) (mécanicien) du 32ème RAO a décollé de Dijon-Longvic à 4h30. Après avoir ravitaillé à Lyon-Bron, Bordeaux-Mérignac, Tours-Parçay-Meslay, Avord, les deux aviateurs se posent à Longvic à 15h30. Ils ont effectué 1.300 kms en 11 heures dont 9h10 de vol.

Nouveau raid de 1.950 kms :

Le 9 juin 1923, le Sgt Jean Delmontel (pilote), en équipage avec le Sgt (Travers ou Traves) (mécanicien) repartent pour un nouveau vol à grande distance. Ils partent de Dijon-Longvic à 2h07 et ont suivi l'itinéraire suivant : Istres, Toulouse, Pau, Tours, Villacomblay pour revenir à Dijon, soit 1.950 kms en 13h de vol. Le Sgt Delmontel était titulaire du brevet de pilote militaire n° 14.715 ontenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 21 juillet 1918.

Remise de son drapeau au 32ème RAO :

Le 15 juillet 1923, le 32ème régiment d’aviation d'observation a reçu, des mains du président de la République, son drapeau dans la cour d'honneur des Invalides, à Paris. Alors que plusieurs avions du 32ème survolaient le train, l'étendard est arrivé en gare de Dijon, le 18 juillet. Il a été conduit sous escorte à Longvic, où il a été présenté à l'ensemble du régiment.

Construction des magasins d'escadrilles :

Le 21 août 1923, la Chefferie du Génie de Dijon a adjudiqué cinq lots de travaux visant à la construction des magasins d'escadrilles du 32ème RAO. Ces lots étaient les suivants :

  • Terrassements, maçonneries pour 65.000 fr,
  • Charpente en bois, menuiserie pour 30.000 fr,
  • Ferronnerie et serrurerie pour 105.000 fr,
  • Zinguerie. plomberie pour 6.600 fr,
  • Peinture et vitreries pour 7.500 fr.

Nouveau raid de 1.100 km :

Le 6 août 1923, le Sgt Marcel Boucaud (pilote), en équipage avec le Sgt Sénéchal (mécanicien), tous deux affectés du 32ème RAO de Longvic, ont réalisé le raid suivant : Longvic, Lyon, Clermont-Ferrand, Avord, Tours, Villacoublay et Longvic, soit 1.100 kilomètres, en 8h05 de vol effectif. Le Sgt Boucaud était titulaire du brevet de pilote militaire n° 18.993 obtenu à l'école militaire d'Istres, le 27 avril 1921.

La 3ème brigade mixte aérienne :

Elle est composée :

  • d'un état-major à Dijon,
  • du 32ème régiment d’aviation d'observation sur le terrain d'aviation de Longvic,
  • le 404ème régiment d'artillerie anti-aérienne (DCA) à Dijon.

Ces éléments n'appartiennent pas au corps d'armée. Ils sont juste stationnés sur le territoire de la 8ème région de corps d'armée.

Aménagement intérieur des magasins et ateliers :

Le 4 octobre 1923, la Chefferie du Génie de Dijon a adjudiqué un lot de travaux visant à l'aménagement intérieur des magasins et ateliers du parc d'aviation du 32ème RAO. Il s'agissait d'un lot unique pour la menuiserie, serrurerie, peinture pour un montant de 70.000 fr.

Meurtre par jalousie :

Le 12 septembre 1923, une enquête judiciaire a été ouverte suite à l’assassinat de Mlle Maire-Louise Meilleur, à Beaune, par le Sol Adrien Vianet du 32ème RAO de Dijon-Longvic. Il a été établi que cette jeune fille était réellement fiancée à ce militaire, mais que, sans l’avertir, elle s'était fiancée avec un autre. C'est pendant qu'il était en permission chez ses parents, à Beaune, que Vianet apprit la trahison de sa promise et résolut de se venger. Le Sol Vianet, qui avait été arrêté, a été remis en liberté, les renseignements fournis sur Germaine Meilleur s'étant révélés particulièrement mauvais. Née à Noiron, près de Gevrey-Chambertin, la fiancée volage avait quitté sa famille pour entrer dans une maison de tolérance à Châlon-sur-Saône. Là-bas, elle avait été poursuivie, avec un complice, pour trafic de drogue. Ayant été acquittée, Germaine Meilleur vint s'installer à Beaune. Elle portait, sur le bras gauche, le portrait tatoué de son ami dealer. Même libre, il restait en attente de son passage devant le conseil de guerre du 8ème corps. Le 7 décembre 1923, il a été condamné à 5 ans de prison et à la dégradation militaire.

Le Cdt Van Den Vaéro, commandant de groupe :

Le 25 septembre 1923, le Cdt Max Van Den Vaéro, auparavant directeur du magasin général d'aviation n° 2, est affecté au régiment comme commandant de groupe. Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 43 obtenu le 31 août 1911.

Installation de lavabos-vestiaires et service photographique :

Le 24 octobre 1923, la Chefferie du Génie de Dijon a adjudiqué cinq lots de travaux pour l'installation d'un service photographique, de vertiaires, de lavabos et de W.C au 32ème RAO. Ces lots étaient les suivants :

  • Terrassements, maçonneries pour 90.000 fr,
  • Charpente en bois, menuiserie pour 13.000 fr,
  • Ferronnerie et serrurerie pour 20.000 fr,
  • Couverture, zinguerie, plomberie pour 20.000 fr,
  • Plâterie, peinture et vitrerie pour 7.000 fr.

Travaux d'aménagement intérieur des magasins et ateliers :

Le 27 novembre 1923, la Chefferie du Génie de Dijon a adjudiqué un lot de travaux pour l'aménagement intérieur des magasins et ateliers du 32ème RAO. Il s'agissait d'un lot unique pour la menuiserie, serrurerie, peinture.

Modifications dans l'organisation de l'aéronautique militaire :

Le 1er janvier 1924, le ministre de la Guerre a apporté les modifications suivante à l’organisation de l’aéronautique militaire :

  • 1 - Transfert à l’Armée du Rhin du 1er groupe (3 escadrilles héritières des traditions des SPA 37, SPA 81, SPA 93) du 1er régiment d’aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz pour entrer dans la composition du 33ème régiment d’aviation.
  • 2 - Transfert au Bourget du 2ème groupe (3 escadrilles héritières des traditions des SPA31, SPA 48, SPA 94) du 1er régiment d’aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz pour entrer dans la composition du 34ème régiment d’aviation du Bourget-Dugny.
  • 3 - Transfert à Dijon des 4ème et 8ème escadrilles (héritières des traditions des SPA 15 et SPA 77) du 2ème régiment d’aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof pour entrer dans la composition du 32ème régiment d’aviation de Dijon-Longvic.

 

Le 32ème régiment d'aviation mixte
de Dijon-Longvic
Période du 1er mars 1924 au 1er mai 1930

1er groupe de reconnaissance
1ère escadrille ---> trad de la BR 220
2ème escadrille ---> trad de la BR 111
- - - - -
2ème groupe de chasse
5ème escadrille ---> trad de la SPA 15
6ème escadrille ---> trad de la SPA 77
- - - - -
3ème groupe d'observation
11ème escadrille ---> trad de la BR 35
12ème escadrille ---> trad de la BR 7
- - - - -
4ème groupe d'observation
13ème escadrille ---> trad de la BR 201
14ème escadrille ---> trad de la BR 219
- - - - -
5ème groupe d'observation
15ème escadrille ---> Création sans reprise de tradition, le 01/03/1924.
16ème escadrille ---> création sans reprise de tradition, affectée à Avord, le 26/09/1924.

Les insignes métalliques des escadrilles du 32ème régiment d'aviation d'observation de la période allant du 1er mars 1924 au 1er mai 1930 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Les insignes métalliques des 15ème et 16ème escadrille n'ont pas encore été retrouvés, les versions peintes sur les avions sont présentées - Planche Albin Denis.

Le 32ème régiment d'aviation mixte
de Dijon-Longvic
Période du 1er mars 1924 au 1er mai 1930

Un appelé tente de voler une vieille femme :

Le Sol Roger Mirabel profita d'une permission pour dévaliser une vieille femme, Mlle Bacigalupo. Il pénétra par effraction dans son appartement, situé au 98, rue Michel-Bizot, armé d'un revolver et d'une matraque. Surpris en pleine action, il tenta d'assommer sa victime, mais celle-ci heurla tellement fort, que notre apprenti cambrioleur prit la fuite sans rien emporter. Normalement, cette affaire aurait dû être jugée devant une cour d'assises. En raison des conclusions du rapport médical du docteur Claude qui admettait une atténuation de la responsabilité, il fut envoyé en correctionnelle. Le 16 avril 1924, le Sol Mirabel a été condamné à 5 ans de prison, 100 francs d'amende et dix ans d'interdiction de séjour.

Capotage au cours d'un atterrissage en campagne :

Le 31 mai 1924, une panne de moteur a obligé le Ltt Albert Balllet du 32ème RAO a atterrir dans un champ de seigle, près de Remiremont. Pendant le roulage, l'appareil a capoté et a été gravement endommagé. Le pilote, pour une fois, est indemne. Le Ltt Ballet était tituliare du brevet de pilote militaire n° 13.033 obtenu pendant la mission en Roumaine, le 10 février 1918.

Accident mortel au cours du meeting de Châlon-sur-Saône :

Le 8 juin 1924, au cours du meeting d’aviation de Châlon-sur-Saône, le Sgt Jean Guedin, pilote du 32ème RAM de Dijon-Longvic, participait à une course de vitesse, aux commandes de son avion de chasse. Malheureusement, l'aile gauche de son appareil a accroché le paratonnerre d’une usine. Son avion, déséquilibré, s'est écrasé au sol, à une centaine de mètres de là. Le pilote, âgé de 28 ans, a été tué sur le coup. Son appareil a été détruit. Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 19.206 qu'il avait obtenu le 15 octobre 1921 et avait reçu l'insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° 16.008.

Tentative de l'Adj Foiny :

Le 10 juin 1924, l'adjudant Jean Foiny, pilote du 32ème régiment d’aviation mixte, a décollé du terrain de Villacoublay, aux commandes d'un Bréguet 17 C 2, pour tenter de battre le record détenu par le Col Joseph Vuillemin, actuellement commandant du 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty, dans la compétition de la coupe Zénith. Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 7940 obtenu à l'école militaire d'aviation de Chartres, le 16 août 1917.

Capotage en campagne :

Le 18 juin 1924, un Breguet 14 A2 (ou 17 A 2), appartenant au 32ème RAM, a capoté en atterrissant en campagne, suite à une panne moteur, sur le territoire de la commune de Saint-Honoré-les-Bains, près de Nevers (Nièvre). L'équipage, composé du Sgt Gaston Thaveau (pilote) / Sol Ouelles ou Cuelles (mécanicien), a été légèrement blessé mais a pu évacuer l'avion sans blessure supplémentaire. Le Sgt Thaveau était titulaire du brevet de pilote militaire n° 19.891 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 2 mai 1923. Il détenait l'insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° 16.694.

Le coupe Lamblin :

Le 23 juillet 1924, le Ltt Marty, pilote du 32ème régiment d'aviation mixte, a décollé du terrain du Bourget pour tenter de battre la coupe Lamblin actuellement détenu par le Ltt Challes qui avait couverts les 1.260 km du parcours Le-Bourget-Istres-Le-Bourget en 8h27, à une moyenne de 149 km/h.

Accident mortel :

Le 29 juillet 1924, le Cal Georges Voisin, pilote du 32ème régiment d’aviation mixte, avait décollé dans l’après-midi, aux commandes d’un Nieuport 29, pour participer à un entrainement de voltige. En évolution à 1.000 mètres, l'avion partit en vrille et s'écrasa dans un champ entre les villages d'Ouges et de Neuilly-les-Dijon. Après l'impact, l'avion prit feu et le pilote, toujours prisonnier des débris, fut brûlé vif. Le Cal Voisin était originaire de Besançon et était libérable cette année. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital de Dijon. Le Cal Voisin était titulaire du brevet de pilote militaire n° 20.263 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 19 avril 1924.

Un piqué qui se termine mal :

Le 2 septembre 1924, le Sgt Robert René Sement, pilote de la 5ème escadrille (traditions de la SPA 15) du 32ème régiment d'aviation mixte, s'entrainait, aux commandes d'un Nieuport-Delage NiD 29, à la voltige et à l'acrobatie. Au cours d'une descente en boucle, en partant de 1.000 mètres d'altitude, son chasseur est parti en perte de vitesse, puis a enchainé par une vrille qui n'a pu être rattrapé par son pilote. Le biplan s'est écrasé à seulement 200 mètres du terrain d'aviation, entre la caserne et le canal, sur le terrotire de la commune d'Ouges. Le Sgt Sement a été décapité au cours de l'impact. Lé le 8 juillet 1904, il était originaire de Châteaudun (Eure-et-Loir). Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 20.220 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 1er avril 1924 et possédait l'insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° 17.052. Avec les accidents des 29 juillet et 2 septembre, on constate que les jeunes pilotes, sortant d'école, sont particulièrement vulnérables lors des accidents qui surviennent dans les premiers mois de leur affectation en unité opérationnelle. Il faudra attendre l'arrivée d'avions de type école, comme le Caudron C 59, pour parfaire l'entrainement de ces recrues et réduire leurs pertes.

Le Col Ludmann, commandant du 32ème RAM :

Le 28 octobre 1924, le Col Gaston Ludmann prend le commandement du 32ème RAM et le conservera jusqu'au 8 juillet 1931.

Un déserteur arrêté :

Le 17 janvier 1925, les gendarmes d'Epinay, à la suite d'une enquête rapide, ont arrêté le Sol Maurice Vuillemenot, affecté au 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic. Vuillemenot était recherché pour désertion, à la suite d’un important vol d’argent. Pour détourner la police, il portait une tenue de sergent-pilote. L’argent, les bons de la Défense et autres objets volés, ont été restitués à leur propriétaire et le soldat a dû répondre, aux inculpations de désertion, usurpation de fonctions et vol.

Séance d'instruction pour les officiers :

Le 28 mai 1925, une séance d'instruction a réuni un grand nombre d'officiers d'active et de réserve aux établissement du Creusot. Elle a été suivie d'une visite du 32ème régiment d'aviation mixte avec les visites commentées du parc, de la section photographique et de la présentation des divers appareils en service dans le régiment.

Un avion en flammes :

Le 8 mai 1925, le Cne Raymond Clauzel, pilote du 32ème RAM, tentait de battre son propre record réalisé le 17 avril de la même année. Alors qu'il évoluait à 8.000 mètres d'altitude et après une grosse série de ratés, un feu se déclara au niveau du moteur. L'officier réussit à éteindre le début d'incendie en utilisant son extincteur de bord. Il entretrit une descente rapide pour atterrir aux environs du bois de Saint-Foy. Juste au moment où l'appareil touchait le sol, le feu repartit de plus belle. L'officier put se dégager et quitter l'habitacle de son avion avant que les flammes détruisent complétement l'appareil. Le Cne Clauzel était titulaire du brevet de pilote militaire n° 12.892 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 24 avril 1918.

Tué sur le toit d'un wagon :

Le 20 mai 1925, le Sol Eugène Rougeot, 20 ans, affecté au 32ème régiment d'aviation mixte, rentrait de permission de Paris où habitaient ses parents. Ayant trop chaud dans son compartiment, il eu la mauvaise idée de monter sur le wagon. Malheureusement, au passage sous le pont, il fut projeté sur le soufflet et tué sur le coup. Entre les gares de Serrigny et de Beaune, un voyageur a actionné le signal d'alarme, car en passant d'un wagon à l'autre par le soufflet, il avait constaté qu'il pleuvait du sang en provenance de la partie supérieure. Le cadavre du jeune soldat fut découvert en gare de Beaune.

Un vol d'essai qui se termine dans un champ :

Le 10 juin 1925, un équipage du 32ème RAM, composé d'un lieutenant et un soldat mécanicien, effectuait un vol d'essai à bord d'un Breguet 14 A2. En approche, l'avion a capoté et est abimé dans un champ. Par chance, les deux aviateurs ont pu sauter de la carlingue avant que l'avion ne touche le sol où il a été détruit. L'officier s'est relevé indemne et le mécanicien n'a été que légèrement blessé à la face.

Un orage pendant le meeting de Dijon-Longvic :

Le 19 juillet 1925, au cours des évolutions pendant le meeting aérien de Dijon, un violent orage s'est déclaré sur le terrain. Pendant que la tempête sévisait, la visibilité étant tombée à zéro, les moyens techniques du 32ème RAM ont assuré l’éclairage de l’aérodrome, grâce à ses puissants projecteurs. Ils ont permis à tous les avions en l'air de rentrer sans incident.

Départ des aviateurs américains pour le Maroc :

Le 5 août 1925, sept Bréguet 14 A2 à moteur Renault ont été rassemblés sur le terrain d'aviation du Bourget - Dugny. Ces avions doivent rejoindre le Maroc. Des équipages franco-américains ont été constituées comme tels :
  • Cdt Happe (F) du 12ème RAB de Neustadt / Col Sweeny (USA),
  • Cne Robini (F) du centre de Versailles / Lcl Parker (USA),
  • Cne Papin (F) du 11ème RAB de Frescaty / Lcl Kerwood (USA),
  • Cne Delaitre (F) du 11ème RAB de Frescaty / Maj Pollock (USA),
  • Cne Escalier (F) du 38ème RAM de Yutz / Cne Weller (USA),
  • Cne de Plozel (F) du 32ème RAM de Longvic / Cne Holden (USA),
  • Ltt Héraud (F) du 12ème RAB de Neustadt / Cne Dullen (USA).

Les avions ont commencé leur périple en décollant à 15h45 à destination du terrain de Dijon-Longvic.

Deux tués au Maroc :

Le 29 septembre 1925, l'équipage, composé du Sgt René Lavenu (pilote) et du Sol Louis Escalas (mécanicien), appartenant tous les deux à la 14ème escadrille (traditions de la BR 219) du 32ème RAM, a été tué au cours d'un accident d'avion, au cours d'un déplacement entre Sidi-Djellil et Taxa. Cette unité, rattachée au 32ème RAM, était alors détachée au Maroc. Les deux aviateurs ont été décorés de la Croix de Guerre de TOE, associée à une citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume.
* Croix de guerre des TOE et citation n° 214 à l'ordre de l'armée, à titre posthume, décernée par le Général Naulin, commandant supérieur des troupes du Maroc, au Sgt René Alexandre Lavenu, pilote de la 14ème escadrille du 32ème régiment d'avion, en date du 16 novembre 1925 : "Bon pilote, plein d’allant. Tué en service commandé (chute d’avion) au cours du déplacement Sidi-Djellil - Taxa, le 29 septembre 1925."
* Croix de guerre des TOE et citation n° 214 à l'ordre de l'armée, à titre posthume, décernée par le Général Naulin, commandant supérieur des troupes du Maroc, au Sol Louis Jean Henri Escalas, mécanicien de la 14ème escadrille du 32ème régiment d'avion, en date du 16 novembre 1925 : "Bon mécanicien, tué en service commandé (chute d’avion) au cours du déplacement Sidi-Djellil - Taxa, le 29 septembre 1925."

Les deux aviateurs ont reçu la Médaille Militaire, à titre posthume, le 1er mai 1926.

Collision en vol au-dessus du terrain :

Le 19 octobre 1925, pendant la visite d'inspection du général Niessel, un avion de chasse, piloté par le Cne Perron ou Teyron, a accroché, au-dessus du terrain d'aviation de Longvic, l’aile d’un autre appareil qui atterrissait. L’avion, piloté par le Cne Perron s'est écrasé. L'officier a été blessé et évacué sur l'hôpital de Dijon. L’autre aviateur a pu atterrir normalement et n'a pas été blessé.

Panne moteur au cours d'un vol de convoyage :

Le 29 octobre 1925, dans la soirée, un Breguet 14 A2, piloté par un caporal affecté au 32ème RAM, a été contraint d'atterrir, suite à une panne de moteur, sur le territoire de la commune de Diénay. L'avion, qui venait de la Perthe, et se dirigeait sur Dijon, a été gardé pendant la nuit par la gendarmerie d’Is-sur-Tille. Il a repris son vol le lendemain matin, après que les réparations, qui étaient nécessaires, on été réalisées.

Accident au décollage :

Le 1er décembre 1925, le Cal Henri Raphenne, pilote du groupe de chasse du 32ème RAM, qui se rendait en mission par la voie des airs, a été victime d'une panne moteur pendant la phase de décollage du terrain de Longvic. L'avion a capoté et a été complètement détruit. Le pilote, blessé à la tête, a été évacué sur l'hôpital de la ville. Le Cal Raphenne était tituliar du brevet de pilote militaire n° 20.670 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 13 août 1925.

Retourné dans un champ :

Le 28 février 1926, un avion, monté par un sergent (pilote) et un lieutenant (observateur), tous les deux du 32ème RAM, naviguait entre Genlis et Varanges quand un feu se déclara à bord. Les deux membres d'équipage réussirent à stopper la propagation du sinistre avec des extincteurs. Pour revenir sur le plancher des vaches le plus rapidement possible, le pilote piqua violemment et se prépara à atterrir sur un terrain labouré. Malheureusement, en février, les terres sont gorgées d'eau et l'avion après quelques mètres de roulage, s'embourba et partit en capotage, avant de finir sur le dos. Heureusment, les deux hommes ne furent que légèrement blessés.

Stages volontaires d'observation en avion :

Un stage d'observation aérienne pour les officiers de toutes armes volontaires pour recevoir l’instruction d’observateur en avion, a eu lieu au début de mai 1926.

Il a comporté deux périodes :

  • 1ère période de 90 jours réservée à l'instruction, au cours de laquelle les officiers ont reçu l’instruction d'observateur en avion.
  • 2ème période de 15 jours réservée à l'application pratique, pendant laquelle les officiers stagiaires ont été détachés dans un camp d’instruction ou en manoeuvres avec le régiment dans lequel ils ont reçu l’instruction d’observateur.

Les stages ont eu lieu dans les formations d’aviation suivantes :

  • 31ème régiment d’aviation mixte à Tours-Parcay-Meslay,
  • 32ème régiment d’aviation mixte à Dijon-Longvic
  • 33ème régiment d’aviation mixte à l'armée française du Rhin,
  • 34ème régiment d’aviation mixte au Le Bourget-Dugny,
  • 35ème régiment d’aviation mixte à Lyon-Bron,
  • 36ème groupe d’aviation à Pau-Pont-Long,
  • 38ème régiment d'aviation mixte à Thionville-Basse-Yutz,
  • 1er groupe d’aviation d’Afrique à Alger,
  • 2ème groupe d’aviation d’Afrique à Oran,
  • 4ème groupe d’aviation d’Afrique à Tunis.

Croix de Guerre des TOE :

* La Croix de Guerre des TOE avec étoile de bronze, associée à une citation n° 684/A à l'ordre du régiment, a été décernée par le Col Armangaud, commandant l'aéronautique du Maroc, au Sgt Camille Joseph, mitrailleur du 32ème régiment d'aviation mixte, en date du 3 mars 1926 : "Sous-officier mitrailleur de premier ordre, ayant déjà trois ans de Maroc, est parti comme volontaire avec une escadrille de renfort. N'a pas cessé, au cours des opérations du front nord, de montrer, en toutes circonstances, le plus grand mordant. Est tombé deux fois en panne en bordure de la dissidence. La seconde fois, le 1er décembre, au cours d’une mission photographique. a, par suite de panne de moteurs, son avion écrasé à proximité du poste de la ligne Ahelez Zaouia."

Un avion part en fumée :

Le 21 mars 1926, à 23 heures, au cours d'un vol de nuit, un avion piloté par le Sgt Voinéat, en équipage avec le Sgt Ory, du 32ème régiment d'aviation mixte, a capoté et a pris feu en atterrissant sur le terrain d'aviation du camp de Longvic. Les deux hommes ont réussi à quitter leur appareil avant l'embrasement final et n'ont pas été blessés.

Mort de l'Adc Joseph au Maroc :

Le 7 avril 1926, l'adjudant-chef Henri Joseph, pilote appartenant à une des deux escadrilles détachées au Maroc, a été tué par les rebelles au cours d'une mission photographique qu'on avait prévue extrêmement périlleuse dans la région, au nord de Taza. Il avait la réputation d'être audacieux et adroit, tout en étant un technicien de premier ordre. Il laisse une veuve et trois enfants, dont le plus jeune était gravement malade, suite d'un accident survenu récemment.

Deux aviateurs quittent à temps leur avion en feu :

Le 29 avril 1926, un Breguet 14A2 piloté par le Sgt Delâtre, pilote de la 15ème escadrille du 32ème régiment d'aviation, a capoté en atterrissant sur le terrain d'aviation de Saran, près d'Orléans. Il était en équipage avec le Sgt Goyot (mécanicien). La 15ème escadrille, unité détaché sur le terrain d'Avord, effectuait une période d'exercices à Saran, jusqu'au 5 mai. Au moment de l'impact, le réservoir d'essence se fractura et le feu pris immédiatement dans l'appareil. Les deux aviateurs ont réussi à s'extraire à temps de leurs postes et n'ont eu à souffrir que de légères contusions. L'avion a entièrement été détruit.

Capotage en campagne :

Le 7 juin 1926, un avion, piloté par le Cal Raymond Guillin du 32ème RAM, a capoté dans les champs à proximité du village de Brussey (Haute-Saône). Juste avant, des habitants du village avaient aperçu l'avion volant à une très faible altitude, passant au-dessus des maisons et rasant les toitures. Il était évident que son avion était en panne moteur et qu'il cherchait à atterrir de toute urgence. Comme souvent, atterrir au hasard dans un champ non préparé et nivelé, ne se déroulait pas sans incident.

Le Sgt-Major Thirion tué au cours d'un accident :

Le 8 juillet 1926, le Sgt-major Marcel Thirion, pilote du 32ème RAM, était détaché à la 14ème escadrille du Maroc. Lors du décollage du terrain d'aviation de Taza, pour une mission de bombardement, son avion s'est écrasé en bordure du terrain. Le Sgt-Major Thirion a été tué et le Sgt Boiteux (mécanicien / mitrailleur), qui faisait équipage avec lui, s'en est tiré indemne. Le Sgt-Major Marcel Désiré Raymond Thirion détenait le brevet de pilote militaire n° 20.439 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 5 octobre 1924.

* Croix de guerre des TOE et citation à l'ordre de l'armée, à titre posthume, du Sgt-Major Marcel Thirion, pilote de la 14ème escadrille du 32ème régiment d'aviation mixte, en date du 23 juillet 1926 : "Pilote remarquable, sous-officier modèle, toujours volontaire pour toutes les missions périlleuses. Modeste autant que courageux, avait su forcer l’admiration de ses chefs et de ses camarades. Tué en service commandé le 8 juillet 1926. Déjà cité."

Deux aviateurs détachés au Maroc récompensés :

* Croix de guerre des TOE et citation à l'ordre de l'armée décernée par le commandant supérieur des troupes du Maroc au Ltt Pierre Marie Mazin, pilote de la 12ème escadrille du 32ème régiment d’aviation mixte, en date du 12 juillet 1926 : "Officier observateur remarquable, s’est distingué dans toutes les missions qui lui ont été confiées au cours des dernières opérations du front sud. Le 23 mai, s'est signalé de façon particulière en rapportant des renseignements d une grande précision sur la progression de la 1ère DM."

* Croix de guerre des TOE et citation à l'ordre de l'armée décernée par le commandant supérieur des troupes du Maroc au Sgt Edouard Poirey, de la 12ème escadrille du 32ème régiment d'aviation mixte, en date du 12 juillet 1926 : "Beau pilote de guerre. Le 19 mai, a fait preuve d'un cran remarquable dans l’attaque à la bombe et à la mitrailleuse d’un groupe ennemi qui défendait l’accès du Bab Khemis (front de la 1ère DM)."

Les escadrilles détachées au Maroc citées à l'ordre de l'armée :

* Croix de Guerre des TOE avec palme et citation à l'ordre de l'armée de la 12ème escadrille du 32ème régiment d’aviation mixte, en date du 13 juillet 1926 : "Bonne unité de combat; venue en renfort au Maroc le 6 septembre 1925, sous l’impulsion intelligente et énergique de son chef, le capitaine Demarle, a fourni en fin d’opérations de 1925 et au cours de l’hiver 1925-1926, un travail important de reconnaissances, surveillances, bombardements, missions, photos. S’est particulièrement signalée pendant le travail d’hiver au cours de l’action de nos partisans qui ont porté notre ligne sur les rives de l’Ouergha, et le 28 décembre 1925, au cours de l’opération contre les Béni Bon Sellen. Au 12 juillet 1926, totalise plus de 1.400 heures de vol en montagne, dont 965 vols guerre. 433 missions; a lancé 26.000 kilos de projectiles."

 

 

* Croix de Guerre des TOE avec palme et citation à l'ordre de l'armée de la 14ème escadrille du 32ème régiment d’aviation mixte, en date du 13 juillet 1926 : "Arrivée en renfort au Maroc, le 7 septembre 1925, a, sous le commandement énergique du capitaine Lesourd, puis du lieutenant Blanger, participé à l’action intense de l’aviation en fin d'opérations de 1925. Pendant l’hiver 1925-1926, a soutenu par de multiples bombardements l’avance de nos partisans, progressant sur les rives de l’Ouertrha, puis notre action sur les Béni Bon Selten, le 28 décembre 1925. A exécuté depuis son arrivée au Maroc plus de 1.100 heures de vol, dont 848 heures de vol de guerre et 535 missions, lançant 33.000 kilos de projectiles."

Dégradations sur un avion :

En avril 1926, le 32ème RAM avait confié, à titre de prêt, un avion Nieuport 29 à l'association amicale et aéronautique de Beaune. Cet appareil, qui servait exclusivement à l'instruction, était parqué dans le hangar de l'association. Le 2 août 1926, le gardien communal, en faisant sa ronde, a découvert que l'on avait pénétré par effraction dans le hangar. M. Mouget, président de l'association, arrivé sur place, a constaté que le pare-brise avait été enlevé, plusieurs nervures détruites pour un total de 1.000 francs. Une enquête de gendarmerie est orientée sur un vol de cuivre.

Accident au passage à niveau :

Le 18 octobre 1926, à minuit trente, un taxi, conduit par M Emile Paliud, 25 ans, avait chargé quatre militaires du 32ème RAM revenant de permission et rentrant au camp de Longvic-Ouges. Arrivé au passage à niveau de la rue d'Anxonne, le chauffeur, croyant la barrière ouverte, est arrivé à vive allure, a défoncé la barrière. Son véhicule s'est immobilisé sur les voies. A cet instant, l'express Dijon-Lille est arrivé, a poussé la voiture sur plusieurs dizaines de mètres, avant de la projeter sur le côté de la voie. Des cinq occupants, le Sol Colombot a été relevé dans un état très grave, le Sol Mograin et le conducteur ont été contusionnés, tandis que les deux autres n'ont pas été blessés et ont pu regagner leur régiment. Pendant l'enquête de gendarmerie qui a suivi, le chauffeur a prétendu avoir vu la barrière ouverte, alors qu’elle était bien baissée. D'ailleurs la voiture, qu'il conduisait et qui roulait vite, l'a brisé en passant.

Un officier détaché au Maroc cité à l'ordre de l'armée :

* Croix de Guerre des TOE et citation à l'ordre de l'armée du Slt Christian Delaplace, pilote au 32ème régiment d’aviation mixte, en date du : "Officier pilote de réserve venu comme volontaire au Maroc, a montré le plus bel allant en maintes circonstances. A pris part à quatre bombardement à longue distance, dans la baie Albucemar. Le 28 décembre 1925, lors de l'affaire de l’Adrar M’Terial, a exécuté dans la même journée, tant comme pilote que comme observateur, sept missions de bombardement et combat."

Un drame passionnel :

Le 30 mars 1927, un drame passionnel s’est déroulé dans une chambre de l’Hôtel Terminus, occupée par l'Adc François Colet, 39 ans, affecté au 32ème RAM à Dijon, et son amie, Mme Séguin, une veuve de 40 ans, infirmière. Comme le militaire voulait rompre ses relations avec son amie, cette dernière lui tira un coup de revolver dans le dos alors qu’il faisait sa toilette. Grièvement blessé, il a été évacué sur l’hôpital. La coupable a été aussitôt arrêtée. Elle a déclaré que si son amant n'avait pas réussi à la désarmer, elle se serait suicidée.

Un avion s'écrase à Nérondes :

Le 18 mai 1927, un groupe d’avions de la 14ème escadrille du 32ème régiment d’aviation mixte, décollait du camp d'aviation de Longvic, pour aller à destination du terrain de la Martinerie, près Chàteauroux, siège du 3ème régiment d'aviation de chasse. Le vol aller s'est fait sans incident, passa au-dessus de la ville de Bourges. C'est pendant le vol retour que se produisit l'accident. Il s’est produit à proximité des maisons du bourg de Tendron, dont les habitants virent tout à coup un avion descendre en vol plané, puis piquer du nez sur le sol, non loin de la ferme de la Jorde, à 2 kilomètres de Nérondes, pour finalement s'écraser dans un pré appartenant à M. de Gourcuff. Les témoins accoururent et, près de l’appareil en feu, trouvèrent l’un des aviateurs, blessé et cherchant à dégager le corps de son compagnon, emprisonné dans la carlingue. Malheureusement, l'avion fut rapidement détruit par le feu et il fut impossible aux témoins de dégager le Ltt Mazier. Les restes mortels de l'observateur ont été placés dans une automobile et transporté à l’hôpital militaire de Bourges, de même que, dans une autre voiture, on conduisait le pilote blessé, qui avait la jambe droite cassée en deux endroits. Les deux membres d'équipages était l'Adj Mulot, originaire de Montcaux-les-Mines, pilote militaire depuis 10 ans et le Ltt Mazier, élève de l'école de guerre, affecté récemment comme stagiaire au 32ème RAM. Le 20 mai 1927, les obséques du Ltt Mazier ont eu lieu à l'hôpital militaire de Dijon.

Le lendemain, le pilote a pu témoigner alors qu'il était sur son lit d'hôpital : "Nous revenions de Chàteauroux pour rentrer à Dijon, lorsque, après avoir dépassé Avord, je constatai que mon réservoir d’eau était vide et que le moteur commençait à gripper. Je fis faire demi-tour à mon Bréguet 19, dans le but et l’espoir de gagner le terrain d’atterrissage de l'école d'Avord ; mais, voyant que je n’en aurais pas le temps, je décidai d’atterrir au plus tôt. A quelques mètres du sol, le moteur prit feu et l’appareil, ayant rencontré une clôture de fil de fer, piqua du nez sur le sol. Je pus me dégager et me portai au secours de l’officier observateur qui m'accompagnait, mais je dus y renoncer. Les habitants sont venus à notre secours, mais leurs efforts furent vains."

Touche un peuplier en finale :

Le 3 juin 1927, un Breguet militaire du 32ème RAM, survolant en basse altitude la région d'Arnay-le-Duc, a été victime d'une panne de moteur. Rapidement, l'équipage a été contraint de chercher une zone d'atterrissage et s'est dirigé vers une prairie, à 500 mètres du village de Mineure. Malheureusement, en finale, l'aile droite de leur appareil a heurté un peuplier et l'avion s'est écrasé au sol. Son équipage était composé du Sgt Pierre Gérard, âgé de 22 ans, un pilote de réserve originaire de Dijon, mécanicien à Arnay, et par son frère. Les deux hommes ont été sérieusement blessés et l'avion détruit. Le Sgt Gérard était titulaire du brevet de pilote militaire n° 20.388 obtenu à l'école civile d'aviation Farman, le 11 septembre 1924.

Mort d'un pilote après un capotage :

Le 14 juin 1927, un biplace, monté par le Cal Robert Peugeot, 21 ans, pilote du 32ème RAM, et par un Slt observateur, stagiaire à l'Ecole de Guerre, est tombé en perte de vitesse sur le terrain de Longvic. Le pilote, originaire de Sochaux, a été évacué avec une plaie profonde au crâne. Il est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital quelques heures plus tard. L'observateur a eu la machoire fracturée. Le Cal Peugeot était titulaire du brevet de pilote militaire n° 21.103 obtenu à l'école civile d'aviation Caudron, le 18 septembre 1926.

La coupe Breguet :

Le 21 juin 1927, le Cne Alexandre Wizen, commandant d'escadrille du 32ème régiment d'aviation mixte, a terminé son deuxième circuit de la Coupe Bréguet à la moyenne horaire de 190 km. 550. Le 13 août, à l'occasion de son 4ème circuit, il se classe 2ème de la coupe Breguet avec une moyenne de 202,400 km/h. Le Ltt Lassalle est alors premier. Le Cne Wizen était titulaire du brevet de pilote militaire n° 14.236 obtenu à l'école militaire d'aviation de Vineuil, le 26 juin 1918.

Vol d'outils dans un avion :

Le 9 août 1927, des manœuvres combinées avaient lieu entre Lure et Luxeull. Un avion de reconnaissance, monté par le Cal Beauregard (pilote), le Ltt Perny (observateur) et le Cal Halige (mécanicien) du 32ème RAM, y prenait part. A la fin de l'exercice, l'appareil atterrit au camp d'aviation pour y faire son plein d’essence. Le mécanicien abandonna momentanément ses outils pour se rendre au dépôt distant d’une centaine de mètres. A son retour il constata la disparition d’une trousse garnie et n'eut d’autre ressource que d’aller porter plainte à la gendarmerie qui a fait l'enquête nécessaire. Des automobilistes arrêtés à hauteur du camp, sur la route, à proximité du hangar, ont été soupçonnés.

Résultats de la coupe Breguet :

A la fin août 1927, le Ltt Lasalle du 31ème régiment d'aviation de Tours se classe premier et le Cne Wizen du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon second.

* Ltt Donne du 34ème régiment d'aviation mixte du Bourget-Dugny, les 25. 26, 27 et 28 mai 1927, sur Bréguet 19 A2 à moteur Lorraine 400 cv. Parcours : Le Bourget. Metz, Dijon, Metz, Le Bourget, soit 973 km ; vitesse horaire calculée : 171 km/h.

* Cne Wizen du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic, les 20, 21. 22 et 23 juin, sur Bréguet 19 A2 à moteur Renault. 480 cv. Parcours : Dijon. Tours, Le Bourget, Tours, Dijon, soit 1.083 km; vitesse horaire calculée 189 km/h.

* Adj Muzart du 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon-Bron, les 21. 22. 23 et 24 juin, sur Bréguet 19 à moteur Lorraine 400 cv. Parcours : Bron, Istres. Bron, Châteauroux, Bron, soit 1.037 km : vitesse horaire calculée : 201 km/h. Classé 3ème.

* Adj A. Ratel du 3ème groupe d'ouvriers d'aviation de Villacoublay, les 22, 23. 24 et 25 juin, sur Bréguet 19 à moteur Renault de 480 cv. Parcours Le Bourget. Mourmelon. Lyon. Mourmelon, Le Bourget, soit 1.040 km. Vitesse horaire calculée 196 km/h.

* Adc Schmutz de l'Ecole d'application de l'aéronautique de Villacoublay, les 18, 19, 21 et 22 juillet, sur Bréguet 19 à moteur Benault de 480 cv. Parcours : Le Bourget. Metz. Dijon, Metz, Le Bourget, soit 973 km. Vitesse horaire calculée : 181 km/h.

* Ltt Lasalle du 31ème régiment d'aviation de Tours, les 21, 22, 23 et 24 juillet, sur Potez 25 à moteur Lorraine 450 cv. Parcours : Le Bourget, Metz. Dijon. Metz, Le Bourget, 973 km. Vitesse horaire calculée 207 km/h. Classé 1er.

* Cne Wizen du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon, les 9, 10, 11 et 12 août, sur Bréguet 19 à moteur Renault de 480 cv. Parcours : Dijon, Metz. Le Bourget, Metz. Dijon soit 973 km. Vitesse horaire calculée 204 km/h. Classé 2ème.

* Sgt Boucaut du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon : les 9, 11, 12 et 13 août, sur Bréguet 19 à moteur Renault de 480 cv. Parcours : Dijon. Metz, Le Bourget, Metz, Dijon, soit 973 km. Vitesse horaire calculée 198 km/h.

Raid vers Athènes :

Le 1er novembre 1927, le Cdt d'Harcourt et le Ltt Dumas du 32ème RAM, décollent à destination d'Athènes. Ils effectuent cette mission, à bord de leur avion d'armes, un Bréguet 19 à moteur Lorraine de 480 cv. Ils suivent l'itinéraire suivant : Vintimille, Pise, Naples, Brindisi, Laressa, Athènes et arrivent sur place, le 3 novembre.

Attribution des différents prix :

Le 12 janvier 1928, l'aéro-club de France a attribué les prix suivants :

  • Military Zenith : 1er prix à l'équipage composé du Sgt Etienne, Ltt Lefort, Adj Fouché, Sol Chiezal de l'Ecole d'Avord avec une vitesse moyenne de 117 km/h,
  • Coupe Michelin pour militaires : 1er prix au Cne Delaitre de Metz-Frescaty, avec la vitesse moyenne de 187 km/h.
  • Coupe Bréguet : 1er prix à l'équipage du Ltt Blanchard et de l'Adj Pignard du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic.
  • Coupe Renaud : 1er prix à l'équipage du Cne Challe et du Cne Weiser, pour leur tentative Le Bourget-Bender-Abbas soit 5.174 km.

Suicide d'un appelé :

Le jeune soldat Aimé Vola, affecté au 32ème RAM, était venu passer quelques jours de permission chez sa soeur. Le 12 avril 1928, sa soeur l'appela et n'ayant pas eu de réponse, elle se mit à le chercher. Après avoir ouvert la porte du grenier, elle le trouva pendu. Il était trop tard pour le sauver, la mort avait déjà fait son oeuvre. Il s'était pendu, complétement nu, attaché par le cou et les pides, et avait été retrouvé les jambes plus hautes que la tête. Il s'était peint le front et les joues avec des couleurs bleu et jaune.

Les avions du 21ème RABN pris dans la tempête :

Dans la nuit du 13 au 14 juin 1928, neuf avions du 21ème RABN de Nancy-Essey ont été pris dans une tempête très localisée alors qu'ils se rendaient au Bourget en effectuant un entrainement à la navigation de nuit. Cinq des avions ont pu se poser à destination, mais les quatre autres ont été contraints d'atterrir en campagne, l'un près du terrain du Bourget, le second près de Meaux, le 3ème près du Plessis-Belleville et le 4ème s'est écrasé près de Luzarches entrainant dans la mort le Ltt Sicard. Au cours de la même nuit, une formation de six avions du 32ème RAM a effectué le trajet Dijon-Metz et retour sans incident.

Accident du Cne Belanger :

Le 20 juin 1928, vers 21 heures, le Cne Samuel Belanger, commandant de la 15ème escadrille du 32ème RAM, se rendait à Nîmes, aux commandes d'un avion militaire. En cours de route, suite d’une baisse de régime du moteur, il a été contraint de faire un atterrissage en campagne, dans un champ de blé sur le territoire de la commune de Marsanne (Drôme). Comme souvent, l'avion a capoté. L'officier a été blessé à la tête et aux jambes. Il a été transporté à l’hospice de Montélimar mais son état n’inspirait pas d'inquiétudes. Le Cne Belanger a appartenu à l'escadrille du 32ème régiment d’aviation détachée à Avord, qu’il quitta il y a quelques mois auparavant pour Dijon. Il était titulaire du brevet de pilote mlilitaire n° 18.421 obtenu au 3ème régiment d'aviation de chasse de Châteauroux, le 6 juin 1920.

Encore un atterrissage en campagne :

Le 5 juillet 1928, un monoplace de chasse, piloté par un adjudant du 32ème RAM, a capoté en atterrissant dans un champ près de Tortzais. L’avion a été endommagé mais heureusement le pilote n’a pas été blessé.

Vol de groupe pour la Military Zenith :

Le 11 juillet 1928, dans le cadre des vols en formation de la Military Zenith, l’escadrille de six appareils du 32ème RAM, placée sous le commandement du Cne Maurice Péron, a décollé de l’aérodrome de Longvic à 5h02 et est rentrée le même jour, à 17h30. Les pilotes ont effectué le parcours de 1.338 kilomètres dans un remarquable vol de groupe. A cet instant, cette unité se classe première des tentatives exécutées en 10h28mn à la moyenne de 123 km/h. Le Cne Péron était titulaire du brevet de pilote militaire n° 15.557 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 29 août 1918.

Atterrissage en campagne suite à un départ de feu :

Le 25 juillet 1928, une formation de six avions du 32ème RAM, avait décollé de Longvic et se rendait à l'aérodrome de Lyon-Bron. Alors qu'elle survolait Mâcon, un départ de feu se déclara à bord de l'un des appareils, suite d'une fuite d'huile. Très rapidement, le pilote réussit à poser son chasseur monoplace dans un champ et put souffler les flammes avec son extincteur de bord. Il n'a pas été brûlé, ni blessé. Un piquet militaire a gardé l'appareil en attendant l'arrivée d'un mécanicien du centre de Dijon.

Sous-officiers de carrière :

Liste des sous-officiers du 32ème RAM admis dans le corps des sous-officiers de carrière au cours du 2ème trimestre 1928 :

  • Personnel navigant :
    • les Adc Viallard, Ducher, Prévost, Favre, Sistank, Villaume, Hautelin, Delpech, Gevrey;
    • les Adj Malot, Montchanin, Manuel, Andriot ;
    • le Sgc Gauthier.
  • Personnel non navigant (spécialiste) :
    • les Adc Derouet, Frélet, Delagarde. Bornier, Savin, Decuelnaer, Bayol ;
    • les Adj Bardet, Poivre, Godefroy, Boisselot ;
    • le Sgc Guyot
  • Personnel non navigant (non spécialiste) :
    • les Adc Rossignol, Casin, Galotte;
    • les Adj Parizot, Labarre, Tissier, Coulombel. Laureau, Jeoffroy, Derrière, Grangier, Falconnet J., Quénot, Falconnet A.,
    • le Sgc Deschamps ;
    • le Sgt Debrie.
  • Employés militaires :
    • l’adj maître armurier Reygrobellet ;
    • l’adj maître d'escrime Sanrey.

La coupe Military des avions de renseignements :

La 11ème escadrille du 32ème régiment d’aviation de Dijon s’est engagée pour disputer la Coupe Military des avions de renseignement. Les pilotes engagé dans la compétition sont les Cne Rouxel, Ltt de Tarie, Adc Vuillaume, Adj Thevenot, Sgt Capdaspe. Leurs appareils sont des Bréguet 19 B22 à moteur Renault. Le parcours de la coupe des avions de renseignements sera le suivant : 1.279 km et passe par les aérodromes suivants : Dijon-Longvic - Thionville-Basse-Yutz - Le Bourget-Dugny - Tours-Parcay-Meslay - Lyon-Bron - Dijon-Longvic. Au cours de ce parcours, les concurrents doivent monter à 2.000 et à 5.500 mètres d’altitude.

Résultats de la Coupe Military Zénith des avions de chasse :

Le 12 octobre 1928, la commission sportive de l’Aéro-Club de France a homologué les résultats de la Coupe Military Zenith des avions de chasse de l’année 1928. Ils sont les suivants :
  • 1er - 5ème escadrille du 34ème régiment d’aviation mixte du Bourget-Dugny,
  • 2ème - 6ème escadrille du 32ème régiment d’aviation mixte de Dijon-Longvic,
  • 3ème - 2ème escadrille du 2ème régiment d’aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof.

Sous-officiers de carrière :

Liste des sous-officiers du 32ème RAM admis dans le corps des sous-officiers de carrière au cours du 3ème trimestre 1928 :

  • Personnel non navigant (spécialiste) :
    • Adj Forquet,
    • Sgc Boisjardin, Forestier,
    • Sgt Castex, Reig.
  • Personnel non navigant (non spécialiste) ;
    • Sgt Barraux.

La 2ème escadrille remporte la coupe Military :

Le 17 décembre 1928, la commission sportive de l’Aéro-Club de France a homologué l'attribution de la Coupe Military des avions de renseignements offerte par la société des avions Louis Breguet pour l’année 1928.

La compétition est remportée par la 11ème escadrille (traditions de la BR 35) du 32ème RAM sur avions Breguet 19 A2 à moteur Renault 480 cv. Les pilotes engagés étaient les suivants : Cne Rouxel, Ltt de Tarie, Adc Vuillaume, Adj Thevenot, Sgt Capdaspe.

Deux soldats s'évadent :

Le 24 mai 1928, deux appelés du 32ème RAM, les soldats René Hubert, 23 ans, et Roger Bazinetti, 19 ans, s'évadaient des locaux disciplinaires du camp de Valdahon, où se trouvait leur unité, et s'enfuyaient à travers la campagne. Le 28 mai, ils volent la voiture d'un pêcheur ce qui leur permet d'échapper aux gendarmes et aux douaniers. Ils réussirent à franchir la frontière suisse. Ils sont finalement arrêtés la police fédérale suisse, extradés et remis aux autorités françaises, le 4 juin. Un arrêt de la Cour de cassation, en date du 10 novembre 1928, déclara les deux prévenus en état de désertion au moment du délit. Finalement, ils sont condamnés chacun à 8 mois de prison avec sursis après avoir fait huit mois de prison préventive.

Accroche des arbres en atterrissant en campagne :

Le 7 février 1929, un avion du 32ème RAM, monté par le Cal Manuel Philbois (pilote) / Sol Paul Martin (mécanicien), tombé en panne moteur, a été contraint d'atterrir au plus vite. Malheureusement, en finale, le pilote a réussi à éviter une ligne à haute tension mais son avion a finalement heurté des arbres qui longeaient la route de Bèze, près du village de Lux, à 25 km au nord-est du terrain de Longvic. Les deux aviateurs s'en sont tirés avec quelques contusions. Leur appareil, un Breguet 19 à moteur Renault de 450 ch a été gravement endommagé. Le Cal Philbois était tituliare du brevet de pilote militaire n° 21.957 obtenu à l'école civile d'aviation Caudron, le 24 août 1928.

Arrivée des Wibault 7 :

En février 1929, les premiers chasseurs Wibault 72 entrent progressivement en service au sein des escadrilles de chasse du 32ème RAM. Il s'agit du premier appareil entièrement en métal. Les Wibault 7 étaient numérotés de 37 à 53 (codes S 535 à S 551), les Wibault 72 C 1 étaient numérotés de 54 à 104 (codes S 677 à S 727).

La 6ème escadrille passe sur LGL 32 :

Le 6 septembre 1929, la 6ème escadrille (traditions de la SPA 77) est la première à percevoir des Loire-Gourdou-Leseurre LGL 32.

Inspection par le Général Barès :

Le 26 février 1929, le général Barés, inspecteur général de l’aéronautique, a inspecté les services du 32ème régiment d’aviation mixte. A cette occasion, une prise d’armes a eut lieu. Précédemment, le général Barrés avait rendu visite au général Peting de Vaulgrenant, commandant le 8ème corps d’armée.

Convoquation des réservistes :

Les réservistes affectés aux centres de mobilisation, corps ou services de la 8ème région ont été convoqués en une ou plusieurs séries, soit dans des garnisons, soit directement dans les camps d’instruction aux époques fixées ci-après :

* 32ème régiment d'aviation (centre de mobilisation d'aviation 32) du 8 au 28 avril, du 21 mai au 10 juin, du 10 au 30 juin, du 1er au 21 juillet, du 16 septembre au 6 octobre, du 7 au 27 octobre 1929.
* 7ème et 8ème compagnies d'ouvriers d'aéronautique : du 8 au 28 avril 1929.

Manque de soins pour le Sol Louis Diet :

Les cahiers des droits de l'homme signalent au Ministre de la Guerre l'état sanitaire inquiétant de la garnison de Trêves, le 2 mars 1929. Entre le 15 janvier et le 15 février 1929, trente soldats de cette garnison sont décédés dans les hôpitaux militaires. Aucun cas n'est à observer chez les officiers et les sous-officiers. Cette mortalité excessive n'est pas due à une épidémie mais à de mauvaises conditions de vie, au manque de soins et de précaution. L'insuffisance du chauffage et de la nourriture expliquent ce nombre élevé des malades. Les fautes continuèrent. On peut citer le Sol Louis Diet est, quoique malade, incorporé au 32ème régiment d'aviation, à Dijon. Un examen médical lui est refusé, son état s'aggrave, et après quatre mois d'hôpital, il rentre chez ses parents, tuberculeux.

La fête aérienne d'Orly :

Le 5 mai 1929, la fête aérienne d'Orly, organisée par l'Union des pilotes civils de France a eu lieu au profit de sa caisse de secours. Quarante pilotes ont participé aux évolutions, parmi eu Doret, Costes. Bossoutrot. Le Brix, Paillard, Villechanoux, Brévier, Detroyat, Lalouelle, Lemoigne, Sadi-Lecointe, Vaysse, etc. Les principaux constructeurs aéronautiques ont participé comme Breguet, Blériot, Caudron, Farman. Dewoitinz, Gourdou, Henriot, Nieuport, Albert, Lioret. Le spectacle a commencé à 13h30 par des baptèmes de l'air donnés par des avions Goliath et Nieuport de la Compagnie aérienne française. Furent ensuite présentés les avions prototypes, un concours d'acrobatie, la destruction de ballonnets et concours d'atterrissage. Le meeting s'est terminé par des vols de groupe du centre militaire d'Orly et du 32ème régiment d'aviation.

Escorte de l'avion du Général Barès :

Le 9 mai 1929, la mission aéronautique du général Barès, revenant d’une tournée d’inspection en Afrique du Nord, a atterri au Bourget à 17 h. 50. La mission, qui comprenaît deux appareils, était accompagnée depuis Dijon d’une formation de dix avions appartenant au 32ème régiment d’aviation mixte.

Journée nationale de l'aviation à Vincennes :

Le 19 mai 1929, à l'occasion de la journée nationale de l'aviation à Vincennes, 180 avions militaires, ayant participé au meeting, ont défilé. Ont pris part à ce dispositif, quatre patrouilles de cinq Bréguet de bombardement et de reconnaissance, puis 30 secondes plus tard, quatre autres patrouilles de cinq Bréguet. Trente secondes plus tard, un 3ème groupe d'avions de reconnaissance se présente. A cent mètres derrière, à 200 à l’heure, le fourmillement des monoplans de combat, par groupe de trois, envahit le ciel. Après avoir effectué un regroupement, les appareils passent devant le public par groupe de 7.

* Résultats de l'épreuve de passage à la verticale :
1er prix - 36ème groupe d’observation de Pau.
* Avions de chasse :
1er prix - 32ème régiment d’aviation mixte de Dijon-Longvic.
* Avions gros porteurs (bombardement de nuit) :
1er prix : 21ème régiment d’aviation de bombardement de Nancy-Essey..
* Avions moyens porteurs (bombardement de jour) :
1er prix - 12ème régiment d’aviation de bombardement de Reims-Courcy.
* Aviation maritime :
1er prix - Aviation d’Orly sur hydravion C.A.M.S.
* Classement de l’épreuve de réglage d’artillerie :
1er prix - 34e régiment d'aviation du Bourget.

La coupe Military des avions de renseignement 1929 :

La Coupe Military des avions de renseignement est détenue, pour l’année 1928, par la 11ème escadrille du 32ème régiment d'aviation mixte, à Dijon-Longvic. Pour l’année 1929, cette compétition a été ouverte à 6 escadrilles de 5 avions chacune, désignées par l'état-major de l'aéronautique militaire et une escadrille de l'aéronautique navale. Ces avions sont des Bréguet 19 et des Potez 25. Le Military comporte une épreuve de vitesse sur un circuit, avec montée à 2.000 mètres et 5.000 mètres et une mission photographique. Les épreuves ont eu lieu du 15 juillet au 15 octobre 1929. C'est la 12ème escadrille (traditions de la BR 7) du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic qui a été désignée. Elle a engagé les pilotes suivants : Cne Baratcabal, Ltt Robert Buchet, Adc Georges Escudier, Sgc Louis Billod-Morel, Sgt Paul Horiot,

L'épreuve de vitesse sera disputée par les 31ème, 32ème, 34ème, 35ème et 38ème régiments d'aviation mixte sur le circuit suivant : Le Bourget, Tours, Lyon, Dijon, Thionville. Ie Bourget. Pour le 36ème groupe d'aviation, le circuit est le suivant : Pau, Rochefort, Avord, Tours, Cazaux, Pau. Un arrêt de 45 minutes est autorisé pour chaque escale de ravitaillement. Si un des avions ne participe pas à toutes les épreuves, l'escadrille est éliminée. Les escadrilles engagées sont les suivantes : la 1ère escadrille (SPA 96) du 3ème d'aviation de chasse de Châteauroux, la 6ème escadrille (SPA 75) du 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon-Bron, la 6ème escadrille (SPA 48) du 34ème régiment d'aviation mixte du Bourget-Dugny, la 6ème escadrille (SPA 153) du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz, la 5ème escadrille (SPA 15) du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic, la 3ème escadrille (SPA 103) du 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof et l'escadrille 3C1 de Hyères-Palyvestre (LV Marinier).

Atterrissage en campagne en suisse :

Le 23 juillet 1929, vers 21h30, un avion militaire français cherchait à se poser entre les villages de Biel et de Benken en Suisse, mais, au moment de toucher les roues, l’appareil arracha les fils d’une ligne à haute tension et se retourna. l.es deux aviateurs furent éjectés hors de la carlingue. Le Sgt Joseph Alibert, 23 ans, a été évacué avec une grave fracture du bras et l’observateur, le Cal Jolivet, 20 ans, a une jambe brisée. Malgré des grandes flammes qui s’échappaient de la ligne à haute tension, l’appareil n’a pas pris feu. Le fait que les deux aviateurs n’étaient pas attachés leur a sauvé la vie. L’appareil est complètement détruit. Il faisait partie d’une escadrille de cinq appareils du 32ème RAM stationnée à Dijon-Longvic. Cette unité s’était rendue à Mayence et rentrait le soir à Dijon. A la suite d’une panne de moteur, le départ de Strasbourg fut retardé. Les aviateurs français furent ensuite surpris par un orage, ce qui les obligea à atterrir à Belfort. Cependant, comme l'escadrille ne pouvait pas stationner sur ce terrain d'aviation, l’ordre fut donné de gagner Mulhouse. C’est alors que les aviateurs Jolivet et Alibert s’égarèrent. Le pilote, qui n’avait pas vu les lumières de la ville de Bâle, descendit, se croyant en pleine campagne aux environs de Mulhouse. Les premiers soins ont été donnés aux aviateurs par un médecin d’Oberwill (Suisse). Les deux blessés ont été transportés à l’hôpital de Bâle.

Visite du ministre de l'Air, Laurent Eynac :

Le 24 septembre 1929, M. Laurent-Eynac, ministre de l’Air a commencé une tournée d’inspection au sein des régiments d’aviation de l’Est et du Centre-Est. Il a quitté Paris, accompagné des généraux Pujo et Michaud et du colonel Dusseigneur, et a visité les centres d’aviation militaire de Thionville-Basse-Yutz, Metz-Frescaty et Nancy-Essey. Le 25, le Ministre est arrivé, au terrain d’aviation de Longvic à 18 heures. Il avait quitté Nancy à 17 heures, à bord du Potez 25.47 à moteur Hispano-suiza 12 Lb de 600 cv, piloté par l’Adj Mouron, appartenant à l'escadrille de liaison du ministère de l'Air. Cinq appareils du 32ème RAM l'avaient attendu à Langres et revinrent en escortant l’avion ministériel. A sa descente d’avion, le ministre fut reçu par le colonel Ludmann, commandant le 32ème RAM, M. le Lcl Geibel, commandant en second et le LV Pecqueur, son officier d’ordonnance. Deux sections du 32ème RAM, sous le commandement du Cne Devaux, rendaient les Honneurs. M. Laurent-Eynac passa devant le front des troupes et salua le drapeau du régiment. Pendant ce temps, les cinq avions, qui avaient été l'attendre à Langres, exécutèrent un vol de groupe au-dessus du camp d’aviation. Le Ministre s'est ensuite fait présenter les officiers du régiment et s’est longuement entretenu avec eux. A 19 heures, le ministre et son état-major quittèrent le camp d’aviation. Le lendemain, il a visité les escadrilles, le parc, les installations techniques et les casernements de Longvic. Ensuite, il a poursuivi sa tournée d'inspection par l'aérodrome de Lyon-Bron.

Nouveau atterrissage en campagne :

Le 18 octobre 1929, un avion, piloté par le Ltt Pierre Bachoue du 32ème RAM, avait décollé de Longvlc à destination d'Avord. Victime d'un panne moteur, le pilote a été contraint d'atterrir dans un champ de Villefranche-d'Allier. L’appareil a été gravement endommagé et le pilote légèrement blessé au visage et aux jambes.

Occupation du terrain d'aviation du Valdahon en 1930 :

Les périodes d'occupation du camp du Valdahon ont été définies en début d'année. Ce camp a une capacité totale de 5.450 places d'hommes de troupe, soit 4.650 sous batîments en dur ou baraques en très bon état et 800 sous baraques moyennes ou sous la tente. Pour les unités du 32ème RAM, il s'agit :

  • du 15 au 31 mars 1930 pour une escadrille,
  • du 4 au 21 mai 1930 pour les tirs du 32ème RAM,
  • du 1er juillet au 30 août 1930 pour une escadrille

 

 

Le 32ème régiment d'aviation mixte
de Dijon-Longvic
Période du 1er mai 1930 au 1er décembre 1931

1er groupe de reconnaissance
1ère escadrille ---> trad de la BR 220
2ème escadrille ---> trad de la BR 111
- - - - -
2ème groupe de chasse
4ème escadrille ---> trad de la SPA 78
5ème escadrille ---> trad de la SPA 15
6ème escadrille ---> trad de la SPA 77
- - - - -
3ème groupe d'observation
11ème escadrille ---> trad de la BR 35
12ème escadrille ---> trad de la BR 7 ---> détachée au Maroc
13ème escadrille ---> trad de la BR 201
- - - - -
4ème groupe d'observation
14ème escadrille ---> trad de la BR 219---> détachée au Maroc
15ème escadrille ---> création sans reprise de tradition.

Les insignes métalliques des escadrilles du 32ème régiment d'aviation d'observation de la période allant du 1er mai 1930 au 1er décembre 1931 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - L'insigne métallique de la 15ème escadrille n'a pas encore été retrouvée, la version peinte sur les avions est présentée - Planche Albin Denis.

Planche d'époque détaillant les insignes en vigueur au sein des différentes unités du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic - Par rapport à la planche d'insignes métalliques immédiatement supérieure, on trouve en bas au milieu l'insigne de la section d'entrainement - Collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Le 32ème régiment d'aviation mixte
de Dijon-Longvic
Période du 1er mai 1930 au 1er décembre 1931

Convoquation des réservistes :

Les réservistes affectés aux centres de mobilisation, corps ou services de la 8ème région ont été convoqués en une ou plusieurs séries, soit dans des garnisons, soit directement dans les camps d’instruction aux époques fixées ci-après :

* 32ème régiment d'aviation (centre de mobilisation d'aviation 32) du 31 mars au 19 avril, du 28 avril au 17 mai, du 23 juin au 12 juillet, du 21 juillet au 9 août, du 25 août au 13 septembre, du 6 au 25 octobre 1930.
* 7ème et 8ème compagnies d'ouvriers d'aéronautique : seront convoqués dans les unités de la région de Paris.

Grave accident de la circulation :

A l’angle des rues Babeuf et Jeannin à Dijon, une collision s’est produite entre l’automobile de M. Paul Cochet, imprimeur et la voiture conduite par le Sgt Ernest Boullard du 32ème RAM. La voiture de l'aviateur fut rejeté sur le trottoir de la rue Babeuf et faucha deux passantes qui s'y trouvaient. Il s'agit des mesdames Rouget et Danier demeurant au 10, rue Saumaise. Les deux femmes étaient dans un état très graves et étaient tombée dans le coma. Les automobilistes n'ont pas été blessés.

Liaison aérienne avec l'Orient :

Le 8 mai 1930, deux escadrilles quittent la France pour accomplir deux voyages de liaison en Orient. Le première, une escadrille du 32ème RAM de Dijon-Longvic, rejoint la Grèce. Commandée par le Cdt Beaune, elle comprend six appareils.

La seconde, une escadrille du 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty, commandée par le Cne Fournage, comprenait également six appareils, a quitté Metz pour la Tunisie.

Nouvelles liaisons avec l'Orient :

Le 20 mai 1930, une escadrille de six Breguet 19 du 32ème RAM, sous la conduite du Cdt Beaune, a décollé de l’aérodrome de Longvic pour effectuer un vol de liaison au-dessus des pays balkaniques. Après avoir visité notamment Athènes, Sofia et Bucarest, cette unité a pu de revenir au régiment, le 6 juin.centre sans incident. Ces équipages étaient les suivants : Cdt Beaune (pilote et chef d'escadrille) / Ltt Bucket (observateur) - Adc Brenot (pilote) / Cne Rouxel (navigateur) - Adj Chapelet (pilote) / Cne Gouy (navigateur) - Cne Voinot (pilote) / Adc Cadot (mécanicien) - Slt Risse (pilote) / Sgt Fontaine (mécanicien) - Cne Larroze (pilote) / Sgt Rabbe (mécanicien). Ils ont suivi l'itinéraire Dijon, Lyon, Milan, Venise, Zagreb, Skoplje, Larissa, Athènes ou Salonique, Sofia. Bucarest, Belgrade, Zagreb. Venise, Milan, Lyon, Dijon, soit un parcours total de 5.344 km en 36 heures de vol à la moyenne de 148 km/h.

Deux morts dans un accident d'autos :

Le 30 juin 1930, une auto qui voulait doubler une autre voiture à Pisang, près de Royan, s’est jetée contre un arbre, puis est tombée dans un terrain en contrebas. Les deux occupants, M. Marc Patry, âgé de 18 ans, boucher à St-Georges-des-Côteaux et M. Charles Bochet, militaire du 32ème régiment d’aviation mixte à Dion, ont été tués.

Suicide après avoir perdu aux cartes :

Le 15 juillet 1930, le Sol Armand Finaud, 18 ans, engagé volontaire au 32ème RAM, s'est suicidé d'un coup de revolver au coeur juste après avoir perdu aux cartes. Il était originaire du Cher.

Participation aux manoeuvres de Lorraine :

Le 31 août 1930, deux escadrilles du 32ème RAM, une de reconnaissance et une d'observation, ont décollé du camp de Longvic pour participer aux maœuvres de Lorraine. Ces formations aériennes se composent chacune de dix avions, équipées sur les dotations de guerre. Elles ont été renforcées par un certain nombre d'observateurs de réserve ou d’officiers appartenant à d’autres armes.

Nouveau accident routier :

Un camion automobile du 32ème RAM de Dijon de retour des manœuvres de Lorraine, passait au carrefour des routes de Lure à Vesoul, près de Saint-Sauveur, quand il a heurté Mme Victorine Paris, épouse Albert Valoix, 60 ans, qui a été tuée sur le coup.

Grandes manoeuvres de Bourgogne :

Le 18 septembre 1930, trois escadrilles de reconnaissance et le groupe de chasse du 34ème RAM du Bourget-Dugny ont quitté leur terrain en vue de participer aux grandes manoeuvres qui auront lieu dans la région de Sens, sous la direction du Général de Vaugrenault. Les avions portent des couleurs blanches ou bleues suivant le parti auquel ils appartiennent. Le 32ème RAM de Dijon est lui aussi engagé dans les opérations.

 

 

Une stèle en hommage à l'Adc Joseph, tué au Maroc :

Le 11 novembre 1930, une touchante cérémonie a eu lieu au cimetière de Longvic pour l'érection d’une stèle sur la tombe de l’Adc Henri Joseph, pilote du 32ème régiment d’aviation mixte, tué au Maroc en mission de guerre. En présence de sa veuve et de sa fille, d’une délégation des officiers et des sous-officiers du régiment et d’une section en armes qui rendait les honneurs, le Lcl Geibel, commandant par intérim le régiment, a retracé, dans une courte allocution, la brillante carrière de l’Adc Joseph, trois fois blessé et trois fois cité au cours de la guerre, mort au Maroc au champ d’honneur. Il a rendu hommage à la générosité de tous les cadres du régiment, auxquels est dû le monument, à leur esprit de corps et à leur camaraderie qui savent se poursuivre jusqu’au delà de la mort.

Nouveau accident de la route :

Le 10 décembre 1930, M. Gustave Bouillot, conducteur d'un camion a été aveuglé par les phares d’une voiture. Il a renversé le Sol Maurice Gaudilhère, du 32ème régiment d’aviation mixte puis a fini sa course contre un arbre. Le militaire a été évacué avec une fracture du crâne sur l’hôpital de la ville dans un état alarmant. Le conducteur du camion et trois passagers également grièvement blessés ont été transportés sur le même établissement de santé.

Une voyageuse sauvée de la mort :

Le 24 janvier 1931, le train départemental qui relie Dijon à Champlitte allait arriver à la gare de Dampierre. Une jeune femme, qui devait descendre à cette station, se rendit sur la plateforme. Trompée par l’obscurité et croyant sans doute s’appuyer sur la balustrade, elle se précipita dans le vide. Elle resta accrochée par un bras, mais sa tête touchait les rails. Elle risquait, d’un instant à l’autre, de lâcher prise et d'être broyée. Au cri d’épouvante qu’elle avait poussé en tombant, le Sol Pierre-François Benoist, du 32ème régiment d’aviation mixte, qui se rendait en permission à Saint-Maurice, se précipita au secours de la malheureuse. Sans se préocupper du danger et. heureusement, possédant des bras solides, il descendit sur le marchepied et réussit à tirer à lui la malheureuse victime. A cet instant, d’autres voyageurs se précipitèrent et aidèrent le jeune militaire.

Convoquation des réservistes :

Les réservistes affectés aux centres de mobilisation, corps ou services de la 8ème région ont été convoqués en une ou plusieurs séries, soit dans des garnisons, soit directement dans les camps d’instruction aux époques fixées ci-après :

* Centre de mobilisation d'aviation n° 32 (32ème RAM) : du 1er au 21 juin ; du 20 juillet au 9 août ; du 14 septembre au 4 octobre 1931, à Dijon-Longvic.
* 7ème et 8ème compagnies d’ouvriers d'aéronautique : convoqués par le commandant du 1er groupe d’ouvriers d'aéronautique (Paris).

Composition de la 5ème brigade aéronautique :

  • Etat-major à Dijon,
  • 2ème régiment d'aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof,
  • 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic,
  • 1er bataillon du 1er régiment d'aérostation à Epinal.

Organisation du commandement de l'aéronautique :

La création du groupement d'aviation de réserve générale, prévue par la décision ministèrielle n° 15 ANO du 22 août 1930, impose un regroupement des formations de l’aéronautique et entraîne par la suite une réorganisation du commandement. Suit l'organisation en date du 1er octobre 1930.

A - 1ère division aérienne. Quartier général à Metz.

  • 2ème brigade d'aéronautique :
    - Etat-major à Metz.
    - 33ème régiment d'aviation à Bouy-Nancy-Essey
    - 38ème régiment d'aviation à Thionville-Basse-Yutz.
    - 4ème bataillon du 1er régiment d'aérostation à Metz.
  • 5ème brigade d’aéronautique :
    - Etat-major à Dijon.
    - 2ème régiment d’aviation de chasse à Strasbourg-Neuhof.
    - 32ème régiment d’aviation mixte à Dijon-Longvic.
    - 1er bataillon du 1er régiment d’aérostation à Epinal.
B - 2ème division aérienne. Quartier général à Paris.
  • 3ème brigade d’aéronautique :
    - Etat-major à Paris.
    - 34ème régiment d'aviation mixte au Bourget-Dugny.
    - état-major et 2ème et 3ème bataillons du 1er régiment d’arrestation à Compiègne.
C - 3ème division aérienne. Quartier général à Tours.

- 31ème régiment d’aviation mixte à Tours.
- 3ème régiment d’aviation de chasse à Châteauroux.

1ère brigade d’aéronautique :

- Etat-major à Toulouse.
- 36ème groupe d'aviation de Pau.
- Etat-major et 2ème et 3ème bataillons du 2ème régiment d'aérostation de Toulouse.

D - 4ème brigade d'aéronautique.

- Etat-major : Lyon.
- 35ème régiment d'aviation mixte de Lyon-Bron

E - Groupement d'aviation de réserve générale. Quartier général : Paris.

  • 11ème brigade de bombardement :

- Etat-major à Nancy.
- 11ème régiment d'aviation de bombardement de Metz-Frescaty.
- 21ème régiment d'aviation de bombardement de Nancy-Essey.

  • 12e brigade de bombardement :

- Etat-major à Reims.
- 12ème régiment d’aviation de bombardement à Reims-Courcy.
- 22ème régiment d'aviation de bombardement de Chartres.

Les pilotes de l'état-major réalisent un vol de 2.000 km :

Trois avions de 1'état-major du 32ème régiment d'aviation mixte, ayant respectivement comme équipages : Lcl Geibel (commandant 32ème RAM et pilote) / Sgt Vieusange (mécanicien) - Cdt Wizen (pilote) / Sgc Bainier (mécanicien) - Cne Gouy (pilote) / Ltt Guillaume (pilote et navigateur) viennent d’effectuer un voyage de 2.000 kilomètres qui a été parfaitement réussi. Partis de Dijon, les trois équipages ont fait escale à Lyon, Istres, Toulouse, Cazaux, Rochefort, Tours, Le Bourget, Romillv et Dijon. Gênés sur les neuf dixièmes de leur parcours par des nuages bas, des grains de pluie et de grêle et parfois des vents violents, les avions n'ont pu regagner leur terrain qu'en traversant le Barrois et le Chatillonnais dans des conditions particulièrement difficiles. Ce voyage a été effectué sans le moindre incident matériel.

Le meeting de Vincennes :

Le 23 et 24 mai 1931 a eu lieu le meeting de Vincennes. Des escadrilles d'avions de bombardement de jour, du 11ème et du 12ème régiment, et des appareils de bombardement de nuit du 21ème et du 22ème, participent à l’épreuve du passage à la verticale en vol de pelotons.

Résultats des épreuves :

  • 1ère place pour 1ère escadrille (traditions de la SAL 19) du 31ème régiment d'aviation d'observation de Tours,
  • 2ème place pour la 1ère escadrille (traditions de la BR 220) du 32ème régiment d’aviation mixte de Dijon-Longvic,
  • 3ème place pour la 11ème escadrille (traditions de la BR 257 à partir de 1932) du 36ème groupe d'aviation de Pau,
  • 4ème place pour la 1ère escadrille (traditions de la SAL 51) du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz.

Les 33ème, 34ème et 35ème régiments d'aviation mixtes ne se sont pas classés.

Un soldat tué à moto :

Le 31 mai 1931, le Sol Georges Drevet du 32ème régiment d'aviation mixte, se rendait à moto pour passer une permission dans sa famille habitant l'Isère. En cours de route, il s'est tué en heurtant le timon d'un char de bois, près du village de Chagny.

Grave accident d'un commandant de groupe :

Le 9 juillet 1931, le Cdt Dalleman, chef de groupe du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon, effectuait un vol de réglage après avoir décollé du terrain d'aviation du camp du Valdahon. Au moment de l'atterrissage, l'avion fut pris dans un violent remous et plaqué au sol. L'appareil capota et fut réduit en miettes. Le Cdt Dalleman a été évacué avec une jambe brisée, un pied broyé et de graves blessures à la tête. Il a été transporté sur l'hôpital militaire de Besançon où il a reçu la visite du général Grousse.

Nb : l'orthographe du patronyme relevé dans la presse est faux, il n'y a pas de pilote à ce nom.

Le Col Geibel, commandant du 32ème RAM :

Le 11 juillet 1931, le Col René Geibel prend le commandement du 32ème RAM et le conservera jusqu'au 8 février 1933.

Homologation des épreuves :

Le 11 juillet 1931, la commission sportive de l'aéro-club de France a homologué les prix suivants :

Epreuves de réglage d'artillerie :

  • 1er prix au 31ème régiment d’aviation d'observation de Tours,
  • 2ème prix au 32ème régiment d’aviation mixte de Dijon-Longvic,
  • 3ème prix au 36ème groupe d’aviation de Pau,
  • 44ème prix au 38ème régiment d’aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz..

Concours de destriction de ballonnets :

  • 1er prix au Sgc Raphenne du 32ème régiment d’aviation mixte à Dijon-Longvic,
  • 2ème prix à l'Adc Vonner du 34ème régiment d’aviation mixte au Bourget-Dugny.
  • 3ème prix au Sgt Edouard Dauch du 2ème régiment d’aviation de chasse de Strasbourg-Neuhof.
  • 4ème prix au Sgc Labreveux du 38ème régiment d’aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz.

Epreuve de passage à la verticale :

Avion de bombardement de jour :

  • 1er prix au 12ème régiment d’aviation de bombardement de jour à Reims-Courcy,
  • 2ème prix au 11ème régiment d’aviation de bombardement de jour à Metz-Frescaty.

Avions de bombardement de nuit :

  • 1er prix au 21ème régiment d'aviation de bombardement de nuit de Nancy-Essey,
  • 2ème prix au 22ème régiment d’aviation de bombardement de nuit de Chartres-Champtol.

Accident d'avion mortel à Longvic :

Le 1er août 1931, pendant le décollage d’une patrouille de chasse, le Sgc Alexandre Baina, 25 ans, originaire de Nice, fut surpris par la baisse de régime du moteur de son monoplace. Très vite, la vitesse ne fut plus suffisante pour maintenir l'avion en ligne de vol qui partit en perte de vitesse, avant de s'écraser sur le terrain. Retiré des débris par les secours, le pilote fut transporté à l'hôpital militaire avec de multiples blessures. Son état étant très grave et ses chances de survie très faibles, le Col Geibel, commandant le 32ème RAM, se rendit à son chevet pour le décorer de la médaille militaire. Malheureusement, le jeune pilote ne survécu pas à ses graves lésions et blessures. Le Sgc Baina était titulaire du brevet de pilote militaire n° 21.944 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 4 août 1928. Il était pilote de la 7ème escadrille du 32ème RAM. Ses obsèques ont eu lieu, le 3 août en présence du Gal Picard, commandant de la 5ème brigade aérienne, des Col Ludmann et Geibel, commandants du 32ème RAM, du Col Fassin, commandant le magasin général d'aviation, du Lcl Adrian, commandant du parc du régiment et du Cdt Wizen, adjoint du Col Batlle.

* Médaille militaire et citation à l'ordre de l'armée du Sgc Alexandre Paul Baina du 32ème régiment d'aviation, en date du 1er août 1931 : "6 ans de services, 1 blessure, 5 ans de bonifications pour services aériens. Titres exceptionnels : excellent sous-officier breveté mécanicien et pilote qui s'est toujours distingué par ses brillantes qualités militaires et techniques. Grièvement blessé en service commandé le 1er août 1931, à la suite d'un accident survenu dans l'exécution d'une mission aérienne. Décédé des suites de ses blessures le 1er août 1931."

Un avion s'écrase à Neuilly :

Le 19 août 1931, Vers 16h50, une tempête battait son plein. A cet instant, le Breguet 19 n° 946 appartenant au 32ème régiment d'aviation mixte, survolait Paris. Arrivant de Dijon, il s'était posé au Bourget et en était reparti, après ravitaillement, en direction du Havre. L'équipage de l'avion était composé du Cne Pierre Larrozé (pilote) , 30 ans et le Sgt Jean Félix (mécanicien). L'avion, équipé d'un moteur de 480 ch, luttait difficilement dans la tempête. L'officier pilote, voyant qu'il ne pourrait pas franchir cette zone, choisit de faire demi-tour. A cet instant, l'appareil se trouvait au-dessus du cimetière Montmartre, volant bas, incapable de prendre de prendre de la hauteur. Soudaint, un coup de vent encore plus violent déporta l'avion en direction de avenue Junot. C'est à ce moment que le Cne Larrozé, crispé sur les commandés, hurla à son mécanicien mécanicien : "Boucle ton parachute et saute, j'essayerai de me poser quelque part.". Félix sauta, son parachute s'ouvrit normalement mais le vent le plaqua violemment sur le toit d'un immeuble, d'où il rebondit, avant de tomber dans une cour. Heureusement, le pa:rachute se coinça dans une gouttière et l'aviateur resta pendu dans le vide à proximité d'une fénêtre. Le Sgt Félix réussit, en se balançant à l'extrémité des suspentes qui le retenaient à son parachute, parvint à briser les vitres d'une fenêtre, à coups de pied et a pénétrer dans l'appartement qui était vide, son propriétaire étant au travail. Le sergent avait la cuisse droite fracturée et de légères blessures aux mains et visage. Il fut immédiatement transporté à l'hôpital Vuillemin, puis au Val-de Grâce. Pendant ce temps, l'avion, désemparé, balloté par le vent, secoué par les rafales était poussé en direction de Neuilly-sur-Seine. Devant autant d'adversité, le moteur s'arrêta. L'appareil rasait les maisons sur le boulevard Victor-Hugo et s'écrasa dans un petit jardin situé au 36, rue Perronet, à Neuilly. Le pilote, qui avait survécu, fut dégagé des débris. Il était blessé par une fracture de la cheville gauche qui avait été prise dans l'enchevêtrement des montants. Il fut évacué sur l'hôpital Beaujon, puis sur le Val-de-Grâce. Par chance, personne au sol ne fut blessé.

Le Lcl Adrian commandant en second du 32ème RAM :

Le 25 août 1931 , le chef de bataillon Lafay (P M L) est nommé commandant du parc d'aviation n° 32. Auparavant, il était affecté au magasin général d'aviation n° 2. Le Lcl Adrian (M L A) qui occupait le poste de commandant de parc, est affecté au 32ème régiment d'aviation, comme commandant en second.

La 1ère escadrille remporte la Military du renseignement :

Le 11 octobre 1931, la coupe Military Zenith des avions de bombardement de nuit a été attribuée à la 3ème escadrille (traditions de la F 110) du 21ème régiment d’aviation de bombardement de nuit de Nancy-Essey. La 3ème escadrille (traditions de la VB 101) du 22ème régiment d'avion de bombardement de Nuit de Chartres-Champtol, a été classée seconde.

La coupe Miltary des avions de renseignement est attribuée à la 1ère escadrille (traditions de la BR 220) du 32ème régiment d’aviation mixte de Dijon-Longvic. Viennent ensuite la 11ème escadrille (sans tradition, reprise de la BR 257, à compter de 1932) du 36ème groupe d'aviation de Pau, puis la 1ère escadrille (traditions de la SAL 51) du 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz et la 1ère escadrille (traditions de la SAL 19) du 31ème régiment d'aviation de Tours.

Déséquilibré par une rafale de vent :

Le 15 octobre 1931, suite à une panne de moteur, un avion du 32ème RAM de Dijon, occupé par l'équipage composé par le Cne Charles Jund (pilote) / Cal Faudot (mécanicien), se préparait à atterrir sur le terrain d’aviation de Charnay. En finale, l'avion fut plaqué au sol par une rafale de vent. L’appareil terminé sa course sur le ventre, très endommagé. Les deux aviateurs, qui ont été légèrement blessés, ont reçu des soins à l’hôpital de Mâcon. I.e Cne Jund a pu regagné le jour même Dijon, tandis que le Cal Faudot est reslé en observation à l’hôpital de Mâcon. Le Cne Jund était détenteur du brevet de pilote militaire n° 18.465 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 9 septembre 1920.

 

Le 32ème régiment d'aviation mixte
de Dijon-Longvic
Période du 1er décembre 1931 au 1er octobre 1932

1er groupe de reconnaissance
1ère escadrille ---> trad de la BR 220
2ème escadrille ---> trad de la BR 111
- - - - -
2ème groupe de chasse
4ème escadrille ---> trad de la SPA 78
5ème escadrille ---> trad de la SPA 15
6ème escadrille ---> trad de la SPA 77
7ème escadrille ---> trad de la SPA 73
- - - - -
3ème groupe d'observation
11ème escadrille ---> trad de la BR 35
12ème escadrille ---> trad de la BR 7
- - - - -
4ème groupe d'observation
13ème escadrille ---> trad de la BR 201
14ème escadrille ---> trad de la BR 219
15ème escadrille ---> trad de la SAL 4
16ème escadrille ---> Création sans reprise de tradition.

Les insignes métalliques des escadrilles du 32ème régiment d'aviation d'observation de la période allant du 1er décembre 1931 au 1er octobre 1932 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - L'insigne métallique de la 16ème escadrille n'a pas encore été retrouvée, la version peinte sur les avions est présentée - Planche Albin Denis.

Le 32ème régiment d'aviation mixte
de Dijon-Longvic
1er décembre 1931 au 1er octobre 1932

 

Préparation militaire de la classe 1932 :

Pour entrer dans l’aéronautique militaire comme mécanicien, les futurs appelés peuvent suivre des cours prodigués par l’Aéro-Club de Haute-Marne à leur intention. Ces cours ont débuté à Chaumont, rue Victor Fourcaut, chaque mardi, à 20 h. 30, à partir du mardi 5 janvier. Ces cours sont prodigués par un sous-officier spécialiste du 32ème régiment d’aviation mixte. A la fin des cours, les candidats subissent un examen suivant à obtenir le brevet d’aptitude militaire spécial à l’aéronautique. Les cours ont lieu sur moteur Lorraine 400 ch et sur avion Breguet 19.

Ejecté de son cockpit :

Le 9 janvier 1932, un avion de chasse du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon, s'est écrasé sur le territoire de la commune de Neuilly-les-Dijon. L'Adj Charles Raphenne, à 1.000 mètres d'altitude, a été pris dans un trou d'air et projeté hors de la carlingue, alors qu'il n'était pas attaché. Heureusement pour lui, il avait son parachute qu'il a pu ouvrir normalement. Il a atterri sain et sauf mais on ne peut en dire autant de son avion qui a été pulvérisé en s'écrasant au sol. L'Adj Raphenne était titulaire du brevet de pilote militaire n° 19.319 obtenu à l'école civile d'aviation Farman, le 11 novembre 1921. Il possédait l'insigne métallique (macaron) de pilote militaire n° B 16.120.

Mort du Sgc Georges Gauthier :

Le 26 janvier 1932, Georges Gauthier, électricien, était occupé à mettre en marche un moteur électrique, qu'il venait de réparer chez M. Binet, un bourrelier. En touchant une manette, il fut électrocuté et renversé par la décharge. Malgré l'intervention rapide du docteur Gaillard, il poussa son dernier soupir quelques instants après. Dans le passé, il avait survécu à un accident de moto. Il y a plus longtemps, incorporé au sein du 32ème RAM en 1928, le Sgc Georges Gauthier avait failli perdre la vie quand l'avion qu'il pilotait, tomba en panne. Il réussit à évacuer son appareil, à descendre en parachute et a atterrir sain et sauf, à quelques mètres des gorges du Doubs.

Accident mortel de circulation :

Le 7 avril 1932, M. Caillot, sous-officier au 32ème régiment d’aviation mixte, se rendait à bicyclette à Longvic, après avoir passé un moment de la soirée auprès de sa femme malade. Il s’apprêtait à quitter la rue Chancenotte pour s’engager dans la rue de Longvic lorsqu’il fut heurté et renversé par une automobile marchant à une allure excessive, se rendant également au même endroit et pilotée par M. Robert François Adeline, caporal au 32ème RAM, aux côtés duquel se tenaient MM. André Genevois et Robert Chapuis, tous deux soldats au même régiment. Sous la violence du choc, M. Caillot fut projeté à plusieurs mètres et resta inanimé. L'ambulance transporta la victime qui avait de multiples fractures, notamment à la tête, à la colonne vertébrale et aux jambes, pour la transporter d’urgence à l’hôpital. Mais ses blessures étaient trop graves, il succombait en cours de route. Les trois militaires qui se trouvaient dans l’automobile cause de l’accident n’eurent aucun mal. Ajoutons que le Cal Adeline, qui conduisait, ne possèdait ni permis de conduire, ni permis de circuler de la régie des transport.

Accident en finale d'atterrissage :

Le 28 avril 1932, un biplace appartenant au 32ème RAM de Dijon, occupé par l'équipage Cne Gérard Guillaume (pilote) / Sgt Sirdin (mécanicien) se préparait à atterrir sur le terrain d'aviation de Lyon-Bron. En finale, une brusque rafale de vent plaqua l'avion au sol qui subit d'importants dégâts matériels. L'équipage s'en est tiré avec quelques contusions. Le Cne Guillaume détenait le brevet de pilote militaire n° 18.487 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 15 septembre 1920.

Tué par une hélice :

Dans la nuit du 21 au 22 mai 1932, le Sol Marcel Diot, mécanicien du 32ème RAM, originaire de Montrosel (Ain), retirait les cales d'un avion qui devait partir pour un vol de nuit quand il fut touché à la tête par l'hélice. Il a été tué sur le coup.

Deux morts au cours d'une collision en vol :

Le 27 mai 1932, deux avions appartenant au 32ème RAM sont entrés en collision près de Thorey-en-Plaine. Vers 15 heures, les deux appareils, un biplan et un monoplan, effectuaient près de Thorey-en-Plaine, un entrainement au combat aérien, à une altitude de 1.000 mètres. Le monoplan, en passant sous l'autre avion, l’accrocha. Les deux appareils restèrent un instant liés, puis le monoplan se détacha et poursuivit sa route, tandis que le biplan descendait en tournoyant et finalement en s’écrasant au milieu du village. Ses deux occupants, le Sgc André Charpentier (pilote) âgé de 28 ans et le Cne Etienne Liénert, âgé de 39 ans, commandant de la 6ème escadrille (SPA 77) ont été tués. L'autre avion, un Wibault 72, piloté par le Sgc Vannier, de la même unité, a été sérieusement endommagé, mais il a pu regagner le terrain d'aviation de Longvic.

Le Cne Etienne Lenert était âgé de 39 ans. Célibataire, il était pilote de chasse depuis 1917. Officier de la Légion d’honneur, sa brillante conduite au cours de la Grande Guerre lui valu la Croix de Guerre avec quatre citations, la croix des TOE. avec une citation. Il avait également obtenu une citation à l’ordre de l’armée belge et appartenait au 32ème RAM depuis trois ans. Le Sgc André Charpentier était titulaire du brevet de pilote militaire n° 21.522 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 30 juillet 1927. Un monument a leur hommage a été inauguré à Thorey-en-Plaine, le 14 juin 1933.

Un avion perdu au cours d'un vol d'essai :

Le 25 juillet 1932, un avion appartenant au magasin général d'aviation (MGA) du 32ème RAM, piloté par le Sgt Jean Espitalier, effectuait un vol d'essai. Soudain, au cours d'une évolution, l'appareil piqua vers le sol. Le pilote sauta en parachute et arriva au sol sans dommage. Hélas son avion finissait sa course folle sur le toit d'un wagon, aux entrepôts du PLM, à Perrigny, près de Dijon. Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 20.347 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 12 juillet 1924.

Ejecté pendant un exercice de voltige :

Le 9 août 1932, effectuant un entrainement à la voltige, l'Adj René Merle, pilote du 32ème RAM, a été éjecté du cockpit de son avion en pleine évolution, alors qu'il était à 1.800 mètres d'altitude. Il est descendu au bout de son parachute et n'a pas été blessé. Par contre, son avion a moins apprécié et s'est éparpillé en percutant le sol. L'Adj Merle était titulaire du brevet de pilote militaire n° 20.383 obtenu à la section entrainement du 32ème RAO, le 19 août 1924.

Avec un feu à bord, il évacue en parachute :

Le 8 septembre 1932, aux commandes d'un Wibault 7, le Sgt Henri Gilles, âgé de 23 ans, pilote du 32ème RAM, survolait la région de Neuilly-les-Dijon et Crimolois en moyenne altitude. Soudain, il perçut un retour de flammes au carburateur. Craignant que son appareil ne prenne feu, il l'a immédiatement évacué et sauté en parachute alors qu'il était à 1.800 mètres d'altitude. Bien lui en fasse, il est arrivé au sol sain et sauf. Il a pu observer son avion, livré à lui-même, en flammes avant de s'écraser dans un pré situé entre la maison du garde-barrière et un chalet. Il tomba à une cinquantaine de mètres des deux habitations et passa très près des deux enfants qui jouaient non loin de là, heureusement sans les toucher. Le Sgt Gilles était titulaire du brevet de pilote militaire n° 21.301 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Istres, le 15 décembre 1926.

Suite à une fuite d'eau, atterrissage en campagne :

Le 10 septembre 1932, vers 22 heures, un avion du 32ème RAM de Longvic, piloté par le Sgt Richard, devait participer aux manœuvres à Hyères. Il faisait équipage avec le Sol Pontien (mécanicien). Suite à une fuite d'eau, deux hommes ont été contraints d'atterrir dans le quartier de l'Armalier, à Bourg-les-Valence. L'atterrissage s'est bien déroulé et ni l'équipage, ni l'avion ont eu à souffrir de la situation. Ils ont pu repartir quelques jours après.

 

 

> Les parties suivantes concernent l'armée de l'Air - Elles seront transférées dans les pages concernant l'armée de l'Air quand elles seront ouvertes.

Le 32ème escadre aérienne de Dijon-Longvic
Du 1er octobre 1932 au 1er octobre 1936

GO I/32
1ère escadrille ---> trad de la BR 35
2ème escadrille ---> trad de la BR 7
- - - - -
GO II/32
3ème escadrille ---> trad de la BR 201
4ème escadrille ---> trad de la BR 219

Les insignes métalliques des escadrilles de la 32ème escadre aérienne de la période à partir du 1er octobre 1932 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Planche Albin Denis.

Le 32ème escadre aérienne de Dijon-Longvic
du 1er octobre 1932 au 1er octobre 1936

Création des escadres aériennes :

A la création de l'armée de l'Air, le 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic est dissous, le 1er octobre 1932. A cette date sont créées trois escadres aériennes :

  • 32ème escadre aérienne avec deux groupes d'observation :
    • GO I/32 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des BR 35 et BR 7,
    • GO II/32 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des BR 201 et BR 219.
  • 7ème escadre aérienne avec deux groupes de chasse :
    • GC I/7 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des SPA 15 et SPA 77,
    • GC II/7 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des SPA 73 et SPA 78.
  • 52ème escadre aérienne avec deux groupes de reconnaissance :
    • GR I/52 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des BR 220 et BR 111,
    • GR II/52 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des SAL 4 et SAL 41.

Le Cdt Tarnier, commandant du 4ème groupe :

Le 1er janvier 1933, le Cdt Auguste Tarnier, commandant du 4ème groupe du 32ème RAM, est nommé lieutenant-colonel et détaché à la commission de l'aéronautique à la chambre des députés. Il s'est illustré au sein du 27ème régiment d'infanterie pendant la Grande Guerre. Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 19.984 obtenu à la division aérienne, le 21 août 1923.

Statut organique de l'armée de l'Air :

Le 31 mars 1933, le statut organique de l'armée de l'Air a fait l'objet d'un projet de loi qui a été signé par le Président de la République. Ce projet constitue une armée de l'air organisée en régions, dont le personnel sera réparti en corps spécialisés. Il est spécifié que le corps des navigants devra être maintenu en état constant d'entraînement. Cette armée comprendra des formations aériennes stationnées dans la métropole et des formations aériennes stationnées outre-mer. L'armée de l'Air devra prendre part aux opérations combinées avec les armées de Terre et de Mer, participer tout entière aux opérations aériennes et assurer la défense aérienne du territoire. Les formations aériennes seront placées sous la direction des généraux relevant directement du ministre de l'Air et exerçant, à l'intérieur d'une région déterminée, le commandement des troupes et le commandement territorial.

Le classement des officiers a été prévu en quatre corps distincts :
* Corps des officiers de l'air, comprenant le personnel navigant et le personnel sédentaire. Ces officiers exercent le commandement des formations;
* Corps des officiers mécaniciens de l'air, qui secondent le commandement pour la mise en œuvre du matériel technique et l'instruction du personnel;
* Corps des commissaires chargés du contrôle des actes administratifs et de l'ordonnancement des dépenses de l'air:
* Corps des commissaires adjoints chargés de gérer les matières et denrées mises à la disposition du commandement et de seconder celui-ci dans l'administration du personnel, du matériel et des installations.

Décret du 1er avril 1933 :

Un décret du 1er avril 1933 modifie les principes généraux d'emploi et d'organisation des Forces aériennes, qui prennent désormais le titre d'armée de l'Air. En voici les plus importantes.

Article 1 - Titre 1. L'armée de l'Air doit être capable de participer aux opérations aériennes, aux opérations combinées avec les armées de Terre et de Mer et à la défense aérienne du territoire.
L'armée de l'Air est organisée, inspectée, instruite et entraînée dans ce triple but. Les formations destinées spécialement à prendre part aux opérations en liaison - avec l'armée de Terre ou l'armée de Mer sont fixées par décret. A cet égard, les dispositions prises par le décret du 2 Octobre 1928 pour l'armée de Terrre sont maintenues. En ce qui concerne l'armée de Mer, toutes les dispositions du décret du 27 novembre 1932 sont maintenues.

Titre 2. Organisation générale Article 2. A l'exception de l'aviation embarquée et de l'aéronautique de coopération navale, dont l'organisation est et demeure fixée par le décret du 27 Novembre 1932, les formations, services et établissements stationnés dans les régions aériennes délimitées conformément au tableau annexé au présent décret sont placés sous les ordres d'un officier général de l'armée de l'Air. Cet officier général relève uniquement du ministre de l'Air. Il exerce à la fois le commandement des troupes et le commandement territorial dans les conditions définies aux différents articles suivants.

Article 3. Les établissements, écoles et services relevant directement du ministre de l'Air ne dépendent des généraux commandant les régions aériennes qu'en ce qui concerne les questions d'ordre territorial définies ci-après.

Article 4. Les généraux exerçant le commandement des régions aériennes sont inspectés par le général inspecteur général de l'armée de l'Air. Les formations sous leurs ordres sont inspectées par l'inspecteur général, les inspecteurs spécialises et l'inspecteur technique de l'armée de l'Air, dans les conditions fixées par les documents précisant les attributions de ces hautes autorités.

Article 5. L'autorité du général commandant une région aérienne, en tant que commandant des troupes, s'applique aux questions concernant l'instruction et l'emploi le fonctionnement, l'administration, la discipline, l'hygiène des troupes, les affectations, les mutations et l'avancement du personnel.

Article 6. Les programmes des exercices et manœuvres en liaison sont arrêtés par accord entre les autorités militaires ou maritimes et les autorités aériennes dans des conditions qui seront fixées par des instructions interministérielles. Les exercices et manœuvres qui découlent de ces programmes sont exécutés sous les ordres des autorités militaires ou maritimes intéressées.

Article 7. Les attributions territoriales des généraux exerçant le commandement des régions aériennes s'appliquent à toutes les questions concernant : La discipline générale et aérienne;
Le fonctionnement des services ; La préparation de la mobilisation; La préparation prémilitaire et l'instruction post-militaire aérienne; Le contrôle de l'utilisation des effectifs;
dans les conditions fixées par le décret.

Nouvelle organisation de l'aviation militaire :

Le 1er avril 1933, nouvelle organisation des unités aériennes de l'aviation militaire.

  • 1ère région aérienne (EM à Metz) :
  • 8ème brigade aérienne :
    • 38ème régiment d'aviation mixte (renseignement) à Thionville-Basse-Yutz et Bouy.
    • 33ème escadre aérienne (observation) à Nancy-Essey.
    • 1er et 4ème bataillons du 1er régiment d'aérostation à Metz et Epinal.
  • 11ème brigade aérienne :
    • 11ème escadre aérienne (bombardement) de Metz-Frescaty.
    • 21ème escadre aérienne (bombardement) de Nancy-Essey.
  • 2ème brigade aérienne :
    • 7ème escadre aaérienne (chasse) de Dijon-Longvic.
    • 32ème escadre aérienne (observation) de Dijon-Longvic.
    • 52ème escadre aérienne (Reconnaissance) de Dijon-Longvic.
  • Magasin général d'aviation n° 1 de Romilly.
  • Magasin général d'aviation n° 2 de Dijon-Longvic.
  • Magasin général d'aviation n° 3 de Romorantin.
  • Ecole d'aviation militaire d'Avord.
  • 2ème région aérienne (EM à Paris) :
    • 4ème brigade aérienne :
      • 1ère escadre aérienne (chasse) au Bourget-Dugny.
      • 34ème escadre aérienne (observation) au Bourget-Dugny.
      • 54ème escadre aérienne (reconnaissance et observation) au Bourget-Dugny.
      • 2ème et 3ème bataillons du 1er régiment d'aérostation à Compiègne.
    • 12ème brigade aérienne :
      • 12ème escadre aérienne (bombardement) à Reims-Courcy.
      • 22ème escadre aérienne (bombardement) à Chartres-Champhol.
    • Entrepot d'aérostation de Chalais-Meudon.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 1 de Villacoublay.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 2 de Nanterre.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 3 de Saint-Cyr.
    • Entrepôt spécial d'aviation n° 4 de Saint-Cyr.
    • Ecole d'application de Versailles.
    • Ecole de perfectionnement d'Etampes.
    • Division d'entrainement d'Orly.
    • Compagnie de météorologie de Saint-Cyr.
  • 3ème région aérienne (EM à Tours) :
    • 1ère brigade aérienne :
      • 31ème régiment d'aviation (renseignement) de Tours.
      • 6ème demi-brigade aérienne (renseignement) de Pau.
      • 3ème régiment d'aviation (chasse) de Châteauroux.
    • Camp d'expériences de Cazaux.
    • Ecole des mécaniciens de Rochefort.
    • Ecole des spécialistes de Bordeaux.
  • 4ème région aérienne (EM à Lyon) :
    • 5ème brigade aérienne :
      • 5ème escadre aérienne (chasse) de Lyon-Bron.
      • 35ème escadre aérienne (observation) de Lyon-Bron.
      • 55ème escadre aérienne (reconnaissance) de Lyon-Bron.
      • 3ème régiment d'aérostation de Toulouse.
    • Escadrilles de l'aéronautique maritime autonome (en formation).
    • Ecole pratique d'aviation d'Istres.

Le Lcl Valin commandant de la 32ème escadre aérienne :

Le 10 mai 1933, Le Lcl Louis Valin est nommé commandant de la 32ème escadre aérienne. Il est titulaire du brevet de pilote militaire n° 20.081 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Istres, le 19 novembre 1923. Il détenait l'insigne de pilote militaire (macaron) n° 16.954. Le Cdt René Lehideux est nommé commandant du centre d'instruction de la base aérienne de Dijon-Longvic. Le Cdt Blaize est affecté à la 52ème escadre de reconnaissance.

Les commandants des différentes unités :

  • Commandant de la 2ème brigade aérienne : Général de brigade Féquant.
  • Commandant de la 7ème escadre aérienne : Lcl Armand Pinsard.
  • Commandant de la 32ème escadre aérienne : Lcl Louis Valin.
  • Commandant de la 52ème escadre aérienne : Lcl Joseph de Clerck
  • Commandant de la base aérienne n° 102 de Dijon-Longvic : Lcl Antoine Césari.

Collision au sol de deux avions :

Le 4 septembre 1933, la deuxième escadrille (traditions de la BR 7) de la 32ème escadre aérienne se préparait à décoller du terrain de Saint-Dizier-Robinson. Pendant le roulage précédent le décollage, les moteurs tournant au ralenti et les avions se déplaçant en formation, deux appareils s'accrochèrent et malgré l'arrêt presqu’immédiat, furent sérieusement endommagés. Le premier eut l'hélice brisée et le second eut une aile arrachée. Celle-ci, en tombant, atteignit le mitrailleur Marcel Dubuc, à la tète. L'aviateur, qui souffrait de contusions et plaies diverses au cuir chevelu, a été transporté à l'hôpital, mais son état n'inspirait pas d'inquiètude. Deux semaines d'hospitalisation ont suffit pour le remettre sur pied.

Le Col Louis Valin :

Le 25 mai 1935, le Lcl Valin, commandant de la 32ème escadre aérienne, est nommé Colonel.

Il se tranche le poignet gauche pour se faire réformer :

Le 16 juillet 1935, le Sol Alphonse Fayart de la 32ème escadre aérienne, désespéré de quitter sa jeune femme à la fin de sa permission de 24 heures, s'est tranché le poignet gauche d'un coup de hache pour se faire réformer.

Collision en vol de deux avions :

Le 2 juillet 1936, une patrouille de cinq ANF les Mureaux 117 de la 3ème escadrille (traditions de la BR 201) de la 32ème escadre aérienne, placée sous le commandement du Cne Xavier de Buretel de Chassey, effectuait un entrainement au vol de groupe, à une altitude de 300, 400 mètres, en prévision de la revue du 14 juillet. Lors d'un changement de formation, l'avion n° 3 glissa sur l'aile et heurta par le dessous le n° 4. Les deux appareils restèrent accrochés quelques instants. Le Ltt Jean Nicot, qui pilotait le n° 4, réussit à se dégager et bien qu'ayant perdu son hélice, put rentrer au terrain pour s'y poser en vol plané. La collision a eu lieu à moins d'un kilomètre de la piste. Malheureusement, pour l'autre appareil, les choses prirent une tournure dramatique. L'avion, après s'être séparé, est tombé en vrille pour finalement s'écraser dans un champ de pomme de terre, à la sortie est du village de Crimolois, tout près de Genlis. Ses deux occupants, le Sgt Arsène Durot, pilote de 24 ans originaire de Rennes et le Slt Jean-Marie Guern, un observateur de réserve, né le 30 décembre 1910 à Poissy, ont été tués à l'impact. Les deux hommes n'ont pas réussi à évacuer en parachute leur appareil en perdition. Sitôt posé, le Ltt Nicot a alerté la base de Dijon qui a déplacé une ambulance et une équipe de dépannage. Il a fallu une heure pour dégager les corps des deux aviateurs, pris sous les débris qui s'étaient enfoncé profondément dans la terre. Le Ltt Jean Nicot était titulaire du brevet de pilote militaire n° 24.038 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 24 août 1933. Le Sgt Arsène Durot était titulaire du brevet de pilote militaire n° 23.537 obtenu à l'école civile d'aviation Hanriot, le 24 septembre 1931. Il a été inhumé à Vire (Calvados).

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, à titre posthume, du Slt Jean Marie Guern de la 32ème escadre aérienne, en date du 1er septembre 1936 : "Officier observateur à l'escadrille 3/32, 8 mois de service, 77 heures de vol, affecté le 30 mars 1936 à cette unité, s'y est affirmé comme un excellent observateur doué des plus belles qualités militaires, modestie, conscience professionnelle, sentiment élevé, du devoir. A trouvé la mort, en service aérien commandé, le 2 juillet 1936.

* Médaille Militaire du Sgt Arsène Durot de la 32ème escadre aérienne, en date du 1er septembre 1936 : "Sergent pilote à l'escadrille 3/32, 4 ans 4 mois de service, 383 heures de vol. Sous-officier de premier ordre à tous égards. Pilote adroit et plein d'allant, animé des' plus belles qualités A trouvé la mort en service aérien commandé, le 2 juillet 1936."

Mort du Ltt Georges Sebert :

Le 28 juillet 1936, un avion occupé par l'équipage composé du Slt Robert Breton (pilote) / Ltt Georges Sebert (obs) survolait la région de Gevrey-Chambertin à environ 1.200 mètres d'altitude. L'observateur, chirurgien dentiste à Grenoble dans le civil, effectuait une période de réserve au sein de la 32ème escadre aérienne. Alors que l'appareil se trouvait à 200 mètres au Sud de Gevrey, au-dessus de la ferme Boittiaux, l'observateur fut éjecté de la carlingue pour une raison qui n'est pas connue. Son parachute ne fit pas son office car il fut retrouvé déchiré. Les témoins, arrivés sur place, trouvèrent l'officier observateur décédé sur place. Le pilote, dès qu'il se rendit compte de l'absence de son camarade, rentra de suite à Longvic pour prévenir les secours. Le Général de Serre, commandant la 102ème base aérienne de Dijon-Longvic, accompagné du Cdt Brun, s'est rendu sur place à des fins d'enquête. Entre temps, le corps du malheureux aviateur avait été transporté à la ferme Boittiaux. Le Ltt Sebert repose dans le cimetière des Péjoces de Dijon.

* Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée de l'Air du Ltt Georges Sebert du centre de mobilisation d'aviation n° 32 : "Officier observateur de premier ordre. Toujours volontaire pour accomplir, chaque armée, une période d'entrainement. A effectué, depuis son service actif, treize périodes d’instruction volontaires. Totalise 240 heures de vol. A trouvé la mort en service aérien commandé, le 28 juillet 1936."

Vastes changements dans l'organisation de l'armée de l'Air :

Le 1er octobre 1936, l'état-major de la 1ère région aérienne passe de Metz à Dijon. En même temps, l'état-major de la 4ème région aérienne passe de Lyon à Aix-en-Provence.

Au niveau des escadres aériennes, les changements sont les suivants :

  • l'état-major de la 11ème escadre aérienne et du 3ème groupe (GB III/23 des 5ème (BR 29) et 6ème (BR 123) escadrilles) de la 11ème escadre aérienne passe de Metz-Frescaty à Toulouse-Francazal.
  • le 1er groupe (GC I/5 des 1ere (SPA 67) et 2ème (SPA 75) escadrilles) de la 5ème escadre aérienne passe de Lyon-Bron à Reims-Courcy.
  • la 32ème escadre aérienne passe de Dijon-Longvic à Châteauroux-La-Martinerie. GB I/32 des 1ère (BR 35) et 2ème (BR 7) escadrilles passent sur Bloch MB 200, GB II/32 des 3ème (BR 201) et 4ème (BR 219) escadrilles passent sur Bloch MB 200.
  • la 3ème escadre aérienne passe de Châteauroux-la-Martinerie à Dijon-Longvic. GC I/3 des 1ère (SPA 88) et 2ème (SPA 69) escadrilles, GC II/3 des 3ème (SPA 37) et 4ème (SPA 81) escadrilles.
  • La 1ère escadre aérienne passe de Vélizy-Villacoublay à Etampes-Modésir. GC I/1 des 1ère (SPA 31) et 2ème (SPA 48) escadrilles, GC II/1 des 3ème (SPA 94) et 4ème (SPA 62), GC III/1 des 5ème (VB 135) et 6ème (RXI 239) escadrilles.
  • la 22ème escadre aérienne passe de Chartres-Champtol à Orléans-Bricy. GB I/22 des 1ère (VB 109) et 2ème (VB 125) escadrilles, GB II/22 des 3ème (CAP 130) et 4ème (CAP 115) escadrilles.
  • L'école de l'Air passe d'Etampes à Istres.

Permutation d'escadres aériennes :

Le 14 octobre 1936, vers 16 heures, les premiers groupes de la 32ème escadre aérienne se sont posés sur le terrain d'aviation de Châteauroux-La-Martinerie. Quand les 23 avions de l'escadre aérienne furent posés, le commandant du groupe, le Cdt De Burtel atterrit à son tour et fut accueilli par le Cdt Durand, commandant par intérim de la 3ème brigade aérienne. Le drapeau de la 32ème EA fut sorti de l'avion de transport qui avait accompagné la formation et présenté à la troupe qui rendit les honneurs. Suite à une météo changeante, les pilotes de la 3ème escadre aérienne ont différé d'une journée leur départ avec Dijon-Longvic.

 

Le 7ème escadre aérienne
de Dijon-Longvic
Période du 1er octobre 1932 au 1er janvier 1938

GC I/7
1ère escadrille ---> trad de la SPA 15
2ème escadrille ---> trad de la SPA 77
- - - - -
GC II/7
3ème escadrille ---> trad de la SPA 73
4ème escadrille ---> trad de la SPA 78

Les insignes métalliques des escadrilles de la 7ème escadre aérienne de la période du 1er octobre 1932 au 1er janvier 1938 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Planche Albin Denis.

Création des escadres aériennes :

A la création de l'armée de l'Air, le 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic est dissous, le 1er octobre 1932. A cette date sont créées trois escadres aériennes :

  • 32ème escadre aérienne avec deux groupes d'observation :
    • GO I/32 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des BR 35 et BR 7,
    • GO II/32 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des BR 201 et BR 219.
  • 7ème escadre aérienne avec deux groupes de chasse :
    • GC I/7 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des SPA 15 et SPA 77,
    • GC II/7 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des SPA 73 et SPA 78.
  • 52ème escadre aérienne avec deux groupes de reconnaissance :
    • GR I/52 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des BR 220 et BR 111,
    • GR II/52 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des SAL 4 et SAL 41.

Le 7ème escadre d'aviation légère
de défense de Dijon-Longvic
Période du 1er octobre 1932 au 1er janvier 1938

Le Lcl Valin commandant de la 32ème escadre aérienne :

Le 1er octobre 1932, le Lcl Armand Pinsard est nommé commandant de la 7ème escadre aérienne de Dijon-Longvic.

Les commandants des différentes unités :

  • Commandant de la 2ème brigade aérienne : Général de brigade Féquant.
  • Commandant de la 7ème escadre aérienne : Lcl Armand Pinsard.
  • Commandant de la 32ème escadre aérienne : Lcl Louis Valin.
  • Commandant de la 52ème escadre aérienne : Lcl Joseph de Clerck
  • Commandant de la base aérienne n° 102 de Dijon-Longvic : Lcl Antoine Césari.

Nouvel atterrisage en campagne :

Le 10 janvier 1933, vers midi, un avion militaire a atterri, suite à une panne moteur, dans un pré situé à proximité de la "Mare aux grenouilles" sur le territoire de la commune de Ruelisheim. Le pilote, un adjudant-chef appartenant à la 32ème EA, réussit un atterrissage impeccable, épargnant son avion d'un funeste sort. L’avion a pu reprendre son chemin après réparations.

Six morts au cours d'un meeting :

Le 18 juin 1933, au cours du meeting qui se déroulait sur le terrain d'Essey, l'Adc Edouard Poirey, un pilote de la 1ère escadrille (SPA 15) de la 7ème escadre de chasse de Dijon-Longvic, effectait une série d'évolutions, aux commandes d'un Wibault 72. A la fin de son exhibition, alors qu'il était à 500 mètres d'altitude, il mit son avion en vrille, avec l'intention de se poser. L'avion fit neuf tours, sans doute trop, car le pilote voulut sortir de la vrille, il était trop tard. Le Wibault 72 s'écrasa sur le sommet du hangar principal, précisément où la foule s'était rassemblée. Pour rajouter à l'horreur de la scéne, l'avion prit feu presque aussitôt. Des débris d'avion et de l'essence enflammée retombent sur la foule. Beaucoup de personnes présentes sont brulées, plus ou moins gravement. Le pilote, qui a été éjecté à l'impact, a été tué sur le coup. Les blessés sont répartis entre l'hôpital Central (civil) et l'hôpital sédillot (militaire). Ving-sept blessés sont amenés à l'hopital Central de Nancy. Onze d'entre eux ont pu rentrer chez eux le même jour, après avoir été pansés. Pour les seize autres, le pronostic est plus réservé. En particulier, l'état de M. André Stelly qui a été grièvement blessé par l'essence et les débris de l'avion, Mme Thirion qui a une double fracture des jambes. Treize sont évacués sur l'hôpital Sédillot, principalement pour des brûlures, généralement aux bras et aux mains. Trois d'entre eux ont regagné leur domicile le soir même.

Une des victimes, M. Gilbert Lalante d'Atienville, qui avait été brûlé sur tout le corps, a succombé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire Sédillot, le soir même. Trois autres blessés sont dans un état grave. Pour l'hôpital Central, deux des blessés ont un état préoccupant. Le lendemain, la petite Micheline Noël, âgée de 4 ans, est décédée dans la nuit du lundi au mardi. Ses parents font partie des blessés qui sont encore hospitalisés. Le jour suivant, M. Jules Bacheterre de Nancy et M. Pierre Clausse d'Attienville décédent à leur tour. A la fin de la semaine, un dernier blessé, M. Marius Bassignot a succombé des suites de ses blessures. Sa mort porte à six le nombre des victimes, le pilote et cinq spectateurs.

Les obsèques de l'Adc Edouard Poirey, tué au cours de l'accident d'Essey, ont eu lieu à Dijon, le 21 juin. C'était un bon pilote qui avait fait ses preuves au Maroc où il avait gagné la Médaille Militaire. Il a été inhumé dans le cimetière des Péjoces à Dijon.

Visite d'une escadrille belge :

Le 26 juillet 1933, une escadrille belge, stationnée à Liège, composée de cinq appareils, est venue rendre une visite à l’aérodrome militaire de Dijon-Longvic. Les équipages venaient de visiter les unités stationnées sur les terrains d'aviation de Nancy-Essey et de Reims-Courcy. A cette occasion, les pilotes belges rendaient la pareille aux Français qui les avaient visités, il y a deux mois. A leur atterrissage, le Col Armand Pinsard, commandant la 7ème escadre de chasse, leur a souhaité la bienvenue en son nom et au nom du général Berger, commandant la base aérienne, en permission. Une réception a été donnée en l’honneur des aviateurs belges. Ceux-ci sont repartis à 17 heures, directement pour Liège, enchantés de Dijon et de l’accueil cordial dont ils venaient d’être l’obiet.

Mort du Ltt René Repiton-Préneuf :

Le 26 septembre 1934, un avion piloté par le Ltt René Repiton-Préneuf, pilote de la 7ème escadre, s'est écrasé au sol. Le pilote s'entrainait à l'acrobatie au-dessus du terrain de Longvic. Le chasseur, qui volait très bas, piqua du nez, vint heurter le sol et alla rebondir contre un hangar. A l'impact, le pilote a été éjecté de son cockpit et décapité. Il devait participer à la mission de son escadrille en Italie et s'entrainait pour cette mission. Il était titulaire du brevet de pilote militaire n° 23.636 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 12 décembre 1931. Affecté comme pilote au 32ème régiment d'aviation, puis à l'escadre aérienne n° 32. Le 28 septembre 1934, les obséques du Ltt René Repiton-Préneuf ont été célébrés à Dijon. Y assistaient le Général Gérard, commandant le 1ère région et le Général Féquant, commandant la 2ème brigade aérienne, les commandants d'unités de Dijon, Lehideux, Lesourd, Blaizot, Vandelle, Veisser, Delpeuch et les officiers des 7ème, 32ème et 52ème escadres aériennes. Après la cérémonie, le corps de l'officier a été dirigé sur le village de Goncelin (Isère) où il a été inhumé.

* Citation à l'ordre de la 1ère région aérienne du Ltt Réné Léon Repiton-Preneuf de la 7ème escadre d'aviation légère de défense : "Officier hors de pair, passionné pour son métier; admis sur sa demande instante dans l'aviation légère de défense, y a immédiatement conquis une place de chef par sa valeur morale et professionnelle inconstestée. Faisait partie de la patrouille chargée de représenter l'aviation légère française à l'étranger. Sa maîtrise de lui-même, son adresse extrême, sa puissante analyse de tous les exercices, faisant de lui un des meilleurs éléments de cette unité d'élite. Est mort en exercice aérien commandé, le 26 septembre 1934, alors qu'il cherchait à mettre au point la technique d'un exercice particulièrement difficile destiné à faire ressortir la haute valeur de l'aviation française. Totalisait plus de huit cents heures de vol."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt René Léon Repiton-Préneuf, de la 7ème escadre aérienne, en date du 23 novembre 1934 : "Officier de la plus haute valeur morale. Depuis son entrée dans l'aviation, a montré un enthousiasme jamais défaillant. Comme observateur au Maroc, y a
conquis deux belles citations pour faits de guerre. Passé dans l'aviation de chasse, s'est voué avec méthode et ardeur à l'étude des présentations acrobatiques. Comme chef, a toujours donné l'exemple par son entrain, sa bonne tenue, sa fermeté et sa connaissance profonde du métier. A trouvé la mort en service commandé, dans des circonstances qui lui font le plus grand honneur."
A été cité, à titre posthume, à l'ordre de la 1ère région aérienne, par application des dispositions de l'instruction du 15 mars 1934.

 

Le 52ème escadre aérienne
de Dijon-Longvic
Période du 1er octobre 1932 au 1er avril 1937

GR I/52
1ère escadrille ---> trad de la BR 220
2ème escadrille ---> trad de la BR 111
- - - - -
GR II/52
3ème escadrille ---> trad de la SAL 4
4ème escadrille ---> trad de la SAL 41

Les insignes métalliques des escadrilles de la 52ème escadre aérienne de la période du 1er octobre 1932 au 1er avril 1937 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Planche Albin Denis.

Le 52ème escadre aérienne
de Dijon-Longvic
Période du 1er octobre 1932 au 1er avril 1937

Création des escadres aériennes :

A la création de l'armée de l'Air, le 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic est dissous, le 1er octobre 1932. A cette date sont créées trois escadres aériennes :

  • 32ème escadre aérienne avec deux groupes d'observation :
    • GO I/32 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des BR 35 et BR 7,
    • GO II/32 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des BR 201 et BR 219.
  • 7ème escadre aérienne avec deux groupes de chasse :
    • GC I/7 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des SPA 15 et SPA 77,
    • GC II/7 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des SPA 73 et SPA 78.
  • 52ème escadre aérienne avec deux groupes de reconnaissance :
    • GR I/52 avec deux escadrilles numérotées 1 et 2 détentrices respectivement des traditions des BR 220 et BR 111,
    • GR II/52 avec deux escadrilles numérotées 3 et 4 détentrices respectivement des traditions des SAL 4 et SAL 41.

Les journées internationales d'aviation de Lyon :

Le 15 juin 1933, les journées internationales d'aviation étaient organisées par l’Aéro-Club du Rhône et du Sud-Est. Parmi les personnalités présentes, on remarquait le Gal Benoist, commandant la région, le Lcl Girier, commisaire militaire, M. Henri Lumière, président de l'Aéro-club du Rhône et du Sud-Est. A 14h30, a eu lieu le départ de la 35ème escadre aérienne, sous les ordres du Cdt Ruby et de la 52ème escadre de reconnaissance sous les ordres du Cdt Battle qui ont évolué au-dessus de l'aérodrome.

Les grandes manoeuvres de défense aérienne :

Du 29 août au 1er septembre 1933 , des manœuvres de défense aérienne ont eu lieu dans la région de Troyes. Elles ont eu plusieurs buts :

  • la vérification des délais de mise en place et du fonctionnement des organes de défense active, et du service de surveillance de l’air.
  • La coopération des autorités civiles départementales et urbaines et des populations, par l'étude de la répercussion de l'alerte sur les délais d'extinction des lumières et de l’intervention des équipes de sauvetage et de secours. Le soucis de la protection des populations civiles entre dans la réalisation de ces exercices, pour une part de plus en plus effective. Le parti de l’attaque sera aux ordres du général Bouclet, commandant la 11ème brigade de bombardement à Nancy, qui aura à sa disposition les éléments de la 21ème escadre de bombardement de nuit de Nancy, de la 12ème escadre de bombardement de jour de Reims et des 32ème et 52ème escadres d'observation et de reconnaissance de Dijon. Le parti de la défense active aura à sa tête le Lcl Breton, qui installera son poste de commandement à Romilly-sur-Seine. Il sera composé de plusieurs escadrilles d'aviation de chasse et de batteries d'artillerie de défense contre aéronefs, avec des projecteurs et un réseau de guet, et d’alerte. Le maréchal Pétain, inspecteur général de la défense aérienne du territoire, a assisté à ces manoeuvres.

Quatre avions se posent en campagne :

Le 2 octobre 1933, quatre avions Breguet Br 270, qui effectuaient un tour de France et arrivant de Gaël, près de Rennes, ont été obligés d’atterrir aux environs de Lignières-la-Doucelle, au lieu dit "la forêt de Monnay", suite au mauvais temps qui régnait dans la région. Ces appareils avaient à leur bord les Ltts Schiavazzi et Corbeau, les Sgts Béranger, Meyrieux, Roques, Souty, Grandvoyoit et Mallié. Ces quatre équipages de la 4ème escadrille (traditions de la SAL 41) de la 52ème escadre de reconnaissance de Dijon comptaient rejoindre Reims dans la journée. Toutefois, les conditions atmosphériques ne le permettèrent pas de repartir et ils furent contraint de passer la nuit dans le village. Ils décollèrent le lendemain matin, emportant un excellent souvenir de leur passage à Lignières, grâce à l’amabilité de M. Catois, le maire.

Le 52ème escadre aérienne à l'escadre Vuillemin :

Du 8 novembre 1933 au 15 janvier 1934, l'Adc Lucien Lebourg, de la 52ème escadre aérienne, faisait partie de la mission du Gal Joseph Vuillemin, la Croisière Noire. A son départ pour la mission, il comptait 1.700 heures de vol. Il était le pilote du Cne Max Dévé qui réalisa auparavant le raid entre Paris et Nouméa avec le Cne de Verneith, dont l'avion s'était écrasé sur le plateau de Blaisy-Bas. La Croière Noire a parcouru 25.000 km réalisés en 170 heures de vol.

 

 

Visite d'Albert Lebrun, président de la République à Dijon :

Le 21 mai 1934, une trentaine d'avions de la 52ème escadre aérienne, qui avaient décollé du terrain de Blaisy-Bas, sont venus escorter le train qui transportait le président de la République, Albert Lebrun lors de sa visite de la ville de Dijon. Ensuite ils survolèrent la gare à basse altitude.

Manoeuvres aériennes de la défense de Lyon :

Le 25 juillet 1934, des manoeuvres se sont déroulées dans la région de Lyon. Des éléments appartenant aux forces armées de terre et de l’air ont été positionnés. Les principaux appartiennent au 401ème régiment de DCA venant de Chartres, au 402ème régiment de DCA venant de Metz et au 405ème régiment de DCA de Lyon. Des batteries de 75 et 105, affectées à la défense aérienne, ont été installées autour des principaux centrés : Lyon, Grenoble, Gap. Plus de 70 postes de guet ont été aménagés. Les escadrilles chargées de l’attaque appartiennent à la 52ème escadre de Dijon, à la 55ème escadre de Lyon et à la 21ème escadre de Nancy, déployée pour la manoeuvre sur la base aérienne d'Istres. L’aviation, chargée de la défense aérienne, est constituée par des escadrilles de chasse. La 5ème escadre de Lyon a été renforcée par la 3ème escadre de chasse de Chàteauroux et les groupes autonomes de la Marine de Marignane. Pour la défense de nuit de la ville de Lyon, une escadrille de chasse de nuit, a été déplacée de Metz-Frescaty. Le général Duchêne, inspecteur général de la défense aérienne, a pris la direction de la manoeuvre. Plusieurs exercices de chasse de nuit ont été réalisés les jours précédents

La première journée de manoeuvre mit en oeuvre des formations aériennes partant de Dijon, Istres et Lyon, et destinées à vérifier le fonctionnement des postes de guet, des liaisons téléphoniques, de la T. S. F. Dans l’après-midi, des avions en nombre plus important survolèrent les différents points de l’agglomération lyonnaise, en particulier le terrain de Bron; d’autres se dirigèrent vers Gap et Grenoble. Ils ont été attaqués par les batteries d’artillerie, les mitrailleuses et les avions de chasse. Les opérations ont continué la nuit, en particulier plusieurs raids ont survolé Grenoble. Un exercice d’extinction de lumière a eu lieu dans cette ville entre 22 et 23 heures. Dans la même nuit, entre 1 heure et 2h30, la ville de Valence a été plongée dans l’obscurité. L’extinction aussi complète que possible de toutes les lumières extérieures est un des moyens les plus efficaces contre les attaques de nuit. Ces manoeuvres ont été prolongés dans la nuit du 26 au 27. Cette fois, c’est l’agglomération lyonnaise qui a été plongée dans l’obscurité, ainsi que les villes de Chambéry, Bourg, Briançon, Gap, Embrun, Annecy.

Pris dans une tempête de pluie :

Le 25 juillet 1934, vers 9h30, un Breguet 27 de la 52ème escadre a été pris par une bourrasque de pluie au-dessus de Chalon-sur-Saône. L'équipage a réussi à atterrir sans casse sur l’aérodrome civil de Champforgeuil, qui se trouve au Nord de Chalon.

La coupe "Gasnier du Fresne 1934" :

Le règlement de la Coupe "Gasnier du Fresne" pour 1934 a été approuvé par le ministère de l’Air. Les formations suivantes ont été autorisées à y participer à raison d'un équipage par escadre, à savoir : 31ème escadre d'observation de Tours-Parçay-Meslay, 32ème escadre d'observation de Dijon-Longvic, 33ème escadre de reconnaissance de Nancy-Essey, 34ème escadre d'observation du Bourget-Dugny, 35ème escadre d'observation de Lyon-Bron, 36ème escadre d'observation de Pau-Pont-Long, 38ème escadre de reconnaissance et d'observation de Thionville-Basse-Yutz, 38ème escadre de reconnaissance et d'observation, groupement autonome de Bouy, 52ème escadre de reconnaissance de Dijon-Longvic, 54ème escadre de reconnaissance du Bourget-Dugny, 55ème escadre de reconnaissance de Lyon-Bron et les cercles aériens de Lille, Rouen, Nantes, Toulouse, Montpellier, Clermont-Ferrand. Huit équipages sont autorisés pour le centre spécial d’instruction et d'entrainement des réserves de la région parisienne à Orly.

Le coupe "Military" des avions de renseignement :

En date du 15 août 1934, les unités suivantes se sont inscrites pour concourir à l'occasion de la coupe Military réservée aux avions de renseignement :

  • une escadrille de la 38ème demi-brigade de Thionville-Basse-Yutz, commandée par le Cne Ballet et les pilotes Ltt Michel Wailly, Adj Couture, Sgt Charles Dietsch, Sgt Jacobssonn.
  • la 3ème escadrille (traditions de la SAL 4) de la 52ème escadre de reconnaissance de Dijon-Longvic, commandée par le Cne Gourand et les pilotes Ltt Rochot, Adc Joly, Sgc Colin, Sgc Cordier.

La 3ème escadrille de la 52ème EA remporte la coupe "Military" :

Le 15 décembre 1934, la commission sportive de l’Aéro-Club de France a homologué les résultats de la Coupe "Mililary" des avions de renseignement, année 1934. La Coupe "Mililary" a été attribuée à la 3ème escadrille (traditions de la SAL 4) de la 52ème escadre de reconnaissance de Dijon-Longvic. Les pilotes de cette unité qui ont été engagés dans la compétition étaient les suivants : Cne Gourand, Ltt Rochot, Slt Roussel, Asp Bertaux, Sgt Joly, Sgt Caubert, Sgt Gaudiau, Sgt Colin, Sgt Bertaux, Sgt Cordier, Sgt Pauthier.
Les unités ont été classées de la manière suivante :

  • 1er - 3ème escadrille (traditions de la SAL 4) de la 52ème escadre de reconnaissance de Dijon-longvic,
  • 2ème - 5ème escadrille (traditions de la SPAbi 42) de la 31ème escadre d'observation de Tours-Parçay-Meslay,
  • 3ème - 2ème escadrille (traditions de la BR 43) de la 36ème escadre d'observation de Pau-Pont-Long,
  • 4ème - 2ème escadrille (traditions de la BR 218) de la 35ème escadre d'observation de Lyon-Bron,
  • 5ème - 4ème escadrille (traditions de la SAL 259) de la 54ème escadre de reconnaissance du Bourget-Dugny.

Remise des drapeaux des escadres stationnées à Longvic :

Le 27 juillet 1935, les drapeaux des 7ème, 32ème et 52ème escadres de l'armée de l'air ont été officiellement remis par le Général de Serre, commandant de la 2ème brigade aérienne, à leurs unités respectives à l'occasion d'une prise d'armes. Ils avaient été amenés du Bourget par la voie des air.

Mort de l'Adc Henri Chapelet :

Le 13 septembre 1935, Henri Chapelet, un ancien adjudant-chef pilote de la 52ème escadre, a trouvé la mort en testant, comme pilote civil, un avion "Pou du Ciel" à Marignane. Il a été cité à l'ordre de la nation et fait Chevalier de la Légion d'Honneur, à titre posthume.

* Citation à l'ordre de la nation, à titre posthume, du chef pilote Henri Chapelet, médaillé militaire et croix de guerres des théatres d'opérations extérieurs, en date du 14 octobre 1935 : "Pilote animé d'une foi ardente et d'un haut sentiment du devoir. Mettant au point la technique d'un appareil léger nouveau, a trouvé la mort le 13 septembre 1935, au cours d un vol d'essai. Comptait plus de 2.500 heures de vol ."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation, à titre posthume du chef pilote aviateur Henri Chapelet, en date du 29 novembre 1935 : "15 ans de services militaires et de pratique professionnelle. Pilote de classe animé d'une foi ardente et d'un haut sentiment du devoir. A trouvé la mort le 13 septembre 1935 en mettant au point, au cours d'un vol d'essai, la technique d'un appareil léger nouveau. Comptait plus de 2.500 heures de vol. A été cité à l'ordre de la nation."

Visite du général Rydz-Smigly :

Le 31 août 1936, Pierre Cot, ministre de l’air, est arrivé en avion sur la base aérienne de Reims-Courcy. Il a été reçu par le Col d'Harcourt, commandant de la 11ème brigade aérienne. Un quart d'heure après, le général Gamelin et le général Rydz-Smigly, inspecteur général des armées polonaises, arrivaient en automobile. Les honneurs militaires leur ont été rendus par les 12ème et 42ème escadres de l’air avec drapeaux. M. Pierre Cot a visité avec le général polonais le centre d'expériences aériennes militaire. Différents types d'avions, les Bloch MB 200, Potez 540, Dewoitine D 500, Mutreaux 117, en service dans les formations de la base, ont été présentés sur le terrain et en vol. Le ministre et les généraux ont visité ensuite le poste central de direction des vols de nuit qui constitue un poste de vigie des plus modernes.

Un défilé aérien d'une centaine d’avions appartenant à la base 112 de Reims-Courcy et venus de Mourmelon, du Bourget, de Dijon, de Metz et de Nancy. Ce défilé aérien, placé sous le commandement du Lcl de Greffier, commandant la 52ème escadre aérienne, a été effectué par des groupes constitués. Il s'agissait d'un peloton de commandement de trois appareils, une première partie de la colonne avec 21 appareils, une seconde partie avec 42 appareils et une troisième et dernière de 35 appareils. Le général Rydz-Smigly s'est fait présenter les officiers aviateurs et les a félicités. A 18h30, les généraux Gamelin et Rydz-Smigiy et leurs suites ont quitté la base aérienne de Reims-Courcy.

Le Lcl de Geffrier nommé Colonel :

Le 15 septembre 1936, le Lcl Hubert de Geffrier, commandant de la 52ème escadre aérienne, est nommé colonel.

Arrivée de la 3ème escadre aérienne à Dijon-Longvic :

Le 1er octobre 1936, une prise d'armes a eu lieu sur le terrain d'aviation militaire de Dijon-Longvic, à l’occasion de l’arrivée de la 3ème escadre de chasse qui arrive du terrain de Châteauroux-La-Martinerie. Cette escadre, placée sous les ordres du Cdt Lamon, comprend deux groupes de chasse, les GC I/3 et GC II/3, soit 40 avions. Les unités de la 52ème escadre, commandée par le Lcl de Geffrier et de la 7ème escadre de chasse, ayant à sa tête le Cdt Weiser ont rendu les honneurs. Selon l'usage, le Col I.aboulle, commandant de la 22ème brigade aérienne, vint saluer le drapeau de la nouvelle escadre puis passa en revue les troupes commandées par le Cdt Weiser.

Départ de la 52ème ER de Dijon-Longvic :

Le 1er avril 1937, la 52ème escadre de reconnaissance quitte Dijon-Longvic pour la base aérienne de Nancy-Essey. Elle est alors composée de deux groupes de reconnaissance, le GR I/52 (1ère escadrille traditions de la BR 220 et 2ème escadrille traditions de la BR 111) et GR II/52 (3ème escadrille traditions de la SAL 19 et 4 ème escadrille traditions de la BR 104)

 

Le 3ème escadre de chasse
de Dijon-Longvic
Période du 1er octobre 1936 au 1er mai 1939

GC I/3
1ère escadrille ---> trad de la SPA 88
2ème escadrille ---> trad de la SPA 69
- - - - -
GC II/3
3ème escadrille ---> trad de la SPA 37
4ème escadrille ---> trad de la SPA 81

Les insignes métalliques des escadrilles de la 52ème escadre aérienne de la période du 1er octobre 1936 au 1er mai 1939 - Faute de datation précise, les insignes présentés couvrent plus ou moins la période concernée - La numérotation des escadrilles est celle de la période en question - Planche Albin Denis.

Le 3ème escadre de chasse
de Dijon-Longvic
Période du 1er octobre 1936 au 1er mai 1939

Vastes changements dans l'organisation de l'armée de l'Air :

Le 15 octobre 1936, la 3ème escadre aérienne passe de Châteauroux-la-Martinerie à Dijon-Longvic. Cette escadre est composée de deux groupes de chasse, les GC I/3 des 1ère (SPA 88) et 2ème (SPA 69) escadrilles, GC II/3 des 3ème (SPA 37) et 4ème (SPA 81) escadrilles. La 3ème escadre compte 51 appareils.

Mort du Sgt Max Bernet :

Le 13 juillet 1937, deux Dewoitine D 500 ou 501 de la 3ème escadre aérienne, venant de Perpignan, survolaient la vallée du Rhône. Soudain, l'appareil, piloté par le Sgt Max Bernet, âgé de 23 ans, s'écrasa dans les bois, près de la ferme Dorel sur le territoire de la commue de Serves, à 12 km de Tain-L'Ermitage. Le pilote a été tué et l'avion détruit. L'officier, qui pilotait l'autre avion, a atterri à Saint-Rambert-d'Alban, puis, après avoir alerté les autorités, se rendit sur les lieux du tragique accident.

Accident d'un Dewoitine D 500 de la 2ème escadrille :

Le 11 juin 1938, le Dewoitine D 500 à moteur Hispano-Suiza 12 Xbrs de 690 ch codé "8" appartenant à la 2ème escadrille (traditions de la SPA 69) du GC I/3 s'est écrasé dans le bois communal de Crimolois, à 10 km de Dijon. Le Sgc André Saffroy, qui accomplissait une période de réserve, a été tué sur le coup. Il était originaire de Sens où il était né le 5 avril 1915. Son avion a été vu en train de descendre en vrille avant de s'écraser au sol.

Collision en vol :

Le 7 octobre 1938, au cours d'un exercice de combat aérien dans les environs de la Rente de Bray, qui a opposé trois Dewoitine D 500 / D 501 de la 3ème escadrille (traditions de la SPA 37) de la 3ème escadre à trois SPAD 510 de la 4ème escadrille (traditions de la SPA 78) de la 7ème escadre, deux avions sont entrés en collision alors qu'ils évoluaient à 2.000 mètres d'altitude. Les deux pilotes étaient le Sgt Marcel Duplan (7ème EA) et le Ltt Raymond Clausse (3ème EA). Le D 500 de l'officier a pris feu après la collision en vol. Son pilote a d'abord tenté de sauver son avion et après avoir constaté qu'il ne pouvait le faire, l'a évacué en le dirigeant vers une zone où il ne ferait pas de victime. Il s'est écrasé en flammes dans un champ, près du chemin de Longvic. Grâce à son parachute, le Ltt Clausse a atterri sans mal, près d'un rideau d'arbres, non loin de la ferme du Bassin. Malheureusement, l'autre avion, un SPAD 510 s'est écrasé au sol à l'extrémité du même champ, entrainant dans la mort le Sgt Duplan. Le sous-officier avait bien essayé d'évacuer son avion, mais beaucoup trop tard. Son parachute a été retrouvé déployé près de son corps. Le Sgt Duplan était né le 9 octobre 1915 à la Garde-Freyney (Var) et s'était marié il y a trois mois.

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Air du Ltt Raymond Léon Clausse de la 3ème escadre aérienne, en date du 4 février 1939 : "Victime, le 7 octobre 1938, d'une collision en vol, survenue au cours d'exercices de combat, a donné un très bel exemple de sang-froid et de maîtrise, en n'abandonnant son appareil qu'après avoir tout tenté pour le sauver et en attendant un moment favorable pour sauter en parachute. Compte 900 heures de vol accomplies sur avion de chasse en cinq ans."

* Citation à l'ordre de l'armée de l'Air du Sgt Marcel Duplan de la 3ème escadre aérienne, en date du 27 octobre 1938 : "Remarquable pilote de chasse, plein d'allant et de sang-froid, que sa virtuosité et ses qualités morales avaient désigné pour procéder à des expériences d'attaques d'avions monoplaces modernes. A trouvé, le 7 octobre 1938. en plein ciel une mort glorieuse au cours d'exercices aériens commandés. Breveté pilote en 1936. Totalisait 400 heures de vol."

Collision aérienne :

Le 31 janvier 1939, plusieurs Dewoitine D 500 et D 501 de la 3ème escadrille (traditions de la SPA 37) du 3ème escadre aérienne ont décollé de la base aérienne de Dijon-Longvic pour se livrer à des exercices de combat. Vers 14h05, alors qu'il se trouvait au-dessus du village de Belleneuve, à une altitude de 1.500 mètres, le Sgt Hippolyte Guerre-Genton fit une passe sur un autre avion piloté par le Sgt Robert Tourné. Celui-ci ne put éviter son adversaire. Les deux avions se heurtèrent. Quelques secondes plus tard, les deux appareils s'écrasaient au sol. Heureusement, les deux pilotes ont réussi à se dégager et à sauter en parachute. Ils sont arrivés au sol sans incident et n'ont pas été blessés. Leurs avions se sont écrasés à 900 mètres l'un de l'autre. L'avion du Sgt Tourné s'est abimé entre la lisière du bois du "Vieux Déjon" et le village de Belleneuve, dans les terrains labourés, son moteur s'enfonçant profondément dans le sol. L'autre appareil s'est écrasé à la lisière du bois, près de la ferme du Magny et a pris feu au sol. Dès que l'accident a été connu sur le base aérienne de Longvic, le Col Samon et le Cne Naudy, commandant de leur escadrille, se sont rendus sur place.

Photos des installations

Le 4 septembre 1917, un avion allemand franchit les lignes dans les environs de Belfort et vient photographier le terrain de Dijon-Longvic - Les interprétateurs allemands ont évalué la capacité maximale de ce terrain en dénombrant les différents types de hangars (3 de 72x50 m - 10 de 50x48 m - 8 de 37x24 m - 11 de 28x26 m - 4 de 25x22 m - 8 de 25x18 m - 10 de 20x20 m, soit 54 hangars d'aviation) et le nombre d'avions qu'ils pouvaient recevoir - Pour eux, Dijon-Longvic était capable d'abriter un maximum de 178 avions de grande taille (similaires à des Caudron G 4, G 6) ou 420 monoplaces de chasse de type Nieuport ou SPAD - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Première photo allemande prise lors d'une reconnaissance aérienne réalisée, le 4 septembre 1917 - L'intégralité des installations est présentée à l'aide d'un assemblage de 3 photos - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Seconde photo allemande prise lors d'une reconnaissance aérienne réalisée, le 4 septembre 1917 - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Troisième photo allemande prise lors d'une reconnaissance aérienne réalisée, le 4 septembre 1917 - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Les ateliers de menuiserie du 32ème régiment d'aviation d'observation en 1922 - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

L'ateliers de montage avion du 32ème régiment d'aviation d'observation en 1922 - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

 

 

Si vous possédez des photos aériennes des installations du 32ème RAM, puis des 7ème, 32ème et 52ème escadres aériennes, toutes stationnées à Dijon-Longvic, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

Photos des installations

Intégralité du mapping réalisé par les Allemands suite à la mission du 4 septembre 1917 - Il a été fait en assemblant 3 clichés pour montrer l'ensemble des installations de ce terrain - Ces photos sont présentées en détail sur la colonne opposée - Photo collection Daniel Gilberti que je remercie pour son aide.

Correspondance des installations de 1917 avec celles de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic en 2013 - Bien entendu, tout à changé, mis à part la rivière l'Ouche qui passe à gauche des installations et dont le tracé n'a pas changé en presque un siècle - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Attention seule l'orientation du mapping est correcte, le Nord est donné par la position de la flèche blanche présente sur chaque cliché - Photo Google Earth pour celle du haut et collection Daniel Gilberti pour celle du bas.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Quartier Ferber sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic - Il a été construit à la fin 1913 - Photo extraite de l'album du régiment paru en 1922 - Photo droits réservés.

Le hangar suspendu équilibré type Dubois de 120 m de long sur 40 m de large a été construit entre 1915 et 1916 - Il avait une surface au sol de 4.800 m² - Photo droits réservés.

Photo oblique des zones vie et technique de la base aérienne de Dijon-Longvic dans les années 30-40 - Photo droits réservés.

 

Les Hommes

Lcl Carl Marie François de Vergnette de Lamotte, commandant le 32ème régiment d'aviation d'observation du 19 mai 1921 au 15 avril 1923 - Photo extraite de l'album du régiment paru en 1922 - Photo droits réservés.

 

Photo du Ltt René Repiton-Préneuf

Le Ltt René Repiton-Préneuf est né à Goncelin (Isère), le 30 octobre 1905. Il est entré à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1925. Dans l'infanterie coloniale, il est affecté au 16ème régiment de tirailleurs sénégalais, puis au régiment d'infanterie coloniale du Maroc. Devenu observateur au début 1929. Il recoit une citation. Demande à changer d'arme pour passer dans l'aéronautique militaire. En formation à l'école militaire et d'application de l'aéronautique, puis à l'école militaire d'aviation d'Avord. Titulaire du brevet de pilote militaire n° 23.636 obtenu à l'école militaire d'aviation d'Avord, le 12 décembre 1931. Affecté comme pilote au 32ème régiment d'aviation, puis à l'escadre aérienne n° 32. Le 26 septembre 1934, un avion piloté par le Ltt René Répiton-Préneuf, pilote de la 7ème escadre, s'est écrasé au sol. Le pilote s'entrainait à l'acrobatie au-dessus du terrain de Longvic. Le chasseur, qui volait très bas, piqua du nez, vint heurter le sol et alla rebondir contre un hangar. A l'impact, le pilote a été éjecté de son cockpit et décapité. Il devait participer à la mission de son escadrille en Italie et s'entrainait pour cette mission. Le 28 septembre 1934, les obséques du Ltt René Repiton-Préneuf ont été célébrés à Dijon. Y assistaient le Général Gérard, commandant le 1ère région et le Général Féquant, commandant la 2ème brigade aérienne, les commandants d'unités de Dijon, Lehideux, Lesourd, Blaizot, Vandelle, Veisser, Delpeuch et les officiers des 7ème, 32ème et 52ème escadres aériennes. Après la cérémonie, le corps de l'officier a été dirigé sur le village de Goncelin (Isère) où il a été inhumé.

* Citation à l'ordre de la colonne de Tadla : "Jeune officier d'un courage hors de pair. S'est particulièrement distingué aux affaires du Kaï-en-Sour et Ouaouizert (mars-avril 1929) et aus Aït-Yacoub, le 19 juin 1929, où il fit de suite, dans la même journée, trois bombardements, harcelant l'ennemi qui encerclait le poste."

* Citation à l'ordre de la 1ère région aérienne du Ltt René Léon Repiton-Preneuf de la 7ème escadre d'aviation légère de défense : "Officier hors de pair, passionné pour son métier; admis sur sa demande instante dans l'aviation légère de défense, y a immédiatement conquis une place de chef par sa valeur morale et professionnelle inconstestée. Faisait partie de la patrouille chargée de représenter l'aviation légère française à l'étranger. Sa maîtrise de lui-même, son adresse extrême, sa puissante analyse de tous les exercices, faisant de lui un des meilleurs éléments de cette unité d'élite. Est mort en exercice aérien commandé, le 26 septembre 1934, alors qu'il cherchait à mettre au point la technique d'un exercice particulièrement difficile destiné à faire ressortir la haute valeur de l'aviation française. Totalisait plus de huit cents heures de vol."

* Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur du Ltt René Léon Repiton-Préneuf, de la 7ème escadre aérienne, en date du 23 novembre 1934 : "Officier de la plus haute valeur morale. Depuis son entrée dans l'aviation, a montré un enthousiasme jamais défaillant. Comme observateur au Maroc, y a
conquis deux belles citations pour faits de guerre. Passé dans l'aviation de chasse, s'est voué avec méthode et ardeur à l'étude des présentations acrobatiques. Comme chef, a toujours donné l'exemple par son entrain, sa bonne tenue, sa fermeté et sa connaissance profonde du métier. A trouvé la mort en service commandé, dans des circonstances qui lui font le plus grand honneur."
A été cité, à titre posthume, à l'ordre de la 1ère région aérienne, par application des dispositions de l'instruction du 15 mars 1934.

 

 

Les Hommes

Photo du Cne Emile Maginel

Cne Marie Auguste Emile Maginel . Né le 14 août 1880 au 29, rue du Faubourg St-Georges à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Fils de Joseph Emile Maginel (employé de commerce) et de Marie Rosalie Céleste Lemoine. Domiciliés au 17, grande rue à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Profession avant engagement Etudiant. Classé 435ème sur 550 au concours d'entrée de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1899. Classe 1900. Recrutement de Toul (Meurthe-et-Moselle) sous le matricule n° 1430. Engagé volontaire pour trois ans, au titre de l'école militaire spéciale de St-Cyr, le 23 octobre 1899. Promotion "In Salah". Nommé Caporal, le 2 avril 1901. Nommé Sous-lieutenant et affecté au 19ème bataillon de chasseurs à pied, le 1er octobre 1901. Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1903. Affecté au 29ème régiment d'infanterie, le 25 mars 1909. Affecté au 27ème régiment d'infanterie, le 28 septembre 1910. Stagiaire à l'état-major du 16ème corps d'armée, le 13 octobre 1911. Nommé Capitaine et affecté au 4ème régiment de tirailleurs indigènes, le 23 décembre 1911. Stagiaire à l'état-major du 16ème corps d'armée, le 9 janvier 1914. Affecté à l'état-major de la 2ème armée comme observateur en avion, le 2 août 1914. Observateur de l'escadrille HF 1 du 4 août au 4 septembre 1914 - Nommé adjoint au chef du service aéronautique de la 2ème armée en novembre 1914. Grade de Chevalier de la Légion d'Honneur et citation à l'ordre de l'armée, en date du 20 novembre 1914. Nommé adjoint au chef du service aéronautique de la 10ème armée, le 30 mars 1915. Nommé adjoint au chef du service aéronautique de la 7ème armée, le 29 août 1915. Brevet de pilote militaire n° 3745 obtenu au service aéronautique de la 7ème armée, le 22 juin 1916. Insigne métallique de pilote militaire (macaron) n° B 2281 - Détaché comme commandant d'un secteur aéronautique de l'armée de Fismes, le 25 février 1917. Commandant du secteur aéronautique du 6ème corps d'armée, le 28 février 1917. Nommé Chef de bataillon à titre temporaire, le 27 septembre 1917. Désigné comme officier chargé de l'aéronautique à l'état-major de Verberie, le 20 février 1918. Affecté à l'état-major du service aéronautique du groupe d'armées Est, le 23 mars 1918. Nommé Chef de bataillon à titre définitif, le 28 juin 1918. Affecté à l'état-major du service aéronautique du groupe d'armées de Paris du 7 juillet 15 septembre 1918. Marié avec Mlle Marthe Elise Argelliez à la mairie de Montpellier (Hérault), le 12 août 1918. Désigné pour le CIEM de Melun, le 7 octobre 1918. Stagiaire au service des fabrications de l'aviation, le 23 mai 1919. Commandant du groupement aéronautique n° 2, le 16 septembre 1919. Commandant du 2ème régiment d'aviation d'observation, le 1er janvier 1920. Maintenu en position "Hors cadre aéronautique", le 25 mai 1920. Commandant du 32ème régiment d'aviation, le 1er août 1920. Affecté au 33ème régiment d'aviation d'observation du 20 au 25 mai 1921. Désigné pour suivre le stage de franchissement de grade du 10 juin au 5 août 1923. Commandant, par intérim, au 1er régiment d'aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz, le 22 octobre 1923 - Ne rejoint sa nouvelle affectation, le 30 novembre 1923. Suite à dissolution du 1er RAC, passe au 38ème RAM, le 1er janvier 1924. Nommé Lieutenant-colonel, le 25 décembre 1923. Commandant le 38ème régiment d'aviation mixte de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) du 1er janvier 1924 au 26 mai 1925. Grade d'Officier de la Légion d'Honneur, en date du 9 juillet 1924. Affecté au 37ème régiment d'aviation, le 26 mai 1925. Embarqué à Marseille, le 27 mai 1925. Débarqué, le 31 mai 1925. Désigné pour prendre provisoirement le commandement du 37ème régiment d'aviation et l'aéronautique du Maroc du 14 au 26 août 1925. Autorisé à effectuer un nouveau séjour de deux ans au Maroc, à compter du 10 juillet 1926. Commandant en second du 37ème régiment d'aviation et de l'aéronautique du Maroc, le 24 mars 1927. Nommé Colonel, le 25 mars 1927. Commandant du 37ème régiment d'aviation, le 23 juillet 1927. En congé de trois mois à Montpellier, entre deux séjours, du 24 septembre 1927 au 9 janvier 1928. Reprend le commandement du 37ème régiment d'aviation et les fonctions de directeur du parc d'aviation n° 37, le 9 janvier 1928. Autorisé à effectuer un nouveau séjour de deux ans au Maroc, à compter du 25 octobre 1928. Part en mission et cesse le commandement du 37ème RA du 26 novembre 1928 au 6 janvier 1929. Reprend son commandement, le 6 janvier 1929. En congé de trois mois, entre deux séjours, du 24 septembre 1929 au 7 janvier 1930. Reprend le commandement du 37ème RA, le 7 janvier 1930. En stage du 25 juillet au 19 août 1930. Désigné pour suivre les cours du centre des Hautes études militaires à Paris (75), le 29 juin 1930. Embarqué à Casablanca, le 16 septembre 1930. Grade de Commandeur de la Légion d'Honneur, en date du 9 novembre 1930. Affecté au service général du ravitaillement en matériel d'aéronautique, le 23 juillet 1931. Nommé Général de Brigade aérienne, le 12 mai 1932. Affecté à l'inspection du matériel et des installations des forces aériennes et détaché au centre d'études tactiques de l'aéronautique, le 10 septembre 1932. Affecté au centre d'études de l'aéronautique et de l'inspection des écoles comme officier général adjoint, le 13 février 1933. Placé en congé définitif du personnel navigant, le 15 octobre 1936 - Replacé dans la section du personnel navigant, le 3 septembre 1939 - Commandant de la 5ème subdivision aérienne de Tous du 3 septembre 1939 au 10 juin 1940 - Placé en congé définitif du personnel navigant, le 10 juin 1940 - Placé dans la section de réserve, le 14 août 1940 . Domicilié Villa "Beau Site" au 4, montée Carabacel à Nice (Alpes-Maritimes). Grade de Grand-officier de la Légion d'Honneur, en date du 30 juin 1958. Domicilié au 186, avenue Victor Hugo à Paris 16ème (75). Hospitalisé à l'hôpital du Val de Grâce en août 1958. Décédé au 277bis rue St-Jacques à Paris 5ème (75), le 6 septembre 1958. Sources : Registre des naissances (acte n° 1119) de la ville de Nancy (Meurthe-et-Moselle) - Liste des brevets militaires - LO - Etat des services - Journal "Le Temps" - Dernière mise à jour : 6 juin 2021.

* Citation à l'ordre de la 2ème armée, en date du 30 août 1914 : "N'a cessé d'exécuter des reconnaissances depuis le 20 août 1914, et malgré le feu dirigé sur lui par l'infanterie et l'artillerie ennemie, a pu rapporter les renseignements les plus précieux pour les opérations."

* Citation n° 22 à l'ordre de la 2ème armée, en date du 11 septembre 1914 : "Comme observateur, a effectué une reconnaissance en avion dans des conditions particulièrement périlleuses, en raison de l'état de l'atmosphère et de la nécessité de voler à faible hauteur au-dessus des troupes ennemies, faisant preuve ainsi de rares qualités d'énergie et de sang-froid.

* Citation à l'ordre de la 2ème armée, en date du 14 octobre 1914 : "Belle conduite comme observateur en aéroplane. Depuis le commencement de la campagne, violemment canonné au cours d'une reconnaissance, l'appareil ayant été atteint par des éclats d'obus, les circonstances atmosphériques étant tout à fait défavorables, a poursuivi jusqu'au bout l'exécution de sa mission."

* Citation n° 252 à l'ordre du 6ème corps d'armée, en date du 3 juin 1917 : "Officier énergique et remarquable, chef de secteur aéronautique, a assuré avec une grande compétence le commandement des unités sous ses ordres pendant les opérations de l'Aisne. S'est particulièrement distingué le 4 mai 1917, au cours d'une reconnaissance de destruction et le 5 mai au cours d'une mission de commandement."

* Citation n° 166 à l'ordre général, en date du 17 octobre 1925 : "Affecté sur sa demande comme commandant en second du 37ème régiment d'aviation, dès le début du mois de juin 1925, a parfaitement secondé le commandant de l'aéronautique du Maroc dans toute l'étendue de sa tâche, commandement direct des groupes d'escadrilles réunis pour une opération importante, préparation des opérations conduites de l'exécution des missions… Montrant toujours la justesse de ses vues, une grande expérience et une remarquable bravoure. A effectué personnellement des missions de reconnaissances et de bombardements à très basse altitude et sur des objectifs éloignés, faisant preuve, en toutes circonstances, d'un mépris du danger et d'une conscience dignes des plus grands éloges."

* Citation 468 à l'ordre de l'armée, en date du 6 décembre 1926 : "A la tête d'un important groupement d'aviation pendant toute la campagne de 1926, a parfaitement dirigé des bombardements massifs et répétés sur la tâche dissidente du Tichouckt en février 1926 pour les opérations aériennes de son groupement exécutées en liaison avec les troupes chargées de la conquête de ce massif en juin 1926, et toutes les opérations de son groupement exécutées en liaison avec le groupement de Fez sur le front Nord, notamment pour l'avance sur le Haut-Ouergha, la réduction des Béni-Zéroual et l'élargissement du territoire soumis autour d'Ouezzan de mai à août 1926. A déployé en toutes circonstances une grande activité pour contrôler le travail de ses unités, exécutant personnellement de nombreuses expéditions de bombardement ou de reconnaissances.

 

Les photos de groupes

Le 1er groupe d'observation du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic en 1922 - Le 1er groupe comprenait les 1ère escadrille (traditions de la BR 220) et 2ème escadrille (traditions de la BR 111) - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 2ème groupe d'observation du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic en 1922 - Le 2ème groupe comprenait les 11ème escadrille (traditions de la BR 35) et 12ème escadrille (traditions de la BR 7) - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 3ème groupe d'observation du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic en 1922 - Le 3ème groupe comprenait les 13ème escadrille (traditions de la BR 201) et 14ème escadrille (traditions de la BR 219) - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le 4ème groupe d'observation du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic en 1922 - Ce groupe ne comportait qu'une escadrille, le 16ème - Il était détaché sur le terrain d'aviation d'Avord du 1er août 1920 au 26 septembre 1924 - Le 26 septembre 1924, cette escadrille a été affectée à Avord - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Automobile n° 235371 du 1er groupe du 2ème régiment d'observation de Dijon-Longvic entre 1920 à 1922 - Le marquage "groupe n° 1" est peint en blanc entre les deux portes - Photo droits réservés.

Les photos de groupes

Les officiers du 32ème régiment d'aviation d'observation en 1922 - Au centre, au premier rang, le Lcl Carl de Vergnette de la Motte, commandant du régiment - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Cliquez siur l'image pour l'agrandir

Les sous-officiers du 32ème régiment d'aviation d'observation en 1922 - Photo extraite de l'album du régiment paru la même année - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Le père 100 des appelés de la classe 1927/1 affectés au MGA 2 stationné sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic en novembre 1928 - NB : Père 100 signifie 100 jours avant la fin du service militaire - A cette époque, le service militaire durait deux ans - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection David Lamanthe que je remercie pour son aide.

Personnels navigants et mécaniciens officiers et sous-officiers de la 4ème escadrille (traditions de la BR 219) du GO II/32 sur la base aérienne de Dijon-Longvic entre 1932 et 1934 - Trois aviateurs portent l'insigne métallique - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

 

Si vous possèdez un album photo concernant le 2ème régiment d'observation, le 32ème régiment d'aviation d'observation et le 32ème régiment d'aviation mixte, tous stationnés sur le terrain de Dijon-Longvic, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

 

Photos individuelles

Mécaniciens du 2ème régiment d'observation entre 1920 et 1922 - Photo droits réservés.

Sergent mécanicien de la 7ème escadre aérienne portant le manteau SOC dans le milieu des années 30 - Photo droits réservés.

Photos individuelles

Officiers observateurs de la 14ème escadrille (traditions de la BR 219) de la 32ème escadre aérienne devant le hangar de leur unité sur la base aérienne de Dijon-Longvic au milieu des années 20 - A l'arrière plan du groupe, un officier appartenant à l'armée de Terre qui est venu faire un stage d'observateur au sein du régiment - Le panneau au sommet du hangar précise : 14ème escadrille - Interdiction formelle pour les pilotes et passagers de voler sans parachutes - puis référence illisible de la note du colonel commandant de la 32ème EA qui a pris cette décision - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

Adjudant mécanicien de la 7ème escadre aérienne en tenue SOC dans le milieu des années 30 - Photo droits réservés.

 

Les avions

Nieuport 12 du 2ème régiment d'observation de Dijon-Longvic dans les années 1919-1920 - Il servait probablement à la section d'entrainement - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Sopwith 1A2 n° 192 du 2ème régiment d'observation de Dijon-Longvic en 1919-1920 - Il servait comme avion de liaison ou à la section d'entrainement - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Breguet 14 A2 du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic entre 1920 à 1922 - Ce type d'avion a remplacé les Salmson 2A2 issue de la Grande Guerre - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Breguet 14 A2 de la 13ème escadrille (traditions de la BR 201) du 32ème régiment d'aviation d'observation en 1922 - Photo extraite de l'album du régiment imprimé en 1922 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Breguet 14 A2 baptisé "Marie" de la 13ème escadrille (traditions de la BR 201) du 32ème RAM - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo collection Guillaume Louis que je remercie pour son aide.

L'équipage d'un Breguet 19 A2 de la 4ème escadrille (traditions de la BR 219) du GO II/32 sur la base aérienne de Dijon-Longvic entre 1932 et 1934 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

Potez 25.44 codé "6" affecté à la section d'entrainement à la 32ème escadre d'aviation de Dijon-Longvic dans le milieu des années 30 - Ce modèle du Potez 25, destiné à la reconnaissance, a été construit à 74 exemplaires - Envergure 14,16 m - Longueur 9,38 m - Equipage un pilote et un observateur / mitrailleur - Poids total 2,5 tonnes - Motorisation un moteur Renault 12Jb de 500 ch - Photo droits réservés.

Un Potez 390 du GO II/32 appartenant à la 32ème escadre d'observation stationnée sur la base aérienne de Dijon-Longvic - Le GO II/32 comprend deux escadrilles, le 3ème détenant les traditions de la BR 201 et la 4ème détenant les traditions de la BR 219 - Cet avion, entièrement métallique, a fait son premier vol en janvier 1930 - Cent exemplaires ont été construits pour l'aéronautique militaire française - Envergure 16 m - Longueur 10 m - Hauteur 3,40 m - Equipage une pilote et un observateur / mitrailleur - Poids à vide 1,492 t - Poids total : 2,25 t - Un moteur Hispano-Suiza 10 Hb de 500 ch - Vitesse maximale 240 km/h - Montée à 2500 m en 12 mn - Plafond 7.000 mètres - Armement une mitrailleuse Vickers de 7,7 mm synchronisée de capot, deux mitrailleuses Lewis en tourelle arrière - 120 kg de bombes - Photo droits réservés.

MS 225 C 1 codé "2" de la 1ère escadrille (traditions de la SPA 15) de la 7ème escadre de chasse sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic - Les MS 225 ont été livrés à partir de novembre 1933 et ont été remplacés par des SPAD 510 en mai 1937 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Un sergent mécanicien pose devant un MS 225 C 1 de la 2ème escadrille (traditions de la SPA 77) de la 7ème escadre de chasse sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic entre 1933 et 1937 - Photo droits réservés.

Les avions

Salmson 2A2 du 2ème régiment d'observation de Dijon-Longvic dans les années 1920-1922 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Breguet 14 A2 à moteur Renault de la 1ère escadrille (traditions de la BR 201) du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic en 1922 - Photo extraite de l'album du régiment imprimé en 1922 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Tractage d'un Breguet 14 A2 à moteur Renault du 32ème régiment d'aviation d'observation de Dijon-Longvic en 1922 - La queue a été soulevée et équipée d'un chariot à roues - Photo extraite de l'album du régiment imprimé en 1922 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Nieuport NiD 622 de la 7ème escadre aérienne de Dijon-Longvic dans le milieu des années 30 - Ces avions ont été remplacés par des Wibault 72 - Ce NiD 622 est probablement utilisé par la section entrainement pour la voltige et les vols dans les environs du terrain de Longvic - L'avion est dépourvu d'insigne et de marques d'identification - Il a été construit à 314 exemplaires pour l'aéronautique militaire et l'aviation maritime françaises - Envergure 12 m - Longueur 7,64 m - Hauteur 3 m - Un pilote - Poids à vide 1,378 t - Poids total 1,837 t - Un moteur Hispano-Suiza 12 Hb de 500 ch - Vitesse maximale 270 km/h - Plafond 8.200 m - Autonomie 900 km - Armement deux mitrailleuses Vickers de 7,7 mm synchronisées - Photo droits réservés.

Un mécanicien du 32ème RAM pose devant un des Breguet 19 A2 du 32ème RAM de Dijon-Longvic - Photo droits réservés.

Wibault 72 C 1 n° 70 de la 7ème escadre aérienne sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic en 1933 - Cet avion été remplacé par le Loire-Gourdou-Leseurre LGL 32 en novembre 1933 - Cet avion entièrement métallique a été mise en service en 1928 - Envergure 10,95 m - Longueur 5,5 m - Hauteur 2,96 m - Un pilote - Poid à vide 1,029 t - Poids total 1,520 t - Un moteur Gnome & Rhône 9Ad de 420 ch - Vitesse maximale 227 km/h à 5.000 mètres - Montée à 5.000 mètres en 15 mn 17 s - Plafond 8.100 mètres - Armement deux mitrailleuses Vickers de 7,7 mm synchronisées de capot - - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

Lioré et Olivier Léo 20 affecté au commandement ou à la section d'entrainement de la 32ème escadre d'aviation ou au MGA n° 2 - Cet avion était un bombadier de nuit triplace - 324 exemplaires ont été construits pour l'aéronautique militaire française - Envergure 22,25 m - Longueur 13,81 m - Hauteur 4,26 m - Equipage trois hommes - Poids à vide 2,725 t - Poids total 5,460 kg - Deux moteur Ghome & Rhône 9 Ady de 420 ch - Vitesse maximale 198 km/h - Montée à 4.000 mètres en 25 mn 13 s - Plafond 5.700 mètres - Autonomie 1.000 km - Armement 2 mitrailleuses de 7,7 mm en tourelle avant, deux en tourelle arrière, une en poste inférieur arrière - 1 tonne de bombes - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

MS 225 C 1 codé "8" de la 1ère escadrille (traditions de la SPA 15) de la 7ème escadre de chasse sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic entre novembre 1933 et mai 1937 - Avion construit à 69 exemplaires pour l'armée de l'Air française - Envergure 10,56 m - Longueur 7,24 m - Equipage un pilote - Poids total : 1,581 t - Un moteur Gnoe et Rhône 9 Kbrs de 500 ch - Vitesse maximale 328 km/h à 5.000 mètres - Montée à 5.000 m en 10 mn - Plafond 9.500 m - Autonomie 700 km - Armement 2 mitrailleuses Vickers de 7,7 mm synchronisées - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

MS 225 C 1 codé "6" de la 2ème escadrille (traditions de la SPA 77) de la 7ème escadre de chasse sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic - Les MS 225 ont été livrés à partir de novembre 1933 et ont été remplacés par des SPAD 510 en mai 1937 - Photo droits réservés.

 

 

 

 

 

Si vous possédez des photos des avions en service au 32ème RAM, puis aux 7ème, 32ème et 52ème escadres aériennes, toutes stationnées à Dijon-Longvic, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

 

Photos aériennes

Photo aérienne oblique de la base aérienne d'Avord prise par un équipage de la 32ème escadre aérienne de Dijon-Longvic dans le milieu des années 30 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

Photo aérienne verticale du champ de Pétards d'Hauteville prise par l'équipage Adj Osswald (pilote) / Adj Brouhon de la 11ème escadrille (traditions de la BR 35) de la 32ème escadre aérienne dans les années 30 - En haut de l'image, le fort Séré de Rivières d'Hauteville, situé au nord-est de Dijon - Il a été construit entre 1877 et 1880 - Pendant la Grande Guerre, il servait de cantonnement au 7ème régiment d'infanterie territoriale - Pendant la 2ème guerre mondiale, il a servi de prison pour les juifs, les résistants et les prisonniers de droit commun - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

Photo aérienne verticale d'un terrain d'aviation à identifier prise par un équipage de la 32ème escadre aérienne dans le milieu des années 30 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

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Photos aériennes

Photo verticale du camp de Mourmelon prise par un équipage de la 32ème escadre aérienne dans le milieu des années 30 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

Photo aérienne oblique du terrain de Brienne-le-Château prise par un avion de la 32ème escadre aérienne dans le milieu des années 30 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo Georges Méziat-Belouze transmise par Mme Lavenir que je remercie pour son aide - Un grand merci à Daniel Gilberti pour la communication des photos.

 

 

 

 

Si vous possédez des photos aériennes prises par les avions en service au 32ème RAM, puis aux 7ème, 32ème et 52ème escadres aériennes, toutes stationnées à Dijon-Longvic, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

 

Les accidents

Capotage qui s'est terminé par un retournement complet pour ce Breguet 14A2 appartenant au 32ème RAO sur le terrain de Dijon-Longvic dans les années 1920 à 1925 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Capotage d'un Breguet 14A2 appartenant au 32ème RAO sur le terrain de Dijon-Longvic dans les années 1920 à 1925 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Capotage d'un Breguet 14A2 appartenant au 32ème RAO sur le terrain de Dijon-Longvic dans les années 1920 à 1925 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Parc à ferraille du terrain d'aviation de Dijon-Longvic dans les années 1920-1925 - Tous les avions déclassés, accidentés ou détruits sont démontés et vendus aux domaines - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

 

Si vous possédez des photos d'accidents d'avions en service au 32ème RAM, puis aux 7ème, 32ème et 52ème escadres aériennes, toutes stationnées à Dijon-Longvic, veuillez prendre contact avec l'auteur du site.

Les accidents

Capotage d'un Salmson 2A2 appartenant au 2ème régiment d'observation sur le terrain de Dijon-Longvic entre 1920 et 1922 - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Breguet 14A2 du 32ème RAO qui a brûlé sur le terrain de Dijon-Longvic dans les années 1920 à 1925 - la photo n'était pas légendée - Si un lecteur possède le même cliché, qu'il veuille bien prendre contact avec l'autre du site - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

Accident du Dewoitine D 500 codé "8" de la 2ème escadrille (traditions de la SPA 69) du GC I/3 stationné sur la base aérienne de Dijon-Longvic, le 11 juin 1938 - Le pilote, le Sgc André Saffroy, qui effectuait une période de réserve, a été tué sur le coup - Son avion s'est écrasé dans le bois communal de Crimolois, à 10 km de Dijon - Cliquez sur l'image pour l'agrandir - Photo droits réservés.

MS 225 C 1 codé "10 " de la 1ère escadrille (traditions de la SPA 15) de la 7ème escadre de chasse sur le terrain d'aviation de Dijon-Longvic en facheuse posture après un atterrissage qui s'est terminé en pylône - Photo droits réservés.

 

Documents en rapport

Carte d'identité du Sol Pierre Laude, issu du 2214ème régiment d'artillerie, en stage à l'école préparatoire des élèves pilotes et mitrailleurs - Cette carte a été délivrée le 10 octobre 1918 - Photo transmise par Mme Lydie Marrero que je remercie pour son aide.

Documents en rapport

Carte d'identité du Cal Georges Fontaine, issu du 26ème bataillon de chasseurs à pied, en stage à l'école préparatoire des élèves pilotes et mitrailleurs - Cette carte a été délivrée le 10 juillet 1918 - Photo extraite du site Européana que je remercie pour son aide.

 

Monuments commémoratifs
et tombes

 

 

Monuments commémoratifs
et tombes

Si vous connaissez des monuments ou des tombes en rapport avec les aviateurs du 32ème régiment d'aviation mixte de Dijon-Longvic, veuillez prendre constact avec l'auteur du site.

Remerciements à :

- M. Daniel Gilbert pour la communication des photos en rapport avec la 32ème escadre aérienne.
- Mme Lydie Marrero
pour l'envoi de la carte d'identité du Sol Pierre Laude.
- Mme Lavenir pour l'envoi des photos de Georges Méziat-Belouze.
- M. Guillaume Louis pour l'envoi de la photo du Breguet 14A2 de la 13ème escadrille du 32ème RAM.

Bibliographie :

- "Les escadrilles de l'aéronautique militaire française - Symbolique et histoire - 1912-1920" - Ouvrage collectif publié par le SHAA de Vincennes en 2003.
- "L'aviation française 1914-1940, ses escadrilles, ses insignes" - par le Commandant E Moreau-Bérillon - publié à compte d'auteur en 1970.
- "The French Air Service War Chronology 1914-1918" par Frank W.Bailey et Christophe Cony publié par les éditions Grub Street en 2001.
- "De l'Aéronautique militaire 1912 à l'Armée de l'Air 1976" par Myrone N. Cuich publié à compte d'auteur en 1978.
- "The WW1 French Aces Encyclopedia" en huit tomes par David Méchin publié par Aeronaut books en 2021.
- "Les As de l'aviation française 1914-1918" de David Méchin, Claude Thollon-Pommerol et Philippe Guillermin.
- "Les As français de la Grande Guerre" en deux tomes par Daniel Porret publié par le SHAA en 1983.
- "Les Armées françaises dans la Grande Guerre" publié à partir de 1922 par le Ministère de la Guerre.
- Le Journal Officiel de la République Française (JORF) mis en ligne sur le site internet "Gallica" de la grande bibliothèque de France.
- Site Internet "Leonore" mis en ligne par les Archives Nationales - Voir le lien
- Site Internet "Les traditions des escadrilles de l'Armée de l'Air" de Henri Guyot - Voir le lien
- Site Internet "Mémoires des Hommes" du Ministère de la Défense - Voir le lien
- Site Internet "Grand Mémorial" mis en ligne par le Ministère de la Culture - Voir le lien
- Site Internet des registres matricules militaires mis en ligne par les archives nationales d'outre-mer - Voir le lien
- Site Internet du CICR présentant les prisonniers de la 1ère guerre mondiale - Voir le lien

Si vous avez des documents écrits ou photographiques pouvant compléter les données de cette page, veuillez contacter l'auteur du site.

31ème RAM 33ème RAM

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